QCM : Formation et dissolution du mariage — 62 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la famille en droit ?

Un réseau de personnes apparentées selon leurs seules habitudes de vie
Un ensemble de personnes unies par une activité économique ou professionnelle
Un groupe de personnes réunies par une résidence commune sans lien juridique
Un groupement de personnes liées par une vie commune engagée ou par la filiation

Un groupement de personnes liées par une vie commune engagée ou par la filiation

Explication

La famille regroupe des personnes liées soit par un engagement de vie commune, soit par la filiation. Le concubinage peut constituer une vie commune, mais il ne suffit pas à caractériser l’engagement juridique mentionné ici.

2. Laquelle de ces situations constitue un engagement de vie commune reconnu par le droit ?

La cohabitation durable de deux personnes sans formalité juridique
La solidarité financière entre plusieurs membres d’une même famille
La fréquentation régulière de deux personnes vivant dans des logements distincts
La conclusion d’un pacte civil de solidarité entre deux partenaires

La conclusion d’un pacte civil de solidarité entre deux partenaires

Explication

Le mariage et le PACS sont les deux engagements de vie commune reconnus par le droit. La cohabitation sans engagement juridique relève du concubinage, qui est une situation de fait.

3. Que désigne la filiation ?

Le lien juridique entre un enfant et la personne qui l’a conçu ou l’a adopté
Le lien de parenté entre deux personnes issues d’un auteur commun
Le lien social entre des personnes partageant durablement le même domicile
Le lien matrimonial entre une personne et la famille de son conjoint

Le lien juridique entre un enfant et la personne qui l’a conçu ou l’a adopté

Explication

La filiation est le lien juridique unissant l’enfant à son parent biologique ou adoptif. Le lien avec la famille du conjoint relève de l’alliance, tandis que la descendance d’un auteur commun relève de la parenté.

4. Quelle distinction oppose correctement la parenté et l’alliance ?

La parenté unit des concubins, tandis que l’alliance unit des personnes issues d’une même lignée
La parenté repose sur un auteur commun, tandis que l’alliance relie l’époux à la famille de son conjoint
La parenté naît d’un mariage, tandis que l’alliance résulte d’une adoption prononcée par un juge
La parenté relie l’époux à sa belle-famille, tandis que l’alliance repose sur une descendance commune

La parenté repose sur un auteur commun, tandis que l’alliance relie l’époux à la famille de son conjoint

Explication

La parenté unit des personnes qui descendent d’un même auteur commun, alors que l’alliance relie un époux aux membres de la famille de son conjoint. L’alliance est liée au mariage et ne se confond donc pas avec le concubinage.

5. Quel élément caractérise la famille adoptive parmi les trois modèles familiaux initiaux ?

Elle résulte d’un jugement d’adoption qui établit le lien familial
Elle repose sur une cohabitation durable sans décision juridique
Elle résulte d’une procréation accomplie en dehors du mariage
Elle repose sur une procréation réalisée dans le cadre du mariage

Elle résulte d’un jugement d’adoption qui établit le lien familial

Explication

La famille adoptive est issue d’un jugement d’adoption, donc d’un acte juridique. Les familles légitime et naturelle sont définies par la procréation dans ou hors mariage, tandis que la cohabitation sans engagement correspond au concubinage.

6. Quelle évolution juridique s’est produite en 1999 concernant la vie commune ?

La création du pacte civil de solidarité comme engagement reconnu par la loi
L’ouverture du mariage aux couples de même sexe par une réforme législative
La suppression de toute distinction entre mariage, PACS et concubinage
La reconnaissance de la pluriparenté dans l’ensemble du droit français

La création du pacte civil de solidarité comme engagement reconnu par la loi

Explication

En 1999, le PACS a introduit une nouvelle forme d’engagement de vie commune reconnue par la loi. L’ouverture du mariage aux couples de même sexe date de 2013, tandis que le concubinage reste une situation de fait.

7. Quelle mesure la loi du 17 mai 2013 a-t-elle introduite ?

Elle a reconnu plusieurs parents légaux pour un même enfant
Elle a défini la famille monoparentale dans le Code civil
Elle a ouvert le mariage aux couples de même sexe
Elle a créé le pacte civil de solidarité entre partenaires

Elle a ouvert le mariage aux couples de même sexe

Explication

La loi du 17 mai 2013 a ouvert le mariage aux couples de même sexe. La création du PACS remonte à 1999, tandis que les autres propositions renvoient à des notions distinctes de diversification familiale.

8. Quelle caractéristique décrivait principalement la famille sous l’Ancien Régime ?

Elle était hiérarchisée et inégalitaire, sous l’influence du droit canonique
Elle était organisée autour de l’autorité conjointe et équilibrée des époux
Elle reposait sur l’égalité successorale et la liberté généralisée du mariage
Elle reconnaissait une organisation familiale indépendante des normes religieuses

Elle était hiérarchisée et inégalitaire, sous l’influence du droit canonique

Explication

Sous l’Ancien Régime, la famille était fortement hiérarchisée et inégalitaire, et son organisation dépendait largement du droit canonique. Les principes de liberté et d’égalité sont plutôt associés à la législation révolutionnaire.

9. Quelle transformation appartient à la législation révolutionnaire ?

La subordination juridique de la femme mariée à l’autorité de son époux
La différenciation successorale entre enfants naturels, légitimes et adultérins
La consécration de la liberté du mariage, de la liberté du divorce et de l’égalité successorale
Le rétablissement de l’autorité maritale et de la puissance paternelle dans la famille

La consécration de la liberté du mariage, de la liberté du divorce et de l’égalité successorale

Explication

La législation révolutionnaire a consacré des libertés matrimoniales et l’égalité successorale entre les enfants, quelle que soit leur situation de naissance. La puissance maritale et les distinctions entre enfants caractérisent plutôt le Code civil napoléonien.

10. Quel modèle familial le Code civil napoléonien a-t-il instauré ?

Une famille patriarcale fondée sur l’autorité du mari et la puissance paternelle
Une famille égalitaire donnant aux époux une autorité juridique identique
Une famille démocratique limitant l’autorité du père sur les enfants
Une famille individualisée supprimant les différences entre les filiations

Une famille patriarcale fondée sur l’autorité du mari et la puissance paternelle

Explication

Le Code civil napoléonien a instauré une famille patriarcale dans laquelle la femme devait obéissance au mari et le père détenait la puissance paternelle. Il maintenait également une différence de traitement entre enfants légitimes et naturels.

11. Quelle autorité est compétente pour fixer les règles relatives à l’état des personnes, aux régimes matrimoniaux et aux successions ?

Les juridictions judiciaires, par leurs décisions de principe
Le pouvoir réglementaire, conformément à l’article 37 de la Constitution
Les collectivités territoriales, selon leur compétence locale
La loi, conformément à l’article 34 de la Constitution

La loi, conformément à l’article 34 de la Constitution

Explication

L’article 34 de la Constitution attribue à la loi la compétence pour fixer les règles concernant l’état des personnes, les régimes matrimoniaux et les successions. Le pouvoir réglementaire intervient dans ce domaine pour l’exécution des règles législatives, et non pour en déterminer les principes.

12. Quelle décision a intégré le Préambule de la Constitution de 1946 au bloc de constitutionnalité ?

La décision du Conseil d’État du 20 octobre 1989
La décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971
La décision de la Cour de cassation du 14 juin 2005
La décision du Conseil constitutionnel du 17 mai 2013

La décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971

Explication

Par sa décision du 16 juillet 1971, le Conseil constitutionnel a reconnu une valeur constitutionnelle au Préambule de 1946. Celui-ci garantit notamment à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement, contrairement à un simple texte dépourvu de portée normative.

13. Quelle combinaison d’articles de la Convention européenne des droits de l’homme protège respectivement la vie familiale, le droit de se marier et l’absence de discrimination dans la jouissance de ces droits ?

Les articles 2, 5 et 18
Les articles 9, 11 et 15
Les articles 6, 10 et 13
Les articles 8, 12 et 14

Les articles 8, 12 et 14

Explication

L’article 8 protège le respect de la vie familiale, l’article 12 garantit le droit de se marier et de fonder une famille, et l’article 14 interdit les discriminations dans la jouissance de ces droits. Les autres combinaisons renvoient à d’autres garanties conventionnelles.

14. Depuis quelle date la Cour de cassation reconnaît-elle un effet direct à la Convention internationale relative aux droits de l’enfant en France ?

Depuis la signature de la Convention à New York en 1989
Depuis la décision constitutionnelle du 16 juillet 1971
Depuis son entrée en vigueur en France en 1990
Depuis un arrêt du 14 juin 2005

Depuis un arrêt du 14 juin 2005

Explication

La Cour de cassation reconnaît un effet direct à cette Convention depuis son arrêt du 14 juin 2005. La signature en 1989 et l’entrée en vigueur en France en 1990 sont des étapes antérieures, mais elles ne correspondent pas à la date de cette reconnaissance jurisprudentielle.

15. Pourquoi le mariage est-il qualifié de nature hybride ?

Parce qu’il repose sur une coutume et une règle pénale
Parce qu’il associe un régime patrimonial et une succession
Parce qu’il est à la fois un contrat et une institution
Parce qu’il combine une décision judiciaire et un acte administratif

Parce qu’il est à la fois un contrat et une institution

Explication

Le mariage est hybride parce que la volonté des époux joue un rôle contractuel tandis que leur union les soumet à un statut institutionnel impératif. Il ne se définit donc pas par la combinaison d’une décision judiciaire et d’un acte administratif.

16. Depuis la loi du 17 mai 2013, comment l’article 143 du Code civil définit-il les personnes pouvant contracter mariage ?

Deux personnes ayant au moins vingt et un ans
Deux personnes de sexe différent ou de même sexe
Deux personnes déjà liées par un contrat de vie commune
Deux personnes appartenant à la même nationalité

Deux personnes de sexe différent ou de même sexe

Explication

Depuis la loi du 17 mai 2013, l’article 143 admet le mariage entre deux personnes de sexe différent ou de même sexe. La nationalité commune, un âge de vingt et un ans ou l’existence préalable d’un contrat de vie commune ne constituent pas les critères posés par cet article.

17. Dans quelle situation une personne âgée de moins de 18 ans peut-elle néanmoins être autorisée à se marier ?

Lorsque le procureur de la République accorde une dispense pour motif grave
Lorsque la famille établit l’existence d’un projet matrimonial sérieux
Lorsque les futurs époux obtiennent l’accord d’un officier d’état civil
Lorsque le juge aux affaires familiales constate une cohabitation durable

Lorsque le procureur de la République accorde une dispense pour motif grave

Explication

L’article 144 fixe l’âge minimal du mariage à 18 ans, mais l’article 145 permet au procureur de la République d’accorder une dispense en présence d’un motif grave. Un accord familial ou une cohabitation durable ne remplace pas cette dispense légale.

18. Quelle condition permet de caractériser un consentement matrimonial valable au regard de l’article 146 du Code civil ?

Une présence physique à la cérémonie avec l’accord des familles
Un consentement conscient, réel et exprimé sans équivoque
Une acceptation présumée lorsque les futurs époux cohabitent
Une déclaration préparée par écrit avant la publication des bans

Un consentement conscient, réel et exprimé sans équivoque

Explication

L’article 146 exige un consentement conscient, réel et dépourvu d’ambiguïté ; à défaut, il n’y a pas de mariage. La présence physique à la cérémonie ne suffit pas si la volonté matrimoniale fait défaut ou n’est pas librement exprimée.

19. Quelle conséquence découle de la liberté matrimoniale avant la célébration du mariage ?

La promesse de mariage crée une obligation de célébrer l’union prévue
Chacun peut renoncer au mariage ou modifier sa décision jusqu’à la célébration
La décision de se marier devient irrévocable dès l’échange des consentements privés
Chacun doit maintenir sa décision dès la publication des bans

Chacun peut renoncer au mariage ou modifier sa décision jusqu’à la célébration

Explication

La liberté matrimoniale comprend le droit de se marier et celui de ne pas se marier, ce qui permet de changer d’avis jusqu’à la célébration. La publication des bans ou une promesse privée ne transforme pas cette liberté en obligation de conclure le mariage.

20. Quel énoncé décrit correctement les fiançailles et les donations consenties en vue du mariage ?

Les fiançailles sont un état de fait, et les donations liées au mariage doivent en principe être restituées
Les fiançailles sont un contrat obligatoire, et les donations restent acquises au bénéficiaire
Les fiançailles créent une obligation de mariage, mais les donations deviennent automatiquement nulles
Les fiançailles sont un acte administratif, et les donations relèvent du régime matrimonial

Les fiançailles sont un état de fait, et les donations liées au mariage doivent en principe être restituées

Explication

Les fiançailles ne constituent pas un contrat juridiquement obligatoire, tandis que les donations faites en considération du mariage futur doivent en principe être restituées. Leur rupture demeure libre, mais elle n’efface pas les conséquences attachées aux donations liées au projet matrimonial.

21. Dans quel cas l’article 180 du Code civil permet-il de contester la validité d’un mariage ?

Lorsque les futurs époux n’ont pas conclu de contrat de mariage avant la cérémonie
Lorsque le consentement n’était pas libre ou qu’une erreur portait sur l’identité ou une qualité essentielle du conjoint
Lorsque l’un des époux change d’avis après plusieurs années de vie commune
Lorsque la cérémonie a été organisée sans réception familiale ou célébration religieuse

Lorsque le consentement n’était pas libre ou qu’une erreur portait sur l’identité ou une qualité essentielle du conjoint

Explication

L’article 180 autorise l’action lorsque le consentement n’a pas été libre ou lorsqu’une erreur concerne l’identité ou une qualité essentielle de l’autre époux. L’absence de contrat de mariage ou de réception familiale ne constitue pas, en elle-même, une cause prévue par cette disposition.

22. Quelle est la conséquence juridique du fait de contracter un second mariage avant la dissolution du premier ?

Le second mariage peut être annulé, mais aucune sanction pénale n’est prévue
Les deux mariages restent valables, sous réserve d’une autorisation du ministère public
Le second mariage reste valable, mais le premier mariage devient automatiquement caduc
Le second mariage est frappé de nullité civile et la bigamie est pénalement sanctionnée

Le second mariage est frappé de nullité civile et la bigamie est pénalement sanctionnée

Explication

L’article 147 du Code civil interdit un second mariage tant que le premier subsiste ; la bigamie entraîne donc la nullité civile du second mariage et une sanction pénale. Le remariage après dissolution du premier mariage constitue en revanche une situation différente et licite.

23. Dans quel cas un mariage peut-il être autorisé malgré un empêchement fondé sur un lien familial collatéral ou d’alliance ?

Lorsqu’un consentement familial est recueilli devant un notaire
Lorsqu’une autorisation judiciaire remplace la publication des bans
Lorsqu’une déclaration commune est déposée auprès de la mairie
Lorsqu’une dispense présidentielle est accordée dans les cas prévus

Lorsqu’une dispense présidentielle est accordée dans les cas prévus

Explication

Certains mariages entre collatéraux ou entre alliés peuvent être permis par une dispense présidentielle. Cette possibilité ne concerne pas les interdictions posées pour la ligne directe ou pour le mariage entre frère et sœur.

24. Quelle succession d’étapes correspond à la formation formelle du mariage ?

Célébration publique, remise des pièces, puis publication des bans
Publication des bans, échange privé des consentements, puis remise des pièces
Remise des pièces, publication des bans, puis célébration publique
Échange privé des consentements, publication des bans, puis célébration publique

Remise des pièces, publication des bans, puis célébration publique

Explication

La formation formelle comprend la remise des pièces nécessaires, la publication des bans et enfin la célébration publique par l’officier de l’état civil. Le seul échange privé des consentements ne suffit pas à former le mariage.

25. Pourquoi le mariage ne se forme-t-il pas par le seul échange privé des consentements ?

Parce qu’il dépend de l’homologation judiciaire des consentements des futurs époux
Parce qu’il exige un contrat patrimonial signé avant toute publication des bans
Parce qu’il suppose la présence obligatoire de tous les membres des deux familles
Parce qu’il requiert des formalités préalables et une cérémonie publique devant l’officier de l’état civil

Parce qu’il requiert des formalités préalables et une cérémonie publique devant l’officier de l’état civil

Explication

Le mariage suppose la remise de pièces, la publication des bans et une cérémonie publique devant l’officier de l’état civil. L’homologation judiciaire et la présence de tous les membres des familles ne constituent pas les formalités générales exigées.

26. Quelle est la fonction principale de la publication des bans ?

Autoriser l’officier de l’état civil à trancher les contestations relatives au mariage
Informer le public et permettre aux tiers de signaler un empêchement avant la célébration
Établir définitivement la preuve du mariage par une inscription dans un registre national
Remplacer la cérémonie publique lorsque les futurs époux ont échangé leurs consentements

Informer le public et permettre aux tiers de signaler un empêchement avant la célébration

Explication

La publication des bans rend public le projet matrimonial, afin que les tiers puissent signaler un empêchement et qu’un délai d’attente soit respecté. Elle ne remplace ni la célébration ni l’acte de mariage.

27. Où les bans doivent-ils être publiés pour un mariage célébré en France ?

À la mairie de célébration et au domicile des parents les plus proches
À la mairie de naissance des époux et au tribunal judiciaire de leur ressort
Au tribunal judiciaire et à la mairie du lieu de résidence commune projetée
À la mairie de célébration et aux mairies du domicile ou de la résidence de chacun des époux

À la mairie de célébration et aux mairies du domicile ou de la résidence de chacun des époux

Explication

Les bans sont publiés à la mairie de célébration ainsi qu’aux mairies du domicile ou, à défaut, de la résidence de chacun des époux. Les lieux de naissance, le tribunal ou le domicile des parents ne déterminent pas cette formalité.

28. Dans quelle commune le mariage peut-il être célébré selon l’article 74 du Code civil ?

Dans la commune choisie par les époux après autorisation préalable du ministère public
Dans la commune de naissance de l’un des époux, même sans domicile ni résidence actuelle
Dans la commune où les époux ont été inscrits sur les listes électorales pendant au moins six mois
Dans la commune du domicile ou d’une résidence continue d’au moins un mois de l’un des époux ou de leurs parents

Dans la commune du domicile ou d’une résidence continue d’au moins un mois de l’un des époux ou de leurs parents

Explication

Le mariage peut être célébré dans la commune où l’un des époux ou l’un de leurs parents possède un domicile ou une résidence établie depuis au moins un mois d’habitation continue à la date de la publication. Une durée d’inscription électorale ou une autorisation du ministère public n’est pas exigée par cette règle.

29. Quelle distinction décrit correctement l’opposition et la nullité du mariage ?

L’opposition intervient avant la célébration, tandis que la nullité sanctionne ensuite une irrégularité du mariage
L’opposition intervient après la célébration, tandis que la nullité empêche préalablement la cérémonie
L’opposition et la nullité interviennent toutes deux avant la célébration pour prévenir un empêchement
L’opposition et la nullité interviennent toutes deux après la célébration pour contester l’union

L’opposition intervient avant la célébration, tandis que la nullité sanctionne ensuite une irrégularité du mariage

Explication

L’opposition permet de signaler un empêchement avant que le mariage soit célébré, alors que la nullité sanctionne une irrégularité affectant un mariage déjà célébré. Les confondre revient à inverser leur moment et leur fonction juridiques.

30. Quel effet produit une opposition régulièrement formée sur la célébration du mariage ?

Elle empêche l’officier de l’état civil de célébrer le mariage, sans qu’il puisse juger son bien-fondé
Elle permet à l’officier de l’état civil d’écarter l’opposition lorsqu’il estime l’empêchement insuffisant
Elle transforme automatiquement l’opposition en action en nullité dès que les futurs époux maintiennent leur projet
Elle oblige l’officier de l’état civil à célébrer le mariage après avoir recueilli les explications des opposants

Elle empêche l’officier de l’état civil de célébrer le mariage, sans qu’il puisse juger son bien-fondé

Explication

L’opposition constitue un obstacle absolu : l’officier de l’état civil ne peut pas célébrer le mariage et n’a pas compétence pour apprécier le bien-fondé de l’opposition. La contestation doit être portée devant l’autorité compétente, plutôt que tranchée par l’officier.

31. Quelle différence oppose principalement la nullité absolue à la nullité relative du mariage ?

La nullité absolue protège un intérêt individuel, tandis que la nullité relative protège l’ordre public matrimonial
La nullité absolue résulte d’une irrégularité de procédure, tandis que la nullité relative vise toute absence de célébration
La nullité absolue protège l’intérêt général, tandis que la nullité relative protège un intérêt individuel
La nullité absolue concerne les vices du consentement, tandis que la nullité relative sanctionne la bigamie

La nullité absolue protège l’intérêt général, tandis que la nullité relative protège un intérêt individuel

Explication

La nullité absolue sanctionne une atteinte à l’intérêt général, par exemple la bigamie ou l’absence de consentement, tandis que la nullité relative protège un intérêt individuel, notamment en cas de vice du consentement. Les troisième et quatrième propositions inversent ou déforment les catégories d’irrégularités.

32. Quels sont les délais de prescription respectifs des actions en nullité absolue et en nullité relative du mariage ?

Cinq ans pour la nullité absolue et trente ans à compter du mariage pour la nullité relative
Trente ans pour la nullité absolue et cinq ans à compter du mariage pour la nullité relative
Dix ans pour la nullité absolue et trois ans à compter de la découverte du vice pour la nullité relative
Trente ans pour les deux actions, calculés à partir de la célébration du mariage

Trente ans pour la nullité absolue et cinq ans à compter du mariage pour la nullité relative

Explication

L’action en nullité absolue se prescrit par trente ans, tandis que l’action en nullité relative n’est plus recevable après cinq ans à compter du mariage. Les autres délais proposés ne correspondent pas aux règles indiquées.

33. Qu’est-ce qu’un mariage putatif ?

Un mariage nul dont certains effets antérieurs sont maintenus comme s’il avait été valable
Un mariage irrégulier dont les effets personnels sont maintenus après le divorce
Un mariage annulable dont les effets sont supprimés dès la célébration
Un mariage valable dont les effets futurs sont suspendus jusqu’à sa confirmation

Un mariage nul dont certains effets antérieurs sont maintenus comme s’il avait été valable

Explication

Le mariage putatif est nul, mais certains de ses effets antérieurs à l’annulation sont conservés. Il ne s’agit donc ni d’un mariage pleinement valable ni d’un mariage dont les effets disparaissent immédiatement.

34. Quelle condition permet de reconnaître le caractère putatif d’un mariage nul ?

La bonne foi d’au moins un époux, présumée et appréciée au moment du mariage
La bonne foi des deux époux, établie par une décision judiciaire préalable
La connaissance de la cause de nullité par un époux avant la célébration
La durée minimale du mariage, appréciée à la date de l’annulation

La bonne foi d’au moins un époux, présumée et appréciée au moment du mariage

Explication

Le mariage putatif suppose qu’au moins un époux ait ignoré la cause de nullité lors du mariage, cette bonne foi étant présumée. La bonne foi des deux époux n’est donc pas exigée.

35. Lorsque les deux époux sont de bonne foi, comment sont traités les effets antérieurs à l’annulation du mariage ?

Ils sont maintenus pour l’époux qui a demandé l’annulation
Ils sont limités aux effets favorables aux enfants du couple
Ils sont maintenus pour chacun des deux époux
Ils sont supprimés pour les deux époux à la date du jugement

Ils sont maintenus pour chacun des deux époux

Explication

La bonne foi des deux époux entraîne le maintien des effets antérieurs à l’annulation pour chacun d’eux. Lorsque la bonne foi ne concerne qu’un seul époux, le maintien est limité aux effets qui lui sont favorables.

36. Quel est l’un des effets personnels attachés au mariage concernant un mineur ou un majeur protégé ?

Le mariage transforme automatiquement le conjoint en représentant légal de toute sa famille
Le mariage émancipe le mineur et fait du conjoint le tuteur ou curateur de l’époux majeur protégé
Le mariage émancipe le mineur mais laisse la protection du conjoint majeur à sa famille
Le mariage maintient le mineur sous l’autorité parentale et désigne un tuteur extérieur au couple

Le mariage émancipe le mineur et fait du conjoint le tuteur ou curateur de l’époux majeur protégé

Explication

Le mariage émancipe de plein droit le mineur et confère au conjoint la qualité de tuteur ou de curateur de l’époux majeur protégé. Il ne désigne donc pas nécessairement un tiers pour exercer cette protection.

37. Quels devoirs l’article 212 du Code civil impose-t-il aux époux ?

La cohabitation permanente, la fidélité et la contribution aux dettes
Le secours, la protection du logement et l’éducation des enfants
La résidence commune, la solidarité financière et la représentation juridique
La fidélité, l’assistance et le respect

La fidélité, l’assistance et le respect

Explication

L’article 212 du Code civil énumère les devoirs de fidélité, d’assistance et de respect entre époux. Les autres propositions mélangent ces devoirs avec des règles relatives à la vie commune ou aux effets patrimoniaux.

38. Quelle distinction décrit correctement les devoirs d’assistance et de secours entre époux ?

L’assistance est un soutien moral et matériel, tandis que le secours est une obligation alimentaire liée au besoin
L’assistance est une obligation alimentaire liée au besoin, tandis que le secours est un soutien moral général
L’assistance protège le logement familial, tandis que le secours impose une contribution proportionnelle aux revenus
L’assistance concerne les enfants du couple, tandis que le secours organise la gestion des biens communs

L’assistance est un soutien moral et matériel, tandis que le secours est une obligation alimentaire liée au besoin

Explication

L’assistance correspond à un soutien moral et matériel général entre époux, alors que le secours devient une obligation alimentaire lorsque l’un d’eux est dans le besoin. La contribution proportionnelle aux ressources relève plutôt des charges du mariage.

39. Que signifie l’obligation de communauté de vie entre époux ?

Elle dispense les époux de vivre ensemble lorsqu’ils conservent des liens affectifs
Elle autorise le divorce pour faute dès qu’un époux refuse durablement des relations sexuelles
Elle impose des relations sexuelles régulières, même en l’absence de résidence commune
Elle impose une vie commune, sans créer une obligation d’avoir des relations sexuelles

Elle impose une vie commune, sans créer une obligation d’avoir des relations sexuelles

Explication

L’article 215 impose une communauté de vie, mais cette exigence ne permet pas d’imposer des relations sexuelles. Le refus de telles relations ne peut plus, à lui seul, fonder un divorce pour faute.

40. Quelle caractéristique définit le régime primaire ?

C’est un régime choisi par les époux pour organiser leurs biens selon leurs préférences personnelles
C’est un ensemble de règles applicable aux époux qui n’ont signé aucun contrat de mariage
C’est un statut matrimonial impératif qui s’applique à tous les couples, quel que soit leur contrat
C’est un régime patrimonial facultatif pouvant être écarté par une convention matrimoniale

C’est un statut matrimonial impératif qui s’applique à tous les couples, quel que soit leur contrat

Explication

Le régime primaire constitue le socle impératif du statut matrimonial et s’applique à tous les couples, indépendamment de leur contrat. Il se distingue ainsi du régime matrimonial, qui peut être choisi ou aménagé.

41. Comment les époux doivent-ils contribuer aux charges du mariage selon l’article 214 du Code civil ?

Selon les besoins du conjoint qui ne dispose d’aucun revenu personnel
En fonction de la propriété des biens utilisés pour la vie familiale
À parts égales, quelle que soit la différence entre leurs ressources respectives
À proportion de leurs facultés respectives, sauf convention matrimoniale contraire

À proportion de leurs facultés respectives, sauf convention matrimoniale contraire

Explication

La contribution aux charges du mariage est proportionnelle aux facultés respectives des époux, sauf stipulation matrimoniale contraire. Elle ne doit donc pas être confondue avec le secours, qui répond à l’état de besoin d’un conjoint.

42. Dans quel cas la solidarité ménagère peut-elle engager les deux époux ?

Pour un emprunt important souscrit par un époux, même s’il n’est pas nécessaire à la vie courante
Pour toute dette personnelle d’un époux, dès lors qu’elle est contractée pendant le mariage
Pour une dette contractée par l’un pour l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants, sous certaines exclusions
Pour un achat à tempérament réalisé par un époux, quelle que soit son utilité familiale

Pour une dette contractée par l’un pour l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants, sous certaines exclusions

Explication

La solidarité ménagère couvre les dettes destinées à l’entretien du ménage ou à l’éducation des enfants, sauf notamment les dépenses manifestement excessives, les achats à tempérament et certains emprunts. Elle ne transforme donc pas toute dette personnelle en dette commune.

43. Selon l’article 227 du Code civil, quel événement dissout le mariage parmi les situations suivantes ?

Le divorce légalement prononcé
La séparation de corps décidée par les époux
La cessation durable de la vie commune
La résidence séparée organisée par une convention

Le divorce légalement prononcé

Explication

L’article 227 prévoit que le mariage prend fin par la mort de l’un des époux ou par un divorce légalement prononcé. La séparation de corps relâche le lien matrimonial, mais ne dissout pas le mariage.

44. Quelle évolution majeure la réforme du 11 juillet 1975 a-t-elle introduite en matière de divorce ?

Elle a confié les divorces consensuels au notaire chargé de les homologuer.
Elle a admis le divorce par consentement mutuel et diversifié les causes de divorce.
Elle a supprimé le divorce et renforcé la séparation de corps.
Elle a réservé le divorce aux situations de faute grave d’un époux.

Elle a admis le divorce par consentement mutuel et diversifié les causes de divorce.

Explication

La réforme de 1975 a admis le divorce par consentement mutuel et instauré une pluralité de causes de divorce. Elle n’a donc pas supprimé le divorce ni limité celui-ci à la faute.

45. Quelle loi a créé le divorce sans juge par acte sous signature privée contresigné par avocats et déposé chez un notaire ?

La loi du 18 novembre 2016
La loi du 20 septembre 1792
La loi du 8 mai 1816
La loi du 11 juillet 1975

La loi du 18 novembre 2016

Explication

La loi du 18 novembre 2016 a instauré le divorce sans juge selon cette forme conventionnelle. La réforme de 1975 concernait notamment le consentement mutuel, tandis que les lois de 1792 et de 1816 correspondent à d’autres étapes historiques.

46. Quelle condition permet aux époux de divorcer sans juge par acte sous signature privée contresigné par leurs avocats ?

Ils doivent parvenir à un accord total sur le divorce et ses effets.
Ils doivent démontrer une faute précise imputable à l’autre époux.
Ils doivent attendre la décision d’un juge sur les conséquences du divorce.
Ils doivent obtenir l’accord préalable du ministère public sur leur projet.

Ils doivent parvenir à un accord total sur le divorce et ses effets.

Explication

Le divorce sans juge suppose un accord total des époux sur le principe de la rupture et sur ses effets, dans un acte contresigné par leurs avocats puis déposé chez un notaire. À l’inverse, un divorce judiciaire peut être demandé par un seul époux.

47. Quel élément peut figurer dans une convention de divorce sans juge ?

L’identification des époux, des enfants et les modalités de règlement.
La désignation du juge chargé de prononcer la rupture du mariage.
La constatation médicale de l’impossibilité de maintenir la vie commune.
La décision du notaire sur la responsabilité personnelle de chaque époux.

L’identification des époux, des enfants et les modalités de règlement.

Explication

La convention identifie notamment les époux, les enfants et les avocats, et précise l’accord sur la rupture, ses effets et les modalités de règlement. Le notaire ne prononce pas le divorce et ne statue pas sur la responsabilité des époux.

48. Dans quelle situation le divorce par consentement mutuel extrajudiciaire est-il impossible ?

Lorsqu’un enfant mineur demande à être entendu par le juge.
Lorsque la convention prévoit le versement d’une prestation compensatoire.
Lorsque les époux choisissent des avocats différents pour les assister.
Lorsque les époux ont des enfants mineurs sans demander leur audition.

Lorsqu’un enfant mineur demande à être entendu par le juge.

Explication

L’audition demandée par un enfant mineur fait obstacle au divorce extrajudiciaire, qui doit alors relever de la voie judiciaire. La présence d’enfants, d’avocats distincts ou d’une prestation compensatoire ne suffit pas à elle seule à l’exclure.

49. Quelles exigences concernent le consentement et l’assistance des époux dans le divorce extrajudiciaire ?

Les époux rédigent seuls la convention et les avocats interviennent après sa signature.
Chaque époux est assisté par un avocat et son consentement est expressément formulé dans l’acte.
Un avocat commun représente les époux et leur consentement peut rester implicite dans la convention.
Le notaire assiste les époux et recueille leur consentement après le dépôt de l’acte.

Chaque époux est assisté par un avocat et son consentement est expressément formulé dans l’acte.

Explication

Chaque époux doit disposer de son propre avocat, lequel contresigne la convention, et le consentement au divorce ainsi qu’à ses effets doit y être exprimé clairement. Un avocat commun ou une manifestation simplement implicite du consentement ne répond pas à ces exigences.

50. À quel moment les époux peuvent-ils signer le projet de convention de divorce extrajudiciaire ?

Après l’expiration d’un délai de réflexion de quinze jours suivant sa réception.
Après le dépôt de la convention au rang des minutes du notaire.
Dès sa remise par les avocats, avant toute notification formelle aux époux.
À l’issue d’un délai fixé librement par les époux dans la convention.

Après l’expiration d’un délai de réflexion de quinze jours suivant sa réception.

Explication

Le projet est envoyé à chaque époux par lettre recommandée avec demande d’avis de réception et la signature ne peut intervenir qu’après quinze jours de réflexion à compter de la réception. Le dépôt notarial intervient après la signature et le délai n’est pas fixé librement par les époux.

51. Quel effet produit le dépôt de la convention de divorce au rang des minutes du notaire ?

Il remplace la signature des avocats lorsque les époux ont donné leur accord oral.
Il lui confère une date certaine et une force exécutoire après vérification des formalités.
Il transforme la convention en jugement après une audience contradictoire devant le notaire.
Il permet au notaire de modifier les mesures convenues pour protéger les intérêts familiaux.

Il lui confère une date certaine et une force exécutoire après vérification des formalités.

Explication

Le notaire vérifie les exigences formelles et le respect du délai de réflexion, puis le dépôt donne à la convention une date certaine et une force exécutoire. Le notaire ne rend pas un jugement et ne peut pas remplacer les signatures ou réécrire librement l’accord.

52. Quelle condition caractérise le divorce par consentement mutuel judiciaire ?

Les époux s’accordent sur le principe du divorce, puis le juge fixe les conséquences contestées
Les époux s’accordent sur le principe du divorce et sur l’ensemble de ses effets, soumis au juge
Les époux renoncent à toute convention et demandent au juge de régler leurs désaccords
Les époux confient au notaire le contrôle des intérêts personnels et pécuniaires de chacun

Les époux s’accordent sur le principe du divorce et sur l’ensemble de ses effets, soumis au juge

Explication

Ce divorce suppose un accord complet sur le principe de la rupture et sur ses conséquences, que le juge doit homologuer. L’accord portant sur le seul principe correspond au divorce accepté, et non au consentement mutuel judiciaire.

53. Dans quelle situation le juge peut-il refuser d’homologuer la convention de divorce ?

Lorsque les époux ont présenté une convention après une période de séparation trop courte
Lorsque la convention a été élaborée avec l’assistance de leurs avocats respectifs
Lorsque les époux ont choisi de régler les conséquences financières dans leur convention
Lorsque la convention protège insuffisamment les intérêts d’un époux ou des enfants

Lorsque la convention protège insuffisamment les intérêts d’un époux ou des enfants

Explication

Le juge doit vérifier que la convention protège suffisamment les intérêts personnels et pécuniaires des époux ainsi que ceux des enfants. En cas de protection insuffisante, il refuse l’homologation et ne peut pas prononcer le divorce.

54. Que signifie l’acceptation du divorce par les époux ?

Ils invoquent des violations graves des devoirs conjugaux rendant la vie commune intolérable
Ils demandent au juge de constater une rupture durable de la communauté de vie
Ils sont d’accord sur le principe du divorce et sur toutes les modalités de ses conséquences
Ils sont d’accord sur le principe du divorce mais restent en désaccord sur ses conséquences

Ils sont d’accord sur le principe du divorce mais restent en désaccord sur ses conséquences

Explication

Le divorce accepté repose sur un accord des époux concernant le principe de la rupture, tandis que ses conséquences demeurent litigieuses. Un accord complet sur les effets relèverait du consentement mutuel judiciaire.

55. Quels éléments permettent de caractériser l’altération définitive du lien conjugal ?

La cessation de toute communauté de vie affective et matérielle entre les époux séparés
La violation répétée d’un devoir matrimonial rendant le maintien de la vie commune intolérable
La fin de la cohabitation matérielle, même si les relations affectives sont maintenues
La persistance de tensions conjugales malgré une communauté de vie affective et matérielle

La cessation de toute communauté de vie affective et matérielle entre les époux séparés

Explication

L’altération définitive exige la disparition simultanée de la communauté de vie affective et matérielle. La seule absence de cohabitation ne suffit pas si un lien affectif ou une communauté matérielle subsiste.

56. Depuis la loi du 23 mars 2019, quelle durée de séparation est exigée pour le divorce pour altération définitive du lien conjugal ?

Deux ans à la date du jugement
Un an à la date de l’assignation
Six mois à la date de la requête
Trois ans à la date de l’audience

Un an à la date de l’assignation

Explication

La durée exigée est d’un an, appréciée à la date de l’assignation. Les autres durées ne correspondent pas à la règle issue de la réforme de 2019.

57. Quelle situation constitue une faute conjugale au sens de l’article 242 du Code civil ?

Une séparation matérielle prolongée sans comportement imputable à l’un des époux
Une difficulté financière du ménage dépourvue de manquement aux obligations matrimoniales
Une divergence ponctuelle entre les époux concernant l’organisation quotidienne du foyer
Une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune

Une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune

Explication

La faute conjugale suppose un manquement grave ou renouvelé aux devoirs et obligations du mariage, imputable à un époux, qui rend la vie commune intolérable. Une simple divergence ou difficulté matérielle ne remplit pas ces conditions.

58. Dans quelle situation la réconciliation empêche-t-elle une demande en divorce pour faute ?

Lorsqu’une reprise ou un maintien volontaire de la vie commune s’accompagne d’une volonté de pardonner la faute
Lorsqu’un époux reconnaît les faits reprochés sans reprendre la communauté de vie avec l’autre
Lorsqu’une séparation est décidée après une discussion sur les conséquences patrimoniales du divorce
Lorsqu’une cohabitation se poursuit pour des raisons pratiques sans volonté de reprendre la vie conjugale

Lorsqu’une reprise ou un maintien volontaire de la vie commune s’accompagne d’une volonté de pardonner la faute

Explication

La réconciliation requiert à la fois une reprise ou un maintien de la vie commune et une volonté de pardonner la faute. Une cohabitation imposée par des nécessités pratiques ne suffit pas à établir cette réconciliation.

59. Qui peut exercer l’action en divorce ?

Les époux eux-mêmes, car l’action est strictement personnelle et ne se transmet pas à leurs héritiers
Les héritiers d’un époux, lorsqu’ils souhaitent reprendre l’instance après son décès
Les membres de la famille, lorsqu’ils disposent d’informations sur la vie conjugale
Les créanciers d’un époux, lorsqu’ils invoquent un intérêt patrimonial à la rupture

Les époux eux-mêmes, car l’action est strictement personnelle et ne se transmet pas à leurs héritiers

Explication

L’action en divorce est attachée à la personne des époux et ne peut être reprise par leurs héritiers. Les tiers ne peuvent donc pas engager ou poursuivre cette action à leur place.

60. Quelle juridiction est compétente pour connaître du divorce ?

Le notaire, lorsqu’il est chargé de liquider les intérêts patrimoniaux des époux
Le tribunal judiciaire siégeant sans la formation spécialisée du juge aux affaires familiales
Le juge des enfants, en raison des conséquences du divorce sur l’autorité parentale
Le juge aux affaires familiales, qui constitue une formation spécialisée du tribunal judiciaire

Le juge aux affaires familiales, qui constitue une formation spécialisée du tribunal judiciaire

Explication

Le divorce relève du juge aux affaires familiales, formation spécialisée du tribunal judiciaire. Le tribunal judiciaire désigne la juridiction de rattachement, tandis que le notaire ne prononce pas le divorce.

61. Quelle règle encadre la preuve en matière de divorce ?

La preuve est libre sans restriction particulière concernant les descendants, la violence ou la fraude
La preuve est limitée aux documents écrits, tandis que les descendants peuvent témoigner sur les griefs de leurs parents
La preuve est libre, mais les descendants ne peuvent témoigner sur les griefs et les preuves obtenues par violence ou fraude sont exclues
La preuve repose sur les témoignages familiaux, mais les documents obtenus frauduleusement restent recevables

La preuve est libre, mais les descendants ne peuvent témoigner sur les griefs et les preuves obtenues par violence ou fraude sont exclues

Explication

La liberté de la preuve connaît deux limites importantes : les descendants ne peuvent pas être entendus sur les griefs invoqués par leurs parents, et les preuves obtenues par violence ou fraude ne peuvent être produites. Les autres propositions méconnaissent l’une de ces protections.

62. Quel est le rôle des mesures provisoires pendant l’instance en divorce ?

Elles suspendent l’exercice de l’autorité parentale jusqu’au prononcé définitif du divorce
Elles règlent les désaccords patrimoniaux sans pouvoir être révisées pendant l’instance
Elles fixent définitivement les conséquences du divorce dès l’ouverture de la procédure
Elles organisent temporairement la vie des époux et des enfants et peuvent être modifiées à tout moment

Elles organisent temporairement la vie des époux et des enfants et peuvent être modifiées à tout moment

Explication

Les mesures provisoires permettent d’organiser la vie familiale pendant la durée de l’instance et restent adaptables. Elles ne préjugent donc pas définitivement du règlement du divorce.

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Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Formation et dissolution du mariage.

Qu'est-ce que la famille selon la définition juridique ?

Un groupement de personnes liées par un engagement de vie commune ou la filiation.

Quels sont les deux engagements de vie commune reconnus par le droit ?

Le mariage et le pacte civil de solidarité.

Quelle situation de vie commune n'a pas d'engagement juridique ?

Le concubinage.

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