QCM : Cannabis au volant et prévention (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces listes regroupe des catégories de substances psychoactives citées ?

Alcool, tabac, médicaments psychotropes, inhalants, cannabis, opiacés, stimulants, hallucinogènes et nouvelles drogues légales
Alcool, tabac, cannabis, vitamines, antibiotiques, sédatifs et produits anesthésiants
Alcool, tabac, anxiolytiques, héroïne, cannabis, solvants, opium et antidépresseurs
Alcool, tabac, cannabis et médicaments psychotropes, sans autres familles de substances

Alcool, tabac, médicaments psychotropes, inhalants, cannabis, opiacés, stimulants, hallucinogènes et nouvelles drogues légales

Explication

La liste comprend ces neuf catégories, des substances courantes aux nouvelles drogues légales. Les anxiolytiques et l’héroïne sont des exemples à l’intérieur de catégories, la liste réduite omet plusieurs familles, et vitamines ou antibiotiques ne sont pas des catégories citées ici.

2. Après une consommation, quelle différence de devenir dans l’organisme distingue les stupéfiants de l’alcool ?

Les stupéfiants peuvent rester dans les tissus adipeux puis être relargués, tandis que l’alcool est éliminé par le foie en quelques heures.
Les stupéfiants sont éliminés par le foie en quelques heures, tandis que l’alcool peut être relargué des tissus adipeux.
Les deux substances sont stockées dans les tissus adipeux puis relarguées pendant plusieurs semaines.
Les deux substances sont éliminées par le foie en quelques heures, sans stockage dans les tissus.

Les stupéfiants peuvent rester dans les tissus adipeux puis être relargués, tandis que l’alcool est éliminé par le foie en quelques heures.

Explication

Les stupéfiants peuvent se stocker dans les tissus adipeux et être relargués pendant plusieurs jours à plusieurs semaines, contrairement à l’alcool éliminé par le foie en quelques heures. L’élimination rapide attribuée aux stupéfiants inverse la distinction, le stockage attribué à l’alcool la transpose, et l’absence de stockage pour les deux est inexacte.

3. Un conducteur est contrôlé après avoir consommé un stupéfiant, mais sa quantité dans le sang reste inférieure à 0,80 g/l. Quelle règle s’applique à cette consommation ?

La consommation est prohibée, sans seuil délictuel comparable au seuil alcoolique cité.
La consommation relève d’une infraction seulement si le seuil de 0,80 g/l est dépassé.
La consommation est permise si aucun effet manifeste n’est observé pendant le contrôle.
La consommation est autorisée tant que le taux reste inférieur à 0,80 g/l.

La consommation est prohibée, sans seuil délictuel comparable au seuil alcoolique cité.

Explication

Pour les stupéfiants, toute consommation est prohibée et il n’existe pas de seuil délictuel comparable au seuil de 0,80 g/l cité pour l’alcool. Appliquer ce seuil aux stupéfiants confond les deux règles, tandis que l’absence d’effets visibles ne supprime pas la prohibition.

4. Un conducteur sous cannabis estime qu’un véhicule est plus éloigné qu’il ne l’est réellement et réagit tardivement. Quelle faculté est directement altérée ?

L’attention et la vigilance, avec une appréciation des distances qui reste intacte.
La perception des risques et des distances, ainsi que les réflexes et la vigilance.
Le contrôle mécanique du véhicule, sans modification des perceptions ni des réflexes.
La perception des distances, avec des réflexes et une vigilance renforcés.

La perception des risques et des distances, ainsi que les réflexes et la vigilance.

Explication

Le cannabis modifie les perceptions, notamment celle des risques, et affecte l’appréciation des distances, les réflexes et la vigilance. Le contrôle mécanique seul ne rend pas compte des altérations perceptives, et une appréciation intacte ou des réflexes renforcés contredisent les effets décrits.

5. Sur une route inconnue, un conducteur sous cannabis met plus de temps à décider et corrige moins bien sa trajectoire. Quelle conséquence explique le mieux sa difficulté à maîtriser le véhicule ?

La vision exagère la proximité des objets, sans effet sur l’attention ni sur le contrôle de la trajectoire.
Le contrôle de la trajectoire s’améliore, ce qui lui permet d’analyser davantage d’informations.
Les temps de décision diminuent, mais l’attention reste suffisante pour maîtriser le véhicule.
Le contrôle de la trajectoire, l’attention et la vigilance diminuent, ce qui gêne l’analyse des informations utiles.

Le contrôle de la trajectoire, l’attention et la vigilance diminuent, ce qui gêne l’analyse des informations utiles.

Explication

Le cannabis diminue le contrôle de la trajectoire, allonge les temps de décision et réduit l’attention et la vigilance, ce qui gêne l’analyse nécessaire à la maîtrise du véhicule. Un contrôle amélioré inverse l’effet décrit, une décision plus rapide le contredit, et la seule altération visuelle ne couvre pas le mécanisme visé.

6. Deux conducteurs consomment des produits à teneurs en THC différentes ; l’un consomme aussi une dose plus importante. Que prévoit l’effet-dose pour ce conducteur ?

Une présence de THC inchangée, les risques dépendant surtout de la durée du trajet.
Une présence de THC plus importante dans le corps et des risques routiers accrus.
Une présence de THC plus importante, mais des risques routiers qui diminuent.
Une présence de THC plus faible dans le corps et des risques routiers réduits.

Une présence de THC plus importante dans le corps et des risques routiers accrus.

Explication

L’effet-dose relie une dose consommée ou un dosage plus élevé à davantage de THC dans le corps et à des risques routiers plus importants. Une dose accrue ne réduit pas ces risques, la durée du trajet n’est pas la relation définissant l’effet-dose, et une hausse du THC accompagnée d’une baisse des risques inverse le lien décrit.

7. Un conducteur a consommé une faible dose d’alcool et une faible dose de cannabis avant de prendre la route. Quelles capacités risquent particulièrement d’être perturbées par le cumul des effets ?

La maîtrise de la vitesse et la capacité à choisir une destination
La perception des panneaux et la capacité à se souvenir de l’itinéraire
Le maintien de la trajectoire et le temps de réaction face aux manœuvres des autres véhicules
Le maintien de la distance de sécurité et la perception des couleurs

Le maintien de la trajectoire et le temps de réaction face aux manœuvres des autres véhicules

Explication

Même à faible dose, les effets de l’alcool et du cannabis se cumulent et perturbent particulièrement le maintien de la trajectoire et le temps de réaction. La perception des panneaux, des couleurs ou le choix d’une destination ne sont pas les perturbations mises en avant ici.

8. Après avoir consommé du cannabis, une conductrice roule lentement et augmente la distance avec le véhicule devant elle. En cas d’obstacle soudain, quel danger demeure ?

La distance accrue peut l’empêcher de voir les feux du véhicule devant elle
Son fonctionnement ralenti peut l’empêcher de freiner à temps ou d’éviter l’obstacle
La faible vitesse peut rendre les manœuvres des autres véhicules imprévisibles
La conduite prudente peut masquer les signes de consommation aux autres usagers

Son fonctionnement ralenti peut l’empêcher de freiner à temps ou d’éviter l’obstacle

Explication

Rouler moins vite et garder ses distances ne supprime pas le danger : le fonctionnement ralenti peut retarder le freinage ou empêcher d’éviter un obstacle. Croire que la vitesse réduite annule l’altération confond prudence et capacité de réaction intacte.

9. Un conducteur est contrôlé plusieurs jours après avoir consommé du cannabis : son test urinaire est positif, mais il conteste avoir conduit sous l’effet du produit. Quelle conclusion permet de distinguer consommation passée et infraction au volant ?

L’analyse sanguine recherche le THCCOOH, tandis que le test urinaire établit la présence de THC dans le sang
Le test urinaire établit l’infraction, tandis que l’analyse sanguine confirme seulement une consommation passée
Le test urinaire révèle une consommation, mais l’analyse sanguine du THC est nécessaire pour établir l’infraction
Le test urinaire et l’analyse sanguine prouvent pareillement que le conducteur était sous emprise

Le test urinaire révèle une consommation, mais l’analyse sanguine du THC est nécessaire pour établir l’infraction

Explication

Un test urinaire positif révèle une consommation, mais ne prouve pas que la conduite a eu lieu sous l’effet du cannabis ; l’analyse sanguine recherche le THC pour établir l’infraction. Assimiler un résultat urinaire positif à une conduite sous emprise confond preuve de consommation et preuve de l’infraction.

10. Un conducteur est reconnu coupable d’avoir conduit après avoir consommé des stupéfiants et se trouvait également sous l’emprise de l’alcool. Quelles peines principales encourt-il ?

Quatre ans d’emprisonnement et 13 500 euros d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 4 500 euros d’amende
Trois ans de suspension et 9 000 euros d’amende

Trois ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende

Explication

Le cumul de la conduite après usage de stupéfiants et de l’état alcoolique porte les peines à trois ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende. Les montants de deux ans et 4 500 euros correspondent à l’infraction sans alcool, la suspension est une autre sanction, et l’addition des peines de base n’est pas la règle indiquée.

11. Après avoir été contrôlé, un conducteur refuse la prise de sang destinée à vérifier la présence de stupéfiants. Quelles peines encourt-il pour ce refus ?

Un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 4 500 euros d’amende

Deux ans d’emprisonnement et 4 500 euros d’amende

Explication

Le refus des épreuves de vérification, notamment la prise de sang, est puni des mêmes peines que la conduite après usage de stupéfiants : deux ans d’emprisonnement et 4 500 euros d’amende. Trois ans et 9 000 euros correspondent au cumul avec l’alcool, tandis que les autres montants relèvent d’autres sanctions ou infractions.

12. Après un accident corporel de la circulation, un conducteur est contrôlé sans autre élément de soupçon. Quel est le statut du dépistage de stupéfiants dans cette situation ?

Il est possible après un accident de la route
Il est obligatoire seulement si l’accident est mortel
Il est systématique après un accident corporel
Il est interdit sans infraction au Code de la route

Il est systématique après un accident corporel

Explication

Le dépistage est systématique en cas d’accident mortel ou corporel. Le dépistage possible après un accident de la route concerne les cas facultatifs, tandis que l’absence d’infraction ou de soupçon ne le rend pas interdit.

13. Quelle loi a créé le délit de conduite d’un véhicule après usage de stupéfiants en modifiant le Code de la route ?

La loi du 3 février 1999
Une modification du Code de la route postérieure à 2003
La loi n° 2003-87 du 3 février 2003
La loi du 18 juin 1999

La loi n° 2003-87 du 3 février 2003

Explication

La loi n° 2003-87 du 3 février 2003 a créé ce délit en modifiant le Code de la route. La loi du 18 juin 1999 encadre la lutte contre les drogues illicites au volant, mais elle n’est pas celle qui a créé le délit mentionné.

14. Après la rétention du permis d’un conducteur contrôlé sous l’emprise de stupéfiants, quelle démarche le préfet peut-il engager dans le délai prévu ?

Prononcer automatiquement la suspension dès la rétention
Prononcer l’annulation du permis dans les 120 heures
Engager une procédure de suspension dans les 48 heures
Engager une procédure de suspension dans les 120 heures

Engager une procédure de suspension dans les 120 heures

Explication

Après la rétention, le préfet ou le sous-préfet peut décider d’engager une procédure de suspension dans un délai de 120 heures. Le délai de 48 heures raccourcit le délai prévu, la suspension automatique confond possibilité et obligation, et l’annulation se distingue de la suspension.

15. À quelle date Élisabeth Borne a-t-elle annoncé que le gouvernement voulait rendre obligatoire la suspension du permis en cas de conduite sous l’emprise de stupéfiants ?

Le 17 juillet 2022
Le 27 juillet 2023
Le 17 juin 2023
Le 17 juillet 2023

Le 17 juillet 2023

Explication

Élisabeth Borne a annoncé cette intention le 17 juillet 2023. Le 17 juin et le 27 juillet modifient respectivement le mois et le jour, tandis que 2022 confond l’année de l’annonce.

16. Une campagne de prévention cherche à agir sur l’attrait des substances, la connaissance des risques et la précocité de l’accompagnement : quelle combinaison correspond à ses objectifs ?

Réduire l’attractivité, développer l’information et attendre une dépendance installée
Réduire l’attractivité, développer le dépistage et différer l’accompagnement
Réduire l’attractivité, développer l’information et favoriser une prise en charge précoce
Renforcer les sanctions, limiter l’information et favoriser une prise en charge précoce

Réduire l’attractivité, développer l’information et favoriser une prise en charge précoce

Explication

La prévention vise à réduire l’attractivité des substances, à développer l’information et à renforcer une prise en charge précoce. La répression remplace ici la réduction de l’attractivité, le dépistage ne se substitue pas à l’information, et attendre une dépendance installée contredit l’intervention précoce.

17. Une personne qui consomme des drogues cherche un dispositif spécialisé centré sur la réduction des risques ; vers quelle structure doit-elle être orientée ?

Un service de médecine scolaire
Un CSAPA
Un CAARUD
Une consultation hospitalière

Un CAARUD

Explication

Les CAARUD sont centrés sur l’accueil et l’accompagnement à la réduction des risques pour les usagers de drogues. Le CSAPA relève des soins, de l’accompagnement et de la prévention en addictologie, tandis que la consultation hospitalière et la médecine scolaire correspondent à d’autres dispositifs.

18. Quelle donnée annuelle, rapportée pour la France en 2006, est associée à la conduite sous l’emprise du cannabis ?

115 morts par an
600 morts par an
230 morts par an
15 morts par an

230 morts par an

Explication

La donnée de 2006 associe la conduite sous l’emprise du cannabis à 230 morts par an en France. Le chiffre de 600 concerne les stupéfiants en général, tandis que 115 correspondrait à la moitié de 230 et 15 au multiplicateur lié à l’alcool.

19. Un conducteur associe cannabis et alcool : selon le risque indiqué, par quel facteur le risque d’accident mortel est-il multiplié ?

Par 230
Par quinze
Par un quinzième
Par 600

Par quinze

Explication

La combinaison du cannabis et de l’alcool multiplie par quinze le risque d’accident mortel. 230 et 600 sont des nombres de morts annuels, pas des multiplicateurs, et un quinzième inverse le facteur de risque.

20. Lors d’une classification de substances, quelle catégorie faut-il attribuer au GHB/GBL ?

Les dépresseurs du système nerveux central
Les hallucinogènes du système nerveux central
Les stimulants du système nerveux central
Les opiacés du système nerveux central

Les dépresseurs du système nerveux central

Explication

Le GHB/GBL relève des dépresseurs du système nerveux central. Le classement parmi les stimulants confond deux catégories, celui parmi les hallucinogènes reprend une catégorie voisine, et celui parmi les opiacés confond la classification pharmacologique.

21. Lors d’un dépistage du cannabis, quelle durée maximale de persistance urinaire du THCCOOH faut-il envisager ?

Jusqu’à plusieurs mois
Jusqu’à un mois
Jusqu’à cent vingt heures
Jusqu’à quelques jours

Jusqu’à un mois

Explication

Le THCCOOH, produit principalement dans le foie à partir du THC, peut subsister jusqu’à un mois dans l’urine. Une durée de quelques jours sous-estime cette persistance, plusieurs mois la surestime, et cent vingt heures correspond à un délai de rétention du permis évoqué dans une autre règle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 60 flashcards sur Cannabis au volant et prévention.

Quelles substances psychoactives sont citées dans cette section ?

L’alcool, le tabac, les médicaments psychotropes, les inhalants et solvants, le cannabis, les opiacés, les stimulants, les hallucinogènes et les nouvelles drogues légales.

Combien de temps les stupéfiants peuvent-ils être relargués après leur stockage dans les tissus adipeux ?

De quelques jours à plusieurs semaines.

Quel est le statut de toute consommation de stupéfiants ?

Elle est prohibée.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Cannabis au volant et prévention.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM