Fiche de révision : Théories des relations internationales

Plan du Cours

  1. Discipline et concepts des RI
  2. Perspective mondiale et rôle des théories
  3. Paradigme réaliste
  4. Internationalisme libéral
  5. Théories marxistes et constructivisme
  6. Mondialisation et interconnexion mondiale
  7. Puissance et anarchie internationales
  8. Puissance et domination chez Thucydide et Aron
  9. Acteurs transnationaux et politique mondiale
  10. Interdépendance complexe et coopération
  11. Puissance au-delà de la coercition
  12. Comportements et ressources de puissance
  13. Sources et conditions du soft power
  14. Subversion et sharp power
  15. Combinaison stratégique et smart power

1. Discipline et concepts des RI

Notions clés & Définitions

  • Mondialisation : Processus d’interconnexion croissante entre les sociétés, qui fait que les événements d’une région ont de plus en plus d’effets sur des populations éloignées.
  • Mondialisation néolibérale : Pour certains auteurs, la mondialisation désigne l’idéologie associée au capitalisme néolibéral, qui a profondément façonné la politique mondiale depuis la fin des années 1970.
  • Souveraineté westphalienne : La souveraineté westphalienne est l’autorité exclusive d’un État sur son territoire ; les traités de Westphalie de 1648 sont associés à la reconnaissance de l’individualité des États et à la sacralisation des frontières.
  • Génocide : Le génocide est un terme juridique forgé en 1944 par Raphael Lemkin, puis employé dans l’acte d’accusation du procès de Nuremberg, pour désigner la volonté d’exterminer un peuple en raison de ses origines ou de sa religion, avec des enjeux politiques et idéologiques.

★ À maîtriser

📌 Les Relations internationales désignent une discipline universitaire, tandis que la politique mondiale désigne l’objet plus large que cette discipline cherche à analyser.

  • Les Relations internationales étudient notamment : l’environnement mondial, les pandémies, la guerre et la paix, l’organisation de l’économie mondiale, les causes et conséquences des inégalités mondiales

Compléments

  • La mondialisation est controversée, notamment parce que les interprétations divergent sur le caractère inédit de la politique mondiale contemporaine et sur le rejet de la mondialisation néolibérale.

  • Les débats portent notamment sur : l’action climatique des États puissants, les stocks de vaccins des États riches, le Brexit, la crise financière mondiale de 2007-2008, le déclin possible de l’ordre mondial dirigé par l’Occident, l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022

  • Les débats mobilisent notamment les notions de :

    • pouvoir
    • violence
    • souveraineté
    • États
    • empires
    • génocide
    • intervention
    • inégalité
    • justice
    • démocratie

Astuce mémo

La politique mondiale est l’objet large ; les RI sont la discipline qui l’étudie.

2. Perspective mondiale et rôle des théories

Notions clés & Définitions

  • Global IR : Global IR désigne un projet intellectuel visant à transformer la discipline des Relations internationales en intégrant davantage les traditions intellectuelles, les expériences historiques et les perspectives non occidentales dans la production des connaissances.
  • Approche eurocentrique : Dans les Relations internationales, une approche eurocentrique prend implicitement l’expérience occidentale, notamment européenne et nord-américaine, comme norme universelle.

★ À maîtriser

📌 En anglais académique des Relations internationales, « state » désigne l’État comme sujet du droit international, et non le gouvernement ou un pays au sens culturel ; la nation renvoie au peuple ou au sentiment national.

  • Face à la masse des événements mondiaux, la théorie sert à déterminer quels faits sont pertinents et constitue ainsi un cadre indispensable à l’analyse des Relations internationales.

Compléments

📌 La théorie est indispensable à l’analyse des Relations internationales, mais faire entrer systématiquement chaque événement dans un cadre théorique peut le déformer.

  • Les principales théories de la politique mondiale ont été élaborées par des intellectuels et des praticiens dans des contextes spécifiques et pour des raisons concrètes et politiques.

  • Au début du XXe siècle, les historiens britanniques ont exercé une influence importante sur les premières décennies de l’étude organisée des Relations internationales.

  • Après la Seconde Guerre mondiale, la science politique, particulièrement aux États-Unis, a exercé une influence importante sur la discipline des Relations internationales.

  • L’influence dominante de la science politique a contribué à réduire la diversité des approches légitimes et à privilégier la politique étrangère des États-Unis au détriment des histoires et théories non occidentales.

  • Des chercheurs ont ensuite étudié la négligence des histoires et expériences non occidentales en Relations internationales et ont cherché à corriger cette situation en développant le projet de Global IR.

Astuce mémo

La masse des événements → la théorie sélectionne les faits pertinents.

3. Paradigme réaliste

Notions clés & Définitions

  • Puissance : Dans le paradigme réaliste, exercer la puissance consiste à faire en sorte qu’un autre fasse ce que l’on veut, en lui imposant sa volonté.
  • Soft power : Le soft power consiste à atteindre ses objectifs en amenant l’autre à être déjà d’accord avec soi.

★ À maîtriser

  • Le réalisme considère le système international comme anarchique et les États comme ses acteurs centraux, principalement préoccupés par leurs propres problèmes.

Compléments

  • Les principaux théoriciens du réalisme mentionnés sont Hans Morgenthau, auteur de Politics Among Nations (1948), Kenneth Waltz, associé au néoréalisme et auteur de Theory of International Politics (1979), ainsi qu’E. H. Carr, auteur de The Twenty Years’ Crisis (1939).

  • John Mearsheimer est l’auteur de The Great Delusion: Liberal Dreams and International Realities (2018). - John MERSHEIMER

4. Internationalisme libéral

★ À maîtriser

📌 L’internationalisme libéral considère l’État comme un acteur parmi d’autres, notamment les entreprises transnationales et les organisations internationales, et met l’accent sur la coopération et les institutions plutôt que sur la seule puissance militaire.

  • L’internationalisme libéral conteste que l’anarchie entraîne nécessairement le conflit et considère le capitalisme et la démocratie représentative comme bénéfiques au progrès des individus et des sociétés.

  • L’internationalisme libéral soutient que les États républicains, le commerce et le droit international conduisent à la paix.

  • Robert Keohane et Joseph Nye décrivent l’interdépendance complexe dans Power and Interdépendance (1977) : les liens économiques et institutionnels réduisent le poids de la force militaire.

  • Michael Doyle avance dans ses articles sur la « paix démocratique » (1983) que les démocraties ne se font quasiment jamais la guerre entre elles, contrairement à l’idée réaliste selon laquelle le régime intérieur importe peu.

Compléments

  • En 1795, Emmanuel Kant publie Vers la paix perpétuelle, texte qui constitue une matrice philosophique de l’internationalisme libéral.

5. Théories marxistes et constructivisme

★ À maîtriser

  • La théorie des systèmes-monde distingue trois zones :

    • le centre
    • la semi-périphérie
    • la périphérie exploitée
  • La théorie marxiste décrit le monde comme une économie capitaliste mondiale inégale où les classes structurent la politique mondiale.

  • Alexander Wendt formule l’idée que l’anarchie est ce que les États en font dans « Anarchy is What States Make of It » (1992), puis dans Social Theory of International Politics (1999).

Compléments

  • Vladimir Lénine soutient dans L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1917) que la rivalité interétatique exprime la concurrence capitaliste plutôt qu’une nature humaine égoïste.

  • Immanuel Wallerstein expose dans The Modern World System (1974) une hiérarchie économique entre centre, semi-périphérie et périphérie, que le vocabulaire réaliste de la souveraineté égale des États dissimule.

  • Robert Cox affirme dans « Social Forces, States and World Orders » (1981) que toute théorie sert quelqu’un et un objectif, et que le réalisme contribue au maintien de l’ordre existant.

  • Nicholas Onuf a inventé le terme « constructivisme » en relations internationales dans World of Our Making (1989).

6. Mondialisation et interconnexion mondiale

Notions clés & Définitions

  • Mondialisation : L’élargissement, l’approfondissement et l’accélération de la connectivité ou de l’interconnexion à l’échelle mondiale.

★ À maîtriser

  • Les approches postcoloniales et décoloniales soulignent que les grandes théories, y compris critiques, sont nées en Europe en réponse à des problèmes européens et sont donc eurocentriques.

  • Les théories féministes étudient comment le genre structure la politique mondiale, et pas seulement la place des femmes.

  • Les réseaux mondiaux de commerce, de finance, de technologie numérique et de production relient nations, communautés et ménages, qui vivent toutefois la mondialisation différemment.

  • La mondialisation se caractérise par : l’extension des activités sociales, politiques, culturelles et économiques au-delà des frontières nationales, l’intensification de l’interconnexion, l’accélération du rythme des flux et des processus mondiaux, l’approfondissement de l’imbrication du local et du mondial, le développement d’une conscience subjective d’appartenir à un système ou une communauté mondiale

Compléments

  • Les approches postcoloniales et décoloniales interrogent la manière dont les théories dominantes ont justifié la domination du Sud global et négligé la question raciale jusqu’à récemment.

  • Le « stand point feminism » prend l’expérience vécue des femmes comme point de départ théorique plutôt que les prétendues règles objectives du réalisme.

  • La crise financière mondiale de 2008 et la pandémie de Covid-19 ont révélé l’ampleur et la profondeur sans précédent de l’intégration mondiale associée à la mondialisation postérieure à la guerre froide.

  • La mondialisation s’accompagne d’une croissance spectaculaire des formes transnationales et mondiales de gouvernance, d’élaboration des règles et de régulation, dont la portée pénètre davantage les affaires intérieures des États.

7. Puissance et anarchie internationales

Notions clés & Définitions

  • Puissance : Serge SUR - Une capacité de faire, de faire faire, d’empêcher de faire ou de refuser de faire.

★ À maîtriser

  • Dans les relations internationales, l’État est l’échelle principale pour penser la puissance et en est l’acteur majeur.

  • Dans le réalisme structurel présenté, l’anarchie signifie qu’aucun pouvoir ne se situe au-dessus des États pour les protéger, leur rappeler le droit ou les condamner.

Compléments

  • Le réalisme structurel considère que le comportement international d’un État ne se déduit pas de sa politique intérieure, même si cet État est démocratique et respecte les droits de l’homme.

  • Selon John Mearsheimer, la puissance peut être une fin en soi et constitue la « monnaie » de la politique internationale. - John Merdheimer

  • John Mearsheimer affirme qu’un État ne peut jamais être certain de ne pas vivre à côté d’un voisin puissant, ce qui pousse les États à rechercher davantage de puissance. - John MERSHEIMER

  • La Corée du Nord illustre la recherche de puissance malgré un régime ultra-fermé et totalitaire, notamment par le développement de l’arme nucléaire.

  • Thucydide résume l’asymétrie de puissance ainsi : « les grandes puissances font ce qu’elles peuvent et les petites souffrent ce qu’elles doivent ».

  • L’équilibre des puissances permet à un État trop faible pour rivaliser seul de chercher des alliances avec d’autres petits États ou avec une grande puissance.

  • En 1949, les pays européens intègrent l’OTAN, reconnaissant leur moindre puissance par rapport à leur position antérieure.

8. Puissance et domination chez Thucydide et Aron

Notions clés & Définitions

  • Puissance chez Thucydide : Thucydide - La capacité de faire plier autrui et d’imposer sa domination lorsque ses forces prévalent.
  • Puissance chez Aron : R. Aron - Raymond Aron définit la puissance sur la scène internationale comme « la capacité d’une unité politique d’imposer aux autres unités sa volonté ».

★ À maîtriser

  • Dans le récit de la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.), Thucydide décrit des négociations où les Athéniens, supérieurs en nombre et en force, proposent aux Méliens de se soumettre sous leur protection, faute de quoi ils les menacent d’extermination.

Compléments

📌 Pour Aron, la puissance politique n’est pas un absolu, mais une relation humaine entre unités politiques. - R. Aron

Astuce mémo

La force fait plier ; la relation désigne la puissance chez Aron.

9. Acteurs transnationaux et politique mondiale

Notions clés & Définitions

  • Relations transnationales : Les relations transnationales sont des mouvements d’entités tangibles ou intangibles à travers les frontières nationales lorsqu’au moins un acteur n’est ni un agent gouvernemental ni un agent d’une organisation intergouvernementale.

★ À maîtriser

📌 Le paradigme de la politique mondiale élargit l’analyse au-delà du paradigme stato-centré des relations interétatiques, en considérant notamment les entreprises et les autres acteurs transnationaux.

Compléments

  • Joseph Nye et Robert Keohane ont publié Transnational Relations and World Politics en 1972 et Power and Interdependence: World Politics in Transition en 1977.

  • Dans Transnational Relations and World Politics, Nye et Keohane organisent leur analyse autour de l’effet des relations transnationales sur le contrôle gouvernemental, l’étude de la politique internationale, l’allocation des valeurs et les asymétries entre États, la politique étrangère des États-Unis et les organisations internationales classiques. - Joseph Nye et Robert Keohane, 1972

  • Dans Power and Interdependence, Nye et Keohane proposent une alternative théorique à l’approche réaliste ou néoréaliste alors dominante. - Joseph Nye et Robert Keohane, Power and Interdependence: World Politics in Transition, 1977

10. Interdépendance complexe et coopération

Notions clés & Définitions

  • Interdépendance complexe : Une situation où tout acteur est sensible et vulnérable aux comportements des autres acteurs du système.

★ À maîtriser

  • Les trois dimensions de distinction sont : (Joseph Nye et Robert Keohane) :

    • la place des États comme acteurs dominants
    • l’efficacité et la possibilité du recours à la force militaire
    • la domination de la sécurité militaire nationale dans l’agenda de politique étrangère
  • Dans les situations d’interdépendance complexe, les sociétés nationales interagissent par des canaux multiples, sans hiérarchie organisée autour d’un agenda politique unique, et la force militaire est peu utile.

Compléments

  • Les quatre modèles explicatifs sont : (Joseph Nye et Robert Keohane) :
    • les processus économiques
    • la structure globale du pouvoir
    • la structure du pouvoir dans les domaines sectoriels
    • les capacités de puissance affectées par l’organisation internationale

Astuce mémo

L’interdépendance croissante réduit l’attrait de la violence, mais peut aussi accroître les coûts de coopération.

11. Puissance au-delà de la coercition

Notions clés & Définitions

  • Puissance selon Nye : Joseph Nye - La capacité d’agir dans des situations sociales afin d’affecter autrui et d’obtenir les résultats recherchés.

★ À maîtriser

📌 La puissance ne relève pas seulement de la coercition (« puissance sur ») : elle peut aussi reposer sur la coopération (« puissance avec »). - Joseph Nye

Compléments

  • Selon Nye et Keohane, l’attrait du recours à la violence à des fins politiques diminue à mesure que l’interdépendance augmente, mais les coûts de celle-ci peuvent dépasser les bénéfices potentiels de la coopération. - Joseph Nye et Robert Keohane, Power and Interdependence

  • Le partage de technologies et la recherche de la paix par des conférences internationales illustrent des situations où la coopération peut contribuer à atteindre des résultats communs.

Astuce mémo

Puissance « sur » autrui par coercition ; puissance « avec » autrui par coopération.

12. Comportements et ressources de puissance

Notions clés & Définitions

  • Agenda setting : L’agenda setting consiste à définir les sujets dont on parle et ceux qui restent hors de la discussion, notamment dans des institutions internationales comme l’ONU ou l’OMC.
  • Attraction : Une forme de puissance douce dans laquelle la cible adhère aux préférences de l’acteur sans nécessairement percevoir cette influence comme de la puissance.

★ À maîtriser

  • Les quatre comportements de puissance, du plus dur au plus doux, sont (Nye) :
    • command
    • inducement
    • agenda setting
    • attraction, aussi appelée co-opt

📌 Le hard power comprend la coercition, qui recourt à la menace ou à la pression, et l’inducement, qui repose sur l’incitation.

  • Le hard power vise à faire changer les préférences initiales d’un acteur et constitue une puissance exercée sur autrui.

Compléments

  • La coercition peut s’appuyer sur la force militaire ou sur des sanctions, comme l’exclusion de la Russie du système SWIFT ou les sanctions de l’Union européenne contre la Russie.

  • L’inducement peut utiliser des moyens économiques, notamment des paiements, des aides ou des pots-de-vin, et demeure une forme de hard power.

  • Les États-Unis ont soutenu le rapprochement entre l’Égypte et Israël par des aides stratégiques de plusieurs milliards de dollars versées chaque année après les accords de Camp David de 1978.

13. Sources et conditions du soft power

★ À maîtriser

📌 Les ressources potentielles du soft power ne se traduisent en attraction que si les conditions propres à chaque ressource sont réunies. - Nye

  • Les trois ressources du soft power distinguées par Nye sont :

    • la culture lorsqu’elle attire les autres
    • les valeurs politiques lorsque l’État les respecte chez lui et à l’étranger
    • les politiques étrangères lorsqu’elles sont perçues comme légitimes et dotées d’autorité morale
  • La culture ne constitue qu’une des trois ressources du soft power, et seulement lorsqu’elle est attractive pour les autres. - Nye

Compléments

  • Pour le soft power, les perceptions de la cible comptent autant que les actions de l’acteur, car l’attraction et la persuasion sont des constructions sociales qui impliquent des partenaires. - Nye

  • Réduire le soft power à la culture, à l’image et au rayonnement est un poncif : la culture seule ne suffit pas à établir l’attraction.

14. Subversion et sharp power

Notions clés & Définitions

  • Sharp power : Christopher Walker and Jessica Ludwig, From ‘Soft Power’ to ‘Sharp Power’: Rising Authoritarian Influence in the Democratic World., 2017 - Une forme de hard power fondée sur la subversion, l’intimidation, les pressions et la désinformation.

★ À maîtriser

  • Le sharp power inclut la guerre de l’information et la militarisation des esprits, les régimes autoritaires cherchant à conquérir les esprits autant que les territoires.

Compléments

  • Les pays associés au recours au sharp power sont :

    • la Chine
    • la Russie
    • l’Iran
    • l’Arabie saoudite
    • les Émirats arabes unis
  • Les trois objectifs attribués à Pékin en Europe sont (The Economist) :

    • construire un réseau de politiciens, d’entrepreneurs et de journalistes soutenant sa politique
    • affaiblir l’unité occidentale
    • présenter son système comme une alternative crédible
  • La propagande russe en Afrique sahélienne a notamment diffusé des campagnes anti-françaises afin de décrédibiliser la présence française et de promouvoir la Russie.

15. Combinaison stratégique et smart power

Notions clés & Définitions

  • Smart power : Joseph Nye - La capacité de combiner le hard power et le soft power dans des stratégies efficaces.

★ À maîtriser

  • Hillary Clinton présente le smart power comme le choix de l’outil diplomatique, économique, militaire, politique, légal ou culturel, ou de la combinaison d’outils, la mieux adaptée à chaque situation lors de son audition de confirmation au Sénat en janvier 2009. - H. CLINTON, audition de confirmation au poste de Secrétaire d’Etat, commission des Affaires étrangères du Sénat

Compléments

  • En 2009, Barack Obama critique l’usage systématique de l’outil militaire en affirmant que posséder le plus gros marteau ne signifie pas que tous les problèmes sont des clous. - B. OBAMA

  • Dans un discours à l’Université islamique du Caire, Barack Obama affirme que les États-Unis ne sont pas les ennemis de l’islam mais ceux du terrorisme.

  • La stratégie américaine de smart power visant à contenir la Chine combine le soft power du TPP, traité de libre-échange sans la Chine mais auquel elle pourrait adhérer à certaines conditions, et le hard power de la doctrine du pivot, qui prévoit de faire passer la répartition de la flotte de 50/50 à 40/60 en faveur de l’Indo-Pacifique.

Astuce mémo

Ulysse choisit entre plusieurs outils plutôt que de traiter chaque problème avec le même marteau.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Théories des relations internationales avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Après une épidémie dans une région, des populations très éloignées sont touchées par ses conséquences. Quelle conception de la mondialisation cette situation illustre-t-elle ?

2. Une chercheuse analyse les guerres, les pandémies et l’économie mondiale au sein d’un domaine universitaire. Quelle distinction décrit correctement son travail ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Théories des relations internationales avec 10 flashcards interactives.

Que désigne la mondialisation comme processus ?

L’interconnexion croissante entre les sociétés, qui étend les effets des événements à des populations éloignées.

Qu’est-ce que la mondialisation néolibérale selon certains auteurs ?

L’idéologie associée au capitalisme néolibéral, qui façonne la politique mondiale depuis la fin des années 1970.

Que désigne « state » en anglais académique des Relations internationales ?

L’État comme sujet du droit international.

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