★ À maîtriser
Compléments
📌 Le Coran a été transmis oralement, par la récitation du Prophète aux compagnons, et par écrit, notamment lorsque Zayd Ibn Thabit écrivait la récitation du Prophète puis la lui relisait pour correction.
Révélation à Djibril → Prophète → compagnons → générations suivantes
★ À maîtriser
‘Asim ibn Bahdalah Abu Anajud Abu Bakri al-Asadi était le chef des récitants à Kufa et l’un des sept lecteurs du Coran.
Hafs ibn Sulayman a reçu la récitation directement de ‘Asim et par son enseignement ; ‘Asim était son beau-père.
Nafi‘ ibn Abdur Rahman était l’imam des récitants à Médine et un imam en sciences coraniques et en langue arabe.
Compléments
‘Asim est décédé en l’an 127 de l’Hégire.
Shu‘bah ibn ‘Ayash a récité le Coran tout entier à ‘Asim trois fois.
Nafi‘ est né à Asfahan en l’an 70 et décédé en l’an 169 de l’Hégire.
Qalun, surnom d’Issa ibn Wardan donné par Nafi‘, signifie « bon » et renvoie à la qualité de sa récitation.
Warsh, de son nom Othman ibn Sa‘id, est allé réciter devant Nafi‘ à Médine en l’an 155 de l’Hégire et a accompli quatre récitations complètes du Coran auprès de lui.
★ À maîtriser
📌 Le droit d’une lettre correspond à ses caractéristiques constantes, qui ne la quittent jamais, tandis que son dû correspond à ses caractéristiques non constantes, qui peuvent être présentes ou absentes.
📌 En pratique, la récitation correcte est obligatoire pour tous, tandis que l’apprentissage théorique des règles incombe à quelques personnes afin qu’elles puissent les enseigner.
Compléments
Pratique obligatoire pour tous ; théorie à connaître par quelques personnes
★ À maîtriser
Une lecture correcte repose sur trois piliers :
At-tahqiq est une récitation lente et sereine qui donne à chaque lettre son droit et son dû.
Al-hadr est une récitation rapide qui respecte les règles du tajwid.
At-tartil est une lecture du Coran avec compréhension et méditation ; il englobe les trois types de récitation sans constituer un niveau particulier.
Compléments
📌 At-tadwir est une récitation à vitesse moyenne, entre la lecture sereine et la lecture dynamique.
Tahqiq lent, hadr rapide, tadwir intermédiaire ; tartil les englobe sans être un niveau
★ À maîtriser
La faute évidente, ou al-lahn al-jali, affecte les mots et contredit les règles de la langue ; elle peut modifier ou non le sens du verset et peut être reconnue par les spécialistes comme par les non-initiés.
Commettre délibérément une faute évidente est interdit par consensus, tandis que l’oubli ou l’ignorance non négligente n’entraîne pas de péché ; négliger d’apprendre une règle que l’on ignore entraîne un péché.
La faute subtile, ou al-lahn al-khafi, contredit les règles de récitation sans changer le sens et n’est reconnue que par les spécialistes du tajwid.
Compléments
Jali se remarque même aux non-initiés ; khafi est reconnu par les spécialistes
★ À maîtriser
📌 Les savants divergent sur le statut de l’istiadha: certains la jugent obligatoire, tandis que la majorité des savants et des récitants la recommandent, avis retenu.
📌 La basmala est récitée au début de chaque sourate sauf At-Tawba, tandis qu’au milieu d’une sourate elle est recommandée et le récitant peut choisir de la dire ou non.
Compléments
À voix haute, l’istiadha est prononcée lorsque quelqu’un écoute le récitant ou lorsque celui-ci commence la lecture dans un groupe.
À voix basse, l’istiadha est prononcée si le récitant lit seul sans auditeur, s’il ne commence pas la lecture du groupe, s’il lit à voix basse seul ou accompagné, ou s’il prie comme imam, derrière l’imam ou seul.
★ À maîtriser
Quatre méthodes sont permises au début des autres sourates :
Au début d’At-Tawba, sans basmala, deux méthodes sont permises : s’arrêter après l’istiadha avant de commencer la sourate, ou lier l’istiadha au début de la sourate.
📌 Le waqf est un arrêt suffisamment long pour respirer avec l’intention de reprendre ; le sakt est un arrêt plus court sans respiration avec l’intention de reprendre ; le qat‘ est un arrêt avec l’intention de cesser la lecture.
Entre Al-Anfal et At-Tawba, sans basmala, trois méthodes sont permises : le waqf avec respiration, le sakt sans respiration, ou la liaison avec substitution (iqlab).
Hafs compte six silences dans le Coran : quatre obligatoires et deux permis.
Trois méthodes sont permises entre deux sourates :
Compléments
Les quatre silences obligatoires de Hafs sont en :
Les deux silences permis sont celui entre Al-Anfal et At-Tawba, et celui sur le hā’ de « māliya halaka » en Al-Haqqah, où sont aussi possibles l’assimilation de lettres identiques ou le waqf.
📌 Il est interdit de lier la fin d’une sourate à la basmala puis de s’arrêter sur la basmala, car celle-ci est destinée au début de la sourate suivante et non à la fin de la précédente.
📌 Entre les sourates, Warsh dispose de cinq méthodes, soit les trois méthodes permises communes auxquelles s’ajoutent le sakt et la liaison sans basmala ; Qalun suit les méthodes de Hafs.
★ À maîtriser
📌 Tafkhim et tarqiq sont des caractéristiques non constantes : une lettre peut être emphatisée ou amincie selon les règles applicables.
📌 Le lām est aminci sauf dans le nom d’Allah, où il est emphatique après une fatha ou une damma et aminci après une kasra.
Compléments
Le rā’ est toujours emphatique avec une fatha ou une damma, ou avec un sukūn précédé d’une fatha ou d’une damma, directement ou après une lettre sakin elle-même précédée de l’une de ces voyelles.
Le rā’ est toujours aminci avec une kasra, avec un sukūn précédé d’une kasra, ou avec un sukūn précédé d’un yā’ ou d’une lettre de mad lin.
L’alif prend l’emphase après une lettre emphatique et l’amincissement après une lettre amincie.
Les dix-neuf lettres toujours amincies sont ء، ي، و، ه، ن، م، ك، ف، ع، ش، س، ز، ذ، د، ح، ج، ث، ت et ب.
★ À maîtriser
Compléments
Les exceptions mentionnées au tanwin sont :
🔄 L’iqlab se réalise en trois étapes :
★ À maîtriser
📌 L’ikhfa shafawi concerne le mīm sakina devant un bā’ et se prononce entre la clarification et l’assimilation, sans accentuation et avec nasalisation complète.
📌 L’idgham shafawi insère un mīm sakina dans un mīm vocalisé pour produire un seul mīm accentué.
Compléments
📌 L’idhar shafawi prononce clairement le mīm sakina sans nasalisation complète ni accentuation devant les vingt-six lettres autres que mīm et bā’.
★ À maîtriser
📌 Le mad tabi‘i est une prolongation naturelle obligatoire de deux temps, intégrée au mot, sans hamza avant la lettre de mad ni hamza ou sukūn après elle.
📌 Le mad far‘i est une prolongation supplémentaire au mad naturel, causée par la présence d’une hamza ou d’un sukūn.
Compléments
Mad tabi‘i : 2 temps sans hamza ni soukoun ; mad far‘i : hamza ou soukoun
Pour Hafs, le mad wajib muttasil dure quatre ou cinq temps en liaison et à l’arrêt, et quatre, cinq ou six temps à l’arrêt lorsque la hamza est en fin de mot.
Pour Warsh, le mad wajib muttasil dure six temps, à l’arrêt comme en liaison, quelle que soit la position de la hamza dans le mot.
Pour Hafs, le mad jaiz munfasil dure quatre ou cinq temps selon la voie de Chatibiya et peut durer deux temps selon la voie de Tayib nachr.
Pour Qalun, le mad jaiz munfasil peut être raccourci à deux temps ou prolongé à quatre temps.
Pour Warsh, le mad jaiz munfasil est prolongé au maximum à six temps.
Pour Warsh, le mad badal peut être raccourci à deux temps, moyen à quatre temps ou maximal à six temps.
Qasr désigne deux temps, tawassut quatre ou cinq temps, et ishba‘ six temps.
📌 Le mad lazim kalimi se trouve dans un mot, tandis que le mad lazim harfi se trouve dans les lettres découpées et comporte une prolongation ou une lettre de lyn suivie d’un sukūn originel.
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Qui était ‘Asim ibn Bahdalah Abu Anajud Abu Bakri al-Asadi à Kufa ?
Le chef des récitants à Kufa.
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