QCM : Histoire des institutions publiques — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel événement ouvre la période conduisant progressivement à l’État royal français jusqu’à la Révolution française ?

La chute de l’Empire romain d’Occident en 476
L’avènement des Capétiens à la fin du Xe siècle
Le partage de Verdun entre les héritiers de Charlemagne
L’exécution de Louis XVI en janvier 1793

La chute de l’Empire romain d’Occident en 476

Explication

La chute de l’Empire romain d’Occident en 476 inaugure une longue évolution vers l’État royal français, achevée par la Révolution. Le partage de Verdun intervient plus tard et ne constitue donc pas le point de départ de cette période.

2. Quelle succession dynastique correspond à l’histoire de la monarchie française ?

Capétiens, Mérovingiens, puis Carolingiens
Mérovingiens, Capétiens, puis Carolingiens
Mérovingiens, Carolingiens, puis Capétiens
Carolingiens, Mérovingiens, puis Capétiens

Mérovingiens, Carolingiens, puis Capétiens

Explication

Les Mérovingiens règnent de 481 à 751, les Carolingiens de 751 à 987, puis les Capétiens à partir de 987. La confusion principale consiste à inverser l’ordre des deux premières dynasties.

3. Jusqu’à quel événement la monarchie capétienne se poursuit-elle ?

Jusqu’au partage de Verdun conclu en 843
Jusqu’à la chute de l’Empire romain en 476
Jusqu’à l’avènement des Carolingiens en 751
Jusqu’à l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793

Jusqu’à l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793

Explication

La monarchie capétienne, commencée en 987, se prolonge jusqu’à l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793. Le partage de Verdun et les changements dynastiques antérieurs appartiennent à des périodes différentes.

4. Quelle distinction caractérise le passage du roi suzerain au roi souverain ?

Le suzerain dépend d’une reconnaissance féodale, tandis que le souverain exerce une autorité supérieure sur toute la population.
Le suzerain administre toute la population, tandis que le souverain dépend de réseaux de fidélité féodale.
Le suzerain est un législateur national, tandis que le souverain arbitre les relations entre quelques vassaux.
Le suzerain dirige des groupes sociaux depuis une position supérieure, tandis que le souverain reçoit leur reconnaissance féodale.

Le suzerain dépend d’une reconnaissance féodale, tandis que le souverain exerce une autorité supérieure sur toute la population.

Explication

Avant le XVe siècle, le roi agit principalement comme suzerain et arbitre au sein de réseaux de fidèles, alors qu’il devient ensuite un souverain placé au-dessus des groupes sociaux. La deuxième proposition inverse précisément les caractéristiques des deux notions.

5. Quelle évolution caractérise la fonction royale à partir du XVIe siècle ?

Le roi prend en charge l’intérêt général, puis devient législateur et administrateur.
Le roi renonce à l’administration et privilégie l’arbitrage entre seigneurs féodaux.
Le roi abandonne l’intérêt général et concentre son action sur les privilèges nobiliaires.
Le roi délègue la législation aux communautés religieuses et l’administration aux vassaux.

Le roi prend en charge l’intérêt général, puis devient législateur et administrateur.

Explication

À partir du XVIe siècle, le roi est chargé de l’intérêt général et assume des fonctions de législateur et d’administrateur. La deuxième proposition renvoie davantage à la position du roi dans les réseaux féodaux antérieurs.

6. Quelle formule résume les fondements politiques, religieux et sociaux de l’Ancien Régime ?

« Un roi, une foi, une loi », dans une monarchie de droit divin et une société d’ordres.
« Un seigneur, un fief, un serment », dans une monarchie fondée sur les liens personnels.
« Une assemblée, plusieurs cultes, une loi », dans une société organisée par la citoyenneté.
« Un roi, plusieurs lois, une foi », dans une société réunissant les ordres sans distinction.

« Un roi, une foi, une loi », dans une monarchie de droit divin et une société d’ordres.

Explication

L’Ancien Régime repose sur la formule « un roi, une foi, une loi », la monarchie de droit divin, la religion chrétienne et la division entre clergé, noblesse et tiers état. La deuxième formule décrit plutôt des éléments de la féodalité et ne résume pas l’organisation de l’Ancien Régime.

7. Quelle définition distingue correctement la vassalité de la seigneurie ?

La vassalité est un pouvoir territorial, tandis que la seigneurie est un contrat personnel conclu entre deux nobles.
La vassalité est un lien personnel et féodal, tandis que la seigneurie est un pouvoir territorial exercé sur une population.
La vassalité désigne une fonction administrative, tandis que la seigneurie correspond à une relation religieuse entre fidèles.
La vassalité repose sur une autorité royale, tandis que la seigneurie désigne l’alliance personnelle entre un vassal et son seigneur.

La vassalité est un lien personnel et féodal, tandis que la seigneurie est un pouvoir territorial exercé sur une population.

Explication

La vassalité naît d’un contrat personnel entre un vassal et un seigneur et s’enrichit d’un lien réel lié au fief. La seigneurie se définit plutôt par l’exercice d’un pouvoir territorial sur une population, ce qui distingue les deux notions.

8. Dans quel ordre se déroule la formation du lien vassalique ?

Le vassal reçoit la rente, puis le seigneur prête serment pour confirmer leur alliance.
Le seigneur remet le fief, puis le vassal organise une cérémonie d’hommage religieux.
Le vassal prête serment sur les Évangiles, puis accomplit l’hommage au seigneur.
Le vassal accomplit l’hommage, puis prête serment sur les Évangiles.

Le vassal accomplit l’hommage, puis prête serment sur les Évangiles.

Explication

La formation du lien vassalique commence par l’hommage, au cours duquel le vassal se recommande au seigneur, puis se poursuit par le serment prêté sur les Évangiles. Le serment ne précède donc pas l’hommage dans ce processus.

9. Quelles obligations caractérisent principalement la relation entre le vassal et son seigneur ?

Le vassal assure protection et fief, tandis que le seigneur fournit aide et conseil
Le vassal remet une dot et une rançon, tandis que le seigneur organise les croisades
Le vassal rend la justice et lève l’impôt, tandis que le seigneur dirige l’armée
Le vassal fournit aide et conseil, tandis que le seigneur assure protection et fief

Le vassal fournit aide et conseil, tandis que le seigneur assure protection et fief

Explication

La relation vassalique repose sur l’auxilium et le consilium du vassal, en échange de la protection et du fief accordés par le seigneur. Le serment et les sanctions liées au parjure ne constituent pas une obligation identique pour les deux parties.

10. Quelle évolution du statut du fief favorise la formation de lignages centrés sur le fils aîné ?

Le fief devient une fonction publique attribuée selon les besoins militaires du royaume
Le fief passe d’une propriété familiale à une charge personnelle supprimée au décès du seigneur
Le fief reste une concession temporaire renouvelée par chaque nouveau seigneur
Le fief passe d’une concession personnelle et viagère à une transmission héréditaire puis patrimoniale

Le fief passe d’une concession personnelle et viagère à une transmission héréditaire puis patrimoniale

Explication

Le fief, d’abord accordé pour la vie du vassal, devient transmissible à ses descendants puis intégré au patrimoine familial, ce qui renforce les lignages autour de l’aîné. Une concession viagère ne se transmet pas aux descendants, contrairement à une concession héréditaire.

11. Qu’est-ce qui définit une seigneurie banale ?

Une circonscription religieuse dirigée par un évêque représentant le roi
Un territoire où le seigneur exerce des pouvoirs militaires, fiscaux et judiciaires
Une alliance personnelle dans laquelle deux puissants échangent serment et fidélité
Un domaine agricole consacré à la production destinée aux marchés urbains

Un territoire où le seigneur exerce des pouvoirs militaires, fiscaux et judiciaires

Explication

La seigneurie banale est un centre territorial de pouvoir où le seigneur exerce des prérogatives militaires, fiscales et judiciaires. Elle se distingue donc de la vassalité, qui organise une relation personnelle entre deux puissants.

12. Quelles fonctions relèvent du pouvoir de ban exercé par le seigneur ?

La défense militaire, la fiscalité et la justice
La transmission familiale, le mariage et la succession
Le commerce maritime, la frappe monétaire et la diplomatie royale
La prière liturgique, l’enseignement et l’assistance aux pauvres

La défense militaire, la fiscalité et la justice

Explication

Le pouvoir de ban regroupe les compétences de défense militaire, de prélèvement fiscal et de justice. La transmission familiale et les activités religieuses ne correspondent pas aux trois fonctions constitutives du ban.

13. Que désigne le terme latin consuetudines dans le contexte de la seigneurie ?

Une décision judiciaire au singulier et des privilèges religieux au pluriel
Un impôt royal au singulier et des terres héréditaires au pluriel
Un serment vassalique au singulier et des obligations militaires au pluriel
Une règle coutumière au singulier et des droits publics exercés par le seigneur au pluriel

Une règle coutumière au singulier et des droits publics exercés par le seigneur au pluriel

Explication

Consuetudo désigne une règle coutumière, tandis que consuetudines renvoie aux droits d’origine publique exercés par le seigneur. Le terme ne désigne donc ni le serment vassalique ni une catégorie particulière de terres.

14. Quels droits le duc de Normandie conserve-t-il comme droits ducaux plutôt que seigneuriaux ?

La protection religieuse, l’hommage, le fief et le conseil
La guerre, la justice, l’impôt et la monnaie
La succession familiale, la corvée, le marché et le mariage
La culture des terres, la chasse, le péage et la construction

La guerre, la justice, l’impôt et la monnaie

Explication

En Normandie, le duc conserve les droits de guerre, de justice, d’impôt et de monnaie, qui demeurent attachés au pouvoir ducal. Ils ne sont donc pas transférés aux seigneurs locaux comme des prérogatives seigneuriales.

15. Que révèle le recensement des châteaux de la région d’Angers entre 1050 et 1100 ?

Sur 60 châteaux, 15 restent au comte, 40 relèvent de pouvoirs autonomes et 5 ont un statut incertain
Sur 60 châteaux, 40 restent au comte, 15 relèvent de pouvoirs autonomes et 5 ont un statut incertain
Sur 60 châteaux, 15 restent au comte, 5 relèvent de pouvoirs autonomes et 40 ont un statut incertain
Sur 60 châteaux, 5 restent au comte, 40 relèvent de pouvoirs autonomes et 15 ont un statut incertain

Sur 60 châteaux, 15 restent au comte, 40 relèvent de pouvoirs autonomes et 5 ont un statut incertain

Explication

Le recensement montre que 15 châteaux restent au comte, tandis que 40 dépendent de pouvoirs seigneuriaux autonomes et 5 ont un statut incertain. Cette répartition illustre l’importance de l’émiettement des pouvoirs dans la région.

16. Entre 987 et 1031, dans quelles régions la royauté cesse-t-elle notamment d’intervenir, tout en conservant une présence en Normandie et dans le Val de Loire ?

En Flandre et en Auvergne
Dans le Val de Loire et en Flandre
En Auvergne et en Normandie
En Normandie et en Anjou

En Flandre et en Auvergne

Explication

Entre 987 et 1031, la royauté abandonne notamment son intervention en Flandre et en Auvergne, alors qu’elle reste présente en Normandie et dans le Val de Loire. Les autres propositions associent à tort une région où elle se maintient à une région où son intervention cesse.

17. Après 1031, quel axe devient le principal centre de l’activité politique et diplomatique de la royauté ?

Tours-Poitiers-Limoges
Reims-Troyes-Champagne
Paris-Orléans-Senlis
Rouen-Caen-Bayeux

Paris-Orléans-Senlis

Explication

À partir de 1031, l’activité politique et diplomatique royale se concentre principalement sur l’axe Paris-Orléans-Senlis. Les autres axes correspondent à des espaces régionaux, mais ne constituent pas le principal foyer indiqué pour la royauté.

18. Quel rôle les grands princes territoriaux jouent-ils dans le royaume au XIe siècle ?

Ils assurent la diplomatie royale et conduisent les armées du domaine capétien
Ils administrent les finances royales et remplacent les évêques auprès du roi
Ils organisent les élections royales et transmettent directement les ordres aux villages
Ils contrôlent de vastes régions et s’interposent entre le roi et leurs populations

Ils contrôlent de vastes régions et s’interposent entre le roi et leurs populations

Explication

Les grands princes territoriaux contrôlent une grande partie du royaume et forment un écran entre le roi et les populations de leurs régions. Leur fonction décrite ici est donc leur domination territoriale et leur rôle d’intermédiaires, non la gestion générale des institutions royales.

19. Sur quels trois éléments les Capétiens fondent-ils leur légitimité royale ?

La conquête militaire, la richesse foncière et l’élection populaire
L’élection par les grands, le sacre religieux et l’hérédité
Le sacre religieux, la nomination pontificale et la conquête militaire
L’hérédité, la richesse urbaine et l’accord des communautés locales

L’élection par les grands, le sacre religieux et l’hérédité

Explication

La légitimité capétienne repose sur l’élection par les grands, le sacre religieux et l’hérédité. La confusion fréquente consiste à considérer l’hérédité comme le principe dominant dès 987, alors qu’elle s’impose progressivement face au rôle initial de l’élection.

20. En 987, qui élit Hugues Capet roi et où cette assemblée se réunit-elle ?

Un concile d’évêques réuni à Reims
Les habitants de Paris réunis à Orléans
Les princes normands réunis à Rouen
Une assemblée de grands réunie à Senlis

Une assemblée de grands réunie à Senlis

Explication

Hugues Capet est élu en 987 par une assemblée de grands réunie à Senlis. Reims est associé au sacre dans la tradition monarchique, mais ce n’est pas le lieu de l’assemblée élective mentionnée ici.

21. Quel enchaînement décrit correctement les éléments du sacre royal ?

Promesse royale, élection, onction, puis remise des regalia
Élection, remise de l’épée, conquête militaire, puis onction
Onction, nomination pontificale, promesse royale, puis couronnement militaire
Promesse royale, conquête du royaume, élection, puis remise de l’anneau

Promesse royale, élection, onction, puis remise des regalia

Explication

Le sacre comprend la promesse royale, l’élection et l’onction, puis la remise des regalia, notamment l’anneau, l’épée, le sceptre et la couronne. Les autres enchaînements introduisent des éléments qui ne font pas partie du rituel décrit ou modifient son ordre.

22. Quelle définition correspond au ministerium regis ?

Une domination territoriale fondée sur la possession patrimoniale d’un fief
Une fonction religieuse consacrée à l’administration des monastères du royaume
Une autorité militaire chargée d’étendre le domaine personnel du souverain
Une mission d’intérêt public comprenant justice, paix et protection des vulnérables

Une mission d’intérêt public comprenant justice, paix et protection des vulnérables

Explication

Le ministerium regis désigne la mission royale de gouverner pour la chose publique, rendre la justice, maintenir la paix et protéger les veuves, les orphelins et les églises. Il se distingue ainsi des pouvoirs seigneuriaux, qui reposent sur une domination territoriale patrimonialisée.

23. Que limite la trêve de Dieu, établie vers 1030 ?

La circulation des marchands pendant les fêtes religieuses
Les assemblées de grands chargées d’élire le roi
La transmission héréditaire des terres détenues par les seigneurs
Les périodes durant lesquelles la violence peut être exercée

Les périodes durant lesquelles la violence peut être exercée

Explication

La trêve de Dieu interdit la violence du mercredi soir au lundi matin ainsi que durant les grandes périodes religieuses, ce qui limite les moments où la violence est permise. La paix de Dieu répond à une logique différente, car elle protège surtout les personnes et les biens.

24. Quelle distinction caractérise le mieux l’évolution du statut royal entre la période antérieure au XIIIe siècle et le XIIIe siècle ?

Le roi passe d’un souverain indépendant à un suzerain intégré dans une hiérarchie féodale plus étendue.
Le roi passe d’un seigneur territorial à un vassal soumis aux autorités ecclésiastiques et impériales.
Le roi conserve une fonction féodale, tandis que les seigneurs acquièrent progressivement l’autorité générale du royaume.
Le roi passe d’un suzerain placé au sommet de la hiérarchie féodale à un souverain supérieur à tous les pouvoirs.

Le roi passe d’un suzerain placé au sommet de la hiérarchie féodale à un souverain supérieur à tous les pouvoirs.

Explication

Avant le XIIIe siècle, le roi domine la hiérarchie féodale comme suzerain, puis il affirme une souveraineté générale et indépendante. Confondre suzeraineté et souveraineté revient à maintenir le roi dans une hiérarchie féodale alors que son autorité s’en affranchit progressivement.

25. Quelle conception Suger développe-t-il sous le règne de Louis VII pour renforcer la position du roi dans la hiérarchie féodale ?

Les grands seigneurs administrent leurs fiefs sans lien juridique avec la couronne.
Les fiefs ecclésiastiques échappent à l’autorité royale selon le principe d’immunité.
Tous les fiefs du royaume dépendent du roi selon la théorie de la mouvance.
Les héritiers des duchés choisissent leurs fiancés sans intervention du pouvoir royal.

Tous les fiefs du royaume dépendent du roi selon la théorie de la mouvance.

Explication

Suger développe la théorie de la mouvance, selon laquelle tous les fiefs du royaume dépendent du roi. L’immunité ecclésiastique concerne un autre problème juridique et ne décrit pas cette conception de la hiérarchie féodale.

26. Quel événement s’est produit le 10 juin 1155 lors de l’assemblée de Soissons ?

Une ordonnance sur le douaire a été promulguée afin de régler les droits des veuves nobles.
Une ordonnance sur le parage a été adoptée pour organiser le partage des héritages féodaux.
Une paix générale a été proclamée pour protéger pendant dix ans les églises, les marchands et les paysans.
Une condamnation a permis de confisquer les fiefs d’un vassal accusé de manquement à ses devoirs.

Une paix générale a été proclamée pour protéger pendant dix ans les églises, les marchands et les paysans.

Explication

L’assemblée de Soissons proclame en 1155 une paix générale destinée à protéger plusieurs catégories de personnes pendant dix ans. Les ordonnances sur le parage et le douaire appartiennent à des mesures prises sous Philippe Auguste, à une autre période.

27. Que désigne la jurisdictio dans le fonctionnement de la justice royale ?

La capacité de dire le droit et d’édicter une règle générale applicable dans le royaume.
Le pouvoir d’un vassal de négocier ses obligations avant de comparaître devant son seigneur.
La compétence d’un seigneur pour rendre des décisions limitées aux terres de sa seigneurie.
La faculté d’un évêque de protéger les biens ecclésiastiques contre les autorités laïques.

La capacité de dire le droit et d’édicter une règle générale applicable dans le royaume.

Explication

La jurisdictio désigne le pouvoir de dire le droit et de produire une règle générale applicable à l’ensemble du royaume. La justice seigneuriale peut rendre des décisions, mais son ressort demeure initialement limité au territoire seigneurial.

28. Quelle évolution touche les textes royaux à la fin du XIIIe siècle ?

Ils deviennent des conseils dépourvus d’effet sur les juridictions seigneuriales.
Ils acquièrent une force obligatoire pour l’ensemble du royaume.
Ils s’appliquent aux affaires locales après approbation de chaque communauté.
Ils concernent principalement les relations privées entre les vassaux et leurs seigneurs.

Ils acquièrent une force obligatoire pour l’ensemble du royaume.

Explication

À la fin du XIIIe siècle, les textes royaux obtiennent une force obligatoire à l’échelle du royaume. Les réduire à des conseils locaux ou à des règles privées méconnaît l’extension de leur portée générale.

29. Quelle définition correspond à la souveraineté royale ?

La supériorité du roi sur toute la population et son indépendance envers tout supérieur temporel.
La position du roi au sommet d’une hiérarchie féodale, avec des obligations envers un seigneur supérieur.
La direction des affaires religieuses du royaume sous l’autorité d’un supérieur ecclésiastique.
La capacité des seigneurs à exercer une autorité judiciaire autonome dans leurs domaines respectifs.

La supériorité du roi sur toute la population et son indépendance envers tout supérieur temporel.

Explication

La souveraineté royale combine la supériorité du roi sur l’ensemble de la population et son indépendance à l’égard de tout supérieur temporel. La suzeraineté, au contraire, inscrit le roi dans une hiérarchie féodale fondée sur des liens entre supérieurs et vassaux.

30. Que permet d’expliquer la théorie des deux corps du roi ?

La séparation entre une autorité judiciaire exercée par le roi et une autorité militaire confiée aux seigneurs.
La continuité de la fonction royale malgré la mort du roi grâce au corps mystique, distinct du corps naturel.
La distinction entre le domaine royal, soumis aux lois, et les fiefs, gouvernés par des coutumes locales.
La transmission du pouvoir royal par le corps naturel, qui demeure intact après le décès du souverain.

La continuité de la fonction royale malgré la mort du roi grâce au corps mystique, distinct du corps naturel.

Explication

La théorie distingue le corps naturel, mortel, du corps mystique, immuable et transmis d’un règne à l’autre. Le corps naturel ne garantit donc pas la continuité après la mort du roi ; cette fonction revient au corps mystique.

31. Quels pouvoirs les juristes attribuent-ils au roi pour caractériser l’étendue de son autorité ?

L’auctoritas, l’imperium, la jurisdictio, la majestas et la plenitudo potestatis.
La vassalitas, le bénéfice, l’hommage, le cens et la corvée seigneuriale.
La pénitence, l’excommunication, le sacerdoce, la dîme et l’ordination.
La coutume, le lignage, le mariage, le tournoi et la succession féodale.

L’auctoritas, l’imperium, la jurisdictio, la majestas et la plenitudo potestatis.

Explication

Les juristes associent au roi plusieurs prérogatives majeures, notamment l’auctoritas, l’imperium, la jurisdictio, la majestas et la plenitudo potestatis. Les termes de la deuxième proposition décrivent plutôt des relations ou obligations féodales, et non l’ensemble des pouvoirs souverains.

32. Quelle conception politique Henri VII tente-t-il de réactiver en 1312 ?

La souveraineté territoriale limitée par les coutumes locales
La monarchie universelle fondée sur le dominium mundi
La dépendance du roi à l’égard des princes de son royaume
La séparation institutionnelle entre l’Église et le pouvoir royal

La monarchie universelle fondée sur le dominium mundi

Explication

En 1312, Henri VII cherche à réactiver l’idée d’une monarchie universelle associée au dominium mundi, c’est-à-dire à la domination impériale du monde. Cette conception se distingue de la revendication française d’un roi indépendant à l’intérieur de son royaume.

33. Sur quels fondements les juristes français affirment-ils que le roi de France ne reconnaît pas de pouvoir temporel supérieur ?

Sur les décisions du Parlement et les comptes des officiers royaux
Sur les traités impériaux et les privilèges accordés aux grands seigneurs
Sur le texte Per Venerabilem de 1202 et sur la Bible
Sur les capitulaires carolingiens et les lois des peuples germaniques

Sur le texte Per Venerabilem de 1202 et sur la Bible

Explication

Les juristes français s’appuient notamment sur le texte pontifical Per Venerabilem de 1202 et sur la Bible pour défendre l’indépendance temporelle du roi. Les autres fondements proposés concernent des institutions ou des traditions qui ne correspondent pas à cette argumentation précise.

34. Quels sont les principaux organes du gouvernement royal médiéval ?

La cour impériale, les communes et les bureaux de perception
Le conseil du roi, le Parlement et la Chambre des comptes
La chancellerie, les bailliages et les assemblées de métiers
Les États généraux, les prévôtés et les juridictions ecclésiastiques

Le conseil du roi, le Parlement et la Chambre des comptes

Explication

Le gouvernement royal médiéval repose principalement sur le conseil du roi, le Parlement et la Chambre des comptes. Les autres ensembles mélangent des institutions locales, sociales ou étrangères qui ne constituent pas les trois organes principaux indiqués.

35. Autour de quelles transformations l’administration royale médiévale évolue-t-elle ?

L’expansion commerciale, la réforme universitaire et la transmission héréditaire des charges
La transformation des offices domestiques, la naissance des organes de gouvernement et l’administration locale
La création d’une armée permanente, l’unification monétaire et la suppression des juridictions locales
Le renforcement des privilèges féodaux, la disparition des offices et la centralisation ecclésiastique

La transformation des offices domestiques, la naissance des organes de gouvernement et l’administration locale

Explication

L’évolution de l’administration royale médiévale s’organise autour de la transformation des offices domestiques, de la naissance des organes de gouvernement et du développement de l’administration locale. Les autres réponses associent des changements qui ne correspondent pas aux trois axes caractérisant cette évolution.

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Quelle année marque la chute de l’Empire romain d’Occident ?

476

Quelles sont les trois dynasties régnantes du royaume français ?

Les Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens.

Quelles sont les dates du règne des Mérovingiens ?

De 481 à 751.

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