QCM : Introduction à la pensée systémique (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans la théorie générale des systèmes de L. B. Bertalanffy, qu’est-ce qui définit un système ?

Un ensemble d’éléments séparés par leur environnement
Une structure organisée autour d’un élément central
Une collection d’éléments classés par fonction
Un ensemble d’éléments en interaction

Un ensemble d’éléments en interaction

Explication

Bertalanffy définit le système par les interactions entre les éléments qui le composent. Une collection simplement classée ne rend pas compte de ces interactions constitutives.

2. Quelle caractérisation correspond à la première cybernétique associée à N. Wiener ?

L’étude des relations familiales à partir des ressources de leurs membres
L’étude de la stabilité d’un système par la constance de son organisation
L’étude de la place de l’observateur dans le système qu’il décrit
L’étude de la régulation et des communications dans les systèmes naturels et artificiels

L’étude de la régulation et des communications dans les systèmes naturels et artificiels

Explication

La première cybernétique étudie la régulation et les communications dans les systèmes naturels et artificiels. L’intégration de l’observateur au système observé caractérise plutôt la deuxième cybernétique.

3. Dans la deuxième cybernétique associée à Von Foerster, quelle place occupe l’observateur ?

Il mesure le système sans être inclus dans celui-ci
Il décrit les communications sans considérer sa propre position
Il intervient uniquement lorsque le système perd sa stabilité
Il fait partie intégrante du système qu’il observe

Il fait partie intégrante du système qu’il observe

Explication

La deuxième cybernétique considère l’observateur comme une partie intégrante du système observé. La conception où il mesure le système sans y être inclus correspond à la confusion avec la première cybernétique.

4. Une famille est décrite comme un système dont les relations produisent une dynamique propre : quel principe indique que cette dynamique ne se réduit pas à l’addition des membres ?

Le principe d’interaction et d’interdépendance
Le principe de non-somativité
Le principe d’homéostasie
Le principe de totalité

Le principe de non-somativité

Explication

La non-somativité affirme qu’un système ne se réduit pas à la somme de ses éléments. La totalité souligne la primauté de la logique du groupe, mais ne nomme pas directement cette irréductibilité à une addition.

5. Dans un système interdépendant, comment une unité active se rapporte-t-elle aux autres éléments ?

Elle reçoit de l’information d’eux et agit à son tour sur eux
Elle conserve son fonctionnement en restant indépendante de leurs échanges
Elle reçoit de l’information du groupe sans agir sur ses éléments
Elle agit sur les autres sans tirer d’information de leurs conduites

Elle reçoit de l’information d’eux et agit à son tour sur eux

Explication

Le principe d’interaction et d’interdépendance associe les deux mouvements : chaque unité tire son information des autres et agit sur eux. Une influence à sens unique ne décrit donc qu’une partie du principe.

6. Un comportement familial modifie celui d’un membre, dont la réaction transforme ensuite le comportement familial : quel principe décrit cette influence réciproque ?

La causalité linéaire à sens unique
La non-somativité des éléments du système
La rétroaction, ou causalité circulaire
L’homéostasie par maintien de l’organisation

La rétroaction, ou causalité circulaire

Explication

La rétroaction, ou causalité circulaire, décrit des influences réciproques entre le système et ses unités actives. Une causalité linéaire à sens unique ne rendrait pas compte du retour de la réaction sur le comportement familial.

7. Quel phénomène décrit la tendance d’un système à préserver sa survie en maintenant une certaine constance dans son organisation ?

La rétroaction
L’équifinalité
L’homéostasie
La non-somativité

L’homéostasie

Explication

L’homéostasie désigne la tendance à maintenir une certaine constance organisationnelle afin de préserver la survie du système. L’équifinalité concerne plutôt la possibilité que des effets identiques aient des origines différentes dans les systèmes ouverts.

8. Lorsqu’une thérapie familiale cherche à soutenir les capacités déjà présentes dans la famille, quel est son objectif ?

Évaluer séparément les membres avant de modifier le groupe
Isoler le membre identifié comme malade du reste de la famille
Mobiliser les ressources de la famille
Résoudre les problèmes familiaux à la place de ses membres

Mobiliser les ressources de la famille

Explication

La thérapie familiale vise à mobiliser les ressources de la famille. Résoudre les problèmes à la place de ses membres contredit cette visée et la posture de thérapeute qui ne se présente pas comme l’expert qui sait.

9. Quelle posture distingue le thérapeute familial systémique de l’expert qui résout les problèmes à la place de la famille ?

Diriger les échanges vers une réponse décidée à l’avance
Établir seul l’explication correcte des difficultés familiales
Adopter la position de « celui qui ne sait pas »
Prendre en charge le choix des solutions pour la famille

Adopter la position de « celui qui ne sait pas »

Explication

Le thérapeute familial systémique adopte la posture de « celui qui ne sait pas », plutôt que celle d’un expert qui résout les problèmes. Prendre en charge les solutions à la place de la famille correspond précisément à cette posture d’expert.

10. Quel est l’objectif principal d’une prescription de tâches dans une intervention systémique ?

Déterminer la fonction juridique du comportement d’une personne dans son milieu.
Proposer une interprétation plus positive de la situation vécue par le système.
Mobiliser le système et modifier les interactions par une expérience ou une observation.
Repérer les structures similaires entre différents niveaux de la situation.

Mobiliser le système et modifier les interactions par une expérience ou une observation.

Explication

La prescription de tâches cherche à mobiliser le système et à modifier ses interactions, souvent par une expérience ou une observation. Le recadrage, qui constitue le distracteur le plus plausible, propose une autre interprétation de la situation plutôt que de faire expérimenter une tâche.

11. Lorsqu’un thérapeute invite une famille à envisager une situation sous un angle plus positif, quel outil systémique utilise-t-il ?

Un recadrage, qui propose une nouvelle interprétation de la situation.
Une observation, qui vise à repérer les structures entre systèmes.
Une métacommunication, qui porte sur les échanges au sein du système.
Une prescription de tâches, qui engage le système dans une expérience.

Un recadrage, qui propose une nouvelle interprétation de la situation.

Explication

Le recadrage consiste à proposer une autre manière, généralement plus positive et optimiste, de voir une situation. La prescription de tâches peut aussi modifier les interactions, mais elle mobilise le système par une expérience ou une observation.

12. Dans une approche systémique, comment peut-on examiner un comportement problématique ?

En évaluant sa conformité aux règles professionnelles du service concerné.
En recherchant la fonction qu’il remplit dans la situation et le système de la personne.
En le considérant comme un trait individuel détaché des relations environnantes.
En vérifiant s’il reproduit le contenu d’un comportement observé dans un autre système.

En recherchant la fonction qu’il remplit dans la situation et le système de la personne.

Explication

L’approche systémique invite à interroger la fonction du comportement dans la situation et dans le système auquel la personne appartient. Le réduire à un trait individuel néglige précisément son inscription dans un contexte relationnel.

13. Pour analyser les comportements violents verbaux et physiques d’un jeune en ITEP dans une perspective systémique, quelle question est la plus pertinente ?

Quelle sanction permettrait de faire cesser rapidement ces comportements dans l’établissement ?
Quelle fonction ces comportements peuvent-ils remplir dans la situation et le système du jeune ?
Quel diagnostic individuel suffit à expliquer ces comportements sans examiner leur contexte ?
Quelle structure identique ces comportements reproduisent-ils nécessairement dans d’autres systèmes ?

Quelle fonction ces comportements peuvent-ils remplir dans la situation et le système du jeune ?

Explication

L’exemple conduit à examiner la fonction possible des comportements du jeune dans sa situation et son système. Chercher uniquement une explication individuelle écarte cette analyse contextuelle, qui est centrale en systémie.

14. Comment les principes systémiques peuvent-ils s’appliquer à une équipe professionnelle ?

En appliquant les principes systémiques aux familles, mais pas aux équipes de travail.
En considérant l’équipe comme un système dont les interactions peuvent être étudiées.
En considérant l’équipe comme une collection d’individus sans dynamique collective.
En analysant l’équipe comme une structure dont seul le contenu importe.

En considérant l’équipe comme un système dont les interactions peuvent être étudiées.

Explication

Une équipe professionnelle constitue un système auquel les principes systémiques peuvent s’appliquer. La traiter comme une simple collection d’individus écarte les interactions et la dynamique collective que permet justement d’analyser cette approche.

15. Deux systèmes ont des contenus différents, mais présentent des structures similaires : quel concept décrit cette situation ?

La métacommunication, qui fait de la communication un objet d’échange.
La prescription de tâches, qui mobilise un système par une expérience.
Le recadrage, qui propose une interprétation différente d’une situation.
L’isomorphisme, qui désigne une similarité de structure entre niveaux ou systèmes.

L’isomorphisme, qui désigne une similarité de structure entre niveaux ou systèmes.

Explication

L’isomorphisme désigne l’apparition de structures similaires entre différents niveaux ou systèmes, même lorsque leur contenu diffère. Une identité de contenu ne définit donc pas ce concept : c’est la ressemblance structurelle qui compte.

16. Dans une approche systémique, quel déplacement du regard permet d’analyser un symptôme ?

Du symptôme vers les caractéristiques personnelles de la personne concernée
Du symptôme vers sa cause initiale dans l’histoire individuelle
Du symptôme lui-même vers la fonction qu’il remplit dans le système
Du symptôme vers le diagnostic qui le classe dans une catégorie

Du symptôme lui-même vers la fonction qu’il remplit dans le système

Explication

L’approche systémique cherche à comprendre la fonction du symptôme dans le système plutôt qu’à se concentrer sur le symptôme seul. Rechercher sa cause initiale relève davantage d’un raisonnement linéaire centré sur une origine.

17. Une intervenante veut comprendre comment les réactions des membres d’une famille se renforcent mutuellement autour d’un comportement. Quelle question correspond le mieux au raisonnement systémique ?

Comment les interactions contribuent-elles à maintenir ce comportement ?
Pourquoi cette personne a-t-elle déclenché ce comportement au départ ?
Quel événement passé explique à lui seul ce comportement ?
Quelle caractéristique individuelle est à l’origine de ce comportement ?

Comment les interactions contribuent-elles à maintenir ce comportement ?

Explication

Le raisonnement systémique privilégie la question « comment » et examine les relations circulaires entre les interactions et le comportement. Chercher l’événement initial revient plutôt à adopter une explication linéaire en termes de « pourquoi ».

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Selon L. B. Bertalanffy, qu’est-ce qu’un système ?

Un ensemble d’éléments en interaction.

Quel théoricien est associé à la définition du système comme éléments en interaction ?

L. B. Bertalanffy.

À quel scientifique la première cybernétique est-elle associée ?

N. Wiener.

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