📋 Plan du Cours
- Analyse du contexte stratégique
- Finalités de l'entreprise
- Responsabilité sociétale et environnementale
- Logique entrepreneuriale et managériale
- Parties prenantes de l'entreprise
- Performance de l'entreprise
- Objectifs stratégiques
- RSE et développement durable
- Création d'entreprise et innovation
- Processus de management
📖 1. Analyse du contexte stratégique
🔑 Notions clés & Définitions
- Analyse du cadre stratégique de l’entreprise : Processus d’évaluation des facteurs internes et externes influençant la position et la performance de l'entreprise, permettant d’orienter la formulation de la stratégie.
- Définition de la stratégie selon Alfred Chandler (1962) : « La stratégie, c'est l'acte de déterminer les finalités et les objectifs fondamentaux à long terme de l'entreprise, de mettre en place les actions et d'allouer les ressources nécessaires pour atteindre ces finalités ».
- Définition de la stratégie selon Stratégor : « Pour une entreprise, la stratégie consiste à choisir ses activités et à allouer ses ressources de manière à atteindre un niveau de performance durablement supérieur à celui de ses concurrents dans ces activités, dans le but de créer de la valeur pour les actionnaires ».
- Origine étymologique du mot stratégie : Grec ancien stratos (« armée ») et ageîn (« conduire »), signifiant initialement « art de conduire une armée » ; extension à la conduite d'entreprise pour désigner l'ensemble des choix permettant d'atteindre un objectif.
- Facteurs internes influençant la stratégie : Statuts juridiques, valeurs, aspirations, histoire, culture de l'entreprise.
- Facteurs externes influençant la stratégie : Attentes du personnel, contraintes réglementaires, environnement concurrentiel, contexte géographique.
📝 Points essentiels
- La stratégie est un concept d’origine militaire, signifiant « art de conduire » (grec stratos + ageîn).
- Alfred Chandler (1962) insiste sur la détermination des finalités et la gestion des ressources pour atteindre des objectifs à long terme.
- Stratégor (2009) met en avant la sélection des activités et l’allocation des ressources pour surpasser la concurrence et créer de la valeur.
- La construction des finalités est contingentée par des facteurs internes (valeurs, culture, histoire) et externes (marché, réglementation, environnement).
- La compréhension de l’analyse du cadre stratégique repose sur l’évaluation des forces et faiblesses internes, ainsi que des opportunités et menaces externes.
💡 À retenir
La stratégie, issue de l’origine militaire, consiste à définir des finalités et à mobiliser les ressources pour atteindre un avantage concurrentiel durable, en tenant compte des facteurs internes et externes à l’entreprise.
📖 2. Finalités de l'entreprise
🔑 Notions clés & Définitions
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Finalité économique fondamentale de l’entreprise : La raison d’être de l’entreprise, principalement de générer des profits dans le système capitaliste, que ce soit pour assurer la survie dans les PME ou pour distribuer des dividendes dans les grandes entreprises.
-
Finalités sociales de l’entreprise : Objectifs visant à satisfaire les attentes des parties prenantes, telles que garantir de bonnes conditions de travail, assurer la sécurité et la qualité des produits, maintenir l’emploi, ou préserver l’environnement. Selon Drucker (2005), la recherche de la satisfaction des salariés et des clients fait partie intégrante des finalités sociales.
-
Lien entre finalité et objectifs de l’entreprise : La finalité représente un idéal abstrait, tandis que les objectifs sont ses concrétisations quantifiables ou qualitatives, permettant de mesurer la réalisation de cette finalité. Par exemple, lancer un nouveau produit ou atteindre une rentabilité de 10%.
-
Construction des finalités selon facteurs internes et externes : Les finalités sont déterminées par les dirigeants en fonction de facteurs internes (valeurs, culture, histoire, statut juridique) et externes (attentes du personnel, contraintes réglementaires, environnement concurrentiel), comme le souligne Peter Drucker (2005), qui insiste sur la nécessité d’intégrer des finalités sociales au-delà de la maximisation des bénéfices.
📝 Points essentiels
- La finalité économique est la raison d’être principale dans le système capitaliste, visant à produire des profits pour assurer la pérennité et la distribution de dividendes.
- Les finalités sociales complètent cette logique en intégrant la satisfaction des parties prenantes, notamment les salariés, les clients, les fournisseurs, et la société civile.
- La construction des finalités est contingentée par des facteurs internes (valeurs, culture, histoire) et externes (attentes sociales, contraintes réglementaires, contexte concurrentiel), ce qui explique leur caractère variable selon chaque entreprise.
- Drucker (2005) affirme que la maximisation des bénéfices ne doit pas être la seule finalité de l’entreprise, soulignant l’importance des finalités sociales pour une gestion responsable.
💡 À retenir
La finalité de l’entreprise va au-delà de la simple recherche de profit, intégrant des objectifs sociaux qui répondent aux attentes des parties prenantes et sont façonnés par des facteurs internes et externes, conformément à la vision de Peter Drucker.
📖 3. Responsabilité sociétale et environnementale
🔑 Notions clés & Définitions
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Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) : "l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et à leurs relations avec leurs parties prenantes" (source). La RSE vise à concilier performance économique, respect de l’environnement et équité sociale.
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Domaines de la RSE : Selon la Commission européenne, la RSE concerne trois domaines principaux :
- Environnement : l’entreprise doit repenser ses processus pour réduire son impact écologique, en intégrant le développement durable.
- Économie : réalisation d’investissements socialement responsables (ISR), associant critères sociaux et environnementaux aux objectifs financiers (Drucker, 2005).
- Social : gestion des relations avec les partenaires sociaux, salariés, et respect des conditions sociales et morales (Drucker, 2005).
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Intégration de la RSE au développement durable : La mise en pratique du développement durable dans l’entreprise consiste à répondre aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures, en intégrant des enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans ses stratégies (source).
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Outils et normes de la RSE :
- Normes environnementales
- Normes relatives aux conditions de travail
- Normes interdisant le travail des enfants (source)
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Intérêt de la RSE pour l’image et la performance : La stratégie RSE améliore l’image de l’entreprise, peut augmenter le chiffre d’affaires et la part de marché, même si ces effets sont difficiles à quantifier précisément (source).
📝 Points essentiels
- La RSE repose sur une démarche volontaire, intégrant des préoccupations sociales et environnementales dans la gestion quotidienne de l’entreprise.
- La Commission européenne définit la RSE comme une approche globale touchant trois domaines : environnement, économie et social, pour répondre aux enjeux du développement durable.
- La mise en œuvre de la RSE implique l’utilisation d’outils et de normes spécifiques, notamment pour garantir le respect des conditions de travail, la protection de l’environnement, et l’interdiction du travail des enfants.
- La RSE contribue à l’amélioration de l’image de l’entreprise, favorise la fidélisation des parties prenantes, et peut avoir un impact positif sur la performance globale, notamment en termes d’image et de compétitivité.
- La démarche de RSE doit être intégrée volontairement, en cohérence avec les valeurs de l’entreprise et ses objectifs stratégiques, dans une logique de développement durable.
💡 À retenir
La responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) est une démarche volontaire qui vise à concilier performance économique, respect de l’environnement et équité sociale, en intégrant ces enjeux dans la stratégie globale de l’entreprise.
📖 4. Logique entrepreneuriale et managériale
🔑 Notions clés & Définitions
- Logique entrepreneuriale : démarche visant à créer, développer et implanter une entreprise en mobilisant des ressources pour réaliser un projet économique, avec pour objectif principal la création de richesses et d’emplois. Elle repose sur l’innovation, la prise de risques et la recherche de profit.
- Caractéristiques de l’entrepreneur : qualités essentielles telles que l’indépendance, l’autonomie, la prise d’initiative, la capacité à prendre des risques et la créativité. Selon Joseph Schumpeter (1883-1950), l’entrepreneur innove en inventant de nouvelles combinaisons des facteurs de production.
- Rôle économique fondamental de l’entrepreneur : création de richesses, dynamisation du tissu économique par la création ou la revitalisation d’entreprises, et contribution au développement social et territorial.
- Différentes formes de création d’entreprise :
- Création pure : partir d’une idée pour créer une nouvelle entreprise.
- Reprise : racheter une entreprise existante pour la développer.
- Franchise : créer une entreprise indépendante intégrée dans un réseau.
- Essaimage : un salarié crée sa propre entreprise avec le soutien de son employeur.
- Définition de la logique managériale : processus visant à définir des buts, coordonner les efforts et optimiser les ressources pour atteindre les objectifs fixés, exercé par un manager. Selon Henri Fayol (1841-1925), elle comprend cinq activités : prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler.
📝 Points essentiels
- La logique entrepreneuriale s’appuie sur la capacité à innover, à prendre des risques et à saisir des opportunités pour créer de la valeur économique et sociale. Schumpeter insiste sur l’innovation comme moteur principal, en modifiant produits, organisation, procédés ou financement.
- Les caractéristiques de l’entrepreneur sont essentielles pour sa réussite : indépendance, autonomie, initiative, créativité, prise de risques. Ces qualités lui permettent de jouer un rôle économique clé en créant des emplois et en dynamisant le territoire.
- La création d’entreprise peut prendre diverses formes, adaptées aux contextes et aux objectifs : création, reprise, franchise ou essaimage. La démarche de création suit plusieurs étapes, de l’idée à la réalisation administrative et financière.
- La logique managériale, selon Fayol, repose sur un processus structuré : prévoir (anticiper), organiser (structurer), commander (diriger), coordonner (harmoniser), contrôler (évaluer). Elle vise à assurer la performance et l’efficience dans la gestion quotidienne.
- La complémentarité entre logique entrepreneuriale et managériale devient essentielle dans un environnement concurrentiel, permettant à l’innovation de s’intégrer dans une gestion efficace.
💡 À retenir
La logique entrepreneuriale se concentre sur la création et l’innovation pour générer de la valeur, tandis que la logique managériale vise à organiser et contrôler ces activités pour atteindre efficacement les objectifs fixés. Leur interaction est aujourd’hui essentielle pour la réussite des entreprises.
📖 5. Parties prenantes de l'entreprise
🔑 Notions clés & Définitions
- Partie prenante : acteur (individu ou groupe) exerçant une influence directe ou indirecte sur la vie de l’entreprise ou étant affecté par ses décisions, illustrant l’interdépendance entre l’entreprise et ses acteurs (source : contenu source).
- Parties prenantes de premier rang : celles dont l’influence est particulièrement grande et qui entretiennent une relation directe avec l’entreprise, telles que les actionnaires, salariés, clients, fournisseurs (source : contenu source).
- Parties prenantes de second rang : celles dont l’influence est moindre et qui ont une relation indirecte avec l’entreprise, comme la société civile, les collectivités locales ou les ONG (source : contenu source).
- Pouvoir et influence des parties prenantes : capacité d’un acteur à affecter ou à être affecté par les décisions de l’entreprise, ce qui doit être intégré dans la stratégie de l’organisation (source : contenu source).
- Interdépendance : relation mutuelle où l’entreprise et ses parties prenantes dépendent l’une de l’autre, chaque partie pouvant influencer ou être influencée par l’autre (source : contenu source).
- Intégration dans la stratégie : processus par lequel l’entreprise prend en compte les attentes et l’influence des parties prenantes dans la définition et la mise en œuvre de ses stratégies pour assurer sa pérennité et sa performance (source : contenu source).
📝 Points essentiels
- La notion de partie prenante englobe tous ceux qui exercent une influence ou sont affectés par l’entreprise, illustrant l’interdépendance fondamentale entre l’organisation et ses acteurs (source : contenu source).
- La distinction entre parties de premier rang et de second rang repose sur le degré d’influence et la proximité relationnelle avec l’entreprise, ce qui influence la priorité de leur prise en compte dans la stratégie (source : contenu source).
- Le pouvoir et l’influence des parties prenantes varient selon leur capacité à agir sur l’entreprise, ce qui impose une gestion stratégique de ces relations pour préserver la performance et la légitimité de l’organisation (source : contenu source).
- La relation d’interdépendance implique que toute décision ou changement dans l’entreprise peut avoir des répercussions sur ses parties prenantes, et vice versa, soulignant la nécessité d’une gestion équilibrée (source : contenu source).
- L’intégration des parties prenantes dans la stratégie de l’entreprise permet d’anticiper les risques, d’accroître la légitimité et de renforcer la performance globale, en tenant compte des enjeux sociaux, environnementaux et économiques (source : contenu source).
💡 À retenir
Les parties prenantes, selon leur influence et leur relation avec l’entreprise, doivent être intégrées dans la stratégie pour assurer la cohérence, la légitimité et la performance durable de l’organisation.
🔑 Notions clés & Définitions
- Performance de l'entreprise : Capacité à atteindre ses objectifs en utilisant efficacement ses ressources, en étant la plus efficiente possible, tout en assurant la pertinence des moyens par rapport aux objectifs (voir triangle de la performance).
- Triangle de la performance : Modèle illustrant la relation entre trois dimensions essentielles :
- Pertinence : La cohérence entre les moyens employés et les objectifs à atteindre.
- Efficacité : La capacité à atteindre les résultats escomptés.
- Efficience : La capacité à atteindre ces résultats en utilisant le moins de moyens possibles.
- Notion d'objectifs : Cibles concrètes, mesurables et datées que l'entreprise cherche à atteindre, elles orientent la stratégie et la performance (voir section 7).
- Notion de moyens : Ressources mobilisées par l'entreprise (financières, humaines, matérielles) pour atteindre ses objectifs.
- Notion de résultats : Les effets ou produits concrets issus de l'action de l'entreprise, tels que le chiffre d'affaires, la rentabilité, ou la satisfaction des parties prenantes.
📝 Points essentiels
- La performance se mesure par la capacité de l'entreprise à traduire ses objectifs en résultats concrets, en utilisant des moyens pertinents, tout en étant efficace et efficiente.
- Le triangle de la performance permet d'évaluer simultanément la pertinence des moyens, la réalisation des résultats et l'optimisation de l'utilisation des ressources.
- La performance peut se décliner en plusieurs dimensions : économique (rentabilité), organisationnelle (structure adaptée), sociale (satisfaction des salariés), en lien avec la RSE (voir section 3).
- La performance économique se calcule notamment par la marge ou le surplus économique, tandis que la performance organisationnelle concerne la structure interne et la capacité d’adaptation.
- La performance sociale vise la qualité des conditions de travail et la satisfaction des salariés, intégrant la responsabilité sociétale (voir section 3).
💡 À retenir
La performance de l'entreprise repose sur la capacité à atteindre ses objectifs de manière pertinente, efficace et efficiente, en optimisant ses ressources et en répondant aux attentes de ses parties prenantes.
📖 7. Objectifs stratégiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Objectif stratégique : Affirmation spécifique d’un résultat attendu qui oriente une action ou un projet, permettant de mesurer ou d’observer le progrès sur une période déterminée (échéance). Stratégor (2009) : « l’expression concrète, datée, des buts généraux et de la finalité de l’entreprise ».
- Objectif stratégique comme affirmation spécifique, mesurable et datée : Un objectif doit préciser un résultat précis, quantifiable ou observable, avec une échéance claire pour assurer la possibilité d’évaluation.
- Lien entre objectifs stratégiques et finalités de l’entreprise : Les objectifs stratégiques concrétisent la finalité abstraite de l’entreprise en résultats quantitatifs ou qualitatifs, permettant de réaliser l’idéal ou la raison d’être de l’organisation.
- Finalités de l’entreprise : Raison d’être ou but général justifiant son existence, souvent orienté vers la génération de profits ou la satisfaction des parties prenantes (voir section 2).
- Rôle des objectifs stratégiques : Orienter la politique de l’entreprise, guider la prise de décision, mobiliser les ressources et assurer la cohérence avec la finalité globale.
📝 Points essentiels
- La finalité de l’entreprise, selon Alfred Chandler (1962), consiste à déterminer ses finalités et ses objectifs fondamentaux à long terme, en mettant en place des actions et en allouant les ressources nécessaires.
- La définition de l’objectif stratégique insiste sur sa nature spécifique, mesurable et datée, permettant de suivre concrètement la progression vers la réalisation de la finalité.
- La construction des objectifs stratégiques doit faire le lien avec la finalité, qui reste une idée abstraite, en la traduisant en résultats concrets, quantifiables ou qualitatifs, accessibles dans un délai précis.
- La relation entre finalité et objectifs est essentielle : la finalité représente un idéal, tandis que les objectifs sont ses déclinaisons opérationnelles, permettant de concrétiser cette vision.
- La formulation d’objectifs stratégiques doit prendre en compte le contexte interne et externe de l’entreprise, afin d’assurer leur pertinence et leur faisabilité.
💡 À retenir
Les objectifs stratégiques traduisent la finalité abstraite de l’entreprise en résultats concrets, mesurables et datés, permettant d’orienter efficacement la politique et les actions pour atteindre la vision à long terme.
📖 8. RSE et développement durable
🔑 Notions clés & Définitions
- Développement durable (voir section 3) : répondre aux besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
- Responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE) : « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et à leurs relations avec leurs parties prenantes » (source).
- Application concrète du développement durable dans les processus de production : repenser et adapter les processus de production pour respecter les principes du développement durable, notamment en intégrant des normes environnementales et sociales.
📝 Points essentiels
- La RSE constitue la mise en pratique du développement durable à l’échelle de l’entreprise, en intégrant volontairement des préoccupations sociales et environnementales dans ses activités (source).
- La Commission européenne identifie trois domaines clés de la RSE : environnement, économie et social, en insistant sur la nécessité de repenser les processus de production pour répondre aux principes du développement durable.
- L’application concrète du développement durable dans la production implique une révision des processus pour réduire l’impact environnemental, respecter les normes sociales et assurer une gestion responsable des ressources, contribuant ainsi à la durabilité à long terme.
💡 À retenir
La RSE traduit l’engagement volontaire des entreprises à intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans leurs activités, permettant une application concrète du développement durable dans leurs processus de production pour préserver les ressources et répondre aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures.
📖 9. Création d'entreprise et innovation
🔑 Notions clés & Définitions
- Étapes de la création d’entreprise : processus structuré comprenant plusieurs phases essentielles pour concrétiser une idée en une activité économique viable : idée, faisabilité, contraintes, business plan, ressources, démarches administratives.
- Joseph Schumpeter (1883-1950) : économiste autrichien, théoricien de l’innovation, qui voit l’entrepreneur comme moteur de l’évolution économique par la création de nouvelles combinaisons.
- Innovation : modification ou introduction de nouveautés dans les produits, l’organisation, les procédés, la commercialisation ou le financement, visant à améliorer ou transformer l’activité économique.
📝 Points essentiels
- La création d’entreprise débute par une idée qu’il faut valider en vérifiant sa faisabilité (technique, financière, légale). Il faut également anticiper les contraintes (techniques, réglementaires, financières), puis élaborer un business plan synthétisant les aspects techniques et financiers pour convaincre investisseurs et banques. Enfin, il faut mobiliser les ressources (financières, humaines, matérielles) et réaliser les démarches administratives pour légaliser l’activité.
- Selon Joseph Schumpeter, l’innovation est le levier principal de la croissance économique et de la dynamique entrepreneuriale, en apportant des modifications dans plusieurs domaines : produits, organisation, procédés, commercialisation, financement. Ces innovations peuvent être radicales ou incrémentales.
- La théorie de l’innovation insiste sur le rôle de l’entrepreneur comme agent de changement, capable de créer de la valeur par la mise en œuvre de nouvelles combinaisons économiques, rémunérée par le profit qui compense le risque encouru.
💡 À retenir
La création d’entreprise repose sur une démarche structurée intégrant l’évaluation de la faisabilité et la mobilisation de ressources, tandis que l’innovation, selon Schumpeter, constitue le moteur essentiel de cette démarche, en modifiant durablement produits, organisation et processus pour générer du profit en rémunération du risque.
📖 10. Processus de management
🔑 Notions clés & Définitions
- Rôle du manager : Personne exerçant une fonction de coordination, d'organisation et de direction au sein de l'entreprise, dont la mission principale est l'optimisation des ressources pour atteindre les objectifs fixés (Henri Fayol, 1916).
- Niveaux hiérarchiques : Différents rangs dans l'organisation, tels que la direction générale, les managers de proximité, chacun ayant des responsabilités et des missions spécifiques dans le processus de management.
- Activités du management selon Henri Fayol : Ensemble des fonctions essentielles du management : prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler (Henri Fayol, 1916).
- Concept d’intrapreneuriat : Approche où des salariés agissent comme des entrepreneurs au sein de l'entreprise, en développant des projets innovants tout en restant sous la structure de l'organisation (voir section 4).
📝 Points essentiels
- Le processus de management se déploie à travers cinq activités clés selon Henri Fayol : prévoir (anticiper l'avenir et fixer des objectifs), organiser (structurer les ressources et les activités), commander (donner des instructions et motiver), coordonner (harmoniser les efforts), contrôler (évaluer la performance et ajuster).
- Le rôle du manager est central dans la mise en œuvre de ces activités, en assurant la cohérence entre les ressources, les activités et les objectifs.
- La hiérarchie dans l'entreprise se compose de différents niveaux, du sommet stratégique à la gestion opérationnelle, permettant une répartition claire des responsabilités et une coordination efficace.
- La complémentarité entre logique entrepreneuriale et managériale est essentielle : l'entrepreneur innove et prend des risques, tandis que le manager optimise et coordonne les ressources pour atteindre la performance.
- L’intrapreneuriat représente une démarche où l'innovation et l'esprit entrepreneurial sont encouragés à l'intérieur de l'entreprise, favorisant la croissance et la diversification sans quitter la structure existante (voir section 4).
💡 À retenir
Le processus de management repose sur un ensemble d'activités coordonnées visant à atteindre efficacement les objectifs de l'entreprise, en combinant la fonction du manager, la hiérarchie, et la complémentarité entre logique entrepreneuriale et managériale.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Définitions | Auteurs / Sources | Points importants |
|---|
| Analyse stratégique | Analyse du cadre stratégique | Évaluation des facteurs internes et externes influençant la performance | Alfred Chandler (1962), Stratégor (2009) | Définir la stratégie comme l’art de déterminer finalités, ressources et actions pour un avantage concurrentiel |
| Finalités de l'entreprise | Finalité économique | Générer des profits pour assurer la pérennité ou distribuer des dividendes | Drucker (2005) | La finalité économique est centrale, mais doit être complétée par des finalités sociales |
| Responsabilité sociétale | RSE | Intégration volontaire des préoccupations sociales et environnementales | Commission européenne, Drucker (2005) | La RSE concerne trois domaines : environnement, économie, social, et vise à améliorer l’image et la performance |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre finalité économique et objectifs opérationnels : la finalité est un idéal global, alors que les objectifs sont des étapes concrètes.
- Assimiler la stratégie uniquement à la planification financière ou commerciale, en oubliant l’évaluation des facteurs internes et externes.
- Confusion entre responsabilité sociale et responsabilité sociétale (RSE) : la RSE est volontaire, intégrée dans la stratégie, pas une obligation réglementaire.
- Croire que la RSE garantit automatiquement une amélioration de la performance financière, alors que ses effets sont souvent indirects.
- Omettre que la finalité sociale doit être construite en fonction des attentes des parties prenantes, pas uniquement des dirigeants.
- Confondre la finalité de l’entreprise avec la mission ou la vision, qui sont des concepts distincts.
- Négliger l’importance de l’environnement externe dans la construction des stratégies et finalités.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la stratégie selon Alfred Chandler (1962) et Stratégor (2009).
- Savoir expliquer la différence entre analyse interne et externe dans le cadre stratégique.
- Maîtriser la notion de finalité économique et ses liens avec la recherche de profit ou de dividendes.
- Connaître la définition de la finalité sociale selon Drucker (2005) et ses composantes.
- Identifier les facteurs internes et externes influençant la construction des finalités.
- Définir la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) et ses trois domaines principaux.
- Connaître les outils et normes liés à la RSE (normes environnementales, conditions de travail, interdiction du travail des enfants).
- Comprendre le lien entre développement durable et RSE.
- Savoir expliquer comment la RSE peut améliorer l’image et la performance de l’entreprise.
- Maîtriser l’origine étymologique du mot stratégie (grec stratos + ageîn).
- Identifier les enjeux liés à la gestion des parties prenantes dans la définition des finalités.
- Connaître la différence entre finalité, mission, et vision de l’entreprise.
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