QCM : Fondements et origines de l’arabe — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. En quoi l’incapacité des Arabes à produire un texte équivalent au Qur’ân constitue-t-elle un élément de son caractère miraculeux ?

Elle établit qu’un peuple expert de la langue n’a pas pu produire un récit ou un écrit équivalent.
Elle montre qu’ils ne connaissaient pas les règles générales de la langue arabe.
Elle prouve que les Arabes refusaient toute forme d’écriture et de composition littéraire.
Elle signifie que le Qur’ân reprend les meilleurs poèmes composés avant sa révélation.

Elle établit qu’un peuple expert de la langue n’a pas pu produire un récit ou un écrit équivalent.

Explication

Le défi prend sa force dans l’incapacité d’un peuple expert de la langue arabe à produire un écrit équivalent au Qur’ân. Il ne s’agit pas d’une simple imitation superficielle, ni d’une absence de compétence littéraire chez les Arabes.

2. Quels sont les trois fils survivants de Nûh mentionnés dans cette classification des peuples ?

Sâm, Ismâ‘îl et Yafith.
Yafith, Jurhum et Himyar.
Hâm, Ismâ‘îl et Jurhum.
Sâm, Hâm et Yafith.

Sâm, Hâm et Yafith.

Explication

Les trois fils survivants de Nûh cités sont Sâm, Hâm et Yafith. Ismâ‘îl appartient à une génération ultérieure, tandis que Jurhum et Himyar désignent des peuples ou tribus.

3. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre les sciences de finalité et les sciences-outils ?

Les sciences de finalité servent à accéder aux sciences-outils, qui sont étudiées pour elles-mêmes.
Les sciences de finalité permettent de connaître la religion et de mettre ses commandements en pratique, tandis que les sciences-outils y donnent accès.
Les sciences de finalité concernent la langue arabe, tandis que les sciences-outils regroupent la croyance et le fiqh.
Les sciences de finalité et les sciences-outils sont deux appellations désignant la même catégorie de connaissances.

Les sciences de finalité permettent de connaître la religion et de mettre ses commandements en pratique, tandis que les sciences-outils y donnent accès.

Explication

Les sciences de finalité sont recherchées pour connaître la religion, comprendre les commandements divins et les appliquer, alors que les sciences-outils sont des moyens d’y parvenir. La première proposition inverse précisément le rôle respectif des deux catégories.

4. Quel niveau d’arabe doit viser le musulman de base pour pratiquer correctement sa religion ?

Le niveau requis pour maîtriser le tafsîr, la grammaire et les débats théologiques
Le niveau permettant de traduire les textes religieux et d’enseigner leur interprétation
Le niveau nécessaire pour attester, lire le Qur’ân et prononcer les formules obligatoires
Le niveau permettant d’analyser les ouvrages des savants et les fondements de la croyance

Le niveau nécessaire pour attester, lire le Qur’ân et prononcer les formules obligatoires

Explication

Le musulman de base doit apprendre ce qui lui permet d’accomplir les éléments nécessaires de sa pratique religieuse, notamment l’attestation, la lecture du Qur’ân et les formules obligatoires. L’analyse des paroles des savants et des disciplines religieuses approfondies relève d’un besoin plus élevé.

5. Quelle appellation désigne les Arabes originels, parmi lesquels figurent notamment Jurhum, Himyar, ‘Ād et Thamûd ?

Banû Ismâ‘îl.
Al-‘Arab al-‘Âribah.
Al-‘Arab al-Musta‘ribah.
Les Arabes issus de Hâjar.

Al-‘Arab al-‘Âribah.

Explication

Les Arabes originels sont appelés Al-‘Arab al-‘Âribah et comprennent notamment les tribus citées. Al-‘Arab al-Musta‘ribah désigne au contraire les Arabes arabisés descendants d’Ismâ‘îl.

6. Quel rôle la poésie et l’éloquence jouaient-elles dans la société arabe ?

Elles occupaient une place majeure et pouvaient défendre ou ridiculiser une tribu.
Elles servaient principalement à transmettre des connaissances scientifiques aux tribus.
Elles étaient considérées comme secondaires par rapport aux activités commerciales et militaires.
Elles étaient réservées aux pratiques religieuses et ne concernaient pas les relations tribales.

Elles occupaient une place majeure et pouvaient défendre ou ridiculiser une tribu.

Explication

La poésie et l’éloquence avaient une importance majeure dans la société arabe, notamment parce qu’elles pouvaient défendre une tribu ou la ridiculiser. Elles ne se limitaient donc ni aux pratiques religieuses ni à la transmission scientifique.

7. Pourquoi l’étudiant en science doit-il atteindre un niveau d’arabe supérieur à celui requis par le musulman de base ?

Pour comprendre les paroles des savants, les textes, le tafsîr, la croyance et les fondements
Pour limiter son apprentissage aux formules nécessaires aux actes d’adoration
Pour remplacer l’étude des disciplines religieuses par une formation linguistique générale
Pour communiquer dans plusieurs langues sans approfondir les textes religieux

Pour comprendre les paroles des savants, les textes, le tafsîr, la croyance et les fondements

Explication

L’étudiant en science doit aller plus loin afin de comprendre les paroles des savants ainsi que les textes du tafsîr, de la croyance et des fondements. Le niveau nécessaire à la pratique élémentaire ne suffit donc pas à ses besoins d’étude.

8. Pourquoi la langue arabe est-elle classée parmi les sciences-outils ?

Parce qu’elle désigne une branche spécialisée de la théologie musulmane.
Parce qu’elle constitue un moyen d’accéder aux sciences de finalité religieuses.
Parce qu’elle est recherchée principalement pour apprécier la poésie ancienne.
Parce qu’elle remplace l’étude de la croyance et du droit musulman.

Parce qu’elle constitue un moyen d’accéder aux sciences de finalité religieuses.

Explication

La langue arabe est une science-outil parce qu’elle permet d’accéder aux sciences de finalité et de comprendre leurs textes. Elle ne remplace donc pas les disciplines religieuses auxquelles elle sert d’accès.

9. Quel défi le Qur’ân a-t-il adressé aux opposants ?

Composer une sourate semblable et appeler à leur aide ceux qu’ils pourraient mobiliser.
Rédiger un commentaire du Qur’ân en reprenant les arguments des premiers croyants.
Réciter un poème ancien en présence des tribus réunies autour de La Mecque.
Traduire chaque révélation dans une langue étrangère avec l’aide de leurs alliés.

Composer une sourate semblable et appeler à leur aide ceux qu’ils pourraient mobiliser.

Explication

Le Qur’ân a défié les opposants de composer une sourate semblable et d’appeler à l’aide qui ils pourraient. Le défi portait donc sur la production d’un texte comparable, et non sur une traduction ou un commentaire.

10. Dans quelles circonstances Ismâ‘îl a-t-il appris l’arabe auprès de Jurhum ?

Après avoir étudié la poésie arabe auprès des tribus de ‘Ād et de Thamûd.
Après avoir quitté sa mère Hâjar pour rejoindre les tribus de Himyar au Yémen.
Après que Jurhum se fut installée près de lui et de sa mère Hâjar, à proximité de Zamzam.
Avant l’installation de Jurhum, lorsqu’il résidait auprès des descendants de Nûh.

Après que Jurhum se fut installée près de lui et de sa mère Hâjar, à proximité de Zamzam.

Explication

Ismâ‘îl a appris l’arabe lorsque Jurhum s’est installée près de lui et de sa mère Hâjar, à proximité de Zamzam. Cette transmission linguistique est donc liée à la présence de Jurhum dans leur environnement.

11. Dans quelle langue Allah a-t-Il révélé le dernier de Ses Livres ?

Dans la langue propre aux traductions diffusées ensuite
Dans une langue savante élaborée par les commentateurs
En arabe claire et explicite
Dans une langue commune à toutes les communautés

En arabe claire et explicite

Explication

Le dernier des Livres d’Allah a été révélé en langue arabe claire et explicite. Les traductions transmettent des significations, mais ne constituent pas la langue originale de la révélation.

12. Quelle attitude caractérise la constance dans l’apprentissage de l’arabe ?

Se concentrer sur les nouvelles notions sans revenir aux leçons précédentes
Attendre d’avoir beaucoup de temps libre avant de commencer à réviser
Étudier intensivement pendant une courte période puis interrompre le travail
Consacrer régulièrement du temps à l’apprentissage et à la révision

Consacrer régulièrement du temps à l’apprentissage et à la révision

Explication

La constance consiste à consacrer régulièrement du temps à l’apprentissage et à la révision. Une étude intense mais interrompue ne correspond pas à cette régularité.

13. Qui sont les Arabes arabisés, appelés Al-‘Arab al-Musta‘ribah ?

Les tribus de Jurhum et de Himyar établies avant l’arrivée d’Ismâ‘îl.
Les descendants de Nûh qui ont reçu directement la langue arabe après le déluge.
Les descendants de Sâm qui ont conservé leur langue sans l’apprendre d’un autre peuple.
Les descendants d’Ismâ‘îl qui ont appris l’arabe auprès de la tribu de Jurhum.

Les descendants d’Ismâ‘îl qui ont appris l’arabe auprès de la tribu de Jurhum.

Explication

Al-‘Arab al-Musta‘ribah désigne les descendants d’Ismâ‘îl qui ont appris l’arabe auprès de Jurhum. Les tribus de Jurhum et de Himyar relèvent plutôt des Arabes originels dans cette classification.

14. Quel prérequis constitue le fondement premier et le plus important de l’apprentissage de l’arabe ?

La sincérité de l’intention envers Allah
La motivation suscitée par les progrès rapides
La mémorisation régulière de nombreux vocabulaires
La maîtrise préalable de la grammaire arabe

La sincérité de l’intention envers Allah

Explication

La sincérité de l’intention envers Allah est présentée comme le premier et le plus important des prérequis. Elle se distingue d’une simple motivation, qui peut diminuer avec le temps.

15. Quel objectif doit guider l’apprentissage de l’arabe lorsqu’il est entrepris pour se rapprocher d’Allah ?

Lire des ouvrages modernes sans chercher à appliquer leur contenu
Comprendre les paroles religieuses puis les mettre en pratique
Acquérir une aisance linguistique indépendante de toute pratique religieuse
Obtenir principalement une compétence utile dans la vie professionnelle

Comprendre les paroles religieuses puis les mettre en pratique

Explication

L’apprentissage doit permettre de comprendre la parole d’Allah, celle du Prophète, des Compagnons et des savants, puis de mettre cette compréhension en pratique. Le réduire à une finalité mondaine ne correspond pas à cet objectif spirituel.

16. Quelle affirmation décrit correctement le rapport du Prophète Muhammad avec la poésie ?

Il composait des poèmes religieux afin de rivaliser avec les poètes de Quraysh.
Il apprenait la poésie auprès des spécialistes avant de transmettre le message révélé.
Il était reconnu comme le principal poète de son peuple et composait des œuvres célèbres.
Il n’était pas poète, et Allah ne lui a pas enseigné la poésie.

Il n’était pas poète, et Allah ne lui a pas enseigné la poésie.

Explication

Le Prophète Muhammad n’était pas poète, et Allah ne lui a pas enseigné la poésie. Cette donnée distingue la révélation reçue de la production poétique alors valorisée dans la société arabe.

17. Dans quelle situation l’apprentissage de l’arabe devient-il obligatoire ?

Lorsqu’il est choisi comme domaine d’étude parmi plusieurs disciplines utiles
Lorsqu’il est le moyen nécessaire de comprendre le Qur’ân et la Sunna
Lorsqu’il permet de lire des traductions sans consulter les textes arabes
Lorsqu’il apporte une compétence supplémentaire appréciée dans la société

Lorsqu’il est le moyen nécessaire de comprendre le Qur’ân et la Sunna

Explication

L’arabe devient obligatoire lorsqu’il constitue le moyen nécessaire pour comprendre le Qur’ân et la Sunna, dont la compréhension est obligatoire. Il s’agit d’une obligation liée à son rôle de moyen, contrairement aux sciences recherchées pour elles-mêmes.

18. Un étudiant doit organiser son apprentissage de l’arabe en lien avec ses études religieuses : quelle priorité respecte la règle donnée ?

Accorder la priorité au Qur’ân et à la croyance avant d’étudier la poésie et la littérature arabe.
Consacrer le même temps aux études religieuses et aux recherches littéraires dès le début.
Commencer par la poésie et les recherches littéraires avant d’aborder les textes religieux.
Étudier d’abord la littérature arabe afin de pouvoir ensuite comprendre la croyance.

Accorder la priorité au Qur’ân et à la croyance avant d’étudier la poésie et la littérature arabe.

Explication

L’apprentissage de l’arabe doit respecter les priorités : le Qur’ân et la croyance passent avant la poésie et les recherches de littérature arabe. Les autres propositions placent les domaines littéraires au même niveau ou avant les fondements religieux.

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Quel est le premier prérequis de l’apprentissage de l’arabe ?

La sincérité de l’intention envers Allah.

Quel but doit viser l’apprentissage de l’arabe ?

Se rapprocher d’Allah en comprenant et pratiquant Sa parole.

Quelle est la conséquence d’une intention correcte dans l’apprentissage ?

L’apprentissage est facilité.

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