Les caractéristiques du biotope comprennent notamment la température, les précipitations, le vent, la luminosité, l’altitude, la pente, la structure du sol, la roche mère et sa teneur en nitrates.
On distingue trois échelles climatiques :
Lorsqu’un élevage est abandonné, une prairie permanente peut évoluer vers une friche puis une forêt.
Les prairies temporaires ont une richesse spécifique plus faible que les prairies permanentes, car elles sont semées avec quelques espèces seulement.
Les catégories de prairies selon leur usage et leur qualité sont : les prés de fauche produisent du foin, les herbages sont des prairies relativement riches pâturées pour engraisser les bovins, les pâturages sont de moindre qualité, les pacages sont de mauvais pâturages destinés à un bétail plus rustique
Les prairies permanentes représentent un tiers de la surface agricole utile (SAU).
★ À maîtriser
Dans une prairie classique, la phytocénose comprend 65 à 75 % de Poacées, 20 à 25 % de Fabacées et 5 à 10 % d’autres dicotylédones.
Les trois niveaux de la zoocénose prairiale sont :
Compléments
La diversité génétique constitue la matière première de l’évolution et de l’adaptation des espèces aux modifications de l’environnement.
Les Poacées fourragères contribuent au rendement et à la repousse rapide de la prairie, tandis que les Fabacées contribuent à la qualité nutritive du fourrage grâce à leurs nodosités fixatrices d’azote.
★ À maîtriser
Compléments
📐 Formule - La diversité maximale théorique d’un peuplement de richesse spécifique S est .
★ À maîtriser
Dans un écosystème forestier, les végétaux se répartissent en strates verticales dont l’épaisseur et la hauteur varient selon leur taille.
Les cinq strates végétales classiques sont :
Compléments
Dans une prairie, les strates herbacée et muscinale sont présentes, les arbres et arbustes sont parfois localisés, et la vie souterraine hypogée est également présente.
En agronomie, le terme prairie s’applique à des couverts comportant moins de 5 % d’espèces ligneuses.
★ À maîtriser
Les vers de terre aèrent et structurent le sol par leurs galeries, y enfouissent la matière organique morte, l’enrichissent en ions minéraux et stabilisent son pH lors du passage dans leur tube digestif.
La vache structure la prairie par le prélèvement sélectif des végétaux, qui détermine la hauteur des herbacées et les plantes broutées, et par la consommation d’organes reproducteurs, qui peut affecter la floraison et la production de graines.
Compléments
Les vers de terre influencent la composition du microbiote du sol, et leurs déjections contiennent moins de bactéries pathogènes que la terre ingérée.
Les bouses des vaches constituent un habitat et une ressource nutritive pour les coprophages, qui peuvent attirer des prédateurs, tandis que leur enrichissement en azote favorise les plantes nitrophiles.
Le piétinement des vaches endommage certains végétaux, favorise la repousse de certaines Poacées, enfouit des graines, favorise l’enracinement du trèfle et crée des trouées permettant le recrutement de plantules.
Les vaches disséminent des graines en les transportant sur leur fourrure ou en les déposant dans leurs fèces.
★ À maîtriser
📌 La gestion de la prairie influence sa composition floristique par le niveau de perturbation, lié à la charge en animaux ou à la fréquence de fauche, et par les apports de fertilisants, qui déterminent la disponibilité du sol en nutriments.
Compléments
Les prairies permanentes des étages alpin et montagnard présentent une forte naturalité, tandis que les prairies de production de fourrage sont fortement anthropisées.
Les espèces productives semées comprennent :
Une prairie diversifiée peut associer des Poacées précoces et à croissance rapide, riches en énergie, des espèces riches en fibres, des Fabacées riches en azote et d’autres dicotylédones riches en tanins ou polyphénols.
La diversité floristique peut favoriser l’accueil des insectes pollinisateurs et d’autres herbivores, dont la présence soutient le réseau trophique.
Prairie permanente : forte naturalité ; prairie fourragère : forte anthropisation.
★ À maîtriser
📐 Formule - La fitness est le produit de la viabilité et de la fécondité : .
Compléments
★ À maîtriser
📌 La symbiose est un mutualisme durable et intime, généralement nécessaire à la survie des partenaires, tandis que la coopération est transitoire et apporte un bénéfice sans être nécessaire à leur survie.
Compléments
La pollinisation entomophile illustre une coopération transitoire entre insectes pollinisateurs et fleurs offrant nectar et pollen, avec un contact non intime et une faible spécificité.
Les mutualismes peuvent apporter un bénéfice nutritionnel, reproductif ou lié à la protection de l’organisme ou à un biotope favorable.
La transmission des microorganismes de la panse au veau s’effectue notamment par le léchage maternel.
Symbiose durable et intime ; coopération transitoire et non indispensable.
Un phytophage peut prélever :
Le broutage peut favoriser la repousse des végétaux, ce qui constitue un mécanisme de tolérance à l’action des phytophages.
Les caractéristiques communes des parasites sont : une relation spécifique à l’hôte, une forte prolificité, des formes de résistance ou de dissémination permettant le passage d’un hôte à l’autre
Le phytophage prélève sans tuer ; le prédateur met à mort ; le parasite exploite sans tuer immédiatement.
★ À maîtriser
Compléments
Gause a mis en évidence la compétition interspécifique entre deux espèces de paramécies en 1934.
Deux paramécies peuvent coexister en répartissant leurs ressources selon les conditions du milieu : Paramecium caudatum se développe moins vite lorsque la nourriture devient limitante, mais une ségrégation des ressources peut permettre le maintien des deux espèces.
Lorsque les conditions du milieu varient, même faiblement, l’espèce la moins compétitive peut se maintenir en profitant des périodes temporairement défavorables à l’autre espèce.
📌 Le commensalisme est bénéfique pour un partenaire et neutre pour l’autre, tandis que l’amensalisme est néfaste pour un partenaire et neutre pour l’autre.
Le contexte écologique peut modifier la typologie des relations entre pucerons, fourmis et coccinelles : les coccinelles prédatent les pucerons, les fourmis les défendent et les pucerons nourrissent les fourmis.
Le bousier profite de la bouse de vache sans nuire à celle-ci, ce qui illustre le commensalisme.
★ À maîtriser
📌 La niche écologique potentielle regroupe les ressources qu’une espèce peut utiliser lorsque les conditions sont idéales, tandis que la niche écologique réalisée regroupe les ressources réellement utilisées en conditions naturelles sous l’effet des interactions interspécifiques.
Compléments
La niche écologique se décrit par : des paramètres physico-chimiques, comme la température, la pluviométrie, l’ensoleillement et le pH du sol, des paramètres biologiques liés aux relations avec les autres espèces, des paramètres biologiques liés aux modifications de l’habitat par l’organisme et sa communauté
La niche écologique potentielle des stratèges r est large, tandis que celle des stratèges K est étroite.
Les interactions interspécifiques, notamment la compétition, peuvent restreindre ou déplacer l’utilisation des ressources et de l’habitat, de sorte qu’une espèce n’occupe pas toute sa niche potentielle.
Dans l’exemple de Connell, la compétition avec Balanus exclut Chthamalus d’une partie de sa niche potentielle, tandis que la niche réalisée de Balanus correspond à sa niche potentielle car il ne peut vivre en milieu émergé.
Potentielle : ressources accessibles en conditions idéales ; réalisée : ressources effectivement utilisées sous l’effet des interactions.
Les adultes peuvent attirer des phytophages, des parasites et des pathogènes spécifiques qui limitent l’installation des individus suivants de la même espèce et favorisent celle d’autres espèces.
Dans une prairie, l’installation d’une espèce de Poacées peut attirer des microorganismes pathogènes du sol, entraîner son déclin de vigueur et permettre son remplacement par une espèce différente, ce qui contribue à une succession écologique.
La rotation des cultures limite la concentration des bio-agresseurs spécifiques d’une culture en évitant leur accumulation au même endroit d’une année à l’autre.
📌 L’effet Janzen-Connell repose sur les ennemis naturels et la compétition intraspécifique, tandis que l’allélopathie est un phénomène chimique associé à la compétition interspécifique.
La disparition des bovins des pâtures des Alpes du Nord favorise la colonisation par l’aulne vert, puis un couvert dense qui réduit la diversité des plantes herbacées et augmente celle des espèces sciaphiles.
La vache maintient un milieu ouvert et un stade intermédiaire de succession écologique ; elle est à la fois une espèce architecte qui structure le biotope et une espèce clé de voûte qui conditionne le peuplement biologique de la prairie.
Après le retrait expérimental des étoiles de mer, les moules occupent rapidement 60 à 80 % de l’espace disponible, ce qui illustre le rôle d’un prédateur clé de voûte dans le maintien de la diversité des espèces proies.
Ennemis naturels spécifiques près des adultes → moins de jeunes de la même espèce → diversité accrue.
Une chaîne trophique commence toujours par un producteur primaire, suivi de consommateurs hétérotrophes d’ordres variés, puis les décomposeurs recyclent la matière organique morte en la minéralisant.
Les décomposeurs des chaînes détritivores ou saprophagiques comprennent notamment des détritivores, des bactéries et des champignons, surtout dans le sol.
📌 Les organismes polyphages exploitent des ressources appartenant à différents groupes taxonomiques, tandis que les organismes omnivores consomment à la fois des végétaux et des animaux.
Producteurs primaires → consommateurs → décomposeurs.
★ À maîtriser
📌 La production primaire brute est la quantité de matière organique élaborée par les producteurs primaires, tandis que la production primaire nette soustrait les pertes respiratoires à la production brute.
📐 Formule - La production primaire nette est égale à la production primaire brute moins la respiration : .
Compléments
En milieu terrestre, les producteurs primaires sont principalement des végétaux photo-litho-autotrophes, tandis que les bactéries chimio-litho-autotrophes, notamment les bactéries nitrifiantes du sol, contribuent aussi à la production primaire.
Les producteurs primaires autotrophes captent l’énergie lumineuse et la convertissent en énergie chimique, qui circule sous forme chimique dans les relations trophiques avant d’être finalement dissipée en chaleur par le métabolisme des êtres vivants.
Seulement 20 % de l’énergie du spectre visible parvient au sol et peut être utilisée par les feuilles.
Toute la biomasse produite par la photosynthèse des végétaux verts n’est pas mise à la disposition des phytophages.
★ À maîtriser
La productivité est le rapport entre la production primaire nette (PPN) et la biomasse par unité de surface, et s’exprime en unité de temps⁻¹.
Les facteurs abiotiques limitants comprennent :
Compléments
Le taux de renouvellement, ou temps de séjour, de la biomasse est le rapport biomasse/PPN et s’exprime en unité de temps.
La prairie permanente présente une productivité de 38 %, voire davantage lorsqu’elle est cultivée.
Les espèces de Poacées de productivité forte sont :
Les variations saisonnières modifient la productivité en faisant varier notamment la température et la lumière.
★ À maîtriser
🔄 La production d’un consommateur est limitée par quatre étapes :
Le rendement écologique entre deux niveaux trophiques est souvent de l’ordre de 10 %, mais peut dépasser cette valeur, ce qui contribue à limiter la longueur des chaînes alimentaires sans imposer un maximum de quatre maillons.
📐 Formule - Le rendement écologique est le rapport entre la production du niveau trophique n et celle du niveau inférieur, exprimé en pourcentage : .
Compléments
La vache occupe les niveaux trophiques 2 à 5 en consommant de l’herbe, des acides gras volatils et des bactéries et ciliés du rumen.
Le rendement écologique moyen entre deux niveaux trophiques est de 10 %.
Le microbiote ruminal comprend :
Le rendement d’assimilation de la belette est six fois supérieur à celui de la chenille.
Non consommée → non assimilée → respirée → produite
★ À maîtriser
La pyramide des biomasses représente la matière vivante d’un niveau trophique en masse fraîche ou sèche et peut être inversée en milieu marin, où la biomasse du phytoplancton est inférieure à celle du zooplancton en raison de son renouvellement rapide.
La minéralisation de la matière organique morte par les décomposeurs du sol remet la matière minérale à disposition des producteurs primaires.
Compléments
📌 La pyramide des nombres représente le nombre d’individus par niveau trophique, mais ne renseigne pas véritablement sur les flux de matière et d’énergie.
La pyramide des énergies représente l’énergie produite sous forme de matière organique au cours du temps et présente généralement une diminution d’environ 90 % entre deux niveaux trophiques.
La respiration minéralise la matière organique en faisant passer le carbone et d’autres éléments, notamment l’hydrogène, l’oxygène et l’azote, de la forme organique à la forme minérale.
★ À maîtriser
Dans un contrôle bottom-up, une hausse des producteurs primaires bénéficie aux consommateurs de premier rang puis aux consommateurs de rang supérieur.
Dans un contrôle top-down, un prédateur qui limite les consommateurs de premier rang peut favoriser les producteurs primaires, alors moins consommés.
Compléments
Bottom-up : les producteurs nourrissent les consommateurs ; top-down : les prédateurs limitent leurs proies
★ À maîtriser
Dans un écosystème, la matière est recyclée, mais le système est ouvert du point de vue matériel en raison des échanges avec son environnement, tandis que l’énergie se dissipe notamment sous forme de chaleur et le système reste ouvert, entretenu par l’énergie solaire.
Dans un agrosystème, les exportations de production déséquilibrent le cycle de la matière et rendent nécessaires des importations, notamment sous forme de fertilisants.
Compléments
Les intrants énergétiques d’un agrosystème comprennent :
Dans l’agrosystème prairial, l’intervention humaine peut faire passer le rendement écologique moyen de 10 % à plus de 15 %.
Matière recyclée dans l’écosystème naturel ; production exportée et intrants dans l’agrosystème
★ À maîtriser
🔄 La colonisation progressive passe par les stades :
Au stade mature, la production brute devient égale à la respiration et la production nette est nulle ; la productivité est faible.
Une perturbation peut faire régresser un écosystème mature ; les espèces disparaissent alors généralement dans l’ordre inverse de leur apparition et les espèces robustes des stades juvéniles sont favorisées.
Compléments
Au cours de la succession progressive, le nombre d’espèces et de niches écologiques augmente, le recyclage de la matière organique s’intensifie et les espèces de stratégie de type K deviennent prépondérantes.
Les perturbations comprennent : les modifications du milieu physique, la destruction de biomasse, la surexploitation, les apports excessifs de ressources nutritives
Une perturbation récurrente peut maintenir un écosystème à un stade juvénile, tandis que la cessation de la perturbation permet la reprise de l’évolution progressive.
En altitude, la forêt ne peut s’installer au-dessus de l’étage subalpin, situé entre 1 500 et 1 800 m selon l’exposition, et laisse place aux pelouses alpines.
Sol nu → pionniers → pelouse → lande → climax
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1. Une étude délimite une mare et recense les organismes qui y vivent ainsi que les conditions physiques du milieu et leurs interactions. Quel ensemble l’observateur a-t-il délimité ?
2. Dans une prairie, quel terme désigne l’ensemble des populations de toutes les espèces qui y vivent, y compris les microorganismes ?
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Qu’est-ce qu’un écosystème ?
Un ensemble délimité par un observateur, comprenant une biocénose, un biotope et leurs relations.
Que comprend la biocénose d’un biotope ?
Les populations des différentes espèces qui y vivent, y compris les populations microbiennes.
Quelles conditions définissent une prairie permanente ?
Elle n’est pas retournée pendant au moins cinq ans et sert à la fauche ou au pâturage.
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