★ À maîtriser
La définition de l’OMS de 1946 décrit la santé comme un état de complet bien-être physique, mental et social, mais elle reste majoritairement centrée sur les maladies touchant l’humain.
Plus de 60 % des maladies infectieuses émergentes dans le monde proviennent d’animaux sauvages ou domestiques. — OMS
Les pertes économiques liées aux pandémies et épidémies sont estimées à 212 milliards de dollars par an, tandis que la prévention intégrée coûterait 22 à 31 milliards de dollars par an, soit 7 à 10 fois moins.
Compléments
Santé en silos ≠ santé intégrée
★ À maîtriser
Compléments
Vers 400 av. J.-C., Hippocrate relie la santé au milieu de vie dans son traité Des airs, des eaux et des lieux.
Félix Vicq d’Azyr affirme au XVIIIe siècle que les considérations sur les maladies humaines s’appliquent aux animaux et que la médecine est une.
Hippocrate → Vicq d’Azyr → Schwabe → Manhattan
2004 → 2010 → 2022 → 2021
★ À maîtriser
📌 La définition officielle de One Health reconnaît l’interdépendance de la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes et de l’environnement au sens large. — OHHLEP, 2021
Compléments
H-A-V-E : humains, animaux, végétaux, écosystèmes
★ À maîtriser
One Health se concentre principalement sur les zoonoses, les maladies infectieuses émergentes, la résistance aux antimicrobiens et la sécurité sanitaire des aliments.
Planetary Health considère la santé et le bien-être de l’humanité dans les limites physiques et biologiques des systèmes naturels dont elle dépend.
La santé environnementale concerne les aspects de la santé humaine déterminés par les facteurs physiques, chimiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de l’environnement. — OMS, 1994
Compléments
📌 EcoHealth privilégie une approche écosystémique, territoriale et participative intégrant davantage les communautés locales.
📌 La santé globale étudie la convergence des problèmes et déterminants de santé à l’échelle mondiale ainsi que l’interdépendance des réponses de santé publique entre pays.
One Health part des zoonoses, Planetary Health des limites planétaires
La déforestation et la fragmentation des habitats rapprochent les animaux sauvages, les humains et les animaux domestiques, ce qui facilite le franchissement de la barrière d’espèce par les agents pathogènes.
L’intensification de l’élevage concentre les animaux, favorise la circulation et la mutation des agents pathogènes et augmente la sélection de bactéries résistantes par l’usage d’antibiotiques.
La mondialisation accélère la diffusion des humains, des marchandises, des animaux et des agents pathogènes, tandis que le commerce de faune sauvage favorise l’émergence de nouvelles maladies.
Le changement climatique modifie les aires de répartition des vecteurs, notamment du moustique tigre Aedes albopictus et des tiques Hyalomma identifiées en France.
DIME : déforestation, intensification, mondialisation, environnement climatique
★ À maîtriser
Compléments
La rage provoque environ 59 000 décès par an dans le monde. — OMS
L’initiative Prezode, lancée en 2021 par l’INRAE, l’IRD et le Cirad, rassemble près de 170 partenaires et 14 gouvernements pour comprendre, détecter et prévenir les zoonoses.
Perturbation des écosystèmes → franchissement de la barrière d’espèce
★ À maîtriser
Les infections bactériennes causent 7,7 millions de décès par an, dont 4,95 millions sont associés à des pathogènes résistants et 1,27 million sont directement causés par des bactéries résistantes aux antibiotiques disponibles.
Dans les élevages, l’usage d’antimicrobiens sélectionne des bactéries résistantes qui passent dans les sols et les eaux par les déjections, contaminent les aliments et l’eau, puis atteignent les humains.
Compléments
Le plan français Écoantibio 3, dans sa troisième génération depuis avril 2026, vise à réduire l’usage des antibiotiques en élevage, surveiller les résistances et promouvoir des pratiques alternatives.
En avril 2026, un investissement de 47 millions d’euros a été annoncé en France pour la recherche en santé animale, avec une part dédiée à la lutte contre l’antibiorésistance.
Usages et rejets → circulation des résistances et contaminants
★ À maîtriser
La pollution chimique, plastique et biologique relie les sols, les eaux, les animaux, les végétaux, les écosystèmes et les humains.
Le chlordécone a été utilisé en Guadeloupe et en Martinique de 1972 à 1993 pour protéger les bananiers, et sa durée de vie dans les sols est estimée entre 100 et 700 ans.
Le chlordécone passe des sols aux eaux, aux animaux élevés en plein air, puis aux humains exposés par la consommation de légumes-racines, de viandes, de poissons et de fruits de mer locaux.
Les systèmes alimentaires influencent simultanément la santé des sols, des eaux, des animaux d’élevage, des écosystèmes et des humains.
📌 La transition vers des systèmes agroécologiques, caractérisés par moins d’intrants chimiques, davantage de biodiversité et des chaînes alimentaires plus courtes, génère des co-bénéfices pour les humains, les animaux et les écosystèmes.
Compléments
Transition agroécologique → bénéfices humains, animaux et écosystémiques
★ À maîtriser
La base de One Health repose sur le pluralisme des connaissances, l’inclusivité, l’équité, l’intégration des savoirs autochtones, traditionnels et locaux et la participation des groupes sous-représentés.
La gouvernance multisectorielle coordonne la santé humaine, la santé animale, l’agriculture et l’environnement par des structures entre ministères, agences et disciplines.
Le dialogue science-politique transforme des données épidémiologiques, écologiques, toxicologiques et sociales en connaissances utilisables par les décideurs.
Le PNSE4, intitulé « Un environnement, une santé », couvre la période 2021-2025 et intègre explicitement l’approche One Health.
📌 One Health reste historiquement centré sur les maladies infectieuses et intègre encore insuffisamment les maladies chroniques liées aux expositions, les inégalités environnementales et la santé mentale liée au changement climatique.
Les approches One Health risquent de rester anthropocentrées lorsqu’elles protègent les animaux, les végétaux et les écosystèmes principalement pour protéger les humains.
Les structures de gouvernance restent insuffisamment intégrées durablement entre les secteurs, et moins d’un tiers des pays financent leurs plans d’action nationaux contre la résistance aux antimicrobiens.
One Health doit intégrer systématiquement la réduction des inégalités sociales, territoriales et de genre ainsi que les sciences humaines et sociales.
Compléments
En France, le Groupe santé-environnement et le PNSE4 illustrent la gouvernance multisectorielle, tandis que l’Alliance quadripartite joue ce rôle à l’international.
La prévention primaire est présentée comme un investissement stratégique et rentable, avec 22 à 31 milliards de dollars de coût annuel contre 212 milliards de pertes annuelles liées aux pandémies.
Le colloque One Health One Science organisé à Lyon en avril 2026 a réuni 300 experts français et internationaux pour formuler des recommandations.
📌 Pour les étudiants infirmiers de première année, One Health demande d’identifier les mécanismes, de comprendre les liens et de situer les enjeux, sans encore conduire des actions ou concevoir des politiques.
Recommandations intégrées ≠ mise en œuvre encore cloisonnée
| Concept | Point de départ | Angle principal |
|---|---|---|
| One Health | Zoonoses et maladies infectieuses | Interdépendance humains-animaux-écosystèmes |
| EcoHealth | Écosystèmes locaux | Participation communautaire et dimension territoriale |
| Planetary Health | Limites planétaires | Durabilité de la civilisation humaine |
| Santé globale | Problèmes mondiaux de santé | Interdépendance des réponses entre pays |
| Santé environnementale | Expositions humaines | Facteurs environnementaux de la santé humaine |
| Pilier | Mécanisme | Réponse privilégiée |
|---|---|---|
| Maladies infectieuses émergentes | Franchissement de la barrière d’espèce | Surveillance intégrée et détection précoce |
| Résistance aux antimicrobiens | Circulation des bactéries résistantes entre humains, animaux et environnement | Réduction et surveillance des usages |
| Pollution | Transfert des contaminants dans la chaîne du vivant | Sécurité dès la conception |
| Systèmes alimentaires durables | Interdépendance entre production, écosystèmes et santé | Transformation agroécologique |
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1. Quelle approche correspond à la santé intégrée dans un territoire donné ?
2. Quelle limite caractérise la définition de la santé proposée par l’OMS en 1946 ?
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Qu'est-ce que la santé intégrée ?
La santé intégrée considère la santé humaine, animale et des écosystèmes ensemble.
Comment l'OMS définit-elle la santé en 1946 ?
La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social.
Que souligne le Conseil scientifique Covid-19 en 2022 sur la définition de l'OMS ?
Elle omet la préservation environnementale, la santé animale et la santé durable territoriale.
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