QCM : Constitutions et vie politique révolutionnaire — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels facteurs expliquent principalement la crise prérévolutionnaire en France ?

La victoire militaire, l’expansion coloniale et la croissance démographique
La réforme religieuse, la centralisation administrative et la paix civile
La diffusion des Lumières, l’affaiblissement royal et les tensions sociales
La baisse des impôts, l’unité nobiliaire et le renforcement monarchique

La diffusion des Lumières, l’affaiblissement royal et les tensions sociales

Explication

La crise naît de la diffusion des idées des Lumières, de l’autorité royale affaiblie et de l’opposition entre conservateurs et forces sociales montantes. La croissance démographique ou la paix civile ne constituent pas le faisceau explicatif indiqué ici.

2. Quelle décision est prise par l’arrêt du Conseil du 8 août 1787 ?

La convocation immédiate d’une assemblée constituante nationale
Le recours aux États généraux, absents depuis plusieurs décennies
La suppression des privilèges fiscaux accordés aux ordres privilégiés
L’adoption du vote par représentant dans les assemblées provinciales

Le recours aux États généraux, absents depuis plusieurs décennies

Explication

L’arrêt du Conseil du 8 août 1787 décide de convoquer les États généraux, qui n’avaient plus été réunis depuis plusieurs décennies. Il ne supprime pas encore les privilèges et ne crée pas l’Assemblée constituante.

3. Quelle revendication distingue les opposants aux conservateurs lors du débat sur les États généraux ?

La réduction du tiers état et le vote réservé aux privilégiés
La représentation égale des ordres et le vote par ordre
Le doublement du tiers état et le vote par représentant
Le maintien des trois ordres et le vote par ordre

Le doublement du tiers état et le vote par représentant

Explication

Les opposants réclament le doublement de la représentation du tiers état et un vote comptant chaque député. Le vote par ordre, défendu par les conservateurs, accorde une voix à chacun des trois ordres.

4. À quelle date les États généraux s’ouvrent-ils dans une annexe du palais de Versailles ?

Le 20 juin 1789
Le 27 juin 1789
Le 17 juin 1789
Le 5 mai 1789

Le 5 mai 1789

Explication

Les États généraux s’ouvrent le 5 mai 1789 dans une annexe du palais de Versailles. Le 17 juin correspond à la proclamation de l’Assemblée nationale, tandis que les deux autres dates renvoient au serment et à la reconnaissance royale.

5. Que décident le tiers état et ses ralliés le 17 juin 1789 ?

Ils prêtent le serment de ne pas se séparer avant une constitution
Ils ouvrent les États généraux dans une annexe de Versailles
Ils se proclament Assemblée nationale par 490 voix contre 90
Ils obtiennent la reconnaissance royale de l’Assemblée constituante

Ils se proclament Assemblée nationale par 490 voix contre 90

Explication

Le 17 juin 1789, le tiers état et ses ralliés se proclament Assemblée nationale par 490 voix contre 90. Le serment appartient au 20 juin et la reconnaissance par Louis XVI intervient le 27 juin.

6. Quel engagement les députés prennent-ils lors du serment du Jeu de Paume, le 20 juin 1789 ?

Dissoudre les États généraux après avoir voté les nouveaux impôts
Rétablir les privilèges avant de réformer l’administration royale
Reconnaître l’autorité royale avant de rédiger une déclaration des droits
Ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution au pays

Ne pas se séparer avant d’avoir donné une constitution au pays

Explication

Le serment du Jeu de Paume engage les députés à rester réunis jusqu’à ce qu’une constitution soit donnée au pays. Il ne prévoit ni le rétablissement des privilèges ni la dissolution des États généraux.

7. Quelle transformation suit la reconnaissance de l’Assemblée nationale par Louis XVI le 27 juin 1789 ?

Elle est intégrée aux anciens États généraux
Elle reprend le nom d’ordre du tiers état
Elle devient l’Assemblée nationale constituante
Elle devient une chambre consultative de la monarchie

Elle devient l’Assemblée nationale constituante

Explication

Après sa reconnaissance par Louis XVI, l’Assemblée nationale reçoit le qualificatif de constituante. Elle ne redevient pas un ordre des États généraux et n’est pas réduite à un rôle consultatif.

8. Quel effet la mobilisation populaire du 14 juillet 1789 produit-elle sur le processus révolutionnaire ?

Elle rétablit l’autorité royale et limite les assemblées aux députés privilégiés
Elle suspend les travaux constituants et renforce les droits seigneuriaux
Elle consolide définitivement l’Assemblée nationale et s’étend aux principales villes
Elle remplace les députés par des représentants désignés dans les campagnes

Elle consolide définitivement l’Assemblée nationale et s’étend aux principales villes

Explication

La mobilisation populaire du 14 juillet consolide définitivement l’Assemblée nationale et gagne les principales villes françaises. Elle ne restaure pas l’autorité royale et ne met pas fin aux travaux constituants.

9. Quelle mesure la Constituante adopte-t-elle dans la nuit du 4 août 1789 ?

Elle supprime les privilèges, dont certains pouvoirs seigneuriaux et la dîme
Elle rétablit les droits de ban afin de financer les institutions locales
Elle abolit toute forme de propriété issue de la féodalité
Elle réserve la suppression des privilèges aux seules administrations royales

Elle supprime les privilèges, dont certains pouvoirs seigneuriaux et la dîme

Explication

Dans la nuit du 4 août, la Constituante supprime les privilèges, notamment des pouvoirs de justice et de ban ainsi que la dîme. La féodalité passive disparaît, mais certains droits de propriété liés à la féodalité active sont conservés.

10. Que place au centre de l’ordre nouveau la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ?

L’autorité royale et les privilèges, avec l’obéissance comme devoir constitutionnel
La loi et le droit de propriété, avec la résistance à l’oppression comme droit naturel
La religion d’État et la hiérarchie sociale, avec la propriété comme privilège nobiliaire
La justice seigneuriale et la dîme, avec la révolte comme infraction politique

La loi et le droit de propriété, avec la résistance à l’oppression comme droit naturel

Explication

La Déclaration place la loi et le droit de propriété au cœur du nouvel ordre et reconnaît la résistance à l’oppression comme un droit naturel et imprescriptible. Elle ne fonde donc pas l’ordre politique sur les privilèges ou les anciennes institutions seigneuriales.

11. Quelle transformation territoriale caractérise la réforme administrative de 1790 ?

Les anciennes provinces sont maintenues et la France est divisée en 83 cantons.
Les diocèses sont supprimés et la France est divisée en 83 districts.
Les anciennes provinces sont supprimées et la France est divisée en 83 départements.
Les bailliages sont renforcés et la France est divisée en 83 communes.

Les anciennes provinces sont supprimées et la France est divisée en 83 départements.

Explication

La réforme remplace les anciennes provinces par 83 départements afin de réorganiser uniformément le territoire. La création de cantons, de districts ou de communes ne correspond pas à cette transformation principale.

12. Quelle organisation assure l’administration exécutive d’un département réorganisé ?

Un conseil général élu de 30 membres, assisté d’un directoire départemental exécutif.
Un directoire élu de 30 membres, assisté d’un conseil général chargé de l’exécutif.
Un district composé de 30 cantons, assisté d’une assemblée chargée des élections.
Un conseil municipal élu de 30 membres, assisté d’un préfet nommé par le roi.

Un conseil général élu de 30 membres, assisté d’un directoire départemental exécutif.

Explication

L’organisation départementale associe un conseil général élu de 30 membres à un directoire chargé de l’exécutif. Le conseil général ne constitue donc pas lui-même l’organe exécutif, et le préfet n’appartient pas à ce dispositif.

13. Que prévoient les décrets du 14 mai 1790 concernant les biens du clergé ?

Ils organisent la vente des biens nationaux provenant de la confiscation du patrimoine clérical.
Ils transfèrent les biens nationaux aux diocèses afin de financer les offices religieux.
Ils rétablissent la propriété privée du clergé sur les biens confisqués par la Nation.
Ils suspendent la vente des biens ecclésiastiques jusqu’à la conclusion d’un accord pontifical.

Ils organisent la vente des biens nationaux provenant de la confiscation du patrimoine clérical.

Explication

Les décrets du 14 mai 1790 organisent la vente des biens nationaux issus de la confiscation du patrimoine du clergé. Ils ne rendent pas ces biens aux diocèses et ne suspendent pas leur mise en vente.

14. Quelle obligation la Constitution civile du clergé, votée le 12 juillet 1790, impose-t-elle aux membres du clergé français ?

Ils doivent renoncer à toute fonction religieuse dans les communes françaises.
Ils doivent financer personnellement les biens nationaux vendus par l’État.
Ils doivent prêter un serment de fidélité à la Nation.
Ils doivent reconnaître l’autorité directe du Saint-Siège sur les administrations locales.

Ils doivent prêter un serment de fidélité à la Nation.

Explication

La Constitution civile du clergé soumet le clergé à la Nation et impose un serment de fidélité. Le Saint-Siège refuse d’entériner cette politique, mais cette opposition ne remplace pas l’obligation prévue par le texte.

15. Quelle liberté la loi d’Allarde reconnaît-elle à partir du 1er avril 1791 ?

Tout ouvrier peut se regrouper avec ses collègues pour fixer collectivement les salaires.
Toute commune peut attribuer les professions selon les besoins de son administration.
Tout maître peut réserver son métier aux membres admis par sa corporation locale.
Toute personne peut exercer librement un métier en acquittant la contribution prévue.

Toute personne peut exercer librement un métier en acquittant la contribution prévue.

Explication

La loi d’Allarde établit la liberté individuelle d’exercer un négoce, une profession, un art ou un métier, sous réserve du paiement de la contribution correspondante. Elle ne maintient pas les privilèges corporatifs et ne règle pas l’action collective ouvrière.

16. Quelle fonction les corporations remplissaient-elles dans l’organisation des métiers ?

Elles réglementaient la formation, l’accès à la maîtrise et l’exercice des métiers.
Elles garantissaient la liberté d’établissement en supprimant les règles professionnelles.
Elles administraient les départements, les cantons et la répartition de l’impôt.
Elles organisaient les élections municipales et la rédaction de l’état civil.

Elles réglementaient la formation, l’accès à la maîtrise et l’exercice des métiers.

Explication

Les corporations encadraient collectivement les métiers en contrôlant la formation, l’accès à la maîtrise et leur exercice. Elles limitaient ainsi la concurrence, contrairement à la liberté individuelle d’établissement instaurée par la loi d’Allarde.

17. Quelle situation résulte du décret Le Chapelier du 14 juin 1791 ?

La liberté individuelle du commerce est reconnue, tandis que les regroupements professionnels sont interdits.
Les corporations sont restaurées, tandis que la concurrence entre artisans est encadrée par l’État.
Les ouvriers obtiennent le droit de se concerter, tandis que les patrons perdent leur liberté commerciale.
Les métiers sont attribués par les communes, tandis que les associations professionnelles sont encouragées.

La liberté individuelle du commerce est reconnue, tandis que les regroupements professionnels sont interdits.

Explication

Le décret Le Chapelier reconnaît la liberté individuelle du commerce tout en interdisant aux patrons et aux ouvriers de se regrouper, de s’organiser ou de se concerter. Il ne restaure donc pas les corporations et ne protège pas l’action collective ouvrière.

18. Quelle distinction Sieyès établit-il entre l’électorat-fonction et l’électorat-droit ?

L’électorat-fonction désigne les citoyens éligibles, tandis que l’électorat-droit désigne les citoyens autorisés à payer l’impôt.
L’électorat-fonction appartient à tous les citoyens, tandis que l’électorat-droit est réservé aux contribuables jugés capables.
L’électorat-fonction est exercé au nom de la Nation par des citoyens jugés capables, tandis que l’électorat-droit appartient à tous les citoyens.
L’électorat-fonction est exercé par le pouvoir exécutif, tandis que l’électorat-droit relève de l’Assemblée nationale.

L’électorat-fonction est exercé au nom de la Nation par des citoyens jugés capables, tandis que l’électorat-droit appartient à tous les citoyens.

Explication

Pour Sieyès, voter dans le cadre de l’électorat-fonction constitue une mission exercée au nom de la Nation par des citoyens considérés comme capables. L’électorat-droit rousseauiste se distingue de cette conception puisqu’il appartient à chaque citoyen comme droit individuel.

19. Dans le système censitaire, quelle condition permet à un citoyen actif de voter sans être nécessairement éligible ?

Payer un impôt équivalant à cinq journées de travail, le cens électoral étant plus faible.
Payer un impôt équivalant à trois journées de travail, sans condition fiscale pour être élu.
Payer un impôt équivalant à deux journées de travail, le cens d’éligibilité étant identique.
Payer un impôt équivalant à trois journées de travail, le cens d’éligibilité étant plus élevé.

Payer un impôt équivalant à trois journées de travail, le cens d’éligibilité étant plus élevé.

Explication

Le cens correspondant à trois journées de travail permet d’obtenir le statut de citoyen actif et donc de voter. L’éligibilité exige toutefois un cens plus élevé, ce qui crée une distinction entre participation électorale et accès aux fonctions représentatives.

20. Quel régime politique la Constitution des 3 et 14 septembre 1791 instaure-t-elle ?

Une république démocratique fondée sur la confusion des pouvoirs et la primauté de l’exécutif sur le législatif.
Une monarchie absolue fondée sur la concentration des pouvoirs et l’indépendance complète du roi.
Une monarchie constitutionnelle fondée sur la séparation des pouvoirs et la subordination de l’exécutif au législatif.
Une république représentative fondée sur deux chambres et la responsabilité politique du gouvernement.

Une monarchie constitutionnelle fondée sur la séparation des pouvoirs et la subordination de l’exécutif au législatif.

Explication

La Constitution de 1791 établit une monarchie constitutionnelle dans laquelle les pouvoirs sont séparés et l’exécutif est subordonné au législatif. Elle ne crée donc ni une monarchie absolue ni une république à deux chambres.

21. Quelle caractéristique correspond à l’Assemblée législative instituée en 1791 ?

Deux chambres composées de représentants élus pour deux ans au suffrage indirect à trois degrés.
Une chambre unique de 745 représentants élus pour deux ans au suffrage indirect à deux degrés.
Deux chambres réunissant 745 représentants élus pour quatre ans au suffrage direct à un degré.
Une chambre unique de 750 représentants élus pour trois ans au suffrage direct à deux degrés.

Une chambre unique de 745 représentants élus pour deux ans au suffrage indirect à deux degrés.

Explication

L’Assemblée législative de 1791 est monocamérale, compte 745 représentants et repose sur une élection indirecte à deux degrés pour un mandat de deux ans. Le bicamérisme appartient à une constitution ultérieure, notamment à celle de l’an III.

22. Dans quelle situation le veto royal suspensif de 1791 devient-il inopérant ?

Lorsque deux législatures successives votent le même texte et que la troisième le maintient.
Lorsque la même législature adopte trois fois le texte après consultation du roi.
Lorsque deux législatures successives rejettent le même texte et que la troisième le retire.
Lorsque le roi renonce au veto avant l’expiration de la période de quatre à six ans.

Lorsque deux législatures successives votent le même texte et que la troisième le maintient.

Explication

Le veto royal ne peut plus empêcher l’entrée en vigueur d’un texte lorsque deux législatures successives l’ont voté et qu’une troisième le confirme. Il s’agit d’un veto suspensif, prévu pour une durée de quatre à six ans, et non d’un pouvoir d’opposition définitif.

23. Quel événement met fin au régime constitutionnel de 1791 ?

La prise de la Bastille le 14 juillet 1789, qui provoque la dissolution de l’Assemblée législative.
L’exécution du roi le 21 janvier 1793, qui instaure immédiatement la Constitution de 1793.
Le décret du 10 octobre 1793, qui suspend la monarchie constitutionnelle après la paix.
La prise des Tuileries le 10 août 1792, qui entraîne la suspension du roi.

La prise des Tuileries le 10 août 1792, qui entraîne la suspension du roi.

Explication

La prise des Tuileries, le 10 août 1792, entraîne la suspension du roi et met fin au régime constitutionnel instauré en 1791. La Constitution de 1791 avait donc duré moins d’un an avant cet événement décisif.

24. Quel principe politique la Constitution de l’an I consacre-t-elle par rapport à celle de 1791 ?

La souveraineté nationale censitaire, qui réserve le vote aux citoyens acquittant un impôt déterminé.
La souveraineté administrative, qui transfère le vote aux assemblées départementales élues.
La souveraineté populaire, qui transforme l’électorat en droit et renforce le rôle du législatif.
La souveraineté royale, qui confie au monarque la direction du pouvoir exécutif et législatif.

La souveraineté populaire, qui transforme l’électorat en droit et renforce le rôle du législatif.

Explication

La Constitution de 1793 affirme la souveraineté populaire, le gouvernement semi-direct et une concentration des pouvoirs au profit du législatif. Cette conception fait de l’électorat un droit, contrairement au système censitaire fondé sur la souveraineté nationale en 1791.

25. À quelle condition une loi peut-elle être soumise à référendum législatif en 1793 ?

Si un cinquième des électeurs le demande dans un tiers des départements.
Si le Conseil exécutif le demande dans deux tiers des départements.
Si un dixième des électeurs le demande dans la moitié des départements plus un.
Si la majorité des communes le demande dans la moitié des départements.

Si un dixième des électeurs le demande dans la moitié des départements plus un.

Explication

Une consultation peut être déclenchée lorsqu’un dixième des électeurs réclame un référendum dans la moitié des départements plus un. Ce mécanisme relève du gouvernement semi-direct et ne correspond pas au veto royal suspensif de 1791.

26. Comment le Conseil exécutif est-il organisé par la Constitution de 1793 ?

Il comprend 30 membres élus pour deux ans par les départements et renouvelables tous les deux ans.
Il comprend 12 membres élus pour un an par les électeurs et renouvelables intégralement chaque année.
Il comprend 24 membres nommés pour quatre ans par le président et renouvelables par tiers.
Il comprend 24 membres élus pour deux ans par le Corps législatif et renouvelables par moitié chaque année.

Il comprend 24 membres élus pour deux ans par le Corps législatif et renouvelables par moitié chaque année.

Explication

Le Conseil exécutif compte 24 membres, élus pour deux ans par le Corps législatif, avec un renouvellement par moitié chaque année. Il ne s’agit donc ni d’un organe nommé par un président ni d’une instance renouvelée intégralement chaque année.

27. Quel homme peut voter en vertu de la Constitution de 1793 ?

Un homme de 25 ans, né en France, même s’il réside durablement à l’étranger.
Un homme de 18 ans, domicilié en France, à condition d’exercer une profession indépendante.
Un homme de 21 ans, né et domicilié en France, sans condition de cens.
Un homme de 21 ans, propriétaire en France, ayant acquitté un cens électoral.

Un homme de 21 ans, né et domicilié en France, sans condition de cens.

Explication

La Constitution de 1793 reconnaît le suffrage à tout homme né et domicilié en France ayant atteint 21 ans, sans exiger de contribution fiscale. Les conditions de propriété, de cens ou d’âge plus élevé ne correspondent pas à cette règle.

28. Quelle organisation des pouvoirs la Constitution du 5 fructidor an III met-elle en place ?

Une concentration des pouvoirs avec suffrage universel direct et une seule chambre
Une séparation des pouvoirs avec suffrage universel indirect et une seule chambre
Une concentration des pouvoirs avec suffrage censitaire direct et deux chambres
Une séparation des pouvoirs avec suffrage censitaire à deux degrés et deux chambres

Une séparation des pouvoirs avec suffrage censitaire à deux degrés et deux chambres

Explication

La Constitution du 5 fructidor an III rétablit la séparation des pouvoirs, le suffrage censitaire à deux degrés et le bicamérisme. L’option évoquant une assemblée unique contredit précisément le choix de deux chambres destiné à limiter le pouvoir d’une assemblée.

29. Quel rôle revient au Conseil des Anciens dans la procédure législative prévue par la Constitution de l’an III ?

Rédiger et proposer les lois avant leur examen par les Cinq-Cents
Approuver ou rejeter les lois proposées sans pouvoir les modifier
Réviser la Constitution après consultation des électeurs des départements
Voter les lois et en contrôler directement l’application administrative

Approuver ou rejeter les lois proposées sans pouvoir les modifier

Explication

Les Anciens examinent les textes proposés par les Cinq-Cents et peuvent les approuver ou les rejeter sans les amender. L’idée que les Anciens rédigent les projets inverse les fonctions attribuées aux deux conseils.

30. Quelle caractéristique définit le Directoire comme pouvoir exécutif sous la Constitution de l’an III ?

Il est personnel et confie l’exécutif à un chef élu pour cinq ans
Il est personnel et repose sur un chef renouvelé chaque année
Il est collégial et réunit trois membres nommés par les deux conseils
Il est collégial et réunit cinq membres élus pour cinq ans

Il est collégial et réunit cinq membres élus pour cinq ans

Explication

Le Directoire est un exécutif collégial composé de cinq membres élus pour cinq ans, avec un renouvellement annuel par cinquième. L’option fondée sur un chef unique reprend la confusion entre exécutif collégial et exécutif personnel.

31. Quel effet le décret des deux tiers produit-il lors des élections qui suivent la séparation de la Convention ?

Il réserve environ 250 sièges aux membres sortants de la Convention
Il réserve environ 500 sièges aux membres sortants de la Convention
Il garantit environ 250 sièges aux représentants élus par suffrage direct
Il attribue environ 500 sièges aux nouveaux électeurs des départements

Il réserve environ 500 sièges aux membres sortants de la Convention

Explication

Le décret des deux tiers réserve aux conventionnels sortants les deux tiers des sièges, soit environ 500 sièges. Le chiffre de 250 correspond plutôt à l’effectif du Conseil des Anciens, pas à la réserve prévue par ce décret.

32. Quelle situation correspond au 18 brumaire an VIII, le 9 novembre 1799 ?

Une réforme constitutionnelle qui renforce le pouvoir des assemblées
Une condamnation collective suivie d’une déportation politique
Une annulation électorale limitée à plusieurs départements
Un coup d’État qui met fin au Directoire

Un coup d’État qui met fin au Directoire

Explication

Le 18 brumaire an VIII est un véritable coup d’État qui met fin au Directoire. L’annulation d’élections et les condamnations par déportation renvoient plutôt au coup d’État du 18 fructidor an V.

33. Pourquoi les institutions de l’an III peinent-elles à résoudre les conflits entre le Directoire et les assemblées ?

Le Directoire contrôle les finances, les assemblées contrôlent l’armée, et une dissolution règle les désaccords
Les assemblées contrôlent l’armée, le Directoire contrôle les finances, avec un mécanisme de dissolution présidentielle
Les deux pouvoirs contrôlent conjointement l’armée et les finances, avec une responsabilité politique réciproque
Le Directoire contrôle l’armée, les assemblées contrôlent les finances, et aucun arbitrage politique n’est prévu

Le Directoire contrôle l’armée, les assemblées contrôlent les finances, et aucun arbitrage politique n’est prévu

Explication

La Constitution répartit les moyens de puissance entre le Directoire et les assemblées sans prévoir de responsabilité politique ni de dissolution pour trancher leurs conflits. L’option présentant une dissolution ou une responsabilité réciproque ajoute des mécanismes absents du système.

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Quelles causes expliquent la crise prérévolutionnaire ?

L'émergence des idées des Lumières, l'affaiblissement de l'autorité royale et l'opposition des forces conservatrices et sociales montantes.

Quelle décision a pris le Conseil le 8 août 1787 ?

Le recours aux États généraux.

Depuis combien de temps les États généraux n'avaient-ils pas été réunis avant 1787 ?

Depuis plusieurs décennies.

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