QCM : Électricité et électromagnétisme (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel phénomène Hans Christian Oersted observe-t-il au printemps 1820 lorsqu’un courant circule dans un fil proche d’une boussole ?

L’aiguille de la boussole dévie.
L’aiguille de la boussole revient à zéro.
Le fil cesse de conduire le courant.
La boussole soulève un objet en fer.

L’aiguille de la boussole dévie.

Explication

Oersted observe qu’un courant dans un fil dévie l’aiguille d’une boussole placée à proximité, révélant un lien entre électricité et magnétisme. La création d’un électroaimant relève d’une étape ultérieure, le soulèvement du fer est associé à la démonstration de Joseph Henry et le retour à zéro ne décrit pas cette observation.

2. Une bobine est parcourue par un courant électrique. Comment se comporte-t-elle alors ?

Comme un conducteur sans effet magnétique.
Comme une pile.
Comme un aimant.
Comme un galvanomètre.

Comme un aimant.

Explication

Une bobine parcourue par un courant se comporte comme un aimant : c’est la définition d’un électroaimant. Un aimant naturel n’est pas une bobine alimentée, un galvanomètre détecte un courant et une pile fournit de l’énergie électrique.

3. Dans un conducteur, une tension apparaît pendant que le champ magnétique auquel il est soumis varie. Quel phénomène décrit cette situation ?

La production chimique d’électricité.
La magnétisation permanente.
L’induction électromagnétique.
La déviation d’une boussole.

L’induction électromagnétique.

Explication

L’induction électromagnétique désigne l’apparition d’une tension dans un conducteur soumis à un champ magnétique variable. Un champ constant ne correspond pas à la condition énoncée, tandis que la magnétisation et la déviation d’une boussole décrivent d’autres effets.

4. Une bobine est reliée à un galvanomètre. Un aimant est maintenu immobile près de la bobine, sans déplacement de celle-ci. Que peut-on conclure concernant le courant induit ?

Un courant induit apparaît parce que la bobine est conductrice.
Un courant induit apparaît tant que l’aimant est immobile.
Un courant induit apparaît parce que l’aimant est proche.
Aucun courant induit n’apparaît dans cette situation.

Aucun courant induit n’apparaît dans cette situation.

Explication

Un courant induit apparaît lorsque l’aimant et la bobine sont en mouvement relatif, ce qui fait varier le champ dans la bobine. La simple proximité d’un aimant immobile ne crée pas cette variation; la conductivité seule ou un champ constant ne suffit pas non plus.

5. Que représente l’équation de Maxwell-Flux, div⁡(B⃗)=0\operatorname{div}(\vec B)=0 ?

L’absence de sources ponctuelles de champ magnétique, autrement dit de monopôles magnétiques.
La variation du champ magnétique comme source d’un champ électrique tourbillonnaire.
La production du champ électrique par les charges électriques présentes dans l’espace.
La création d’un champ magnétique par un courant électrique et un champ électrique variable.

L’absence de sources ponctuelles de champ magnétique, autrement dit de monopôles magnétiques.

Explication

Cette équation exprime que le champ magnétique n’a pas de sources isolées, contrairement au champ électrique qui est lié à la densité de charge dans l’équation de Maxwell-Gauss. L’équation reliant le champ magnétique au courant et à la variation du champ électrique est celle de Maxwell-Ampère.

6. Quelle hauteur de chute d’eau est indiquée pour le barrage des Trois-Gorges ?

80 m
0,96
650 MW
34 000 m³·s⁻¹

80 m

Explication

La hauteur de chute mentionnée pour le barrage des Trois-Gorges est de 80 m. Le débit de 34 000 m³·s⁻¹ est également donné, mais il s’agit d’un débit volumique et non d’une hauteur.

7. Quel rôle joue le rendement dans l’évaluation d’un alternateur ?

Il compare l’énergie électrique produite à l’énergie thermique dissipée par l’alternateur.
Il exprime la fréquence du courant électrique en fonction de la vitesse du rotor.
Il indique la part de l’énergie mécanique reçue convertie en énergie électrique produite.
Il mesure la durée nécessaire pour que l’alternateur atteigne sa puissance nominale.

Il indique la part de l’énergie mécanique reçue convertie en énergie électrique produite.

Explication

Le rendement évalue l’efficacité de la conversion en comparant l’énergie électrique produite à l’énergie mécanique reçue. La comparaison avec l’énergie thermique dissipée ne correspond pas à la définition donnée du rendement de l’alternateur.

8. Si un rotor comporte NN aimants et tourne à ω\omega tours par seconde, quelle relation donne la fréquence du courant induit ?

La fréquence est la somme de NN et de ω\omega.
La fréquence est le produit de NN par ω\omega.
La fréquence est le quotient de NN par ω\omega.
La fréquence est le quotient de ω\omega par NN.

La fréquence est le produit de $$N$$ par $$\omega$$.

Explication

Chaque aimant contribue à la fréquence induite à chaque tour, d’où la relation f=Nωf=N\omega. La somme des deux grandeurs ne tient pas compte de la répétition des passages des aimants pendant la rotation.

9. Quelle différence distingue généralement les rotors à pôles saillants des rotors à pôles lisses quant à leur vitesse et à leurs applications ?

Les rotors à pôles saillants et les rotors à pôles lisses ont des vitesses comparables, mais se distinguent principalement par le type d’énergie qu’ils convertissent.
Les rotors à pôles saillants tournent plus lentement et sont plutôt utilisés dans les centrales hydroélectriques, tandis que les rotors à pôles lisses tournent plus vite et sont fréquents dans les centrales thermiques.
Les rotors à pôles saillants tournent plus vite et sont fréquents dans les centrales thermiques, tandis que les rotors à pôles lisses tournent plus lentement dans les centrales hydroélectriques.
Les rotors à pôles saillants équipent surtout les centrales thermiques et tournent à grande vitesse, tandis que les rotors à pôles lisses sont associés aux centrales hydroélectriques.

Les rotors à pôles saillants tournent plus lentement et sont plutôt utilisés dans les centrales hydroélectriques, tandis que les rotors à pôles lisses tournent plus vite et sont fréquents dans les centrales thermiques.

Explication

Les pôles saillants sont plutôt associés aux centrales hydroélectriques et à une rotation plus lente, souvent avec davantage de paires de pôles. À l’inverse, les pôles lisses sont fréquents dans les centrales thermiques et peuvent tourner rapidement.

10. Pourquoi l’expérience de Colladon n’a-t-elle pas permis de détecter un courant dans la bobine ?

La bobine était trop éloignée de l’aimant pour être traversée par un champ magnétique.
Le courant de la pile empêchait le galvanomètre de mesurer une tension induite.
Le champ magnétique dans la bobine ne variait pas pendant la mesure, faute de mouvement relatif maintenu.
Le galvanomètre produisait un champ magnétique qui annulait celui de l’aimant.

Le champ magnétique dans la bobine ne variait pas pendant la mesure, faute de mouvement relatif maintenu.

Explication

Un courant induit apparaît lorsque le champ magnétique varie dans la bobine, ce qui exige un mouvement relatif entre l’aimant et la bobine pendant la mesure. Un galvanomètre placé dans une autre pièce n’explique pas l’échec : l’absence de variation du champ est la cause déterminante.

11. Pour créer un champ magnétique plus intense que celui d’un aimant naturel dans un dispositif pratique, quel composant peut-on fabriquer en faisant circuler un courant dans une bobine ?

Un électroaimant qui produit un champ magnétique grâce au courant dans la bobine
Un conducteur isolé qui crée un champ magnétique sans former de bobine
Un galvanomètre qui amplifie le champ magnétique autour d’un circuit
Un aimant naturel qui renforce son champ lorsqu’il est relié à une pile

Un électroaimant qui produit un champ magnétique grâce au courant dans la bobine

Explication

Une bobine parcourue par un courant se comporte comme un aimant et peut produire un champ plus intense que celui d’un aimant naturel. Un galvanomètre sert à détecter un courant, et non à renforcer un champ magnétique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Électricité et électromagnétisme.

Qu’observe Hans Christian Oersted au printemps 1820 près d’un fil parcouru par un courant ?

Le courant dévie l’aiguille d’une boussole placée à proximité.

Qu’est un électroaimant ?

Une bobine qui se comporte comme un aimant lorsqu’elle est parcourue par un courant électrique.

En quelle année Michael Faraday étudie-t-il l’induction électromagnétique avec deux bobines ?

En 1831.

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