QCM : Droits des patients et déontologie — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. À qui appartient le droit d’être informé sur son état de santé, et qui doit délivrer cette information dans le cadre de ses compétences ?

Au professionnel, par la personne qu’il prend en charge
À la famille, par l’établissement où les soins sont réalisés
À l’autorité administrative, par le médecin désigné
À la personne, par le professionnel de santé compétent

À la personne, par le professionnel de santé compétent

Explication

La personne est titulaire du droit à l’information, tandis que le professionnel compétent en assume la délivrance. Confondre ces deux rôles revient à attribuer au professionnel un droit qui appartient au patient.

2. Quelle sanction est prévue pour la révélation illicite d’une information à caractère secret par la personne qui en est dépositaire ?

Une amende de 15 000 euros, sans peine d’emprisonnement lorsque le secret est médical
Deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende, en cas de dommage établi
Six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende, sauf accord du patient
Un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, sauf exception légale

Un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, sauf exception légale

Explication

La révélation d’une information secrète par son dépositaire est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, sauf exception prévue par la loi. L’accord du patient ne transforme pas cette peine en une sanction automatiquement réduite en dehors du cadre légal.

3. Comment le droit fondamental à la protection de la santé doit-il être mis en œuvre ?

Par des mesures réservées aux personnes les plus vulnérables
Par des soins adaptés aux ressources financières de chacun
Par tous les moyens disponibles au bénéfice de toute personne
Par des interventions limitées aux situations présentant une urgence

Par tous les moyens disponibles au bénéfice de toute personne

Explication

La protection de la santé doit être mise en œuvre par tous les moyens disponibles au bénéfice de toute personne. La limitation aux urgences ou à certaines catégories de personnes ne correspond pas à cette exigence générale.

4. Quel comportement respecte l’interdiction des discriminations dans l’accès aux soins ?

Écarter un patient en raison de son orientation sexuelle
Proposer la même possibilité de prévention à une personne handicapée
Refuser une consultation en raison de l’origine du patient
Limiter les soins selon l’apparence physique de la personne

Proposer la même possibilité de prévention à une personne handicapée

Explication

L’accès à la prévention et aux soins ne peut pas être refusé en raison notamment du handicap. Les autres situations décrivent des discriminations fondées sur des caractéristiques protégées.

5. Dans quelles conditions l’information médicale doit-elle être délivrée ?

Lors d’un entretien individuel, avec clarté, loyauté, tact et adaptation à la compréhension de la personne
Au cours d’une réunion familiale, avec une présentation détaillée des pratiques du service
Par une annonce rapide, centrée sur le diagnostic et complétée par des formulaires administratifs
Dans un document standardisé, avec un vocabulaire technique identique pour toutes les personnes

Lors d’un entretien individuel, avec clarté, loyauté, tact et adaptation à la compréhension de la personne

Explication

L’information doit être donnée au cours d’un entretien individuel, de manière loyale, claire, appropriée et compréhensible, avec tact et mesure. Un document standardisé peut compléter l’échange, mais ne remplace pas les exigences de personnalisation et de compréhension.

6. Une personne ayant accepté un traitement peut-elle revenir sur sa décision avant sa réalisation ?

Oui, car le consentement peut être retiré à tout moment
Non, car l’acceptation engage la personne jusqu’à la fin du traitement
Oui, mais après validation par un autre professionnel de santé
Non, sauf si une nouvelle information médicale modifie le diagnostic

Oui, car le consentement peut être retiré à tout moment

Explication

Le consentement doit être libre et éclairé, et la personne peut le retirer à tout moment. L’intervention d’un autre professionnel ou la modification du diagnostic n’est pas une condition générale du retrait.

7. Quels éléments doivent notamment être présentés à une personne avant qu’elle décide d’accepter ou de refuser un acte médical ?

Le coût, la durée prévue, l’identité de l’équipe et le lieu de l’intervention
Le diagnostic, le parcours administratif, les horaires et les modalités de facturation
L’utilité, les risques prévisibles, les alternatives et les conséquences d’un refus
La préférence du professionnel, la disponibilité du service et l’accord de la famille

L’utilité, les risques prévisibles, les alternatives et les conséquences d’un refus

Explication

L’information porte notamment sur l’utilité, l’urgence éventuelle, les conséquences, les risques fréquents ou graves prévisibles, les alternatives et les effets prévisibles d’un refus. Le consentement n’est pas le contenu de l’information : il correspond à la décision prise après celle-ci.

8. Que protège principalement le principe constitutionnel de dignité de la personne humaine ?

La possibilité de distinguer les personnes selon leur utilité sociale
La liberté de disposer du corps comme d’un bien commercial
La priorité des préférences individuelles sur toute règle collective
Le respect de l’être humain et l’intégrité du corps humain

Le respect de l’être humain et l’intégrité du corps humain

Explication

La dignité impose le respect de l’être humain, interdit les atteintes à cette dignité et protège le corps humain. Elle ne transforme pas le corps en bien patrimonial et ne se réduit pas à l’autonomie individuelle.

9. Quelles catégories de responsabilité peuvent être engagées à l’égard d’un professionnel de santé ?

Médicale, hospitalière, déontologique et financière
Contractuelle, familiale, fiscale et professionnelle
Judiciaire, sociale, commerciale et réglementaire
Civile, pénale, administrative et disciplinaire

Civile, pénale, administrative et disciplinaire

Explication

Les responsabilités susceptibles d’être engagées sont civile, pénale, administrative et disciplinaire. La responsabilité civile concerne notamment la réparation d’un dommage, tandis que la responsabilité pénale répond à la commission d’une infraction.

10. Comment s’articulent l’autorité parentale et la participation d’un mineur apte à comprendre une décision médicale ?

Les titulaires consentent en principe, mais le mineur est informé et associé selon sa maturité
Les titulaires décident sans que le mineur ait à recevoir d’information particulière
Le mineur décide seul dès qu’il comprend les soins, sans intervention parentale
Le professionnel choisit entre le mineur et ses titulaires selon la complexité de l’acte

Les titulaires consentent en principe, mais le mineur est informé et associé selon sa maturité

Explication

Les droits du mineur sont en principe exercés par les titulaires de l’autorité parentale, mais un mineur apte doit être informé et associé à la décision selon son degré de maturité. Sa capacité de compréhension ne supprime donc pas le principe du consentement parental.

11. Quelle mission relève de l’Ordre des pharmaciens ?

Gérer directement les établissements assurant la dispensation des traitements
Remplacer les autorités sanitaires dans la fixation des politiques de santé
Juger les litiges civils opposant les patients aux professionnels de santé
Veiller à la compétence des pharmaciens et contribuer à la qualité des soins

Veiller à la compétence des pharmaciens et contribuer à la qualité des soins

Explication

L’Ordre des pharmaciens veille aux devoirs professionnels, à la compétence, à l’honneur et à l’indépendance de la profession, tout en contribuant à la santé publique et à la qualité des soins. Il ne constitue pas un établissement de soins chargé de prendre directement en charge les patients.

12. Quelle responsabilité appartient à l’Ordre des médecins ?

Prononcer les décisions relevant des juridictions judiciaires et administratives
Déterminer les programmes universitaires de formation de chaque faculté
Organiser la prise en charge médicale de tous les patients du territoire
Veiller à la moralité, à la probité et à la compétence nécessaires à la médecine

Veiller à la moralité, à la probité et à la compétence nécessaires à la médecine

Explication

L’Ordre des médecins veille aux qualités morales et professionnelles nécessaires à l’exercice médical ainsi qu’au respect des devoirs et du code de déontologie. Les juridictions judiciaires ou administratives conservent la compétence pour juger les litiges qui relèvent de leur ordre.

13. Quelle mission distingue l’Ordre des médecins dans ses relations avec la profession ?

Assurer le remboursement des consultations par les organismes sociaux
Défendre l’honneur et l’indépendance de la profession médicale
Administrer les services hospitaliers relevant des collectivités territoriales
Délivrer les diplômes permettant l’accès aux études médicales

Défendre l’honneur et l’indépendance de la profession médicale

Explication

La défense de l’honneur et de l’indépendance de la profession médicale fait partie des missions de l’Ordre des médecins, qui peut aussi organiser des œuvres d’entraide. L’entraide vise le soutien de ses membres et de leurs ayants droit, sans se confondre avec la défense de l’indépendance professionnelle.

14. Quelle affirmation décrit correctement le secret médical ?

Il concerne les seules informations directement liées au diagnostic médical
Il s’applique aux patients mais pas aux organismes du système de santé
Il permet de révéler une information dès que le professionnel la juge utile
Il couvre les informations concernant une personne, sauf dérogation prévue par la loi

Il couvre les informations concernant une personne, sauf dérogation prévue par la loi

Explication

Le secret médical couvre l’ensemble des informations concernant une personne connues des professionnels et organismes intervenant dans le système de santé, sauf dérogation légale. Une révélation ne peut donc pas reposer sur la seule appréciation personnelle du professionnel.

15. Quelle condition est notamment requise pour exercer normalement la profession de pharmacien ?

Disposer d’une autorisation délivrée par un établissement de soins
Obtenir l’accord personnel d’un représentant de l’administration sanitaire
Justifier d’une expérience professionnelle acquise dans un autre pays
Être titulaire du diplôme requis et inscrit à l’Ordre correspondant

Être titulaire du diplôme requis et inscrit à l’Ordre correspondant

Explication

L’exercice ordinaire de la pharmacie suppose notamment le diplôme requis, la nationalité exigée et l’inscription à l’Ordre correspondant. Certains universitaires ou militaires dispensés d’exercice artistique ne constituent pas la règle générale de l’inscription ordinale.

16. Dans quelle situation un professionnel peut-il refuser des soins sans méconnaître les règles applicables ?

Lorsque le professionnel refuse toute personne présentant un handicap
Lorsque le patient appartient à une origine que le professionnel ne souhaite pas prendre en charge
Lorsque le professionnel désapprouve l’orientation sexuelle du patient
Lorsque le refus repose sur une exigence essentielle liée à la sécurité des soins et que leur continuité est assurée

Lorsque le refus repose sur une exigence essentielle liée à la sécurité des soins et que leur continuité est assurée

Explication

Hors urgence ou manquement aux devoirs d’humanité, un refus peut être admis s’il repose sur une exigence professionnelle essentielle et déterminante pour la qualité, la sécurité ou l’efficacité des soins, avec continuité de prise en charge. Les autres motifs sont discriminatoires et ne justifient pas un refus.

17. Quelle caractéristique distingue principalement la règle de droit de la règle morale ou religieuse ?

Elle concerne les convictions intimes de chaque personne
Elle repose sur une adhésion personnelle et volontaire
Elle présente un caractère obligatoire ou coercitif
Elle dépend des traditions propres à une communauté

Elle présente un caractère obligatoire ou coercitif

Explication

La règle de droit est générale, impersonnelle et obligatoire ou coercitive. La règle morale ou religieuse peut guider les comportements sans relever nécessairement d’une contrainte juridique.

18. Lequel de ces éléments appartient aux sources du droit ?

La recommandation informelle d’un collègue
La préférence personnelle d’un professionnel
La jurisprudence des juridictions
La coutume familiale d’un patient

La jurisprudence des juridictions

Explication

La jurisprudence fait partie des sources du droit, avec notamment la Constitution, les traités, les lois et les règlements. Les autres éléments proposés n’ont pas, par eux-mêmes, la qualité de source juridique générale.

19. Quelle situation illustre la continuité des soins plutôt que l’égal accès aux soins ?

Réduire le risque lié à un dispositif médical
Maintenir le suivi d’un patient au fil du temps
Prévenir une maladie par une campagne nationale
Permettre à chacun d’accéder aux consultations

Maintenir le suivi d’un patient au fil du temps

Explication

La continuité des soins concerne le maintien de la prise en charge dans le temps. L’égal accès aux soins porte sur la possibilité, pour les personnes, d’accéder aux soins sans discrimination.

20. Que doit faire le professionnel lorsqu’un mineur est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision médicale ?

Rechercher systématiquement son consentement en tenant compte de son degré de maturité
Recueillir son avis après le traitement afin d’évaluer sa compréhension des soins
Demander son accord uniquement lorsque ses parents ne peuvent pas être joints
Lui laisser choisir seul le traitement dès qu’il exprime une préférence personnelle

Rechercher systématiquement son consentement en tenant compte de son degré de maturité

Explication

Le consentement du mineur apte doit être recherché en fonction de sa maturité et de sa capacité à participer à la décision. Cette recherche ne signifie pas que le mineur remplace automatiquement les titulaires de l’autorité parentale dans le consentement.

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Quelles sont les caractéristiques de la règle de droit ?

Elle est générale, impersonnelle et obligatoire ou coercitive.

Comment l’article 4 de la Déclaration de 1789 définit-il la liberté ?

La liberté est le pouvoir de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui dans les limites de la loi.

Quelles sont les principales sources du droit ?

Le bloc de constitutionnalité, traités internationaux, droit de l’Union européenne, lois, règlements et jurisprudence.

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