QCM : Compétences et institutions de l’Union européenne (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise correctement le Conseil de l’Europe par rapport à l’Union européenne ?

Le Conseil de l’Europe est une institution de l’Union européenne chargée d’adopter les règlements économiques.
Le Conseil de l’Europe est une organisation de coopération distincte de l’Union européenne, centrée notamment sur les droits fondamentaux.
Le Conseil de l’Europe est une juridiction de l’Union européenne compétente pour contrôler les élections nationales.
Le Conseil de l’Europe est une organisation militaire européenne chargée de coordonner la défense des États membres.

Le Conseil de l’Europe est une organisation de coopération distincte de l’Union européenne, centrée notamment sur les droits fondamentaux.

Explication

Le Conseil de l’Europe est une organisation internationale distincte de l’Union européenne et protège principalement les droits et libertés fondamentales. La confusion fréquente porte notamment sur leurs effectifs : le Conseil de l’Europe compte 46 États, tandis que l’Union européenne en compte 27.

2. Quelle proposition décrit l’objectif central de la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 ?

Créer immédiatement une monnaie européenne commune administrée par une banque centrale indépendante.
Établir une alliance militaire européenne destinée à remplacer les coopérations économiques existantes.
Placer les productions française et allemande de charbon et d’acier sous une autorité commune pour favoriser la paix.
Instituer un Parlement européen élu au suffrage universel pour diriger les États participants.

Placer les productions française et allemande de charbon et d’acier sous une autorité commune pour favoriser la paix.

Explication

La déclaration du 9 mai 1950 propose une mise en commun du charbon et de l’acier français et allemands sous une haute autorité commune afin de construire la paix. Elle ne crée ni monnaie commune ni Parlement élu au suffrage universel.

3. Quelle situation illustre le mieux le principe de supranationalité ?

Les États organisent une réunion diplomatique pour échanger des informations sans créer d’autorité européenne.
Des représentants nationaux coordonnent leurs positions sans transférer de pouvoir décisionnel à une institution commune.
Une institution indépendante des États adopte des décisions dotées d’un véritable pouvoir au niveau européen.
Les gouvernements concluent un accord ponctuel tout en conservant la maîtrise de sa mise en œuvre nationale.

Une institution indépendante des États adopte des décisions dotées d’un véritable pouvoir au niveau européen.

Explication

La supranationalité suppose une institution indépendante des États, disposant d’un véritable pouvoir de décision au-delà de la coopération intergouvernementale. Une simple coordination entre gouvernements relève de cette dernière et non de la supranationalité.

4. Quel traité, signé en 1992, a créé l’Union européenne et institué notamment la citoyenneté européenne ?

Le traité de Paris
Le traité de Rome
Le traité de Maastricht
Le traité d’Amsterdam

Le traité de Maastricht

Explication

Le traité de Maastricht, signé en 1992, crée l’Union européenne et institue notamment la citoyenneté européenne, la politique étrangère et de sécurité commune ainsi que l’union économique et monétaire. Le traité de Rome de 1957 avait créé la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique.

5. Quelle association entre les critères de Copenhague et leur contenu est correcte ?

Le critère politique concerne la monnaie commune, tandis que le critère économique concerne la représentation des citoyens européens.
Le critère politique concerne la démocratie et l’État de droit, tandis que le critère économique concerne une économie de marché viable.
Le critère politique concerne la compétitivité du marché, tandis que le critère économique concerne les libertés publiques et les institutions.
Le critère politique concerne l’adoption de l’acquis, tandis que le critère économique concerne la stabilité des institutions démocratiques.

Le critère politique concerne la démocratie et l’État de droit, tandis que le critère économique concerne une économie de marché viable.

Explication

Les critères de Copenhague exigent des institutions stables garantissant la démocratie et l’État de droit, ainsi qu’une économie de marché viable capable d’affronter la concurrence. La capacité à reprendre et appliquer l’acquis de l’Union constitue une exigence distincte.

6. Quelle étape intervient après l’obtention du statut de pays candidat dans la procédure d’adhésion à l’Union européenne ?

L’État négocie les conditions de son adhésion avec l’Union européenne.
L’État quitte les organisations européennes auxquelles il appartient avant le début des discussions.
L’État reçoit automatiquement un siège au Conseil européen dès son inscription comme candidat.
L’État adopte immédiatement la monnaie commune avant la conclusion de l’accord d’adhésion.

L’État négocie les conditions de son adhésion avec l’Union européenne.

Explication

Après sa candidature et l’obtention du statut de pays candidat, l’État négocie les conditions d’adhésion. L’accord doit ensuite être ratifié par tous les États membres et par l’État candidat, de sorte que le statut de candidat ne produit pas une adhésion automatique.

7. Que prévoit l’article 50 du traité sur l’Union européenne pour un État membre qui souhaite se retirer ?

Il autorise une institution européenne à exclure directement un État sans notification ni négociation.
Il impose aux autres États membres de fixer seuls les conditions du retrait sans accord avec l’État concerné.
Il permet de notifier l’intention de retrait au Conseil européen, puis de négocier un accord de retrait.
Il suspend les droits de vote de l’État avant d’organiser son départ par une procédure disciplinaire.

Il permet de notifier l’intention de retrait au Conseil européen, puis de négocier un accord de retrait.

Explication

L’article 50 organise un retrait négocié : l’État membre notifie son intention au Conseil européen, puis un accord de retrait est négocié. L’article 7 peut conduire à suspendre certains droits, mais il ne permet pas d’exclure un État membre.

8. À quelle date les Britanniques ont-ils voté en faveur du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne ?

Le 23 juin 2016
Le 9 mai 1950
Le 25 mars 1957
Le 1er janvier 2013

Le 23 juin 2016

Explication

Le référendum favorable au retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne s’est tenu le 23 juin 2016. Les autres dates renvoient à des étapes différentes de la construction européenne ou ne correspondent pas au référendum sur le Brexit.

9. Que reconnaît l’article 6 du traité sur l’Union européenne concernant les droits fondamentaux ?

Il fait de l’Union une partie à la Convention européenne des droits de l’homme et remplace la Charte des droits fondamentaux.
Il confie la protection des droits fondamentaux à une organisation extérieure dépourvue de lien avec l’ordre juridique de l’Union.
Il reconnaît la valeur juridique de la Charte des droits fondamentaux et affirme que l’Union est une union de droit.
Il limite la protection des droits fondamentaux aux relations entre les États membres sans engager les institutions de l’Union.

Il reconnaît la valeur juridique de la Charte des droits fondamentaux et affirme que l’Union est une union de droit.

Explication

L’article 6 reconnaît la valeur juridique de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et affirme que l’Union est une union de droit. Cette disposition ne signifie pas que l’Union est déjà partie à la Convention européenne des droits de l’homme.

10. Quelle conséquence l’article 7 du traité sur l’Union européenne peut-il entraîner après la constatation d’une violation grave et persistante des valeurs de l’Union ?

La suspension des droits de vote de l’État concerné sans entraîner son exclusion de l’Union.
La suppression de la Charte des droits fondamentaux pour l’État faisant l’objet de la procédure.
La sortie automatique de l’État concerné après une décision des institutions européennes compétentes.
La suspension générale des paiements européens sans lien avec les violations constatées de l’État de droit.

La suspension des droits de vote de l’État concerné sans entraîner son exclusion de l’Union.

Explication

L’article 7 permet de constater un risque puis une violation grave et persistante des valeurs de l’Union, et peut conduire à suspendre les droits de vote de l’État concerné. Il ne prévoit pas l’exclusion de cet État de l’Union.

11. Que signifie le principe d’attribution dans l’ordre juridique de l’Union européenne ?

L’Union agit dans les domaines que les traités lui reconnaissent expressément
L’Union agit dans tout domaine nécessaire à ses objectifs généraux
Les États définissent les compétences européennes par des accords intergouvernementaux
La Cour de justice attribue les compétences selon les besoins de chaque période

L’Union agit dans les domaines que les traités lui reconnaissent expressément

Explication

Le principe d’attribution limite l’action de l’Union aux compétences que les traités lui reconnaissent expressément. Il ne permet donc pas à l’Union d’étendre elle-même son champ d’action en fonction de ses objectifs.

12. Dans quel cas parle-t-on d’une compétence exclusive de l’Union européenne ?

Lorsque l’Union soutient les politiques nationales sans modifier leur contenu juridique
Lorsque les États légifèrent librement tandis que l’Union formule des recommandations
Lorsque seule l’Union peut légiférer, sauf habilitation ou mise en œuvre confiée aux États
Lorsque l’Union et les États peuvent légiférer simultanément selon leurs priorités

Lorsque seule l’Union peut légiférer, sauf habilitation ou mise en œuvre confiée aux États

Explication

Une compétence exclusive réserve à l’Union le pouvoir de légiférer et d’adopter des actes juridiquement contraignants, sous les exceptions prévues. La possibilité pour l’Union et les États de légiférer relève plutôt d’une compétence partagée.

13. Lequel de ces domaines relève d’une compétence exclusive de l’Union européenne ?

La politique commerciale commune
La culture et l’éducation
La protection de la santé publique
La coopération administrative nationale

La politique commerciale commune

Explication

La politique commerciale commune figure parmi les compétences exclusives de l’Union, avec notamment l’union douanière et la politique monétaire. La santé publique, la culture et l’éducation ne correspondent pas à la liste donnée des compétences exclusives.

14. Comment s’exerce une compétence partagée entre l’Union européenne et les États membres ?

Les États appliquent les actes de l’Union sans pouvoir intervenir dans le domaine
Les États légifèrent tant que l’Union n’a pas exercé sa propre compétence
L’Union soutient les actions nationales sans pouvoir adopter de règles contraignantes
Les États conservent leur compétence même après une intervention complète de l’Union

Les États légifèrent tant que l’Union n’a pas exercé sa propre compétence

Explication

Dans une compétence partagée, l’Union et les États peuvent légiférer, mais l’action des États est limitée lorsque l’Union a exercé sa compétence. L’idée d’un soutien sans remplacement correspond plutôt à une compétence d’appui.

15. Quel critère permet de déterminer si l’Union peut intervenir au titre du principe de subsidiarité ?

Le Conseil considère que l’uniformité des règles renforcerait la visibilité politique de l’Union
Les objectifs sont mieux réalisés au niveau de l’Union en raison des dimensions ou des effets de l’action
L’action européenne comporte un contenu plus détaillé que les mesures nationales envisagées
La Commission estime que l’intervention européenne faciliterait la coordination administrative

Les objectifs sont mieux réalisés au niveau de l’Union en raison des dimensions ou des effets de l’action

Explication

La subsidiarité autorise l’intervention de l’Union dans les domaines non exclusifs lorsque les États ne peuvent pas atteindre suffisamment les objectifs et que l’échelle européenne est plus efficace. Elle concerne donc l’échelle d’intervention, tandis que la proportionnalité concerne son intensité.

16. Que requiert le principe de proportionnalité pour une action de l’Union européenne ?

Son action intervient lorsque les États ne peuvent pas atteindre suffisamment les objectifs communs
Son contenu et sa forme ne dépassent pas ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs des traités
Son intervention produit des règles identiques dans tous les États membres concernés
Son choix d’instrument dépend principalement de la répartition politique des sièges européens

Son contenu et sa forme ne dépassent pas ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs des traités

Explication

La proportionnalité exige que le contenu et la forme de l’action restent nécessaires et adaptés aux objectifs des traités. La question de savoir si l’Union doit intervenir plutôt que les États relève du principe de subsidiarité.

17. Quel rôle la procédure d’alerte permet-elle aux parlements nationaux de jouer ?

Ils peuvent adopter dans un délai de huit semaines un acte européen directement applicable aux citoyens
Ils peuvent imposer dans un délai de huit semaines une nouvelle base juridique au projet européen
Ils peuvent saisir dans un délai de huit semaines la Cour de justice pour remplacer la proposition de la Commission
Ils peuvent adresser dans un délai de huit semaines un avis motivé sur la subsidiarité et la proportionnalité

Ils peuvent adresser dans un délai de huit semaines un avis motivé sur la subsidiarité et la proportionnalité

Explication

Informés d’une proposition de la Commission, les parlements nationaux disposent de huit semaines pour émettre un avis motivé sur le respect de la subsidiarité et de la proportionnalité. Cette procédure leur permet de contrôler la proposition, mais pas d’adopter eux-mêmes l’acte européen.

18. Que désigne l’équilibre institutionnel dans l’Union européenne ?

La coordination administrative des institutions au moyen d’accords interinstitutionnels
L’égalité politique des pouvoirs exercés par toutes les institutions européennes
La représentation directe des citoyens dans chacune des institutions européennes
La répartition horizontale des pouvoirs entre les institutions, protégée par la Cour de justice

La répartition horizontale des pouvoirs entre les institutions, protégée par la Cour de justice

Explication

L’équilibre institutionnel correspond à la répartition des pouvoirs entre les institutions, telle qu’elle est établie par les traités et protégée par la Cour de justice. Il ne signifie pas que toutes les institutions disposent de pouvoirs égaux.

19. Quelle exigence découle du respect de l’équilibre institutionnel ?

Chaque institution exerce ses compétences en respectant celles des autres, tout manquement pouvant être sanctionné
Chaque institution dispose d’un pouvoir identique afin d’empêcher toute hiérarchie entre elles
Chaque institution coordonne ses décisions par des accords avant toute action juridiquement contraignante
Chaque institution protège les gouvernements nationaux contre les interventions des autres institutions

Chaque institution exerce ses compétences en respectant celles des autres, tout manquement pouvant être sanctionné

Explication

L’équilibre institutionnel impose à chaque institution de respecter les compétences des autres et prévoit la sanction des manquements. La coordination par des accords relève plutôt de la coopération loyale.

20. Quelle situation illustre le principe de coopération loyale entre les institutions européennes ?

Des citoyens invitent l’Union à examiner une proposition par une initiative européenne
Une institution adopte une mesure dans le cadre précis de ses pouvoirs propres
Des institutions coordonnent leur action au moyen d’un accord interinstitutionnel
Une institution conteste devant la Cour l’empiétement d’une autre sur ses compétences

Des institutions coordonnent leur action au moyen d’un accord interinstitutionnel

Explication

La coopération loyale oblige les institutions à agir de manière coordonnée et peut notamment prendre la forme d’accords interinstitutionnels. Le contrôle d’un empiétement concerne plutôt la protection de l’équilibre institutionnel.

21. Sur quels deux fondements repose la démocratie représentative de l’Union européenne ?

La nomination des députés européens et la représentation diplomatique des États membres
Le vote des parlements nationaux et la consultation directe des citoyens européens
L’élection directe des députés européens et la légitimité démocratique des États membres
La participation aux initiatives citoyennes et la désignation des commissaires européens

L’élection directe des députés européens et la légitimité démocratique des États membres

Explication

La démocratie représentative de l’Union repose sur l’élection au suffrage universel direct des députés européens et sur la légitimité démocratique des États membres. Les autres réponses remplacent l’un de ces fondements par des mécanismes qui ne constituent pas les deux bases indiquées.

22. Depuis quelle date le Parlement européen est-il élu au suffrage universel direct ?

Du 7 au 10 juin 1979
Du 9 au 12 juin 1994
Du 1er au 4 janvier 1986
Du 1er au 4 mai 2004

Du 7 au 10 juin 1979

Explication

Les premières élections européennes au suffrage universel direct ont été organisées du 7 au 10 juin 1979. Les autres périodes proposées ne correspondent pas à l’instauration de ce mode d’élection.

23. Quelle règle décrit correctement la composition du Parlement européen et la répartition de ses sièges ?

Il compte 750 sièges répartis strictement selon la population de chaque État.
Il réserve entre 6 et 96 sièges à chaque État selon un calcul proportionnel exact.
Il attribue le même nombre de sièges à chaque État, quelle que soit sa population.
Il compte au maximum 751 sièges, avec une représentation dégressive selon la population.

Il compte au maximum 751 sièges, avec une représentation dégressive selon la population.

Explication

Le Parlement européen comprend au maximum 751 sièges et la représentation est dégressive selon la population, sans proportionnalité démographique stricte. La répartition n’est donc ni parfaitement proportionnelle ni identique entre les États.

24. Quelle règle s’applique aux élections européennes concernant le mode de scrutin et le seuil électoral ?

Le scrutin est indirect et chaque État fixe librement un seuil sans plafond.
Le scrutin est majoritaire et le seuil national doit dépasser 5 %.
Le scrutin est proportionnel et le seuil national peut atteindre 5 %.
Le scrutin est proportionnel et aucun seuil électoral n’est autorisé.

Le scrutin est proportionnel et le seuil national peut atteindre 5 %.

Explication

Les élections européennes reposent sur un scrutin proportionnel, avec un seuil électoral maximal de 5 % que les États peuvent fixer plus bas. Elles ne relèvent donc ni d’un scrutin majoritaire ni d’une élection indirecte.

25. Quelle combinaison de fonctions relève du Parlement européen ?

La direction de la politique monétaire et la fixation des taux d’intérêt de la zone euro.
Des fonctions législative et budgétaire exercées avec le Conseil, ainsi qu’un contrôle politique.
La définition des orientations générales de l’Union sans participation à l’adoption des actes.
La représentation diplomatique des États membres et la conduite des opérations militaires.

Des fonctions législative et budgétaire exercées avec le Conseil, ainsi qu’un contrôle politique.

Explication

Le Parlement exerce avec le Conseil les fonctions législative et budgétaire, ainsi que des fonctions de contrôle politique et consultatives, et il élit le président de la Commission. La politique monétaire, la diplomatie étatique et l’orientation générale de l’Union relèvent d’autres responsabilités.

26. Quelle distinction caractérise le Conseil européen par rapport au Conseil de l’Union européenne ?

Le Conseil européen adopte directement les actes législatifs avec les représentants ministériels.
Le Conseil européen fixe les grandes orientations politiques sans exercer de fonction législative.
Le Conseil européen contrôle la politique monétaire et vote le budget annuel de l’Union.
Le Conseil européen applique les lois européennes dans les administrations nationales.

Le Conseil européen fixe les grandes orientations politiques sans exercer de fonction législative.

Explication

Le Conseil européen donne les impulsions nécessaires au développement de l’Union et définit ses priorités politiques générales, sans fonction législative. L’adoption directe des actes législatifs appartient notamment au Conseil de l’Union avec le Parlement.

27. Qui participe à la composition du Conseil européen ?

Les chefs d’État ou de gouvernement, son président et le président de la Commission.
Les ambassadeurs des États membres et les présidents des cours européennes.
Les députés européens élus, accompagnés des présidents des parlements nationaux.
Les ministres compétents de chaque État, réunis selon le domaine traité.

Les chefs d’État ou de gouvernement, son président et le président de la Commission.

Explication

Le Conseil européen réunit les chefs d’État ou de gouvernement, son président et le président de la Commission, tandis que le haut représentant participe à ses travaux. Les ministres compétents siègent au Conseil de l’Union, qui est une institution distincte.

28. Quelle condition doit remplir le représentant d’un État au Conseil de l’Union européenne ?

Il doit avoir un niveau ministériel et pouvoir engager son gouvernement par son vote.
Il doit être un chef d’État ou de gouvernement désigné pour chaque réunion.
Il doit représenter la Commission et voter au nom de l’ensemble des États membres.
Il doit être élu au Parlement européen et recevoir un mandat impératif national.

Il doit avoir un niveau ministériel et pouvoir engager son gouvernement par son vote.

Explication

Le Conseil de l’Union est composé d’un représentant de chaque État au niveau ministériel, habilité à engager son gouvernement et à exercer le droit de vote. Les chefs d’État ou de gouvernement siègent au Conseil européen, tandis que la Commission ne représente pas les États au Conseil.

29. Comment fonctionne la présidence du Conseil de l’Union européenne ?

Elle est exercée durablement par le président du Conseil européen dans toutes les matières.
Elle tourne tous les six mois, sauf pour les affaires étrangères présidées par le haut représentant.
Elle change chaque année selon une élection organisée par les ministres des États membres.
Elle est confiée pour cinq ans au président élu par les députés européens.

Elle tourne tous les six mois, sauf pour les affaires étrangères présidées par le haut représentant.

Explication

La présidence du Conseil de l’Union est tournante et change tous les six mois selon un ordre établi à l’unanimité par le Conseil européen. Les affaires étrangères constituent une exception, car elles sont présidées par le haut représentant.

30. Comment une décision est-elle adoptée à la majorité simple au Conseil ?

Au moins 55 % des États approuvent le texte et représentent 65 % de la population.
Les États favorables représentent au moins 65 % de la population de l’Union.
Les voix favorables sont plus nombreuses que les voix défavorables, chaque membre disposant d’une voix.
Tous les États acceptent le texte après la recherche d’un accord politique.

Les voix favorables sont plus nombreuses que les voix défavorables, chaque membre disposant d’une voix.

Explication

La majorité simple repose sur la comparaison des voix favorables et défavorables, chaque membre du Conseil disposant d’une voix. Les seuils de 55 % des États et de 65 % de la population appartiennent à la majorité qualifiée.

31. Quelle condition correspond à la majorité qualifiée dans une Union comptant 27 États membres ?

Le soutien de 14 États représentant au moins 50 % de la population de l’Union.
Le soutien de 18 États sans prise en compte de leur poids démographique.
Le soutien d’une majorité de voix individuelles exprimées par les ministres.
Le soutien d’au moins 15 États représentant au moins 65 % de la population de l’Union.

Le soutien d’au moins 15 États représentant au moins 65 % de la population de l’Union.

Explication

La majorité qualifiée exige 55 % des États, soit 15 États dans une Union à 27, représentant au moins 65 % de la population. Elle combine donc un seuil d’États et un seuil démographique, contrairement à la majorité simple.

32. Pourquoi trois grands États ne peuvent-ils pas constituer seuls une minorité de blocage au Conseil ?

Trois États sont exclus du calcul lorsqu’ils représentent plus de 35 % de la population.
Une minorité de blocage doit réunir au moins quinze États, quelle que soit leur population.
La majorité qualifiée interdit toute opposition fondée sur le poids démographique des États.
Une minorité de blocage doit réunir au moins quatre États membres, même au-delà de 35 % de la population.

Une minorité de blocage doit réunir au moins quatre États membres, même au-delà de 35 % de la population.

Explication

La minorité de blocage doit comprendre au moins quatre États membres, ce qui empêche trois grands États de bloquer seuls un texte. Le seuil démographique supérieur à 35 % ne suffit donc pas à lui seul.

33. Dans quelles matières l’unanimité demeure-t-elle requise au Conseil, sous réserve d’une éventuelle clause passerelle ?

Pour toutes les décisions budgétaires et les nominations aux institutions européennes.
Principalement pour les questions agricoles, environnementales et de transport.
Notamment en matière de fiscalité, de politiques sociales et de défense.
Pour les actes législatifs ordinaires adoptés conjointement avec le Parlement.

Notamment en matière de fiscalité, de politiques sociales et de défense.

Explication

L’unanimité reste requise dans certaines matières importantes, notamment la fiscalité, les politiques sociales et la défense, même si une clause passerelle peut permettre la majorité qualifiée. Les autres domaines mentionnés ne constituent pas l’ensemble des matières visées par cette règle.

34. Quelle caractéristique institutionnelle distingue principalement la Commission européenne du Conseil de l’Union européenne ?

Elle est une institution parlementaire élue chargée de représenter les citoyens européens
Elle est une juridiction indépendante chargée de contrôler l’application du droit de l’Union
Elle est une assemblée intergouvernementale représentant directement les gouvernements nationaux
Elle est une autorité supranationale indépendante à légitimité principalement technocratique

Elle est une autorité supranationale indépendante à légitimité principalement technocratique

Explication

La Commission est une institution supranationale indépendante, dont la légitimité est principalement technocratique. Le Conseil se distingue précisément par son caractère intergouvernemental et par la représentation des gouvernements des États membres.

35. Quelle composition de la Commission européenne est décrite comme la règle appliquée depuis le 1er novembre 2004 ?

Un commissaire choisi par chaque groupe politique européen
Un commissaire pour deux États membres
Un commissaire par État membre
Un collège limité aux deux tiers des États membres

Un commissaire par État membre

Explication

Depuis le 1er novembre 2004, la composition décrite repose sur un commissaire par État membre. La règle des deux tiers correspond à une disposition prévue par le traité de Lisbonne, sous réserve d’une décision contraire unanime du Conseil européen.

36. Dans quel ordre se déroule la désignation de la Commission européenne ?

Le Conseil nomme le président, le Parlement choisit les commissaires, puis le Conseil approuve le collège
Le Conseil européen propose le président, le Parlement l’élit, puis le collège est approuvé par le Parlement
Le Parlement propose le président, le Conseil l’élit, puis le collège est nommé par la Commission
Les États nomment les commissaires, le Conseil européen les approuve, puis le Parlement choisit le président

Le Conseil européen propose le président, le Parlement l’élit, puis le collège est approuvé par le Parlement

Explication

Le Conseil européen propose un candidat à la présidence, que le Parlement européen élit; le Conseil arrête ensuite la liste des commissaires avec le président élu, avant l’approbation du collège par le Parlement et sa nomination par le Conseil européen. Le Parlement n’initie donc pas la proposition présidentielle et ne choisit pas seul les commissaires.

37. Que signifie le principe de collégialité au sein de la Commission européenne ?

Les commissaires délibèrent ensemble et les décisions engagent collectivement la Commission
Le Conseil valide séparément les décisions préparées par chaque commissaire
Chaque commissaire décide dans son domaine et engage sa propre responsabilité institutionnelle
Le président tranche les désaccords et les autres commissaires appliquent ses décisions

Les commissaires délibèrent ensemble et les décisions engagent collectivement la Commission

Explication

La collégialité implique une délibération et une adoption communes des décisions, qui engagent collectivement l’ensemble de la Commission. Elle ne signifie donc pas que chaque commissaire agit de manière institutionnellement isolée.

38. Quel est le rôle de la Commission européenne dans l’initiative législative de l’Union ?

Elle adopte seule les actes législatifs après consultation des gouvernements nationaux
Elle approuve les textes négociés par le Parlement et le Conseil après leur adoption
Elle présente les propositions que le Parlement européen et le Conseil peuvent ensuite adopter
Elle contrôle la conformité des lois nationales sans participer à leur élaboration

Elle présente les propositions que le Parlement européen et le Conseil peuvent ensuite adopter

Explication

L’initiative législative consiste pour la Commission à présenter les propositions qui ouvrent la voie à l’adoption des actes par le Parlement européen et le Conseil. La Commission propose donc les actes, tandis que ces deux institutions les adoptent dans la procédure législative.

39. Que se passe-t-il lorsqu’un État membre ne se conforme pas à l’avis motivé de la Commission dans une procédure en manquement ?

Le Conseil européen annule automatiquement les obligations contestées
Le Parlement européen remplace la Commission dans la négociation avec l’État
La procédure peut passer de la phase précontentieuse à une phase devant la Cour de justice
La Commission inflige directement une sanction pénale à l’État concerné

La procédure peut passer de la phase précontentieuse à une phase devant la Cour de justice

Explication

La procédure comporte d’abord une phase précontentieuse conduite par la Commission, puis peut être portée devant la Cour de justice si l’État ne se conforme pas à l’avis motivé. La Commission ne prononce donc pas elle-même une sanction pénale.

40. Dans quelle situation la Commission européenne peut-elle recevoir un pouvoir d’exécution des actes juridiquement contraignants de l’Union ?

Lorsque chaque État membre demande à transférer ses compétences administratives
Lorsque le Parlement européen souhaite remplacer les administrations nationales
Lorsque leur mise en œuvre uniforme au niveau européen le rend nécessaire
Lorsque le Conseil adopte une mesure sans prévoir d’obligation juridiquement contraignante

Lorsque leur mise en œuvre uniforme au niveau européen le rend nécessaire

Explication

L’exécution relève en principe des États membres, mais la Commission peut recevoir ce pouvoir lorsque la mise en œuvre au niveau européen est nécessaire. Le transfert ne dépend donc pas simplement d’une demande nationale ou d’une préférence du Parlement.

41. Quelle distinction caractérise la procédure législative ordinaire par rapport aux procédures législatives spéciales ?

La procédure ordinaire exige un accord entre le Parlement et le Conseil, tandis que les procédures spéciales attribuent au Parlement une consultation ou une approbation
La procédure ordinaire donne au Conseil le dernier mot, tandis que les procédures spéciales imposent toujours l’accord du Parlement
La procédure ordinaire permet au Parlement de consulter le Conseil, tandis que les procédures spéciales reposent sur une égalité complète entre les deux institutions
La procédure ordinaire confie l’adoption à la Commission, tandis que les procédures spéciales la confient aux États membres réunis au Conseil

La procédure ordinaire exige un accord entre le Parlement et le Conseil, tandis que les procédures spéciales attribuent au Parlement une consultation ou une approbation

Explication

La procédure législative ordinaire repose sur l’égalité du Parlement et du Conseil, qui doivent parvenir à un accord. Dans les procédures spéciales, le Parlement intervient selon les cas par consultation ou approbation; l’approbation peut bloquer l’acte, contrairement à la consultation.

42. Comment la procédure législative ordinaire traite-t-elle un désaccord persistant entre le Parlement européen et le Conseil ?

Elle suspend le texte jusqu’à ce que le Conseil européen le transforme en acte non législatif
Elle permet au Conseil d’adopter seul le texte après une dernière lecture parlementaire
Elle prévoit des lectures successives et peut réunir un comité de conciliation
Elle confie la décision finale à la Commission après une consultation des deux institutions

Elle prévoit des lectures successives et peut réunir un comité de conciliation

Explication

La procédure ordinaire fonctionne par lectures successives et prévoit un comité de conciliation lorsque le désaccord persiste. Elle ne donne donc pas au Conseil le pouvoir d’adopter seul le texte après la dernière lecture.

43. Quel est le rôle de la comitologie dans l’action exécutive de l’Union européenne ?

Elle permet au Parlement européen de rédiger directement les actes législatifs proposés par la Commission
Elle associe des comités de représentants des États membres à l’élaboration des mesures d’exécution de la Commission
Elle organise la négociation des accords internationaux entre la Commission et les États tiers
Elle confie à la Cour de justice la préparation technique des règlements d’exécution européens

Elle associe des comités de représentants des États membres à l’élaboration des mesures d’exécution de la Commission

Explication

La comitologie associe des comités composés de représentants des États membres à l’élaboration des mesures d’exécution préparées par la Commission. Elle ne constitue donc ni une procédure de rédaction parlementaire ni une instance de négociation internationale.

44. Que sont les actes délégués adoptés par la Commission européenne ?

Des décisions judiciaires qui interprètent les dispositions essentielles d’un traité européen
Des actes législatifs qui remplacent une directive après une autorisation générale du Conseil
Des mesures d’exécution nationales adoptées par les gouvernements sous contrôle parlementaire
Des actes non législatifs qui complètent ou modifient des éléments non essentiels dans les limites d’une délégation précise

Des actes non législatifs qui complètent ou modifient des éléments non essentiels dans les limites d’une délégation précise

Explication

Les actes délégués sont des actes non législatifs par lesquels la Commission peut compléter ou modifier certains éléments non essentiels d’un acte législatif, dans le cadre d’une délégation précise. Ils ne remplacent donc pas l’acte législatif et ne constituent pas des décisions judiciaires.

45. Quelle base juridique fonde la fonction internationale de l’Union européenne ?

La procédure législative ordinaire prévue par l’article 294 TFUE et la citoyenneté européenne définie par les traités
La procédure de conclusion des accords prévue par l’article 218 TFUE et la personnalité juridique reconnue par l’article 47 TUE
La procédure budgétaire prévue par l’article 314 TFUE et la personnalité juridique des États membres
La procédure de révision des traités prévue par l’article 48 TUE et la primauté du droit dérivé

La procédure de conclusion des accords prévue par l’article 218 TFUE et la personnalité juridique reconnue par l’article 47 TUE

Explication

La fonction internationale repose sur la conclusion des accords internationaux selon l’article 218 TFUE et sur la personnalité juridique de l’Union reconnue par l’article 47 TUE. La fonction législative concerne quant à elle l’adoption des normes internes, et non les accords extérieurs.

46. Dans quelle séquence la conclusion d’un accord international de l’Union se déroule-t-elle en principe ?

Les États membres négocient séparément, puis la Cour de justice décide de la conclusion sur proposition du Conseil
Le Conseil négocie sur mandat de la Commission, puis le Parlement décide de la conclusion sur proposition du Conseil
La Commission négocie sur mandat du Conseil, puis le Conseil décide de la conclusion sur proposition de la Commission
Le Parlement négocie sur mandat de la Commission, puis la Commission décide de la conclusion après consultation du Conseil

La Commission négocie sur mandat du Conseil, puis le Conseil décide de la conclusion sur proposition de la Commission

Explication

La Commission conduit la négociation après avoir reçu un mandat du Conseil, tandis que le Conseil décide en principe de conclure l’accord sur proposition de la Commission. Confier la décision finale à la Commission ou au Parlement inverse la répartition prévue.

47. Qu’est-ce qui caractérise un accord mixte de l’Union européenne ?

Il concerne plusieurs institutions de l’Union, ce qui impose une négociation conduite par le Parlement avec la Commission
Il couvre des compétences de l’Union et des États membres, ce qui exige une négociation conjointe dans le respect de la coopération loyale
Il porte sur plusieurs secteurs économiques, ce qui permet au Conseil de négocier sans participation des États membres
Il associe plusieurs accords distincts, ce qui transfère la négociation à la Cour de justice et aux gouvernements nationaux

Il couvre des compétences de l’Union et des États membres, ce qui exige une négociation conjointe dans le respect de la coopération loyale

Explication

Un accord mixte porte simultanément sur des compétences de l’Union et des États membres, de sorte que la négociation est menée conjointement avec eux. Le caractère mixte ne dépend ni du nombre de secteurs ni du nombre d’institutions participantes.

48. Quelle règle de vote s’applique en principe au Conseil lors de la conclusion d’un accord international de l’Union ?

La majorité simple, avec l’unanimité pour les accords conclus avec les États membres et les institutions européennes
La majorité qualifiée, avec la majorité simple pour les accords d’association et les accords d’adhésion
L’unanimité, avec la majorité qualifiée dans les accords commerciaux et les accords relatifs à l’éducation
La majorité qualifiée, avec l’unanimité dans certaines matières comme les accords d’association ou l’adhésion à la Convention EDH

La majorité qualifiée, avec l’unanimité dans certaines matières comme les accords d’association ou l’adhésion à la Convention EDH

Explication

Le Conseil statue en principe à la majorité qualifiée, mais plusieurs catégories exigent l’unanimité, notamment les accords d’association et l’adhésion à la Convention EDH. Les accords d’adhésion ne relèvent donc pas d’un régime général de majorité simple.

49. Quelle est la portée de la procédure ordinaire de révision prévue par l’article 48 TUE ?

Elle adapte les politiques internes par une procédure législative ordinaire sans ratification nationale des modifications adoptées
Elle peut modifier l’ensemble des traités et comprend une initiative, une préparation, une conférence intergouvernementale et une ratification par tous les États membres
Elle concerne les actes dérivés et permet leur révision par la Commission après consultation des parlements nationaux
Elle modifie des matières précises sans conférence intergouvernementale et entre en vigueur après une décision du Conseil européen

Elle peut modifier l’ensemble des traités et comprend une initiative, une préparation, une conférence intergouvernementale et une ratification par tous les États membres

Explication

La procédure ordinaire peut porter sur l’ensemble des traités et se termine par la ratification des modifications par tous les États membres. Les procédures simplifiées ont une portée plus limitée et suivent un mécanisme distinct.

50. Quelle répartition des rôles est correcte dans la procédure ordinaire de révision des traités ?

Les États membres, le Parlement ou la Commission peuvent lancer l’initiative, puis la convention prépare le projet avant la conférence intergouvernementale
La Commission lance l’initiative, puis la conférence intergouvernementale prépare le projet avant que la convention arrête les modifications
Le Conseil européen lance l’initiative, puis le Parlement arrête le projet avant que la Commission convoque la conférence intergouvernementale
Les parlements nationaux lancent l’initiative, puis la Commission prépare le projet avant que le Conseil adopte les modifications

Les États membres, le Parlement ou la Commission peuvent lancer l’initiative, puis la convention prépare le projet avant la conférence intergouvernementale

Explication

L’initiative peut venir des États membres, du Parlement européen ou de la Commission, et la convention prépare normalement le projet. La conférence intergouvernementale arrête ensuite formellement les modifications, au lieu de préparer le projet.

51. Quelle exigence s’applique aux modifications arrêtées par la conférence intergouvernementale ?

Elles sont arrêtées par la Commission, puis doivent être confirmées par le Conseil européen
Elles sont arrêtées à la majorité qualifiée, puis doivent être approuvées par le Parlement européen
Elles sont arrêtées à l’unanimité, puis doivent être ratifiées par tous les États membres
Elles sont arrêtées par la convention, puis doivent être validées par les juridictions nationales

Elles sont arrêtées à l’unanimité, puis doivent être ratifiées par tous les États membres

Explication

La conférence intergouvernementale arrête les modifications à l’unanimité, et leur entrée en vigueur exige ensuite la ratification de tous les États membres. La convention prépare le projet mais ne remplace pas la conférence pour l’arrêt formel du texte.

52. Quelle caractéristique distingue les procédures simplifiées de révision des traités ?

Elles imposent une conférence intergouvernementale, exigent la majorité simple et modifient l’ensemble des traités
Elles évitent la conférence intergouvernementale, restent soumises à l’unanimité et ne peuvent pas étendre les compétences de l’Union
Elles évitent la ratification nationale, reposent sur la majorité qualifiée et peuvent étendre les compétences attribuées à l’Union
Elles suppriment l’accord des États membres, reposent sur une décision de la Commission et étendent les compétences de l’Union

Elles évitent la conférence intergouvernementale, restent soumises à l’unanimité et ne peuvent pas étendre les compétences de l’Union

Explication

Les procédures simplifiées sont plus rapides parce qu’elles évitent la conférence intergouvernementale, mais elles demeurent soumises à l’unanimité et ne peuvent pas accroître les compétences de l’Union. Elles ne constituent donc pas une voie générale de révision des traités.

53. Quels éléments relèvent notamment du droit primaire de l’Union européenne ?

Les programmes de la Commission, les résolutions politiques, les communications institutionnelles et les déclarations nationales
Les règlements, les directives, les décisions et les recommandations adoptés par les institutions de l’Union
Le TUE, le TFUE, les actes complémentaires, les annexes, les protocoles et les traités d’adhésion
Les accords administratifs, les circulaires nationales, les avis consultatifs et les décisions des juridictions internes

Le TUE, le TFUE, les actes complémentaires, les annexes, les protocoles et les traités d’adhésion

Explication

Le droit primaire comprend notamment les traités fondateurs, leurs actes complémentaires, leurs annexes, leurs protocoles et les traités d’adhésion. Les règlements et les directives relèvent du droit dérivé, adopté par les institutions pour mettre les traités en œuvre.

54. Quelle place les traités occupent-ils dans la hiérarchie des normes de l’Union ?

Ils constituent des orientations politiques, se situent sous les accords internationaux et prévalent sur les actes administratifs de la Commission
Ils constituent des accords internationaux ordinaires, se situent au même rang que les directives et prévalent sur le droit national
Ils constituent la charte constitutionnelle de base, se situent au sommet de la hiérarchie et prévalent sur le droit dérivé et les accords internationaux de l’Union
Ils constituent des actes dérivés, se situent sous les règlements et prévalent sur les principes généraux du droit de l’Union

Ils constituent la charte constitutionnelle de base, se situent au sommet de la hiérarchie et prévalent sur le droit dérivé et les accords internationaux de l’Union

Explication

Les traités forment la charte constitutionnelle de base de l’Union et occupent le sommet de sa hiérarchie normative. Ils priment donc sur le droit dérivé ainsi que sur les accords internationaux conclus par l’Union.

55. Comment les principes généraux du droit de l’Union sont-ils caractérisés ?

Ce sont des clauses conventionnelles négociées par la Commission et intégrées aux accords internationaux conclus par l’Union
Ce sont des règles nationales transposées par les parlements des États membres puis contrôlées par la Commission européenne
Ce sont des normes écrites adoptées par le Conseil pour préciser les règlements et les directives dans les domaines de compétence de l’Union
Ce sont des normes non écrites dégagées par la Cour de justice à partir notamment des droits nationaux, du droit international et de la Convention EDH

Ce sont des normes non écrites dégagées par la Cour de justice à partir notamment des droits nationaux, du droit international et de la Convention EDH

Explication

Les principes généraux sont des normes non écrites que la Cour de justice découvre notamment à partir des traditions juridiques des États membres, du droit international et de la Convention EDH. Ils se distinguent ainsi des actes du droit dérivé, qui sont formellement écrits et adoptés par les institutions.

56. Quel effet les accords internationaux conclus par l’Union produisent-ils après leur entrée en vigueur ?

Ils lient les États tiers et les institutions mais restent inférieurs aux directives et aux règlements
Ils lient les États membres mais ne s’appliquent pas aux institutions qui ont participé à leur conclusion
Ils lient les institutions de l’Union mais ne produisent pas d’effet obligatoire pour les États membres
Ils lient les institutions et les États membres et priment sur le droit dérivé

Ils lient les institutions et les États membres et priment sur le droit dérivé

Explication

L’article 216, paragraphe 2, TFUE prévoit que les accords conclus par l’Union lient ses institutions et ses États membres dès leur entrée en vigueur. Ils occupent alors un rang supérieur au droit dérivé, même s’ils restent soumis aux traités.

57. Quelle caractéristique distingue principalement le règlement de la directive en droit de l’Union européenne ?

Le règlement ne lie que les États désignés comme destinataires de ses dispositions
Le règlement est directement applicable dans tout État membre sans transposition nationale
Le règlement ne produit d’effets qu’après l’adoption d’une loi nationale d’application
Le règlement fixe un résultat que chaque État met en œuvre selon ses propres moyens

Le règlement est directement applicable dans tout État membre sans transposition nationale

Explication

Le règlement a une portée générale, est obligatoire dans tous ses éléments et s’applique directement dans chaque État membre. La directive, en revanche, nécessite en principe une transposition nationale pour atteindre le résultat imposé.

58. Que laisse aux États membres une directive européenne lorsqu’elle leur impose un résultat à atteindre ?

Le choix de la forme et des moyens de sa transposition
La faculté de différer l’application jusqu’à l’adoption d’un règlement
La compétence de déterminer les États auxquels la directive s’appliquera
Le pouvoir de modifier le résultat selon leurs priorités nationales

Le choix de la forme et des moyens de sa transposition

Explication

La directive lie les États destinataires quant au résultat, tout en leur laissant choisir la forme et les moyens de transposition. Elle ne leur permet donc pas de modifier librement l’objectif fixé.

59. Quelles conséquences peuvent découler du défaut d’atteinte, dans le délai prévu, du résultat fixé par une directive ?

Une disparition de l’obligation européenne dès que l’État conteste la directive
Une annulation automatique de toutes les lois nationales adoptées pendant le délai
Un manquement de l’État et, sous certaines conditions, la réparation des dommages causés
Une application immédiate de la directive à toutes les relations entre particuliers

Un manquement de l’État et, sous certaines conditions, la réparation des dommages causés

Explication

Le non-respect du délai peut constituer un manquement et engager, dans certaines conditions, la responsabilité de l’État envers les particuliers lésés. L’arrêt Francovich illustre cette possibilité de réparation, sans entraîner automatiquement l’annulation des lois nationales.

60. Lorsqu’une décision européenne désigne des destinataires précis, à qui ses obligations s’imposent-elles ?

À tous les particuliers de l’Union après une loi nationale de réception
Aux destinataires désignés, sans qu’une transposition nationale soit nécessaire
Aux institutions européennes, qui doivent ensuite fixer son contenu national
À tous les États membres, même lorsque la décision en vise certains

Aux destinataires désignés, sans qu’une transposition nationale soit nécessaire

Explication

La décision est obligatoire dans tous ses éléments et, lorsqu’elle désigne des destinataires, elle ne les oblige qu’eux. Elle ne nécessite pas de transposition nationale pour produire cette obligation.

61. Quelle règle la CJUE affirme-t-elle dans l’arrêt Costa c/ ENEL concernant une loi italienne postérieure ?

La loi italienne postérieure prime le traité en vertu de la souveraineté parlementaire
La loi italienne et le traité ont une autorité équivalente selon leur date d’adoption
Le traité prime la loi italienne postérieure relative à la nationalisation de l’électricité
Le juge italien doit suspendre l’application du traité jusqu’à une décision constitutionnelle

Le traité prime la loi italienne postérieure relative à la nationalisation de l’électricité

Explication

Dans Costa c/ ENEL, la CJUE affirme que le traité prime la loi italienne postérieure portant sur la nationalisation de l’électricité. La position nationale selon laquelle la loi postérieure pourrait écarter le traité est ainsi rejetée.

62. Sur quoi repose la primauté du droit de l’Union selon le principe d’autonomie de cet ordre juridique ?

Sur la nature spécifique et la source autonome de l’ordre juridique de l’Union
Sur la supériorité générale du droit international dans chaque ordre juridique
Sur les règles nationales qui organisent l’insertion des traités internationaux
Sur la volonté de chaque État de reconnaître une autorité aux normes européennes

Sur la nature spécifique et la source autonome de l’ordre juridique de l’Union

Explication

L’autonomie signifie que la primauté découle de la nature spécifique et de la source autonome de l’ordre juridique de l’Union. Elle ne repose donc ni sur le droit national d’insertion ni sur une simple règle de droit international.

63. Pourquoi la primauté du droit de l’Union est-elle qualifiée de générale ?

Parce qu’elle concerne le droit originaire, le droit dérivé, les engagements internationaux et les principes généraux
Parce qu’elle concerne les règlements mais exclut les principes généraux du droit
Parce qu’elle s’applique à toute norme nationale, y compris les normes constitutionnelles
Parce qu’elle vise les lois postérieures en écartant les actes adoptés avant les traités

Parce qu’elle concerne le droit originaire, le droit dérivé, les engagements internationaux et les principes généraux

Explication

La primauté est générale par l’étendue des normes de l’Union concernées : droit originaire, droit dérivé, engagements internationaux de l’Union et principes généraux. La primauté dite absolue concerne, quant à elle, son rapport avec toutes les normes nationales.

64. Dans quel sens la primauté du droit de l’Union est-elle qualifiée d’absolue ?

Elle concerne les normes européennes de toute nature, y compris les engagements internationaux de l’Union
Elle impose aux États de modifier leur Constitution avant toute adoption d’une norme européenne
Elle s’impose aux normes nationales législatives, réglementaires et constitutionnelles, antérieures ou postérieures
Elle s’applique aux lois nationales postérieures mais respecte les normes constitutionnelles antérieures

Elle s’impose aux normes nationales législatives, réglementaires et constitutionnelles, antérieures ou postérieures

Explication

La primauté est absolue parce qu’elle s’impose à toute norme nationale, quelle que soit sa nature ou sa date. Cette caractéristique la distingue de la primauté générale, qui décrit l’étendue des normes de l’Union couvertes.

65. Quelles conditions l’article 55 de la Constitution française associe-t-il à la supériorité des traités sur les lois ?

Une adoption parlementaire, une transposition nationale et une réciprocité facultative
Une ratification ou approbation régulière, une publication et la réciprocité
Une autorisation du Conseil constitutionnel, une publication et une majorité parlementaire
Une conformité préalable à toute loi, une publication et l’accord des juridictions

Une ratification ou approbation régulière, une publication et la réciprocité

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités régulièrement ratifiés ou approuvés, dès leur publication et sous réserve de réciprocité, une autorité supérieure à celle des lois. Ces conditions ne correspondent pas à un contrôle préalable général du Conseil constitutionnel.

66. Quelle position le Conseil constitutionnel adopte-t-il dans sa décision IVG du 15 janvier 1975 concernant le contrôle de conventionnalité ?

Il subordonne le contrôle de conventionnalité à une révision préalable de la Constitution
Il affirme que le contrôle des traités appartient exclusivement au Conseil d’État
Il refuse de contrôler la conformité d’une loi aux traités et renvoie ce contrôle aux juridictions
Il reconnaît sa compétence pour écarter toute loi contraire à un traité régulièrement publié

Il refuse de contrôler la conformité d’une loi aux traités et renvoie ce contrôle aux juridictions

Explication

Dans la décision IVG, le Conseil constitutionnel refuse d’examiner la conformité d’une loi aux traités et renvoie cette mission aux juridictions judiciaires et administratives. Il distingue ainsi le contrôle de conventionnalité du contrôle de constitutionnalité.

67. Quelle solution la Cour de cassation retient-elle dans l’arrêt Société des cafés Jacques Vabre du 24 mai 1975 ?

Elle subordonne la primauté du traité CE à l’adoption d’une loi française de transposition
Elle reconnaît au Conseil constitutionnel la compétence exclusive pour contrôler les lois au regard des traités
Elle refuse de comparer une loi française postérieure avec un traité en raison de la séparation des contrôles
Elle fait prévaloir le traité CE sur une loi française postérieure en s’appuyant sur l’article 55

Elle fait prévaloir le traité CE sur une loi française postérieure en s’appuyant sur l’article 55

Explication

Dans Jacques Vabre, la Cour de cassation accepte le contrôle de conventionnalité et fait prévaloir le traité CE sur une loi postérieure. Elle fonde cette solution sur l’article 55 et sur la nature spécifique de l’ordre juridique communautaire.

68. Quelle limite les arrêts Sarran Levacher et Fraisse posent-ils à la primauté des traités et du droit de l’Union en droit français ?

Ils imposent aux juridictions françaises de privilégier les lois postérieures aux normes européennes
Ils refusent de faire prévaloir un traité ou le droit de l’Union sur la Constitution française
Ils refusent de reconnaître toute supériorité des traités sur les lois françaises postérieures
Ils réservent au Conseil constitutionnel le contrôle des lois au regard des engagements internationaux

Ils refusent de faire prévaloir un traité ou le droit de l’Union sur la Constitution française

Explication

Dans Sarran Levacher et Fraisse, les juridictions suprêmes françaises refusent de faire primer un traité ou le droit de l’Union sur la Constitution française. Cette position distingue la supériorité des traités sur les lois de leur rapport avec la Constitution.

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