QCM : Une seule santé et transition écologique — 33 questions
Questions et réponses du QCM
1. Quelle approche correspond à la santé intégrée dans un territoire donné ?
Elle compare les maladies humaines et les maladies animales
Elle articule la santé humaine, animale et écosystémique
Elle associe la santé publique aux seuls facteurs environnementaux
Elle privilégie la santé humaine dans les structures de soins
Elle articule la santé humaine, animale et écosystémique
Explication
La santé intégrée examine conjointement les santés humaine et animale ainsi que celle des écosystèmes dans un territoire. Une approche centrée sur les maladies humaines ne couvre pas cette articulation entre les trois dimensions.
2. Quelle limite caractérise la définition de la santé proposée par l’OMS en 1946 ?
Elle se concentre sur les animaux, mais exclut les relations sociales
Elle décrit l’environnement, mais néglige les dimensions physique et mentale
Elle décrit le bien-être, mais reste centrée sur les maladies humaines
Elle définit les écosystèmes, mais écarte la prévention des maladies
Elle décrit le bien-être, mais reste centrée sur les maladies humaines
Explication
L’OMS définit la santé comme un complet bien-être physique, mental et social, tout en restant principalement centrée sur les maladies touchant l’humain. Cette définition ne constitue donc pas encore une approche intégrant explicitement la santé animale et les écosystèmes.
3. Quelle proportion des maladies infectieuses émergentes provient d’animaux sauvages ou domestiques ?
Plus de 60 %
Près de 40 %
Environ 20 %
Moins de 10 %
Plus de 60 %
Explication
Plus de 60 % des maladies infectieuses émergentes dans le monde proviennent d’animaux sauvages ou domestiques. Cette proportion montre l’importance des interactions entre santé animale et santé humaine.
4. Une politique de prévention intégrée coûte entre 22 et 31 milliards de dollars par an, tandis que les pertes liées aux pandémies et épidémies atteignent 212 milliards de dollars par an : quel rapport décrit correctement ces montants ?
La prévention coûte environ 2 à 3 fois moins que les pertes
La prévention coûte davantage que les pertes liées aux épidémies
La prévention coûte environ 7 à 10 fois moins que les pertes
La prévention coûte presque autant que les pertes annuelles
La prévention coûte environ 7 à 10 fois moins que les pertes
Explication
Les dépenses annuelles de prévention intégrée sont estimées à 22–31 milliards de dollars, contre 212 milliards pour les pertes, soit environ 7 à 10 fois moins. L’écart est donc bien supérieur à un simple rapport de deux ou trois.
5. Quel événement historique a amorcé la spécialisation progressive entre médecine humaine et médecine animale ?
La rédaction du traité d’Hippocrate vers 400 avant notre ère
La publication de One Medicine par Calvin Schwabe en 1984
L’ouverture des écoles vétérinaires de Lyon en 1762 et d’Alfort en 1777
La signature de l’accord tripartite entre organisations internationales
L’ouverture des écoles vétérinaires de Lyon en 1762 et d’Alfort en 1777
Explication
Les premières écoles vétérinaires ouvrent à Lyon en 1762 puis à Alfort en 1777, ce qui accompagne la différenciation progressive des deux médecines. L’ouvrage de Schwabe est beaucoup plus tardif et relève de la reformulation moderne du rapprochement entre disciplines.
6. Qui a popularisé le concept de « One Medicine » dans l’ouvrage Veterinary Medicine and Human Health publié en 1984 ?
Le Conseil scientifique Covid-19
Hippocrate
La Wildlife Conservation Society
Calvin Schwabe
Calvin Schwabe
Explication
Calvin Schwabe a popularisé le concept de « One Medicine » dans Veterinary Medicine and Human Health en 1984. Hippocrate avait auparavant relié la santé au milieu de vie, mais il n’est pas l’auteur de cette formulation moderne.
7. Quel événement de 2004 est considéré comme le premier manifeste institutionnel associé au nom One World, One Health ?
L’accord signé par l’OMS, la FAO et l’OIE pour gérer les zoonoses
La conférence organisée par la Wildlife Conservation Society, aboutissant à la Déclaration de Manhattan
L’élargissement de l’Alliance institutionnelle au Programme des Nations Unies pour l’environnement
La réponse internationale organisée après la pandémie de Covid-19
La conférence organisée par la Wildlife Conservation Society, aboutissant à la Déclaration de Manhattan
Explication
En 2004, la Wildlife Conservation Society organise une conférence qui aboutit à la Déclaration de Manhattan, premier manifeste institutionnel sous le nom One World, One Health. Les racines intellectuelles du concept sont toutefois antérieures à cette institutionnalisation.
8. Quelle organisation a rejoint l’Alliance institutionnelle en 2022, la faisant passer à une structure quadripartite ?
L’Organisation mondiale du commerce
La Wildlife Conservation Society
Le Conseil scientifique Covid-19
Le Programme des Nations Unies pour l’environnement
Le Programme des Nations Unies pour l’environnement
Explication
En 2022, le Programme des Nations Unies pour l’environnement rejoint l’Alliance institutionnelle, qui devient alors quadripartite. L’OMS, la FAO et l’OIE formaient auparavant le noyau de l’accord tripartite de 2010.
9. Quelle évolution la pandémie de Covid-19 a-t-elle favorisée dans l’organisation sanitaire ?
Elle a conduit à réduire la coopération entre secteurs sanitaires et environnementaux
Elle a renforcé la séparation entre santé humaine, santé animale et environnement
Elle a déplacé la coordination sanitaire vers les seules institutions vétérinaires
Elle a accéléré l’adoption d’une approche intégrée après avoir révélé les limites des silos
Elle a accéléré l’adoption d’une approche intégrée après avoir révélé les limites des silos
Explication
La pandémie a mis en évidence les conséquences d’une organisation sanitaire en silos et a accéléré l’adoption d’une approche intégrée. Elle a donc renforcé l’intérêt d’une coordination entre secteurs plutôt que leur séparation.
10. Quelle formulation décrit le mieux l’approche One Health définie par l’OHHLEP en 2021 ?
Une approche intégrée visant à équilibrer durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes
Une stratégie médicale centrée sur la prévention des infections chez les populations humaines vulnérables
Une politique vétérinaire destinée à contrôler les maladies transmissibles entre animaux domestiques
Un programme écologique consacré à la restauration des habitats dégradés par les activités humaines
Une approche intégrée visant à équilibrer durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes
Explication
L’OHHLEP définit One Health comme une approche intégrée et fédératrice cherchant à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes. Une stratégie limitée à la médecine humaine ou vétérinaire ne rend pas compte de cette intégration.
11. Quelle dimension est explicitement reconnue par la définition officielle de One Health en plus des humains, des animaux et de l’environnement au sens large ?
Les plantes
Les systèmes économiques
Les infrastructures urbaines
Les technologies médicales
Les plantes
Explication
La définition officielle reconnaît quatre dimensions, dont la santé végétale, en plus des humains, des animaux domestiques et sauvages et de l’environnement. La représentation courante en trois éléments peut donc donner une image incomplète.
12. Une municipalité veut répondre à une menace sanitaire impliquant des éleveurs, des vétérinaires, des écologues et plusieurs territoires : quelle caractéristique de One Health cette organisation illustre-t-elle ?
La mobilisation de secteurs, de disciplines et de niveaux sociaux multiples
La séparation des interventions humaines, animales et environnementales
La délégation de la prévention sanitaire à une profession spécialisée
La concentration des décisions dans un territoire exposé à la menace
La mobilisation de secteurs, de disciplines et de niveaux sociaux multiples
Explication
One Health mobilise plusieurs secteurs, disciplines, communautés et niveaux de la société afin de répondre aux menaces sanitaires et écologiques. Une intervention conduite par une seule profession ou limitée à un seul territoire serait contraire à cette logique multi-échelles.
13. Quel domaine constitue le centre d’attention principal de One Health parmi les suivants ?
Les limites planétaires et les conditions de viabilité à long terme des sociétés humaines
Les déterminants physiques, chimiques et sociaux de la santé dans les milieux de vie
La participation des communautés locales à la gestion territoriale des écosystèmes
Les zoonoses, les infections émergentes, la résistance antimicrobienne et la sécurité alimentaire
Les zoonoses, les infections émergentes, la résistance antimicrobienne et la sécurité alimentaire
Explication
One Health s’intéresse principalement aux zoonoses, aux maladies infectieuses émergentes, à la résistance aux antimicrobiens et à la sécurité sanitaire des aliments. L’analyse des limites planétaires caractérise davantage Planetary Health.
14. Quelle proposition caractérise le mieux Planetary Health ?
Elle décrit les effets des facteurs environnementaux sur la santé humaine dans les milieux de vie
Elle privilégie la participation des communautés locales dans une approche écosystémique territoriale
Elle cible principalement les transmissions infectieuses entre les animaux et les populations humaines
Elle examine le bien-être humain dans les limites physiques et biologiques des systèmes naturels
Elle examine le bien-être humain dans les limites physiques et biologiques des systèmes naturels
Explication
Planetary Health relie la santé et le bien-être de l’humanité aux limites physiques et biologiques des systèmes naturels dont elle dépend. Les zoonoses relèvent surtout de l’orientation de One Health, tandis que les deux autres propositions renvoient davantage à la santé environnementale ou à EcoHealth.
15. Quel énoncé correspond à la définition de la santé environnementale attribuée à l’OMS en 1994 ?
Elle privilégie une gestion participative et territoriale des écosystèmes avec les communautés
Elle étudie la santé humaine dans les limites biologiques et physiques des systèmes naturels
Elle concerne les aspects de la santé humaine déterminés par des facteurs environnementaux variés
Elle analyse la convergence mondiale des problèmes de santé et des réponses publiques
Elle concerne les aspects de la santé humaine déterminés par des facteurs environnementaux variés
Explication
La santé environnementale porte sur les aspects de la santé humaine déterminés par des facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de l’environnement. Les autres formulations décrivent respectivement Planetary Health, la santé globale ou EcoHealth.
16. Par quel mécanisme la déforestation peut-elle favoriser l’émergence d’une maladie infectieuse ?
Elle déplace les aires de répartition des moustiques et des tiques sous l’effet du réchauffement
Elle disperse les agents pathogènes dans les réseaux internationaux de transport après leur apparition
Elle concentre les animaux d’élevage et accroît la sélection de bactéries résistantes aux antibiotiques
Elle rapproche les animaux sauvages, les humains et les animaux domestiques, facilitant le franchissement d’espèce
Elle rapproche les animaux sauvages, les humains et les animaux domestiques, facilitant le franchissement d’espèce
Explication
La déforestation et la fragmentation des habitats augmentent les contacts entre animaux sauvages, humains et animaux domestiques, ce qui peut faciliter le franchissement de la barrière d’espèce. La diffusion mondiale, l’intensification de l’élevage et le déplacement des vecteurs correspondent à d’autres facteurs.
17. Pourquoi l’intensification de l’élevage peut-elle accroître les menaces sanitaires ?
Elle accélère le transport international des animaux, des marchandises et des agents pathogènes émergents
Elle rapproche les populations humaines des animaux sauvages et facilite les contacts dans les habitats fragmentés
Elle concentre les animaux, favorise la circulation et la mutation des agents pathogènes et sélectionne des résistances
Elle modifie les zones de présence des vecteurs comme le moustique tigre et certaines tiques
Elle concentre les animaux, favorise la circulation et la mutation des agents pathogènes et sélectionne des résistances
Explication
La forte concentration animale facilite la circulation et la mutation des agents pathogènes, tandis que l’usage d’antibiotiques favorise la sélection de bactéries résistantes. Le rapprochement avec la faune sauvage relève plutôt de la déforestation et de la fragmentation des habitats.
18. Quelle distinction entre mondialisation et déforestation est correcte concernant l’émergence des maladies ?
La mondialisation déplace les vecteurs infectieux, tandis que la déforestation organise le commerce international de la faune
La mondialisation facilite surtout la diffusion après l’émergence, tandis que la déforestation favorise le contact initial entre espèces
La mondialisation sélectionne les bactéries résistantes dans les élevages, tandis que la déforestation modifie les aires des vecteurs
La mondialisation favorise surtout le contact initial entre espèces, tandis que la déforestation accélère la diffusion internationale
La mondialisation facilite surtout la diffusion après l’émergence, tandis que la déforestation favorise le contact initial entre espèces
Explication
La mondialisation accélère la circulation des humains, des marchandises, des animaux et des agents pathogènes, alors que la déforestation favorise surtout les contacts interespèces initiaux. Le commerce de faune sauvage peut en outre contribuer à l’émergence de nouvelles maladies.
19. Quel changement écologique peut expliquer l’apparition de moustiques ou de tiques dans de nouvelles régions ?
La modification climatique des aires de répartition des vecteurs, notamment d’Aedes albopictus et des tiques Hyalomma
L’accélération des déplacements internationaux d’animaux, de marchandises et de personnes
La concentration des animaux d’élevage et l’augmentation des mutations pathogènes dans les bâtiments agricoles
La fragmentation des habitats et le rapprochement des animaux sauvages avec les populations domestiques
La modification climatique des aires de répartition des vecteurs, notamment d’Aedes albopictus et des tiques Hyalomma
Explication
Le changement climatique peut modifier les aires de répartition des vecteurs, notamment celles du moustique tigre Aedes albopictus et des tiques Hyalomma identifiées en France. Les autres mécanismes concernent respectivement l’élevage intensif, les contacts interespèces ou la mondialisation.
20. Quelle définition correspond à une zoonose ?
Une maladie infectieuse d’origine animale qui franchit la barrière d’espèce et infecte l’être humain
Une maladie environnementale provoquée par un agent chimique présent dans les écosystèmes
Une maladie humaine qui se transmet entre personnes sans réservoir animal identifié
Une infection animale qui reste limitée aux individus d’une même espèce
Une maladie infectieuse d’origine animale qui franchit la barrière d’espèce et infecte l’être humain
Explication
Une zoonose est une infection d’origine animale capable d’atteindre l’être humain après franchissement de la barrière d’espèce. Une maladie limitée à la transmission entre humains ne répond pas à cette définition.
21. Quel dispositif permet de détecter une menace infectieuse avant qu’une transmission interhumaine importante ne survienne ?
Une surveillance limitée aux animaux domestiques suivis par les services vétérinaires
Une surveillance intégrée reliant humains, animaux, écosystèmes et plusieurs niveaux territoriaux
Une surveillance internationale déclenchée après confirmation de nombreux cas humains
Une surveillance centrée sur les patients humains pris en charge dans les hôpitaux
Une surveillance intégrée reliant humains, animaux, écosystèmes et plusieurs niveaux territoriaux
Explication
L’approche One Health croise les données humaines, animales et environnementales aux niveaux local, national et international afin d’anticiper les menaces. Une surveillance limitée aux patients humains intervient plus tard et ne permet pas cette détection précoce.
22. Que désigne la résistance aux antimicrobiens ?
La capacité de bactéries à résister aux antibiotiques et à d’autres médicaments destinés à les éliminer
La capacité de l’organisme humain à produire davantage d’anticorps après une infection bactérienne
La capacité d’un médicament à rester actif plus longtemps dans les sols et les eaux contaminés
La capacité de certains virus à se multiplier dans les cellules malgré une vaccination préalable
La capacité de bactéries à résister aux antibiotiques et à d’autres médicaments destinés à les éliminer
Explication
La résistance aux antimicrobiens décrit la capacité des bactéries à survivre à des médicaments conçus pour les éliminer, notamment les antibiotiques. La production d’anticorps concerne la réponse immunitaire de l’hôte et non la résistance bactérienne.
23. Comment l’usage d’antimicrobiens dans les élevages peut-il contribuer à la diffusion de bactéries résistantes chez les humains ?
Il sélectionne des bactéries résistantes qui passent par les déjections vers les sols, les eaux, les aliments et l’être humain
Il élimine les bactéries sensibles puis empêche les bactéries résistantes de quitter les bâtiments d’élevage
Il transforme directement les antibiotiques en agents infectieux capables de contaminer les consommateurs
Il provoque une résistance humaine indépendante des échanges entre élevages, environnement et alimentation
Il sélectionne des bactéries résistantes qui passent par les déjections vers les sols, les eaux, les aliments et l’être humain
Explication
Les antimicrobiens exercent une sélection dans les élevages, puis les bactéries résistantes peuvent circuler par les déjections, les sols, les eaux, les aliments et l’exposition humaine. Cette résistance ne reste donc pas confinée aux patients humains ni aux exploitations.
24. Quel énoncé présente correctement les ordres de grandeur des décès liés aux infections bactériennes et à la résistance ?
Environ 1,27 million de décès sont dus aux infections bactériennes, dont 4,95 millions associés à des pathogènes résistants et 7,7 millions directement causés par des bactéries résistantes
Environ 4,95 millions de décès sont dus aux infections bactériennes, dont 7,7 millions associés à des pathogènes résistants et 1,27 million directement causés par des bactéries résistantes
Environ 7,7 millions de décès sont dus aux infections bactériennes, dont 4,95 millions associés à des pathogènes résistants et 1,27 million directement causés par des bactéries résistantes
Environ 7,7 millions de décès sont dus aux infections bactériennes, dont 1,27 million associés à des pathogènes résistants et 4,95 millions directement causés par des bactéries résistantes
Environ 7,7 millions de décès sont dus aux infections bactériennes, dont 4,95 millions associés à des pathogènes résistants et 1,27 million directement causés par des bactéries résistantes
Explication
Les infections bactériennes causent environ 7,7 millions de décès, parmi lesquels 4,95 millions sont associés à des pathogènes résistants et 1,27 million directement attribués à des bactéries résistantes aux antibiotiques disponibles. Les autres formulations inversent ces niveaux de causalité ou d’association.
25. À quel moment le principe « sûr dès la conception » intègre-t-il la sécurité sanitaire et environnementale ?
Dès la conception des substances et des produits, avant leur mise sur le marché
Après la diffusion du produit, au moyen d’un suivi des contaminations constatées
Au terme de son utilisation, lorsque les déchets doivent être traités ou éliminés
Lors de la commercialisation, après l’observation de premiers effets indésirables
Dès la conception des substances et des produits, avant leur mise sur le marché
Explication
Le principe impose de prendre en compte la sécurité sanitaire et environnementale dès la conception, avant la mise sur le marché. Un contrôle réalisé après la commercialisation est plus tardif et ne correspond pas à l’intégration préventive recherchée.
26. Pourquoi la pollution chimique, plastique et biologique appelle-t-elle une approche reliant plusieurs composantes du vivant ?
Parce qu’elle reste associée au lieu d’émission sans passer d’un compartiment environnemental à un autre
Parce qu’elle affecte les humains sans modifier les organismes et les écosystèmes qui les entourent
Parce qu’elle concerne principalement les espaces urbains et atteint rarement les milieux agricoles ou aquatiques
Parce qu’elle circule entre les sols, les eaux, les animaux, les végétaux, les écosystèmes et les humains
Parce qu’elle circule entre les sols, les eaux, les animaux, les végétaux, les écosystèmes et les humains
Explication
Les différentes formes de pollution relient plusieurs compartiments : sols, eaux, organismes vivants, écosystèmes et humains. Les considérer séparément ferait perdre les voies de circulation et d’exposition entre ces composantes.
27. Quelle caractéristique du chlordécone explique la persistance de ses effets dans les territoires antillais ?
Il a été utilisé de 2021 à 2026 et s’accumule principalement dans les bâtiments agricoles abandonnés
Il a été utilisé de 1993 à 2021 et disparaît généralement des sols après quelques années
Il a été utilisé de 1972 à 1993 et peut persister dans les sols pendant environ 100 à 700 ans
Il a été utilisé de 1950 à 1972 et reste principalement présent dans l’air pendant plusieurs décennies
Il a été utilisé de 1972 à 1993 et peut persister dans les sols pendant environ 100 à 700 ans
Explication
Le chlordécone a servi à protéger les bananiers en Guadeloupe et en Martinique entre 1972 et 1993, tandis que sa durée de vie dans les sols est estimée entre 100 et 700 ans. Les autres périodes et milieux de persistance ne correspondent pas aux caractéristiques établies.
28. Par quelle chaîne d’exposition le chlordécone peut-il atteindre les populations humaines ?
De l’air vers les bâtiments agricoles, puis vers les humains par l’inhalation de poussières domestiques
Des animaux sauvages vers l’atmosphère, puis vers les humains par une transmission respiratoire entre personnes
Des plantes ornementales vers les eaux usées, puis vers les humains par des médicaments contaminés
Des sols vers les eaux et les animaux élevés en plein air, puis vers les humains par des aliments locaux contaminés
Des sols vers les eaux et les animaux élevés en plein air, puis vers les humains par des aliments locaux contaminés
Explication
Le chlordécone peut passer des sols aux eaux et aux animaux élevés en plein air, avant d’exposer les humains par des légumes-racines, viandes, poissons et fruits de mer locaux. Les autres chaînes ne reprennent pas les voies d’exposition alimentaires et environnementales décrites.
29. Comment une transition agroécologique peut-elle produire des co-bénéfices ?
Elle augmente les intrants chimiques, réduit la biodiversité et allonge les chaînes alimentaires afin de protéger les rendements agricoles
Elle concentre la production dans des élevages spécialisés en limitant les interactions entre alimentation, environnement et santé
Elle réduit les intrants chimiques, augmente la biodiversité et raccourcit les chaînes alimentaires, ce qui favorise humains, animaux et écosystèmes
Elle sépare les objectifs sanitaires et écologiques en privilégiant la santé humaine au détriment des écosystèmes
Elle réduit les intrants chimiques, augmente la biodiversité et raccourcit les chaînes alimentaires, ce qui favorise humains, animaux et écosystèmes
Explication
Les systèmes agroécologiques combinent moins d’intrants chimiques, davantage de biodiversité et des chaînes alimentaires plus courtes, avec des effets favorables pour les humains, les animaux et les écosystèmes. Les co-bénéfices ne reposent pas sur l’opposition entre santé humaine et protection écologique.
30. Quel principe caractérise la base de l’approche One Health ?
La concentration des actions sur les populations déjà représentées dans les instances
La priorité accordée aux connaissances médicales produites par les institutions centrales
La séparation des savoirs scientifiques, traditionnels et locaux dans la décision publique
L’intégration de savoirs variés et la participation de groupes sous-représentés
L’intégration de savoirs variés et la participation de groupes sous-représentés
Explication
La base de One Health associe pluralisme des connaissances, inclusivité, équité et intégration des savoirs autochtones, traditionnels et locaux. La séparation des savoirs et la faible représentation de certains groupes contredisent cette orientation inclusive.
31. Quelle situation illustre une gouvernance multisectorielle en matière de santé ?
Une agence sanitaire concentre l’analyse sur les soins humains et délègue les autres enjeux
Des ministères et agences coordonnent leurs actions sur la santé humaine, animale, agricole et environnementale
Un ministère prend en charge une crise sanitaire sans consulter les autres administrations concernées
Chaque secteur applique ses propres mesures sans mécanisme commun de coordination
Des ministères et agences coordonnent leurs actions sur la santé humaine, animale, agricole et environnementale
Explication
La gouvernance multisectorielle repose sur des structures reliant ministères, agences et disciplines afin de coordonner plusieurs secteurs. Une gestion en silos, même organisée au sein d’un ministère, ne crée pas cette coordination intersectorielle.
32. Quel est le rôle du dialogue science-politique dans une démarche One Health ?
Transformer des données de plusieurs domaines en connaissances utilisables par les décideurs
Remplacer les données épidémiologiques par des orientations politiques déjà établies
Confier aux décideurs la production directe des données écologiques et toxicologiques
Limiter l’analyse aux résultats médicaux afin de faciliter la prise de décision
Transformer des données de plusieurs domaines en connaissances utilisables par les décideurs
Explication
Le dialogue science-politique transforme des données épidémiologiques, écologiques, toxicologiques et sociales en connaissances mobilisables pour décider. Il ne supprime pas les données scientifiques et ne confond pas leur production avec le rôle des décideurs.
33. Quelle limite historique est associée à l’approche One Health ?
Elle traite les inégalités environnementales comme le principal objet de ses politiques sanitaires
Elle place la santé mentale liée au changement climatique au cœur de toutes ses interventions
Elle reste davantage centrée sur les maladies infectieuses que sur certaines dimensions environnementales et sociales
Elle abandonne les enjeux infectieux au profit d’une analyse centrée sur les maladies chroniques
Elle reste davantage centrée sur les maladies infectieuses que sur certaines dimensions environnementales et sociales
Explication
Historiquement, One Health demeure fortement centrée sur les maladies infectieuses et intègre encore insuffisamment certaines maladies chroniques, les inégalités environnementales et la santé mentale liée au changement climatique. Les autres réponses présentent comme centrales des dimensions justement décrites comme insuffisamment intégrées.
Révisez avec les flashcards
Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Une seule santé et transition écologique.
Qu'est-ce que la santé intégrée ?
La santé intégrée considère la santé humaine, animale et des écosystèmes ensemble.
Comment l'OMS définit-elle la santé en 1946 ?
La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social.
Que souligne le Conseil scientifique Covid-19 en 2022 sur la définition de l'OMS ?
Elle omet la préservation environnementale, la santé animale et la santé durable territoriale.