QCM : Formation de la société internationale moderne (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel penseur est considéré comme un précurseur du droit international moderne grâce notamment à son ouvrage publié en 1625 ?

Emer de Vattel
Hugo Grotius
Thomas Hobbes
Franscesco Suarez

Hugo Grotius

Explication

Hugo Grotius est associé à l’ouvrage De jure belli ac pacis, publié en 1625, qui contribue à l’émergence du droit international moderne. Vattel appartient à une école moderne postérieure et ne correspond donc pas à cette attribution.

2. Quel objectif caractérise l’équilibre des puissances en Europe ?

Garantir à chaque puissance une expansion territoriale comparable
Unifier les États européens sous l’autorité d’un souverain commun
Remplacer les alliances politiques par une administration impériale stable
Empêcher qu’une puissance contrôle une grande partie du territoire européen

Empêcher qu’une puissance contrôle une grande partie du territoire européen

Explication

L’équilibre des puissances cherche à empêcher la domination territoriale d’une seule puissance grâce à des alliances politiques éphémères. Il ne vise ni l’unification politique de l’Europe ni la création d’un empire commun.

3. Quel contexte explique la signature des traités de Westphalie en 1648 ?

La conclusion d’une alliance militaire destinée à imposer une religion commune aux États européens
La volonté de mettre fin à plusieurs conflits européens et de favoriser une société d’États souverains
La reconnaissance d’une autorité impériale chargée de diriger les relations entre les royaumes
La création d’une juridiction internationale chargée de remplacer les monarchies européennes

La volonté de mettre fin à plusieurs conflits européens et de favoriser une société d’États souverains

Explication

Les traités de Westphalie sont signés en 1648 après la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-Vingts Ans, afin de prévenir de nouveaux conflits et de favoriser une société d’États souverains. Ils ne créent ni juridiction internationale ni autorité impériale commune.

4. Quelle définition correspond au droit positif ?

L’ensemble des principes moraux considérés comme supérieurs à la volonté humaine
Le droit des peuples à choisir leur régime politique sans ingérence extérieure
L’ensemble des règles posées et entrées en vigueur selon une procédure déterminée
Les pratiques diplomatiques suivies entre États dépourvues de procédure juridique

L’ensemble des règles posées et entrées en vigueur selon une procédure déterminée

Explication

Le droit positif regroupe les règles effectivement posées et entrées en vigueur dans une société donnée, à un moment donné, selon une procédure déterminée. Les principes indépendants de la volonté humaine relèvent du droit naturel.

5. Quel élément distingue principalement le droit naturel du droit positif ?

Le droit naturel repose sur des principes supérieurs indépendants de la volonté humaine
Le droit naturel résulte d’une procédure établie par une autorité politique compétente
Le droit naturel dépend de l’entrée en vigueur d’un acte adopté par les gouvernants
Le droit naturel s’applique aux relations entre États après la conclusion d’un traité

Le droit naturel repose sur des principes supérieurs indépendants de la volonté humaine

Explication

Le droit naturel est supposé procéder de principes supérieurs, divins ou moraux, qui ne sont pas posés par la volonté humaine. Une règle adoptée par une autorité selon une procédure relève plutôt du droit positif.

6. Que désigne le droit des gens dans cette conception ?

Le pouvoir des gouvernants de conclure des traités au nom de leur population
L’ensemble des règles adoptées par les États pour organiser leurs échanges commerciaux
Le droit des peuples à choisir leur régime politique et économique sans ingérence extérieure
La faculté d’une puissance de modifier le régime politique d’un peuple voisin

Le droit des peuples à choisir leur régime politique et économique sans ingérence extérieure

Explication

Le droit des gens désigne le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, notamment en choisissant leur régime politique et économique sans ingérence extérieure. Il ne correspond ni au pouvoir diplomatique des gouvernants ni à une faculté d’intervention extérieure.

7. Dans un système dépourvu de souverain commun, pourquoi un État peut-il refuser un traité ?

Parce que son devoir d’autoconservation l’autorise à préserver la sécurité et la survie de son peuple
Parce qu’un État doit privilégier l’expansion de son territoire avant toute obligation conventionnelle
Parce que la méfiance entre États impose de rompre les relations diplomatiques établies
Parce que l’absence de souverain commun rend tout traité juridiquement inexistant entre les États

Parce que son devoir d’autoconservation l’autorise à préserver la sécurité et la survie de son peuple

Explication

En l’absence de souverain commun, les États évoluent dans un état de nature marqué par la méfiance ou la guerre et invoquent leur devoir d’autoconservation pour protéger leur survie. Ce devoir peut justifier le refus d’un traité qui conduirait leur État à la ruine.

8. Comment faut-il comprendre la notion d’ordre westphalien ?

Comme une égalité explicitement consacrée entre tous les États par les traités de 1648
Comme un ensemble de règles entièrement contenu dans les instruments signés après les guerres européennes
Comme une institution internationale créée par les traités pour administrer les territoires européens
Comme une construction universitaire décrivant l’organisation des relations internationales autour des États

Comme une construction universitaire décrivant l’organisation des relations internationales autour des États

Explication

L’ordre westphalien est une construction universitaire servant à décrire une organisation des relations internationales centrée sur les États. Il ne se confond pas avec les traités historiques de Westphalie, qui ne consacrent pas explicitement l’égalité entre eux.

9. Quel effet produit la dépersonnalisation progressive du pouvoir sur les engagements internationaux ?

Les engagements sont renégociés par chaque génération afin de préserver la légitimité dynastique
Les engagements survivent au décès du souverain parce qu’ils sont rattachés à l’État juridiquement autonome
Les engagements sont transférés à une autorité religieuse qui devient responsable des relations extérieures
Les engagements prennent fin au décès du souverain parce qu’ils reposent sur sa personne politique

Les engagements survivent au décès du souverain parce qu’ils sont rattachés à l’État juridiquement autonome

Explication

La dépersonnalisation du pouvoir transforme progressivement le prince en État juridiquement autonome, ce qui permet aux engagements internationaux de se poursuivre après la mort du souverain. Ils ne dépendent donc plus directement de la personne du prince.

10. Lorsque l’État devient le sujet de droit de référence, quel instrument devient privilégié pour organiser ses relations ?

Le traité, qui règle les relations entre États par leur interaction
La succession dynastique, qui détermine les obligations des gouvernements successifs
L’organisation internationale, qui remplace les accords conclus entre États
L’autorité impériale, qui impose des règles communes aux entités politiques

Le traité, qui règle les relations entre États par leur interaction

Explication

Lorsque l’État devient le sujet de droit central, les règles internationales résultent de l’interaction entre les États et le traité devient leur instrument juridique privilégié. Une organisation internationale est une structure institutionnelle distincte et ne remplace pas cette fonction du traité.

11. À quelles dates le Congrès de Vienne s’est-il réuni pour réorganiser l’Europe après les guerres napoléoniennes ?

De 1815 à 1816
De 1816 à 1817
De 1812 à 1813
De 1814 à 1815

De 1814 à 1815

Explication

Le Congrès de Vienne se tient de 1814 à 1815 afin de reconstruire l’ordre européen et de rééquilibrer les puissances après les guerres napoléoniennes. Les autres périodes ne correspondent pas à cette conférence diplomatique.

12. Quelle distinction caractérise le Congrès de Vienne par rapport à une organisation internationale ?

Il coordonne des sanctions par l’intermédiaire d’un conseil indépendant
Il exerce une compétence juridique autonome sur les États participants
Il impose des décisions grâce à une administration internationale permanente
Il négocie un traité sans posséder d’organe distinct de ceux des États

Il négocie un traité sans posséder d’organe distinct de ceux des États

Explication

Le Congrès de Vienne est une conférence internationale réunie pour négocier un traité, et non une organisation dotée d’organes propres. Les autres réponses lui attribuent des structures permanentes qui caractérisent plutôt une organisation internationale.

13. Quel rôle la Conférence de Berlin de 1884-1885 joue-t-elle dans l’expansion européenne en Afrique ?

Elle fixe entre puissances européennes des règles rendant leurs acquisitions africaines opposables
Elle définit les frontières des nouveaux États européens issus de la guerre
Elle crée un mécanisme de réunions destiné à garantir la paix monarchique
Elle rétablit l’équilibre politique européen après la chute de Napoléon

Elle fixe entre puissances européennes des règles rendant leurs acquisitions africaines opposables

Explication

La Conférence de Berlin organise la négociation entre puissances européennes des conditions d’expansion territoriale en Afrique et de la reconnaissance de leurs acquisitions. Le Congrès de Vienne, lui, concerne principalement la réorganisation de l’ordre européen.

14. Quelle caractéristique distingue la Quadruple Alliance du Congrès de Vienne ?

Elle organise la répartition des territoires africains entre puissances européennes
Elle réunit des diplomates lors d’une conférence ponctuelle consacrée à un traité
Elle prévoit des réunions régulières entre puissances pour garantir la paix en Europe
Elle défend la non-intervention britannique contre les mouvements révolutionnaires

Elle prévoit des réunions régulières entre puissances pour garantir la paix en Europe

Explication

La Quadruple Alliance, conclue le 20 novembre 1815, prévoit une concertation régulière entre le Royaume-Uni, l’Autriche, la Prusse et la Russie, puis la France. Le Congrès de Vienne est au contraire une conférence ponctuelle destinée à négocier un règlement européen.

15. Quel objectif poursuit le principe des nationalités après la Première Guerre mondiale ?

Accorder aux grandes puissances un droit de contrôle sur les frontières mondiales
Créer une force militaire chargée de prévenir les conflits européens
Faire correspondre les territoires européens aux populations qui les habitent
Fixer les réparations matérielles dues par l’Allemagne aux puissances victorieuses

Faire correspondre les territoires européens aux populations qui les habitent

Explication

Le principe des nationalités vise à rapprocher les frontières territoriales européennes de la répartition des populations afin de réduire les risques de nouveaux conflits. Les réparations relèvent d’une autre question, liée à la responsabilité matérielle de l’Allemagne.

16. Que prévoit l’article 231 du traité de Versailles concernant l’Allemagne ?

Il établit sa responsabilité pour les dommages causés par l’agression armée
Il fixe directement le montant définitif des réparations exigées par les Alliés
Il interdit pour la première fois toute agression armée en droit international
Il impose aux États européens d’aligner leurs frontières sur les nationalités

Il établit sa responsabilité pour les dommages causés par l’agression armée

Explication

L’article 231 attribue à l’Allemagne la responsabilité des dommages liés à l’agression armée. À cette époque, l’agression armée n’est pas encore interdite par le droit international, et l’article ne fixe pas lui-même le montant définitif des réparations.

17. Quelle différence existe entre le montant nominal et le montant effectivement demandé des réparations allemandes en 1921 ?

50 milliards de marks-or sont annoncés et réclamés immédiatement en une seule fois
50 milliards de marks-or sont annoncés, mais 132 milliards sont demandés en deux temps
132 milliards de marks-or sont annoncés et réclamés immédiatement en une seule fois
132 milliards de marks-or sont annoncés, mais 50 milliards sont demandés en deux temps

132 milliards de marks-or sont annoncés, mais 50 milliards sont demandés en deux temps

Explication

La commission des réparations fixe nominalement la dette à 132 milliards de marks-or, mais demande en pratique l’équivalent de 50 milliards en deux temps. Confondre ces deux chiffres revient à mélanger le montant théorique et le montant effectivement exigé.

18. Que signifie le principe de sécurité collective ?

Les États s’engagent à agir ensemble lorsqu’un État menace ou rompt la paix
Une juridiction internationale dirige directement les forces armées des États membres
Chaque État garantit sa propre sécurité en évitant les engagements internationaux
Les grandes puissances interviennent selon leurs intérêts dans les affaires des autres États

Les États s’engagent à agir ensemble lorsqu’un État menace ou rompt la paix

Explication

La sécurité collective repose sur l’engagement des États à agir collectivement pour maintenir ou rétablir la paix lorsqu’elle est menacée. Elle ne signifie ni isolement national ni direction militaire directe par une juridiction internationale.

19. Quels États disposent d’un siège permanent et d’un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU en 1945 ?

La France, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Inde et les États-Unis
Les États-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni, la France et la Chine
Les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et le Japon
L’URSS, l’Italie, le Royaume-Uni, la Chine et le Canada

Les États-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni, la France et la Chine

Explication

En 1945, les cinq membres permanents sont les États-Unis, l’URSS, le Royaume-Uni, la France et la Chine, chacun disposant d’un droit de veto. Les autres États cités ne composent pas l’ensemble des membres permanents établi à la création de l’ONU.

20. Quelle conférence adopte la Charte des Nations Unies en 1945 ?

La déclaration de Moscou
La conférence de Dumbarton Oaks
La conférence de Yalta
La conférence de San Francisco

La conférence de San Francisco

Explication

La conférence de San Francisco adopte la Charte des Nations Unies en 1945. Dumbarton Oaks élabore les grandes lignes de l’organisation, tandis que Yalta règle notamment les modalités de vote du Conseil de sécurité.

21. Selon les articles 39 et 42 de la Charte des Nations Unies, que peut faire le Conseil de sécurité après avoir constaté une agression ?

Transférer la responsabilité du maintien de la paix à l’Assemblée générale
Saisir une juridiction avant de reconnaître toute menace contre la paix
Accorder automatiquement un droit de veto à l’État victime de l’agression
Adopter des mesures sans force armée ou autoriser le recours à la force

Adopter des mesures sans force armée ou autoriser le recours à la force

Explication

Le Conseil de sécurité constate d’abord une menace contre la paix, une rupture de la paix ou un acte d’agression, puis peut adopter des mesures n’impliquant pas la force ou autoriser celle-ci. Les autres réponses ajoutent des procédures ou des compétences qui ne sont pas prévues par ces articles.

22. Quel effet politique majeur la décolonisation produit-elle au sein de l’ONU ?

Elle transforme les membres permanents en représentants élus par l’Assemblée générale
Elle supprime le Conseil de sécurité au profit d’une direction exercée par les nouveaux États
Elle réduit le nombre de membres de l’ONU et renforce le poids des anciennes puissances coloniales
Elle entraîne l’admission de nombreux nouveaux États et modifie progressivement les rapports de force

Elle entraîne l’admission de nombreux nouveaux États et modifie progressivement les rapports de force

Explication

La décolonisation conduit à l’entrée de nombreux nouveaux États à l’ONU et transforme progressivement les rapports de force, notamment au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale. Elle ne supprime pas les institutions existantes ni le statut des membres permanents.

23. Quel facteur favorise la mise en place progressive de régimes communistes en Europe centrale et orientale après 1945 ?

La présence durable de l’Armée rouge dans cette région
Le financement américain de la reconstruction industrielle régionale
La création d’une alliance militaire entre les États européens
La suppression des échanges commerciaux avec l’Union soviétique

La présence durable de l’Armée rouge dans cette région

Explication

La présence de l’Armée rouge permet à l’Union soviétique d’exercer une influence décisive et favorise l’installation de régimes communistes. Le financement américain concerne plutôt la reconstruction libérale de l’Europe occidentale.

24. Quel objectif caractérise la doctrine Truman annoncée en 1947 ?

Organiser la coopération économique entre les partis communistes
Créer une alliance militaire entre les pays occidentaux
Contenir l’expansion soviétique dans les affaires internationales
Financer directement la reconstruction des États européens

Contenir l’expansion soviétique dans les affaires internationales

Explication

La doctrine Truman marque l’engagement progressif des États-Unis pour contenir l’expansion soviétique. Le soutien à la reconstruction économique relève principalement du plan Marshall.

25. Comment le plan Marshall contribue-t-il à la formation du bloc occidental ?

Il soutient la reconstruction et consolide une économie libérale
Il coordonne les partis communistes sous influence soviétique
Il crée une alliance militaire dirigée contre l’Union soviétique
Il impose une monnaie commune aux pays d’Europe occidentale

Il soutient la reconstruction et consolide une économie libérale

Explication

Le plan Marshall aide les États européens à se reconstruire et renforce un bloc occidental fondé sur l’économie libérale. La coordination des partis communistes appartient au Cominform, tandis qu’une alliance militaire relève de l’OTAN.

26. Quelle évolution caractérise la politique extérieure des États-Unis entre 1945 et 1947 ?

Un abandon progressif de l’isolationnisme pour contenir l’expansion soviétique
Une réduction de l’aide économique destinée aux États européens
Un retour durable à la neutralité dans les affaires européennes
Un rapprochement diplomatique avec les gouvernements communistes européens

Un abandon progressif de l’isolationnisme pour contenir l’expansion soviétique

Explication

Entre 1945 et 1947, les États-Unis abandonnent progressivement leur tradition isolationniste et cherchent à limiter l’expansion soviétique. Cette évolution ne correspond donc pas à un retour à la neutralité.

27. Quel rôle le plan Marshall joue-t-il dans la constitution du bloc occidental ?

Il rallie des puissances européennes au camp américain par la reconstruction économique
Il organise la coopération économique entre les États communistes européens
Il coordonne les partis communistes et contrôle leur évolution politique
Il impose un blocus commercial aux territoires placés sous influence soviétique

Il rallie des puissances européennes au camp américain par la reconstruction économique

Explication

Le plan Marshall soutient la reconstruction économique et contribue à rapprocher les puissances européennes du camp américain. Le Cominform coordonne les partis communistes, tandis que le Comecon organise la coopération économique du bloc soviétique.

28. Quel enchaînement décrit correctement la crise de Berlin de 1948-1949 ?

Un pont aérien soviétique, une monnaie commune, puis un retrait occidental de Berlin
Une réforme soviétique, une fermeture américaine, puis une évacuation des zones occidentales
Une nouvelle monnaie occidentale, un blocus soviétique, puis un pont aérien américain
Un blocus occidental, une intervention française, puis une négociation monétaire

Une nouvelle monnaie occidentale, un blocus soviétique, puis un pont aérien américain

Explication

Les Occidentaux introduisent une nouvelle monnaie en 1948, l’URSS bloque ensuite les accès à Berlin-Ouest, et les États-Unis organisent un pont aérien jusqu’en octobre 1949. Les autres enchaînements inversent les acteurs ou les étapes de la crise.

29. Quelle association entre les deux États allemands et leurs dates de création est correcte ?

La RFA est créée le 23 mai 1949 et la RDA le 7 octobre 1949
La RDA est créée le 23 mai 1949 et la RFA le 7 octobre 1949
La RFA est créée le 4 avril 1949 et la RDA le 14 mai 1955
La RDA est créée le 24 juin 1948 et la RFA le 3 novembre 1950

La RFA est créée le 23 mai 1949 et la RDA le 7 octobre 1949

Explication

La République fédérale d’Allemagne est créée le 23 mai 1949 dans les zones occidentales, puis la République démocratique allemande le 7 octobre 1949 dans la zone soviétique. Les autres associations confondent ces dates avec celles d’autres événements de la guerre froide.

30. Que prévoit l’article 5 du traité de l’Atlantique nord créé le 4 avril 1949 ?

Un État attaqué doit assurer seul sa propre défense territoriale
Une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous
Une intervention armée devient automatique sans décision des États membres
Une décision militaire est prise par l’Assemblée générale des Nations unies

Une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous

Explication

L’article 5 établit le principe de défense collective en assimilant l’attaque contre un membre à une attaque contre tous. Il prévoit une assistance collective, mais ne signifie pas qu’une intervention armée devient automatiquement obligatoire sans décision nationale.

31. Quelle obligation l’article 5 impose-t-il aux membres de l’OTAN lorsqu’un allié est attaqué ?

Ils doivent limiter leur réponse à une déclaration diplomatique commune
Ils doivent transmettre l’affaire au Conseil de sécurité avant toute réaction
Ils doivent appliquer directement le droit général de légitime défense de l’ONU
Ils doivent lui apporter une assistance comprenant toute action nécessaire

Ils doivent lui apporter une assistance comprenant toute action nécessaire

Explication

L’article 5 oblige chaque membre à assister l’État attaqué en prenant toute action nécessaire, y compris le recours à la force armée. Le mécanisme concerne l’engagement entre membres de l’OTAN et ne se réduit pas à une démarche diplomatique auprès de l’ONU.

32. À quelle date le Pacte de Varsovie est-il créé ?

Le 4 avril 1949
Le 23 mai 1949
Le 14 mai 1955
Le 3 novembre 1950

Le 14 mai 1955

Explication

Le Pacte de Varsovie est créé le 14 mai 1955 autour de l’Union soviétique et de plusieurs États communistes d’Europe centrale et orientale. Les autres dates correspondent à la création de l’OTAN, de la RFA ou à la résolution « Unité pour la paix ».

33. Quelle différence caractérise les rapports de domination au sein des deux alliances militaires ?

L’influence américaine sur l’OTAN est plus forte que la domination soviétique sur le Pacte de Varsovie
Le Pacte de Varsovie bénéficie d’une autonomie politique supérieure à celle de l’OTAN
Les deux alliances reposent sur une domination politique et militaire identique
La domination soviétique sur le Pacte de Varsovie est plus forte que l’influence formelle américaine sur l’OTAN

La domination soviétique sur le Pacte de Varsovie est plus forte que l’influence formelle américaine sur l’OTAN

Explication

L’URSS exerce une domination politique et militaire beaucoup plus forte sur les membres du Pacte de Varsovie que les États-Unis n’en exercent formellement sur ceux de l’OTAN. Les deux alliances ne présentent donc pas un degré d’autonomie et de contrôle équivalent.

34. Quel changement institutionnel intervient lors du sommet de Budapest en décembre 1994 ?

L’OSCE devient une conférence chargée de négocier des accords européens
L’OSCE abandonne ses missions de coopération entre les États européens
La CSCE devient l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe
La CSCE est intégrée au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie

La CSCE devient l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Explication

En décembre 1994, la CSCE devient l’OSCE, une organisation intergouvernementale dotée de missions plus larges. La CSCE désignait auparavant une conférence de négociation et non une organisation institutionnalisée de cette nature.

35. Quel ensemble de principes encadre les opérations de maintien de la paix des années 1990 ?

La neutralité armée, la conquête territoriale et la sanction des opposants
Le consentement de l’État, l’impartialité et un usage limité de la force
L’autorisation automatique, le soutien à un camp et une force militaire étendue
Le consentement populaire, la préférence régionale et l’intervention sans restriction

Le consentement de l’État, l’impartialité et un usage limité de la force

Explication

Les opérations de maintien de la paix reposent sur le consentement de l’État concerné, l’impartialité et un usage limité de la force par les Casques bleus. Une opération de paix ne se définit donc pas par le soutien militaire à l’un des camps.

36. Laquelle de ces missions peut relever du mandat d’une opération de paix des années 1990 ?

Imposer un gouvernement étranger et annexer une zone disputée
Favoriser un groupe armé et prolonger les hostilités locales
Remplacer les juridictions nationales et suspendre les droits humains
Organiser des élections libres et protéger les populations civiles

Organiser des élections libres et protéger les populations civiles

Explication

Les mandats peuvent inclure l’organisation d’élections libres et la protection des civils, parmi d’autres tâches de stabilisation et de reconstruction. L’annexion territoriale et la suspension des droits humains ne correspondent pas à ces missions.

37. Quelle résolution a créé le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ?

La résolution 955 du 8 novembre 1994, fondée sur le chapitre VI
L’Acte final d’Helsinki, adopté dans le cadre de la CSCE
La résolution 827 du 25 mai 1993, fondée sur le chapitre VII
La Charte de Paris du 21 novembre 1990, fondée sur le chapitre VIII

La résolution 827 du 25 mai 1993, fondée sur le chapitre VII

Explication

La résolution 827 du 25 mai 1993 crée le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie sur le fondement du chapitre VII de la Charte. La résolution 955 concerne quant à elle le tribunal consacré au Rwanda.

38. Quelle opposition distingue les théories volontaristes des théories objectivistes du droit international ?

Les volontaristes invoquent la volonté des États, les objectivistes un fondement extérieur
Les volontaristes invoquent la morale, les objectivistes la décision politique des États
Les volontaristes refusent toute règle, les objectivistes réduisent le droit aux traités
Les volontaristes privilégient l’histoire, les objectivistes fondent le droit sur les frontières

Les volontaristes invoquent la volonté des États, les objectivistes un fondement extérieur

Explication

Le volontarisme fait de la volonté étatique le fondement du droit international, tandis que l’objectivisme recherche ce fondement dans la morale, l’histoire ou la religion. L’objectivisme ne réduit donc pas le droit à la décision politique des États.

39. Que signifie la validité normative d’une règle juridique ?

Qu’un traité produit des effets après sa ratification matérielle
Qu’une norme supérieure lui attribue un caractère obligatoire
Qu’une règle est fréquemment appliquée par les autorités publiques
Qu’un acte politique est effectivement accompli dans la société

Qu’une norme supérieure lui attribue un caractère obligatoire

Explication

La validité normative signifie qu’une règle est obligatoire parce qu’une autre norme lui attribue cet effet. Elle ne se confond pas avec l’existence factuelle d’un acte, comme la ratification d’un traité.

40. Dans l’analyse de Kelsen, comment faut-il comprendre la ratification d’un traité ?

Comme une décision politique dépourvue de tout effet juridique obligatoire
Comme une norme fondamentale qui fonde tout le système juridique international
Comme une règle internationale qui rend valides les constitutions nationales
Comme un fait auquel une norme attribue l’obligation de respecter le traité

Comme un fait auquel une norme attribue l’obligation de respecter le traité

Explication

Pour Kelsen, la ratification est un fait auquel une norme juridique attribue l’effet obligatoire de respecter le traité. Elle n’est donc pas elle-même la norme fondamentale du système juridique.

41. Quelle différence caractérise le monisme à primauté du droit étatique et le monisme à primauté du droit international ?

Le premier fait prévaloir la norme étatique, le second fait prévaloir la norme internationale
Le premier sépare les deux ordres, le second refuse toute relation entre eux
Le premier donne priorité aux traités, le second subordonne les États aux constitutions nationales
Le premier exclut la validité normative, le second la remplace par une pratique politique

Le premier fait prévaloir la norme étatique, le second fait prévaloir la norme internationale

Explication

Dans le monisme à primauté du droit étatique, la norme étatique prévaut en cas de conflit, tandis que le monisme à primauté du droit international fait prévaloir les règles internationales. Ces deux conceptions restent monistes parce qu’elles rattachent les droits international et étatique à un même ordre juridique.

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Qui est Hugo Grotius dans l'histoire du droit international ?

Un précurseur du droit international moderne.

Quel ouvrage majeur Hugo Grotius a-t-il publié en 1625 ?

De jure belli ac pacis.

Que signifie l'équilibre des puissances en Europe ?

Empêcher qu'une puissance contrôle une majeure partie du territoire.

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