QCM : Droit civil contrats et procédure — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle ordonnance a réformé le droit des contrats en 2016 ?

L’ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017
L’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016
L’ordonnance n° 2016-1088 du 8 août 2016
L’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015

L’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016

Explication

La réforme du droit des contrats a été réalisée par l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016. Les autres ordonnances citées concernent d’autres textes ou d’autres domaines juridiques.

2. Quel objectif caractérise la réforme du droit des contrats ?

Moderniser le droit et le rendre plus accessible
Écarter l’influence du droit européen
Réserver le droit des contrats aux professionnels
Maintenir les notions anciennes dans le Code civil

Moderniser le droit et le rendre plus accessible

Explication

La réforme cherche notamment à moderniser et simplifier le droit, à le rendre plus accessible et à l’adapter aux contrats de consommation de masse. Elle tend aussi à intégrer davantage le droit européen, et non à en écarter l’influence.

3. Que signifie la consécration jurisprudentielle dans la réforme du droit des contrats ?

Créer une règle contractuelle à partir de la seule volonté des parties
Remplacer le Code civil par les décisions des juridictions européennes
Supprimer une règle écrite au profit d’une décision judiciaire
Transformer une règle jurisprudentielle en règle écrite du Code civil

Transformer une règle jurisprudentielle en règle écrite du Code civil

Explication

La consécration jurisprudentielle consiste à intégrer dans le Code civil des règles auparavant établies par la jurisprudence de la Cour de cassation. Elle ne signifie ni la suppression des règles écrites ni le remplacement du Code civil par la jurisprudence.

4. Qu’est-ce qu’un contrat au sens juridique ?

Un accord de volontés qui fait naître des obligations
Un écrit constatant nécessairement un échange commercial
Une décision unilatérale dépourvue d’effet obligatoire
Une relation juridique fondée sur une décision judiciaire

Un accord de volontés qui fait naître des obligations

Explication

Un contrat est un accord de volontés entre deux parties qui fait naître des obligations. Sa définition ne dépend pas nécessairement de l’existence d’un écrit, d’un échange commercial ou d’une décision judiciaire.

5. Quelle distinction oppose un contrat synallagmatique à un contrat unilatéral ?

Le premier crée des obligations réciproques, le second oblige une seule partie
Le premier exige un écrit, le second repose sur un accord verbal
Le premier concerne une vente, le second concerne une donation
Le premier produit des effets immédiats, le second produit des effets différés

Le premier crée des obligations réciproques, le second oblige une seule partie

Explication

Le contrat synallagmatique crée des obligations réciproques entre les parties, tandis que le contrat unilatéral fait naître une obligation à la charge d’une seule partie. La distinction ne repose ni sur la forme du contrat ni sur le seul type d’opération concerné.

6. À quelle date la réforme du droit des contrats est-elle entrée en application ?

Le 1er janvier 2017
Le 1er octobre 2015
Le 10 février 2016
Le 1er octobre 2016

Le 1er octobre 2016

Explication

La réforme est entrée en application le 1er octobre 2016. Le 10 février 2016 correspond à la date de l’ordonnance, et non à celle de son entrée en vigueur.

7. Quel droit s’applique à un contrat conclu avant le 1er octobre 2016 ?

Les anciens textes applicables avant la réforme
Les textes en vigueur au moment du litige
Les règles choisies ultérieurement par les parties
Les nouveaux articles issus de la réforme

Les anciens textes applicables avant la réforme

Explication

Les anciens textes restent applicables aux contrats conclus avant le 1er octobre 2016, tandis que les nouveaux articles concernent les contrats conclus à partir de cette date. Le droit applicable ne dépend donc pas de la date du litige ni d’un choix ultérieur des parties.

8. Dans quel ordre les éléments sont-ils relevés pour construire une fiche d’arrêt ?

Procédure, faits, décision, prétentions, portée, question de droit
Prétentions, question de droit, faits, procédure, portée, décision
Question de droit, faits, procédure, décision, prétentions, portée
Faits, procédure, prétentions, question de droit, décision, portée

Faits, procédure, prétentions, question de droit, décision, portée

Explication

La fiche d’arrêt suit une progression structurée allant des faits jusqu’à la portée de la décision. Commencer par la procédure ou les prétentions ne respecte pas l’ordre méthodologique attendu.

9. Quelle distinction caractérise un arrêt de principe par rapport à un arrêt d’espèce ?

L’arrêt de principe confirme toujours une solution ancienne, tandis que l’arrêt d’espèce la modifie.
L’arrêt de principe est rendu en appel, tandis que l’arrêt d’espèce est rendu en première instance.
L’arrêt de principe concerne une situation précise, tandis que l’arrêt d’espèce établit une solution générale.
L’arrêt de principe dépasse le cas particulier, tandis que l’arrêt d’espèce répond à une situation précise.

L’arrêt de principe dépasse le cas particulier, tandis que l’arrêt d’espèce répond à une situation précise.

Explication

Un arrêt de principe formule une solution destinée à dépasser le litige particulier, alors qu’un arrêt d’espèce reste lié à une situation précise. La distinction ne dépend pas du degré de juridiction ni de l’ancienneté de la solution.

10. Quelle mission la société avait-elle confiée à Mme Y dans l’affaire du 4 octobre 2017 ?

Rédiger un contrat de distribution pour des produits alimentaires
Concevoir l’identité visuelle d’une marque de vêtements
Rédiger des textes publicitaires pour promouvoir des chocolats
Organiser une campagne commerciale pour vendre des ouvrages

Rédiger des textes publicitaires pour promouvoir des chocolats

Explication

La société avait demandé à Mme Y, auteure, de rédiger des textes publicitaires consacrés à des chocolats. Les autres propositions attribuent à Mme Y une mission différente de celle décrite dans l’affaire.

11. Quelle question de droit la Cour devait-elle trancher concernant les droits d’auteur de Mme Y ?

Une cour d’appel pouvait-elle examiner une facture après la remise des textes ?
Une auteure pouvait-elle être rémunérée sans publier elle-même ses textes ?
Une cession de droits pouvait-elle exister sans accord sur les conditions générales ?
Une société pouvait-elle utiliser des chocolats dans une publicité commerciale ?

Une cession de droits pouvait-elle exister sans accord sur les conditions générales ?

Explication

La question portait sur la possibilité de constater une cession de droits d’auteur lorsque les parties ne s’étaient pas accordées sur les conditions générales. Les autres réponses concernent des aspects qui ne constituent pas la question juridique centrale.

12. Quelle conséquence la Cour de cassation a-t-elle tirée de l’absence d’accord sur les conditions générales ?

Elle a renvoyé directement les parties devant le tribunal de première instance.
Elle a annulé la facture et condamné la société à rédiger de nouvelles publicités.
Elle a cassé l’arrêt d’appel et renvoyé l’affaire devant une autre cour d’appel.
Elle a confirmé l’arrêt d’appel et définitivement reconnu la cession des droits.

Elle a cassé l’arrêt d’appel et renvoyé l’affaire devant une autre cour d’appel.

Explication

La Cour de cassation a considéré que l’absence d’accord empêchait de constater une cession et un contrat valable, puis elle a cassé l’arrêt et renvoyé l’affaire. Elle n’a donc pas confirmé la décision d’appel ni renvoyé le litige en première instance.

13. Quel principe contractuel l’arrêt rattache-t-il à l’article 1101 du Code civil ?

Un contrat est valable dès qu’une facture est établie par le prestataire.
Un contrat suppose un accord de volontés entre les parties.
Un contrat naît dès qu’un devis est matériellement remis au client.
Un contrat résulte de la publication d’un travail sur un site internet.

Un contrat suppose un accord de volontés entre les parties.

Explication

L’article 1101 rappelle qu’un contrat repose sur la rencontre des volontés des parties. Un devis, une facture ou une publication peuvent constituer des indices, mais ces actes matériels ne suffisent pas nécessairement à établir cet accord.

14. Lors de la première instance, quel rôle distingue le demandeur du défendeur ?

Le demandeur saisit le tribunal, tandis que le défendeur reçoit l’assignation et se défend.
Le demandeur forme un pourvoi, tandis que le défendeur statue sur la décision contestée.
Le demandeur reçoit l’assignation, tandis que le défendeur saisit le tribunal et formule la demande.
Le demandeur rend le jugement, tandis que le défendeur détermine la solution du dispositif.

Le demandeur saisit le tribunal, tandis que le défendeur reçoit l’assignation et se défend.

Explication

Le demandeur prend l’initiative de saisir le tribunal, alors que le défendeur reçoit l’assignation et répond à la demande. Le jugement est rendu par la juridiction, non par l’une des parties.

15. Que se passe-t-il après un jugement de première instance lorsqu’une partie s’estime lésée ?

Elle saisit une nouvelle fois le tribunal et devient demanderesse en première instance.
Elle peut interjeter appel et devient l’appelant face à l’intimé.
Elle devient automatiquement intimée et demande à la cour de confirmer le jugement.
Elle doit former un pourvoi et devient le défendeur au pourvoi face au tribunal.

Elle peut interjeter appel et devient l’appelant face à l’intimé.

Explication

La partie qui conteste le jugement peut interjeter appel ; elle prend alors la qualité d’appelant, tandis que l’autre partie est l’intimé. Le pourvoi intervient après la décision de la cour d’appel, non immédiatement après la première instance.

16. Quelle voie de recours permet de contester une décision rendue par une cour d’appel ?

Former un pourvoi devant la Cour de cassation, en qualité de demandeur au pourvoi
Présenter une assignation nouvelle, en qualité d’appelant devant le tribunal
Interjeter appel devant la même cour, en qualité de défendeur au pourvoi
Saisir le tribunal de première instance, en qualité d’intimé à l’appel

Former un pourvoi devant la Cour de cassation, en qualité de demandeur au pourvoi

Explication

La contestation d’une décision de cour d’appel se fait par un pourvoi devant la Cour de cassation. La partie qui l’exerce devient le demandeur au pourvoi et s’oppose au défendeur au pourvoi.

17. Comment la Cour de cassation qualifie-t-elle sa décision lorsqu’elle estime que la cour d’appel a violé la loi ?

Un arrêt de rejet
Un arrêt de cassation
Un jugement de première instance
Une confirmation du jugement

Un arrêt de cassation

Explication

La Cour de cassation rend un arrêt de cassation lorsqu’elle constate une violation de la loi par la cour d’appel. L’arrêt de rejet correspond, au contraire, au refus du pourvoi.

18. Quelle est la fonction juridique d’une assignation reçue par une personne ?

Elle impose directement une sanction décidée par le demandeur
Elle informe les parties qu’un accord amiable a été homologué
Elle conteste un jugement déjà rendu par une juridiction
Elle la convoque devant un tribunal pour répondre à une demande

Elle la convoque devant un tribunal pour répondre à une demande

Explication

L’assignation est un courrier qui convoque le défendeur devant le tribunal. La contestation d’un jugement déjà rendu relève de l’interjection d’appel, et non de l’assignation.

19. Un demandeur invoque une règle de droit inapplicable à son affaire ; quelle décision le juge peut-il prendre ?

Il doit suspendre l’affaire jusqu’à la conclusion d’un contrat
Il peut transformer automatiquement la demande en appel judiciaire
Il peut débouter le demandeur et donner raison au défendeur
Il doit condamner le défendeur à satisfaire la demande formulée

Il peut débouter le demandeur et donner raison au défendeur

Explication

Lorsque le demandeur se trompe de règle de droit, le juge peut rejeter sa demande et débouter le demandeur. Condamner signifie au contraire donner raison au demandeur et imposer une décision au défendeur.

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Quelle ordonnance a réformé le droit des contrats en 2016 ?

L’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016.

Quels sont les objectifs principaux de la réforme du droit des contrats ?

Moderniser, simplifier, rendre accessible et adapter le droit.

Comment la réforme du droit des contrats intègre-t-elle le droit européen ?

Elle intègre davantage l’influence du droit européen.

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