Fiche de révision : Transmission génétique liée au sexe

Plan du Cours

  1. Caractères et phénotypes
  2. Objectifs de la génétique mendélienne
  3. Chromosomes, gènes et allèles
  4. Relations entre allèles
  5. Lois de Mendel
  6. Test-cross mendélien
  7. Variations de dominance
  8. Gènes létaux
  9. Gènes liés au sexe
  10. Diversité des systèmes sexuels
  11. Inactivation du chromosome X
  12. Troisième loi de Mendel
  13. Ségrégation indépendante en F2
  14. Généralisation à plusieurs gènes
  15. Calcul des proportions en F2

1. Caractères et phénotypes

Notions clés & Définitions

  • Caractère : Caractéristique particulière d’un organisme, telle que sa taille, sa forme, sa couleur ou son comportement.
  • Phénotype : Valeur particulière d’un ou plusieurs caractères d’un être vivant.

★ À maîtriser

  • Les caractères peuvent être influencés par :
    • des facteurs génétiques
    • des facteurs épigénétiques
    • des facteurs environnementaux
    • des interactions gène-environnement

📐 Formule - La relation entre phénotype, gènes et environnement est exprimée par P=G×EP=G\times E.

Compléments

  • Un même caractère peut présenter plusieurs phénotypes, comme les formes de graines étudiées par Mendel.

  • Même un caractère simple, comme la taille de la plante, peut être influencé par l’environnement.

Astuce mémo

Le caractère est la dimension observée ; le phénotype en est la valeur particulière.

2. Objectifs de la génétique mendélienne

★ À maîtriser

  • Gregor Mendel a travaillé sur les pois comme modèle d’étude et a choisi sept caractères variables et faciles à distinguer.

  • La génétique mendélienne vise notamment à reconnaître et analyser la transmission de caractères monogéniques, d’abord séparément puis en étudiant plusieurs caractères simultanément.

Compléments

  • Pour étudier la transmission des caractères, Mendel a collecté des variétés de pois, vérifié leur stabilité sur deux ans pour établir des lignées pures, choisi sept caractères variables et faciles à distinguer, réalisé des croisements et étudié les descendances, puis validé ses hypothèses pour formuler des lois de transmission. - Gregor Mendel

  • Pour les caractères monogéniques, les objectifs comprennent l’écriture correcte des génotypes et des phénotypes, l’usage du vocabulaire génétique précis, l’application des lois de Mendel et l’analyse des anomalies apparentes à ces lois.

  • L’étude de deux gènes indépendants ou plus vise notamment à prédire les descendances et les fréquences de génotypes ou de phénotypes à l’aide de la troisième loi de Mendel.

  • L’étude de deux gènes liés comprend l’analyse des brassages interchromosomique et intrachromosomique, du crossing-over, des situations CIS et TRANS, ainsi que du taux de recombinaison et de la cartographie génétique.

3. Chromosomes, gènes et allèles

★ À maîtriser

  • Pour une espèce donnée, les emplacements des gènes, appelés locus, sont fixes.

  • De nombreux allèles peuvent exister pour un même gène, mais un individu diploïde ne peut en posséder que deux au maximum.

Compléments

  • Plus de 90 % de l’ADN est non codant.

4. Relations entre allèles

Notions clés & Définitions

  • Génotype : Un génotype est défini par l’énoncé des deux allèles d’un individu d’une espèce diploïde.

★ À maîtriser

📌 Deux allèles identiques, comme AA, forment un génotype homozygote, tandis que deux allèles différents, comme Aa ou A1A2, forment un génotype hétérozygote.

  • La dominance est une conséquence de la relation entre les allèles et n’est pas une caractéristique intrinsèque d’un allèle.

Compléments

  • Un génotype s’écrit avec deux lettres et un phénotype entre crochets.

  • En codominance, les deux allèles contribuent équitablement au phénotype, qui est représenté ici par [A1A2].

  • Un allèle dominant sur un autre peut devenir récessif face à un troisième allèle.

Astuce mémo

A1 et A2 contribuent ensemble en codominance ; en dominance, un allèle détermine le phénotype.

5. Lois de Mendel

★ À maîtriser

📌 Lors du croisement de deux lignées pures homozygotes de phénotypes différents, la première loi de Mendel prévoit une F1 homogène, entièrement de phénotype dominant.

  • Lors du croisement de deux individus F1 hétérozygotes, la disjonction des allèles et la fécondation aléatoire produisent une F2 dont les phénotypes suivent un rapport 3:1 et les génotypes un rapport 1:2:1.

Compléments

  • Les gamètes sont haploïdes et ne portent qu’un seul allèle pour le gène considéré.

  • En cas de codominance, le rapport génotypique 1:2:1 correspond aussi au rapport phénotypique.

  • L’autofécondation entraîne une diminution de la proportion d’hétérozygotes au fil des générations.

Astuce mémo

Parents homozygotes → F1 homogène → F1 croisée → ségrégation en F2.

6. Test-cross mendélien

Notions clés & Définitions

  • Test-cross : Un test-cross détermine le génotype d’un individu au phénotype dominant en le croisant avec un individu homozygote récessif pour le même caractère, puis en examinant les proportions phénotypiques de la descendance.

★ À maîtriser

  • Si l’individu testé est hétérozygote, le test-cross produit une descendance avec un rapport de 1:1 entre les phénotypes dominant et récessif.

  • Dans un test-cross, un individu testé au phénotype dominant est croisé avec un testeur homozygote récessif, dépourvu de variation gamétique.

  • Dans un test-cross, les proportions phénotypiques des descendants correspondent aux proportions gamétiques du parent testé.

  • Si un test-cross donne 100 % de descendants au phénotype dominant, l’individu testé est homozygote dominant LL.

Compléments

  • Si l’individu testé est homozygote dominant, le test-cross produit 100 % de descendants au phénotype dominant.

  • Si un test-cross donne une proportion de 1:1 entre phénotypes dominant et récessif, l’individu testé est hétérozygote Ll.

Astuce mémo

Un hétérozygote testé donne une descendance 1:1 ; un homozygote dominant testé donne 100 % de phénotype dominant.

7. Variations de dominance

Notions clés & Définitions

  • Pénétrance : La proportion des porteurs d’un allèle qui expriment le caractère associé à cet allèle.
  • Expressivité variable : Le fait qu’un allèle ne s’exprime pas avec la même intensité chez tous les individus.
  • Inversion de dominance : Le fait qu’un allèle dominant dans certaines conditions, par exemple selon le sexe ou l’environnement, devient récessif dans d’autres conditions.

★ À maîtriser

📌 La codominance fait apparaître un nouveau phénotype chez les hétérozygotes, tandis que la pénétrance incomplète signifie qu’un allèle dominant n’est pas exprimé chez certains hétérozygotes.

  • Pour la polydactylie, l’allèle dominant P sur p n’est pas exprimé chez 40 % des porteurs Pp, ce qui correspond à une pénétrance de 60 %.

Compléments

  • Chez les ovins, l’allèle P associé aux cornes est dominant chez les mâles et récessif chez les femelles, tandis que p est associé à l’absence de cornes.

Astuce mémo

Pénétrance : exprimé ou non ; expressivité : force variable.

8. Gènes létaux

Points essentiels

  • Chez le cheval, l’allèle W du gène « White dominant » est dominant sur w pour la couleur, mais la combinaison WW est létale.

  • Dans le croisement Ww × Ww chez le cheval, les génotypes des descendants vivants se répartissent en 2/3 Ww blancs et 1/3 ww de couleur normale.

9. Gènes liés au sexe

★ À maîtriser

  • Chez la drosophile, certaines variations de la couleur des yeux sont déterminées par un gène porté par le chromosome X, avec W associé aux yeux blancs et R aux yeux rouges de type sauvage.

  • Chez la drosophile, les croisements réciproques entre lignées pures pour un caractère lié au sexe ne donnent pas le même résultat.

  • Dans le système XY, les mâles sont hétérogamétiques et produisent des gamètes X ou Y, qui déterminent le sexe des descendants : X donne XX femelle et Y donne XY mâle.

  • Chez les individus XY, un mâle qui porte un allèle récessif sur son chromosome X l’exprime, car cet allèle est hémizygote.

  • Dans les systèmes XY ou XO, les caractères récessifs liés au sexe peuvent être transmis des mères aux fils : cette transmission est dite matrocline.

  • Dans les systèmes WZ ou ZO, les caractères récessifs liés au sexe peuvent être transmis des pères aux filles : cette transmission est dite patrocline.

  • Un caractère porté par le chromosome Y, dit holandrique, est transmis du père à tous ses fils.

Compléments

  • Pour le gène de couleur des yeux lié au chromosome X chez la drosophile, R est dominant sur W.

  • Chez les individus ZW, une femelle qui porte un allèle récessif sur son chromosome Z l’exprime, car cet allèle est hémizygote.

  • La dominance est une relation entre allèles et nécessite la présence d’au moins deux allèles.

  • Un fils atteint d’hémophilie liée à un allèle récessif porté par X ne permet pas, à lui seul, de conclure à une infidélité : il faut vérifier que sa mère est porteuse de la mutation.

  • Un caractère porté par W est transmis de la mère à toutes ses filles.

  • L’hypertrichose des oreilles est donnée comme exemple de caractère holandrique.

Astuce mémo

XY : mâles hétérogamétiques ; WZ : femelles hétérogamétiques.

10. Diversité des systèmes sexuels

Notions clés & Définitions

  • Haplodiploïdie : L’haplodiploïdie est un système de reproduction où les ouvrières et la reine de l’abeille sont diploïdes (2n=32), tandis que le faux-bourdon est haploïde (n=16).

Points essentiels

  • Silene latifolia est une plante dioïque dont les individus mâles et femelles portent des fleurs unisexuées.

📌 Chez Silene latifolia, la fleur mâle ne porte que des étamines, tandis que la fleur femelle ne porte que des stigmates.

  • L’ornithorynque est présenté comme un exemple d’espèce ayant plus d’une paire de chromosomes sexuels. - Rens et al., Genome Biology, 2007

11. Inactivation du chromosome X

Notions clés & Définitions

  • Corpuscule de Barr : Murray Barr, 1948 - Le corpuscule de Barr est une chromatine sombre observée dans les cellules des femelles mammifères, correspondant à un chromosome X inactivé.

★ À maîtriser

  • L’inactivation du chromosome X se produit très tôt au cours de l’embryogenèse et rend les femelles mosaïques de deux types de cellules.
  • Chez les femelles chats X+XO, l’inactivation aléatoire d’un chromosome X crée une mosaïque visible sur le pelage, appelée phénotype écaille de tortue, et les cellules descendantes conservent le même chromosome inactivé.

Compléments

  • L’hypothèse de compensation de dose explique l’inactivation d’un chromosome X chez les femelles mammifères et est attribuée à Mary Lyon (1966).

  • Une femelle XXX présente deux corpuscules de Barr, tandis qu’un mâle XXY en présente un.

  • Chez le chat, le gène de couleur porté par X possède un allèle orange O et un allèle noir + ; les femelles X+X+ sont noires, les femelles XOXO sont rousses et les femelles X+XO sont bicolores.

  • Chez le chat, les mâles X+Y sont noirs et les mâles XOY sont roux.

Astuce mémo

Un pelage écaille de tortue comme mosaïque visible de cellules

12. Troisième loi de Mendel

★ À maîtriser

  • La troisième loi de Mendel porte sur les gènes indépendants.

  • Chaque gamète reçoit un allèle de chaque gène, et la distribution des allèles est indépendante entre les gènes.

  • Un individu double hétérozygote JjLl produit les gamètes suivants :

    • JL
    • Jl
    • jL
    • jl

Compléments

  • Dans l’exemple des pois, les allèles L et l déterminent respectivement les phénotypes lisse et ridé, avec L dominant sur l ; les allèles J et j déterminent respectivement les phénotypes jaune et vert, avec J dominant sur j.

  • Le croisement de lignées pures JJLL et jjll donne une F1 de génotype JjLl, double hétérozygote et de phénotype jaune et lisse.

13. Ségrégation indépendante en F2

★ À maîtriser

  • Un double hétérozygote pour deux gènes indépendants A/a et B/b produit quatre types de gamètes équiprobables, chacun de probabilité 1/4.

📌 Pour deux caractères indépendants à dominance complète, les proportions phénotypiques de chaque caractère en F2 sont de 3/4 pour le phénotype dominant et de 1/4 pour le récessif.

📐 Formule - Pour deux caractères indépendants à dominance complète, les proportions phénotypiques combinées en F2 suivent (34+14)2\left(\frac{3}{4}+\frac{1}{4}\right)^2 et donnent le rapport 9:3:3:1.

  • La troisième loi de Mendel décrit la ségrégation indépendante des caractères, dont les proportions combinées s’obtiennent en multipliant les proportions propres à chaque caractère.

Compléments

  • En F2 issue d’un croisement dihybride indépendant, on obtient 4 phénotypes, 9 génotypes et 16 combinaisons gamétiques dans le tableau de croisement.

14. Généralisation à plusieurs gènes

★ À maîtriser

📐 Formule - Pour n gènes indépendants, le nombre de types de gamètes possibles est 2n2^n et leur probabilité individuelle est 12n\frac{1}{2^n}.

📐 Formule - Pour n gènes indépendants, le nombre de génotypes possibles en F2 est 3n3^n, tandis que le nombre de combinaisons gamétiques du tableau de croisement est 4n4^n et la probabilité de chaque case est 14n\frac{1}{4^n}.

  • Avec dominance complète pour n gènes indépendants, les proportions phénotypiques en F2 suivent (3:1)n\left(3:1\right)^n.

Compléments

  • Avec codominance pour n gènes indépendants, les proportions phénotypiques en F2 sont égales aux proportions génotypiques et suivent (1:2:1)n\left(1:2:1\right)^n.

  • Pour trois gènes indépendants, un hétérozygote pour chacun produit 8 types de gamètes, et le tableau de croisement comporte 64 cases équiprobables.

15. Calcul des proportions en F2

★ À maîtriser

  • La proportion d’un phénotype combiné se calcule en multipliant les probabilités du phénotype correspondant pour chacun des gènes indépendants.

Compléments

  • Pour cinq gènes indépendants à dominance complète, la probabilité du phénotype [AbcDE] en F2 est 34×14×14×34×34=271024\frac{3}{4}\times\frac{1}{4}\times\frac{1}{4}\times\frac{3}{4}\times\frac{3}{4}=\frac{27}{1024}.

  • Pour cinq gènes indépendants, la probabilité du génotype AabbccDDEe en F2 est 24×14×14×14×24=1256\frac{2}{4}\times\frac{1}{4}\times\frac{1}{4}\times\frac{1}{4}\times\frac{2}{4}=\frac{1}{256}.

  • Si l’allèle récessif E est létal, la probabilité du phénotype [E] parmi les descendants viables est 2/3, tandis que celle du phénotype [e] est 1/3.

  • Pour un gène codominant C1/C2, la probabilité du phénotype C1C2 issu de deux hétérozygotes est 1/2.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Transmission génétique liée au sexe avec 22 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Parmi les propositions suivantes concernant les facteurs susceptibles d’influencer un caractère, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

2. Lorsqu’il construit une étude de transmission à partir de pois, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Transmission génétique liée au sexe avec 85 flashcards interactives.

Qu’est-ce qu’un caractère chez un organisme ?

Une caractéristique particulière d’un organisme.

Qu’est-ce qu’un phénotype chez un être vivant ?

La valeur particulière d’un ou plusieurs caractères.

Quels facteurs peuvent influencer les caractères d’un organisme ?

Des facteurs génétiques, épigénétiques et environnementaux, ainsi que leurs interactions.

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