QCM : Politique culturelle du cinéma (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne une politique culturelle menée par les pouvoirs publics ?

Un ensemble d’actions qui encadrent, protègent ou encouragent la création et favorisent sa diffusion auprès des publics
Un dispositif qui réglemente les pratiques culturelles des publics sans soutenir les créateurs
Un ensemble de mesures qui financent les institutions publiques sans intervenir sur la création ni sa diffusion
Une stratégie qui privilégie la conservation du patrimoine et écarte la création contemporaine

Un ensemble d’actions qui encadrent, protègent ou encouragent la création et favorisent sa diffusion auprès des publics

Explication

Une politique culturelle regroupe les actions publiques visant à encadrer, protéger ou encourager la création culturelle et artistique, ainsi qu’à en favoriser la diffusion. Le financement institutionnel sans intervention sur la création ni sa diffusion ne rend pas compte de l’ensemble de cette définition.

2. Quelle distinction caractérise les œuvres des industries culturelles par rapport aux œuvres des arts plastiques ?

Les premières sont uniques et montrées après leur création, tandis que les secondes sont reproductibles pendant leur réalisation
Les premières sont reproductibles et diffusées après leur création, tandis que les secondes sont uniques et montrées pendant ou après leur création
Les premières sont réalisées pendant leur monstration, tandis que les secondes sont reproductibles et diffusées après leur création
Les premières sont réalisées pendant leur diffusion, tandis que les secondes sont uniques et montrées avant leur création

Les premières sont reproductibles et diffusées après leur création, tandis que les secondes sont uniques et montrées pendant ou après leur création

Explication

Les œuvres des industries culturelles peuvent être reproduites et sont diffusées après leur création, contrairement aux œuvres uniques des arts plastiques. La réalisation pendant la monstration caractérise plutôt le spectacle vivant.

3. Quelle opposition figure parmi les tensions idéologiques associées à la politique culturelle ?

Le « rentable » face au divers
Le traditionnel face au numérique
Le privé face au régional
Le local face au mondial

Le « rentable » face au divers

Explication

Les tensions mentionnées comprennent l’opposition entre le « rentable » et le divers. Le local face au mondial ne fait pas partie des oppositions recensées.

4. Une politique culturelle privilégie les expressions populaires plutôt que les formes réservées à des publics spécialisés : quelle tension idéologique illustre ce choix ?

L’opposition entre le populaire et l’élitiste
L’opposition entre l’individuel et le collectif
L’opposition entre l’ouvert et le nationaliste
L’opposition entre le public et le privé

L’opposition entre le populaire et l’élitiste

Explication

Privilégier les expressions populaires plutôt que les formes élitistes met en jeu la tension entre le populaire et l’élitiste. L’opposition entre l’ouvert et le nationaliste concerne une autre dimension idéologique.

5. Quelles furent les conséquences humaines de l’incendie du Bazar de la Charité, le 4 mai 1897 ?

Il causa 25 morts et de nombreux blessés
Il causa de nombreux morts sans faire de blessés
Il causa 125 blessés sans faire de morts
Il causa 125 morts et de nombreux blessés

Il causa 125 morts et de nombreux blessés

Explication

L’incendie du 4 mai 1897, provoqué par le cinématographe, fit 125 morts et de nombreux blessés. Le bilan de 25 morts sous-estime les pertes humaines de cette catastrophe.

6. Quelle mesure la circulaire de Georges Clémenceau de 1909 instaura-t-elle pour certains spectacles cinématographiques ?

L’interdiction des spectacles susceptibles de troubler l’ordre et la tranquillité publics
L’intégration du cinématographe à la Convention de Berne pour reconnaître le statut d’auteur
L’obligation de former les opérateurs et de réglementer le stockage des pellicules
L’instauration d’une autorisation préalable pour la monstration de tous les films en France

L’interdiction des spectacles susceptibles de troubler l’ordre et la tranquillité publics

Explication

La circulaire de 1909 interdit les spectacles cinématographiques susceptibles de provoquer des manifestations troublant l’ordre et la tranquillité publics. L’autorisation de monstration relève du visa d’exploitation créé en 1916, et non de cette circulaire.

7. À quoi sert le visa d’exploitation créé en France en 1916 ?

À autoriser ou à refuser la monstration des films sur le territoire français
À interdire les spectacles susceptibles de troubler l’ordre et la tranquillité publics
À réglementer le stockage des pellicules et la formation des opérateurs de cinéma
À reconnaître le statut d’auteur de cinéma dans le cadre de la Convention de Berne

À autoriser ou à refuser la monstration des films sur le territoire français

Explication

Créé en 1916, le visa d’exploitation permet d’autoriser ou de refuser la monstration des films en France. L’interdiction de spectacles susceptibles de troubler l’ordre public correspond à la circulaire de 1909.

8. Quelle combinaison de difficultés caractérise la crise du cinéma français dans les années 1930 ?

Baisse des importations américaines, concentration des producteurs, essor des studios et confiance bancaire
Hausse des recettes nationales, fusion des groupes, secteur fragmenté et soutien bancaire renforcé
Concurrence européenne accrue, faillites des salles, secteur centralisé et retrait des banques
Concurrence américaine accrue, faillites de grands groupes, secteur fragmenté et défiance des banques

Concurrence américaine accrue, faillites de grands groupes, secteur fragmenté et défiance des banques

Explication

La crise réunit une concurrence américaine plus forte, des faillites, une fragmentation du secteur et une crise de confiance bancaire. La concentration des producteurs évoquée dans une autre réponse contredit le constat de fragmentation.

9. Quel effet la crise des années 1930 a-t-elle sur le débat concernant le rôle de l’État dans le cinéma ?

Elle renforce l’idée qu’une intervention publique est nécessaire, malgré l’hostilité initiale des professionnels.
Elle consolide l’idée que le secteur peut se réguler seul, malgré les demandes d’aide des professionnels.
Elle conduit à privilégier la régulation bancaire plutôt qu’une intervention de l’État dans le cinéma.
Elle entraîne un accord immédiat des professionnels en faveur d’une tutelle étatique complète.

Elle renforce l’idée qu’une intervention publique est nécessaire, malgré l’hostilité initiale des professionnels.

Explication

Les difficultés du secteur renforcent le sentiment qu’une intervention de l’État est nécessaire, même si les professionnels y sont d’abord hostiles. L’idée d’une autorégulation suffisante va à l’encontre de cette évolution.

10. Quel ensemble de mesures correspond à l’action du COIC fondé sous Vichy en novembre 1940 ?

Licence des salles, contrôle des importations, avance à la distribution et registre des scénarios
Carte professionnelle, contrôle des recettes, prime aux longs-métrages et monopole de production
Carte professionnelle, contrôle des recettes et de la fiscalité, avance à la production et registre public du cinéma
Carte professionnelle, suppression du contrôle fiscal, prêt aux salles et registre privé des exploitants

Carte professionnelle, contrôle des recettes et de la fiscalité, avance à la production et registre public du cinéma

Explication

Le COIC met notamment en place une carte professionnelle, des contrôles sur les recettes et la fiscalité, une avance à la production et un registre public de la cinématographie. Une prime aux longs-métrages ne fait pas partie de l’ensemble de mesures indiqué pour cet organisme.

11. Quelle chronologie décrit correctement la création du CNC et son rattachement ministériel ?

Le CNC est créé en 1959, puis rattaché au ministère de la Culture en 1946.
Le CNC est créé en 1946, puis rattaché au ministère de la Culture en 1955.
Le CNC est créé en 1946, puis rattaché au ministère de la Culture en 1959.
Le CNC est créé en 1948, puis rattaché au ministère de la Culture en 1953.

Le CNC est créé en 1946, puis rattaché au ministère de la Culture en 1959.

Explication

La création du CNC date de 1946, tandis que son rattachement au ministère de la Culture intervient en 1959. La date de 1959 ne correspond donc pas à sa création.

12. Quel changement les accords Blum-Byrnes de 1946 introduisent-ils concernant les films américains ?

Ils confient les importations à un contingentement de la distribution instauré en 1948.
Ils permettent la reprise des importations, encadrées par des quotas par écrans.
Ils suspendent les importations, remplacées par des quotas sur la production française.
Ils réservent les écrans aux films américains, sans limitation par quotas.

Ils permettent la reprise des importations, encadrées par des quotas par écrans.

Explication

Les accords de 1946 permettent la reprise de l’importation des films américains, avec une régulation par des quotas par écrans. Le contingentement de la distribution relève des mesures adoptées en 1948, et non de ce dispositif initial.

13. Que mettent en place les lois de septembre 1948 pour soutenir le cinéma français ?

Elles étendent les quotas, contingentent la distribution et créent une aide temporaire financée par une taxe sur les billets.
Elles étendent les quotas, contingentent la production et créent une aide temporaire financée par les recettes des salles.
Elles réduisent les quotas, libéralisent la distribution et financent une aide permanente par l’impôt sur les sociétés.
Elles suppriment les quotas, contingentent les importations et financent une aide permanente par une taxe sur les billets.

Elles étendent les quotas, contingentent la distribution et créent une aide temporaire financée par une taxe sur les billets.

Explication

Les lois de septembre 1948 étendent les quotas, instaurent le contingentement de la distribution et créent une aide temporaire alimentée par une taxe spéciale sur les billets. Elles concernent la distribution, plutôt que le contingentement de la production.

14. Un cinéaste réalise un court-métrage en 1953 : à quelle aide le CNC réserve-t-il alors une part de son Fonds de soutien ?

À une Prime à la qualité, dotée de 10 % du Fonds de soutien pour le long-métrage
À une aide temporaire, dotée de 10 % du Fonds de soutien pour la distribution
À une Prime à la qualité, dotée de 10 % du Fonds de soutien pour le court-métrage
À une Avance sur recettes, dotée de 10 % du Fonds de soutien pour le court-métrage

À une Prime à la qualité, dotée de 10 % du Fonds de soutien pour le court-métrage

Explication

En 1953, le CNC réserve 10 % du Fonds de soutien à la Prime à la qualité destinée au court-métrage. L’extension de cette prime au long-métrage intervient en 1955, et non en 1953.

15. Quelle orientation caractérise la politique cinématographique des années Lang face aux tensions entre culture et marché ?

Protéger la création des financements économiques, tout en limitant la formation artistique et en privilégiant les œuvres du patrimoine.
Défendre le cinéma français et la création face à la concurrence et aux effets du marché, tout en valorisant patrimoine, formation et liens entre culture et économie.
Soutenir la concurrence américaine et les mécanismes du marché, tout en réduisant le rôle du patrimoine et de la formation artistique.
Défendre le cinéma français en séparant la culture de l’économie et en réservant les aides aux œuvres patrimoniales.

Défendre le cinéma français et la création face à la concurrence et aux effets du marché, tout en valorisant patrimoine, formation et liens entre culture et économie.

Explication

Cette politique associe défense du cinéma français et de la création à la valorisation du patrimoine et de la formation artistique, tout en rapprochant culture et économie. Elle ne cherche pas à séparer ces deux domaines, contrairement à une interprétation possible.

16. Quel effet économique peut justifier une politique publique en faveur du cinéma ?

La contribution de la filière à la croissance, à l’emploi et à l’attrait touristique
La préservation du patrimoine, l’accès à la culture et la diversité des œuvres
La protection des salles contre la concurrence et la valorisation de la culture française
Le soutien aux auteurs, aux festivals et aux cinémathèques par des aides sélectives

La contribution de la filière à la croissance, à l’emploi et à l’attrait touristique

Explication

Les retombées économiques du cinéma comprennent sa contribution à la croissance, à l’emploi et à l’attrait touristique du pays. La préservation du patrimoine et l’accès à la culture relèvent plutôt des objectifs de la volonté politique.

17. Une politique publique veut préserver les films du passé, élargir l’accès à la culture et encourager des œuvres diverses : quelle justification traduit ces objectifs ?

L’attractivité touristique créée par les tournages étrangers
Les retombées économiques liées à la croissance et à l’emploi
Le financement des productions par des mécanismes fiscaux
La volonté politique de protéger et de faire rayonner le cinéma

La volonté politique de protéger et de faire rayonner le cinéma

Explication

La volonté politique peut viser la préservation du patrimoine cinématographique, l’accès de tous à la culture, la diversité de la production et le prestige culturel français. La croissance et l’emploi sont des retombées économiques, et non la justification culturelle décrite ici.

18. Quel ensemble relève de la réglementation du secteur cinématographique ?

Les crédits d’impôt, les SOFICA, les ateliers scolaires et les prix de cinéma
Les aides sélectives, les rapports annuels, le dépôt légal et les écoles de cinéma
Les quotas, le visa d’exploitation, la chronologie des médias et le contrôle des recettes
Les réductions fiscales, les festivals, les accords de coproduction et les archives du film

Les quotas, le visa d’exploitation, la chronologie des médias et le contrôle des recettes

Explication

La réglementation comprend notamment les quotas, le visa d’exploitation, la chronologie des médias et le contrôle de la remontée des recettes. Les crédits d’impôt et les SOFICA sont des leviers fiscaux, pas des éléments de cet ensemble réglementaire.

19. Quelle distinction caractérise les aides automatiques et les aides sélectives au cinéma ?

Elles se distinguent par leur origine, les premières étant fiscales et les secondes provenant des accords internationaux.
Elles se distinguent par le support de diffusion, les premières visant les salles et les secondes les chaînes de télévision.
Elles se distinguent par leur fonction, les premières finançant la conservation et les secondes l’éducation à l’image.
Elles se distinguent par leur mode d’attribution, et les dispositifs peuvent viser différents types de bénéficiaires et d’œuvres.

Elles se distinguent par leur mode d’attribution, et les dispositifs peuvent viser différents types de bénéficiaires et d’œuvres.

Explication

La différence entre aides automatiques et aides sélectives tient à leur mode d’attribution, tandis que les dispositifs peuvent cibler divers bénéficiaires, formats et genres. La distinction ne repose pas sur une répartition entre salles et chaînes de télévision.

20. Une équipe veut consulter des informations sur le secteur et retrouver des films conservés : quels outils correspondent à ces deux besoins ?

Les quotas de diffusion et les accords de coproduction internationaux
Les ateliers scolaires et les sites web de transmission du cinéma
Les SOFICA et les réductions fiscales pour les tournages étrangers
Les rapports annuels du CNC et les Archives françaises du film

Les rapports annuels du CNC et les Archives françaises du film

Explication

Les rapports annuels du CNC contribuent à l’information sur le secteur, tandis que les Archives françaises du film participent à la conservation du patrimoine. Les SOFICA et les réductions fiscales sont des leviers de financement fiscal.

21. Quel dispositif contribue directement à la médiation et à l’éducation à l’image ?

Des ateliers et des dispositifs scolaires permettant de transmettre le cinéma
Les crédits d’impôt et les SOFICA permettant de soutenir le financement
Le visa d’exploitation et les quotas permettant d’encadrer la diffusion
Le dépôt légal et les registres publics permettant de documenter les œuvres

Des ateliers et des dispositifs scolaires permettant de transmettre le cinéma

Explication

La médiation et l’éducation à l’image s’appuient notamment sur des dispositifs scolaires et des ateliers. Le dépôt légal et les registres publics servent plutôt à documenter et conserver le patrimoine cinématographique.

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Dans ce cours, que désigne une politique culturelle ?

L’ensemble des actions des pouvoirs publics visant à encadrer, protéger ou encourager la création culturelle et artistique et à favoriser sa diffusion auprès des publics.

Quand l’œuvre du spectacle vivant est-elle réalisée ?

Pendant sa monstration.

Quand l’œuvre unique des arts plastiques est-elle montrée ?

Pendant ou après sa création.

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Consultez la fiche de révision complète sur Politique culturelle du cinéma.

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