Fiche de révision : Oxygène et compétences des équipages

Plan du Cours

  1. Terminologie aéronautique essentielle
  2. Unités et repères aéronautiques
  3. Forces et commandes de vol
  4. Structure et systèmes de l’aéronef
  5. Systèmes et équipements de sécurité
  6. Masses, carburant et centrage
  7. Aéroport et phénomènes météorologiques
  8. Organisations aéronautiques et sauvetage
  9. Organisation et phases du SAR
  10. Navigation aérienne et plan de vol
  11. CCA et exigences réglementaires
  12. Hiérarchie et responsabilités à bord
  13. Obligations et contrôles avant vol
  14. Procédures des phases de vol
  15. Situations d’urgence en vol
  16. Oxygène et protection respiratoire
  17. Protection respiratoire et cagoule antifumée
  18. Oxygène de subsistance à bord

1. Terminologie aéronautique essentielle

Notions clés & Définitions

  • PEQ : Ensemble de l’équipage de cabine, composé du PNT, du PNC et du PCB.
  • MCTOM : Masse maximale certifiée au décollage de l’aéronef.
  • APU : Petit réacteur supplémentaire, généralement placé dans la queue de l’avion, qui fournit de l’air comprimé et entraîne un alternateur sans produire de poussée.
  • BEA : Bureau Enquête Analyse qui effectue les enquêtes en cas d’accident ou d’incident grave et fournit toute information utile à la DGAC.

★ À maîtriser

  • L’OACI, créée en novembre 1944 par la Convention de Chicago, a son siège à Montréal.

Compléments

  • L’IATA, ou International Air Transport Association, a été fondée en avril 1945 et a son siège à Montréal.

2. Unités et repères aéronautiques

Notions clés & Définitions

  • Nœud : Unité de vitesse aéronautique correspondant à un mile nautique par heure.

★ À maîtriser

📐 Formule — Un mile nautique vaut 1 NM=1,852 km1\ \mathrm{NM}=1{,}852\ \mathrm{km}.

📐 Formule — Un pied vaut environ 1 ft=0,30 m1\ \mathrm{ft}=0{,}30\ \mathrm{m} et un mètre vaut environ 1 m=3,28 ft1\ \mathrm{m}=3{,}28\ \mathrm{ft}.

📐 Formule — Le nombre de Mach est le rapport entre la vitesse de l’avion et la vitesse du son : M=VavionVsonM=\frac{V_{\mathrm{avion}}}{V_{\mathrm{son}}}.

Compléments

  • Les vitesses verticales s’expriment en pieds par minute et l’équivalence indiquée est 100 ft/min=0,55 m/s100\ \mathrm{ft/min}=0{,}55\ \mathrm{m/s}.

  • La Terre tourne sur elle-même d’ouest en est à raison de 15 degrés par heure, et l’heure UTC utilise comme référence le méridien de Greenwich.

Astuce mémo

NM et kt mesurent l’horizontal ; ft et ft/min mesurent le vertical

3. Forces et commandes de vol

★ À maîtriser

📌 La résultante aérodynamique se décompose en portance vers le haut, qui s’oppose au poids, et en traînée vers l’arrière, qui s’oppose à la poussée ou à la traction.

  • Les becs au bord d’attaque et les volets au bord de fuite augmentent la portance ainsi que la traînée et sont déployés au décollage et à l’atterrissage.

📌 Les aérofreins augmentent fortement la traînée sans modifier la portance, tandis que les spoilers augmentent la traînée et diminuent la portance.

  • Les catégories de masse sont:
    • H : aéronefs d’au moins 136 tonnes
    • M : aéronefs de plus de 7 tonnes et de moins de 136 tonnes
    • L : aéronefs d’au plus 7 tonnes

📌 Le tangage est commandé par la gouverne de profondeur, le roulis par les ailerons et le lacet par la gouverne de direction actionnée par le palonnier.

Compléments

  • Les turbulences de sillage proviennent de tourbillons marginaux créés par l’équilibrage des pressions sous et au-dessus de l’aile.

Astuce mémo

Portance vers le haut et poussée vers l’avant compensent poids et traînée

4. Structure et systèmes de l’aéronef

Notions clés & Définitions

  • Cellule avion : Fuselage, ailes ou voilure, empennages, gouvernes de vol, train d’atterrissage et systèmes nécessaires à la mise en œuvre de l’avion.

★ À maîtriser

  • 🔄 Le fonctionnement du turboréacteur suit trois étapes:

    1. Compression de l’air
    2. Combustion du mélange air-carburant
    3. Détente des gaz dans les turbines et la tuyère
  • Les circuits hydrauliques actionnent notamment les commandes de vol, les dispositifs hypersustentateurs, le train d’atterrissage, les freins et les portes, et leur pression indiquée est de 3000 PSI.

  • Un avion d’une capacité maximale supérieure à 19 sièges doit être équipé d’un éclairage de secours indépendant du système principal.

📌 Une évacuation doit pouvoir être démontrée par la moitié des issues disponibles en moins de 90 secondes.

Compléments

  • L’inverseur de poussée réduit la distance de freinage en redirigeant vers l’avant une partie de la poussée du moteur.

Astuce mémo

Cellule → moteurs → circuits → évacuation

5. Systèmes et équipements de sécurité

Notions clés & Définitions

  • APU : Petit réacteur auxiliaire, généralement placé dans la queue, qui ne produit pas de poussée mais entraîne un alternateur et fournit de l’air comprimé pour le conditionnement de l’air, la pressurisation, le dégivrage et le démarrage des réacteurs.
  • Pressurisation : La pressurisation maintient un environnement sûr et confortable en cabine et est obligatoire pour tout vol au-dessus de 15000 ft, avec une altitude cabine pouvant être maintenue à 8000 ft à l’altitude maximale de croisière.

★ À maîtriser

  • 🔄 Les sources d’alimentation électrique se succèdent ainsi: groupe de parc ou APU au sol, alternateurs en vol, batteries et RAT en cas de panne des alternateurs

📌 Tout avion d’une capacité maximale supérieure à 19 sièges doit disposer d’un éclairage de secours indépendant du système principal, commandable depuis le poste de pilotage et à proximité d’un siège PNC, et capable de fonctionner au moins 10 minutes dans les conditions les plus défavorables.

  • Les générateurs chimiques d’oxygène libèrent automatiquement les masques lorsque l’altitude cabine dépasse 14000 ft, leur réaction démarre quand le masque est tiré, ne peut pas être arrêtée et dure de 15 à 22 minutes.

  • Le CVR enregistre les conversations, communications et bruits du cockpit des deux dernières heures, tandis que le FDR enregistre les paramètres de vol des vingt-cinq dernières heures.

Compléments

  • En cas de perte totale des pompes normales, une pompe de secours entraînée par une éolienne déployable sous l’avion, appelée RAT, tourne sous l’effet du vent relatif.

Astuce mémo

Panne des sources normales → batteries et RAT alimentent les circuits de secours

6. Masses, carburant et centrage

Notions clés & Définitions

  • Charge marchande : Masse totale transportée contre rémunération et comprenant les passagers, les bagages, le fret cargo et la poste.
  • MCTOM : La MCTOM est la masse maximale autorisée au décollage afin de garantir la résistance structurelle de l’avion pendant le décollage.
  • Centrage : Le centrage est le calcul de la position du centre de gravité par rapport aux limites fixées par le constructeur afin d’assurer la stabilité et la manœuvrabilité de l’avion.

Points essentiels

📌 La MLW est la masse maximale autorisée à l’atterrissage, tandis que la MZFW limite la masse sans carburant afin de réduire les efforts de flexion à l’emplanture des ailes.

📐 Formule — La charge offerte vérifie charge offerte=limitation utile−masse de base−carburant reˊglementaire\text{charge offerte}=\text{limitation utile}-\text{masse de base}-\text{carburant réglementaire}.

  • Le carburant minimum réglementaire comprend: le carburant de mise en route, de fonctionnement de l’APU et de roulage, le carburant d’étape, la réserve de route, la réserve de dégagement, la réserve finale de 30 minutes, la réserve laissée à l’initiative du commandant de bord

Astuce mémo

MCTOM au décollage ≠ MLW à l’atterrissage ≠ MZFW sans carburant

7. Aéroport et phénomènes météorologiques

Notions clés & Définitions

  • Atmosphère : L’atmosphère est l’ensemble des gaz qui entoure la Terre sur quelques centaines de kilomètres et dont 99 % de la masse totale se trouve entre 0 et 30 km d’altitude.
  • Cumulonimbus : Le cumulonimbus est un nuage dense au développement vertical considérable, associé aux averses, à la grêle, à la foudre et aux orages, et constitue le nuage le plus dangereux pour l’aviation.

★ À maîtriser

  • L’air sec se compose principalement de:

    • 78 % d’azote
    • 21 % d’oxygène
    • 1 % d’argon
  • Dans l’atmosphère standard ISA au niveau de la mer, la température standard est de 15 °C et la pression standard de 1013,25 hPa.

  • Dans les basses couches de l’atmosphère, la pression diminue d’environ 1 hPa tous les 28 ft et, dans la troposphère, la température diminue de 2 °C tous les 1000 ft ou de 6,5 °C tous les 1000 m.

  • Le givrage apparaît principalement en présence d’une température négative et d’une forte humidité et peut augmenter la masse, accroître la traînée, réduire la portance, bloquer les gouvernes et diminuer la puissance des moteurs.

📌 En cas d’observation de neige, de givre, de glace ou de fuite de liquide sur les surfaces de l’avion, le PNC doit transmettre une information fiable et précise à l’équipage de conduite, si nécessaire par appel d’urgence au CDB.

Compléments

📌 Les nuages cumuliformes ont une forme isolée en chou-fleur et sont instables, tandis que les nuages stratiformes sont soudés et étalés en couches superposées.

Astuce mémo

Atmosphère → nuages → turbulences → givrage

8. Organisations aéronautiques et sauvetage

Notions clés & Définitions

  • OACI : L’OACI est une organisation spécialisée de l’ONU créée en 1944 par la Convention de Chicago pour élaborer des normes uniformisant le transport aérien international.
  • CCS : Le CCS est chargé de coordonner les opérations de recherche et de sauvetage, d’établir un plan détaillé et de déclencher l’intervention des services de l’État compétents.

★ À maîtriser

📌 L’IATA est une association libre de transporteurs aériens, tandis que l’OACI est une organisation intergouvernementale officielle dont les membres sont des États.

📌 Le SATER concerne les recherches et le sauvetage en zone terrestre, tandis que le SAMAR concerne les recherches et le sauvetage en zone maritime.

Compléments

  • L’IATA a été créée en 1945 à Cuba et son siège est situé à Montréal.

  • L’IATA est à l’origine des codes uniques créés en 1967, avec deux lettres pour les compagnies et trois lettres pour les aéroports.

  • Selon l’OACI, un aéronef est considéré comme disparu lorsque les recherches officielles ont pris fin sans repérage de l’épave après un délai maximal de 12 mois.

Astuce mémo

IATA regroupe les transporteurs, tandis que l’OACI regroupe les États

9. Organisation et phases du SAR

Notions clés & Définitions

  • Centre de coordination des sauvetages : Coordonne les opérations de recherche et de sauvetage, établit le plan détaillé des opérations dans sa région et déclenche les services de l’État pouvant participer aux recherches.

★ À maîtriser

📌 Le SATER correspond à une recherche et un sauvetage en zone terrestre, tandis que le SAMAR correspond à une recherche et un sauvetage en zone maritime.

  • 🔄 Les phases d’alerte se succèdent ainsi:

    1. INCERFA : perte de communication et analyse des informations
    2. ALERFA : mise en alerte des moyens SAR
    3. DETRESFA : engagement des moyens de recherche et de secours
  • L’ALERFA peut être déclenchée directement dans les situations suivantes:

    • Contacts radio et radar interrompus simultanément
    • Avion autorisé à atterrir qui n’atterrit pas dans les 5 minutes
    • Avion en difficulté sans atterrissage forcé
    • Première information d’une piraterie aérienne

📌 La DETRESFA peut être déclenchée directement lorsque le carburant ne permet plus un atterrissage sûr, qu’un atterrissage forcé est probable, qu’un atterrissage forcé est certain ou presque certain, qu’une piraterie compromet la sécurité des personnes ou qu’un message MAYDAY est reçu.

Compléments

  • La France compte 5 centres de coordination des sauvetages, à raison d’un CCS par FIR.

  • L’INCERFA est généralement déclenchée à H + 10 minutes après la constatation de la perte totale de contact avec l’avion.

Astuce mémo

INCERFA → ALERFA → DETRESFA : incertitude, alerte, détresse

10. Navigation aérienne et plan de vol

Notions clés & Définitions

  • Services de navigation aérienne : Les services de navigation aérienne ont pour missions d’éviter les abordages en vol et au sol, d’empêcher les collisions avec les obstacles, de régler le trafic, de fournir les informations utiles aux vols et d’alerter les services de recherche et de sauvetage.

★ À maîtriser

📌 Le service de contrôle assure la prévention des abordages, des collisions et la régulation du trafic, le service d’information de vol fournit les avis et renseignements utiles, et le service d’alerte aide les opérations de recherche et de sauvetage.

📌 Le commandant de bord doit déposer un plan de vol avant chaque vol IFR et VFR, avec activation au décollage dans certains cas comme le franchissement d’une frontière, le survol d’eau, d’une région désignée ou inhospitalière, le VFR de nuit et le vol contrôlé.

Compléments

  • Le plan de vol renseigne sur:
    • L’avion : type, immatriculation et numéro de ligne
    • Le vol : aérodromes, horaires, route, altitude et vitesse
    • La sécurité : équipements de secours et de survie, nombre de personnes et autonomie

Astuce mémo

Contrôle = séparer et régler ; information = renseigner ; alerte = secourir

11. CCA et exigences réglementaires

Points essentiels

  • Pour exercer comme personnel navigant commercial, il faut avoir au moins 18 ans, détenir le CCA et posséder une attestation d’aptitude physique et mentale valide, valable 2 ans.

  • Depuis le 26 mars 2013, l’arrêté relatif au CCA impose une formation initiale à la sécurité dans un organisme agréé pour les membres d’équipage de cabine.

  • La formation CCA comporte au minimum 105 heures d’enseignement théorique et 35 heures d’enseignement pratique.

  • L’épreuve théorique du CCA comprend 70 questions en 1 heure 45 et exige au minimum 75 % de réussite; sa validité est de 24 mois.

📌 L’épreuve pratique du CCA exige une moyenne générale d’au moins 12 sur 20, toute note inférieure à 6 sur 20 en milieu aquatique étant éliminatoire et toute note inférieure à 10 sur 20 dans une partie étant éliminatoire.

📌 Le CCA reste valable à vie si le personnel navigant commercial effectue au minimum un vol réglementaire tous les 5 ans.

Astuce mémo

CCA : formation, épreuves, maintien

12. Hiérarchie et responsabilités à bord

Notions clés & Définitions

  • Commandant de bord : Supérieur hiérarchique à bord qui détient l’autorité sur l’équipage, les passagers et les décisions nécessaires à la sécurité du vol.
  • Responsable de cabine : Coordonne auprès du CDB les procédures normales et d’urgence, encadre les membres de cabine, supervise la préparation de la cabine et rend compte de son état et de ses anomalies.

Points essentiels

  • L’équipage comprend:
    • L’équipage de conduite (PNT)
    • L’équipage de cabine (PNC)
    • Le personnel complémentaire de bord (PCB)

📌 La sécurité vise la prévention et le traitement des accidents, tandis que la sûreté vise la prévention des actes illicites tels que l’alerte à la bombe ou la piraterie.

📌 Pendant les phases critiques du vol, les membres de cabine requis doivent être assis à leur poste et attachés lors du roulage, du décollage, de l’atterrissage et de toute phase déclarée critique par le CDB.

  • Pour un avion de plus de 19 sièges passagers, le nombre réglementaire minimal est de 1 PNC pour 20 à 50 sièges, de 2 PNC pour 51 à 100 sièges, puis de 1 PNC supplémentaire par tranche complète ou incomplète de 50 sièges.

📌 Un membre d’équipage ne doit pas exercer ses fonctions s’il est affecté par des médicaments, la fatigue, une maladie ou une autre condition susceptible de compromettre la sécurité du vol.

Astuce mémo

Le CDB commande ; le CC/CCP coordonne la cabine ; le PNC exécute la sécurité-sauvetage

13. Obligations et contrôles avant vol

★ À maîtriser

📌 Un membre d’équipage ne doit pas exercer ses fonctions s’il est sous l’effet de médicaments, s’il doute de son aptitude, s’il est fatigué ou s’il estime que son état peut mettre le vol en danger.

  • Les règles de consommation d’alcool sont: ne pas consommer d’alcool moins de 8 heures avant la présentation au service ou le début de la réserve, avoir une alcoolémie inférieure ou égale à 0,2 pour mille au début du service, ne pas consommer d’alcool pendant le service ou la réserve

  • La visite pré-vol vérifie la présence, le bon état et le bon fonctionnement des équipements de sécurité fixes et mobiles à l’aide d’une liste propre à chaque avion et figurant dans le MANEX.

📌 La visite journalière, réalisée au premier départ de la journée, vérifie tous les équipements fixes et mobiles, tandis que la visite transit vérifie les équipements changés ou réparés et, avec changement d’équipage et passagers à bord, les équipements mobiles de sécurité.

Compléments

  • Un membre d’équipage ne peut voler sur des vols commerciaux que sur un maximum de 3 types ou variantes d’avions.

Astuce mémo

Aptitude → alcool → langue → visite

14. Procédures des phases de vol

Notions clés & Définitions

  • Cockpit stérile : Règle selon laquelle, pendant le roulage et l’envol en dessous de 10 000 FT, les pilotes effectuent uniquement les tâches liées à la conduite du vol et les PNC ne les sollicitent qu’en cas de nécessité de sécurité ou de sûreté.

Points essentiels

📌 Le PNC ne peut fermer les portes qu’après autorisation du CDB, puis le CC ou CCP ordonne l’armement des toboggans au démarrage du premier moteur ou dès que l’avion quitte son poste de stationnement.

  • Avant le décollage, les PNC vérifient les ceintures, les dossiers et tablettes, les bagages, les issues, les appareils électroniques, les caches hublots, les toilettes, les offices, le matériel hôtelier et les consignes destinées aux accompagnateurs de PMR, puis confirment que leur zone est prête au CC ou CCP.

  • La démonstration de sécurité porte sur:

    • l’utilisation des ceintures de sécurité
    • l’emplacement des issues de secours
    • le cheminement lumineux
    • l’utilisation des masques à oxygène
    • l’utilisation des gilets de sauvetage
    • la notice de sécurité
  • 90 % des accidents se produisent dans les 3 minutes suivant le décollage et dans les 8 minutes précédant l’atterrissage, ce qui justifie la check-list silencieuse du PNC.

Astuce mémo

Embarquement → décollage → croisière → atterrissage → débarquement

15. Situations d’urgence en vol

Notions clés & Définitions

  • Dépressurisation : Diminution plus ou moins brutale de la pression en cabine provoquée par un défaut du circuit de pressurisation ou une brèche dans la partie pressurisée de l’avion.

Points essentiels

📌 Lors de turbulences légères, le service peut continuer après l’annonce et la vérification des ceintures et des toilettes, tandis que lors de turbulences fortes le service est arrêté et que lors de turbulences sévères le personnel s’attache immédiatement au siège le plus proche.

  • 🔄 Lors d’une accélération-arrêt, le PNC: reste assis jusqu’au dégagement de la piste, maintient les passagers attachés, effectue sa check-list silencieuse et localise les dangers, vérifie les conditions extérieures et les issues utilisables après l’immobilisation, attend les ordres du CDB

  • Lors d’une dépressurisation rapide, le PNT met son masque à oxygène, déclenche manuellement la chute des masques si nécessaire, allume les consignes de sécurité et effectue une descente d’urgence jusqu’à 10 000 FT en moins de 4 minutes.

Astuce mémo

Turbulence légère : service possible ; turbulence sévère : s’attacher immédiatement

16. Oxygène et protection respiratoire

★ À maîtriser

📐 Formule — L’oxygène de premiers secours doit fournir un débit moyen minimal de 3 L/min/personne3\ \mathrm{L/min/personne} STPD et permettre d’alimenter au moins 2 % des passagers, sans jamais desservir moins d’une personne, lorsque l’altitude-pression cabine dépasse 8 000 FT après dépressurisation.

  • Une bouteille de 310 L offre une autonomie de 1 h 15 à 4 L/min ou de 2 h 30 à 2 L/min, une bouteille de 120 L offre 30 minutes à 4 L/min ou 1 heure à 2 L/min, et une bouteille de 60 L offre 15 minutes à 4 L/min ou 30 minutes à 2 L/min.

  • 🔄 Pour utiliser un masque thérapeutique, le PNC: sort le masque, branche le tuyau sur la bouteille, vérifie le débit dans le masque, prévient le PNT, positionne le masque sur le visage, ajuste la barrette métallique pour un masque jetable

📌 Les équipements de protection respiratoire doivent protéger les yeux, le nez et la bouche des membres concernés et fournir du gaz respirable pendant au moins 15 minutes, avec un équipement placé près de chaque poste PNC requis et un équipement supplémentaire près des extincteurs à main.

Compléments

  • Les bouteilles d’oxygène de premiers secours ont une capacité de 310 L, 120 L ou 60 L et sont stockées sous une pression de 1 800 PSI.

Astuce mémo

Dépressurisation → manque d’oxygène → masques et descente d’urgence

17. Protection respiratoire et cagoule antifumée

Notions clés & Définitions

  • Cagoule antifumée : Cagoule orange placée dans un boîtier orange, dotée d’une visière, d’une membrane phonique et d’une cartouche d’oxygène qui se déclenche au passage de la tête.

★ À maîtriser

📌 L’aéronef doit disposer d’équipements portatifs de protection respiratoire étanches protégeant les yeux, le nez et la bouche de tous les membres d’équipage requis et fournissant du gaz respirable pendant au moins 15 minutes.

  • La cagoule antifumée fournit une autonomie de 15 minutes à une altitude pression de 2 500 à 3 000 mètres, possède une validité de 10 ans et reste compatible avec le port de lunettes, une barbe ou des cheveux longs.

  • 🔄 La mise en œuvre de la cagoule antifumée suit ces étapes:

    1. Extraire le boîtier et casser le plomb
    2. Ouvrir la boîte
    3. Extraire la cagoule
    4. Élargir le passage de tête avec les deux mains
    5. Enfiler la cagoule de l’arrière vers l’avant pour déclencher l’oxygène

Compléments

  • Les équipements de protection respiratoire du poste de pilotage doivent être facilement accessibles à chaque membre d’équipage de conduite à son poste, tandis que ceux de l’équipage de cabine doivent être installés à proximité de chaque poste requis.

  • Un équipement portatif supplémentaire de protection respiratoire doit être placé à proximité immédiate des extincteurs à main, ou à l’extérieur mais près de l’entrée si l’extincteur se trouve dans un compartiment de cargo.

  • Tout corps gras, notamment le maquillage, doit être retiré avant l’utilisation de la cagoule antifumée, car son contact avec l’oxygène peut provoquer des brûlures.

Astuce mémo

Feu, fumée ou gaz toxique → protection respiratoire et oxygène pendant 15 minutes

18. Oxygène de subsistance à bord

Notions clés & Définitions

  • Masque à pose rapide : Le masque à pose rapide des membres d’équipage de conduite se met en place d’une seule main en moins de 5 secondes, fournit de l’oxygène à la demande, laisse les deux mains libres et permet les communications par interphone et par radio.

Points essentiels

  • Un avion pressurisé ne peut être exploité au-dessus de 10 000 pieds d’altitude pression que s’il dispose d’un système pouvant stocker et distribuer l’oxygène de subsistance requis.

  • Le système d’oxygène de subsistance doit alimenter 100 % des personnes transportées pendant toute la durée où l’altitude pression cabine dépasse 15 000 pieds, pendant au moins 10 minutes.

  • Dans les avions susceptibles de voler au-dessus de 25 000 pieds, les prises et équipements portatifs d’oxygène doivent être répartis uniformément afin que chaque membre d’équipage de cabine requis puisse être alimenté immédiatement où qu’il se trouve.

  • Le nombre total de distributeurs et de prises d’oxygène doit dépasser d’au moins 10 % le nombre de sièges, et le système PSU comprend également deux masques par office.

  • Les masques de subsistance fonctionnent par dilution avec l’air ambiant, fournissent un débit continu de 2 à 3 litres par minute et ne doivent donc pas être utilisés en cas de fumée en cabine.

📌 À un niveau de vol supérieur ou égal au FL 250, les masques à oxygène réservés aux membres d’équipage de conduite doivent être des masques à pose rapide placés à portée immédiate de leur poste.

  • En cas de chute intempestive des masques, le PNT informe le PNC de l’absence de dépressurisation et prévient les passagers de ne pas utiliser les masques, tandis que le PNC veille à ce qu’ils ne les touchent pas.

  • En cas d’inondation, le PNC ferme si possible le circuit d’eau, prévient le CDB, éponge et évacue l’eau par la cuvette des toilettes, puis met le chauffe-eau sur OFF.

  • En cas d’incapacité d’un PNT, le chef de cabine se rend immédiatement au poste, le PNC bloque le pilote invalide sur son siège, lui prodigue les premiers soins si nécessaire, demande l’intervention d’un médecin et informe le PNT valide des ressources disponibles.

  • Pour évacuer les fumées, l’équipage augmente la ventilation de la cabine, élève l’altitude de cabine et effectue une descente d’urgence si la situation devient critique ; après la descente, les glaces coulissantes du poste peuvent être ouvertes à une altitude inférieure à 3 000 mètres.

  • Lorsqu’il découvre du givre ou de la glace sur les bords d’attaque, le PNC prévient immédiatement le PNT et surveille l’évolution, puis le PNT entreprend la procédure de dégivrage ; après traitement, l’avion doit décoller dans les 15 minutes.

  • Les conditions principales d’exercice comme membre d’équipage de cabine sont:

    • Avoir au moins 18 ans
    • Détenir le CCA
    • Posséder une attestation d’aptitude physique et mentale valide pendant 2 ans
    • Suivre un stage d’adaptation compagnie, un contrôle et un vol de familiarisation

📌 Une formation aux différences est obligatoire avant d’exercer sur une variante d’un type d’avion ou sur un avion dont les équipements de sécurité, leur emplacement, leur déplacement ou leur utilisation diffèrent des avions déjà utilisés.

  • Un membre d’équipage de cabine peut normalement exercer sur trois types d’avion au maximum, ou sur quatre types avec autorisation de l’autorité si au moins deux types ont des procédures et équipements suffisamment similaires.

📌 Un PNC qui n’a pas volé pendant plus de 6 mois consécutifs sur un type d’avion doit suivre un stage de remise à niveau, et au-delà de 2 ans il doit suivre un stage d’adaptation complet avec visualisation.

Astuce mémo

Cabine : masques par dilution ; fumée : les masques à oxygène ne conviennent pas

Tableaux de synthèse

Commandes et mouvements de l’avion

MouvementGouverneCommande
TangageGouverne de profondeurManche avant ou arrière
RoulisAileronsManche à droite ou à gauche
LacetGouverne de directionPalonnier à droite ou à gauche

Organisations aéronautiques internationales

OrganisationMembresRôle
IATATransporteurs aériensDéfense des intérêts des compagnies et simplification des procédures
OACIÉtatsÉlaboration de normes internationales pour l’aviation civile

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Oxygène et compétences des équipages avec 71 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Que désigne le sigle PEQ dans le domaine aéronautique ?

2. Que représente la MCTOM d’un aéronef ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Oxygène et compétences des équipages avec 93 flashcards interactives.

Quel est le rôle principal du BEA en aéronautique ?

Il effectue les enquêtes en cas d’accident ou d’incident grave.

Que signifie l'acronyme PEQ en aéronautique ?

L’ensemble de l’équipage de cabine.

Que désigne la MCTOM d’un aéronef ?

La masse maximale certifiée au décollage.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches