QCM : Introduction générale au droit — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le droit selon Littré ?

Un ensemble de décisions judiciaires réglant les conflits entre particuliers
Un ensemble de principes moraux guidant les choix personnels des citoyens
Un ensemble de règles organisant la société et encadrant les comportements individuels
Un ensemble d'usages professionnels régissant les activités économiques privées

Un ensemble de règles organisant la société et encadrant les comportements individuels

Explication

Le droit rassemble des règles destinées à organiser la société et à encadrer les comportements de ceux qui la composent. Les principes moraux peuvent influencer les conduites, mais ils ne constituent pas à eux seuls l'ensemble des règles juridiques.

2. Pourquoi le droit est-il qualifié de phénomène social ?

Parce que les relations sociales sont organisées principalement par les usages professionnels
Parce que les règles juridiques sont produites par les tribunaux lors des litiges
Parce que chaque société élabore des règles nécessaires à son fonctionnement et à ses relations
Parce que les comportements individuels sont déterminés par les convictions morales collectives

Parce que chaque société élabore des règles nécessaires à son fonctionnement et à ses relations

Explication

Le droit est social parce que toute société élabore des règles pour fonctionner et organiser les relations entre ses membres. Les tribunaux appliquent et interprètent des règles, mais ils ne suffisent pas à expliquer le caractère social du droit.

3. Que désigne le droit objectif ?

L'ensemble des règles juridiques qui déterminent ce qui est permis, interdit ou obligatoire
L'ensemble des prérogatives individuelles reconnues à chaque personne par les règles juridiques
La faculté pour une personne d'exiger l'exécution d'une obligation particulière
La possibilité pour un individu de choisir librement ses comportements dans la société

L'ensemble des règles juridiques qui déterminent ce qui est permis, interdit ou obligatoire

Explication

Le droit objectif correspond à l'ensemble des règles juridiques qui organisent la vie collective et imposent des comportements permis, interdits ou obligatoires. Les prérogatives détenues par les personnes relèvent des droits subjectifs.

4. Quelle situation illustre un droit subjectif ?

Un tribunal organise la procédure applicable à un litige relatif à une dette
Une autorité publique fixe les conditions générales de validité des prêts d'argent
Le législateur adopte une règle imposant le respect des contrats conclus entre particuliers
Michelle exige le remboursement de sa créance de 5 000 € à l'échéance du prêt

Michelle exige le remboursement de sa créance de 5 000 € à l'échéance du prêt

Explication

La créance de Michelle est une prérogative individuelle qu'elle peut exercer contre le débiteur grâce au droit objectif. La règle générale adoptée par le législateur appartient, elle, au droit objectif.

5. Quelle distinction oppose correctement le droit privé et le droit public ?

Le droit privé organise principalement les personnes publiques, tandis que le droit public règle les contrats entre personnes privées
Le droit privé définit les procédures judiciaires, tandis que le droit public fixe les droits et obligations des particuliers
Le droit privé concerne les relations internationales, tandis que le droit public s'applique aux situations internes d'un État
Le droit privé régit principalement les personnes privées, tandis que le droit public concerne les personnes publiques et leurs relations

Le droit privé régit principalement les personnes privées, tandis que le droit public concerne les personnes publiques et leurs relations

Explication

Le droit privé régit principalement les rapports entre personnes privées, alors que le droit public concerne l'organisation des personnes publiques et leurs relations avec les personnes privées. Les autres propositions confondent cette distinction avec les classifications internationale, processuelle ou substantielle.

6. Une succession mettant en jeu un héritier résidant en France et un testament soumis à une loi étrangère comporte quel élément caractéristique ?

Une règle de droit interne applicable sans rattachement à un ordre juridique étranger
Une prérogative individuelle relevant de la distinction entre droit objectif et droits subjectifs
Une règle de droit processuel organisant le déroulement d'une instance judiciaire
Un élément d'extranéité rattachant la situation à plusieurs ordres juridiques

Un élément d'extranéité rattachant la situation à plusieurs ordres juridiques

Explication

La présence d'un héritier et d'une loi relevant d'ordres juridiques différents rattache la situation à plusieurs systèmes étrangers : il s'agit d'un élément d'extranéité. Une situation purement interne ne comporte pas ce rattachement international.

7. Quelle situation relève principalement du droit international plutôt que du droit interne ?

Un contrat entre une entreprise française et une société étrangère comportant un élément international
Un contrat entre deux entreprises françaises exécuté et contesté dans le même État
Une procédure engagée devant une juridiction nationale entre deux particuliers domiciliés dans l'État
Une règle nationale fixant les conditions de formation d'un contrat entre résidents

Un contrat entre une entreprise française et une société étrangère comportant un élément international

Explication

Le contrat entre une entreprise française et une société étrangère comporte un élément international et relève donc de la sphère du droit international. Les autres situations sont rattachées au fonctionnement juridique interne d'un seul État.

8. Quelle proposition distingue correctement le droit substantiel du droit processuel ?

Le droit substantiel définit les droits et obligations, tandis que le droit processuel organise leur mise en œuvre devant les juridictions
Le droit substantiel concerne les relations internationales, tandis que le droit processuel régit les situations internes
Le droit substantiel organise les procès, tandis que le droit processuel détermine les droits et obligations des parties
Le droit substantiel règle les personnes publiques, tandis que le droit processuel concerne les personnes privées

Le droit substantiel définit les droits et obligations, tandis que le droit processuel organise leur mise en œuvre devant les juridictions

Explication

Le droit substantiel détermine le contenu des droits et obligations, alors que le droit processuel fixe les conditions et le déroulement de leur mise en œuvre en justice. Les autres propositions confondent cette distinction avec celles du droit international ou du droit public et privé.

9. Quelle Constitution a instauré la Ve République en France ?

La Constitution du 24 juin 1793
La Constitution du 10 juillet 1940
La Constitution du 27 octobre 1946
La Constitution du 4 octobre 1958

La Constitution du 4 octobre 1958

Explication

La Constitution française actuelle date du 4 octobre 1958 et a instauré la Ve République. La Constitution de 1946 correspondait à la IVe République.

10. Lorsqu'aucune règle spéciale ne s'applique à un litige entre personnes privées, quelle branche fournit traditionnellement le droit commun ?

Le droit constitutionnel
Le droit administratif
Le droit pénal
Le droit civil

Le droit civil

Explication

Le droit civil est une branche fondamentale du droit privé et joue traditionnellement le rôle de droit commun dans ce domaine. Le droit administratif relève du droit public et concerne principalement l'administration.

11. Quel domaine relève principalement du droit administratif ?

L'organisation et le fonctionnement de l'administration
La détermination des infractions et des peines
La responsabilité pénale des particuliers
Les relations familiales entre personnes privées

L'organisation et le fonctionnement de l'administration

Explication

Le droit administratif régit l'organisation et le fonctionnement de l'administration ainsi que ses relations avec les administrés. Les autres domaines relèvent principalement du droit pénal ou du droit civil.

12. Quelle proposition décrit correctement la répartition des infractions entre les juridictions pénales ?

Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes de la cour d'assises ou de la cour criminelle départementale.
Les contraventions relèvent du tribunal judiciaire civil, les délits de la cour d'appel et les crimes du tribunal administratif.
Les contraventions relèvent de la cour d'assises, les délits du tribunal administratif et les crimes du tribunal de police.
Les contraventions relèvent du tribunal correctionnel, les délits du tribunal de police et les crimes du conseil de prud'hommes.

Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes de la cour d'assises ou de la cour criminelle départementale.

Explication

La nature de l'infraction détermine en principe la juridiction compétente : tribunal de police pour les contraventions, tribunal correctionnel pour les délits et cour d'assises ou cour criminelle départementale pour les crimes. Le tribunal administratif et le conseil de prud'hommes ne jugent pas ces catégories d'infractions pénales.

13. Quelle opposition caractérise le mieux les traditions romano-germanique et de Common Law ?

La tradition romano-germanique concerne les pays anglophones, tandis que la Common Law caractérise notamment la France.
Les deux traditions donnent historiquement la même place aux textes écrits et aux décisions judiciaires.
La tradition romano-germanique privilégie les textes écrits, tandis que la Common Law accorde un rôle majeur à la jurisprudence.
La tradition romano-germanique privilégie la jurisprudence, tandis que la Common Law repose principalement sur des codes écrits.

La tradition romano-germanique privilégie les textes écrits, tandis que la Common Law accorde un rôle majeur à la jurisprudence.

Explication

Le système romano-germanique repose principalement sur des règles écrites, tandis que la Common Law accorde historiquement une grande importance à la jurisprudence. La France appartient à la tradition romano-germanique, et non à la Common Law.

14. Dans quel ordre s'effectuent les étapes essentielles d'un syllogisme juridique ?

Rechercher la sanction, qualifier la règle, recueillir les faits, puis rédiger une solution juridique.
Appliquer une règle choisie, qualifier la juridiction, rechercher les faits, puis établir une infraction.
Qualifier les faits, rechercher la règle applicable, l'appliquer aux faits, puis tirer une solution juridique.
Tirer une solution, rechercher les faits, appliquer une règle étrangère, puis qualifier le litige.

Qualifier les faits, rechercher la règle applicable, l'appliquer aux faits, puis tirer une solution juridique.

Explication

Le syllogisme juridique commence par la qualification des faits, puis conduit à la recherche et à l'application de la règle pertinente avant la formulation de la solution. La majeure correspond à la règle de droit et la mineure aux faits juridiquement qualifiés.

15. Pourquoi une règle de droit est-elle qualifiée d'abstraite et d'impersonnelle ?

Parce qu'elle dépend principalement des habitudes sociales propres à chaque groupe.
Parce qu'elle s'applique à une personne nommément désignée après examen de son comportement.
Parce qu'elle vise une catégorie de personnes ou une situation plutôt qu'une personne désignée individuellement.
Parce qu'elle organise les décisions d'une autorité sans définir les situations concernées.

Parce qu'elle vise une catégorie de personnes ou une situation plutôt qu'une personne désignée individuellement.

Explication

Une règle de droit est abstraite et impersonnelle lorsqu'elle vise une catégorie ou une situation déterminée sans désigner individuellement son destinataire. Une décision visant une personne nommément identifiée ne présente pas ce caractère général de formulation.

16. Comment la généralité de la règle de droit contribue-t-elle à l'égalité devant la loi ?

Elle transforme toute règle juridique en décision visant une personne identifiée.
Elle réserve l'application de la loi aux autorités chargées de la mettre en œuvre.
Elle impose à chaque personne une règle différente selon son identité civile.
Elle soumet en principe les personnes placées dans une même situation juridique aux mêmes règles.

Elle soumet en principe les personnes placées dans une même situation juridique aux mêmes règles.

Explication

La généralité signifie qu'une même règle s'applique en principe aux personnes placées dans une même situation juridique, ce qui favorise l'égalité devant la loi. Elle ne consiste pas à individualiser la règle selon l'identité de chaque personne.

17. Dans quelle situation une règle de droit est-elle coercitive ?

Lorsque l'autorité publique peut imposer son respect et sanctionner juridiquement sa violation.
Lorsque son application dépend de la décision personnelle de chaque destinataire.
Lorsque sa violation entraîne principalement une réaction morale ou familiale.
Lorsque le groupe social désapprouve un comportement sans intervention d'une autorité publique.

Lorsque l'autorité publique peut imposer son respect et sanctionner juridiquement sa violation.

Explication

La coercition juridique existe lorsque l'autorité publique peut imposer le respect de la règle et prévoir une sanction juridique en cas de violation. Une désapprobation sociale peut produire une sanction sociale, mais celle-ci n'est pas garantie par l'autorité publique.

18. Quelle sanction juridique vise principalement à imposer l’accomplissement de l’obligation prévue ?

La réparation financière du préjudice
L’exécution forcée de l’obligation
La disparition rétroactive de l’acte
La punition pénale de l’auteur

L’exécution forcée de l’obligation

Explication

L’exécution forcée contraint le débiteur à accomplir l’obligation à laquelle il est tenu. Les dommages-intérêts ont une fonction différente : ils indemnisent un préjudice subi par la victime.

19. Quel est l’effet juridique principal de la nullité d’un acte qui ne respecte pas les conditions légales ?

Elle impose l’exécution matérielle de l’engagement
Elle fait disparaître rétroactivement les effets de l’acte
Elle condamne l’auteur à verser une somme réparatrice
Elle transforme l’acte en infraction pénalement sanctionnée

Elle fait disparaître rétroactivement les effets de l’acte

Explication

La nullité remet en cause l’acte juridique en faisant disparaître rétroactivement ses effets. Les dommages-intérêts, eux, servent à réparer financièrement un préjudice sans produire cet effet sur l’acte.

20. Une personne obtient une somme d’argent destinée à compenser le préjudice qu’elle a subi : de quelle sanction s’agit-il ?

Des dommages-intérêts
D’une exécution forcée
D’une nullité
D’une peine pénale

Des dommages-intérêts

Explication

Les dommages-intérêts sont une somme d’argent destinée à réparer le préjudice subi par une personne. L’exécution forcée cherche plutôt à obtenir l’accomplissement de l’obligation due.

21. Quelle distinction caractérise le mieux la règle de droit et la règle morale ?

La règle de droit peut être imposée par l’autorité publique, tandis que la règle morale repose sur la conscience individuelle
La règle de droit entraîne une réaction intérieure, tandis que la règle morale produit une sanction juridique
La règle de droit concerne les croyances, tandis que la règle morale organise les institutions publiques
La règle de droit dépend de la conscience individuelle, tandis que la règle morale est imposée par l’autorité publique

La règle de droit peut être imposée par l’autorité publique, tandis que la règle morale repose sur la conscience individuelle

Explication

La règle de droit est extérieure, objective et susceptible d’être imposée par l’autorité publique, alors que la règle morale repose principalement sur la conscience individuelle. La réaction de conscience correspond donc davantage à la morale qu’au mécanisme juridique.

22. Que signifie notamment le caractère laïque de la France ?

L’État délègue aux autorités religieuses la définition des règles applicables aux citoyens
L’État limite la liberté religieuse afin d’imposer une conception commune des croyances
L’État demeure neutre à l’égard des religions et garantit la liberté de conscience dans le cadre de la loi
L’État reconnaît une religion officielle tout en protégeant certaines convictions individuelles

L’État demeure neutre à l’égard des religions et garantit la liberté de conscience dans le cadre de la loi

Explication

La laïcité implique notamment la neutralité de l’État à l’égard des religions ainsi que la liberté de conscience et de religion dans les conditions prévues par la loi. Elle ne correspond ni à l’instauration d’une religion officielle ni à une délégation du pouvoir public aux autorités religieuses.

23. Quels textes et principes figurent notamment dans le bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1946, la Déclaration de 1848, le Code du travail et les lois organiques
Le Code civil, le Code pénal, les traités européens et les règlements administratifs
Les décisions judiciaires, les usages professionnels, les contrats privés et les règlements municipaux
La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004

La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution de 1958, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Les codes et les règlements administratifs appartiennent à des catégories normatives différentes.

24. Une personne conteste, au cours d’un procès, la conformité à la Constitution d’une disposition législative déjà entrée en vigueur : quel mécanisme utilise-t-elle ?

Le contrôle a posteriori par une Question prioritaire de constitutionnalité
Le contrôle a priori exercé avant la promulgation de la loi
Le contrôle juridictionnel portant sur la validité d’un contrat privé
Le contrôle administratif engagé avant l’adoption du texte

Le contrôle a posteriori par une Question prioritaire de constitutionnalité

Explication

La Question prioritaire de constitutionnalité permet de contester une disposition législative à l’occasion d’un procès, après son entrée en vigueur. Le contrôle a priori intervient avant la promulgation de la loi et ne correspond donc pas à cette situation.

25. Quelle distinction oppose un projet de loi à une proposition de loi ?

Le projet vient du Conseil constitutionnel, tandis que la proposition vient du Gouvernement.
Le projet vient d’un député, tandis que la proposition vient d’une juridiction judiciaire.
Le projet vient d’un sénateur, tandis que la proposition vient du Président de la République.
Le projet vient du Gouvernement, tandis que la proposition vient d’un député ou d’un sénateur.

Le projet vient du Gouvernement, tandis que la proposition vient d’un député ou d’un sénateur.

Explication

Un projet de loi est présenté par le Gouvernement, alors qu’une proposition de loi est déposée par un député ou un sénateur. La confusion fréquente consiste à attribuer la proposition au Gouvernement, alors qu’elle relève d’un membre du Parlement.

26. Quel est l’objectif principal de la navette parlementaire ?

Remplacer l’examen parlementaire par une commission réunissant des magistrats.
Permettre à l’Assemblée nationale et au Sénat d’adopter un texte identique.
Permettre au Conseil constitutionnel de rédiger les articles contestés.
Organiser la promulgation d’un texte par le Président de la République.

Permettre à l’Assemblée nationale et au Sénat d’adopter un texte identique.

Explication

La navette fait circuler un texte entre l’Assemblée nationale et le Sénat jusqu’à l’adoption des mêmes termes par les deux assemblées. La commission mixte paritaire intervient dans certaines situations de désaccord persistant et ne définit donc pas la navette elle-même.

27. Quelle répartition entre les articles 34 et 37 de la Constitution est correcte ?

L’article 34 organise les élections et l’article 37 détermine le domaine fiscal.
L’article 34 définit le domaine de la loi et l’article 37 concerne les matières réglementaires.
L’article 34 concerne les règlements et l’article 37 définit les compétences judiciaires.
L’article 34 contrôle les traités et l’article 37 fixe la procédure de promulgation.

L’article 34 définit le domaine de la loi et l’article 37 concerne les matières réglementaires.

Explication

L’article 34 délimite le domaine de la loi, tandis que l’article 37 attribue un caractère réglementaire aux matières qui n’en relèvent pas. Les autres répartitions confondent ces dispositions avec des règles électorales, judiciaires ou procédurales.

28. Comment une loi entre-t-elle normalement en vigueur lorsqu’elle ne fixe aucune date particulière ?

Après sa promulgation, avant sa publication, dès la signature présidentielle.
Après sa publication, à la date choisie par chaque juridiction chargée de l’appliquer.
Après son adoption parlementaire, le jour du vote définitif du Sénat.
Après promulgation et publication, le lendemain de sa publication au Journal officiel.

Après promulgation et publication, le lendemain de sa publication au Journal officiel.

Explication

La loi produit ses effets après sa promulgation et sa publication, puis entre en vigueur le lendemain de sa publication si aucune autre date n’est prévue. La promulgation atteste la loi et en ordonne l’exécution, tandis que la publication la porte à la connaissance du public.

29. Quelle situation caractérise une abrogation tacite ?

Le Conseil constitutionnel annule une loi avant sa promulgation.
Un texte nouveau devient incompatible avec un texte ancien sans le désigner expressément.
Un texte nouveau indique clairement les dispositions anciennes qu’il supprime.
Une juridiction refuse d’appliquer une loi en raison de son ancienneté.

Un texte nouveau devient incompatible avec un texte ancien sans le désigner expressément.

Explication

L’abrogation tacite résulte de l’incompatibilité entre une règle nouvelle et une règle ancienne, sans mention explicite de cette suppression. Lorsqu’un nouveau texte nomme clairement la loi supprimée, il s’agit d’une abrogation expresse.

30. Quelle affirmation distingue correctement une loi impérative d’une loi supplétive ?

La loi impérative exclut une convention contraire, tandis que la loi supplétive s’applique sans volonté contraire des parties.
La loi impérative peut être écartée par accord, tandis que la loi supplétive s’impose malgré la volonté des parties.
La loi impérative s’applique en l’absence d’accord, tandis que la loi supplétive interdit toute convention contraire.
La loi impérative concerne les contrats, tandis que la loi supplétive concerne les règles constitutionnelles.

La loi impérative exclut une convention contraire, tandis que la loi supplétive s’applique sans volonté contraire des parties.

Explication

Une loi impérative ne peut pas être écartée par la volonté des particuliers, alors qu’une loi supplétive ne joue qu’en l’absence de convention contraire. La confusion consiste à inverser ces effets en attribuant la liberté contractuelle à la loi impérative.

31. Dans quel but interprète-t-on une loi générale ou ambiguë ?

Déterminer le sens applicable à une situation concrète non nécessairement prévue par le législateur.
Appliquer mécaniquement les termes du texte sans rechercher leur portée juridique.
Remplacer le texte légal par une règle entièrement nouvelle adaptée au litige.
Écarter toute règle générale dès qu’une situation concrète présente une difficulté.

Déterminer le sens applicable à une situation concrète non nécessairement prévue par le législateur.

Explication

L’interprétation recherche le sens qui permet d’appliquer une loi générale ou ambiguë à un cas concret. Elle ne consiste pas à créer librement une nouvelle règle ni à appliquer automatiquement les mots du texte sans en déterminer la portée.

32. Que prévoit l’article 4 du Code civil lorsqu’une loi est silencieuse, obscure ou insuffisante ?

Il autorise le juge à suspendre l’affaire jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi.
Il oblige le juge à appliquer la règle d’un autre domaine juridique.
Il interdit au juge de refuser de juger pour ces motifs.
Il permet au juge de renvoyer systématiquement la question au Parlement.

Il interdit au juge de refuser de juger pour ces motifs.

Explication

L’article 4 impose au juge de statuer même lorsque la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante. Il ne permet donc pas de se soustraire au jugement ni de suspendre automatiquement l’affaire en attendant une intervention législative.

33. Quelle règle énonce l’article 2 du Code civil concernant l’application de la loi dans le temps ?

La loi ne produit d’effets qu’après une décision judiciaire
La loi rétroagit lorsqu’elle modifie une situation juridique
La loi dispose pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif
La loi s’applique aux faits antérieurs dès sa promulgation

La loi dispose pour l’avenir et n’a pas d’effet rétroactif

Explication

L’article 2 du Code civil pose le principe de non-rétroactivité : la loi régit l’avenir sans modifier les effets déjà produits. L’application aux faits antérieurs correspondrait à une exception qui n’est pas le principe général.

34. Une loi pénale nouvelle réduit la peine encourue, tandis que l’infraction a été commise avant son entrée en vigueur et n’a pas encore fait l’objet d’une condamnation définitive : quelle règle s’applique ?

La loi nouvelle s’applique après une nouvelle infraction seulement
La loi plus douce peut s’appliquer rétroactivement au prévenu
La loi antérieure reste applicable jusqu’à l’exécution complète
La loi plus sévère s’applique pour renforcer la prévention pénale

La loi plus douce peut s’appliquer rétroactivement au prévenu

Explication

La rétroactivité in mitius permet à la loi pénale plus douce de bénéficier aux infractions antérieures non définitivement jugées. Une loi pénale plus sévère ne peut en principe pas rétroagir, car elle aggraverait la situation de la personne poursuivie.

35. Quel principe décrit le mieux l’application de la loi française dans l’espace ?

Elle s’applique sur le territoire français, avec des régimes particuliers dans certains territoires
Elle est écartée dans les territoires ultramarins au profit du droit international
Elle s’applique de manière identique dans tous les territoires liés à la France
Elle concerne principalement les ressortissants français vivant hors du territoire national

Elle s’applique sur le territoire français, avec des régimes particuliers dans certains territoires

Explication

La loi française a vocation à régir le territoire français, mais certains territoires ultramarins et l’Alsace-Moselle peuvent connaître des règles particulières. Il est donc inexact d’affirmer que le régime juridique est identique partout.

36. Une succession implique un défunt français, des héritiers résidant à l’étranger et un immeuble situé dans un autre pays : quelle branche du droit détermine notamment la juridiction compétente et la loi applicable ?

Le droit international privé
Le droit international public
Le droit constitutionnel comparé
Le droit administratif interne

Le droit international privé

Explication

Le droit international privé traite des situations privées comportant un élément d’extranéité et permet de déterminer la juridiction compétente ainsi que la loi applicable. Le droit international public concerne principalement les relations entre États.

37. Dans quelles conditions le Gouvernement peut-il intervenir par ordonnance dans un domaine normalement réservé à la loi ?

Après une consultation obligatoire des collectivités territoriales concernées
Après une autorisation permanente donnée par le Conseil constitutionnel
Après une habilitation temporaire du Parlement prévue par l’article 38 de la Constitution
Après une délégation générale accordée par les juridictions administratives

Après une habilitation temporaire du Parlement prévue par l’article 38 de la Constitution

Explication

L’ordonnance repose sur une habilitation temporaire du Parlement, prévue par l’article 38 de la Constitution, qui permet au Gouvernement d’intervenir dans le domaine législatif. Cette compétence n’est donc ni permanente ni fondée sur une simple consultation juridictionnelle.

38. Que se passe-t-il pour une ordonnance lorsque le projet de loi de ratification n’est pas déposé avant la date fixée par la loi d’habilitation ?

L’ordonnance devient caduque, même si elle était entrée en vigueur par sa publication
L’ordonnance est suspendue jusqu’à l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire
L’ordonnance est automatiquement transformée en règlement autonome
L’ordonnance reste applicable jusqu’à son annulation par le Conseil constitutionnel

L’ordonnance devient caduque, même si elle était entrée en vigueur par sa publication

Explication

La publication fait entrer l’ordonnance en vigueur, mais l’absence de dépôt du projet de loi de ratification dans le délai prévu entraîne sa caducité. La publication et la pérennité de l’ordonnance répondent donc à deux exigences distinctes.

39. Quelle distinction caractérise les règlements autonomes et les règlements d’application ?

Les règlements autonomes organisent les juridictions, tandis que les règlements d’application déterminent les sanctions pénales
Les règlements autonomes détaillent une loi, tandis que les règlements d’application interviennent dans le domaine réglementaire
Les règlements autonomes relèvent du domaine réglementaire, tandis que les règlements d’application précisent une loi existante
Les règlements autonomes ratifient les ordonnances, tandis que les règlements d’application contrôlent leur constitutionnalité

Les règlements autonomes relèvent du domaine réglementaire, tandis que les règlements d’application précisent une loi existante

Explication

Le règlement autonome intervient dans le domaine réglementaire, tandis que le règlement d’application complète une loi en précisant ses modalités. Confondre ces deux catégories revient à inverser leur rapport avec le domaine législatif.

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Qu'est-ce que le droit selon Littré ?

Le droit est l'ensemble des règles organisant une société et encadrant les comportements.

Pourquoi le droit est-il considéré comme un phénomène social ?

Parce que chaque société crée des règles pour son fonctionnement et ses relations.

Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles juridiques organisant la vie en société.

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