QCM : Guerre et rapports de puissance (55 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel penseur britannique emploie pour la première fois le terme « relations internationales » en 1781 ?

David Davies
Thucydide
Jeremy Bentham
Hérodote

Jeremy Bentham

Explication

Jeremy Bentham, philosophe et juriste britannique, emploie ce terme pour la première fois en 1781. David Davies est associé à la création d’une chaire en 1919, tandis qu’Hérodote et Thucydide sont des auteurs antiques.

2. Quel auteur rédige les Historie en -446 en étudiant les relations entre Athènes et le reste du monde ainsi que les causes des conflits ?

Thucydide
David Davies
Hérodote
Jeremy Bentham

Hérodote

Explication

Hérodote rédige les Historie en -446 et y examine les relations d’Athènes avec le reste du monde, ainsi que les motifs des conflits. Thucydide est associé à La guerre du Péloponnèse, Bentham au droit international et Davies à la chaire de 1919.

3. Une chercheuse étudie un conflit entre deux cités, vérifie ses sources et analyse les décisions politiques, la guerre, la paix et les rapports de force. À quel auteur antique sa démarche correspond-elle ?

Thucydide
Jeremy Bentham
Hérodote
David Davies

Thucydide

Explication

Thucydide vérifie ses sources et analyse les facteurs des décisions politiques, la guerre, la paix et les rapports de force dans La guerre du Péloponnèse. Hérodote étudie notamment les relations d’Athènes avec le reste du monde, tandis que Bentham et Davies sont associés à des développements bien postérieurs.

4. Une équipe française étudie un événement international en recherchant les facteurs sociaux qui l’expliquent, au-delà du simple récit des faits. À quelle école cette démarche se rattache-t-elle ?

L’analyse des conflits d’Hérodote
La sociologie des relations internationales de Merle
L’approche juridique traditionnelle des relations internationales
L’école historique de Renouvin et Duroselle

L’école historique de Renouvin et Duroselle

Explication

Renouvin et Duroselle développent en France une école d’histoire des relations internationales attentive aux facteurs sociaux expliquant les événements. Merle propose une sociologie des phénomènes internationaux, tandis que l’approche juridique relève d’une tradition distincte.

5. Une étude porte sur des échanges commerciaux entre une entreprise privée et une organisation non gouvernementale, au-delà de l’espace contrôlé par un État. Ces échanges relèvent-ils des relations internationales selon leur définition générale ?

Non, car les relations doivent impliquer des États
Oui, car les acteurs et la nature des relations peuvent être divers
Non, car les relations doivent être de nature politique
Oui, si les deux acteurs sont des autorités publiques

Oui, car les acteurs et la nature des relations peuvent être divers

Explication

Les relations internationales comprennent les relations qui dépassent l’espace contrôlé par les États pris individuellement, quels que soient les acteurs et la nature des relations. Les limiter aux seuls États ou aux échanges politiques confond des critères que la définition distingue.

6. Dans quel contexte historique l’approche réaliste se développe-t-elle principalement aux États-Unis puis en Europe, en réaction à quels espoirs déçus ?

Pendant l’entre-deux-guerres, en réaction à l’échec des négociations de Versailles et aux espoirs de paix d’après-guerre
Après la Première Guerre mondiale, en réaction à la réussite des quatorze points de Wilson et à la création de la SDN
Après la Seconde Guerre mondiale, en réaction aux espoirs de paix de l’entre-deux-guerres et à l’échec des quatorze points de Wilson
Avant la Seconde Guerre mondiale, en réaction aux espoirs de paix suscités par la fin de la guerre froide

Après la Seconde Guerre mondiale, en réaction aux espoirs de paix de l’entre-deux-guerres et à l’échec des quatorze points de Wilson

Explication

L’approche réaliste se développe surtout après la Seconde Guerre mondiale, contre les espoirs de paix de l’entre-deux-guerres et après l’échec des quatorze points de Wilson. La situer pendant l’entre-deux-guerres avance son essor, considérer ces espoirs réalisés inverse le constat, et la rattacher à la guerre froide est anachronique.

7. Un analyste veut étudier les relations internationales selon l’approche réaliste : quel principe doit guider sa démarche ?

Les analyser comme des relations régies principalement par une autorité supérieure
Les analyser comme des relations pacifiques, telles qu’elles devraient être
Les analyser comme des relations par nature conflictuelles, telles qu’elles sont
Les analyser comme des relations où la coopération garantit la disparition des rivalités

Les analyser comme des relations par nature conflictuelles, telles qu’elles sont

Explication

Le réalisme part du caractère conflictuel des relations internationales et préconise de les observer telles qu’elles sont, plutôt qu’à travers un idéal de paix. L’idéal de paix inverse cette démarche, l’autorité supérieure ne caractérise pas la scène internationale dans cette approche, et la coopération ne supprime pas nécessairement les rivalités.

8. Un État renforce ses capacités militaires pour se protéger ; ses voisins se sentent menacés et concluent des alliances. Quelle dynamique décrit cette situation dans la pensée réaliste attribuée à Thucydide ?

La recherche de protection peut déclencher des alliances, modifier l’équilibre des forces et accroître le risque de guerre
La recherche de protection établit la confiance, réduit les alliances et stabilise durablement les rapports de force
Le renforcement militaire des voisins rétablit l’équilibre sans accroître le risque de conflit
La formation d’alliances pousse l’État initial à abandonner sa protection et supprime les rivalités militaires

La recherche de protection peut déclencher des alliances, modifier l’équilibre des forces et accroître le risque de guerre

Explication

Dans ce mécanisme, la quête de protection et de puissance peut être perçue comme une menace, suscitant des alliances qui modifient l’équilibre des forces et augmentent le risque de guerre. La confiance et la stabilisation ne sont pas la réaction décrite, l’abandon de la protection inverse la séquence, et l’équilibrage n’efface pas le risque de conflit.

9. Un État défend ses intérêts nationaux et cherche à accroître sa puissance ; quelle conséquence cette aspiration entraîne-t-elle, selon Machiavel ?

Une entente durable entre États autour d’intérêts identiques
Une soumission des États à une autorité politique commune
Des rivalités et des conflits inévitables entre États
Des conflits dus principalement à des erreurs de négociation

Des rivalités et des conflits inévitables entre États

Explication

Chez Machiavel, la défense des intérêts nationaux et l’aspiration à la puissance engendrent des rivalités et des conflits inévitables entre États. Une entente durable contredit cette dynamique, l’autorité commune n’en constitue pas le mécanisme, et les conflits ne sont pas ramenés aux seules erreurs diplomatiques.

10. Quelles passions Thomas Hobbes attribue-t-il aux hommes dans le Léviathan et qui les poussent à rechercher puissance et domination ?

La coopération, la bienveillance et la générosité
La confiance, la solidarité et la prudence
La justice, l’obéissance et la modération
La méfiance, la rivalité et la fierté

La méfiance, la rivalité et la fierté

Explication

Dans le Léviathan, Hobbes met en avant la méfiance, la rivalité et la fierté comme passions qui incitent les hommes à rechercher puissance et domination. La confiance et la coopération désignent des dispositions différentes, tandis que la justice et l’obéissance relèvent plutôt de mécanismes de régulation.

11. Dans une analyse inspirée de Hobbes, une société possède une police et des tribunaux, tandis que les États n’ont pas d’autorité supérieure commune. Comment distinguer ces deux situations ?

La société humaine est régulée, tandis que la scène internationale est anarchique
Les deux scènes sont régulées par les mêmes institutions supérieures
Les deux scènes sont anarchiques faute de mécanismes de régulation
La société humaine est anarchique, tandis que la scène internationale est régulée

La société humaine est régulée, tandis que la scène internationale est anarchique

Explication

Hobbes distingue la société humaine, encadrée par la police et les tribunaux, de la scène internationale, qui ne dispose pas d’autorité supérieure et se trouve en situation d’anarchie. Inverser les deux scènes confond leurs cadres, les institutions nationales ne gouvernent pas les États, et l’anarchie internationale n’implique pas l’absence de relations.

12. Quelle démarche Edward Carr recommande-t-il pour analyser les relations internationales, compte tenu du rôle qu’y joue la puissance ?

Partir de l’idéal de paix en considérant la puissance comme un obstacle secondaire
Partir des institutions juridiques en écartant les rapports de puissance
Partir des intentions morales des dirigeants en négligeant les faits observables
Partir de l’observation des faits en reconnaissant le rôle central de la puissance

Partir de l’observation des faits en reconnaissant le rôle central de la puissance

Explication

Pour Carr, la puissance joue un rôle central dans les relations internationales et leur analyse doit partir de l’observation des faits. L’idéal de paix substitue une norme à l’observation, les institutions ne remplacent pas l’analyse de la puissance, et négliger les faits contredit sa démarche.

13. Deux États modifient leurs capacités respectives et la puissance se répartit autrement entre eux ; quel aspect du système international est alors directement affecté ?

La création automatique d’une autorité internationale
La disparition des intérêts nationaux des États
La souveraineté juridique de chaque État
La configuration du système international

La configuration du système international

Explication

La distribution de la puissance entre les États détermine la configuration du système international ; sa modification affecte donc cette configuration. Elle n’implique ni la disparition des États ou de leurs intérêts ni la création automatique d’une autorité internationale.

14. Deux États évoluent sans autorité supérieure capable de garantir leur sécurité. Quelle logique décrit le mieux leur situation selon Waltz ?

Les États cessent d’agir dans le système international.
Une autorité mondiale garantit la sécurité des États.
Chaque État doit compter sur ses propres moyens.
Chaque État confie sa sécurité à ses partenaires.

Chaque État doit compter sur ses propres moyens.

Explication

Dans un système sans autorité supérieure, le principe de self-help signifie que chaque État doit compter sur lui-même. L’absence d’États confond l’anarchie avec le chaos, l’autorité mondiale contredit l’absence de pouvoir supérieur et la sécurité déléguée inverse le principe d’autonomie.

15. Quelle relation Waltz établit-il entre la puissance, la sécurité et l’intérêt national ?

La puissance sert la sécurité et l’intérêt national vise la survie.
La puissance constitue une fin et l’intérêt national vise l’expansion.
La puissance remplace la sécurité et l’intérêt national vise la domination.
La puissance sert l’autorité mondiale et l’intérêt national vise l’obéissance.

La puissance sert la sécurité et l’intérêt national vise la survie.

Explication

Pour Waltz, la puissance est un moyen au service de la sécurité, tandis que l’intérêt national correspond à la survie dans un monde où chaque État compte sur lui-même. L’expansion et la domination transforment à tort la puissance en fin, et l’autorité mondiale contredit l’anarchie internationale.

16. Deux États ont des capacités très inégales pour assurer leur sécurité. Quel facteur le néoréalisme mobilise-t-il pour expliquer leurs comportements ?

Les règles juridiques et l’égalité formelle entre les États.
Les intentions personnelles des dirigeants et leurs styles politiques.
La culture nationale partagée et les traditions diplomatiques.
La distribution de la puissance et l’inégalité des capacités de sécurité.

La distribution de la puissance et l’inégalité des capacités de sécurité.

Explication

Le néoréalisme explique le comportement des États par la distribution de la puissance et par l’inégalité de leurs capacités à assurer leur sécurité. Les intentions individuelles, les règles juridiques et la culture partagée ne sont pas les facteurs indiqués par cette explication structurelle.

17. Quel principe fondateur caractérise le libéralisme en relations internationales ?

La liberté et la priorité accordée aux libertés individuelles.
L’isolement politique et la priorité accordée à l’autonomie collective.
La puissance étatique et la priorité accordée à la sécurité nationale.
L’équilibre entre États et la priorité accordée à leur souveraineté.

La liberté et la priorité accordée aux libertés individuelles.

Explication

Le libéralisme est fondé sur l’idée de liberté et place les libertés individuelles au premier plan face aux contraintes de l’environnement humain. La primauté de l’État et l’équilibre des puissances renvoient à d’autres priorités, tandis que l’isolement ne définit pas ce courant.

18. Une étude libérale des relations internationales cherche d’abord à comprendre les choix et les libertés des personnes. Quelle unité d’analyse privilégie-t-elle ?

L’organisation internationale.
L’État.
Le système international.
L’individu.

L’individu.

Explication

Le libéralisme prend l’individu comme unité d’analyse, contrairement au réalisme, qui privilégie l’État. Le système international et les organisations ne remplacent pas l’individu comme unité d’analyse dans cette distinction.

19. Quelle conception de la nature humaine distingue notamment le libéralisme du réalisme ?

Le libéralisme reprend l’idée que l’homme est un loup pour l’homme.
Le libéralisme considère l’état de nature comme un état de guerre permanent.
Le libéralisme s’appuie notamment sur l’idée d’un état de nature harmonieux.
Le libéralisme fonde sa conception sur la domination de l’État sur l’homme.

Le libéralisme s’appuie notamment sur l’idée d’un état de nature harmonieux.

Explication

Le libéralisme s’appuie notamment sur les conceptions de Locke et Rousseau d’un état de nature harmonieux, à la différence du réalisme, qui décrit l’homme comme un loup pour l’homme. Assimiler l’état de nature à un état de guerre confond une distinction explicitement soulignée dans cette tradition.

20. Deux États en désaccord envisagent des discussions et la recherche commune d’un compromis. Quelle perspective libérale correspond à cette démarche ?

L’équilibre des puissances peut imposer une solution par la force.
Le dialogue peut favoriser une solution pacifique et une paix durable.
Le désaccord empêche toute possibilité de paix durable.
Le rapport de force peut remplacer les discussions entre États.

Le dialogue peut favoriser une solution pacifique et une paix durable.

Explication

Les libéraux estiment que les États peuvent discuter, rechercher des solutions pacifiques et parvenir à une paix durable et profonde. L’équilibre des puissances et le rapport de force privilégient une logique différente, tandis que déclarer la paix impossible rejette la possibilité libérale d’entente.

21. Deux États dépendent fortement l’un de l’autre pour leurs échanges commerciaux. Quel raisonnement, associé à Montesquieu, explique pourquoi cette interdépendance peut réduire leur intérêt à se faire la guerre ?

La guerre serait tranchée par un arbitre désigné par les deux partenaires.
La guerre serait empêchée par l’équilibre militaire entre les deux partenaires.
La guerre risquerait de nuire aux intérêts des deux partenaires interdépendants.
La guerre serait impopulaire auprès des citoyens des deux partenaires.

La guerre risquerait de nuire aux intérêts des deux partenaires interdépendants.

Explication

Pour Montesquieu, le commerce crée une interdépendance qui rend la guerre contraire aux intérêts des États concernés. L’équilibre militaire relève d’un autre mécanisme, l’impopularité renvoie à la paix démocratique et l’arbitrage à la résolution juridique des différends.

22. Dans un État de droit, des dirigeants élus envisagent une guerre impopulaire. Quel effet politique, selon Kant, contribue à affaiblir le risque qu’ils la déclenchent ?

Ils risquent de perdre leurs partenaires commerciaux à cause du conflit.
Ils risquent de perdre leur place dans une société des nations.
Ils risquent de perdre le pouvoir en raison de l’opposition de la population.
Ils risquent de voir un arbitre international annuler leur décision.

Ils risquent de perdre le pouvoir en raison de l’opposition de la population.

Explication

Kant estime que les dirigeants désignés par la population peuvent être sanctionnés politiquement s’ils déclenchent une guerre impopulaire. La rupture commerciale, l’arbitrage international et l’exclusion d’une société des nations ne sont pas le mécanisme décrit par cette unité.

23. Des États cherchent à transposer le solidarisme de Léon Bourgeois à l’échelle internationale. Quelle forme de coopération correspond à cette démarche ?

Une société d’États fondée sur des accords et une forme d’arbitrage.
Une alliance militaire qui équilibre les forces entre les États.
Un ordre mondial fondé sur la démocratie et le libre-échange.
Un marché intégré où les échanges rendent la guerre coûteuse.

Une société d’États fondée sur des accords et une forme d’arbitrage.

Explication

Léon Bourgeois transpose le solidarisme à la scène internationale en envisageant une société d’États organisée par des accords et une forme d’arbitrage. L’interdépendance commerciale, l’équilibre militaire et le programme de Wilson renvoient à d’autres voies libérales vers la paix.

24. Quel ensemble d’orientations Wilson présente-t-il dans ses quatorze principes de janvier 1918 pour faire naître un nouvel ordre mondial ?

Le libre-échange, l’équilibre des puissances et un pacte des nations.
La diffusion de la démocratie, le libre-échange et la sécurité collective.
La sécurité collective, l’arbitrage et une cour de justice internationale.
La diffusion de la démocratie, l’équilibre des puissances et l’arbitrage.

La diffusion de la démocratie, le libre-échange et la sécurité collective.

Explication

Les quatorze principes de Wilson associent la diffusion de la démocratie, le libre-échange et un système de sécurité collective. L’équilibre des puissances, l’arbitrage et la cour de justice appartiennent à d’autres conceptions de la paix.

25. Un groupe d’États se sait lié par des intérêts et des valeurs communs, suit des règles partagées et participe à des institutions communes, alors que l’arène internationale reste anarchique. Comment qualifier cette situation selon Hedley Bull ?

Un équilibre des puissances sans règles communes.
Une fédération dotée d’un gouvernement central.
Une société anarchique d’États.
Une hiérarchie politique mondiale.

Une société anarchique d’États.

Explication

La société anarchique désigne des États qui partagent des intérêts, des valeurs et des règles, et participent à des institutions communes malgré l’anarchie internationale. Un gouvernement central ou une fédération supposerait une autorité mondiale qui ne fait pas partie de cette définition.

26. Dans une région sans autorité centrale, les États entretiennent des relations sociales en négociant, en communiquant et en appliquant le droit international, tout en maintenant un équilibre des puissances. Quels éléments fondent ce lien social selon Bull ?

La coopération commerciale, les élections nationales et un gouvernement central.
La négociation, l’arbitrage obligatoire et la suppression des rivalités.
Le droit international, la sécurité collective et la dépendance économique.
L’équilibre des puissances, le droit international et la pratique diplomatique.

L’équilibre des puissances, le droit international et la pratique diplomatique.

Explication

Selon Bull, le lien social entre États repose sur l’équilibre des puissances, la mise en œuvre du droit international et la pratique diplomatique, notamment la négociation et la communication. Le commerce, les élections ou un gouvernement central ne remplacent pas ces trois éléments.

27. Deux gouvernements poursuivent leur intérêt national, mais concluent des accords et s’appuient sur des institutions internationales pour coordonner leur coopération. Quelle interprétation correspond au néolibéralisme ?

Les États coopèrent parce qu’une autorité mondiale impose leurs décisions.
Les institutions remplacent les intérêts nationaux par un intérêt mondial commun.
Les États évitent la coopération et s’en remettent à l’équilibre militaire.
Les intérêts nationaux demeurent, tandis que les institutions facilitent la coopération.

Les intérêts nationaux demeurent, tandis que les institutions facilitent la coopération.

Explication

Le néolibéralisme reconnaît que les États agissent dans le cadre de leur intérêt national, tout en attribuant un rôle majeur à leur capacité de coopérer et aux institutions internationales. Il ne suppose ni la disparition des intérêts nationaux, ni l’existence d’une autorité mondiale souveraine.

28. Un analyste affirme que réalisme et libéralisme partent tous deux d’une scène internationale anarchique, mais qu’ils diffèrent dans leur évaluation de la coopération et de la nature humaine. Quelle conclusion correspond à cette distinction ?

Les deux approches rejettent l’anarchie comme caractéristique de la scène internationale.
Les deux approches adoptent la même vision de la coopération et de la nature humaine.
Le libéralisme se montre plus optimiste quant à la coopération et à la nature humaine.
Le réalisme se montre plus optimiste quant à la coopération et à la nature humaine.

Le libéralisme se montre plus optimiste quant à la coopération et à la nature humaine.

Explication

Le réalisme et le libéralisme partagent le postulat d’une scène internationale anarchique, mais le libéralisme adopte une vision plus optimiste de la coopération et de la nature humaine. Leurs hypothèses communes sur l’anarchie ne rendent donc pas identiques leurs conclusions sur la coopération.

29. Un territoire accueille une population permanente, mais aucun système d’institutions ne régule la vie collective. Quel élément constitutif de l’État fait défaut ?

Une population disposant d’une nationalité commune
Une reconnaissance par les organisations internationales
Un territoire délimité et placé sous une autorité
Un système de gouvernement doté d’institutions

Un système de gouvernement doté d’institutions

Explication

Un État comprend un territoire, une population et un système de gouvernement doté d’institutions qui régulent la vie de cette population. La nationalité commune ne définit pas à elle seule la population étatique, le territoire ne remplace pas les institutions, et la reconnaissance internationale n’est pas l’élément manquant indiqué ici.

30. Un État nouvellement constitué signe un traité et adhère à une organisation internationale. Quelle caractéristique juridique lui permet d’accomplir ces actes et d’assumer les obligations correspondantes ?

Sa personnalité juridique
Son monopole de la violence légitime
Sa souveraineté territoriale
Son statut de membre d’une organisation

Sa personnalité juridique

Explication

La personnalité juridique permet à l’État de signer des traités et de devenir membre d’organisations internationales, tout en lui attribuant des droits et des obligations. Le monopole de la violence relève des pouvoirs régaliens, tandis que la souveraineté territoriale ne désigne pas cette capacité juridique.

31. Un gouvernement étranger tente de modifier directement les règles internes d’un État souverain sans son accord. Quel principe s’oppose à cette intervention ?

Le principe de limitation volontaire de souveraineté
Le principe de non-ingérence
Le principe d’égalité souveraine
Le principe d’intervention humanitaire

Le principe de non-ingérence

Explication

La non-ingérence interdit à un État de s’immiscer dans les affaires internes d’un autre, dans un ordre où aucune autorité juridique ne se situe au-dessus de l’État souverain. L’égalité concerne le statut des États, l’intervention humanitaire est une autre notion et une limitation volontaire suppose l’accord de l’État.

32. En science politique, que désigne l’intérêt national pour un État ?

Le pouvoir détenu par les acteurs privés les plus influents
L’enjeu qui importe le plus à l’État
L’ensemble des obligations envers les organisations internationales
La politique étrangère décidée par les dirigeants en place

L’enjeu qui importe le plus à l’État

Explication

L’intérêt national désigne ce qui importe le plus à un État et constitue pour lui l’enjeu par excellence. Le pouvoir des acteurs privés et les choix des dirigeants peuvent influer sur sa définition, mais ne sont pas sa définition générale ; les obligations internationales relèvent d’un autre aspect de l’État.

33. Pour expliquer une décision de politique étrangère, une chercheuse relève les valeurs de l’État, les attentes sociales et la personnalité des décideurs, en plus de l’intérêt national. Quelle critique d’Aron rejoint-elle ?

L’intérêt national se définit en termes de puissance
L’intérêt national est fixe malgré les alternances politiques
L’intérêt national varie selon les acteurs influents
L’intérêt national ne suffit pas à dicter l’action des États

L’intérêt national ne suffit pas à dicter l’action des États

Explication

Raymond Aron critique l’idée que l’intérêt national dicte à lui seul l’action des États : les valeurs, les attentes sociales et la personnalité des décideurs comptent également. La stabilité et la définition en termes de puissance renvoient à la perspective réaliste, tandis que la variation selon les acteurs influents est associée aux libéraux.

34. Dans une comparaison de la puissance de deux États, une analyste examine leur géographie, leurs ressources naturelles, leur capacité industrielle, la qualité de leur diplomatie et le moral de leur population. À quelle approche ces critères correspondent-ils ?

À une mesure centrée sur les seuls indicateurs économiques
À une mesure limitée à la capacité militaire des États
À la critique aronienne de l’intérêt national
À la liste de facteurs de puissance de Morgenthau

À la liste de facteurs de puissance de Morgenthau

Explication

Morgenthau identifie des facteurs de puissance matériels et immatériels, notamment la géographie, les ressources, la capacité industrielle, la diplomatie et le moral de la population. Une mesure limitée au militaire ou à l’économie écarterait plusieurs de ces dimensions, et la critique d’Aron porte sur l’explication de l’action étatique par l’intérêt national seul.

35. Un État possède une puissance supérieure à celle de ses voisins, qui forment une alliance pour compenser cet écart. Quelle notion décrit cette configuration ?

Une sécurité collective institutionnelle
Un dilemme de sécurité
Une hégémonie sans contrepoids
Un équilibre des puissances

Un équilibre des puissances

Explication

L’équilibre des puissances résulte d’une distribution inégale de la puissance et peut être soutenu par des alliances entre États. La sécurité collective institutionnelle suppose une organisation commune, tandis que l’hégémonie sans contrepoids et le dilemme de sécurité désignent d’autres configurations.

36. Dans une région, plusieurs États ajustent collectivement leurs rapports de puissance afin que chacun puisse se sentir en sécurité. Quelle fonction les néolibéraux attribuent-ils à l’équilibre des puissances ?

Il garantit la domination de l’État le plus puissant
Il contribue à garantir la sécurité de tous
Il transforme l’équilibre en source de menace pour tous
Il compense les écarts au bénéfice des seuls États faibles

Il contribue à garantir la sécurité de tous

Explication

Pour les néolibéraux, l’équilibre des puissances contribue à la sécurité en garantissant celle de tous. La domination d’un seul État, l’insécurité généralisée et la protection des seuls États faibles ne correspondent pas à cette fonction.

37. L’État A renforce ses moyens militaires pour se défendre. B y voit une menace et s’arme à son tour ; A interprète alors le réarmement de B comme une confirmation du danger. Quelle évolution décrit cette situation ?

Une alliance défensive qui réduit les tensions entre les États
Une détente réciproque qui interrompt le renforcement militaire
Un désarmement progressif fondé sur une confiance mutuelle
Une spirale d’action-réaction qui intensifie les armements

Une spirale d’action-réaction qui intensifie les armements

Explication

Le dilemme de sécurité forme une spirale : chaque armement présenté comme défensif est perçu par l’autre comme une menace et suscite une nouvelle réaction. Une alliance, une détente ou un désarmement ne décrivent pas cette succession d’actions.

38. Quel auteur décrit le dilemme de sécurité comme une spirale où chaque État tient ses propres actions pour défensives et celles des autres pour offensives ?

Thucydide
Hans Morgenthau
David Hume
John Herz

John Herz

Explication

John Herz décrit le dilemme de sécurité comme une spirale d’action-réaction fondée sur des perceptions différentes des intentions de chacun. David Hume est associé à la réflexion sur la concentration de puissance, Thucydide aux alliances et Morgenthau à l’équilibre des puissances.

39. Dans une situation où aucune autorité supérieure ne peut assurer la sécurité des États, ceux-ci se sentent menacés et envisagent un affrontement. Quel enchaînement correspond à la pensée réaliste ?

L’insécurité garantit un règlement pacifique des désaccords
La guerre engendre l’anarchie, qui garantit ensuite la sécurité
Une autorité supérieure suscite l’anarchie puis la guerre
L’anarchie engendre l’insécurité, qui peut conduire à la guerre

L’anarchie engendre l’insécurité, qui peut conduire à la guerre

Explication

Dans la pensée réaliste, l’anarchie provoque l’insécurité et peut conduire les États à faire la guerre. L’inversion de cette causalité, la garantie d’un règlement pacifique et le rôle attribué à une autorité supérieure ne correspondent pas à cette idée.

40. Deux États sont en désaccord, mais aucune autorité ne peut leur imposer un arbitrage. Quelle explication de la possibilité de recourir à la force correspond à l’analyse de Kenneth Waltz ?

Tout désaccord est nécessairement tranché par un arbitrage pacifique
La guerre est obligatoire dès que deux États sont en désaccord
Une autorité supérieure empêche les États de régler leurs désaccords par la force
Rien ne l’empêche, car aucune autorité supérieure ne contraint les États

Rien ne l’empêche, car aucune autorité supérieure ne contraint les États

Explication

Pour Kenneth Waltz, la guerre existe parce que rien ne l’empêche : en l’absence d’autorité supérieure aux États, les désaccords peuvent être réglés par la force. Cela rend la guerre possible, sans la rendre obligatoire, et ne présuppose pas d’arbitrage supranational.

41. Deux groupes hostiles échangent des menaces politiques, mais aucun affrontement armé organisé n’a lieu. Comment qualifier leur relation selon la distinction entre conflit et guerre ?

Une guerre conventionnelle entre armées nationales
Un conflit, mais pas une guerre
Ni un conflit ni une guerre
Une guerre, mais pas un conflit

Un conflit, mais pas une guerre

Explication

Un conflit est une interaction entre des entités hostiles et n’est pas nécessairement armé ; une guerre implique une violence armée, organisée et collective. L’hostilité suffit donc à caractériser un conflit, mais pas une guerre.

42. Une armée nationale en uniforme affronte un groupe armé non étatique qui recourt à la guérilla. Quelle catégorie décrit le mieux ce type de guerre ?

Une guerre non conventionnelle, souvent asymétrique
Une guerre conventionnelle entre deux armées nationales
Une guerre conventionnelle définie par ses seuls objectifs politiques
Un conflit sans dimension armée ni organisation collective

Une guerre non conventionnelle, souvent asymétrique

Explication

La guerre non conventionnelle oppose souvent de façon asymétrique une armée en uniforme à un groupe armé non étatique et peut recourir à la guérilla. La présence d’une armée nationale ne suffit pas à rendre le conflit conventionnel, qui oppose des armées nationales.

43. Un affrontement prolongé oppose l’armée régulière d’un État à un groupe armé non étatique et fait 1 050 victimes parmi les forces en présence. Quelle conclusion correspond à la définition de The Correlates of War ?

Il n’atteint pas le seuil, car la définition ne retient que les affrontements brefs entre groupes armés.
Il atteint le seuil dès que 1 000 victimes civiles et militaires sont réunies, quelle que soit leur appartenance.
Il atteint le seuil de guerre retenu, car il oppose une armée régulière à un autre groupe armé et dépasse 1 000 victimes militaires.
Il n’atteint pas le seuil, car la définition exige des forces relevant de deux gouvernements distincts.

Il atteint le seuil de guerre retenu, car il oppose une armée régulière à un autre groupe armé et dépasse 1 000 victimes militaires.

Explication

La définition inclut l’affrontement prolongé entre une armée régulière et un autre groupe armé, dès lors qu’il cause au moins 1 000 victimes parmi les forces en présence. L’exigence de deux gouvernements exclut à tort le cas d’une armée face à un groupe armé; le décompte des victimes civiles élargit à tort le critère; l’affrontement bref contredit l’exigence de durée.

44. Un gouvernement explique qu’un État entre en guerre parce que l’absence d’autorité supérieure dans le système international le conduit à défendre ses intérêts. Quelle approche théorique exprime ce raisonnement ?

L’approche libérale, qui met l’accent sur le manque de libre-échange.
L’approche néoréaliste, qui met l’accent sur l’anarchie du système international.
L’approche libérale, qui met l’accent sur les régimes non démocratiques.
L’approche réaliste, qui met l’accent sur la nature humaine en quête de puissance.

L’approche néoréaliste, qui met l’accent sur l’anarchie du système international.

Explication

Les néoréalistes expliquent la guerre par l’anarchie du système international, qui pousse les États à défendre leurs intérêts. La quête de puissance liée à la nature humaine caractérise plutôt les réalistes; les deux autres explications relèvent des interprétations libérales présentées ici.

45. Un dirigeant envisage une guerre offensive contre un adversaire ayant commis une faute. Selon les critères de saint Thomas d’Aquin, quelle condition complète la légitimité de cette guerre ?

Elle doit se limiter à la défense du territoire, sans qu’une guerre offensive puisse être juste.
Elle doit aboutir à la victoire, même si les règles de la guerre ne sont pas respectées.
Elle doit être jugée utile par le dirigeant et renforcer l’unité de la population autour de lui.
Elle doit être conduite par une autorité légitime et menée avec droiture, dans le respect des règles de la guerre.

Elle doit être conduite par une autorité légitime et menée avec droiture, dans le respect des règles de la guerre.

Explication

Pour saint Thomas d’Aquin, une guerre offensive juste doit être menée par une autorité légitime contre un adversaire fautif, avec droiture et dans le respect des règles de la guerre. L’utilité pour le prince renvoie à Machiavel; exclure toute guerre offensive efface la distinction de Thomas; la victoire ne remplace pas l’exigence de droiture.

46. Un rapport portant sur l’ensemble des conflits armés recense les victimes annuelles depuis 2020. Quel ordre de grandeur doit-il faire apparaître ?

Une baisse générale du nombre de victimes par rapport à la Guerre froide.
Plus de 200 000 victimes par an.
Quelques dizaines de milliers de victimes par an.
Environ 200 000 victimes au total depuis 2020.

Plus de 200 000 victimes par an.

Explication

Depuis 2020, les conflits armés causent plus de 200 000 victimes par an. La baisse évoquée concerne la période de la Guerre froide; un total cumulé ne répond pas à la mesure annuelle; quelques dizaines de milliers sous-estiment le niveau indiqué.

47. Dans un pays, des institutions étatiques défaillantes coexistent avec une forte rareté des ressources naturelles et des tensions régionales. Comment classer ces facteurs au regard des causes de conflits identifiées par l’ONU ?

Ce sont des causes de conflits recensées par l’ONU.
Ce sont des conséquences humanitaires, plutôt que des causes de conflits.
Ce sont des facteurs associés aux conflits entre grandes puissances, non aux causes recensées par l’ONU.
Ce sont des facteurs exclus du classement, qui ne retient que les désaccords politiques.

Ce sont des causes de conflits recensées par l’ONU.

Explication

L’ONU identifie notamment les tensions régionales, les institutions étatiques défaillantes et la rareté des ressources naturelles parmi les causes de conflits. Les conséquences humanitaires ne désignent pas ces facteurs; les désaccords politiques ne les remplacent pas; la liste ne se limite pas aux rivalités entre grandes puissances.

48. Deux États négocient un accord commercial. Le premier évalue les risques et tient compte des intérêts nationaux de son partenaire avant de définir les siens. Quelle logique libérale cette conduite illustre-t-elle ?

Une recherche de puissance militaire sans considération des risques
Une poursuite de l’intérêt national fondée sur l’imposition de sa volonté
Un rejet de l’intérêt national au profit d’une harmonie internationale
Une définition rationnelle de l’intérêt national attentive aux intérêts d’autrui

Une définition rationnelle de l’intérêt national attentive aux intérêts d’autrui

Explication

Pour les libéraux, les États sont rationnels, averses au risque et tiennent compte des intérêts nationaux des autres lorsqu’ils définissent les leurs. La recherche de gains immédiats confond rationalité et opportunisme, le refus de négocier méconnaît l’aversion au risque, et l’imposition de sa volonté écarte la prise en compte d’autrui.

49. Quel ouvrage de 1977 présente l’idée que les États sont dépendants les uns des autres dans de multiples secteurs ?

Power and Interdependence, de Joseph Nye seul
La politique entre les nations, de Hans Morgenthau
Naissance et déclin des grandes puissances, de Paul Kennedy
Power and Interdependence, de Robert Keohane et Joseph Nye

Power and Interdependence, de Robert Keohane et Joseph Nye

Explication

Robert Keohane et Joseph Nye décrivent l’interdépendance complexe dans Power and Interdependence, publié en 1977. Paul Kennedy est associé à l’étude de la puissance économique durable, tandis que Hans Morgenthau traite de l’intérêt national et que l’ouvrage est attribué à Keohane et Nye.

50. Dans une interdépendance complexe, un État domine plusieurs secteurs, mais un partenaire est moins vulnérable dans la majorité des domaines concernés. Lequel dispose alors de la principale source de puissance décrite par cette approche ?

L’État qui domine un secteur malgré sa vulnérabilité ailleurs
L’État le moins vulnérable dans la majorité des domaines concernés
L’État doté de la puissance absolue dans le plus grand nombre de secteurs
L’État le plus dépendant de ses partenaires dans ces domaines

L’État le moins vulnérable dans la majorité des domaines concernés

Explication

Dans l’interdépendance complexe, la puissance dépend de l’État le moins vulnérable dans la majorité des domaines concernés. La puissance absolue et l’omnipotence ne sont pas les critères retenus, et une dépendance plus forte ne constitue pas un avantage de vulnérabilité.

51. Un gouvernement cherche à bâtir une puissance durable et examine le lien entre croissance économique et capacités de l’État. Quelle conclusion correspond à l’analyse de Paul Kennedy ?

La puissance diplomatique constitue le socle d’une puissance durable
L’expansion militaire constitue le socle d’une puissance durable
L’expansion économique constitue le socle d’une puissance durable
La conquête territoriale constitue le socle d’une puissance durable

L’expansion économique constitue le socle d’une puissance durable

Explication

Pour Paul Kennedy, l’économie est le socle d’une puissance durable, qui résulte de l’expansion économique. Faire de l’expansion militaire ou de la conquête territoriale le fondement de cette durée s’écarte de son analyse, et la puissance diplomatique n’est pas le principe formulé dans l’unité.

52. Dans quel ouvrage Jeremy Bentham emploie-t-il l’expression « droit international » pour renommer le « droit des gens », les normes régissant les relations entre États ?

La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre
An Introduction to the Principles of Morals and Legislation
Les Histoires
Paix et guerre entre les nations

An Introduction to the Principles of Morals and Legislation

Explication

Bentham renomme le « droit des gens » « droit international » dans An Introduction to the Principles of Morals and Legislation. Paix et guerre entre les nations est associé à Raymond Aron, Les Histoires à Hérodote et La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre à Yves Lacoste.

53. Une université française organise un cursus sur les relations internationales avant 1919. Quelle situation correspond au statut de ces études en France à cette époque, par contraste avec leur institutionnalisation dans les universités anglo-saxonnes à partir de 1919 ?

Elles sont abordées par l’histoire, à l’exclusion du droit
Elles sont enseignées dans des départements spécialisés de relations internationales
Elles constituent déjà une discipline universitaire autonome
Elles sont abordées par l’histoire ou le droit

Elles sont abordées par l’histoire ou le droit

Explication

En France, les relations internationales restent longtemps étudiées par l’histoire ou le droit, tandis qu’elles deviennent une discipline à part entière dans les universités anglo-saxonnes à partir de 1919. L’autonomie disciplinaire anticipée transpose le développement anglo-saxon, et l’histoire seule omet le rôle du droit.

54. Quels traités de 1648 mettent fin à la guerre de Trente Ans et fondent le principe de souveraineté dans le nouvel ordre européen ?

Le traité de Versailles et les accords de Paris
Les traités d’Utrecht et de Rastatt
Les traités de Münster et d’Osnabrück
Les accords de Vienne et de Paris

Les traités de Münster et d’Osnabrück

Explication

Les traités de Münster et d’Osnabrück, conclus en 1648, mettent fin à la guerre de Trente Ans et fondent le principe de souveraineté. Le traité de Versailles, les traités d’Utrecht et les accords de Vienne renvoient à d’autres règlements diplomatiques.

55. En réponse à l’analyse de Paul Kennedy sur le risque de déclin des États-Unis lié au poids de leurs engagements militaires, quelle idée Joseph Nye met-il en avant en 1990 ?

La conquête territoriale comme moteur de puissance
Le soft power des États-Unis
L’expansion économique comme socle de puissance
Le déclin provoqué par le coût militaire

Le soft power des États-Unis

Explication

Dans son ouvrage de 1990, Joseph Nye répond à Paul Kennedy en mettant l’accent sur le soft power des États-Unis. Le déclin lié au coût militaire correspond à l’analyse de Kennedy, tandis que l’expansion économique et les conquêtes territoriales ne sont pas l’idée attribuée ici à Nye.

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En quelle année Jeremy Bentham emploie-t-il pour la première fois « relations internationales » ?

En 1781.

En quelle année Hérodote rédige-t-il les Historie sur les relations entre Athènes et le monde ?

En -446.

Quel conflit Thucydide étudie-t-il dans La guerre du Péloponnèse ?

Le conflit entre Athènes et Sparte.

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