QCM : Plumasserie, luxe et matériaux d’art (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Au XIVᵉ siècle, que peut signaler la hauteur ou le caractère imposant d’un hennin ?

Une appartenance à une corporation de chapeliers
Une fonction cérémonielle dans l’armée
Un statut lié à la joaillerie féminine
Un rang social élevé

Un rang social élevé

Explication

La hauteur ou l’allure imposante du hennin sert alors à manifester un rang social élevé. L’appartenance à une corporation concerne une autre donnée historique, et non la signification du hennin.

2. Pour orner un casque militaire, quel accessoire de plumasserie convient plutôt qu’un élément associé à la mode féminine et à la joaillerie ?

Le hennin
Le plumet
L’aigrette
Le panache de joaillerie

Le plumet

Explication

Le plumet est porté sur les casques militaires, tandis que l’aigrette, plus fine, est liée à la mode féminine et à la joaillerie. L’aigrette constitue donc la confusion la plus plausible, mais elle relève d’un autre usage.

3. Quel ordre de grandeur décrit la plumasserie parisienne en 1900 ?

Environ 7 000 maisons et 800 plumassiers
Environ 800 maisons et 7 000 plumassiers
Environ 80 maisons et 7 000 plumassiers
Environ 800 maisons et 700 plumassiers

Environ 800 maisons et 7 000 plumassiers

Explication

En 1900, Paris compte environ 800 maisons et 7 000 plumassiers, ce qui témoigne de l’ampleur du secteur. L’inversion des deux nombres confond le nombre de maisons avec celui des artisans.

4. En quelle année la Fashion Week de Paris est-elle créée, et quelle est alors sa durée ?

Dans les années 1980, pour trois jours
En 1974, pour une semaine
Dans les années 1990, pour une semaine
En 1974, pour trois jours

En 1974, pour trois jours

Explication

La Fashion Week de Paris est créée en 1974 pour une durée de trois jours. Une durée d’une semaine ne correspond pas à cette création initiale.

5. Quelle transformation caractérise la mode parisienne dans les années 1970 ?

Les réseaux sociaux transforment la Fashion Week en événement mondialisé
Les défilés deviennent des spectacles scénographiés autour de grandes mises en scène
Le marketing des grands groupes devient prédominant dans l’ensemble de la mode
Le prêt-à-porter se développe et rompt avec la haute couture traditionnelle

Le prêt-à-porter se développe et rompt avec la haute couture traditionnelle

Explication

Dans les années 1970, le prêt-à-porter se développe et rompt avec la haute couture traditionnelle, avec des créateurs comme Kenzo et Sonia Rykiel. Les défilés scénographiés renvoient plutôt à l’évolution des années 1980.

6. Quelle évolution marque la mode parisienne dans les années 1990 ?

Le développement du prêt-à-porter entraîne une rupture avec la haute couture
L’apparition de LVMH et de Kering accompagne la montée du marketing
Les réseaux sociaux mondialisent les défilés et mettent en avant des engagements
La scénographie transforme les défilés en spectacles de grande ampleur

L’apparition de LVMH et de Kering accompagne la montée du marketing

Explication

Dans les années 1990, LVMH et Kering apparaissent et le marketing prend une place prédominante dans la mode. La mondialisation liée aux réseaux sociaux correspond plutôt à la période ouverte depuis les années 2000.

7. Quelle comparaison distingue les conceptions française et italienne du luxe ?

Le luxe français repose surtout sur le cuir et le verre, tandis que le luxe italien s’appuie sur la haute couture
Le luxe français privilégie l’audace visible et le design, tandis que le luxe italien valorise la retenue et la maîtrise du geste
Le luxe français est issu des ateliers privés familiaux, tandis que le luxe italien est associé à Colbert et Louis XIV
Le luxe français valorise la retenue et la maîtrise du geste, tandis que le luxe italien privilégie l’audace et le design

Le luxe français valorise la retenue et la maîtrise du geste, tandis que le luxe italien privilégie l’audace et le design

Explication

Le luxe français, associé à Colbert et Louis XIV, met en valeur le raffinement discret et la maîtrise du geste, alors que le luxe italien privilégie notamment les couleurs, l’audace et le design. L’option qui inverse ces caractéristiques reprend la confusion la plus probable.

8. Quelle distinction oppose les manufactures de prestige aux maisons artisanales ?

Les manufactures sont des ateliers liés à la haute couture, tandis que les maisons artisanales sont des établissements publics voués aux arts décoratifs
Les manufactures sont créées par l’État pour le prestige national et limiter les importations, tandis que les maisons artisanales sont des ateliers privés ou familiaux
Les manufactures sont des ateliers privés ou familiaux liés à la mode, tandis que les maisons artisanales sont créées par l’État pour limiter les importations
Les manufactures sont créées par l’État pour promouvoir les créateurs, tandis que les maisons artisanales sont des groupes destinés au commerce international

Les manufactures sont créées par l’État pour le prestige national et limiter les importations, tandis que les maisons artisanales sont des ateliers privés ou familiaux

Explication

Les manufactures de Sèvres, des Gobelins, de Saint-Louis et de Baccarat sont créées par l’État pour renforcer le prestige national et limiter les importations ; les maisons artisanales sont des ateliers privés ou familiaux. L’inversion de ces statuts constitue une confusion fréquente.

9. Dans la composition du cristal présenté, quel rôle joue principalement l’oxyde de plomb ?

Il apporte brillance, densité et sonorité au cristal.
Il sert de fondant et rend le cristal translucide.
Il donne au cristal sa couleur rouge ou brune.
Il rend le cristal poreux et facilite son refroidissement.

Il apporte brillance, densité et sonorité au cristal.

Explication

L’oxyde de plomb contribue à la brillance, à la densité et à la sonorité du cristal. La fonction de fondant est associée au feldspath dans la composition de la porcelaine, pas au plomb du cristal.

10. Quelle distinction de teneur en plomb sépare le cristal au plomb du cristal supérieur ?

Le cristal au plomb contient 13 % de plomb, tandis que le cristal supérieur en contient 31 %.
Le cristal au plomb contient plus de 30 % de plomb, tandis que le cristal supérieur en contient 24 %.
Le cristal au plomb contient 24 % de plomb, tandis que le cristal supérieur en contient plus de 30 %.
Le cristal au plomb contient de 10 à 24 % de plomb, tandis que le cristal supérieur en contient 24 %.

Le cristal au plomb contient 24 % de plomb, tandis que le cristal supérieur en contient plus de 30 %.

Explication

Le cristal au plomb est associé à une teneur de 24 %, alors que le cristal supérieur dépasse 30 %. La plage de 10 à 24 % correspond au cristallin, et non au cristal au plomb.

11. Après le façonnage du cristal par soufflage ou moulage, quelle étape permet de le refroidir lentement avant la taille et la gravure à froid ?

Le polissage des surfaces.
La fusion à haute température.
L’enfumage dans des matières inflammables.
La recuisson lente.

La recuisson lente.

Explication

La recuisson lente intervient après le soufflage ou le moulage et précède la taille et la gravure à froid. Le polissage appartient aux finitions ultérieures, tandis que l’enfumage est associé au raku.

12. Quels sont les trois constituants de la porcelaine et lequel sert de fondant ?

Le kaolin, le feldspath et le quartz ; le feldspath sert de fondant.
L’argile rouge, le quartz et l’émail ; l’émail sert de fondant.
La silice, la potasse et l’oxyde de plomb ; la potasse sert de fondant.
La terre cuite, la faïence et le grès ; le grès sert de fondant.

Le kaolin, le feldspath et le quartz ; le feldspath sert de fondant.

Explication

La porcelaine est constituée de kaolin, de feldspath et de quartz, le feldspath jouant le rôle de fondant. La silice, la potasse et l’oxyde de plomb sont les composants indiqués pour le cristal.

13. Quelle classification distingue correctement les pâtes poreuses des pâtes vitrifiées imperméables ?

La terre cuite et le grès sont poreux ; la faïence et la porcelaine sont vitrifiées et imperméables.
Le grès et la faïence sont poreux ; la terre cuite et la porcelaine sont vitrifiées et imperméables.
La terre cuite et la faïence sont poreuses ; le grès et la porcelaine sont vitrifiés et imperméables.
La faïence et la porcelaine sont poreuses ; la terre cuite et le grès sont vitrifiés et imperméables.

La terre cuite et la faïence sont poreuses ; le grès et la porcelaine sont vitrifiés et imperméables.

Explication

La terre cuite et la faïence appartiennent aux pâtes poreuses, tandis que le grès et la porcelaine sont vitrifiés et imperméables. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer la porosité au grès, alors qu’il est non poreux après vitrification.

14. Une céramique rouge ou brune, riche en fer et cuite entre 800 et 900 °C, correspond à quel matériau ?

À la faïence, qui devient étanche sans émaillage.
À la terre cuite, qui reste poreuse après la cuisson.
À la porcelaine, qui prend cette couleur grâce au kaolin.
Au grès, qui se vitrifie à 800–900 °C.

À la terre cuite, qui reste poreuse après la cuisson.

Explication

La terre cuite, riche en fer, présente généralement une couleur rouge ou brune et se cuit entre 800 et 900 °C tout en restant poreuse. Le grès se vitrifie lors d’une seconde cuisson plus élevée, entre 1 200 et 1 300 °C.

15. Pourquoi l’émaillage est-il nécessaire à la faïence pour la rendre étanche ?

Parce que la faïence devient imperméable dès sa première cuisson à haute température.
Parce que la faïence est poreuse et reçoit un émail après sa cuisson du biscuit.
Parce que l’émail remplace la cuisson du biscuit et empêche la déformation.
Parce que sa seconde cuisson la vitrifie sans émail, mais la rend fragile au gel.

Parce que la faïence est poreuse et reçoit un émail après sa cuisson du biscuit.

Explication

La faïence est poreuse et son émaillage est nécessaire pour assurer son étanchéité ; sa fabrication comporte deux cuissons, celle du biscuit puis celle de l’émail. Le grès constitue le contraste pertinent : il devient non poreux grâce à sa vitrification, même sans émail.

16. Lorsqu’un céramiste assemble deux pièces d’argile, quel matériau peut-il utiliser comme colle ?

Le feldspath, fondant intégré à la porcelaine.
La chamotte, terre utilisée dans une cuisson rapide.
Le tressaillage, réseau de craquelures de l’émail.
La barbotine, mélange d’eau et d’argile.

La barbotine, mélange d’eau et d’argile.

Explication

La barbotine est un mélange d’eau et d’argile qui sert à assembler des pièces céramiques. Le feldspath entre dans la composition de la porcelaine, tandis que le tressaillage désigne des craquelures d’émail.

17. Quelle séquence décrit le procédé de cuisson caractéristique du raku ?

Cuisson lente à 1 400–1 500 °C, recuisson, taille à froid puis polissage des surfaces.
Cuisson à 1 200–1 300 °C, vitrification, défournement à froid puis gravure de la surface.
Deux cuissons à 1 000 °C, émaillage entre les deux puis refroidissement progressif au four.
Cuisson rapide autour de 1 000 °C, défournement à chaud, enfumage puis refroidissement brutal dans l’eau.

Cuisson rapide autour de 1 000 °C, défournement à chaud, enfumage puis refroidissement brutal dans l’eau.

Explication

Le raku associe une cuisson rapide autour de 1 000 °C, un défournement à chaud, un enfumage dans des matières inflammables et un refroidissement brutal dans l’eau. La cuisson lente suivie d’une taille à froid correspond plutôt aux étapes de fabrication du cristal.

18. Dans une pièce en raku, que désigne le tressaillage et quel rôle joue la fumée ?

Le tressaillage désigne le refroidissement dans l’eau, qui vitrifiée la surface de la pièce.
Le tressaillage désigne les coulures de l’émail, que la fumée transforme en fragments.
Le tressaillage désigne les craquelures de l’émail, que la fumée pénètre.
Le tressaillage désigne la fumée déposée sur la pièce, qui forme les craquelures de l’émail.

Le tressaillage désigne les craquelures de l’émail, que la fumée pénètre.

Explication

Le tressaillage correspond aux craquelures de l’émail, et la fumée s’infiltre dans ces fissures pendant le procédé. Il ne désigne pas la fumée elle-même, laquelle ne crée pas les craquelures selon cette distinction.

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Quel signe social la hauteur ou le caractère imposant du hennin indique-t-il ?

Un rang social élevé.

Où porte-t-on le plumet, et dans quels domaines l’aigrette est-elle utilisée ?

Le plumet orne les casques militaires ; l’aigrette relève de la mode féminine et de la joaillerie.

Combien de maisons et de plumassiers Paris compte-t-elle en 1900 ?

Environ 800 maisons et 7 000 plumassiers.

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