QCM : Droit constitutionnel et démocratie (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose l’autorité politique à la force dans la manière d’obtenir l’obéissance ?

L’autorité repose sur l’équilibre entre les organes, tandis que la force organise la répartition du pouvoir.
L’autorité s’appuie sur la contrainte matérielle, tandis que la force obtient l’obéissance par une règle légitime.
L’autorité dépend d’une compétence reconnue par les textes, tandis que la force exprime un commandement de fait.
L’autorité s’appuie sur une règle de droit légitime, tandis que la force impose la soumission par la contrainte.

L’autorité s’appuie sur une règle de droit légitime, tandis que la force impose la soumission par la contrainte.

Explication

L’autorité politique obtient l’obéissance grâce à la légitimité juridique, alors que la force contraint les personnes à se soumettre. La compétence prévue par les textes distingue plutôt le pouvoir de jure du pouvoir de facto.

2. Un groupe exerce effectivement le pouvoir sans disposer d’une base légale, tandis qu’une autre autorité possède une compétence prévue par les textes : comment qualifier ces deux situations ?

Le premier correspond à l’autorité légitime et le second à la force contraignante.
Le premier relève du pouvoir de facto et le second du pouvoir de jure.
Le premier relève du pouvoir de jure et le second du pouvoir de facto.
Le premier représente un pouvoir limité et le second un pouvoir réparti entre organes.

Le premier relève du pouvoir de facto et le second du pouvoir de jure.

Explication

Le pouvoir de facto désigne une situation de commandement réelle, même dépourvue de base légale, tandis que le pouvoir de jure repose sur une compétence reconnue juridiquement. L’autorité légitime et la force renvoient à une autre distinction, portant sur la manière d’obtenir l’obéissance.

3. Quel rôle général le droit constitutionnel joue-t-il à l’égard du pouvoir politique de l’État ?

Il répartit les compétences entre les juges et vérifie la conformité des lois aux traités.
Il organise le pouvoir, lui donne un fondement et en fixe les limites.
Il observe le pouvoir, mesure ses effets sociaux et décrit les comportements politiques.
Il confie l’exercice du pouvoir à un organe unique et garantit son autorité durable.

Il organise le pouvoir, lui donne un fondement et en fixe les limites.

Explication

Le droit constitutionnel organise, fonde et limite le pouvoir politique de l’État. Le contrôle de la conformité des lois par un juge correspond plus précisément à la justice constitutionnelle.

4. Dans un régime constitutionnaliste, quelle règle permet de limiter les gouvernants et de préserver les libertés individuelles ?

Une règle électorale appliquée après l’exercice du pouvoir gouvernemental.
Une décision politique placée au-dessus des règles juridiques en vigueur.
Une pratique administrative laissée à l’appréciation des gouvernants.
Une règle juridique placée au-dessus de la volonté des gouvernants.

Une règle juridique placée au-dessus de la volonté des gouvernants.

Explication

Le constitutionnalisme soumet la volonté des gouvernants à une règle juridique supérieure, afin de limiter le pouvoir et de préserver les libertés individuelles. Une décision politique qui primerait sur les règles juridiques inverserait précisément ce principe.

5. Quelle combinaison décrit les trois fonctions principales du droit constitutionnel ?

Décrire les pratiques de l’État, arbitrer les conflits sociaux et contrôler l’application des traités.
Répartir le pouvoir entre les collectivités, élire les représentants et réviser les décisions judiciaires.
Organiser le pouvoir de l’État, le limiter pour protéger les libertés et le fonder dans la Constitution.
Séparer les juridictions, sanctionner les gouvernants et inscrire les décisions politiques dans la loi.

Organiser le pouvoir de l’État, le limiter pour protéger les libertés et le fonder dans la Constitution.

Explication

Le droit constitutionnel organise le pouvoir étatique, le limite afin de protéger les droits et libertés, et le fonde dans une Constitution adoptée au nom du peuple et de la nation. La séparation des juridictions et le contrôle des traités ne constituent pas la combinaison de fonctions énoncée ici.

6. Comment les approches des politologues et des juristes diffèrent-elles dans l’étude du droit constitutionnel ?

Les politologues analysent les institutions par des concepts juridiques, tandis que les juristes privilégient l’observation empirique du vécu.
Les politologues contrôlent les lois au regard de la Constitution, tandis que les juristes décrivent les expériences électorales.
Les politologues étudient les textes constitutionnels, tandis que les juristes se limitent aux comportements politiques observés.
Les politologues privilégient l’expérience empirique, tandis que les juristes analysent les institutions et les règles au moyen de concepts juridiques.

Les politologues privilégient l’expérience empirique, tandis que les juristes analysent les institutions et les règles au moyen de concepts juridiques.

Explication

Les politologues abordent le droit constitutionnel à partir du vécu et de l’expérience, tandis que les juristes qualifient les institutions et les règles à l’aide de concepts juridiques. L’inversion de ces méthodes est une confusion entre les deux disciplines.

7. Quelle idée George Vedel met-il en avant lorsqu’il affirme que le droit constitutionnel dépasse le droit de la Constitution ?

Les règles constitutionnelles ne produisent d’effets qu’après leur inscription dans un texte constitutionnel.
Le droit constitutionnel se limite aux pratiques politiques qui remplacent la Constitution écrite.
Certaines règles constitutionnelles existent sans figurer dans le texte constitutionnel.
Les dispositions constitutionnelles sont établies par les lois ordinaires plutôt que par la Constitution.

Certaines règles constitutionnelles existent sans figurer dans le texte constitutionnel.

Explication

Pour George Vedel, le droit constitutionnel ne se réduit pas aux règles inscrites dans le texte de la Constitution. Dire que ces règles ne prennent effet qu’après leur inscription dans ce texte contredit directement cette conception.

8. Quelles conditions la Convention de Montevideo de 1933 énonce-t-elle pour qu’une entité politique soit reconnue comme État en droit international ?

Une population permanente, un territoire déterminé et un gouvernement
Un gouvernement stable, une armée permanente et une population homogène
Un territoire déterminé, une monnaie propre et un gouvernement élu
Une population permanente, une reconnaissance internationale et une constitution écrite

Une population permanente, un territoire déterminé et un gouvernement

Explication

La Convention de Montevideo retient la population permanente, le territoire déterminé et le gouvernement. La reconnaissance internationale peut être importante dans les relations extérieures, mais elle ne figure pas parmi ces trois conditions énoncées.

9. Quelle définition correspond au territoire étatique ?

L’espace terrestre placé sous l’administration des collectivités locales
L’espace terrestre et maritime sur lequel le gouvernement exerce une influence politique
L’espace géographique où l’État exerce son autorité, comprenant les espaces terrestre, maritime et aérien
L’ensemble des lieux où résident les citoyens et où s’applique leur nationalité

L’espace géographique où l’État exerce son autorité, comprenant les espaces terrestre, maritime et aérien

Explication

Le territoire est l’espace géographique sur lequel l’État exerce son autorité à l’exclusion des autres puissances, et il comprend les espaces terrestre, maritime et aérien. La proposition limitée aux espaces terrestre et maritime omet l’espace aérien.

10. Dans la définition de l’État, que désigne la population ?

Les groupes humains qui partagent une langue et une mémoire historique communes
Les citoyens qui participent aux élections et aux institutions représentatives
La collectivité humaine présente sur le territoire et soumise à l’autorité politique de l’État
Les personnes qui possèdent la nationalité de l’État, qu’elles résident ou non sur son territoire

La collectivité humaine présente sur le territoire et soumise à l’autorité politique de l’État

Explication

La population désigne la collectivité humaine présente sur le territoire de l’État et soumise à son autorité politique. La nationalité est un lien juridique avec l’État et ne définit pas, à elle seule, la population présente sur son territoire.

11. Que signifie la personnalité morale reconnue à l’État ?

L’aptitude juridique à détenir des droits et à être débiteur d’obligations
Le pouvoir d’exercer une autorité suprême sur toutes les personnes du territoire
La faculté des institutions publiques de prendre des décisions administratives
La capacité des gouvernants à représenter politiquement les citoyens

L’aptitude juridique à détenir des droits et à être débiteur d’obligations

Explication

La personnalité morale est l’aptitude juridique d’un groupement humain à être titulaire de droits et débiteur d’obligations, qualité que possède l’État. L’autorité suprême sur le territoire relève de la souveraineté, notion distincte.

12. Comment Malberg caractérise-t-il la souveraineté ?

Comme l’autorité administrative exercée par l’État sur ses collectivités locales
Comme le caractère suprême d’une puissance pleinement indépendante
Comme la capacité juridique de l’État à posséder des droits et des obligations
Comme le pouvoir politique confié aux représentants par les citoyens

Comme le caractère suprême d’une puissance pleinement indépendante

Explication

Pour Malberg, la souveraineté est le caractère suprême d’une puissance pleinement indépendante. La capacité d’être titulaire de droits et débiteur d’obligations correspond à la personnalité morale.

13. Un État décide de ses affaires sans dépendre d’autres États, tout en exerçant l’autorité suprême à l’intérieur de son territoire : quelles dimensions de la souveraineté cela illustre-t-il ?

La souveraineté interne pour l’indépendance extérieure, et la souveraineté externe pour l’autorité territoriale
La souveraineté externe pour l’indépendance à l’égard des autres États, et la souveraineté interne pour l’autorité sur le territoire
La souveraineté juridique pour l’indépendance extérieure, et la souveraineté politique pour l’autorité territoriale
La souveraineté fédérale pour l’indépendance extérieure, et la souveraineté locale pour l’autorité territoriale

La souveraineté externe pour l’indépendance à l’égard des autres États, et la souveraineté interne pour l’autorité sur le territoire

Explication

La souveraineté externe désigne l’indépendance de l’État vis-à-vis des autres États, tandis que la souveraineté interne désigne son autorité suprême sur son territoire. La première proposition inverse précisément ces deux dimensions.

14. Dans un État unitaire, où se concentre l’exercice de la souveraineté ?

Dans des entités fédérées qui partagent la souveraineté avec le gouvernement fédéral
Dans un gouvernement central, qui constitue le centre d’impulsion politique pour le territoire et la population
Dans des gouvernements territoriaux autonomes, coordonnés par une autorité centrale
Dans des collectivités locales qui disposent chacune d’un pouvoir politique souverain

Dans un gouvernement central, qui constitue le centre d’impulsion politique pour le territoire et la population

Explication

L’État unitaire concentre l’exercice de la souveraineté dans un gouvernement central, seul centre d’impulsion politique sur l’ensemble du territoire et de la population. Des gouvernements territoriaux partageant l’exercice politique correspondent plutôt à une organisation fédérale.

15. Une réforme confie des compétences administratives à des collectivités dotées d’une personnalité juridique et d’une autonomie d’exercice. Quel mécanisme décrit-elle ?

La déconcentration, car des agents de l’État administrent les territoires sous son autorité
La fédéralisation, car plusieurs ordres juridiques se superposent sur le territoire
La centralisation, car le gouvernement national reprend les fonctions des collectivités
La décentralisation, car des collectivités autonomes reçoivent des compétences administratives

La décentralisation, car des collectivités autonomes reçoivent des compétences administratives

Explication

La décentralisation transfère des compétences administratives à des collectivités dotées de personnalité juridique et d’une autonomie d’exercice. La déconcentration confie plutôt l’administration locale à des agents qui restent subordonnés à l’État.

16. Quelle structure caractérise un État fédéral ?

Une union d’États indépendants dépourvue de gouvernement commun et de compétences partagées
Un gouvernement central unique qui délègue des tâches administratives à des agents locaux
Des collectivités autonomes qui exercent des compétences administratives sans gouvernement fédéral
Une union d’entités fédérées et d’un gouvernement fédéral, avec des gouvernements superposés exerçant des compétences distinctes

Une union d’entités fédérées et d’un gouvernement fédéral, avec des gouvernements superposés exerçant des compétences distinctes

Explication

Un État fédéral associe des entités fédérées et un gouvernement fédéral, dont les gouvernements superposés exercent des compétences distinctes. Un gouvernement central unique assisté d’agents locaux correspond plutôt à la déconcentration dans un État unitaire.

17. En cas de conflit entre une règle fédérale et une règle fédérée dans un État fédéral, quel principe s’applique ?

La primauté du droit choisi par chaque gouvernement, sans hiérarchie entre les ordres
La primauté de l’ordre fédéré, chaque entité préservant la priorité de son propre droit
La primauté du droit local, les compétences fédérales étant limitées aux affaires extérieures
La primauté du droit fédéral, dans un système où coexistent l’ordre fédéral et les ordres fédérés

La primauté du droit fédéral, dans un système où coexistent l’ordre fédéral et les ordres fédérés

Explication

L’État fédéral repose sur la coexistence de l’ordre fédéral et des ordres fédérés, avec primauté du droit fédéral en cas de conflit. L’autonomie des entités fédérées ne signifie donc pas que leur droit l’emporte sur le droit fédéral.

18. Comment une organisation internationale permet-elle à ses membres de coordonner leurs positions sans supprimer leur souveraineté ?

En réunissant des États souverains par un traité qui organise leur coopération.
En transférant aux institutions communes la compétence de décider pour les États.
En soumettant les États à des décisions communes sans accord conventionnel.
En fusionnant les États membres en une autorité politique souveraine unique.

En réunissant des États souverains par un traité qui organise leur coopération.

Explication

Le traité réunit des États qui restent souverains et leur permet de coordonner leurs positions. Une organisation internationale ne suppose pas que ses membres transfèrent aux institutions communes la plénitude de leur souveraineté.

19. Quelle distinction caractérise le droit de l’Union européenne ?

Le droit primaire découle des traités, tandis que le droit dérivé est adopté par les institutions sur leur fondement.
Le droit primaire est constitué des décisions judiciaires, tandis que le droit dérivé regroupe les traités fondateurs.
Le droit primaire est adopté par les institutions, tandis que le droit dérivé découle directement des traités.
Le droit primaire règle les politiques nationales, tandis que le droit dérivé organise les relations entre États.

Le droit primaire découle des traités, tandis que le droit dérivé est adopté par les institutions sur leur fondement.

Explication

Les traités constituent le fondement du droit primaire, et les institutions adoptent le droit dérivé en vertu de ces traités. L’autre distinction inverse la source des deux catégories.

20. Quelle conception de la liberté distingue les Anciens des Modernes chez Benjamin Constant ?

Les Anciens définissent la liberté par la protection juridique, tandis que les Modernes la définissent par l’obéissance aux lois.
Les Anciens associent la liberté à l’indépendance économique, tandis que les Modernes l’associent à la vertu civique.
Les Anciens valorisent les libertés individuelles, tandis que les Modernes privilégient la participation politique collective.
Les Anciens valorisent la participation politique collective, tandis que les Modernes privilégient les libertés individuelles.

Les Anciens valorisent la participation politique collective, tandis que les Modernes privilégient les libertés individuelles.

Explication

Pour les Anciens, la liberté s’exerce collectivement par la participation à la vie politique de la cité, alors que les Modernes mettent l’accent sur les libertés individuelles. L’autre réponse inverse précisément ces deux conceptions.

21. Dans l’anacyclose décrite par Polybe, pourquoi la recherche d’un gouvernement mixte apparaît-elle pertinente ?

Parce que les gouvernements mixtes se corrompent avant les formes pures, ce qui justifie leur remplacement.
Parce que les formes pures se renforcent avec le temps, ce qui conduit à en préserver une seule.
Parce que chaque forme pure disparaît après une seule succession, ce qui permet d’abolir le gouvernement.
Parce que les formes pures se corrompent et se succèdent cycliquement, ce qui incite à en équilibrer plusieurs.

Parce que les formes pures se corrompent et se succèdent cycliquement, ce qui incite à en équilibrer plusieurs.

Explication

L’anacyclose décrit la corruption successive des formes pures et leur remplacement cyclique, d’où l’intérêt d’un régime mixte qui en équilibre plusieurs. Préserver une forme pure ne répondrait pas au problème de sa corruption récurrente.

22. Dans le cadre d’un mandat, que signifie représenter une personne absente ?

La décrire publiquement sans être habilité à agir pour elle.
La remplacer en transférant à un tiers la propriété de ses droits.
La rendre présente par l’action d’une personne qui agit en son nom.
La consulter à distance sans qu’un représentant intervienne en son nom.

La rendre présente par l’action d’une personne qui agit en son nom.

Explication

La représentation consiste à rendre présent un absent par l’intermédiaire d’une personne qui agit en son nom dans le cadre d’un mandat. Une simple consultation ne comporte pas cette action exercée au nom de la personne représentée.

23. À quoi sert le droit naturel lorsqu’il est distingué du droit positif ?

À fournir des principes antérieurs permettant d’évaluer la légitimité des lois humaines.
À déterminer les sanctions applicables aux personnes qui enfreignent les lois votées.
À rassembler les règles écrites que les autorités humaines adoptent pour organiser la société.
À remplacer les institutions humaines par un ensemble de règles administrées par des juges.

À fournir des principes antérieurs permettant d’évaluer la légitimité des lois humaines.

Explication

Le droit naturel désigne des principes antérieurs au droit positif qui peuvent servir à juger la légitimité des lois humaines. Les règles posées par les hommes relèvent plutôt du droit positif, et non du droit naturel.

24. Selon John Locke, à quelle condition un gouvernement peut-il être institué ?

Par l’accord des gouvernants entre eux, afin de protéger leurs privilèges politiques contre les citoyens.
Par la décision d’une majorité, afin de rendre les droits naturels dépendants de la volonté collective.
Par le libre consentement des hommes, afin de garantir leur liberté et leur égalité naturelles.
Par la soumission des hommes à un souverain, afin de remplacer leurs libertés naturelles par l’ordre.

Par le libre consentement des hommes, afin de garantir leur liberté et leur égalité naturelles.

Explication

Pour Locke, le gouvernement repose sur le libre consentement des hommes et vise à garantir leur liberté et leur égalité naturelles. Un pouvoir destiné à remplacer ces libertés par l’ordre ne correspond pas à cette finalité.

25. Quel principe la Magna Carta de 1215 rappelle-t-elle au sujet de l’impôt royal ?

Le droit du roi de fixer seul les impôts du royaume
La suppression des impôts dus par les barons au roi
Le consentement à l’impôt imposé au roi par les barons
Le transfert aux communes du pouvoir de lever l’impôt

Le consentement à l’impôt imposé au roi par les barons

Explication

La Magna Carta rappelle que le roi Jean sans Terre doit obtenir le consentement des barons pour imposer l’impôt. Cette exigence ne signifie pas que le roi peut décider seul de la fiscalité.

26. Quel événement politique Louis XVI provoque-t-il le 5 mai 1789 dans un contexte de crise financière et de tensions sociales ?

La convocation des États généraux
La promulgation d’une constitution nationale
La proclamation du tiers état en Assemblée nationale
La réunion des représentants des communes anglaises

La convocation des États généraux

Explication

Louis XVI convoque les États généraux le 5 mai 1789 face à la crise financière et aux tensions sociales. La proclamation du tiers état en Assemblée nationale intervient plus tard, le 17 juin.

27. Quelle affirmation le tiers état formule-t-il en se proclamant Assemblée nationale le 17 juin 1789 ?

Il reconnaît que le roi demeure l’unique incarnation de la nation
Il demande aux barons de consentir aux impôts royaux
Il affirme incarner la nation indépendamment du roi
Il se limite à représenter les communautés locales

Il affirme incarner la nation indépendamment du roi

Explication

En se proclamant Assemblée nationale, le tiers état affirme incarner la nation sans dépendre du roi. Cette initiative ne consiste pas à reconnaître au roi le monopole de la représentation nationale.

28. Quel principe nourrit la contestation des impôts imposés aux colons américains sans représentation à Westminster ?

Les impôts sont décidés par les communautés locales
Pas de représentation sans mandat impératif
La souveraineté appartient au roi en matière fiscale
Pas d’impôt sans représentation

Pas d’impôt sans représentation

Explication

La contestation américaine s’appuie sur le principe « pas d’impôt sans représentation », dirigé contre les taxes imposées aux colons sans représentation à Westminster. Le mandat impératif concerne les liens entre représentants et électeurs, non cette revendication fiscale.

29. Quel modèle politique les États-Unis construisent-ils entre 1787 et 1789 en s’appuyant sur la représentation ?

Une démocratie directe où les citoyens décident eux-mêmes de chaque loi
Une république fédérale qui n’a pas pour objectif la démocratie directe
Une république centralisée où les représentants n’exercent aucun rôle politique
Une monarchie représentative placée sous l’autorité du roi d’Angleterre

Une république fédérale qui n’a pas pour objectif la démocratie directe

Explication

Entre 1787 et 1789, les États-Unis construisent une république fédérale fondée sur la représentation, sans viser la démocratie directe. La participation directe des citoyens à chaque décision ne caractérise donc pas ce modèle.

30. Quelle distinction sépare le gouvernement représentatif de la démocratie directe quant à l’exercice de la souveraineté ?

Dans le gouvernement représentatif, le roi exerce une souveraineté dont les citoyens sont la source
Dans la démocratie directe, la nation délègue l’exercice de la souveraineté à des élus
Dans le gouvernement représentatif, les représentants exercent une souveraineté dont la nation est la source
Dans la démocratie directe, les représentants exercent la souveraineté au nom de la nation

Dans le gouvernement représentatif, les représentants exercent une souveraineté dont la nation est la source

Explication

Dans un gouvernement représentatif, la nation est la source de la souveraineté, mais les représentants en exercent le pouvoir délégué. À l’inverse, dans la démocratie directe, les citoyens l’exercent eux-mêmes.

31. Un élu considère une instruction de ses électeurs contraire à l’intérêt général : quel principe caractérise son mandat représentatif ?

Il doit soumettre chaque décision à un vote des citoyens
Il doit obtenir l’accord du roi avant de prendre position
Il peut agir selon sa conscience et l’intérêt général
Il doit appliquer les instructions reçues de ses électeurs

Il peut agir selon sa conscience et l’intérêt général

Explication

Le mandat représentatif permet à l’élu d’agir selon sa conscience et l’intérêt général. L’obligation de suivre les instructions des électeurs correspond plutôt au mandat impératif.

32. Quelle règle l’article 27 de la Constitution de 1958 établit-il pour préserver l’unité de la collectivité nationale ?

Tout mandat impératif est nul
Tout mandat représentatif est nul
Tout représentant est lié aux instructions de sa circonscription
Tout vote parlementaire doit être approuvé par les électeurs

Tout mandat impératif est nul

Explication

L’article 27 déclare nul tout mandat impératif, ce qui protège l’unité de la collectivité nationale. Rendre nul le mandat représentatif contredirait le rôle attribué aux représentants.

33. Lorsqu’une loi est votée par des représentants, que signifie le principe d’imputation ?

La loi est juridiquement réputée adoptée au nom de la nation
La loi est attribuée au gouvernement qui l’a proposée
La loi est juridiquement réputée adoptée au nom des seuls électeurs de chaque représentant
La loi est réputée approuvée directement par l’ensemble des citoyens

La loi est juridiquement réputée adoptée au nom de la nation

Explication

Le principe d’imputation attribue juridiquement à la collectivité nationale les actes accomplis par ses représentants, dont les lois votées. Il ne revient pas à présenter chaque loi comme un vote direct de tous les citoyens.

34. Quelle fonction caractérise la Constitution au sommet de l’ordre juridique ?

Elle organise la collectivité politique et encadre le pouvoir de l’État.
Elle règle les litiges privés et détermine les sanctions pénales.
Elle répartit les compétences entre les collectivités territoriales seulement.
Elle fixe les politiques publiques et dirige l’administration au quotidien.

Elle organise la collectivité politique et encadre le pouvoir de l’État.

Explication

La Constitution est un ensemble de règles juridiques qui organise la collectivité politique et encadre le pouvoir étatique au sommet de l’ordre juridique. La définition d’un texte qui dirige l’administration au quotidien confond la Constitution avec l’action gouvernementale.

35. Quelle distinction oppose la conception juridique de la Constitution à sa conception idéologique ?

La première organise et limite le pouvoir, tandis que la seconde garantit les droits et les libertés.
La première consacre les coutumes monarchiques, tandis que la seconde établit la hiérarchie des normes.
La première garantit les droits et les libertés, tandis que la seconde organise et limite le pouvoir.
La première définit les procédures électorales, tandis que la seconde répartit les compétences juridictionnelles.

La première organise et limite le pouvoir, tandis que la seconde garantit les droits et les libertés.

Explication

La conception juridique met l’accent sur l’organisation et la limitation normative du pouvoir, alors que la conception idéologique présente la Constitution comme une garantie des droits et libertés. L’option qui inverse ces deux fonctions reprend précisément une confusion fréquente.

36. Quelle exigence l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 associe-t-il à l’existence d’une Constitution ?

La souveraineté monarchique et la transmission héréditaire doivent être consacrées.
La représentation nationale et le suffrage universel doivent être institués.
La garantie des droits et la séparation des pouvoirs doivent être assurées.
La hiérarchie des normes et le contrôle juridictionnel doivent être établis.

La garantie des droits et la séparation des pouvoirs doivent être assurées.

Explication

L’article 16 affirme qu’une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution. La transmission héréditaire relève de règles monarchiques historiques et ne constitue pas l’exigence formulée par cet article.

37. Que désigne le pouvoir constituant ?

Le pouvoir par lequel les institutions exercent les compétences que la Constitution leur attribue.
Le pouvoir par lequel le peuple ou la nation établit une Constitution qui s’impose ensuite aux pouvoirs publics.
Le pouvoir par lequel les tribunaux contrôlent la conformité des lois aux normes constitutionnelles.
Le pouvoir par lequel le gouvernement conduit les politiques publiques dans le cadre des lois.

Le pouvoir par lequel le peuple ou la nation établit une Constitution qui s’impose ensuite aux pouvoirs publics.

Explication

Le pouvoir constituant permet au peuple ou à la nation d’établir la Constitution, laquelle encadre ensuite les pouvoirs publics institués. L’exercice de compétences attribuées par la Constitution caractérise les pouvoirs constitués, et non le pouvoir constituant.

38. Une institution prend une décision dans le cadre des compétences que lui confère la Constitution. De quel pouvoir s’agit-il ?

Du pouvoir dérivé, car toute compétence institutionnelle permet de réviser la Constitution.
Du pouvoir originaire, car l’institution intervient dans l’ordre juridique établi.
Du pouvoir constituant, car toute décision institutionnelle établit une règle constitutionnelle.
D’un pouvoir constitué, car il exerce une compétence attribuée par la Constitution.

D’un pouvoir constitué, car il exerce une compétence attribuée par la Constitution.

Explication

Les pouvoirs constitués sont institués par la Constitution et n’exercent que les compétences qu’elle leur attribue. Le pouvoir constituant établit la Constitution ; il ne se confond donc pas avec l’action ordinaire d’une institution.

39. Dans la hiérarchie des normes de Hans Kelsen, quel rôle joue la Constitution à l’égard des normes inférieures ?

Elle fonde leur validité et s’impose aux pouvoirs constitués.
Elle organise leur application sans intervenir dans leur validité.
Elle tire sa validité des lois ordinaires et s’impose aux juridictions.
Elle reçoit sa force des décisions des pouvoirs constitués.

Elle fonde leur validité et s’impose aux pouvoirs constitués.

Explication

Dans la hiérarchie des normes de Hans Kelsen, la Constitution fonde la validité des normes inférieures et s’impose aux pouvoirs constitués. Dire que sa validité dépend des lois ordinaires inverse le rapport hiérarchique.

40. Quelle différence distingue le pouvoir constituant originaire du pouvoir constituant dérivé ?

Le pouvoir originaire exerce les compétences des institutions, tandis que le pouvoir dérivé contrôle leurs décisions.
Le pouvoir originaire modifie la Constitution selon ses procédures, tandis que le pouvoir dérivé l’établit initialement.
Le pouvoir originaire établit initialement la Constitution, tandis que le pouvoir dérivé la modifie selon les procédures prévues.
Le pouvoir originaire interprète les règles constitutionnelles, tandis que le pouvoir dérivé organise les élections.

Le pouvoir originaire établit initialement la Constitution, tandis que le pouvoir dérivé la modifie selon les procédures prévues.

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit initialement la Constitution, alors que le pouvoir dérivé la modifie conformément aux procédures qu’elle prévoit. L’option qui attribue l’établissement initial au pouvoir dérivé inverse la distinction.

41. Comment le pouvoir constituant dérivé peut-il réviser une Constitution ?

Il intervient selon les formes et les procédures que la Constitution prévoit.
Il modifie le texte sans être soumis aux procédures constitutionnelles.
Il interprète les dispositions constitutionnelles sans en changer le texte.
Il délègue la révision aux pouvoirs publics selon leurs compétences ordinaires.

Il intervient selon les formes et les procédures que la Constitution prévoit.

Explication

Le pouvoir constituant dérivé est institué par la Constitution et ne peut la réviser qu’en suivant les formes et procédures qu’elle prévoit. Une modification échappant à ces procédures correspondrait à une confusion avec le pouvoir constituant originaire.

42. Selon l’article 89, comment un projet de révision constitutionnelle présenté par le président peut-il être approuvé sans référendum ?

Le gouvernement peut le soumettre au Congrès, qui doit l’adopter à la majorité des deux tiers.
Le président peut le soumettre au référendum, qui doit l’approuver à la majorité des trois cinquièmes.
Le président peut le soumettre à une seule chambre, qui doit l’adopter à la majorité simple.
Le président peut le soumettre au Congrès, qui doit l’adopter à la majorité des trois cinquièmes.

Le président peut le soumettre au Congrès, qui doit l’adopter à la majorité des trois cinquièmes.

Explication

L’article 89 prévoit que le président peut soumettre un projet au Congrès, lequel doit l’adopter à la majorité des trois cinquièmes, en alternative au référendum. Le référendum n’est pas lui-même un vote du Congrès soumis à cette majorité parlementaire.

43. Quelle limite matérielle l’article 89 impose-t-il au pouvoir de révision constitutionnelle ?

Le principe de séparation des pouvoirs ne peut pas être modifié.
Le mode d’élection des membres du Parlement ne peut pas être modifié.
La forme républicaine du gouvernement ne peut pas être révisée.
La durée du mandat présidentiel ne peut pas être révisée.

La forme républicaine du gouvernement ne peut pas être révisée.

Explication

L’article 89 interdit de réviser la forme républicaine du gouvernement. Les autres règles citées ne sont pas identifiées par cette disposition comme faisant l’objet de cette interdiction.

44. Une décision fait évoluer le sens d’une disposition constitutionnelle sans changer sa rédaction. S’agit-il d’une révision ou d’une interprétation ?

D’une révision, car elle fait évoluer le sens sans modifier le texte.
D’une interprétation, car elle fait évoluer le sens sans modifier le texte.
D’une révision, car elle modifie formellement la rédaction constitutionnelle.
D’une interprétation, car elle remplace formellement la disposition par un nouveau texte.

D’une interprétation, car elle fait évoluer le sens sans modifier le texte.

Explication

L’interprétation constitutionnelle fait évoluer le sens des dispositions sans modifier leur texte, contrairement à la révision, qui modifie formellement celui-ci. L’option qui qualifie de révision un changement de sens sans changement textuel confond les deux notions.

45. Quelle distinction oppose la souveraineté nationale à la souveraineté populaire ?

La souveraineté nationale désigne le pouvoir exécutif, tandis que la souveraineté populaire désigne le pouvoir législatif.
La souveraineté nationale appartient aux représentants élus, tandis que la souveraineté populaire appartient aux juridictions.
La souveraineté nationale renvoie aux citoyens présents, tandis que la souveraineté populaire représente une nation durable.
La souveraineté nationale renvoie à une nation abstraite et durable, tandis que la souveraineté populaire renvoie aux citoyens présents.

La souveraineté nationale renvoie à une nation abstraite et durable, tandis que la souveraineté populaire renvoie aux citoyens présents.

Explication

La souveraineté nationale se rapporte à une nation qui dépasse les générations présentes, alors que la souveraineté populaire vise les citoyens vivant à un moment donné. Confondre ces deux notions revient à inverser leur rapport à la durée et aux titulaires du pouvoir.

46. Comment les Constitutions françaises de 1791 et de 1793 attribuent-elles la souveraineté ?

Celle de 1791 l’attribue au Peuple et celle de 1793 à la Nation.
Les deux l’attribuent à la Nation, mais organisent différemment son exercice.
Les deux l’attribuent au Peuple, mais organisent différemment sa représentation.
Celle de 1791 l’attribue à la Nation et celle de 1793 au Peuple.

Celle de 1791 l’attribue à la Nation et celle de 1793 au Peuple.

Explication

La Constitution de 1791 attribue la souveraineté à la Nation, tandis que celle de 1793 l’attribue au Peuple. L’interprétation inverse reprend précisément la confusion entre ces deux textes.

47. Comment l’article 3 de la Constitution française de 1958 prévoit-il l’exercice de la souveraineté nationale ?

Le président l’exerce par les élections et par la nomination des ministres.
Le Parlement l’exerce par le vote des lois et par leur promulgation.
Le peuple l’exerce par ses représentants et par référendum.
Les collectivités territoriales l’exercent par leurs assemblées et leurs consultations.

Le peuple l’exerce par ses représentants et par référendum.

Explication

L’article 3 dispose que la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par référendum. La promulgation des lois est une étape institutionnelle, mais ne correspond pas aux deux modalités d’exercice énoncées ici.

48. Quelle condition d’accès à la citoyenneté politique s’applique aux élections nationales en France ?

Être de nationalité française, avoir 18 ans et jouir de ses droits civils et politiques.
Être de nationalité française, avoir 16 ans et être inscrit dans un établissement scolaire.
Être résident en France, avoir 18 ans et exercer une activité professionnelle déclarée.
Être citoyen de l’Union européenne, avoir 18 ans et résider dans une commune française.

Être de nationalité française, avoir 18 ans et jouir de ses droits civils et politiques.

Explication

Pour participer à la vie politique, il faut notamment avoir la nationalité française, avoir 18 ans et jouir de ses droits civils et politiques. La citoyenneté européenne ouvre une possibilité pour certaines élections locales et européennes, mais ne remplace pas la nationalité française pour les élections nationales.

49. Que désigne le droit de suffrage ?

La possibilité d’exprimer une opinion politique lors d’une consultation publique.
La capacité d’appartenir à un corps électoral et de participer à une élection.
Le droit de rédiger les règles électorales et de contrôler leur application.
La capacité de présenter une candidature et d’occuper une fonction élective.

La capacité d’appartenir à un corps électoral et de participer à une élection.

Explication

Le droit de suffrage est la capacité politique d’appartenir à un corps électoral et de prendre part à une élection. Le droit de se porter candidat relève de l’éligibilité, qui est une notion distincte.

50. Quelles caractéristiques l’article 3 de la Constitution de 1958 attribue-t-il au suffrage ?

Il est universel, égal et secret, et peut être direct ou indirect.
Il est universel, proportionnel et public, et peut être national ou local.
Il est direct, égal et nominatif, et peut être ouvert ou réservé.
Il est égal, obligatoire et secret, et peut être majoritaire ou proportionnel.

Il est universel, égal et secret, et peut être direct ou indirect.

Explication

L’article 3 prévoit un suffrage universel, égal et secret, qui peut être direct ou indirect. Le caractère proportionnel concerne un mode de répartition des sièges, et non l’une des caractéristiques constitutionnelles énumérées du suffrage.

51. À quelle date le suffrage universel masculin est-il instauré en France ?

Le 4 novembre 1848.
Le 2 décembre 1851.
Le 5 mars 1848.
Le 21 avril 1944.

Le 5 mars 1848.

Explication

Le suffrage universel masculin est instauré en France le 5 mars 1848. Le 21 avril 1944 correspond à la reconnaissance du droit de vote des femmes.

52. Dans une élection où les listes obtiennent des parts de voix différentes, comment la représentation proportionnelle répartit-elle les sièges ?

Elle partage les sièges à parts égales entre toutes les listes en compétition.
Elle attribue des sièges aux listes en fonction des voix qu’elles ont obtenues.
Elle attribue tous les sièges à la liste arrivée en tête, même de peu.
Elle attribue les sièges aux candidats selon leur ordre d’inscription électorale.

Elle attribue des sièges aux listes en fonction des voix qu’elles ont obtenues.

Explication

La représentation proportionnelle répartit les sièges selon les voix recueillies par chaque liste. Attribuer les sièges à la liste arrivée en tête correspond plutôt à la logique du scrutin majoritaire.

53. Qu’est-ce qui caractérise la démocratie semi-directe ?

Les citoyens tirés au sort adoptent des décisions publiques ayant force obligatoire.
Les citoyens élisent des représentants qui prennent les décisions sans consultation populaire.
Les citoyens peuvent approuver ou rejeter des propositions de leurs représentants, ou initier des décisions prises par ceux-ci.
Les citoyens dialoguent avec la société civile pour contribuer à l’élaboration des décisions publiques.

Les citoyens peuvent approuver ou rejeter des propositions de leurs représentants, ou initier des décisions prises par ceux-ci.

Explication

La démocratie semi-directe permet aux citoyens d’approuver ou de rejeter des propositions de leurs représentants, ou d’initier des décisions que ceux-ci prennent. Le dialogue visant à associer les citoyens à l’élaboration des décisions caractérise plutôt la démocratie participative.

54. Quel lien les articles 89 et 11 de la Constitution établissent-ils avec les référendums ?

L’article 89 prévoit le référendum budgétaire et l’article 11 le référendum judiciaire.
L’article 89 prévoit le référendum constituant et l’article 11 notamment le référendum législatif.
L’article 89 prévoit le référendum législatif et l’article 11 le référendum constituant.
L’article 89 prévoit le référendum municipal et l’article 11 le référendum européen.

L’article 89 prévoit le référendum constituant et l’article 11 notamment le référendum législatif.

Explication

L’article 89 prévoit le référendum constituant, tandis que l’article 11 prévoit notamment le référendum législatif. La confusion entre les deux articles inverse leurs domaines respectifs.

55. Quel est le rôle de la démocratie participative dans l’élaboration des décisions publiques ?

Elle remplace les assemblées élues par des groupes de citoyens désignés par tirage au sort.
Elle limite la participation citoyenne à la désignation des responsables politiques.
Elle confie aux citoyens le choix final entre des propositions soumises par leurs représentants.
Elle associe les citoyens par le dialogue entre les pouvoirs publics et la société civile.

Elle associe les citoyens par le dialogue entre les pouvoirs publics et la société civile.

Explication

La démocratie participative regroupe les procédés qui associent les citoyens à l’élaboration des décisions publiques grâce au dialogue entre pouvoirs publics et société civile. Le choix d’approuver ou de rejeter les propositions des représentants relève plutôt de la démocratie semi-directe.

56. Comment l’État de droit encadre-t-il le pouvoir démocratique ?

En garantissant les droits et en organisant la séparation des pouvoirs.
En remplaçant les institutions politiques par des consultations citoyennes régulières.
En soumettant les droits à la volonté des gouvernants et en fusionnant les pouvoirs.
En concentrant les pouvoirs dans une assemblée élue et en limitant les recours.

En garantissant les droits et en organisant la séparation des pouvoirs.

Explication

L’État de droit encadre le pouvoir démocratique grâce à la garantie des droits et à la séparation des pouvoirs. La concentration des pouvoirs est contraire à cette logique d’encadrement.

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Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Droit constitutionnel et démocratie.

Selon Max Weber, par quoi l’autorité politique obtient-elle l’obéissance ?

Par une règle de droit légitime.

Selon Max Weber, comment la force impose-t-elle la soumission ?

Par la contrainte.

Qu’est-ce qui distingue le pouvoir de facto du pouvoir de jure ?

Le pouvoir de facto commande effectivement sans nécessairement avoir de base légale.

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