La phrase complexe et les subordonnées : fiche de révision
Juxtaposition, coordination, subordination : la fiche brevet sur la phrase complexe, avec la méthode pour identifier chaque proposition en question de grammaire.
1Le cours condensé
Une phrase simple contient un seul verbe conjugué (une seule proposition) ; une phrase complexe en contient plusieurs. Trois façons de relier les propositions. La juxtaposition : les propositions sont séparées par une virgule, un point-virgule ou deux-points (« Il pleut, je reste. »). La coordination : elles sont reliées par une conjonction de coordination — mais, ou, et, donc, or, ni, car. La subordination : une proposition dépend d'une autre (la principale) et est introduite par un mot subordonnant.
Les trois subordonnées à connaître pour le brevet. La relative, introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel…), complète un NOM appelé antécédent : « Le livre que je lis est passionnant. » La complétive conjonctive, introduite par « que », complète un VERBE (souvent COD) : « Je pense que tu réussiras. » La circonstancielle, introduite par une conjonction de subordination (quand, parce que, si, bien que, pour que…), exprime une circonstance : temps, cause, conséquence, but, condition, concession.
Méthode d'identification en trois temps : repérer les verbes conjugués (autant de propositions), repérer le mot de liaison, puis demander ce que la subordonnée complète (un nom → relative ; un verbe → complétive ; toute la phrase, déplaçable → circonstancielle).
2Repères à connaître par cœur
Les conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Les principaux pronoms relatifs : qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses composés. Les nuances circonstancielles et leurs conjonctions types : temps (quand, lorsque, dès que), cause (parce que, puisque, comme), conséquence (si bien que, de sorte que), but (pour que, afin que), condition (si, à condition que), concession/opposition (bien que, alors que, même si). Astuce : « que » relatif remplace un nom déjà cité (antécédent), « que » conjonctif n'en a pas.
3Ce qui tombe au brevet et les pièges
La question de grammaire de l'épreuve demande régulièrement de délimiter les propositions d'une phrase du texte, d'identifier la nature d'une subordonnée ou la fonction d'un mot, ou de transformer deux phrases simples en une phrase complexe (et inversement).
Pièges : oublier qu'un verbe à l'infinitif ne compte pas comme verbe conjugué ; confondre « que » relatif et « que » complétif (chercher l'antécédent !) ; confondre « car » (coordination) et « parce que » (subordination) ; croire qu'une subordonnée peut exister seule — elle dépend toujours d'une principale.
4Comment s'entraîner
Prends cinq phrases longues d'un texte littéraire et fais l'analyse complète : encadrer les verbes conjugués, souligner les mots de liaison, nommer chaque proposition. Entraîne-toi aussi à la transformation dans les deux sens (deux phrases simples ↔ une complexe), demandée presque chaque année en réécriture ou en grammaire.
Définitions à connaître par cœur
Quiz : teste-toi sur la phrase complexe et les subordonnées
8 questions corrigées. Réponds avant d'ouvrir la correction !
1. Une phrase complexe contient :
- A.au moins deux verbes conjugués
- B.au moins dix mots
- C.obligatoirement une subordonnée
- D.plusieurs sujets identiques
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Réponse : A. au moins deux verbes conjugués
C'est le nombre de verbes conjugués (donc de propositions) qui définit la phrase complexe.
2. « Il pleut, je reste à la maison. » Les propositions sont :
- A.coordonnées
- B.juxtaposées
- C.subordonnées
- D.enchâssées
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Réponse : B. juxtaposées
Elles sont reliées par une simple virgule : c'est la juxtaposition.
3. Dans « Le film que tu regardes est célèbre », la subordonnée est :
- A.complétive
- B.circonstancielle
- C.relative
- D.interrogative
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Réponse : C. relative
« que » a un antécédent (« le film ») : c'est un pronom relatif introduisant une relative.
4. Dans « Je crois que tu as raison », la subordonnée complète :
- A.un nom
- B.le verbe « crois »
- C.un adjectif
- D.toute la phrase
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Réponse : B. le verbe « crois »
« que tu as raison » est COD du verbe « croire » : c'est une complétive conjonctive.
5. Lequel de ces mots est une conjonction de coordination ?
- A.parce que
- B.donc
- C.quand
- D.qui
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Réponse : B. donc
Mais, ou, et, donc, or, ni, car — « donc » en fait partie.
6. « Bien qu'il soit tard, elle travaille encore. » La subordonnée exprime :
- A.la cause
- B.le but
- C.la concession
- D.la condition
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Réponse : C. la concession
« bien que » introduit une concession : le fait ne produit pas l'effet attendu.
7. « Il est venu car il voulait te voir. » « car » introduit :
- A.une subordonnée de cause
- B.une proposition coordonnée
- C.une relative
- D.une complétive
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Réponse : B. une proposition coordonnée
« car » est une conjonction de coordination : la proposition n'est pas subordonnée, contrairement à « parce que ».
8. Combien de propositions dans : « Quand la nuit tombe, les rues s'éclairent et la ville change de visage » ?
- A.1
- B.2
- C.3
- D.4
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Réponse : C. 3
Trois verbes conjugués : tombe / s'éclairent / change — une circonstancielle de temps puis deux coordonnées.
Questions fréquentes
Comment distinguer « que » relatif et « que » complétif ?
Cherche l'antécédent : le « que » relatif reprend un nom placé juste avant (« le livre que je lis ») ; le « que » complétif suit directement un verbe de parole, de pensée ou de sentiment (« je pense que… ») et n'a pas d'antécédent.
Comment compter les propositions d'une phrase ?
Encadre tous les verbes conjugués : il y a autant de propositions que de verbes conjugués. Les infinitifs et participes seuls ne comptent pas.
Quelle est la différence entre « car » et « parce que » ?
Les deux expriment la cause, mais « car » coordonne (les propositions restent de même statut) tandis que « parce que » subordonne (la proposition devient dépendante de la principale). C'est une question de nature très posée au brevet.
La question de grammaire rapporte-t-elle beaucoup de points ?
La partie grammaire et compétences linguistiques de l'épreuve pèse lourd dans la première partie du brevet de français : maîtriser l'analyse de la phrase complexe sécurise des points prévisibles, car les questions se ressemblent d'une année sur l'autre.
