QCM : Citoyenneté et EPS en France (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment Burdeau définit-il la citoyenneté dans un pays démocratique ?

Un comportement fondé à la fois sur des droits et des devoirs
Une conduite civique définie par le respect des règles communes
Une appartenance politique reposant principalement sur des devoirs collectifs
Un statut fondé avant tout sur la participation aux élections

Un comportement fondé à la fois sur des droits et des devoirs

Explication

Pour Burdeau, la citoyenneté désigne un comportement qui articule les droits et les devoirs d’une personne vivant en démocratie. La participation électorale peut en faire partie, mais elle ne résume pas cette définition.

2. Quels éléments Jean Saint-Martin associe-t-il à la citoyenneté en reprenant Canivez ?

Le civisme, la compétition, la discipline et la solidarité
La civilité, l’obéissance, la représentation et la responsabilité
Le jugement, l’autonomie, la compétition et la participation
Le civisme, la civilité, le jugement et la responsabilité

Le civisme, la civilité, le jugement et la responsabilité

Explication

Jean Saint-Martin reprend l’association de la citoyenneté avec le civisme, la civilité, le jugement et la responsabilité. La discipline peut être pertinente dans d’autres cadres éducatifs, mais elle ne figure pas dans cette liste.

3. Quel choix institutionnel correspond à la citoyenneté participative associée à Rousseau ?

Le suffrage direct et un mandat local, court et impératif
Le suffrage indirect et un mandat local, court et libre
Le suffrage direct et un mandat national, long et libre
Le suffrage indirect et un mandat national, long et impératif

Le suffrage direct et un mandat local, court et impératif

Explication

La citoyenneté participative de Rousseau privilégie le suffrage direct ainsi qu’un mandat local, court et impératif. Le suffrage indirect et le mandat national, long et libre caractérisent plutôt la citoyenneté représentative associée à Montesquieu.

4. Quelle priorité caractérise la citoyenneté scolaire de 1880 à 1939 ?

Les devoirs collectifs priment sur les droits individuels
Les droits individuels priment sur les devoirs collectifs
Les droits et les devoirs sont présentés comme équivalents
Les choix personnels priment sur les obligations scolaires

Les devoirs collectifs priment sur les droits individuels

Explication

Entre 1880 et 1939, la citoyenneté scolaire est principalement fonctionnelle et imposée, et les devoirs collectifs passent avant les droits individuels. L’idée d’un équilibre entre droits et devoirs ne correspond donc pas à la priorité de cette période.

5. Quel rôle la loi du 27 janvier 1880 attribue-t-elle à la gymnastique scolaire ?

Elle la réserve à la préparation militaire, en écartant les finalités citoyennes
Elle établit la citoyenneté comme objectif explicite de chaque exercice scolaire
Elle l’inscrit dans des finalités citoyennes, même si ce terme n’est pas toujours énoncé
Elle en fait une pratique facultative, sans finalité éducative ou civique

Elle l’inscrit dans des finalités citoyennes, même si ce terme n’est pas toujours énoncé

Explication

La loi inscrit la gymnastique scolaire dans des finalités citoyennes, même si le mot « citoyenneté » n’est pas toujours formulé. Elle ne fait donc pas de la citoyenneté un objectif explicitement énoncé dans chaque exercice.

6. Quelles méthodes les instructions officielles de 1945 proposent-elles en EPS ?

Les méthodes naturelle, française et militaire
Les méthodes sportive, militaire et analytique
Les méthodes suédoise, française et analytique
Les méthodes naturelle, suédoise et sportive

Les méthodes naturelle, suédoise et sportive

Explication

Les instructions officielles de 1945 proposent trois méthodes : naturelle, suédoise et sportive. La méthode française ne fait pas partie de cette liste de trois méthodes.

7. Quelle différence distingue les instructions d’EPS de 1945 de celles de 1959 ?

Celles de 1945 laissent un choix pédagogique, tandis que celles de 1959 imposent un éclectisme fermé et méthodique
Celles de 1945 et de 1959 laissent la même marge de choix aux enseignants
Celles de 1945 privilégient une méthode unique, tandis que celles de 1959 autorisent toutes les pratiques
Celles de 1945 imposent un éclectisme fermé, tandis que celles de 1959 rendent le choix aux enseignants

Celles de 1945 laissent un choix pédagogique, tandis que celles de 1959 imposent un éclectisme fermé et méthodique

Explication

Les instructions de 1945 ouvrent une marge de choix pédagogique aux enseignants, alors que celles de 1959 imposent un éclectisme fermé et méthodique. Il est donc inexact d’attribuer le cadre fermé à 1945 et la liberté de choix à 1959.

8. Entre 1962 et 1980, comment la sportivisation de l’EPS contribue-t-elle à la citoyenneté sociale ?

En substituant l’entraînement technique aux échanges collectifs
En privilégiant la compétition individuelle et la sélection des meilleurs
En favorisant le respect des règles, la coopération et la solidarité
En réservant les responsabilités sportives aux enseignants

En favorisant le respect des règles, la coopération et la solidarité

Explication

La sportivisation soutient une citoyenneté plus participative grâce au respect des règles, à la coopération et à la solidarité. La sélection des meilleurs renvoie plutôt au caractère sélectif du sport qu’à cette contribution citoyenne.

9. En quoi le sport peut-il être à la fois démocratique et sélectif ?

Ses compétitions sont accessibles, tandis que ses activités de loisir sont sélectives
Sa base est accessible, tandis que son sommet est atteint par les plus performants
Ses responsabilités sont partagées à tous les niveaux, tandis que sa base est fermée
Sa pratique est réservée aux meilleurs, tandis que ses règles sont ouvertes à tous

Sa base est accessible, tandis que son sommet est atteint par les plus performants

Explication

Le sport est démocratique parce que sa base est accessible, mais sélectif puisque seuls les plus performants atteignent le sommet de la pyramide. Dire que la pratique est réservée aux meilleurs inverse cette distinction entre base et sommet.

10. Quel dispositif de la République des Sports de Calais permet aux élèves de participer démocratiquement à la vie sportive ?

Des séances dirigées, des règles fixées par l’établissement et des rôles tournants
Des élections, la cogestion et la prise de responsabilités dans un modèle associatif
Des compétitions, des classements et une sélection des élèves par les enseignants
Des activités libres, des choix individuels et une gestion assurée par la municipalité

Des élections, la cogestion et la prise de responsabilités dans un modèle associatif

Explication

Créée en 1964, la République des Sports de Calais organise la participation des élèves par les élections, la cogestion et la prise de responsabilités. Des activités libres gérées par la municipalité correspondent à une autre modalité de pratique, et non à son dispositif de gouvernance.

11. Quelle place les programmes d’EPS de 1985 et de 1996 accordent-ils à l’éducation à la citoyenneté ?

Ils la présentent comme une conséquence indirecte de la pratique physique
Ils en font une finalité explicite de la discipline
Ils la confient à des enseignements distincts de l’EPS
Ils la limitent à un contenu facultatif lié aux activités sportives

Ils en font une finalité explicite de la discipline

Explication

Les programmes d’EPS de 1985 et de 1996 inscrivent explicitement l’éducation à la citoyenneté parmi les finalités de la discipline. La réduire à une conséquence indirecte ne rend pas compte de cette formulation explicite.

12. Quel citoyen le programme d’EPS de 2009 vise-t-il à former ?

Un citoyen cultivé, lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué
Un citoyen responsable, obéissant, sportif, collectivement et moralement encadré
Un citoyen instruit, spécialisé, endurant, physiquement et professionnellement préparé
Un citoyen performant, compétitif, discipliné, techniquement et individuellement entraîné

Un citoyen cultivé, lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué

Explication

Le programme de 2009 vise la formation d’un citoyen cultivé, lucide et autonome, éduqué sur les plans physique et social. Un profil centré sur la performance et l’entraînement technique ne reprend pas l’ensemble de ces finalités.

13. Quelle distinction permet de différencier l’étude disciplinaire de la citoyenneté de sa pratique active ?

L’une enseigne les règles du jeu avant leur application, l’autre développe la performance et la sélection sportives
L’une transmet des connaissances civiques sans débat, l’autre développe la conformité aux règles fixées par l’autorité
L’une étudie la citoyenneté avant son exercice, l’autre développe une opinion raisonnée et la capacité d’intervenir dans la cité
L’une prépare à la vie associative par l’entraînement, l’autre enseigne les institutions sans participation

L’une étudie la citoyenneté avant son exercice, l’autre développe une opinion raisonnée et la capacité d’intervenir dans la cité

Explication

Une approche traite la citoyenneté comme un objet d’étude préalable à son exercice, tandis que l’autre forme à l’opinion raisonnée et à l’intervention dans la cité. L’opposition ne se réduit donc pas à la transmission de connaissances sans débat ni à la conformité aux règles.

14. Selon les instructions d’EPS de 1985, à quelle condition la participation aux actions collectives contribue-t-elle à la solidarité ?

Elle repose sur des responsabilités identiques pour chaque participant
Elle s’exerce dans le respect des différences individuelles et des groupes humains
Elle conduit à atténuer les différences pour renforcer l’unité du collectif
Elle favorise l’engagement individuel avant la coopération entre les groupes

Elle s’exerce dans le respect des différences individuelles et des groupes humains

Explication

Les instructions associent la participation collective à la solidarité tout en affirmant le respect des différences individuelles et des groupes humains. L’effacement des différences contredit cette conception de la solidarité.

15. Dans une activité où les élèves élaborent collectivement des règles et veillent à leur respect, quelle forme de socialisation est mise en œuvre ?

Une socialisation imposée, fondée sur des normes fixées par l’enseignant
Une socialisation individualisée, fondée sur des engagements personnels distincts
Une socialisation compétitive, fondée sur des règles adaptées aux élèves les plus performants
Une socialisation co-construite, fondée sur des règles élaborées par les élèves

Une socialisation co-construite, fondée sur des règles élaborées par les élèves

Explication

Lorsque les élèves construisent les règles collectivement, la citoyenneté relève d’une socialisation co-construite. Des normes établies par l’enseignant relèveraient plutôt d’une morale imposée.

16. En 1985, quel objectif Laurent Fabius et Jean-Pierre Chevènement déclarent-ils vouloir atteindre pour une classe d’âge ?

Garantir à 80 % des élèves une qualification professionnelle avant le baccalauréat
Faire obtenir le baccalauréat à 80 % des élèves de chaque classe
Porter à 80 % la part des élèves qui poursuivent des études supérieures
Amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat

Amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat

Explication

En 1985, Laurent Fabius et Jean-Pierre Chevènement formulent l’objectif que 80 % d’une classe d’âge atteigne le niveau du baccalauréat. Il s’agit d’atteindre ce niveau, et non nécessairement d’obtenir le diplôme.

17. Pour favoriser la réussite des élèves moins talentueux en EPS, quelle orientation Pineau propose-t-il pour l’évaluation en 1983 ?

Privilégier la sélection des élèves selon leurs aptitudes physiques
Minimiser la performance comme critère d’évaluation
Fonder l’évaluation sur le classement des résultats sportifs
Renforcer la comparaison des performances entre élèves

Minimiser la performance comme critère d’évaluation

Explication

Pineau propose des modalités d’évaluation qui minimisent la performance afin de favoriser la réussite des élèves moins talentueux en EPS. Renforcer la comparaison des performances maintiendrait au contraire la performance au centre de l’évaluation.

18. Comment Pierre Arnaud caractérise-t-il la citoyenneté des élèves en EPS en 2000 ?

Comme une participation politique construite par les pratiques sportives
Comme une formation aux droits civiques fondée sur les compétitions
Comme une « sociabilité des bons usages », détachée d’un projet politique
Comme une autonomie collective liée à la représentation des élèves

Comme une « sociabilité des bons usages », détachée d’un projet politique

Explication

Pierre Arnaud estime que la citoyenneté des élèves en EPS reste une « sociabilité des bons usages », c’est-à-dire une morale détachée d’un projet politique. L’interpréter comme une participation politique va au-delà de cette caractérisation.

19. Quelles dialectiques composent la grille de lecture historique de la citoyenneté en EPS ?

Droits-libertés, représentation-élection, politique-économique et individuelle-collective
Liberté-égalité, représentation-participation, scolaire-familiale et verticale-horizontale
Droits-devoirs, représentation-participation, politique-sociale et verticale-horizontale
Droits-devoirs, compétition-coopération, nationale-locale et verticale-individuelle

Droits-devoirs, représentation-participation, politique-sociale et verticale-horizontale

Explication

La grille distingue les dialectiques droits-devoirs, représentation-participation, politique-sociale et verticale-horizontale. Des couples tels que compétition-coopération ou liberté-égalité ne font pas partie de cette liste.

20. Pourquoi la contribution citoyenne de l’EPS doit-elle rester partielle ?

Parce que la motricité demeure son objectif prioritaire
Parce que l’EPS vise d’abord l’évaluation des connaissances théoriques
Parce que les pratiques sportives ne permettent pas de vivre des règles communes
Parce que la citoyenneté relève principalement des disciplines historiques

Parce que la motricité demeure son objectif prioritaire

Explication

La contribution citoyenne de l’EPS doit rester partielle puisque son objectif prioritaire demeure la motricité. Le fait que la citoyenneté puisse aussi être abordée dans d’autres disciplines n’explique pas cette limite.

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Selon Burdeau (1956), que désigne la citoyenneté ?

Le comportement d’une personne vivant dans un pays démocratique, fondé sur des droits et des devoirs.

Qui relie citoyenneté, civisme, civilité, jugement et responsabilité, et en quelle année ?

Jean Saint-Martin, en 2001.

Quels éléments Jean Saint-Martin relie-t-il à la citoyenneté ?

Le civisme, la civilité, le jugement et la responsabilité.

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