QCM : Écosystèmes et relations écologiques (54 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une étude délimite une mare et recense les organismes qui y vivent ainsi que les conditions physiques du milieu et leurs interactions. Quel ensemble l’observateur a-t-il délimité ?

Un écosystème
Un biotope
Un réseau d’interactions
Une biocénose

Un écosystème

Explication

Un écosystème réunit, dans un périmètre délimité par l’observateur, une biocénose, un biotope et leurs relations. La biocénose désigne les populations vivantes, le biotope le milieu abiotique, et un réseau d’interactions ne comprend pas à lui seul les deux composants.

2. Dans une prairie, quel terme désigne l’ensemble des populations de toutes les espèces qui y vivent, y compris les microorganismes ?

Le biotope
La biocénose
Les relations écologiques
Une population

La biocénose

Explication

La biocénose rassemble les populations des différentes espèces vivant dans un même biotope, y compris les populations microbiennes. Le biotope est le milieu, une population concerne une espèce, et les relations ne sont pas l’ensemble des populations.

3. Une parcelle est exploitée comme pâture et n’a pas été retournée depuis six ans. Quelle catégorie de prairie correspond à cette situation ?

Une prairie permanente
Une prairie artificielle en rotation
Une culture fourragère annuelle
Une prairie temporaire

Une prairie permanente

Explication

Une prairie permanente est exploitée comme prairie de fauche ou pâture et n’est pas retournée pendant au moins cinq ans. La prairie temporaire est implantée pour moins de cinq ans et s’inscrit dans une rotation ; le mode pâturé est compatible avec le statut permanent.

4. Un agriculteur sème une prairie pour trois ans, puis prévoit de la remplacer par une autre production végétale dans sa rotation. De quel type de prairie s’agit-il ?

Une prairie permanente
Un biome prairial
Une friche herbacée
Une prairie temporaire

Une prairie temporaire

Explication

Une prairie temporaire est semée par l’agriculteur, implantée pendant moins de cinq ans et intégrée à une rotation avec d’autres productions végétales. Une prairie permanente répond au seuil d’au moins cinq ans sans retournement, tandis qu’une friche et un biome désignent d’autres notions.

5. Dans une prairie classique, quelle répartition des groupes végétaux correspond aux proportions attendues de la phytocénose ?

20 à 25 % de Poacées, 65 à 75 % de Fabacées et 5 à 10 % d’autres dicotylédones
65 à 75 % de Poacées, 5 à 10 % de Fabacées et 20 à 25 % d’autres dicotylédones
5 à 10 % de Poacées, 20 à 25 % de Fabacées et 65 à 75 % d’autres dicotylédones
65 à 75 % de Poacées, 20 à 25 % de Fabacées et 5 à 10 % d’autres dicotylédones

65 à 75 % de Poacées, 20 à 25 % de Fabacées et 5 à 10 % d’autres dicotylédones

Explication

La phytocénose d’une prairie classique est dominée par les Poacées, suivies des Fabacées puis des autres dicotylédones, dans les proportions indiquées. Inverser les deux groupes dominants ou attribuer aux dicotylédones la part des Fabacées confond leurs proportions respectives.

6. Quels sont les trois niveaux verticaux de la zoocénose prairiale ?

L’hypogaion, l’épigaion et le phytogaion
L’épigaion, le phytogaion et le géogaion
L’hypergaion, le phytogaion et l’hypogaion
L’hypergaion, l’épigaion et l’hypogaion

L’hypergaion, l’épigaion et l’hypogaion

Explication

La zoocénose prairiale est stratifiée en hypergaion, épigaion et hypogaion. Le phytogaion ne fait pas partie de ces trois niveaux, et remplacer l’hypergaion ou l’hypogaion par des termes évoquant d’autres strates confond leurs appellations.

7. Un inventaire recense 18 espèces dans un écosystème : quelle grandeur désigne ce nombre d’espèces ?

La diversité intraspécifique
L’abondance totale
L’équitabilité
La richesse spécifique

La richesse spécifique

Explication

La richesse spécifique correspond au nombre d’espèces constituant un écosystème. L’abondance totale porte sur les individus, la diversité intraspécifique sur les génotypes et l’équitabilité sur la répartition des abondances.

8. Lors d’un relevé végétal, l’agrandissement d’une surface d’échantillonnage n’ajoute presque plus d’espèces observées ; que désigne cette surface atteinte ?

La richesse spécifique
L’aire minimale
L’abondance relative
L’aire totale du groupement

L’aire minimale

Explication

L’aire minimale est la surface à partir de laquelle agrandir l’échantillonnage n’apporte plus, ou très peu, de nouvelles espèces observées. La richesse spécifique est un nombre d’espèces, tandis que l’abondance relative décrit leur représentation dans le peuplement.

9. Deux peuplements comptent chacun 12 espèces, mais dans le premier les effectifs sont répartis de manière équilibrée, tandis que dans le second une espèce domine nettement ; que montre cette comparaison ?

La richesse spécifique seule ne suffit pas à décrire leur biodiversité
L’équilibre des effectifs modifie le nombre d’espèces recensées
Le peuplement dominé possède nécessairement davantage d’espèces
Les deux peuplements ont la même biodiversité puisque leur richesse est égale

La richesse spécifique seule ne suffit pas à décrire leur biodiversité

Explication

Des peuplements de même richesse spécifique peuvent différer par l’abondance relative de leurs espèces, ce qui influe sur leur diversité. Assimiler richesse et diversité néglige cette différence, tandis que la dominance ne signifie pas qu’il y a davantage d’espèces.

10. Une écologue veut comparer des peuplements en intégrant à la fois le nombre d’espèces et leurs abondances relatives ; quel indice doit-elle utiliser ?

L’équitabilité
La richesse spécifique
L’aire minimale
L’indice de Shannon

L’indice de Shannon

Explication

L’indice de Shannon corrige la richesse spécifique en tenant compte de l’abondance relative de chaque espèce du peuplement. La richesse spécifique compte les espèces, l’équitabilité rapporte une diversité observée à un maximum théorique et l’aire minimale concerne la surface d’échantillonnage.

11. Dans une forêt, pourquoi les végétaux sont-ils répartis en différentes strates verticales ?

La lumière détermine des couches de hauteur identique.
Leur espèce détermine des zones sans organisation verticale.
Leur taille détermine des couches de hauteur et d’épaisseur variables.
Leur âge détermine des zones réparties sur le sol.

Leur taille détermine des couches de hauteur et d’épaisseur variables.

Explication

La stratification verticale correspond à des couches dont la hauteur et l’épaisseur varient selon la taille des végétaux. Confondre avec une répartition par espèce ou par âge ne décrit pas ce principe, et les strates n’ont pas toutes la même hauteur.

12. Dans un relevé forestier, une plante mesure environ 70 cm et une mousse pousse au ras du sol, à moins de 5 cm. À quelles strates appartiennent-elles respectivement ?

À la strate herbacée et à la strate muscinale et lichénique.
À la strate arborée et à la strate herbacée.
À la strate herbacée et à la strate hypogée.
À la strate arbustive et à la strate muscinale et lichénique.

À la strate herbacée et à la strate muscinale et lichénique.

Explication

Une plante de 70 cm relève de la strate herbacée, comprise entre 5 cm et 1 m, tandis qu’une mousse au ras du sol relève de la strate muscinale et lichénique. La strate arbustive commence à 1 m et la strate hypogée se situe sous la surface.

13. Quelle caractéristique définit une espèce ingénieure dans une prairie ?

Elle transforme les interactions biotiques sans modifier les conditions abiotiques.
Elle réduit les ressources sans transformer les conditions de l’habitat.
Elle modifie, maintient ou crée des habitats en transformant les conditions abiotiques.
Elle exploite les habitats sans en modifier les conditions environnementales.

Elle modifie, maintient ou crée des habitats en transformant les conditions abiotiques.

Explication

Une espèce ingénieure transforme les conditions abiotiques de son environnement et modifie, maintient ou crée ainsi des habitats, ce qui module les ressources disponibles pour d’autres espèces. L’idée qu’elle ne ferait que réduire les ressources ou exploiter un habitat confond son rôle avec celui d’un simple consommateur.

14. Après une forte activité de vers de terre, quel ensemble de changements du sol est attendu ?

Le sol est tassé et appauvri en ions minéraux, et son pH devient instable.
Le sol est aéré et structuré, enrichi en ions minéraux, et son pH est stabilisé.
Le sol est enrichi par les bouses, tandis que ses galeries favorisent les plantes nitrophiles.
Le sol est aéré et structuré, mais son pH devient plus acide et instable.

Le sol est aéré et structuré, enrichi en ions minéraux, et son pH est stabilisé.

Explication

Les galeries des vers de terre aèrent et structurent le sol; leur activité enfouit la matière organique, l’enrichit en ions minéraux et stabilise son pH lors du passage dans leur tube digestif. L’enrichissement en azote favorisant les plantes nitrophiles concerne les bouses de vache.

15. Dans une prairie, des vaches broutent de façon sélective les feuilles et consomment aussi des organes reproducteurs. Quels effets cette activité peut-elle avoir sur la végétation ?

Elle aère le sol et stabilise son pH, sans influencer la floraison.
Elle modifie les ressources des coprophages sans agir sur la végétation.
Elle détermine la hauteur des herbacées et peut affecter floraison et production de graines.
Elle enrichit le sol en azote et favorise les plantes nitrophiles.

Elle détermine la hauteur des herbacées et peut affecter floraison et production de graines.

Explication

Le prélèvement sélectif détermine la hauteur des herbacées et les plantes broutées; la consommation d’organes reproducteurs peut affecter la floraison et la production de graines. L’aération du sol relève des vers de terre, tandis que l’enrichissement en azote par les déjections concerne les bouses.

16. À quoi servent principalement les prairies exploitées par fauche ou pâturage ?

À fournir de la nourriture aux animaux d’élevage
À fournir du bois pour les activités agricoles
À produire directement des aliments pour les humains
À fournir des sites de nidification aux pollinisateurs

À fournir de la nourriture aux animaux d’élevage

Explication

La fauche et le pâturage permettent de récolter une ressource destinée à nourrir les animaux d’élevage. Le bois relève d’une autre production, l’alimentation humaine directe n’est pas l’objectif indiqué et les sites de nidification ne sont pas la ressource visée.

17. Un éleveur fauche régulièrement une prairie et y apporte parfois des fertilisants. Comment faut-il classer ce milieu du point de vue des échanges de matière ?

Comme un agroécosystème ouvert aux intrants et aux extrants
Comme un écosystème fermé dont la matière reste équilibrée sur place
Comme un milieu naturel sans gestion ni apport extérieur
Comme un système à échanges internes, sans exportation de biomasse

Comme un agroécosystème ouvert aux intrants et aux extrants

Explication

La fauche exporte de la biomasse et les fertilisants constituent des intrants : ces échanges caractérisent un agroécosystème ouvert. La notion d’écosystème fermé néglige l’exportation, tandis que l’absence d’exportation ou de gestion contredit la situation décrite.

18. Dans une prairie, un gestionnaire augmente à la fois la charge en animaux et les apports de fertilisants. Quels facteurs de gestion peuvent alors influencer la composition floristique ?

Le niveau de perturbation et la quantité de fourrage récoltée
La fréquence de fauche et la diversité des animaux d’élevage
La disponibilité en nutriments et la diversité des animaux d’élevage
Le niveau de perturbation et la disponibilité du sol en nutriments

Le niveau de perturbation et la disponibilité du sol en nutriments

Explication

La composition floristique dépend du niveau de perturbation, lié notamment à la charge animale ou à la fréquence de fauche, ainsi que des apports de fertilisants qui modifient la disponibilité en nutriments. La diversité des animaux et la quantité récoltée ne remplacent pas ces deux facteurs.

19. Comment définit-on la valeur sélective, ou fitness, d’un individu ?

Son nombre total de descendants, quel que soit leur âge
Le nombre d’œufs ou de petits produits, indépendamment de leur survie
Sa durée de vie moyenne, indépendamment de sa reproduction
Sa capacité à se reproduire, souvent évaluée par ses descendants atteignant la maturité sexuelle

Sa capacité à se reproduire, souvent évaluée par ses descendants atteignant la maturité sexuelle

Explication

La fitness correspond à la capacité d’un individu à se reproduire et se mesure généralement par le nombre de descendants atteignant la maturité sexuelle. La durée de vie seule, le nombre brut de descendants et la fécondité sans prise en compte de leur viabilité ne définissent pas cette mesure.

20. Deux espèces vivent dans le même écosystème et chacune voit sa capacité à se reproduire augmenter grâce à leur interaction. Comment qualifie-t-on cette relation ?

Un parasitisme
Une coopération intraspécifique
Un commensalisme
Un mutualisme

Un mutualisme

Explication

Le mutualisme est une relation interspécifique qui augmente la valeur sélective des deux partenaires. Le parasitisme implique un bénéfice unilatéral, une coopération intraspécifique concerne des individus d’une même espèce, et le commensalisme n’apporte pas un bénéfice réciproque.

21. Une interaction entre deux espèces est brève et bénéfique aux deux partenaires, mais chacun peut survivre sans elle. Quelle catégorie décrit le mieux cette interaction ?

Une coopération
Une symbiose
Une prédation
Un parasitisme

Une coopération

Explication

La coopération est une association mutualiste transitoire qui apporte un bénéfice sans être nécessaire à la survie des partenaires. La symbiose est durable et généralement nécessaire, tandis que le parasitisme et la prédation sont des interactions d’exploitation.

22. Un herbivore broute des feuilles d’un arbuste, qui reste vivant après le repas. Quelle interaction observe-t-on ?

Une phytophagie
Une prédation
Un parasitisme
Un mutualisme

Une phytophagie

Explication

La phytophagie correspond à la consommation de végétaux par un animal herbivore, qui en prélève une partie sans tuer la plante. La prédation implique la mise à mort de la proie, le parasitisme exploite un hôte et le mutualisme bénéficie aux deux partenaires.

23. Un organisme capture un animal, le tue, puis le consomme pour se nourrir. Quelle relation est décrite ?

Une prédation
Un mutualisme
Un parasitisme
Une phytophagie

Une prédation

Explication

La prédation consiste à mettre à mort une proie pour s’en nourrir ou alimenter sa progéniture. La phytophagie prélève une partie d’un végétal, le parasitisme n’entraîne pas la mort immédiate de l’hôte, et le mutualisme bénéficie aux deux espèces.

24. Un organisme vit de façon intime et prolongée sur un autre, tire profit de cette association et ne tue pas immédiatement son hôte. Comment nomme-t-on cette relation ?

Une prédation
Un mutualisme
Un parasitisme
Une phytophagie

Un parasitisme

Explication

Le parasitisme est une relation plus ou moins durable et intime à bénéfice unilatéral, dans laquelle le parasite vit aux dépens de son hôte sans le tuer immédiatement. La prédation tue la proie, le mutualisme bénéficie aux deux partenaires et la phytophagie porte sur la consommation de végétaux.

25. Dans une prairie, deux espèces végétales utilisent la lumière comme ressource essentielle à leur croissance. Quelle relation peut s’établir entre elles ?

Une compétition interspécifique pour une ressource commune
Une prédation d’une espèce végétale sur l’autre
Une coopération pour partager la lumière disponible
Une simple cohabitation sans interaction liée aux ressources

Une compétition interspécifique pour une ressource commune

Explication

La compétition interspécifique peut survenir lorsque deux espèces exploitent une même ressource essentielle à leur survie ou à leur reproduction. La prédation suppose la consommation d’un organisme, un habitat commun ne suffit pas à établir une compétition, et la coopération ne décrit pas cette rivalité pour la lumière.

26. Deux espèces dépendent de la même ressource limitée dans un milieu dont les conditions restent stables. Quelle évolution peut résulter de cette compétition ?

Le maintien durable des deux espèces sans changement
La disparition des deux espèces par variation du milieu
Le maintien d’une espèce et la disparition de l’autre
Le partage égal de la ressource entre les deux espèces

Le maintien d’une espèce et la disparition de l’autre

Explication

Quand deux espèces partagent une ressource limitée dans des conditions stables, la compétition peut conduire à l’exclusion compétitive : l’une se maintient et l’autre disparaît. La coexistence durable et le partage égal ne sont pas les conséquences décrites, tandis que la variation du milieu n’est pas présente dans la situation.

27. Une biologiste distingue le lieu où vit une espèce des ressources qu’elle exploite et de la manière dont elle les utilise. Quel terme désigne ce second ensemble ?

L’habitat de l’espèce
Le biotope de l’espèce
La niche écologique
Le régime alimentaire

La niche écologique

Explication

La niche écologique correspond à l’utilisation globale des ressources biotiques et abiotiques du milieu, et ne se confond pas avec le lieu de vie, qui est l’habitat. Le régime alimentaire ne couvre que l’alimentation, et le biotope désigne le milieu de vie.

28. Une espèce pourrait exploiter plusieurs ressources lorsque les conditions sont idéales, mais, en milieu naturel, des interactions avec d’autres espèces limitent celles qu’elle utilise réellement. Comment nomme-t-on la partie effectivement utilisée ?

La niche écologique réalisée
La niche écologique potentielle
La niche écologique idéale
L’habitat écologique

La niche écologique réalisée

Explication

La niche réalisée regroupe les ressources effectivement utilisées en conditions naturelles, notamment sous l’effet des interactions interspécifiques. La niche potentielle correspond aux ressources utilisables lorsque les conditions sont idéales; l’habitat désigne le lieu de vie, et « niche idéale » ne désigne pas cette partie effectivement occupée.

29. Dans une forêt, des jeunes arbres d’une espèce survivent moins bien près des adultes de la même espèce, tandis que d’autres espèces s’y installent davantage. Quel mécanisme cela illustre-t-il ?

La facilitation des jeunes plants par les adultes
L’action d’une espèce clé de voûte
La compétition interspécifique pour les ressources
L’effet Janzen-Connell

L’effet Janzen-Connell

Explication

L’effet Janzen-Connell correspond à des interactions négatives densité-dépendantes qui limitent l’installation de jeunes plants de la même espèce près des adultes et favorisent ainsi la diversité. La compétition pour la lumière ne décrit pas ce mécanisme précis, la facilitation prédit l’effet inverse et une espèce clé de voûte se définit par son rôle dans l’intégrité de la communauté.

30. Dans une communauté, l’activité et l’abondance d’un organisme contribuent à préserver l’intégrité des organismes présents et la persistance de la communauté au cours du temps. Comment qualifie-t-on cet organisme ?

Un producteur primaire
Une espèce dominante
Une espèce clé de voûte
Un décomposeur

Une espèce clé de voûte

Explication

Une espèce clé de voûte contribue, par son activité et son abondance, à l’intégrité de la communauté et à sa stabilité dans le temps. La dominance par l’abondance seule ne suffit pas à définir ce rôle, tandis que producteurs et décomposeurs se distinguent par leur place dans les flux de matière.

31. Dans une chaîne représentée par « herbe → sauterelle → grenouille », que signifie la flèche entre la sauterelle et la grenouille ?

La grenouille est mangée par la sauterelle
La sauterelle est mangée par la grenouille
La sauterelle transfère de l’énergie à l’herbe
La sauterelle concurrence la grenouille

La sauterelle est mangée par la grenouille

Explication

Dans une chaîne trophique, chaque maillon est mangé par celui qui le suit : la flèche signifie donc « est mangé par ». Dire que la grenouille mange la sauterelle inverse le sens, et les autres interprétations ne correspondent pas à cette convention.

32. Une grenouille mange une sauterelle dans une chaîne alimentaire. Quelle information désigne le niveau trophique de la grenouille ?

Son rôle dans la décomposition
Sa position dans la chaîne alimentaire
L’espèce dont elle se nourrit
Le nombre d’organismes de son espèce

Sa position dans la chaîne alimentaire

Explication

Le niveau trophique désigne la position occupée par un organisme dans une chaîne alimentaire. L’identité de sa proie et l’abondance de son espèce sont d’autres informations, et manger une proie ne fait pas de la grenouille un décomposeur.

33. Dans un écosystème, que désigne la production primaire ?

La dégradation de matière organique par les producteurs primaires
La synthèse de matière organique par les producteurs primaires
La synthèse de matière organique par les consommateurs primaires
La consommation de matière organique par les producteurs primaires

La synthèse de matière organique par les producteurs primaires

Explication

La production primaire correspond à la synthèse de matière organique, ou biomasse, par les producteurs primaires. La consommation désigne une utilisation de matière, les consommateurs ne sont pas les producteurs primaires, et la dégradation relève notamment de la respiration.

34. Deux mesures portent sur la matière organique produite par des végétaux : l’une est prise avant de tenir compte de leur respiration et l’autre après cette perte. Quelle distinction s’applique ?

La production brute précède la déduction respiratoire, contrairement à la production nette
La production nette précède la déduction respiratoire, contrairement à la production brute
La production brute désigne la biomasse totale, tandis que la production nette désigne sa croissance
La production nette mesure les pertes respiratoires, tandis que la production brute les exclut

La production brute précède la déduction respiratoire, contrairement à la production nette

Explication

La production primaire brute mesure la matière organique élaborée avant déduction des pertes respiratoires ; la production primaire nette tient compte de ces pertes. Inverser brute et nette inverse cette distinction, assimiler la production nette à la respiration confond un bilan et une perte, et la biomasse totale n’est pas la production brute.

35. Une prairie produit une production primaire brute de 1 200 unités de matière par jour et ses pertes respiratoires sont de 450 unités par jour. Quelle est sa production primaire nette ?

750 unités de matière par jour
1 200 unités de matière par jour
1 650 unités de matière par jour
−750 unités de matière par jour

750 unités de matière par jour

Explication

La production primaire nette se calcule par PPN=PPB−RPPN = PPB - R ; ici, 1 200−450=7501\,200 - 450 = 750 unités de matière par jour. Ajouter la respiration donne un bilan incorrect, conserver la production brute omet les pertes, et soustraire la production brute à la respiration inverse le calcul.

36. À l’échelle mondiale, quel ordre de grandeur caractérise le rendement de la photosynthèse, calculé en rapportant la production primaire nette à l’énergie solaire reçue au sol ?

Environ 1 %
Environ 0,1 %
Environ 10 %
Environ 20 %

Environ 1 %

Explication

Le rendement mondial de la photosynthèse ainsi défini est de l’ordre de 1 %. La valeur de 20 % concerne la part de l’énergie du spectre visible qui parvient au sol, tandis que 10 % et 0,1 % s’écartent de l’ordre de grandeur indiqué.

37. Une prairie présente une production primaire nette de 600 g·m⁻²·an⁻¹ et une biomasse de 2 000 g·m⁻². Quelle est sa productivité ?

0,3 an⁻¹
3,3 an⁻¹
600 g·m⁻²·an⁻¹
3,3 ans

0,3 an⁻¹

Explication

La productivité est le rapport PPN/biomassePPN/\text{biomasse}, soit 600/2 000=0,3600/2\,000 = 0{,}3 an⁻¹. Le rapport inverse correspond au temps de séjour, la valeur de 600 conserve la production nette sans la rapporter à la biomasse, et 3,3 an⁻¹ ne résulte pas du rapport demandé.

38. Dans une prairie, les mesures indiquent que l’azote disponible est faible, alors que l’eau, l’ensoleillement et la température sont favorables. Quel facteur risque le plus directement de limiter la productivité ?

La disponibilité en azote
La structure du sol
La température
L’ensoleillement

La disponibilité en azote

Explication

La productivité des prairies dépend notamment de la disponibilité en éléments minéraux, et l’azote est souvent un facteur limitant ; sa faible disponibilité en fait ici le candidat le plus direct. L’ensoleillement et la température sont favorables dans la situation, tandis que la structure du sol est un autre facteur distinct.

39. Un consommateur ingère une biomasse végétale. Quelle suite décrit correctement le devenir de cette biomasse jusqu’à la production de l’animal ?

Une part reste non consommée, une part ingérée est assimilée, une part respirée est stockée, et le reste est éliminé dans les fèces.
Une part reste non consommée, une part ingérée est éliminée dans les fèces, une part assimilée est stockée pour la croissance, et le reste est respiré.
Une part reste non consommée, une part ingérée est stockée dans les fèces, une part assimilée sert à la croissance, et le reste est respiré.
Une part reste non consommée, une part ingérée est éliminée dans les fèces, une part assimilée est respirée ou sert au travail, et le reste est stocké pour la croissance.

Une part reste non consommée, une part ingérée est éliminée dans les fèces, une part assimilée est respirée ou sert au travail, et le reste est stocké pour la croissance.

Explication

La production correspond à la part de l’énergie assimilée qui reste stockée et contribue à la croissance, après les pertes par non-consommation, fèces et respiration ou travail. « Stockée dans les fèces » confond assimilation et élimination, « respirée est stockée » confond dépense et production, et « assimilée est stockée » omet la respiration.

40. La production d’un niveau trophique est de 24 unités et celle du niveau inférieur de 300 unités. Quel est le rendement écologique entre ces deux niveaux ?

1 250 %
12,5 %
8 %
0,08 %

8 %

Explication

Le rendement se calcule par RE=PnPn−1×100RE = \frac{P_n}{P_{n-1}} \times 100, soit 24300×100=8%\frac{24}{300} \times 100 = 8\%. « 12,5 % » inverse le rapport, « 0,08 % » omet la conversion en pourcentage et « 1 250 % » applique le rapport inversé puis le multiplie par 100.

41. Dans le rumen d’un ruminant, la symbiose entre l’animal et ses microorganismes permet un rendement écologique supérieur à 15 %. Quelle explication rend compte de ce rendement élevé ?

Elle rapproche les niveaux trophiques et rend presque nulles les parts non utilisées et non assimilées.
Elle éloigne les niveaux trophiques et rend presque nulles les pertes par respiration et travail.
Elle rapproche les niveaux trophiques et augmente les parts non utilisées et non assimilées.
Elle ajoute des niveaux trophiques et réduit les pertes par respiration et travail.

Elle rapproche les niveaux trophiques et rend presque nulles les parts non utilisées et non assimilées.

Explication

La symbiose ruminale améliore le rendement en rapprochant les niveaux trophiques et en rendant presque nulles les parts non utilisées et non assimilées. « Allonger » ou « ajouter » des niveaux confond la proximité trophique avec davantage de maillons, tandis qu’augmenter les pertes va à l’encontre du mécanisme décrit.

42. Dans une prairie, un insecte polyphage consomme des plantes et plusieurs espèces d’herbivores. Quel rôle joue-t-il dans la structure trophique de l’écosystème ?

Il relie plusieurs chaînes alimentaires et contribue à former un réseau trophique.
Il représente un niveau trophique unique, sans lien entre chaînes alimentaires.
Il forme une chaîne alimentaire indépendante, sans relier les autres chaînes.
Il décompose la matière morte et remet des minéraux à disposition des plantes.

Il relie plusieurs chaînes alimentaires et contribue à former un réseau trophique.

Explication

Un réseau trophique regroupe les chaînes alimentaires interconnectées, et les consommateurs polyphages relient ces chaînes. Une chaîne indépendante ne les relie pas, tandis que la décomposition de matière morte relève des décomposeurs.

43. Dans un milieu marin, une mesure instantanée montre une biomasse de phytoplancton inférieure à celle du zooplancton. Quelle interprétation est cohérente avec une pyramide des biomasses inversée ?

Le phytoplancton se renouvelle rapidement, ce qui permet une biomasse présente faible malgré son rôle de producteur.
Le zooplancton compte davantage d’individus, ce qui suffit à expliquer l’inversion des biomasses.
La pyramide des biomasses doit rester droite, car les producteurs ont nécessairement la plus grande biomasse.
Le phytoplancton se renouvelle lentement, ce qui entraîne une biomasse présente inférieure à celle du zooplancton.

Le phytoplancton se renouvelle rapidement, ce qui permet une biomasse présente faible malgré son rôle de producteur.

Explication

En milieu marin, le renouvellement rapide du phytoplancton peut maintenir sa biomasse présente en dessous de celle du zooplancton, d’où une pyramide inversée. Un renouvellement lent inverse le mécanisme, le nombre d’individus n’est pas la biomasse, et la pyramide des biomasses peut bien être inversée.

44. Après la décomposition de feuilles mortes dans un sol, quel processus rend de nouveau des éléments minéraux disponibles pour les producteurs primaires ?

La production de matière organique morte par les producteurs primaires.
La transformation de la matière minérale en matière organique par les décomposeurs.
L’assimilation de la matière organique morte par les consommateurs du sol.
La minéralisation de la matière organique morte par les décomposeurs du sol.

La minéralisation de la matière organique morte par les décomposeurs du sol.

Explication

Les décomposeurs du sol minéralisent la matière organique morte et remettent ainsi la matière minérale à disposition des producteurs primaires. L’assimilation par les consommateurs ne désigne pas ce recyclage, et les producteurs utilisent les éléments minéraux au lieu de décomposer les débris morts.

45. Après une hausse de la biomasse des producteurs primaires dans un réseau trophique, quelle évolution correspond à un contrôle ascendant ?

Les consommateurs de premier rang en bénéficient, mais pas ceux de rang supérieur.
Les consommateurs de premier rang puis ceux de rang supérieur en bénéficient.
Les consommateurs de rang supérieur diminuent avant que les producteurs augmentent.
Les producteurs primaires augmentent parce que les prédateurs réduisent leurs proies.

Les consommateurs de premier rang puis ceux de rang supérieur en bénéficient.

Explication

Dans un contrôle ascendant, une hausse des producteurs primaires fournit davantage de ressources aux consommateurs de premier rang, puis aux niveaux supérieurs. L’augmentation des producteurs par réduction de leurs consommateurs relève du contrôle descendant; l’effet ascendant peut aussi se transmettre aux rangs supérieurs.

46. Dans un réseau trophique, un prédateur augmente et limite les consommateurs de premier rang; quelle conséquence peut en découler pour les producteurs primaires ?

Ils diminuent, car le prédateur consomme davantage de producteurs primaires.
Ils peuvent augmenter, car ils sont alors moins consommés.
Ils restent inchangés, car un prédateur agit seulement sur sa proie directe.
Ils peuvent diminuer, car les consommateurs de premier rang deviennent plus nombreux.

Ils peuvent augmenter, car ils sont alors moins consommés.

Explication

En limitant les consommateurs de premier rang, le prédateur réduit la pression exercée sur les producteurs primaires, qui peuvent alors augmenter. Une hausse des ressources à la base décrit plutôt un contrôle ascendant, tandis que l’augmentation des consommateurs contredit leur limitation.

47. Une exploitation agricole exporte une grande partie de sa récolte; quelle conséquence cela entraîne-t-il pour le cycle de la matière ?

Le cycle est déséquilibré, mais des apports énergétiques remplacent les éléments minéraux exportés.
Le cycle reste équilibré, car les résidus de récolte remplacent les éléments exportés.
Le cycle est déséquilibré et des importations, notamment des fertilisants, deviennent nécessaires.
Le sol accumule les éléments nutritifs exportés et réduit le besoin d’apports externes.

Le cycle est déséquilibré et des importations, notamment des fertilisants, deviennent nécessaires.

Explication

L’exportation de production retire de la matière à l’agrosystème et déséquilibre son cycle; des importations, notamment sous forme de fertilisants, deviennent nécessaires. Le recyclage sur place ne compense pas nécessairement les exportations, et les apports énergétiques ne remplacent pas les éléments minéraux.

48. Comment définir une succession écologique dans un écosystème ?

La disparition brutale de communautés qui transforme immédiatement l’ensemble de l’écosystème
La croissance de la végétation qui modifie uniquement la structure physique du milieu
Le retour des communautés à leur état initial après une perturbation
L’évolution temporelle des communautés qui modifie progressivement la composition, la structure et le fonctionnement de l’écosystème

L’évolution temporelle des communautés qui modifie progressivement la composition, la structure et le fonctionnement de l’écosystème

Explication

Une succession écologique est une évolution des communautés au cours du temps, issue de leurs interactions avec l’environnement et qui transforme progressivement l’écosystème. La disparition brutale relève d’une perturbation, la croissance seule est une définition trop étroite et le retour à l’état initial correspond à la résilience.

49. Après la mise à nu d’un terrain, quelle suite de stades décrit la colonisation progressive jusqu’à l’état mature ?

Stade pionnier, pelouse, climax, puis lande
Stade pionnier, lande, pelouse, puis climax
Pelouse, stade pionnier, lande, puis climax
Stade pionnier, pelouse, lande, puis climax

Stade pionnier, pelouse, lande, puis climax

Explication

La colonisation suit l’ordre pionnier, pelouse, lande, puis climax, tandis que le sol se développe et que la végétation se complexifie. Placer la lande avant la pelouse inverse les stades intermédiaires, placer le climax avant la lande inverse la maturation, et commencer par la pelouse omet le stade pionnier.

50. Après une perturbation qui fait régresser un écosystème mature, quelles espèces sont généralement favorisées ?

Les espèces fragiles des stades végétatifs avancés
Les espèces robustes caractéristiques des stades juvéniles
Les espèces ligneuses dominantes du stade climacique
Les espèces apparues tardivement durant la succession

Les espèces robustes caractéristiques des stades juvéniles

Explication

Lorsqu’une perturbation fait régresser un écosystème mature, les espèces disparaissent généralement dans l’ordre inverse de leur apparition et les espèces robustes des stades juvéniles sont favorisées. Les espèces tardives et celles du climax correspondent aux stades avancés, tandis que les espèces fragiles ne sont pas celles favorisées.

51. Après une perturbation, une forêt conserve son état initial sans le perdre : quelle propriété de l’écosystème cela illustre-t-il ?

Le climax
La productivité mature
La résilience
La résistance

La résistance

Explication

La résistance est la capacité d’un écosystème à maintenir son état initial pendant une perturbation. La résilience désigne le retour à cet état après la perturbation, tandis que le climax est un état d’équilibre et la faible productivité caractérise le stade mature.

52. Dans une prairie, une équipe compare les rôles joués par les espèces et les groupes fonctionnels, notamment les plantes fixatrices d’azote. Quelle dimension de la biodiversité étudie-t-elle principalement ?

La diversité intraspécifique
La diversité fonctionnelle
La diversité spécifique
La diversité écosystémique

La diversité fonctionnelle

Explication

La diversité des fonctions remplies par les espèces et les groupes fonctionnels relève de la diversité fonctionnelle. La diversité écosystémique concerne les écosystèmes, la diversité spécifique le nombre ou la variété des espèces, et la diversité intraspécifique les variations au sein d’une espèce.

53. Dans un écosystème, le rendement écologique entre deux niveaux trophiques est estimé à 18 %. Quelle conclusion est la plus juste quant à la longueur possible de la chaîne alimentaire ?

La chaîne peut dépasser quatre maillons, sans que cela soit garanti
La chaîne est limitée à quatre maillons au maximum
La chaîne doit comporter au moins quatre maillons
La chaîne peut s’allonger sans limite grâce à ce rendement

La chaîne peut dépasser quatre maillons, sans que cela soit garanti

Explication

Le rendement est souvent de l’ordre de 10 %, mais il peut être supérieur; cela contribue à limiter les chaînes sans imposer un maximum fixe de quatre maillons. Un plafond de quatre confond une tendance avec une règle, 10 % exactement transforme une valeur usuelle en constante, et un rendement plus élevé n’élimine pas les pertes.

54. Dans un écosystème, les décomposeurs recyclent la matière, tandis que l’énergie se dissipe sous forme de chaleur et que l’énergie solaire entretient le fonctionnement du système. Quelle caractérisation des échanges en découle ?

La matière et l’énergie forment des systèmes fermés.
La matière forme un système fermé, tandis que l’énergie est échangée.
La matière et l’énergie sont échangées avec l’environnement.
La matière est recyclée, mais l’énergie suit un cycle fermé.

La matière et l’énergie sont échangées avec l’environnement.

Explication

Le recyclage de la matière n’empêche pas les échanges matériels avec l’environnement, et l’énergie traverse le système avant de se dissiper, avec un apport solaire qui l’entretient. L’idée d’un système matériel fermé confond recyclage et absence d’échanges ; le cycle fermé de l’énergie transpose à tort le cycle de la matière ; la fermeture énergétique ignore les transferts et la dissipation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Écosystèmes et relations écologiques.

Qu’est-ce qu’un écosystème ?

Un ensemble délimité par un observateur, comprenant une biocénose, un biotope et leurs relations.

Que comprend la biocénose d’un biotope ?

Les populations des différentes espèces qui y vivent, y compris les populations microbiennes.

Quelles conditions définissent une prairie permanente ?

Elle n’est pas retournée pendant au moins cinq ans et sert à la fauche ou au pâturage.

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Consultez la fiche de révision complète sur Écosystèmes et relations écologiques.

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