★ À maîtriser
La récitation du Coran est transmise oralement de maître en maître jusqu’au Prophète, qui l’a apprise de Gabriel, lequel l’a reçue du Seigneur.
Le Tajwid s’appuie sur la langue arabe et la récitation dans le dialecte jugé le plus éloquent, celui de Quraysh, associé à la langue du Prophète.
Compléments
Parmi les compagnons transmetteurs figurent :
Dix variantes de récitation du Coran ont été authentifiées.
Le Tajwid vise à faciliter et à embellir la récitation, conformément aux paroles rapportées : « Ornez le Coran de vos voix » (Ibn Hibban et Al-Hakim) et « Il n'est pas des nôtres celui qui ne psalmodie pas le Coran » (Al-Bukhari).
★ À maîtriser
Les deux rapporteurs célèbres de l’imam Assim sont Chou'bah et Hafs.
Les deux principaux rapporteurs de Nafi' sont Qalun et Warsh.
Compléments
Assim a appris oralement auprès d'Abu Abderrahman Assoulami et de Zirr ibn Hubaysh.
Assim est décédé à la fin de l'année 127 et a été enterré à Samâwa, en direction de la Syrie.
Chou'bah est né en 95 et est décédé en 193 ou 194 de l’Hégire.
Hafs est né en 90 de l’Hégire et est décédé en 180.
📌 Ash-Shatibi préférait Chou'bah pour son savoir en science des lectures, tandis qu'Abu 'Amr ad-Dani préférait Hafs pour sa précision dans la lecture de Assim.
La Châṭibiyya, composée par Muhammad Abu Qasim al-Châtibi sur la base d’Al-Taysir d’Abu ‘Amr al-Dani, compte 1173 vers rimant en « lam » et présente sept lecteurs avec deux narrateurs chacun, soit 14 voies. - Imam al-Châtibi, Al-Châtibiyya
Dans Ad-Dourra, Ibn Al-Jazari a ajouté les lectures de Khalaf, Ya'qub et Abu Ja'far, portant à dix le nombre de lectures reconnues.
Nafi' ibn Abd al-Rahman ibn Abi Nu'aym al-Laythi al-Kinani est né en 70 H à Ispahan et est mort en 169 H à Médine.
Parmi les élèves de Nafi' figurent :
Qalun est né en 120 H, a appris la récitation de Nafi' en 150 H et est décédé avant 220 H.
Warsh est né en 110 H en Égypte, a étudié auprès de Nafi' en 155 H, a achevé quatre lectures complètes sous sa supervision et est mort en 197 H à 87 ans.
La lecture de Qalun est utilisée au nord du Tchad, à l’est de la Tunisie et en Libye, tandis que celle de Warsh est utilisée notamment en Algérie, au Sénégal, en Mauritanie et au Maroc.
★ À maîtriser
📌 Les sept modes de récitation (al-Ahruf al-Sab'ah) ne sont pas les sept lectures (al-Qira'at as-Sab') : les premières désignent, selon l’avis majoritaire rapporté, des modes de révélation destinés à faciliter la récitation, tandis que les secondes sont des variantes de la version unifiée sous Othman.
Compléments
Les sept tribus citées par Zarkashi sont :
Les différences des sept modes portent sur :
Othman a réuni la communauté sur une version du Coran fondée sur le dialecte de Quraysh, après que la récitation s’est répandue et que des non-Arabes ont rejoint l’islam.
Parmi les compagnons transmetteurs figurent :
★ À maîtriser
📌 Le droit de la lettre (haq al-harf) désigne ses caractéristiques constantes et inséparables, comme le jahr et l’isti'la, tandis que son dû (mustahaq al-harf) désigne ses caractéristiques non constantes, comme le tafkhim et le tarqiq.
Compléments
Le Tajwid porte sur les mots du Coran, auxquels certains ajoutent les hadiths du Prophète, considérés par eux comme une forme de révélation.
La maîtrise pratique du Tajwid repose sur : la connaissance des points d’articulation des lettres, la connaissance des caractéristiques des lettres, la connaissance des règles dérivées de la composition, l’exercice de la langue et la répétition fréquente
Au niveau pratique, la transmission du Tajwid remonte au Prophète, qui l’a reçu par révélation de Gabriel, puis transmis aux compagnons et aux générations suivantes par une chaîne mutawatir.
Les règles du Tajwid comprennent notamment :
Les attributions de la formalisation théorique mentionnent :
★ À maîtriser
📌 Les trois niveaux de lecture sont le Tahqiq, lecture calme et précise adaptée à l’enseignement, le Hadr, lecture rapide respectant les règles, et le Tadwir, niveau intermédiaire entre les deux.
Compléments
Le mot « ضعف » peut se lire avec une fatha sur la lettre ḍād ou avec une damma sur cette lettre, ces deux formes étant citées comme conformes à la langue arabe.
Dans l’orthographe uthmanienne, « ملك يوم الدين » sans alif et « مالك يوم الدين » avec alif sont tous deux présentés comme possibles.
La chaîne de transmission authentique suppose que le lecteur ait appris auprès d’un maître qualifié, sans erreur de lecture, par une chaîne ininterrompue remontant au Prophète.
En Hadr, le lecteur doit éviter :
Tahqiq pose la lecture, Hadr l’accélère, Tadwir se place entre les deux.
★ À maîtriser
📌 La faute évidente (lahn jali) affecte les mots et enfreint les règles de la langue ; elle peut changer ou non le sens et peut être reconnue par les spécialistes comme par les non-initiés, tandis que la faute subtile (lahn khafi) enfreint les règles de récitation sans changer le sens et n’est reconnue que par les spécialistes du Tajwid.
📌 La faute évidente commise exprès est interdite par consensus ; commise par oubli ou ignorance, elle n’entraîne pas de péché, mais négliger d’apprendre une règle par ignorance est péché.
Compléments
La faute évidente peut porter sur :
Des exemples de faute subtile sont :
📌 Pour la faute subtile, les avis divergent entre interdiction et caractère détestable ; la commettre exprès ou négliger son apprentissage par légèreté est interdit, tandis qu’une faute involontaire est détestable sans entraîner de péché.
Jali se voit aussi des non-initiés ; khafi se reconnaît par les spécialistes du Tajwid.
★ À maîtriser
📌 Les savants divergent sur le statut de l’isti'adha : certains la jugent obligatoire en s’appuyant sur le verset 16:98, tandis que la majorité la considère recommandée et estime que son omission n’entraîne pas de péché.
📌 Au début d’une sourate, la basmala est obligatoire pour tous les lecteurs sauf pour At-Tawbah, où elle est absente ; au milieu d’une sourate, elle est recommandée et le lecteur peut la dire ou l’omettre.
Compléments
La formule d’isti'adha choisie par tous les lecteurs est « أعوذ بالله من الشيطان الرجيم » ; d’autres formulations ajoutent les attributs « al-samī‘ al-‘alīm ».
L’isti'adha se récite à voix haute lorsque le lecteur lit à voix haute devant un auditeur ou commence la lecture en premier dans un groupe.
L’isti'adha se récite à voix basse lorsque : le lecteur lit à voix haute sans auditeur, le lecteur n’est pas le premier à lire dans un groupe, le lecteur lit à voix basse seul ou en groupe, le lecteur prie comme imam, derrière un imam ou seul
Les raisons avancées pour réciter la basmala au début d’une sourate sont : suivre la graphie du Mushaf, suivre la Sunna, rechercher la bénédiction du Nom d’Allah, respecter la graphie du Mushaf telle qu’elle a été établie
Entre deux sourates, les lecteurs divergent sur la récitation de la basmala ; entre les parties d’une sourate, le lecteur peut la réciter ou l’omettre sans divergence entre les lecteurs.
Si le lecteur omet la basmala entre les parties d’une sourate, il peut séparer l’isti'adha du début du verset ou la relier directement au verset.
Lorsque le verset commence par le nom ou un attribut d’Allah ou du Prophète, ou par une description du Paradis ou des croyants, la récitation sans basmala doit soit s’arrêter après l’isti'adha, soit la relier au verset en modifiant légèrement la formule.
Il est interdit de relier l’isti'adha à la basmala et à un verset mentionnant Satan, les hypocrites ou les gens de l’Enfer, ainsi que de relier la basmala à un tel verset.
La basmala est unanimement reconnue comme une partie d’un verset de la sourate An-Naml et comme ne faisant pas partie des versets des autres sourates, tandis que son statut comme verset de la Fātiha fait l’objet d’une divergence.
Les Koufiens et les Mecquois comptent la basmala comme un verset de la Fātiha et ne divisent pas son dernier verset ; ceux qui ne la comptent pas comme verset divisent le dernier verset en deux parties.
Malgré leur divergence sur le statut de la basmala dans la Fātiha, les avis rapportés s’accordent à compter cette sourate en sept versets.
★ À maîtriser
La sourate At-Tawba se commence sans basmala, soit en s’arrêtant après l’isti‘adha, soit en reliant l’isti‘adha au début de la sourate.
Trois façons sans basmala sont permises :
📌 Au milieu d’At-Tawba, les savants divergent : selon le premier avis, la basmala est permise et quatre façons sont possibles comme au début d’une sourate ; selon le second, la basmala est interdite et seules le waqf et le wasl de l’isti‘adha avec le verset sont permis.
📌 Entre une sourate située après At-Tawba dans l’ordre du muṣḥaf et At-Tawba, seul le waqf sans basmala est permis ; le wasl et le sakt sont interdits par consensus.
Compléments
📌 Il est recommandé de réciter la basmala au milieu d’At-Tawba si le lecteur la récite entre deux sourates, et de la délaisser s’il ne la récite pas entre deux sourates.
★ À maîtriser
Hafs compte six silences, quatre obligatoires et deux permis : silence obligatoire sur عِوَجَا dans Al-Kahf 18:1, silence obligatoire sur مﱠرْقَدِنَا dans Yā-Sīn 36:52, silence obligatoire sur من ۜراق dans Al-Qiyāma 75:27, silence obligatoire sur بَل ْۜرَان dans Al-Mutaffifīn 83:14, silence permis entre Al-Anfāl et At-Tawba, silence permis sur le هاء de مَالِيَهْ هَلَكَ dans Al-Ḥāqqa
Les manières entre deux sourates comprennent : séparer la fin de la première sourate, la basmala et le début de la seconde, arrêter à la fin de la première sourate puis relier la basmala au début de la seconde, relier la fin de la première sourate à la basmala et au début de la seconde, relier la fin de la première sourate à la basmala puis s’arrêter sur la basmala, ce qui est interdit
Compléments
📌 Dans le sens inverse, d’An-Nās vers Al-Fātiḥa, deux avis existent entre deux sourates autres qu’At-Tawba : trois façons comme dans le sens normal, ou deux façons imposant un arrêt après le dernier verset, puis soit un arrêt après la basmala, soit sa liaison au premier verset.
📌 Dans le sens inverse, lorsque la seconde sourate est At-Tawba, seul le waqf est permis : le lecteur s’arrête sur le verset de la sourate précédente puis commence At-Tawba.
★ À maîtriser
📌 L’alif ne possède pas de point d’articulation propre et suit l’emphase ou l’amincissement de la lettre qui le précède.
📌 Le lām du nom d’Allah est emphatique après une fatḥa ou une ḍamma, ainsi qu’au commencement ; il est aminci après une kasra ou un tanwīn provoquant la rencontre de deux sukūn.
Compléments
L’avis d’Ibn al-Jazarī distingue cinq degrés (l’Imam IBN AL DJAZARI) :
Un autre avis distingue quatre degrés :
L’emphase relative concerne ق، غ et خ dans les cas où ces lettres portent une kasra, sont sākin précédées d’une kasra, ou, pour غ et خ, sont sākin à l’arrêt après un yā’ de prolongation.
📌 Dans l’ikhfā’ réel, la ghunna prend l’emphase ou l’amincissement de la lettre dissimulée qui la suit ; les lettres خ et غ sont emphatiques mais appartiennent à l’iẓhār.
★ À maîtriser
Le rā’ présente quatre catégories :
Le rā’ est toujours emphatique lorsqu’il porte une fatḥa ou une ḍamma, est sākin après une fatḥa ou une ḍamma, ou est sākin après une lettre sākin précédée d’une fatḥa ou d’une ḍamma.
Le rā’ est aminci lorsqu’il porte une kasra, est sākin après une kasra, ou est sākin après une lettre sākin précédée d’une kasra.
Compléments
📌 À l’arrêt, le rā’ de مِصْر est emphatique par priorité, tandis que celui de ٱلْقِطْر est aminci par priorité.
Le mot مِصْرًا conserve un rā’ emphatique à l’arrêt comme à la liaison, car le tanwīn y est remplacé à l’arrêt par un madd ‘iwaḍ et le rā’ reste maftūḥ.
Dans فِرْق, le rā’ alterne à la liaison entre emphase et amincissement avec priorité à l’amincissement, car il est sākin après une kasra et suivi d’une lettre emphatique portant une kasra.
★ À maîtriser
Les quatre règles sont :
Les six lettres de l’iẓhār guttural sont ء، ه، ع، ح، غ et خ ; elles sortent de la gorge, contrairement au point d’articulation de la noun situé à la pointe de la langue.
Compléments
📌 Les lettres de prolongation alif, wāw et yā’, ainsi que les deux lettres de līn, ne suivent pas la noun sakina ni le tanwīn, afin d’éviter la rencontre de deux sukūn.
📌 Selon Warsh, lorsque la hamza suit une noun sakina, sa voyelle est déplacée sur la noun et la hamza est supprimée ; Qalun suit l’avis de Hafs.
★ À maîtriser
Les lettres de l’idgham sont regroupées dans le mot يرملون.
L’idgham bi ghounna concerne les lettres réunies dans ينمو, tandis que l’idgham sans ghounna concerne ل et ر.
L’idgham du noun sakina ou du tanwin se produit normalement uniquement entre deux mots.
L’idghâm kâmil avec ghounna concerne ن et م, tandis que l’idghâm kâmil sans ghounna concerne ل et ر.
Compléments
📌 L’idghâm nâqis exige que le point d’articulation de la lettre assimilante accepte la ghounna et qu’aucune confusion ne soit possible.
La lettre ط n’est pas assimilée à ت, bien que le point d’articulation de ت accepte la caractéristique d’élévation, afin d’éviter une confusion entre les deux lettres.
L’idgham se réalise en deux étapes : transformer la première lettre en une lettre de même nature que la seconde, puis l’insérer dans la seconde pour obtenir une lettre doublée (mouchaddadah).
La raison générale de l’idgham est la légèreté et la facilité ; sa raison spécifique est la similitude du noun avec noun et le rapprochement du noun avec les autres lettres.
Kâmil efface corps et caractéristique ; nâqis conserve la ghounna.
★ À maîtriser
Compléments
L’idhar moutlaq concerne quatre mots du Coran et s’applique parce que la condition de l’idgham entre deux mots n’est pas remplie.
Il ne relève d’aucun de ces types d’idhar :
L’idhar riwaya chez Hafs et Qaloun est un idhar harfi : certains lecteurs clarifient ces lettres parce qu’elles sont séparées dans l’écriture, tandis que d’autres les assimilent parce que la condition des deux mots est remplie.
Pour Warsh, l’assimilation s’applique sans exception dans le cas évoqué ; la récitation de Warsh admet aussi deux façons, la clarification la plus répandue et l’assimilation.
📌 Chez Hafs, le sakt obligatoire empêche l’assimilation dans l’idhar as-sakt, tandis que Warsh et Qaloun appliquent l’idgham dans le cas mentionné.
★ À maîtriser
L’iqlab concerne une seule lettre, ب, et peut se produire dans un mot ou entre deux mots.
🔄 La substitution se déroule en trois étapes :
Les quinze lettres de l’ikhfa haqiqi sont les lettres arabes restantes après retrait des lettres de l’idhar, de l’idgham et de l’iqlab.
📌 La ghounna de l’ikhfa haqiqi est emphatique devant ق، ظ، ط، ض et ص, et amincie devant les autres lettres de dissimulation.
📌 L’idgham se produit dans la lettre, s’accompagne d’une chadda dans sa forme complète et se réalise entre deux mots, tandis que l’ikhfa se réalise devant la lettre, sans chadda, dans un mot ou entre deux mots.
Compléments
La mim remplace le noun lors de l’iqlab parce que mim et ب partagent le même point de sortie et que mim et noun partagent notamment la ghounna.
L’iqlab évite la difficulté de prononcer ب avec les lèvres tout en produisant par la cavité nasale la ghounna du noun ou du tanwin.
L’ikhfa haqiqi se produit dans un mot ou entre deux mots, car le point d’articulation du noun n’est ni aussi éloigné que pour l’idhar ni aussi rapproché que pour l’idgham.
La ghounna de l’ikhfa suit la lettre qui vient après parce que la langue s’adapte à cette lettre à l’endroit même de la dissimulation.
Chez Hafs, l’ikhfa haqiqi est suspendu par le sakt obligatoire dans le mot عِوَجًا قَيِّما de la sourate al-Kahf, verset 1.
L’ikhfa est maximal devant les lettres les plus proches du point d’articulation du noun, minimal devant les lettres les plus éloignées et moyen devant les dix autres lettres d’ikhfa.
★ À maîtriser
📌 L’ikhfa chafawi concerne une seule lettre, ب, et ne se produit qu’entre deux mots.
Compléments
📌 La mim sakina peut être originelle dans le mot ou non originelle, comme la mim du pluriel.
Les lettres de prolongation et les lettres de lyn ne suivent jamais la mim sakina afin d’éviter la rencontre de deux soukoun.
La vocalisation permettant d’éviter deux sakines peut se faire : par kasra, règle de base chez Hafs, par fatha dans le cas indiqué de sourate Al-Imran reliée au nom majestueux d’Allah, par damma dans la mim du pluriel
La mim et ب sont homogènes dans l’ikhfa chafawi parce qu’elles partagent le même point de sortie, les lèvres.
📌 Dans l’ikhfa chafawi, le son de la mim disparaît partiellement et la ghounna est toujours amincie ; les savants divergent sur son statut entre clarification et dissimulation.
📌 L’idgham chafawi se produit normalement entre deux mots, avec une exception dans un mot au début des sourates lorsque les lettres séparées sont écrites.
Les deux mims de l’idgham moutamathilayn saghir ont le même nom, la même écriture, les mêmes caractéristiques et le même point d’articulation ; la première est sakina et la seconde vocalisée.
L’idhar chafawi concerne les vingt-six lettres restantes après exclusion de م et ب.
L’idhar chafawi est particulièrement renforcé devant و et ف : la mim n’est assimilée ni dans ف, car elle perdrait sa ghounna, ni dans و, pour éviter que l’auditeur confonde mim et noun.
★ À maîtriser
Les cinq lettres de la qalqalah sont ق، ط، ب، ج et د, regroupées dans l’expression قُطْبٌ جَدّ.
Selon Ibn al-Jazari, les degrés de qalqalah vont du plus fort au plus faible : lettre sakina accentuée à l’arrêt, lettre sakina non accentuée à l’arrêt, lettre sakina au milieu d’un mot ou d’un verset, lettre vocalisée par fatha, kasra ou damma
Compléments
Le khayshūm est le point d’articulation de la ghounna et se situe au fond du nez, à l’intérieur.
La ghounna est la seule caractéristique qui possède un point d’articulation spécifique et elle suit la lettre suivante, qu’elle soit emphatique ou légère.
La qalqalah est causée par la réunion de l’intensité ou blocage du son (a-chidda) et du blocage de l’air (al-jahr), qui provoque une pression puis une ouverture brusque de l’articulation.
L’imam Ibn al-Jazari considère la qalqalah comme une caractéristique constante (lâzima) qui ne se détache jamais de la lettre.
La qalqalah se produit lorsque les deux parties de l’organe articulatoire se heurtent puis se séparent brusquement, sans ouverture de la bouche, abaissement de la mâchoire ni rapprochement des lèvres.
📌 La qalqalah doit rester neutre, sans être prononcée avec une voyelle ni se terminer par une hamzah.
📌 Lorsqu’une lettre de qalqalah rencontre un autre soukoun, le dal de l’exemple وَلَقَدِ ٱسْتُهْزِئ reçoit une kasra et son degré de qalqalah passe du troisième au quatrième.
📌 À l’arrêt avec le rawm sur une lettre de qalqalah, la lettre conserve une fraction de voyelle, comme la damma dans l’exemple ٱلْحِسَاب, ce qui modifie son degré de qalqalah.
★ À maîtriser
📌 La lâm de définition détachable suit l’idhar qamari devant quatorze lettres ou l’idgham chamsi devant quatorze lettres ; les lettres concernées sont regroupées dans des expressions du cours.
📌 La lâm du verbe est toujours clarifiée au milieu du verbe ; à la fin, elle est assimilée devant ل ou ر et clarifiée devant les vingt-six autres lettres.
Compléments
Pour Warsh, lorsque la lâm de définition est suivie d’une hamza de coupure, comme dans اﻷَْرْض, la voyelle de la hamza passe sur le lâm sakina et la hamza est supprimée.
Dans l’étymologie présentée du nom Allah, إله reçoit ال, la hamza de coupure est supprimée pour alléger la prononciation, puis les deux lâm s’assimilent par similitude.
📌 La lâm de définition insérée dans ٱلْيَسَع est clarifiée chez Hafs lorsque le nom est considéré comme issu de يَسَع, tandis qu’elle est assimilée lorsque le nom est considéré comme issu de لَيْسَع.
📌 La lâm de l’impératif suit l’idhar moutlaq ; elle est sakina dans le Coran lorsqu’elle est précédée de و, ف ou ثم, et se commence par une kasra comme une hamzat wasl.
📌 La lâm du nom est originelle, médiane et propre aux noms, tandis que la lâm de l’impératif est ajoutée, initiale et associée au présent après و, ف ou ثم.
Comparaison des assimilations du noun
| Type | Lettres | Ghounna | Effet |
|---|---|---|---|
| Kâmil bi ghounna | ن، م | Présente | Corps et caractéristique disparaissent |
| Kâmil sans ghounna | ل، ر | Absente | Corps et caractéristique disparaissent |
| Nâqis | و، ي | Maintenue | Partie linguale disparaît |
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De qui le Prophète a-t-il appris la récitation du Coran ?
De Gabriel.
Quel dialecte le Tajwid privilégie-t-il pour la récitation ?
Le dialecte de Quraysh.
À quelle langue le Tajwid s’appuie-t-il ?
À la langue arabe.
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