Fiche de révision : Introduction aux lois de probabilité et leur utilisation

Plan du Cours

  1. Probabilité d’un évènement et cas équiprobables
  2. Propriétés de la probabilité et évènement impossible
  3. Densité de probabilité et fonction de répartition
  4. Espérance d’une variable aléatoire discrète
  5. Espérance et variance d’une moyenne estimée
  6. Loi de Bernoulli et loi binomiale
  7. Loi de Poisson et conditions d’approximation
  8. Loi normale centrée réduite et transformation
  9. Lecture de la table z et calculs d’intervalles
  10. Approximation binomiale par la loi normale
  11. Lois dérivées de la loi normale

1. Probabilité d’un évènement et cas équiprobables

Notions clés & Définitions

  • Évènement : Un évènement est un ensemble de résultats possibles d’une expérience aléatoire.
  • Cas équiprobables : Des cas équiprobables sont des issues ayant la même probabilité, ce qui permet un calcul simple par comptage.
  • Probabilité d’un évènement : La probabilité mesure la chance qu’un évènement se réalise, avec des valeurs entre 0 et 1.
  • Évènements disjoints : Des évènements disjoints ne peuvent pas se produire en même temps.
  • Évènements indépendants : Des évènements indépendants n’influencent pas la probabilité de réalisation de l’autre.

Points essentiels

  • Si les cas sont équiprobables, P(A)=nombre de cas favorablesnombre de cas possiblesP(A)=\dfrac{\text{nombre de cas favorables}}{\text{nombre de cas possibles}}.
  • Pour un dé à 6 faces, P(4)=16P(4)=\dfrac{1}{6} et P(5)=16P(5)=\dfrac{1}{6}.
  • Si AA et BB sont disjoints, alors P(AB)=P(A)+P(B)P(A\cup B)=P(A)+P(B) (ex. obtenir 4 ou 5 : 16+16=13\frac{1}{6}+\frac{1}{6}=\frac{1}{3}).
  • Si AA et BB sont indépendants, alors P(AB)=P(A)P(B)P(A\cap B)=P(A)\,P(B) (ex. pair et 4\le 4 : 36×46=13\frac{3}{6}\times\frac{4}{6}=\frac{1}{3}).
  • La probabilité de l’évènement impossible vaut P()=0P(\varnothing)=0.
  • La probabilité du complément vérifie P(Ac)=1P(A)P(A^c)=1-P(A) (ex. si P(6)=16P(6)=\frac{1}{6}, alors P({1,2,3,4,5})=116P(\{1,2,3,4,5\})=1-\frac{1}{6}).

Astuce mémo

Disjoints = addition (A ou B), Indépendants = multiplication (A et B).

2. Propriétés de la probabilité et évènement impossible

Notions clés & Définitions

  • Densité de probabilité : La densité de probabilité est une fonction ff telle que les probabilités pour une variable continue se calculent via des intégrales de ff.
  • Fonction de répartition : La fonction de répartition FF associe à chaque réel la probabilité que la variable soit inférieure ou égale à ce réel.
  • Évènement impossible : Un évènement impossible est un évènement dont la probabilité vaut 00 car il ne peut jamais se produire.
  • Primitive de la densité : La primitive FF de la densité ff permet de transformer un calcul d’aire (intégrale) en lecture directe de FF.

Points essentiels

  • Pour une variable continue, la probabilité d’un intervalle s’obtient par intégration de la densité sur cet intervalle.
  • Si FF est la primitive de ff, alors $\int_a^b f(t),dt = F(b)-F(a).
  • Pour un évènement de type {0<Xx1}\{0<X\le x_1\}, on a $P(0\to X\to x_1)=\int_0^{x_1} f(t)dt = F(x_1)-F(0).
  • Si la variable est positive, alors P(0Xx1)=0x1f(t)dt=F(x1)P(0\to X\to x_1)=\int_0^{x_1} f(t)dt = F(x_1), ce qui implique F(0)=0F(0)=0.
  • La disponibilité de F(x)F(x) en tables statistiques simplifie les calculs de probabilités par rapport à l’intégration directe de ff.
  • Un évènement impossible correspond à une probabilité nulle, donc à un intervalle sans valeurs possibles pour la variable.

Astuce mémo

Primitive = aire : abf=F(b)F(a)\int_a^b f = F(b)-F(a) ; impossible ⇒ P=0P=0.

3. Densité de probabilité et fonction de répartition

Notions clés & Définitions

  • Variable aléatoire X : Une variable aléatoire est un modèle numérique dont la valeur dépend du hasard et varie d’une réalisation à l’autre.
  • Moyenne estimée m : La moyenne estimée est la moyenne des k observations x1,,xkx_1,\dots,x_k et devient une variable aléatoire quand l’échantillon change.
  • Variance de X : La variance mesure la dispersion des valeurs de la variable aléatoire autour de son espérance.
  • Fonction de répartition : La fonction de répartition associe à chaque réel tt la probabilité que la variable aléatoire soit inférieure ou égale à tt.
  • Densité de probabilité : La densité de probabilité décrit, pour une variable continue, la répartition des probabilités sur les valeurs possibles.

Points essentiels

  • Pour l’échantillon de taille k, la moyenne estimée s’écrit m=1ki=1kxim=\frac{1}{k}\sum_{i=1}^k x_i.
  • L’espérance de la moyenne estimée vérifie E(m)=μE(m)=\mu lorsque les xix_i sont issus de la même loi que XX.
  • La variance de la moyenne estimée se réduit avec la taille d’échantillon : var(m)=ω2k\mathrm{var}(m)=\frac{\omega^2}{k}.
  • La variance estimée sur l’échantillon a pour expression s2=1ki=1k(xim)2s^2=\frac{1}{k}\sum_{i=1}^k (x_i-m)^2.
  • L’espérance de la variance estimée vaut E(s2)=ω2E(s^2)=\omega^2, ce qui relie l’estimation à la variance théorique de XX.
  • Pour une variable continue, la densité permet de calculer des probabilités via des aires, tandis que la fonction de répartition donne directement P(Xt)P(X\le t) pour tout tt.

Astuce mémo

moyenne : même centre (E(m)=μ) mais dispersion divisée (var(m)=ω²/k) ; variance estimée : même échelle en espérance (E(s²)=ω²).

4. Espérance d’une variable aléatoire discrète

Notions clés & Définitions

  • Espérance mathématique : L’espérance mathématique est la valeur moyenne théorique d’une variable aléatoire, pondérée par ses probabilités.
  • Variable aléatoire discrète : Une variable aléatoire discrète prend un ensemble dénombrable de valeurs, chacune associée à une probabilité.
  • Loi binomiale : La loi binomiale décrit le nombre de succès XX dans nn essais indépendants, avec probabilité de succès pp à chaque essai.
  • Loi de Poisson : La loi de Poisson modélise le nombre XX d’occurrences sur une période ou un volume, avec un paramètre moyen noté ω\omega.

Points essentiels

  • Pour une variable discrète, l’espérance se calcule comme une somme E(X)=kkP(X=k)E(X)=\sum_k k\,P(X=k) sur toutes les valeurs possibles.
  • Dans le cadre binomial, l’espérance du nombre de succès est égale au nombre d’essais multiplié par la probabilité de succès, soit E(X)=npE(X)=np.
  • Pour une loi de Poisson, l’espérance vaut directement le paramètre moyen, soit E(X)=ωE(X)=\omega.
  • Si XX compte un nombre de malades dans un échantillon, l’espérance correspond au nombre moyen attendu de malades.
  • La variance d’une loi de Poisson vaut aussi ω\omega, ce qui relie dispersion et moyenne pour cette loi.

Astuce mémo

Discret = somme : E(X)E(X) = valeur kk × probabilité, et Poisson = moyenne = ω\omega.

5. Espérance et variance d’une moyenne estimée

Notions clés & Définitions

  • Moyenne estimée : La moyenne estimée est la moyenne calculée à partir d’un échantillon, utilisée pour approcher la moyenne vraie de la population.
  • Espérance mathématique : L’espérance mathématique mesure la valeur moyenne théorique d’une variable aléatoire sur un très grand nombre de répétitions.
  • Variance : La variance quantifie la dispersion d’une variable aléatoire autour de son espérance.
  • Erreur d’estimation : L’erreur d’estimation correspond à l’écart entre la valeur estimée et la valeur vraie à estimer.

Points essentiels

  • La moyenne estimée a une espérance égale à la moyenne vraie si l’estimateur est non biaisé.
  • La variance d’une moyenne estimée diminue quand la taille de l’échantillon nn augmente, car l’estimation se stabilise.
  • Si les observations sont indépendantes et de même variance σ2\sigma^2, alors Var(Xˉ)=σ2/n\mathrm{Var}(\bar X)=\sigma^2/n.
  • L’écart-type de la moyenne estimée vaut σ/n\sigma/\sqrt{n}, ce qui traduit la réduction de l’incertitude avec nn.
  • L’erreur d’estimation a une moyenne nulle pour un estimateur non biaisé, mais une dispersion donnée par la variance de l’estimateur.
  • Pour une moyenne estimée, l’incertitude se lit via Var(Xˉ)\mathrm{Var}(\bar X) ou via l’écart-type σ/n\sigma/\sqrt{n}, pas via l’espérance seule.

Astuce mémo

Variance de la moyenne : Var(Xˉ)=σ2/n\mathrm{Var}(\bar X)=\sigma^2/n (double idée : “nn au dénominateur” et “n\sqrt{n} pour l’écart-type”).

6. Loi de Bernoulli et loi binomiale

Notions clés & Définitions

  • Loi binomiale : La loi binomiale modélise le nombre de succès XX lors de nn épreuves indépendantes identiques, chaque épreuve ayant une probabilité de succès pp.
  • Loi normale centrée réduite : La loi normale centrée réduite est la loi de la variable ZZ obtenue après standardisation, avec moyenne 00 et écart-type 11.
  • Transformation de la variable : La transformation de la variable standardise une variable normale de moyenne  et d’écart-type  en une variable ZZ centrée réduite pour utiliser la table.
  • Approximation normale de la loi binomiale : L’approximation normale remplace une loi binomiale par une loi normale lorsque nn est suffisamment grand et que les conditions sur nPnP et nQnQ sont satisfaites.

Points essentiels

  • Pour calculer une probabilité avec une normale, on standardise et on cherche dans la table la probabilité correspondante en ZZ.
  • Pour une borne inférieure, on utilise la relation P(Z>0,2)=1P(Z<0,2)P(Z>0{,}2)=1-P(Z<0{,}2) afin d’exploiter la table.
  • Dans l’exemple, P(0,2<Z<1,4)=P(Z<1,4)P(Z<0,2)P(0{,}2<Z<1{,}4)=P(Z<1{,}4)-P(Z<0{,}2), ce qui revient à soustraire deux valeurs de table.
  • Dans l’exemple de lecture de table, on obtient P(Z<1,4)=0,9192P(Z<1{,}4)=0{,}9192 et P(Z<0,2)=0,5793P(Z<0{,}2)=0{,}5793, donc P(0,2<Z<1,4)=0,33990,34P(0{,}2<Z<1{,}4)=0{,}3399\approx0{,}34.
  • Pour le cas d’étude, la probabilité que le poids soit entre 3,43{,}4 kg et 4,04{,}0 kg vaut environ 34%34\%.
  • Pour approximer une binomiale par une normale quand la variable exprime un pourcentage, on exige nP5nP\ge 5 et nQ5nQ\ge 5, et la normale a pour moyenne nPnP et variance nPQnPQ.

Astuce mémo

Table \Rightarrow soustraction : P(a<Z<b)=P(Z<b)P(Z<a)P(a<Z<b)=P(Z<b)-P(Z<a) ; et pour la binomiale : nP5nP\ge5 et nQ5nQ\ge5 (moyenne nPnP, variance nPQnPQ).

7. Loi de Poisson et conditions d’approximation

Notions clés & Définitions

  • Approximation normale : Approche où une loi discrète ou une statistique est remplacée par une loi normale quand des conditions numériques rendent l’écart négligeable.
  • Loi binomiale : Loi modélisant le nombre de succès XX sur nn essais indépendants avec probabilité de succès pp à chaque essai.
  • Loi de Poisson : Loi modélisant un comptage XX de taux moyen  sur une durée ou un espace, avec événements rares et indépendants.
  • Théorème central-limite : Résultat statistique qui justifie l’approximation par une loi normale de la moyenne empirique quand la taille d’échantillon nn est suffisamment grande.

Points essentiels

  • Pour une variable exprimant un pourcentage issue d’une loi binomiale, l’approximation par une loi normale est admise si nP5nP\ge 5 et nQ5nQ\ge 5 avec Q=1PQ=1-P.
  • Dans ce cas, la loi normale d’approximation a pour moyenne μ=nP\mu=nP et pour variance ω2=nPQ\omega^2=nPQ.
  • La loi normale peut aussi approcher la loi binomiale lorsque la taille nn augmente, ce qui rend l’écart entre les distributions faible.
  • La loi de Poisson peut être approximée par une loi normale lorsque le paramètre ω\omega est suffisamment grand, avec un seuil donné comme ω>10\omega>10 (et aussi ω>20\omega>20 dans le texte).
  • Pour la loi de Poisson, la probabilité s’écrit P(X=k)=eωωk/k!P(X=k)=e^{-\omega}\,\omega^k/k! et l’approximation normale s’appuie sur la croissance de ω\omega.
  • Le théorème central-limite s’applique à une variable XX de moyenne μ\mu et de variance ω2\omega^2 et décrit la loi de la moyenne estimée sur un échantillon quand nn est suffisamment grand.

Astuce mémo

Binomiale : nP5nP\ge5 et nQ5nQ\ge5 ; Poisson : ω>10\omega>10 (ou >20>20) ; CLT : nn grand ⇒ moyenne empirique ≈ normale.

8. Loi normale centrée réduite et transformation

Notions clés & Définitions

  • Loi normale N(μ, ω) : Une loi normale est une loi continue caractérisée par une moyenne μ et une variance ω² (écart-type ω).
  • Densité de probabilité : La densité de probabilité décrit la forme de la loi normale et permet de calculer des probabilités par intégration.
  • Loi normale centrée réduite : Une loi normale centrée réduite est une normalisation de la loi normale pour obtenir une moyenne 0 et une variance 1.
  • Changement de variable : Le changement de variable transforme une probabilité sous une normale N(μ, ω) en une probabilité sous la normale centrée réduite.
  • Fonction de répartition F : La fonction de répartition F(x) donne la probabilité d’être inférieur ou égal à x.

Points essentiels

  • Pour XN(μ,ω2)X\sim\mathcal N(\mu,\omega^2), la densité s’écrit avec un terme exponentiel en (xμ)22ω2\frac{(x-\mu)^2}{2\omega^2} et un facteur de normalisation en ω\omega.
  • La moyenne de la loi normale est μ et sa variance est ω2\omega^2.
  • Pour calculer P(a<X<b)P(a<X<b), on intègre la densité entre a et b : P(a<X<b)=abf(t)dtP(a<X<b)=\int_a^b f(t)\,dt.
  • La normalisation consiste à passer à une variable centrée réduite de la forme Z=XμωZ=\frac{X-\mu}{\omega} afin d’utiliser les tables de la loi centrée réduite.
  • Après transformation, on exprime P(a<X<b)P(a<X<b) comme une probabilité sur l’intervalle correspondant pour ZZ, ce qui permet d’utiliser directement la fonction de répartition FF.
  • La probabilité P(a<X<b)P(a<X<b) peut aussi s’écrire avec la fonction de répartition : P(a<X<b)=F(b)F(a)P(a<X<b)=F(b)-F(a) (avec les bornes adaptées après transformation).

Astuce mémo

Normaliser = soustraire μ puis diviser par ω : Z=XμωZ=\frac{X-\mu}{\omega}, puis on lit FF sur les tables.

9. Lecture de la table z et calculs d’intervalles

Notions clés & Définitions

  • Théorème central-limite : Le théorème central-limite affirme que la somme (ou moyenne) d’un grand nombre de variables indépendantes tend vers une loi normale, sous des conditions générales.
  • Théorème de Moivre-Laplace : Le théorème de Moivre-Laplace est une forme du TCL qui justifie l’approximation normale d’une loi binomiale lorsque les paramètres sont suffisamment grands.
  • Loi binomiale approximée par la loi normale : C’est l’approximation d’une variable binomiale par une loi normale quand les effectifs et probabilités rendent la distribution suffisamment “dense”.
  • Loi de Poisson approximée par la loi normale : C’est l’approximation d’une loi de Poisson par une loi normale lorsque la moyenne est assez grande.
  • Loi binomiale approximée par la loi de Poisson : C’est l’approximation d’une loi binomiale par une loi de Poisson quand le nombre d’essais est grand et la probabilité de succès est petite.

Points essentiels

  • Pour une binomiale, l’approximation normale est valable si nP5nP\ge 5 et nQ5nQ\ge 5 (avec Q=1PQ=1-P).
  • Dans l’exemple “familles de 3 enfants” avec n=3n=3 et P=Q=0,5P=Q=0{,}5, on a nP=nQ=1,5<5nP=nQ=1{,}5<5, donc pas d’approximation normale.
  • Pour une binomiale, l’approximation par Poisson est recommandée si nn est très grand et nP5nP\le 5.
  • Dans l’exemple “familles de 3 enfants”, nP=1,5nP=1{,}5, donc l’approximation Poisson n’est pas retenue (on utilise la binomiale).
  • Pour une Poisson, l’approximation normale est indiquée quand la moyenne ω\omega est grande (dans le cours, condition du type ω>10(20)\omega>10(20)).
  • Pour une Poisson, on utilise ω=nP\omega=nP et la probabilité s’écrit P(X=k)=eωωk/k!P(X=k)=e^{-\omega}\,\omega^k/k!.

Astuce mémo

Seuils à vérifier : normal pour nP,nQ5nP,nQ\ge 5 ; Poisson pour nn grand et nP5nP\le 5 ; Poisson→normal pour ω\omega grand.

10. Approximation binomiale par la loi normale

Notions clés & Définitions

  • Loi normale : La loi normale est une loi de probabilité continue, souvent utilisée pour approximer des distributions plus complexes quand les conditions sont réunies.
  • Loi binomiale : La loi binomiale modélise le nombre de succès obtenus lors de nn essais indépendants identiques, chacun ayant une probabilité de succès pp.
  • Approximation normale : L’approximation normale consiste à remplacer une loi binomiale par une loi normale pour calculer des probabilités plus facilement.
  • Correction de continuité : La correction de continuité ajuste l’approximation normale pour tenir compte du fait que la variable binomiale est discrète.

Points essentiels

  • Pour approximer une binomiale par une normale, on utilise une normale de moyenne npnp et d’écart-type np(1p)\sqrt{np(1-p)}.
  • On applique l’approximation sur des événements binomiaux du type P(Xk)P(X\le k) ou P(Xk)P(X\ge k) en traduisant kk en borne sur la normale.
  • Comme XX est discret, on utilise la correction de continuité en décalant les bornes de ±0,5\pm 0{,}5 avant de passer à la loi normale.
  • Pour P(Xk)P(X\ge k), on peut calculer 1P(Xk1)1-P(X\le k-1) afin d’éviter des erreurs de borne lors de la correction de continuité.
  • Quand la probabilité pp est proche de 00 ou 11, l’approximation normale devient moins fiable et la correction seule ne suffit pas toujours.
  • Table statistique et lecture : on convertit la borne en variable centrée-réduite ZZ puis on lit la probabilité correspondante dans la table de la loi normale.

Astuce mémo

Binomial → Normal : moyenne npnp, écart-type np(1p)\sqrt{np(1-p)}, puis pense “discret” donc ±0,5\pm 0{,}5 avant de lire la table.

11. Lois dérivées de la loi normale

Notions clés & Définitions

  • Loi du khi-deux : La loi du khi-deux modélise la somme de carrés de variables normales centrées réduites indépendantes, avec un nombre de degrés de liberté kk.
  • Degrés de liberté kk : Les degrés de liberté kk paramètrent la loi du khi-deux et la loi de Student, et déterminent la forme de la distribution.
  • Loi de Student : La loi de Student est une loi dérivée de la loi normale, utilisée quand on divise une normale par la racine d’une variable khi-deux indépendante.
  • Variable normale centrée réduite : Une variable normale centrée réduite suit une loi normale de moyenne 00 et d’écart-type 11.
  • Variable khi-deux à kk ddl : Une variable YY suit une loi du khi-deux à kk degrés de liberté, et intervient dans la construction de la loi de Student.

Points essentiels

  • Si ωk2\omega^2_k suit une loi du khi-deux à kk degrés de liberté, alors E(ωk2)=kE(\omega^2_k)=k et var(ωk2)=2k\mathrm{var}(\omega^2_k)=2k.
  • Pour lire la table du khi-deux, on utilise une probabilité de la forme P(ε2>εω2)P(\varepsilon^2>\varepsilon^2_\omega) pour un kk donné.
  • Exemple de lecture (khi-deux) : pour une loi du khi-deux à 55 ddl, la probabilité P(X>1,475884)P(X>1{,}475884) vaut 0,10{,}1 (10%).
  • Cadre de la loi de Student : ZZ est normale centrée réduite, YY suit une loi du khi-deux à kk ddl, et ZZ et YY sont indépendantes.
  • Construction de la loi de Student : la variable t=ZY/kt=\dfrac{Z}{\sqrt{Y/k}} suit une loi de Student à kk ddl.
  • Pour lire la table de Student, on cherche une probabilité du type P(X>valeur)P(X>\text{valeur}) sur la ligne correspondant à kk.

Astuce mémo

Khi-deux : somme de carrés → moyenne kk, variance $2k ; Student : normale / racine d’un khi-deux (indépendants).

Tableaux de synthèse

Disjoints vs indépendants (dé à 6 faces)

TypeFormuleExemple du cours
DisjointsP(A∪B)=P(A)+P(B)obtenir 4 ou 5 : 1/6+1/6=1/3
IndépendantsP(A∩B)=P(A)P(B)pair et ≤4 : (3/6)×(4/6)=1/3

Approximation binomiale/Poisson par la normale

Loi exacteConditionsLoi d’approximation
Binomiale (pourcentages)nP≥5 et nQ≥5normale de moyenne nP et variance nPQ
Poissonω suffisamment grand (ω>10 (20) dans le texte)normale d’approximation (moyenne/variance liées à ω)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre fonction de probabilité (discrète) et loi de probabilité : la fonction doit vérifier ∑k pxk=1 et ne doit pas être confondue avec la loi.
  2. Croire que l’approximation normale de la binomiale s’applique toujours : le cours impose nP≥5 et nQ≥5 (sinon, pas d’approximation).
  3. Oublier la correction de bornes quand on lit une probabilité sur une variable discrète (événements du type X≤k ou X≥k) avant de passer à la normale.
  4. Se tromper de logique disjoints/indépendants : disjoints ⇒ addition (A ou B), indépendants ⇒ multiplication (A et B).
  5. Inverser complément et presque sûr : P(Ac)=1−P(A) et P(A)=1 correspond à l’évènement presque sûr.
  6. Confondre densité f et fonction de répartition F : pour une variable continue, P(a<X<b)=∫_a^b f(t)dt=F(b)−F(a).
  7. Mauvaise standardisation : pour la table centrée réduite, utiliser Z=(X−\mu{})/ω (soustraire \mu{} puis diviser par ω).

Checklist Examen

  1. Définir un évènement, un évènement impossible (P(Ø)=0) et un évènement complémentaire, puis écrire P(Ac)=1−P(A).
  2. Savoir calculer P(A) en cas équiprobables : P(A)=nombre de cas favorables/nombre de cas possibles.
  3. Appliquer les règles disjoints/indépendants : écrire P(A∪B)=P(A)+P(B) si disjoints et P(A∩B)=P(A)P(B) si indépendants.
  4. Pour une variable continue, calculer P(a→X→b) par intégration : P(a<X<b)=∫_a^b f(t)dt et aussi via F(b)−F(a).
  5. Utiliser la primitive : si F est la primitive de f, alors ∫_a^b f(t)dt=F(b)−F(a), et en déduire F(0)=0 si X est positive.
  6. Calculer l’espérance d’une variable discrète : E(X)=∑k k·P(X=k), puis appliquer aux cas binomial (E(X)=nP) et Poisson (E(X)=ω).
  7. Pour une moyenne estimée m sur k observations, écrire m=(1/k)∑_{i=1}^k x_i et vérifier E(m)=\mu{}, puis var(m)=ω^2/k.
  8. Calculer l’espérance et l’écart-type d’une moyenne estimée : lire que l’incertitude se lit via Var(m) ou via σ/√n (pas via l’espérance seule).
  9. Savoir quand utiliser l’approximation normale de la binomiale : vérifier nP≥5 et nQ≥5 et donner moyenne nP et variance nPQ.
  10. Savoir quand utiliser l’approximation normale de la Poisson : vérifier ω suffisamment grand (ω>10 (20) dans le texte) et relier l’approximation à ω.
  11. Maîtriser la table de la loi normale centrée réduite : transformer en Z=(X−\mu{})/ω, puis calculer des intervalles via P(Z<z)=valeur de table et P(a<Z<b)=P(Z<b)−P(Z<a).
  12. Savoir lire les tables des lois dérivées : khi-deux (ddl k, E(ω_k^2)=k, var(ω_k^2)=2k) et Student (cadre : Z normale centrée réduite, Y khi-deux à k ddl indépendant, t=Z/√(Y/k)).

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1. Dans un cas équiprobable, comment calcule-t-on la probabilité d’un évènement ?

2. Deux évènements sont dits disjoints lorsqu’ils ?

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Évènement — définition ?

Résultat ou ensemble de résultats possibles.

Cas équiprobables — rôle ?

Simplifient le calcul de probabilité par comptage égal.

Probabilité d’un évènement — formule ?

Nombre de cas favorables divisé par total.

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