QCM : Thermodynamique et physique statistique — 68 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans une étude thermodynamique, que désigne le système ?

L’objet choisi pour être étudié
L’ensemble des échanges avec l’extérieur
Tout ce qui entoure l’objet étudié
La région située hors des frontières choisies

L’objet choisi pour être étudié

Explication

Le système est l’objet ou la portion de matière retenu pour l’étude thermodynamique. L’extérieur correspond, au contraire, à tout ce qui ne fait pas partie du système.

2. Quelle classification décrit correctement les échanges possibles d’un système thermodynamique ?

Ouvert ou fermé pour la matière, isolé ou non isolé pour l’énergie, rigide ou déformable pour le volume
Ouvert ou fermé pour la température, isolé ou non isolé pour le volume, rigide ou déformable pour l’énergie
Ouvert ou fermé pour le volume, isolé ou non isolé pour la pression, rigide ou déformable pour la matière
Ouvert ou fermé pour l’énergie, isolé ou non isolé pour la matière, rigide ou déformable pour la température

Ouvert ou fermé pour la matière, isolé ou non isolé pour l’énergie, rigide ou déformable pour le volume

Explication

Ces trois couples caractérisent respectivement les échanges de matière, les échanges d’énergie et la possibilité de variation du volume. Les autres associations attribuent à chaque terme une propriété qui ne lui correspond pas.

3. Quelle situation caractérise un système à l’équilibre thermodynamique ?

Il maintient son volume constant pendant un échange de matière
Il conserve une température uniforme malgré un flux thermique permanent
Il reste immobile tout en laissant circuler des charges électriques
Il ne présente ni mouvement macroscopique ni flux d’aucune sorte

Il ne présente ni mouvement macroscopique ni flux d’aucune sorte

Explication

L’équilibre thermodynamique exige l’absence de mouvement macroscopique et de tout flux. Une température uniforme n’exclut pas à elle seule un flux, et l’immobilité ou le volume constant ne suffisent pas à définir l’équilibre.

4. Comment distingue-t-on une variable extensive d’une variable intensive ?

Une variable extensive reste constante, tandis qu’une variable intensive varie avec le volume
Une variable extensive mesure un flux, tandis qu’une variable intensive mesure une frontière
Une variable extensive dépend de la quantité de matière, tandis qu’une variable intensive en est indépendante
Une variable extensive est indépendante de la matière, tandis qu’une variable intensive lui est proportionnelle

Une variable extensive dépend de la quantité de matière, tandis qu’une variable intensive en est indépendante

Explication

Une grandeur extensive est proportionnelle à la quantité de matière, alors qu’une grandeur intensive ne dépend pas de cette quantité. Les autres propositions confondent cette distinction avec la conservation, les flux ou les frontières.

5. Laquelle de ces associations de grandeurs est correcte ?

La pression est extensive, tandis que le volume et la température sont intensifs
Le volume est extensif, tandis que la pression et la température sont intensives
La température est extensive, tandis que la pression et le volume sont intensifs
Le volume et la pression sont intensifs, tandis que la température est extensive

Le volume est extensif, tandis que la pression et la température sont intensives

Explication

Le volume dépend de la quantité de matière et constitue donc une grandeur extensive. La pression et la température sont indépendantes de cette quantité dans la classification considérée et sont intensives.

6. Un gaz parfait contient n=2,0 moln=2{,}0\ \mathrm{mol} à la température T=300 KT=300\ \mathrm{K} dans un volume V=0,050 m3V=0{,}050\ \mathrm{m^3}. Quelle pression prévoit l’équation d’état avec R=8,31 JK1mol1R=8{,}31\ \mathrm{J\,K^{-1}\,mol^{-1}} ?

Environ 2,49×104 Pa2{,}49\times10^4\ \mathrm{Pa}
Environ 4,99×104 Pa4{,}99\times10^4\ \mathrm{Pa}
Environ 9,97×104 Pa9{,}97\times10^4\ \mathrm{Pa}
Environ 1,66×105 Pa1{,}66\times10^5\ \mathrm{Pa}

Environ $$9{,}97\times10^4\ \mathrm{Pa}$$

Explication

L’équation du gaz parfait donne p=nRTV=2,0×8,31×3000,0509,97×104 Pap=\frac{nRT}{V}=\frac{2{,}0\times8{,}31\times300}{0{,}050}\approx9{,}97\times10^4\ \mathrm{Pa}. Les autres valeurs résultent d’une mauvaise combinaison de la quantité de matière, du volume ou de la température dans la relation.

7. Quelle différence caractérise une transformation quasistatique par rapport à une transformation réversible ?

La transformation quasistatique exclut les équilibres, tandis que la réversible conserve toujours la pression du système
La transformation quasistatique s’effectue sans chaleur, tandis que la réversible s’effectue à volume constant
La transformation quasistatique enchaîne des équilibres du système, tandis que la réversible concerne des équilibres de l’univers et peut être inversée
La transformation quasistatique concerne les particules, tandis que la réversible concerne uniquement les échanges de matière

La transformation quasistatique enchaîne des équilibres du système, tandis que la réversible concerne des équilibres de l’univers et peut être inversée

Explication

Une transformation quasistatique est une succession continue d’états d’équilibre du système. La réversibilité exige des états d’équilibre de l’univers et permet de parcourir le processus en sens inverse; elle ne se définit pas par une pression ou un volume constants.

8. Que représente l’énergie interne d’un système ?

La contribution microscopique comprenant l’agitation moléculaire et les interactions entre particules
La puissance mécanique reçue par le système pendant une transformation
L’énergie liée au mouvement d’ensemble et à l’altitude du centre de masse
La quantité de chaleur transférée entre le système et son extérieur

La contribution microscopique comprenant l’agitation moléculaire et les interactions entre particules

Explication

L’énergie interne regroupe les contributions microscopiques, notamment l’agitation moléculaire et les interactions entre particules. Le mouvement d’ensemble et certaines énergies potentielles appartiennent à l’énergie macroscopique, tandis que chaleur et puissance décrivent des échanges.

9. Dans quelle situation peut-on écrire ΔEtot=ΔU\Delta E_{tot}=\Delta U ?

Lorsque le système accélère sans modifier sa température
Lorsque le système change d’altitude à énergie interne constante
Lorsque la pression du système demeure uniforme pendant l’évolution
Lorsque l’énergie macroscopique du système reste constante

Lorsque l’énergie macroscopique du système reste constante

Explication

Si l’énergie macroscopique ne varie pas, la variation de l’énergie totale se réduit à la variation de l’énergie interne. Une accélération ou un changement d’altitude modifie au contraire une contribution macroscopique et empêche cette égalité sous cette forme.

10. Quelle expression donne l’énergie interne d’un gaz parfait monoatomique ?

U=52nRTU=\frac{5}{2}nRT
U=nRTU=nRT
U=32nRTU=\frac{3}{2}nRT
U=32pV2U=\frac{3}{2}pV^2

$$U=\frac{3}{2}nRT$$

Explication

Pour un gaz parfait monoatomique, l’énergie interne vaut U=32nRTU=\frac{3}{2}nRT. L’expression nRTnRT correspond à une autre combinaison thermodynamique, tandis que les deux autres formules ne donnent pas l’énergie interne selon la relation fournie.

11. Comment la pression d’un fluide agit-elle sur une surface élémentaire dSdS ?

Elle exerce une force perpendiculaire de norme pdSp\,dS
Elle exerce une force tangentielle de norme dS/pdS/p
Elle exerce une force tangentielle de norme pdSp\,dS
Elle exerce une force perpendiculaire de norme p/dSp/dS

Elle exerce une force perpendiculaire de norme $$p\,dS$$

Explication

La pression est une grandeur scalaire qui produit sur la surface dSdS une force normale de norme pdSp\,dS. Une force tangentielle ou une division par la surface ne correspond pas à la définition de la pression d’un fluide.

12. Quelle relation exprime le premier principe lors d’une transformation, avec WW et QQ définis comme les énergies reçues par le système ?

ΔU=WQ\Delta U=WQ
ΔU=W+Q\Delta U=W+Q
ΔU=QW\Delta U=Q-W
ΔU=WQ\Delta U=W-Q

$$\Delta U=W+Q$$

Explication

Le premier principe relie la variation d’énergie interne aux échanges reçus selon ΔU=W+Q\Delta U=W+Q. Les expressions soustractives changent la convention des signes et ne correspondent pas aux grandeurs définies ici.

13. Quelle distinction décrit correctement le travail et la chaleur lors d’un échange d’énergie ?

Le travail concerne un transfert de matière, tandis que la chaleur concerne une variation de charge.
Le travail est lié à une action macroscopique, tandis que la chaleur résulte d’une différence de température.
Le travail résulte d’une différence de température, tandis que la chaleur correspond à une action macroscopique.
Le travail dépend d’un changement d’état chimique, tandis que la chaleur dépend d’une force électrique.

Le travail est lié à une action macroscopique, tandis que la chaleur résulte d’une différence de température.

Explication

Le travail est un échange macroscopique associé à la variation d’un paramètre mesurable, alors que la chaleur se transfère spontanément entre corps de températures différentes. Une différence de température caractérise donc la chaleur, et non le travail.

14. Un système reçoit une compression imposée par une pression extérieure constante pextp_{ext} et son volume varie de dV<0dV<0. Quelle expression donne le travail reçu par les forces de pression ?

δW=pextdV\delta W=p_{ext}\,dV
δW=pextVdV\delta W=p_{ext}V\,dV
δW=pextdV\delta W=-p_{ext}\,dV
δW=Vdpext\delta W=-V\,dp_{ext}

$$\delta W=-p_{ext}\,dV$$

Explication

Pour les forces de pression, le travail reçu vérifie δW=pextdV\delta W=-p_{ext}\,dV; une compression rend donc ce travail positif. L’expression pextdVp_{ext}\,dV donnerait ici le signe opposé.

15. Deux corps X et Y échangent de la chaleur par conduction pendant dtdt. Si TY>TXT_Y>T_X, quelle expression décrit la chaleur reçue par X ?

δQ=h(TYTX)dt/S\delta Q=h(T_Y-T_X)\,dt/S
δQ=hS(TX+TY)dt\delta Q=hS(T_X+T_Y)\,dt
δQ=hS(TYTX)dt\delta Q=hS(T_Y-T_X)\,dt
δQ=hS(TXTY)dt\delta Q=hS(T_X-T_Y)\,dt

$$\delta Q=hS(T_Y-T_X)\,dt$$

Explication

La conduction donne δQ=hS(TYTX)dt\delta Q=hS(T_Y-T_X)\,dt, qui est positive lorsque Y est plus chaud que X. Inverser les températures prédirait un transfert entrant alors que le corps X est le plus froid.

16. Un condensateur relié à un générateur de tension φext\varphi_{\mathrm{ext}} reçoit une charge infinitésimale dqdq sur l’armature positive. Quel travail électrique reçoit-il ?

δW=φextdq\delta W=-\varphi_{\mathrm{ext}}\,dq
δW=φextdq\delta W=\varphi_{\mathrm{ext}}\,dq
δW=qdφext\delta W=q\,d\varphi_{\mathrm{ext}}
δW=φextqdq\delta W=\varphi_{\mathrm{ext}}\,q\,dq

$$\delta W=\varphi_{\mathrm{ext}}\,dq$$

Explication

Le travail électrique reçu lors de la variation de charge est δW=φextdq\delta W=\varphi_{\mathrm{ext}}\,dq. Le terme qdφextq\,d\varphi_{\mathrm{ext}} correspondrait à une variation de tension, qui n’est pas la grandeur différentielle considérée ici.

17. Quel échange caractérise le travail chimique dans un système ouvert ?

Une énergie reçue lors d’une variation de température, avec δW=TdS\delta W=T\,dS.
Une énergie reçue lors d’une variation de volume, avec δW=pextdV\delta W=-p_{ext}\,dV.
Une énergie reçue lors d’une variation de charge, avec δW=φextdq\delta W=\varphi_{\mathrm{ext}}\,dq.
Une énergie reçue lors d’une variation de quantité de matière, avec δW=μextdnv\delta W=\mu_{\mathrm{ext}}\,dn_v.

Une énergie reçue lors d’une variation de quantité de matière, avec $$\delta W=\mu_{\mathrm{ext}}\,dn_v$$.

Explication

Le travail chimique accompagne un échange de matière et s’écrit ici δW=μextdnv\delta W=\mu_{\mathrm{ext}}\,dn_v. La variation de charge et la tension caractérisent plutôt le travail électrique.

18. Un mélange reçoit des quantités infinitésimales dnidn_i de plusieurs espèces chimiques. Quelle expression donne son travail chimique total ?

δW=iμext(i)dni\delta W=\sum_i\mu_{\mathrm{ext}}^{(i)}\,dn_i
δW=inidμext(i)\delta W=\sum_i n_i\,d\mu_{\mathrm{ext}}^{(i)}
δW=iμext(i)dni\delta W=\prod_i\mu_{\mathrm{ext}}^{(i)}\,dn_i
δW=μextidni\delta W=\mu_{\mathrm{ext}}\sum_i dn_i

$$\delta W=\sum_i\mu_{\mathrm{ext}}^{(i)}\,dn_i$$

Explication

Chaque espèce contribue selon son propre potentiel chimique et sa quantité transférée, d’où δW=iμext(i)dni\delta W=\sum_i\mu_{\mathrm{ext}}^{(i)}\,dn_i. Utiliser un potentiel unique négligerait la distinction entre les espèces du mélange.

19. Un corps X est en contact thermique avec un corps Y et vérifie TY<TXT_Y<T_X. Quel signe possède la chaleur reçue par X selon la loi d’échange convectif ou conductif donnée ?

Elle dépend du volume de X, même si les températures restent inchangées.
Elle est nulle, car deux corps en contact échangent toujours sans bilan net.
Elle est positive, car la température de X est supérieure à celle de Y.
Elle est négative, car δQ=hS(TYTX)dt<0\delta Q=hS(T_Y-T_X)\,dt<0.

Elle est négative, car $$\delta Q=hS(T_Y-T_X)\,dt<0$$.

Explication

La relation δQ=hS(TYTX)dt\delta Q=hS(T_Y-T_X)\,dt devient négative lorsque Y est plus froid que X, ce qui signifie que X cède de la chaleur. Une chaleur positive correspondrait à la situation inverse, où Y serait plus chaud.

20. Quelle loi relie la densité de flux thermique au gradient de température dans un matériau conducteur ?

La loi de Newton q=λT\vec q=\lambda\vec\nabla T.
La loi des gaz parfaits q=λTp\vec q=\lambda T\vec\nabla p.
La loi de Fourier q=λT\vec q=-\lambda\vec\nabla T.
La loi de Stefan-Boltzmann q=σ(TY4TX4)S\vec q=\sigma(T_Y^4-T_X^4)\vec S.

La loi de Fourier $$\vec q=-\lambda\vec\nabla T$$.

Explication

La conduction thermique dans un matériau suit la loi de Fourier q=λT\vec q=-\lambda\vec\nabla T, le signe moins indiquant un flux dirigé vers les températures plus faibles. La convection, elle, implique un transport de matière par un fluide.

21. Dans une barre isolée en régime stationnaire, de longueur LL et de section SS, reliant Y à X, quelle puissance thermique est transmise ?

P=λSL(TXTY)2P=\frac{\lambda S}{L}(T_X-T_Y)^2
P=λLS(TYTX)P=\frac{\lambda L}{S}(T_Y-T_X)
P=λSL(TYTX)P=\frac{\lambda S}{L}(T_Y-T_X)
P=SλL(TYTX)P=\frac{S}{\lambda L}(T_Y-T_X)

$$P=\frac{\lambda S}{L}(T_Y-T_X)$$

Explication

Le régime stationnaire dans la barre conduit à P=λSL(TYTX)P=\frac{\lambda S}{L}(T_Y-T_X). Une section plus grande augmente la puissance, tandis qu’une longueur plus grande la diminue; l’expression inverse ces dépendances.

22. Quelle situation distingue correctement la convection forcée de la convection libre ?

La convection forcée provient d’une température non uniforme, tandis que la convection libre est entretenue par une pompe.
La convection forcée résulte d’un équilibre thermique, tandis que la convection libre exige une différence de pression imposée.
La convection forcée est entretenue par une action extérieure, tandis que la convection libre provient spontanément d’une température non uniforme.
La convection forcée correspond à la conduction dans un solide, tandis que la convection libre correspond au rayonnement thermique.

La convection forcée est entretenue par une action extérieure, tandis que la convection libre provient spontanément d’une température non uniforme.

Explication

Une action extérieure sur le fluide, comme un dispositif de mise en mouvement, caractérise la convection forcée. La convection libre apparaît spontanément lorsque des différences de température créent les mouvements du fluide.

23. Quelle distinction fondamentale le second principe établit-il par rapport au premier principe lors d’une transformation thermodynamique ?

Il distingue le sens spontané du sens inverse irréversible
Il impose la conservation de l’entropie dans un système isolé
Il interdit toute transformation qui modifie l’énergie interne
Il relie directement la pression à la conservation de l’énergie

Il distingue le sens spontané du sens inverse irréversible

Explication

Le premier principe vérifie la conservation de l’énergie sans sélectionner le sens d’évolution, tandis que le second principe identifie le sens spontané et irréversible. La conservation de l’entropie ne caractérise pas l’évolution spontanée d’un système isolé.

24. Que se passe-t-il lorsqu’un robinet est ouvert entre deux compartiments isolés, dont l’un contient un gaz et l’autre est vide ?

Le gaz se répartit spontanément dans le volume disponible
Le gaz reste confiné puisque les parois sont isolées
Le gaz se contracte en produisant un travail extérieur
Le gaz revient spontanément dans son compartiment initial

Le gaz se répartit spontanément dans le volume disponible

Explication

Lors de la détente de Joule, le gaz occupe spontanément le volume accessible après l’ouverture, sans échange de chaleur ni travail. Le retour vers l’état initial n’est pas une évolution spontanée.

25. Quelle propriété caractérise l’entropie d’un système isolé à l’équilibre ?

C’est une quantité nulle dès que le système atteint l’équilibre
C’est une variable extensive fixée par la température extérieure
C’est une grandeur de transfert définie par le travail reçu
C’est une fonction d’état maximale à l’équilibre

C’est une fonction d’état maximale à l’équilibre

Explication

L’entropie dépend de l’état macroscopique et atteint sa valeur maximale à l’équilibre pour un système isolé. Elle n’est pas définie comme un transfert de travail et n’est pas nécessairement nulle à l’équilibre.

26. Pour un système décrit par S(U,V,n)S(U,V,n), quelle relation donne la dérivée de l’entropie par rapport à l’énergie interne à volume et quantité de matière constantes ?

(SU)V,n=μT\left(\frac{\partial S}{\partial U}\right)_{V,n}=-\frac{\mu}{T}
(SU)V,n=T\left(\frac{\partial S}{\partial U}\right)_{V,n}=T
(SU)V,n=pT\left(\frac{\partial S}{\partial U}\right)_{V,n}=\frac{p}{T}
(SU)V,n=1T\left(\frac{\partial S}{\partial U}\right)_{V,n}=\frac{1}{T}

$$\left(\frac{\partial S}{\partial U}\right)_{V,n}=\frac{1}{T}$$

Explication

La dérivée de l’entropie par rapport à l’énergie interne, lorsque VV et nn sont constants, vaut l’inverse de la température. Les rapports p/Tp/T et μ/T-\mu/T correspondent respectivement aux dérivées par rapport au volume et à la quantité de matière.

27. Quelle est la forme différentielle correcte de l’énergie interne pour un système pouvant échanger énergie, volume et matière ?

dU=TdSpdVμdndU=T\,dS-p\,dV-\mu\,dn
dU=TdSpdV+μdndU=T\,dS-p\,dV+\mu\,dn
dU=TdS+pdVμdndU=T\,dS+p\,dV-\mu\,dn
dU=TdSpdV+μdndU=-T\,dS-p\,dV+\mu\,dn

$$dU=T\,dS-p\,dV+\mu\,dn$$

Explication

La différentielle fondamentale de l’énergie interne comporte les termes TdST\,dS, pdV-p\,dV et +μdn+\mu\,dn. Le signe négatif concerne le travail associé au volume, tandis que le terme de matière porte un signe positif.

28. Dans quelle situation peut-on écrire la relation δQ=TdS\delta Q=T\,dS ?

Pour tout système isolé à l’équilibre
Pour toute transformation irréversible
Pour une transformation réversible
Pour une détente sans échange thermique

Pour une transformation réversible

Explication

La relation δQreˊversible=TdS\delta Q_{\mathrm{réversible}}=T\,dS s’applique à une transformation réversible. Dans une transformation irréversible, la chaleur échangée n’est généralement pas reliée à l’entropie par cette égalité.

29. Que déduit-on de la relation 2SU2=1CVT20\frac{\partial^2S}{\partial U^2}=-\frac{1}{C_VT^2}\leq0 pour la capacité thermique à volume constant ?

La capacité thermique vérifie CV0C_V\geq0
La capacité thermique est nécessairement indépendante de la température
La capacité thermique est égale à l’énergie interne du système
La capacité thermique vérifie CV0C_V\leq0

La capacité thermique vérifie $$C_V\geq0$$

Explication

La concavité de l’entropie par rapport à l’énergie interne impose une capacité thermique à volume constant positive ou nulle. Elle ne fixe pas son indépendance vis-à-vis de la température et ne l’identifie pas à l’énergie interne.

30. Quelle expression décrit l’entropie d’un gaz parfait monoatomique en fonction de UU, VV et nn ?

S=R[32lnU+lnV+nc]S=R\left[\frac{3}{2}\ln U+\ln V+nc\right]
S=nR[32lnUn+lnVn+c]S=nR\left[\frac{3}{2}\ln\frac{U}{n}+\ln\frac{V}{n}+c\right]
S=nR[lnUn+32lnVn+c]S=nR\left[\ln\frac{U}{n}+\frac{3}{2}\ln\frac{V}{n}+c\right]
S=nR[32Un+Vn+c]S=nR\left[\frac{3}{2}\frac{U}{n}+\frac{V}{n}+c\right]

$$S=nR\left[\frac{3}{2}\ln\frac{U}{n}+\ln\frac{V}{n}+c\right]$$

Explication

Pour un gaz parfait monoatomique, l’entropie contient un terme logarithmique en U/nU/n avec le coefficient 3/23/2 et un terme logarithmique en V/nV/n. Les autres expressions modifient les coefficients, la dépendance en nn ou remplacent les logarithmes par des termes linéaires.

31. Comment évolue un potentiel thermodynamique lors d’une transformation irréversible vers l’équilibre ?

Il oscille autour de sa valeur d’équilibre sans tendance définie
Il reste constant puisque l’énergie totale se conserve
Il augmente et atteint un maximum à l’équilibre
Il diminue et atteint un minimum à l’équilibre

Il diminue et atteint un minimum à l’équilibre

Explication

Le potentiel vérifie ΔΦ=T0ΔSuniv\Delta\Phi=-T_0\Delta S_{\mathrm{univ}} et diminue lorsque l’entropie de l’univers augmente pendant une transformation irréversible. La conservation de l’énergie n’implique donc pas la constance de ce potentiel.

32. Quel potentiel thermodynamique convient à un système en contact avec un thermostat à T0T_0 et un pressostat à p0p_0 ?

Φ=UT0Sp0V\Phi=U-T_0S-p_0V
Φ=UT0S+p0V\Phi=U-T_0S+p_0V
Φ=U+T0S+p0V\Phi=U+T_0S+p_0V
Φ=U+T0Sp0V\Phi=U+T_0S-p_0V

$$\Phi=U-T_0S+p_0V$$

Explication

La présence simultanée d’un thermostat et d’un pressostat conduit au potentiel UT0S+p0VU-T_0S+p_0V. Le terme entropique porte un signe négatif et le terme de pression un signe positif.

33. Quelle distinction associe correctement les potentiels FF et GG à leurs contraintes expérimentales ?

FF correspond à T,V,nT,V,n fixés, tandis que GG correspond à T,p,nT,p,n fixés
FF correspond à T,p,nT,p,n fixés, tandis que GG correspond à T,V,nT,V,n fixés
FF correspond à S,V,nS,V,n fixés, tandis que GG correspond à S,p,nS,p,n fixés
FF correspond à U,V,nU,V,n fixés, tandis que GG correspond à U,p,nU,p,n fixés

$$F$$ correspond à $$T,V,n$$ fixés, tandis que $$G$$ correspond à $$T,p,n$$ fixés

Explication

L’énergie libre FF est le minimum de UTSU-TS à température, volume et quantité de matière fixés, alors que l’enthalpie libre GG est le minimum de UTS+pVU-TS+pV à température, pression et quantité de matière fixées. Ainsi, FF est adaptée au thermostat seul et GG au thermostat associé à un pressostat.

34. Pour une fonction dérivable définissant une transformation de Legendre, quelle relation relie la fonction transformée à sa variable conjuguée y=f(x)y=f'(x) ?

h(y)=f(x)xyh(y)=f(x)-xy et x=h(y)x=-h'(y)
h(y)=f(x)+xyh(y)=f(x)+xy et x=h(y)x=h'(y)
h(y)=f(x)yxh(y)=f(x)-yx et x=h(y)x=h'(y)
h(y)=f(x)+yxh(y)=f(x)+yx et x=h(y)x=-h'(y)

$$h(y)=f(x)-xy$$ et $$x=-h'(y)$$

Explication

La transformation directe est définie par h(y)=f(x)xyh(y)=f(x)-xy avec y=f(x)y=f'(x), ce qui entraîne x=h(y)x=-h'(y). La reconstruction inverse utilise au contraire une addition, et non une soustraction.

35. Quelle expression définit l’enthalpie libre d’un système thermodynamique ?

G=U+pVG=U+pV
G=U+TSpVG=U+TS-pV
G=UTSG=U-TS
G=UTS+pVG=U-TS+pV

$$G=U-TS+pV$$

Explication

L’enthalpie libre combine l’énergie interne, le terme entropique et le terme de pression-volume selon G=UTS+pVG=U-TS+pV. L’expression UTSU-TS correspond à l’énergie libre, tandis que U+pVU+pV définit l’enthalpie.

36. Quelle différentielle fondamentale correspond à l’enthalpie libre GG ?

dG=SdTpdV+nYndXndG=-S\,dT-p\,dV+\sum_nY_n\,dX_n
dG=SdTVdp+nYndXndG=S\,dT-V\,dp+\sum_nY_n\,dX_n
dG=TdS+Vdp+nYndXndG=T\,dS+V\,dp+\sum_nY_n\,dX_n
dG=SdT+Vdp+nYndXndG=-S\,dT+V\,dp+\sum_nY_n\,dX_n

$$dG=-S\,dT+V\,dp+\sum_nY_n\,dX_n$$

Explication

L’enthalpie libre a pour variables naturelles la température et la pression, d’où dG=SdT+Vdp+nYndXndG=-S\,dT+V\,dp+\sum_nY_n\,dX_n. La différentielle contenant TdS+VdpT\,dS+V\,dp est celle de l’enthalpie.

37. Lors d’une transformation monotherme et monobare, quelle grandeur borne le travail récupérable autre que celui du pressostat ?

W<ΔH|W'|< \Delta H
W<ΔG|W'|< -\Delta G
W<ΔF|W'|< -\Delta F
W<ΔG|W'|< \Delta G

$$|W'|< -\Delta G$$

Explication

Sous des conditions monothermes et monobares, le travail récupérable distinct de celui du pressostat est borné par W<ΔG|W'|< -\Delta G. La borne en ΔF-\Delta F concerne une transformation monotherme sans la condition supplémentaire de pression constante.

38. Que décrivent les coefficients calorimétriques d’un fluide ?

Les variations d’entropie selon la température et une autre variable d’état
Les variations de pression selon le volume et une autre variable d’état
Les variations de volume selon l’enthalpie et une autre variable d’état
Les variations d’énergie interne selon la pression et la température

Les variations d’entropie selon la température et une autre variable d’état

Explication

Les coefficients calorimétriques caractérisent les variations d’entropie en fonction de la température et d’une autre variable d’état. Les capacités CVC_V et CpC_p sont des coefficients particuliers liés à ces variations, tandis que \ell et hh décrivent d’autres dérivées entropiques.

39. Dans les variables T,VT,V, quelle expression définit le coefficient \ell ?

=1T(SV)T\ell=\frac{1}{T}\left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_T
=T(SV)T\ell=T\left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_T
=V(SV)T\ell=V\left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_T
=T(ST)V\ell=T\left(\frac{\partial S}{\partial T}\right)_V

$$\ell=T\left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_T$$

Explication

Le coefficient \ell mesure la variation de l’entropie avec le volume à température constante et vaut T(SV)TT\left(\frac{\partial S}{\partial V}\right)_T. L’expression faisant intervenir la dérivée par rapport à TT définit CVC_V, avec un volume constant.

40. Pour une transformation isochore d’un fluide, quelle relation donne la chaleur échangée ?

Q=ΔH=TiTfCpdTQ=\Delta H=\int_{T_i}^{T_f}C_p\,dT
Q=ΔU=TiTfCpdTQ=\Delta U=\int_{T_i}^{T_f}C_p\,dT
Q=ΔH=TiTfCVdTQ=\Delta H=\int_{T_i}^{T_f}C_V\,dT
Q=ΔU=TiTfCVdTQ=\Delta U=\int_{T_i}^{T_f}C_V\,dT

$$Q=\Delta U=\int_{T_i}^{T_f}C_V\,dT$$

Explication

À volume constant, la chaleur échangée est égale à la variation d’énergie interne et s’écrit avec CVC_V. L’expression avec ΔH\Delta H et CpC_p correspond à une transformation isobare quasistatique.

41. Un fluide possède un coefficient de dilatation α\alpha, un volume VV et un coefficient calorimétrique \ell. Quelle relation de Mayer relie ses capacités thermiques ?

Cp+CV=αVC_p+C_V=\alpha V\ell
CpCV=αVC_p-C_V=\frac{\ell}{\alpha V}
CpCV=αVγC_p-C_V=\alpha V\gamma
CpCV=αVC_p-C_V=\alpha V\ell

$$C_p-C_V=\alpha V\ell$$

Explication

La relation de Mayer pour ce fluide est CpCV=αVC_p-C_V=\alpha V\ell, et elle peut aussi s’écrire α2TVχT\frac{\alpha^2TV}{\chi_T}. Le rapport γ\gamma est défini par Cp/CVC_p/C_V et ne remplace pas le produit αV\alpha V\ell.

42. Quel postulat caractérise l’équilibre microcanonique d’un système isolé ?

La probabilité d’un microétat dépend directement de son volume
Les microétats de plus grande énergie sont statistiquement favorisés
Un seul microétat compatible avec le macroétat est réalisé
Tous les microétats compatibles avec le macroétat sont équiprobables

Tous les microétats compatibles avec le macroétat sont équiprobables

Explication

Le postulat microcanonique affirme que tous les microétats compatibles avec les contraintes macroscopiques ont la même probabilité. L’entropie associée est alors S=kBlnΩS=k_B\ln\Omega, et non une sélection du microétat de plus grande énergie.

43. Combien de microétats possède un gaz sur réseau de αV\alpha V cases contenant NN particules indiscernables ?

Ω(N,V)=(αV)!(αVN)!\Omega(N,V)=\frac{(\alpha V)!}{(\alpha V-N)!}
Ω(N,V)=N!(αV)!(αVN)!\Omega(N,V)=\frac{N!}{(\alpha V)!(\alpha V-N)!}
Ω(N,V)=(αVN)!N!(αV)!\Omega(N,V)=\frac{(\alpha V-N)!}{N!(\alpha V)!}
Ω(N,V)=(αV)!N!(αVN)!\Omega(N,V)=\frac{(\alpha V)!}{N!(\alpha V-N)!}

$$\Omega(N,V)=\frac{(\alpha V)!}{N!(\alpha V-N)!}$$

Explication

Le nombre de configurations est le coefficient binomial (αVN)=(αV)!N!(αVN)!\binom{\alpha V}{N}=\frac{(\alpha V)!}{N!(\alpha V-N)!}. Le facteur N!N! au dénominateur tient compte de l’indiscernabilité des particules.

44. Quelle expression donne l’entropie du gaz sur réseau dans l’approximation de Stirling ?

S=kB[αVln(αV)NlnN(αVN)ln(αVN)]S=k_B[\alpha V\ln(\alpha V)-N\ln N-(\alpha V-N)\ln(\alpha V-N)]
S=kB[αVln(αV)+NlnN+(αVN)ln(αVN)]S=k_B[\alpha V\ln(\alpha V)+N\ln N+(\alpha V-N)\ln(\alpha V-N)]
S=kB[NlnN+αVln(αV)(αVN)lnN]S=k_B[N\ln N+\alpha V\ln(\alpha V)-(\alpha V-N)\ln N]
S=kB[αVlnNNln(αV)(αVN)ln(αV)]S=k_B[\alpha V\ln N-N\ln(\alpha V)-(\alpha V-N)\ln(\alpha V)]

$$S=k_B[\alpha V\ln(\alpha V)-N\ln N-(\alpha V-N)\ln(\alpha V-N)]$$

Explication

L’approximation de Stirling appliquée au comptage des configurations conduit à l’expression indiquée, avec un terme positif pour αVln(αV)\alpha V\ln(\alpha V) et deux termes soustraits. Le signe des contributions liées à NN et à αVN\alpha V-N est donc essentiel.

45. Dans la limite α\alpha\to\infty, quelle équation d’état le gaz sur réseau retrouve-t-il ?

pT=kBNVpT=k_B\frac{N}{V}
pT=kBNV\frac{p}{T}=k_B\frac{N}{V}
pV=kBNT\frac{p}{V}=k_B\frac{N}{T}
pT=kBVN\frac{p}{T}=k_B\frac{V}{N}

$$\frac{p}{T}=k_B\frac{N}{V}$$

Explication

Lorsque le nombre de cases disponibles devient très grand, le gaz sur réseau vérifie pT=kBNV\frac{p}{T}=k_B\frac{N}{V}, soit l’équation des gaz parfaits. Les autres expressions inversent ou déplacent les rapports entre pression, température, volume et nombre de particules.

46. Pour un sous-système A contenant NAN_A particules, quelle expression donne la probabilité d’un microétat précis σA\sigma_A ?

Proba(σA)=Ω(NNA,VB)Ω(N,V)\operatorname{Proba}(\sigma_A)=\frac{\Omega(N-N_A,V_B)}{\Omega(N,V)}
Proba(σA)=Ω(NA,VA)Ω(NNA,VB)Ω(N,V)\operatorname{Proba}(\sigma_A)=\frac{\Omega(N_A,V_A)\Omega(N-N_A,V_B)}{\Omega(N,V)}
Proba(σA)=Ω(NA,VA)Ω(N,V)\operatorname{Proba}(\sigma_A)=\frac{\Omega(N_A,V_A)}{\Omega(N,V)}
Proba(σA)=Ω(N,V)Ω(NNA,VB)\operatorname{Proba}(\sigma_A)=\frac{\Omega(N,V)}{\Omega(N-N_A,V_B)}

$$\operatorname{Proba}(\sigma_A)=\frac{\Omega(N-N_A,V_B)}{\Omega(N,V)}$$

Explication

Un microétat précis de A est pondéré par le nombre de configurations compatibles du sous-système B, rapporté au nombre total de configurations. La formule comportant aussi Ω(NA,VA)\Omega(N_A,V_A) additionne les microétats de A partageant le même nombre de particules et décrit donc Proba(NA)\operatorname{Proba}(N_A).

47. Quelle expression représente la probabilité que le sous-système A contienne un nombre donné NAN_A de particules ?

Proba(NA)=Ω(N,V)Ω(NA,VA)\operatorname{Proba}(N_A)=\frac{\Omega(N,V)}{\Omega(N_A,V_A)}
Proba(NA)=Ω(NNA,VB)Ω(N,V)\operatorname{Proba}(N_A)=\frac{\Omega(N-N_A,V_B)}{\Omega(N,V)}
Proba(NA)=Ω(NA,VA)Ω(NNA,VB)Ω(N,V)\operatorname{Proba}(N_A)=\frac{\Omega(N_A,V_A)\Omega(N-N_A,V_B)}{\Omega(N,V)}
Proba(NA)=Ω(NA,VA)Ω(NNA,VB)\operatorname{Proba}(N_A)=\frac{\Omega(N_A,V_A)}{\Omega(N-N_A,V_B)}

$$\operatorname{Proba}(N_A)=\frac{\Omega(N_A,V_A)\Omega(N-N_A,V_B)}{\Omega(N,V)}$$

Explication

La probabilité de la valeur NAN_A additionne tous les microétats de A ayant ce nombre de particules et toutes les configurations compatibles de B. Le premier rapport concerne un microétat précis de A, pas l’ensemble des microétats caractérisés par NAN_A.

48. Dans un litre d’air à 20 °C et 1 atm, quelles sont les valeurs du nombre moyen de particules et de son écart type ?

1,6×10221{,}6\times10^{22} et 2,5×10112{,}5\times10^{11}
2,5×10222{,}5\times10^{22} et 1,6×10111{,}6\times10^{11}
1,6×10111{,}6\times10^{11} et 2,5×10222{,}5\times10^{22}
2,5×10112{,}5\times10^{11} et 1,6×10221{,}6\times10^{22}

$$2{,}5\times10^{22}$$ et $$1{,}6\times10^{11}$$

Explication

Le nombre moyen de particules est 2,5×10222{,}5\times10^{22} et l’écart type associé vaut 1,6×10111{,}6\times10^{11}. Inverser ces deux valeurs confondrait la grandeur macroscopique moyenne avec l’amplitude de ses fluctuations.

49. Pour un système isolé de NN particules à deux niveaux d’énergies 00 et ε\varepsilon, combien de microétats possèdent une énergie totale UU ?

(NU)\binom{N}{U}
(NU/ε)\binom{N}{U/\varepsilon}
2U/ε2^{U/\varepsilon}
(Nε/U)\binom{N}{\varepsilon/U}

$$\binom{N}{U/\varepsilon}$$

Explication

L’énergie totale UU correspond à U/εU/\varepsilon particules placées au niveau excité. Il faut donc choisir ces particules parmi les NN, ce qui donne (NU/ε)\binom{N}{U/\varepsilon}.

50. À l’équilibre avec un thermostat de température TT, quelle est la probabilité canonique d’un microétat σ\sigma d’énergie EσE_\sigma ?

Pσ=1ZeβEσP_\sigma=\frac{1}{Z}e^{\beta E_\sigma} avec β=1kBT\beta=\frac{1}{k_BT}
Pσ=ZeβEσP_\sigma=Ze^{-\beta E_\sigma} avec β=kBT\beta=k_BT
Pσ=1ZeβEσP_\sigma=\frac{1}{Z}e^{-\beta E_\sigma} avec β=1kBT\beta=\frac{1}{k_BT}
Pσ=1βeZEσP_\sigma=\frac{1}{\beta}e^{-Z E_\sigma} avec β=1kBT\beta=\frac{1}{k_BT}

$$P_\sigma=\frac{1}{Z}e^{-\beta E_\sigma}$$ avec $$\beta=\frac{1}{k_BT}$$

Explication

La loi canonique pondère un microétat par eβEσe^{-\beta E_\sigma} et le normalise par ZZ, avec β=1/(kBT)\beta=1/(k_BT). Le signe positif favoriserait les états de haute énergie et ne correspond pas à l’équilibre canonique.

51. Quelle définition de la fonction de partition garantit la normalisation des probabilités canoniques ?

Z=σeβEσZ=\sum_\sigma e^{\beta E_\sigma}
Z=σEσeβZ=\sum_\sigma E_\sigma e^{-\beta}
Z=σeβEσZ=\sum_\sigma e^{-\beta E_\sigma}
Z=1σeβEσZ=\frac{1}{\sum_\sigma e^{-\beta E_\sigma}}

$$Z=\sum_\sigma e^{-\beta E_\sigma}$$

Explication

La fonction de partition additionne les facteurs de Boltzmann de tous les microétats, ce qui permet d’obtenir une somme des probabilités égale à 1. Elle dépend de l’ensemble des états et n’est pas une quantité attachée à un microétat particulier.

52. Pour un système à deux états d’énergies E1E_1 et E2E_2, quelle expression donne la probabilité de l’état 1 ?

P1=eβE1eβE1+eβE2P_1=\frac{e^{-\beta E_1}}{e^{-\beta E_1}+e^{-\beta E_2}}
P1=eβE2eβE1+eβE2P_1=\frac{e^{-\beta E_2}}{e^{-\beta E_1}+e^{-\beta E_2}}
P1=eβE1eβE1+eβE2P_1=\frac{e^{\beta E_1}}{e^{\beta E_1}+e^{\beta E_2}}
P1=E1eβE1E1eβE1+E2eβE2P_1=\frac{E_1e^{-\beta E_1}}{E_1e^{-\beta E_1}+E_2e^{-\beta E_2}}

$$P_1=\frac{e^{-\beta E_1}}{e^{-\beta E_1}+e^{-\beta E_2}}$$

Explication

La probabilité de l’état 1 est son facteur de Boltzmann divisé par la somme des facteurs associés aux deux états. Le facteur d’énergie explicite dans le numérateur correspondrait à une pondération différente de la loi canonique.

53. Dans un système à deux niveaux en équilibre thermique, quelle relation distingue correctement les probabilités des niveaux et leurs énergies ?

E1=Z1eβP1E_1=Z^{-1}e^{-\beta P_1} et E2=Z1eβP2E_2=Z^{-1}e^{-\beta P_2} sont les énergies, tandis que P1P_1 et P2P_2 sont les températures
P1=Z1eβE1P_1=Z^{-1}e^{-\beta E_1} et P2=Z1eβE2P_2=Z^{-1}e^{-\beta E_2} sont les probabilités, tandis que E1E_1 et E2E_2 sont les énergies
P1P_1 et P2P_2 sont les énergies des niveaux, tandis que E1E_1 et E2E_2 sont les probabilités associées
P1P_1 et P2P_2 sont les fonctions de partition, tandis que E1E_1 et E2E_2 sont les facteurs de Boltzmann

$$P_1=Z^{-1}e^{-\beta E_1}$$ et $$P_2=Z^{-1}e^{-\beta E_2}$$ sont les probabilités, tandis que $$E_1$$ et $$E_2$$ sont les énergies

Explication

Les énergies E1E_1 et E2E_2 caractérisent les niveaux, puis déterminent leurs probabilités par les facteurs de Boltzmann normalisés. Les probabilités ne sont ni des énergies ni des températures, et la fonction de partition est une quantité distincte.

54. Pour un système à deux niveaux, quelle expression donne sa fonction de partition ?

Z=E1eβ+E2eβZ=E_1e^{-\beta}+E_2e^{-\beta}
Z=eβE1+eβE2Z=e^{-\beta E_1}+e^{-\beta E_2}
Z=1eβE1+eβE2Z=\frac{1}{e^{-\beta E_1}+e^{-\beta E_2}}
Z=eβE1+eβE2Z=e^{\beta E_1}+e^{\beta E_2}

$$Z=e^{-\beta E_1}+e^{-\beta E_2}$$

Explication

La fonction de partition est la somme des deux facteurs de Boltzmann, eβE1e^{-\beta E_1} et eβE2e^{-\beta E_2}. Son inverse intervient dans la normalisation des probabilités, mais ne constitue pas la définition de ZZ.

55. Pour NN particules indépendantes possédant chacune deux niveaux, quelles sont les expressions du nombre de configurations et de l’énergie interne ?

2N2N et U=E/NU=\langle E\rangle/N
N!N! et U=ENU=\langle E\rangle^N
2N2^N et U=NEU=N\langle E\rangle
N2N^2 et U=N+EU=N+\langle E\rangle

$$2^N$$ et $$U=N\langle E\rangle$$

Explication

Chaque particule dispose de deux choix indépendants, donnant 2N2^N configurations, et les énergies moyennes s’additionnent pour produire U=NEU=N\langle E\rangle. Le nombre de configurations n’est donc pas une croissance polynomiale en NN.

56. Quelle expression donne la capacité thermique de NN particules indépendantes à deux niveaux, avec X=(E2E1)/(kBT)X=(E_2-E_1)/(k_BT) ?

C=NkBX2eX(1+eX)2C=Nk_B\frac{X^2e^{-X}}{(1+e^{-X})^2}
C=NkBXeX(1+eX)2C=Nk_B\frac{Xe^X}{(1+e^X)^2}
C=NkBX2eX(1+eX)2C=Nk_B\frac{X^2e^X}{(1+e^X)^2}
C=NkBX2eX(1+eX)2C=\frac{N}{k_B}\frac{X^2e^X}{(1+e^X)^2}

$$C=Nk_B\frac{X^2e^X}{(1+e^X)^2}$$

Explication

La capacité thermique comporte le facteur NkBNk_B et la combinaison X2eX/(1+eX)2X^2e^X/(1+e^X)^2. Retirer une puissance de XX ou remplacer kBk_B par son inverse modifie respectivement la dépendance thermique ou les dimensions physiques.

57. Pour un système à deux niveaux d’énergie, que devient l’énergie interne lorsque kBTE2E1k_BT\gg E_2-E_1 ?

Les populations restent inchangées et UN(E2E1)U\approx N(E_2-E_1)
Le niveau excité contient presque toutes les particules et UNE2U\approx NE_2
Le niveau fondamental contient presque toutes les particules et UNE1U\approx NE_1
Les deux niveaux deviennent presque équiprobables et UNE1+E22U\approx N\frac{E_1+E_2}{2}

Les deux niveaux deviennent presque équiprobables et $$U\approx N\frac{E_1+E_2}{2}$$

Explication

À haute température, l’énergie thermique domine l’écart entre les niveaux, ce qui rend leurs populations presque égales et conduit à la moyenne des deux énergies. Le régime où presque toutes les particules occupent le niveau fondamental correspond à la basse température.

58. Quelle forme décrit la distribution de l’énergie d’un système thermodynamique en contact avec un thermostat ?

Une exponentielle décroissante centrée autour de EE^*, proportionnelle à exp(EkBT)\exp\left(-\frac{E}{k_BT}\right)
Une gaussienne centrée autour de EE^*, proportionnelle à exp[(EE)22kBT2CV]\exp\left[-\frac{(E-E^*)^2}{2k_BT^2C_V}\right]
Une loi en puissance dépendant de EE, de TT et de CVC_V
Une distribution uniforme entre les énergies minimale et maximale accessibles

Une gaussienne centrée autour de $$E^*$$, proportionnelle à $$\exp\left[-\frac{(E-E^*)^2}{2k_BT^2C_V}\right]$$

Explication

Les fluctuations de l’énergie autour de sa valeur d’équilibre EE^* suivent une forme gaussienne dans cette description. Le facteur exponentiel de Boltzmann décrit plutôt la pondération des microétats individuels.

59. Comment évolue le rapport entre l’écart-type des fluctuations d’énergie et l’énergie moyenne lorsque le nombre de particules augmente ?

Il diminue comme 1/N1/\sqrt N
Il diminue comme 1/N21/N^2
Il augmente comme N\sqrt N
Il reste constant quelle que soit la taille du système

Il diminue comme $$1/\sqrt N$$

Explication

L’écart-type vaut σ=kBT2CV\sigma=\sqrt{k_BT^2C_V} et les fluctuations relatives vérifient σ/U1/N\sigma/U\propto1/\sqrt N. Ainsi, les fluctuations deviennent moins importantes relativement à l’énergie totale dans les grands systèmes.

60. Que représente l’intégrale abf(q)dq\int_a^b f(q)\,dq pour une variable continue qq ?

La probabilité que qq soit comprise entre aa et bb
La variance de qq calculée sur l’intervalle
La probabilité que qq soit exactement égale à aa
La valeur moyenne de qq entre aa et bb

La probabilité que $$q$$ soit comprise entre $$a$$ et $$b$$

Explication

L’intégrale d’une densité de probabilité sur un intervalle donne la probabilité que la variable appartienne à cet intervalle. La moyenne nécessite l’intégrale pondérée qf(q)dq\int qf(q)\,dq.

61. Quelle expression donne la densité d’un système classique à l’équilibre en contact avec un thermostat ?

fσexp(Eσ2kBT)f_\sigma\propto\exp\left(-\frac{E_\sigma^2}{k_BT}\right)
fσexp(kBTEσ)f_\sigma\propto\exp\left(-\frac{k_BT}{E_\sigma}\right)
fσexp(EσkBT2)f_\sigma\propto\exp\left(-\frac{E_\sigma}{k_BT^2}\right)
fσexp(EσkBT)f_\sigma\propto\exp\left(-\frac{E_\sigma}{k_BT}\right)

$$f_\sigma\propto\exp\left(-\frac{E_\sigma}{k_BT}\right)$$

Explication

Le facteur de Boltzmann pondère les états selon leur énergie par l’expression exp(Eσ/(kBT))\exp(-E_\sigma/(k_BT)). Les autres formes modifient incorrectement la dépendance en énergie ou en température.

62. Quelle loi décrit la distribution des vitesses d’une particule classique à l’équilibre thermique ?

fvit(v)exp(mv2kBT)f_{vit}(\vec v)\propto\exp\left(-\frac{m\vec v}{2k_BT}\right)
fvit(v)exp(mv22kBT)f_{vit}(\vec v)\propto\exp\left(-\frac{m\vec v^{\,2}}{2k_BT}\right)
fvit(v)exp(mv2kBT2)f_{vit}(\vec v)\propto\exp\left(-\frac{m\vec v^{\,2}}{k_B T^2}\right)
fvit(v)exp(2kBTmv2)f_{vit}(\vec v)\propto\exp\left(-\frac{2k_BT}{m\vec v^{\,2}}\right)

$$f_{vit}(\vec v)\propto\exp\left(-\frac{m\vec v^{\,2}}{2k_BT}\right)$$

Explication

La distribution de Maxwell-Boltzmann dépend de l’énergie cinétique mv2/2m\vec v^{\,2}/2 divisée par kBTk_BT. Une dépendance linéaire en vitesse ou une température au carré ne correspond pas à cette loi.

63. Quelle est l’énergie cinétique moyenne de translation d’une particule classique à la température TT ?

12mv2=12kBT\left\langle\frac12m\vec v^{\,2}\right\rangle=\frac12k_BT
12mv2=32kBT\left\langle\frac12m\vec v^{\,2}\right\rangle=\frac32k_BT
12mv2=3kBT\left\langle\frac12m\vec v^{\,2}\right\rangle=3k_BT
12mv2=32mT\left\langle\frac12m\vec v^{\,2}\right\rangle=\frac32mT

$$\left\langle\frac12m\vec v^{\,2}\right\rangle=\frac32k_BT$$

Explication

Les trois composantes de la translation contribuent chacune pour kBT/2k_BT/2, soit une énergie moyenne totale de 3kBT/23k_BT/2. La valeur kBT/2k_BT/2 correspond à un seul terme quadratique, et non à l’énergie translationnelle complète.

64. Selon le théorème d’équipartition, quelle est la contribution moyenne d’un terme quadratique de l’énergie à l’équilibre ?

32kBT\frac32k_BT
12m(kBT)2\frac12m(k_BT)^2
12kBT\frac12k_BT
kBTk_BT

$$\frac12k_BT$$

Explication

Chaque terme quadratique apporte en moyenne kBT/2k_BT/2 au total énergétique. La valeur 3kBT/23k_BT/2 s’applique à trois termes quadratiques de translation, pas à chacun d’eux.

65. Quelle condition permet à deux phases α\alpha et β\beta de coexister à l’équilibre thermodynamique ?

Leurs enthalpies molaires sont nulles : hα=hβ=0h_\alpha=h_\beta=0
Leurs potentiels chimiques sont égaux : μα(T,p)=μβ(T,p)\mu_\alpha(T,p)=\mu_\beta(T,p)
Leurs volumes molaires sont identiques : vα=vβv_\alpha=v_\beta
Leurs températures sont opposées : Tα=TβT_\alpha=-T_\beta

Leurs potentiels chimiques sont égaux : $$\mu_\alpha(T,p)=\mu_\beta(T,p)$$

Explication

L’égalité des potentiels chimiques est la condition d’équilibre entre deux phases pouvant échanger de la matière. L’égalité des volumes ou des enthalpies n’est pas une condition générale de coexistence.

66. Que caractérise le point triple dans un diagramme de phases ?

La disparition de toute transition entre deux phases solides
La coexistence des phases solide, liquide et gazeuse en un point unique
La fin de la coexistence entre les phases liquide et gazeuse
Le passage d’un liquide vers un gaz à pression constante

La coexistence des phases solide, liquide et gazeuse en un point unique

Explication

Le point triple est l’unique point où les trois phases solide, liquide et gazeuse peuvent coexister. La fin de la ligne liquide-gaz correspond au point critique.

67. Que se passe-t-il au-delà du point critique d’un fluide ?

Les phases solide, liquide et gazeuse coexistent à la même pression
Le fluide se transforme nécessairement en solide sous l’effet de la pression
Le fluide devient supercritique et la distinction liquide-gaz disparaît
La ligne de coexistence liquide-gaz se prolonge avec une pente nulle

Le fluide devient supercritique et la distinction liquide-gaz disparaît

Explication

Le point critique termine la ligne de coexistence liquide-gaz ; au-delà, le fluide est supercritique et ces deux états ne sont plus distinguables. La coexistence de trois phases concerne le point triple, non le point critique.

68. Sur une isotherme sous-critique, que représente le plateau de pression et quelle région se trouve à sa droite ?

Il représente le point critique, et la région de droite est supercritique
Il représente une phase solide, et la région de droite est liquide
Il représente la coexistence liquide-gaz, et la région de droite est gazeuse
Il représente une phase gazeuse homogène, et la région de droite est liquide

Il représente la coexistence liquide-gaz, et la région de droite est gazeuse

Explication

Le plateau d’une isotherme sous-critique correspond à la transformation et à la coexistence du liquide et du gaz ; à droite, le système est gazeux. La région liquide se situe à gauche du plateau.

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Qu'est-ce qu'un système thermodynamique ?

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Par la possibilité d'échanger de la matière avec l'extérieur.

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Par la possibilité d'échanger de l'énergie avec l'extérieur.

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