QCM : Introduction à la science politique (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle activité correspond principalement à la notion de « politics » ?

La définition de mesures concrètes destinées à résoudre un problème public précis
Le partage de normes et de symboles qui fonde une communauté politique
La compétition et la coopération visant à obtenir le soutien des citoyens et le pouvoir
L’organisation administrative chargée de mettre en œuvre une décision publique

La compétition et la coopération visant à obtenir le soutien des citoyens et le pouvoir

Explication

La notion de « politics » renvoie à la vie politique, notamment aux activités de compétition et de coopération pour obtenir du soutien et conquérir le pouvoir. La définition de mesures concrètes relève plutôt de la « policy », c’est-à-dire de l’action publique.

2. Une municipalité adopte un programme pour réduire la pollution de l’air : à quelle dimension du politique cette décision appartient-elle principalement ?

Au politique, car elle désigne l’ordre général de la communauté
À la politics, car elle exprime une compétition pour le pouvoir
À la polity, car elle repose sur une culture politique partagée
À la policy, car elle constitue une action publique concrète

À la policy, car elle constitue une action publique concrète

Explication

La « policy » désigne les décisions concrètes prises par les institutions et leurs partenaires pour résoudre un problème spécifique, comme la pollution. La « politics » concerne plutôt la lutte et la coopération autour du pouvoir.

3. Que désigne la notion de « polity » ?

La communauté politique et les normes partagées qui rendent l’action politique possible
Les techniques administratives utilisées pour appliquer une politique publique
Les décisions publiques adoptées pour traiter un problème collectif déterminé
Les rivalités entre acteurs cherchant à conquérir des positions de pouvoir

La communauté politique et les normes partagées qui rendent l’action politique possible

Explication

La « polity » désigne la communauté politique ainsi que son système culturel, symbolique et normatif partagé. Les décisions concrètes relèvent de la « policy », tandis que les rivalités pour le pouvoir relèvent de la « politics ».

4. Quelle distinction décrit correctement les trois dimensions du politique ?

Le politique renvoie à l’ordre politique, la politique à la vie politique et les politiques à l’action publique
Le politique renvoie aux décisions publiques, la politique aux normes et les politiques aux compétitions électorales
Le politique renvoie aux élections, la politique aux institutions et les politiques aux valeurs collectives
Le politique renvoie aux administrations, la politique aux symboles et les politiques aux communautés nationales

Le politique renvoie à l’ordre politique, la politique à la vie politique et les politiques à l’action publique

Explication

Le politique désigne le champ et l’ordre politiques, la politique renvoie à la vie politique, et les politiques désignent les politiques publiques. Ces trois dimensions sont distinctes mais indissociables.

5. Comment la sociologie politique étudie-t-elle les phénomènes politiques ?

Elle les décrit principalement à travers les décisions prises par les gouvernements
Elle les examine surtout comme des relations entre États dans l’ordre international
Elle les évalue à partir d’une conception normative de la société juste
Elle les analyse avec les concepts, les outils et les méthodes de la sociologie

Elle les analyse avec les concepts, les outils et les méthodes de la sociologie

Explication

La sociologie politique est une branche de la science politique qui applique les concepts, outils et méthodes de la sociologie aux phénomènes politiques. Les politiques publiques constituent plutôt un objet d’étude qu’une méthode d’analyse.

6. Quelle différence oppose principalement la théorie politique à la philosophie politique ?

La théorie applique des méthodes sociologiques, tandis que la philosophie élabore des politiques publiques
La théorie analyse les idées politiques, tandis que la philosophie défend une conception normative
La théorie étudie les relations internationales, tandis que la philosophie mesure les comportements électoraux
La théorie défend une doctrine normative, tandis que la philosophie décrit les institutions existantes

La théorie analyse les idées politiques, tandis que la philosophie défend une conception normative

Explication

La théorie politique étudie et analyse les idées politiques sans préconiser nécessairement une doctrine. La philosophie politique se distingue par une démarche normative qui défend une conception de ce qui devrait être.

7. Pourquoi l’École libre des sciences politiques a-t-elle été créée en 1871 ?

Pour former des élites politico-administratives après la défaite contre la Prusse
Pour introduire la sociologie politique dans les universités après la Seconde Guerre mondiale
Pour organiser les premières associations et revues spécialisées de la discipline
Pour transformer une école privée en institution semi-publique destinée à la recherche

Pour former des élites politico-administratives après la défaite contre la Prusse

Explication

L’École libre des sciences politiques est créée en 1871, après la défaite de Napoléon III contre la Prusse, afin de former des élites politico-administratives. La structuration par des associations, des revues et des centres de recherche intervient plus tard.

8. Quels enseignements caractérisent notamment la formation politico-administrative destinée à développer les savoir-faire du gouvernement ?

La théorie des organisations, la communication, la statistique et la gestion privée
Les relations internationales, l’anthropologie, la philosophie morale et la géographie
Le droit public, le droit administratif, l’histoire et l’économie
La sociologie électorale, la psychologie sociale, la linguistique et la démographie

Le droit public, le droit administratif, l’histoire et l’économie

Explication

La formation politico-administrative comprend notamment le droit public, le droit administratif, l’histoire et l’économie afin de développer les compétences nécessaires au gouvernement. Les autres regroupements associent des disciplines qui ne correspondent pas au contenu caractéristique indiqué.

9. Quelle démarche caractérise la méthodologie quantitative en science politique ?

Elle compare les pratiques informelles et les règles institutionnelles dans différents groupes.
Elle analyse des données chiffrées pour établir des corrélations entre comportements et caractéristiques sociales.
Elle interprète les justifications des acteurs à partir de catégories de sens distinctes.
Elle observe les divergences d’opinion afin d’identifier les procédures de cohésion sociale.

Elle analyse des données chiffrées pour établir des corrélations entre comportements et caractéristiques sociales.

Explication

La méthodologie quantitative exploite des données chiffrées pour mesurer des distributions et rechercher des corrélations entre comportements politiques et caractéristiques sociales ou démographiques. L’interprétation des raisons et des justifications des acteurs relève plutôt de la démarche qualitative.

10. Une enquête cherche à comprendre pourquoi des citoyens justifient leur abstention de manières différentes. Quelle méthodologie correspond le mieux à cet objectif ?

Une méthodologie institutionnelle fondée sur l’examen des règles formelles du vote.
Une méthodologie qualitative fondée sur la compréhension des significations données par les acteurs.
Une méthodologie quantitative fondée sur la mesure statistique des corrélations entre variables.
Une méthodologie expérimentale fondée sur l’exposition contrôlée à un stimulus politique.

Une méthodologie qualitative fondée sur la compréhension des significations données par les acteurs.

Explication

La méthodologie qualitative vise à caractériser les comportements et à comprendre les raisons et justifications des acteurs grâce à des catégories distinctes. La mesure statistique des corrélations correspond à la méthodologie quantitative, qui ne constitue donc pas l’approche la plus adaptée ici.

11. Pour mesurer l’effet d’un message électoral sur une opinion, quelle démarche expérimentale est la plus appropriée ?

Décrire les règles institutionnelles qui encadrent la communication électorale.
Recenser les caractéristiques sociales des électeurs favorables au message.
Comparer un groupe exposé au message avec un groupe qui ne l’a pas reçu.
Interroger un seul groupe sur les significations qu’il attribue au message.

Comparer un groupe exposé au message avec un groupe qui ne l’a pas reçu.

Explication

La méthodologie expérimentale teste l’impact d’un facteur en comparant généralement un groupe soumis à un stimulus et un groupe qui ne l’est pas. Interroger les significations, mesurer des corrélations sociales ou décrire des règles ne constitue pas ce dispositif comparatif.

12. Lequel de ces ensembles rassemble des concepts plus propres à la science politique que les autres ?

La valeur, l’attitude et la socialisation.
La socialisation, le régime politique et le pouvoir.
L’ordre politique, le pouvoir et le système partisan.
Le régime politique, la valeur et l’attitude.

L’ordre politique, le pouvoir et le système partisan.

Explication

L’ordre politique, le pouvoir et le système partisan sont présentés comme des concepts plus spécifiques à la science politique. La valeur, l’attitude, le régime politique et la socialisation sont partagés avec d’autres disciplines.

13. Pourquoi un phénomène observable devient-il un objet scientifique pour une discipline ?

Parce qu’il est sélectionné en fonction de la fréquence statistique de ses manifestations.
Parce qu’il est défini par les institutions et les règles formelles qui l’encadrent.
Parce qu’il est construit à partir des questions et de l’angle d’analyse retenus.
Parce qu’il existe indépendamment de toute interrogation ou perspective disciplinaire.

Parce qu’il est construit à partir des questions et de l’angle d’analyse retenus.

Explication

Un objet scientifique résulte des questions posées et de l’angle d’analyse choisi par une discipline, tandis qu’un objet naturel désigne le phénomène observable. La construction scientifique dépend donc d’une perspective analytique, et non de la seule existence ou fréquence du phénomène.

14. Quelle différence distingue le plus directement l’approche du juriste de celle du politiste ?

Le juriste privilégie souvent les règles formelles, tandis que le politiste étudie aussi les pratiques informelles.
Le juriste compare des groupes expérimentaux, tandis que le politiste décrit les procédures électorales.
Le juriste analyse surtout les comportements ordinaires, tandis que le politiste se limite aux codes institutionnels.
Le juriste mesure les corrélations sociales, tandis que le politiste comprend les significations individuelles.

Le juriste privilégie souvent les règles formelles, tandis que le politiste étudie aussi les pratiques informelles.

Explication

Les juristes privilégient souvent les institutions et les règles formelles, alors que les politistes prennent également en compte les pratiques informelles et ordinaires du politique. La limitation du politiste aux codes institutionnels inverserait précisément cette distinction.

15. Quelle définition correspond à la conception de la science politique proposée par Jean Leca ?

Elle explique les comportements politiques par les caractéristiques sociales et démographiques des individus.
Elle étudie l’expression des divergences d’opinion et d’intérêt ainsi que leur régulation dans les groupes humains.
Elle décrit les institutions formelles sans examiner les divergences entre les membres d’un groupe.
Elle analyse la disparition des conflits par l’homogénéité des opinions et des intérêts dans les groupes humains.

Elle étudie l’expression des divergences d’opinion et d’intérêt ainsi que leur régulation dans les groupes humains.

Explication

Pour Jean Leca, la science politique porte sur l’expression des divergences d’opinion et d’intérêt ainsi que sur les processus qui les régulent. L’homogénéité sociale ne remplace pas cet objet : elle réduirait au contraire la nécessité d’une régulation politique.

16. Dans quelle situation une logique politique apparaît-elle selon l’analyse des divergences sociales ?

Lorsqu’une autorité impose ses décisions par la force sans instaurer de mécanismes de régulation.
Lorsqu’un groupe homogène supprime les désaccords en imposant une vision commune à ses membres.
Lorsqu’un ensemble d’individus abandonne ses intérêts divergents pour suivre des règles déjà établies.
Lorsqu’un groupe aux intérêts divergents établit des procédures pour limiter les conflits et préserver sa cohésion.

Lorsqu’un groupe aux intérêts divergents établit des procédures pour limiter les conflits et préserver sa cohésion.

Explication

La logique politique apparaît lorsqu’un groupe traversé par des intérêts divergents met en place des procédures destinées à limiter les conflits et à maintenir sa cohésion. L’imposition par la force relève de la contrainte brute et ne correspond pas à une véritable régulation politique.

17. Quelle différence caractérise le raisonnement de Machiavel par rapport à celui de Rousseau sur le rapport entre gouvernants et gouvernés ?

Machiavel part des décisions populaires, tandis que Rousseau part des qualités personnelles du prince.
Machiavel part des intérêts particuliers, tandis que Rousseau part des ressources militaires.
Machiavel part des règles juridiques, tandis que Rousseau part des rapports entre groupes d’intérêt.
Machiavel part des stratégies du gouvernant, tandis que Rousseau part de la volonté des gouvernés.

Machiavel part des stratégies du gouvernant, tandis que Rousseau part de la volonté des gouvernés.

Explication

Dans Le Prince, Machiavel examine les comportements stratégiques du gouvernant selon les situations, alors que Rousseau accorde une place centrale à la volonté des gouvernés. L’analyse de Rousseau ne repose donc pas principalement sur les ressources militaires ou les qualités personnelles du dirigeant.

18. Que désigne la volonté générale chez Rousseau ?

La recherche collective d’un résultat favorable aux intérêts de chaque individu.
L’obéissance des citoyens aux décisions prises par le pouvoir exécutif.
La préférence majoritaire pour une politique déterminée avant le vote.
L’attachement collectif à une procédure de décision acceptée par les citoyens.

L’attachement collectif à une procédure de décision acceptée par les citoyens.

Explication

Chez Rousseau, la volonté générale repose sur l’attachement à une procédure permettant de participer aux décisions et d’en accepter l’issue. Elle ne se confond donc pas avec la recherche d’un avantage individuel ou avec une préférence politique fixée à l’avance.

19. Pourquoi Schattschneider qualifie-t-il le peuple de semi-souverain ?

Parce que les élections désignent les gouvernants, tandis que les tribunaux rédigent les politiques publiques.
Parce que les groupes d’intérêt nomment les gouvernants, tandis que les électeurs valident leurs décisions.
Parce que les citoyens votent sur chaque décision, tandis que les gouvernants appliquent les choix populaires.
Parce que les électeurs choisissent les gouvernants, tandis que les groupes d’intérêt influencent les décisions.

Parce que les électeurs choisissent les gouvernants, tandis que les groupes d’intérêt influencent les décisions.

Explication

Pour Schattschneider, les élections donnent au peuple un rôle dans la désignation des gouvernants, mais les groupes d’intérêt pèsent fortement sur les décisions. Le peuple n’exerce donc pas directement l’ensemble du pouvoir politique.

20. Dans la conception essentialiste du pouvoir, comment le pouvoir est-il défini ?

Comme une règle collective issue de la participation des citoyens aux décisions.
Comme une capacité physique d’agir assimilée à la force ou à la puissance.
Comme une influence produite par les interactions entre plusieurs acteurs sociaux.
Comme un avantage obtenu par un acteur grâce à une négociation avec autrui.

Comme une capacité physique d’agir assimilée à la force ou à la puissance.

Explication

La conception essentialiste considère le pouvoir comme une capacité disponible, liée à la force ou à la puissance physique. L’influence produite par une interaction caractérise plutôt la conception relationnelle.

21. Quelle opposition Pascal et Rousseau établissent-ils entre force, règles et droit ?

Pour Pascal, les règles résultent du consentement, tandis que Rousseau considère la puissance militaire comme leur fondement principal.
Pour Pascal, la force déstabilise la société, tandis que Rousseau affirme que l’obéissance suffit à créer une obligation juridique.
Pour Pascal, la force impose et stabilise les règles, tandis que Rousseau conteste qu’une force seule fonde véritablement le droit.
Pour Pascal, le droit rejette la force, tandis que Rousseau voit dans toute force une règle juridiquement valide.

Pour Pascal, la force impose et stabilise les règles, tandis que Rousseau conteste qu’une force seule fonde véritablement le droit.

Explication

Pascal souligne que la force impose les règles et contribue à stabiliser la société, tandis que Rousseau refuse d’identifier une règle imposée par la force au véritable droit. La validité juridique ne découle donc pas de la seule puissance.

22. Comment la conception rationnelle définit-elle le pouvoir ?

Comme une influence exercée par un acteur sur un autre et produisant un effet concret dans leur relation.
Comme une décision collective adoptée par une procédure politique reconnue.
Comme une ressource matérielle permettant de contrôler directement les institutions.
Comme une force physique détenue avant toute interaction avec les autres acteurs.

Comme une influence exercée par un acteur sur un autre et produisant un effet concret dans leur relation.

Explication

Dans la conception rationnelle, le pouvoir apparaît lorsqu’un acteur influence un autre acteur et produit un effet pratique dans leur interaction. Une capacité matérielle préalable correspond plutôt à la conception substantielle.

23. Selon Robert Dahl, dans quelle situation A exerce-t-il un pouvoir sur B ?

Lorsqu'A obtient de B une action que B n’aurait pas accomplie autrement.
Lorsqu'A possède davantage de ressources que B, même sans modifier son action.
Lorsque B accepte spontanément une décision sans qu'A intervienne dans son comportement.
Lorsqu'A contraint physiquement B à exécuter une action prévue par la loi.

Lorsqu'A obtient de B une action que B n’aurait pas accomplie autrement.

Explication

Pour Dahl, le pouvoir se manifeste lorsque l’intervention de A conduit B à agir autrement qu’il ne l’aurait fait. La simple possession de ressources ou l’existence d’une contrainte physique ne suffit donc pas à définir cette relation.

24. Comment Peter Blau définit-il les relations sociales dans son analyse des échanges et du pouvoir ?

Des échanges réciproques d’avantages qui se déroulent souvent dans des conditions inégales
Des interactions affectives où les acteurs évitent toute forme d’obligation réciproque
Des confrontations physiques où un acteur impose directement sa volonté à un autre
Des transactions économiques fondées sur des récompenses identiques pour chaque participant

Des échanges réciproques d’avantages qui se déroulent souvent dans des conditions inégales

Explication

Pour Peter Blau, les relations sociales reposent sur des échanges réciproques d’avantages, mais ces échanges se déroulent fréquemment dans des conditions inégales et peuvent produire du pouvoir. L’idée d’une égalité systématique des récompenses confond la réciprocité de l’échange avec l’égalité de ses résultats.

25. Dans une relation sociale, comment l’échange réciproque peut-il engendrer une relation de pouvoir ?

Un acteur impose sa volonté par la force physique avant que tout échange puisse commencer
Les acteurs obtiennent des avantages équivalents, ce qui crée automatiquement une hiérarchie
Un acteur reçoit un avantage tandis que l’autre ne participe à aucune interaction sociale
Chaque acteur reçoit quelque chose, mais l’un peut retirer davantage d’avantages que l’autre

Chaque acteur reçoit quelque chose, mais l’un peut retirer davantage d’avantages que l’autre

Explication

Chaque acteur obtient directement ou indirectement quelque chose, puis l’inégalité des avantages retirés de l’échange crée une relation de pouvoir. Des avantages équivalents décrivent la réciprocité, mais n’expliquent pas à eux seuls l’apparition d’un pouvoir.

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Que désigne la politique dans la vie politique ?

Les activités d'expression, de coopération et de concurrence pour obtenir soutien et pouvoir.

Qu'appelle-t-on la policy en politique ?

L'action publique par des décisions concrètes pour résoudre un problème spécifique.

Que désigne la polity en politique ?

La communauté politique et le système culturel, symbolique et normatif partagé.

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