★ À maîtriser
📌 Les Relations internationales désignent une discipline universitaire, tandis que la politique mondiale désigne l’objet plus large que cette discipline cherche à analyser.
Compléments
La mondialisation est controversée, notamment parce que les interprétations divergent sur le caractère inédit de la politique mondiale contemporaine et sur le rejet de la mondialisation néolibérale.
Les débats portent notamment sur : l’action climatique des États puissants, les stocks de vaccins des États riches, le Brexit, la crise financière mondiale de 2007-2008, le déclin possible de l’ordre mondial dirigé par l’Occident, l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022
Les débats mobilisent notamment les notions de :
La politique mondiale est l’objet large ; les RI sont la discipline qui l’étudie.
★ À maîtriser
📌 En anglais académique des Relations internationales, « state » désigne l’État comme sujet du droit international, et non le gouvernement ou un pays au sens culturel ; la nation renvoie au peuple ou au sentiment national.
Compléments
📌 La théorie est indispensable à l’analyse des Relations internationales, mais faire entrer systématiquement chaque événement dans un cadre théorique peut le déformer.
Les principales théories de la politique mondiale ont été élaborées par des intellectuels et des praticiens dans des contextes spécifiques et pour des raisons concrètes et politiques.
Au début du XXe siècle, les historiens britanniques ont exercé une influence importante sur les premières décennies de l’étude organisée des Relations internationales.
Après la Seconde Guerre mondiale, la science politique, particulièrement aux États-Unis, a exercé une influence importante sur la discipline des Relations internationales.
L’influence dominante de la science politique a contribué à réduire la diversité des approches légitimes et à privilégier la politique étrangère des États-Unis au détriment des histoires et théories non occidentales.
Des chercheurs ont ensuite étudié la négligence des histoires et expériences non occidentales en Relations internationales et ont cherché à corriger cette situation en développant le projet de Global IR.
La masse des événements → la théorie sélectionne les faits pertinents.
★ À maîtriser
Compléments
Les principaux théoriciens du réalisme mentionnés sont Hans Morgenthau, auteur de Politics Among Nations (1948), Kenneth Waltz, associé au néoréalisme et auteur de Theory of International Politics (1979), ainsi qu’E. H. Carr, auteur de The Twenty Years’ Crisis (1939).
John Mearsheimer est l’auteur de The Great Delusion: Liberal Dreams and International Realities (2018). - John MERSHEIMER
★ À maîtriser
📌 L’internationalisme libéral considère l’État comme un acteur parmi d’autres, notamment les entreprises transnationales et les organisations internationales, et met l’accent sur la coopération et les institutions plutôt que sur la seule puissance militaire.
L’internationalisme libéral conteste que l’anarchie entraîne nécessairement le conflit et considère le capitalisme et la démocratie représentative comme bénéfiques au progrès des individus et des sociétés.
L’internationalisme libéral soutient que les États républicains, le commerce et le droit international conduisent à la paix.
Robert Keohane et Joseph Nye décrivent l’interdépendance complexe dans Power and Interdépendance (1977) : les liens économiques et institutionnels réduisent le poids de la force militaire.
Michael Doyle avance dans ses articles sur la « paix démocratique » (1983) que les démocraties ne se font quasiment jamais la guerre entre elles, contrairement à l’idée réaliste selon laquelle le régime intérieur importe peu.
Compléments
★ À maîtriser
La théorie des systèmes-monde distingue trois zones :
La théorie marxiste décrit le monde comme une économie capitaliste mondiale inégale où les classes structurent la politique mondiale.
Alexander Wendt formule l’idée que l’anarchie est ce que les États en font dans « Anarchy is What States Make of It » (1992), puis dans Social Theory of International Politics (1999).
Compléments
Vladimir Lénine soutient dans L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1917) que la rivalité interétatique exprime la concurrence capitaliste plutôt qu’une nature humaine égoïste.
Immanuel Wallerstein expose dans The Modern World System (1974) une hiérarchie économique entre centre, semi-périphérie et périphérie, que le vocabulaire réaliste de la souveraineté égale des États dissimule.
Robert Cox affirme dans « Social Forces, States and World Orders » (1981) que toute théorie sert quelqu’un et un objectif, et que le réalisme contribue au maintien de l’ordre existant.
Nicholas Onuf a inventé le terme « constructivisme » en relations internationales dans World of Our Making (1989).
★ À maîtriser
Les approches postcoloniales et décoloniales soulignent que les grandes théories, y compris critiques, sont nées en Europe en réponse à des problèmes européens et sont donc eurocentriques.
Les théories féministes étudient comment le genre structure la politique mondiale, et pas seulement la place des femmes.
Les réseaux mondiaux de commerce, de finance, de technologie numérique et de production relient nations, communautés et ménages, qui vivent toutefois la mondialisation différemment.
La mondialisation se caractérise par : l’extension des activités sociales, politiques, culturelles et économiques au-delà des frontières nationales, l’intensification de l’interconnexion, l’accélération du rythme des flux et des processus mondiaux, l’approfondissement de l’imbrication du local et du mondial, le développement d’une conscience subjective d’appartenir à un système ou une communauté mondiale
Compléments
Les approches postcoloniales et décoloniales interrogent la manière dont les théories dominantes ont justifié la domination du Sud global et négligé la question raciale jusqu’à récemment.
Le « stand point feminism » prend l’expérience vécue des femmes comme point de départ théorique plutôt que les prétendues règles objectives du réalisme.
La crise financière mondiale de 2008 et la pandémie de Covid-19 ont révélé l’ampleur et la profondeur sans précédent de l’intégration mondiale associée à la mondialisation postérieure à la guerre froide.
La mondialisation s’accompagne d’une croissance spectaculaire des formes transnationales et mondiales de gouvernance, d’élaboration des règles et de régulation, dont la portée pénètre davantage les affaires intérieures des États.
★ À maîtriser
Dans les relations internationales, l’État est l’échelle principale pour penser la puissance et en est l’acteur majeur.
Dans le réalisme structurel présenté, l’anarchie signifie qu’aucun pouvoir ne se situe au-dessus des États pour les protéger, leur rappeler le droit ou les condamner.
Compléments
Le réalisme structurel considère que le comportement international d’un État ne se déduit pas de sa politique intérieure, même si cet État est démocratique et respecte les droits de l’homme.
Selon John Mearsheimer, la puissance peut être une fin en soi et constitue la « monnaie » de la politique internationale. - John Merdheimer
John Mearsheimer affirme qu’un État ne peut jamais être certain de ne pas vivre à côté d’un voisin puissant, ce qui pousse les États à rechercher davantage de puissance. - John MERSHEIMER
La Corée du Nord illustre la recherche de puissance malgré un régime ultra-fermé et totalitaire, notamment par le développement de l’arme nucléaire.
Thucydide résume l’asymétrie de puissance ainsi : « les grandes puissances font ce qu’elles peuvent et les petites souffrent ce qu’elles doivent ».
L’équilibre des puissances permet à un État trop faible pour rivaliser seul de chercher des alliances avec d’autres petits États ou avec une grande puissance.
En 1949, les pays européens intègrent l’OTAN, reconnaissant leur moindre puissance par rapport à leur position antérieure.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Pour Aron, la puissance politique n’est pas un absolu, mais une relation humaine entre unités politiques. - R. Aron
La force fait plier ; la relation désigne la puissance chez Aron.
★ À maîtriser
📌 Le paradigme de la politique mondiale élargit l’analyse au-delà du paradigme stato-centré des relations interétatiques, en considérant notamment les entreprises et les autres acteurs transnationaux.
Compléments
Joseph Nye et Robert Keohane ont publié Transnational Relations and World Politics en 1972 et Power and Interdependence: World Politics in Transition en 1977.
Dans Transnational Relations and World Politics, Nye et Keohane organisent leur analyse autour de l’effet des relations transnationales sur le contrôle gouvernemental, l’étude de la politique internationale, l’allocation des valeurs et les asymétries entre États, la politique étrangère des États-Unis et les organisations internationales classiques. - Joseph Nye et Robert Keohane, 1972
Dans Power and Interdependence, Nye et Keohane proposent une alternative théorique à l’approche réaliste ou néoréaliste alors dominante. - Joseph Nye et Robert Keohane, Power and Interdependence: World Politics in Transition, 1977
★ À maîtriser
Les trois dimensions de distinction sont : (Joseph Nye et Robert Keohane) :
Dans les situations d’interdépendance complexe, les sociétés nationales interagissent par des canaux multiples, sans hiérarchie organisée autour d’un agenda politique unique, et la force militaire est peu utile.
Compléments
L’interdépendance croissante réduit l’attrait de la violence, mais peut aussi accroître les coûts de coopération.
★ À maîtriser
📌 La puissance ne relève pas seulement de la coercition (« puissance sur ») : elle peut aussi reposer sur la coopération (« puissance avec »). - Joseph Nye
Compléments
Selon Nye et Keohane, l’attrait du recours à la violence à des fins politiques diminue à mesure que l’interdépendance augmente, mais les coûts de celle-ci peuvent dépasser les bénéfices potentiels de la coopération. - Joseph Nye et Robert Keohane, Power and Interdependence
Le partage de technologies et la recherche de la paix par des conférences internationales illustrent des situations où la coopération peut contribuer à atteindre des résultats communs.
Puissance « sur » autrui par coercition ; puissance « avec » autrui par coopération.
★ À maîtriser
📌 Le hard power comprend la coercition, qui recourt à la menace ou à la pression, et l’inducement, qui repose sur l’incitation.
Compléments
La coercition peut s’appuyer sur la force militaire ou sur des sanctions, comme l’exclusion de la Russie du système SWIFT ou les sanctions de l’Union européenne contre la Russie.
L’inducement peut utiliser des moyens économiques, notamment des paiements, des aides ou des pots-de-vin, et demeure une forme de hard power.
Les États-Unis ont soutenu le rapprochement entre l’Égypte et Israël par des aides stratégiques de plusieurs milliards de dollars versées chaque année après les accords de Camp David de 1978.
★ À maîtriser
📌 Les ressources potentielles du soft power ne se traduisent en attraction que si les conditions propres à chaque ressource sont réunies. - Nye
Les trois ressources du soft power distinguées par Nye sont :
La culture ne constitue qu’une des trois ressources du soft power, et seulement lorsqu’elle est attractive pour les autres. - Nye
Compléments
Pour le soft power, les perceptions de la cible comptent autant que les actions de l’acteur, car l’attraction et la persuasion sont des constructions sociales qui impliquent des partenaires. - Nye
Réduire le soft power à la culture, à l’image et au rayonnement est un poncif : la culture seule ne suffit pas à établir l’attraction.
★ À maîtriser
Compléments
Les pays associés au recours au sharp power sont :
Les trois objectifs attribués à Pékin en Europe sont (The Economist) :
La propagande russe en Afrique sahélienne a notamment diffusé des campagnes anti-françaises afin de décrédibiliser la présence française et de promouvoir la Russie.
★ À maîtriser
Compléments
En 2009, Barack Obama critique l’usage systématique de l’outil militaire en affirmant que posséder le plus gros marteau ne signifie pas que tous les problèmes sont des clous. - B. OBAMA
Dans un discours à l’Université islamique du Caire, Barack Obama affirme que les États-Unis ne sont pas les ennemis de l’islam mais ceux du terrorisme.
Ulysse choisit entre plusieurs outils plutôt que de traiter chaque problème avec le même marteau.
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1. Après une épidémie dans une région, des populations très éloignées sont touchées par ses conséquences. Quelle conception de la mondialisation cette situation illustre-t-elle ?
2. Une chercheuse analyse les guerres, les pandémies et l’économie mondiale au sein d’un domaine universitaire. Quelle distinction décrit correctement son travail ?
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Que désigne la mondialisation comme processus ?
L’interconnexion croissante entre les sociétés, qui étend les effets des événements à des populations éloignées.
Qu’est-ce que la mondialisation néolibérale selon certains auteurs ?
L’idéologie associée au capitalisme néolibéral, qui façonne la politique mondiale depuis la fin des années 1970.
Que désigne « state » en anglais académique des Relations internationales ?
L’État comme sujet du droit international.
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