Personne comme sujet de droit : Entité dotée de la personnalité juridique, capable de détenir des droits et d’être tenue d’obligations, indépendamment de ses qualités biologiques ou sociales (source : développement sur la personne comme sujet de droit).
Capacité juridique : Aptitude d’une personne à être titulaire de droits et à exercer ses droits par elle-même. Elle se divise en capacité de jouissance (détention de droits) et capacité d’exercice (possibilité d’exercer ces droits). La capacité juridique est liée à la personnalité juridique (source : définition de la capacité).
Incapacité juridique : Limitation ou privation partielle ou totale de la capacité juridique d’une personne, empêchant l’exercice de certains droits ou obligations. Elle concerne notamment les mineurs ou majeurs protégés (source : mention des incapacités juridiques).
Personne physique : Être humain doté de la personnalité juridique dès sa naissance, capable d’avoir des droits et obligations. La personnalité commence avec la naissance et se termine avec la mort (source : début de la personnalité).
Personne morale : Entité abstraite reconnue par le droit comme sujet de droit, pouvant être titulaire de droits et obligations, distincte des personnes physiques qui la composent. Elle peut être créée par la loi ou par l’acte juridique (source : mention des personnes morales).
La personne, en droit civil, est une entité dotée de la personnalité juridique, qui commence avec la naissance et se termine avec la mort, et qui possède la capacité juridique pour exercer ses droits, sous réserve de certaines incapacités.
La personnalité juridique confère à une entité ou une personne la capacité d’être sujet de droit, tandis que la capacité de jouissance et d’exercice déterminent ses aptitudes à détenir et exercer ses droits, sous réserve d’incapacités spécifiques.
Naissance : Moment à partir duquel un enfant acquiert la personnalité juridique. Elle se distingue juridiquement de la procréation et fait naître la personnalité à la mairie du lieu d'accouchement dans les 5 jours. La naissance doit être vivante et viable pour que l’enfant bénéficie de la personnalité juridique (article 318 du Code civil). La naissance d’un enfant vivant et viable entraîne l’établissement d’un acte de naissance, même si l’enfant décède peu après.
Mort : Fin de la personnalité juridique d’une personne. La mort est constatée par un certificat médical, et la disparition de la personne entraîne la disparition de ses droits et obligations. La mort marque la fin de la personnalité juridique, qui commence avec la naissance et se termine avec le décès.
Filiation : Lien juridique entre un enfant et ses parents, qui naît à la naissance lorsque l’enfant est vivant et viable. La filiation se constitue par la naissance d’un enfant vivant et viable, et elle peut faire l’objet de démarches juridiques pour établir le lien avec le père ou la mère.
La naissance, en droit civil, marque le début de la personnalité juridique d’un enfant lorsque celui-ci naît vivant et viable, tandis que la mort en marque la fin, constituant ainsi le cadre temporel de l’existence juridique de la personne.
Incapacités juridiques majeures : Limites ou restrictions imposées à certains individus en raison de leur état ou de leur situation, qui empêchent ou limitent leur capacité d'exercice des droits. Ces incapacités concernent notamment les majeurs protégés ou sous tutelle, et sont destinées à préserver leurs intérêts.
Protection juridique des majeurs : Ensemble des mesures légales visant à assurer la protection des personnes majeures qui, en raison de leur état mental ou physique, ne peuvent pas pourvoir seules à leurs intérêts. Elle inclut la tutelle, la curatelle, et d’autres formes de sauvegarde.
Incapacités spécifiques : Restrictions particulières appliquées à certains individus ou catégories pour limiter leur capacité d’exercice de droits ou d’obligations, en fonction de leur situation ou de leur état. Ces incapacités sont souvent limitées à certains droits seulement, et peuvent résulter de dispositions légales ou réglementaires.
Les incapacités juridiques majeures et la protection juridique des majeurs visent à assurer la sécurité et la dignité des personnes vulnérables, en limitant leur capacité d’exercice pour préserver leurs intérêts, tandis que les incapacités spécifiques concernent des restrictions ciblées et limitées à certains droits ou actes.
Filiation par reconnaissance : La reconnaissance volontaire de filiation par une personne, généralement le parent ou l’enfant, qui établit un lien juridique de filiation sans intervention judiciaire. Elle permet à un parent d’affirmer la filiation de son enfant ou à un enfant de reconnaître son lien avec un parent.
Filiation par possession d'état : La filiation qui se déduit de la réalité des faits et des comportements constatés, notamment la perception sociale, le nom porté, la résidence, et les relations de fait entre l’enfant et ses parents. Elle repose sur la constatation de la réalité de la relation filiale, indépendamment d’une reconnaissance formelle ou judiciaire.
Filiation judiciaire : La filiation établie par une décision de justice, notamment en cas de contestation ou d’incertitude sur la filiation, ou lorsque la filiation n’a pas été reconnue volontairement. Elle intervient après une procédure judiciaire pour établir ou confirmer le lien de filiation.
La filiation par reconnaissance est volontaire et peut être effectuée par acte ou par déclaration, souvent lors de l’établissement de l’état civil ou ultérieurement. Elle concerne principalement la filiation paternelle ou maternelle volontairement reconnue par un parent ou un enfant.
La filiation par possession d’état s’appuie sur la réalité des faits et comportements, tels que le nom porté, la résidence commune, ou la perception sociale, et peut conduire à une présomption de filiation. Elle ne nécessite pas forcément une reconnaissance formelle ou judiciaire.
La filiation judiciaire intervient lorsque la filiation n’est pas reconnue ou contestée, nécessitant une procédure en justice. Elle permet d’établir ou de faire établir la filiation par une décision judiciaire, notamment en cas de contestation ou d’incertitude.
Ces trois notions sont exclusives mais peuvent se compléter : une filiation reconnue peut être confirmée ou contestée par une procédure judiciaire, et la possession d’état peut renforcer ou contredire une reconnaissance volontaire.
La filiation peut être établie volontairement par reconnaissance, par la réalité des faits par possession d’état, ou par décision judiciaire en cas de contestation, ces mécanismes assurant la sécurité juridique des liens familiaux.
Filiation biologique : La filiation qui repose sur un lien de sang ou de parenté naturel entre un enfant et ses parents, généralement établi par la preuve de la relation génétique ou biologique. La filiation biologique est souvent le fondement de la filiation en droit civil, notamment pour établir la filiation maternelle ou paternelle.
Filiation volontaire : La filiation qui est créée ou reconnue par la volonté des parties, notamment par la reconnaissance volontaire de filiation. Elle ne repose pas uniquement sur un lien biologique mais sur une démarche délibérée, souvent par acte de reconnaissance, pour établir la filiation d’un enfant.
Reconnaissance de filiation : Acte par lequel une personne, volontairement, déclare être le parent d’un enfant, afin d’établir juridiquement la filiation. La reconnaissance peut être faite lors de la naissance ou ultérieurement, et elle a pour effet de conférer une filiation juridique à l’enfant ou au parent reconnu.
Établissement de la filiation : Processus juridique permettant de reconnaître formellement le lien de filiation entre un enfant et ses parents, par une procédure spécifique ou par preuve (voir aussi "Procédure d'établissement" et "Preuves de filiation").
Procédure d'établissement : Ensemble des démarches légales par lesquelles la filiation est reconnue ou établie, notamment par des actes ou des décisions judiciaires, en particulier lorsque la filiation n’est pas reconnue volontairement (voir aussi "Établissement de la filiation").
Preuves de filiation : Moyens juridiques permettant de démontrer le lien de filiation, tels que l’acte de naissance, la reconnaissance volontaire, ou une expertise judiciaire, notamment en cas de contestation ou d’incertitude (voir aussi "Procédure d'établissement").
L’établissement de la filiation repose sur une procédure légale ou des preuves reconnues, essentielles pour faire valoir les droits liés à la filiation, qu’elle soit volontaire ou judiciaire.
Reconnaissance de filiation : Acte par lequel une personne déclare volontairement être le parent d’un enfant, établissant ainsi un lien de filiation entre eux.
Filiation par reconnaissance volontaire : Mode d’établissement de la filiation où le parent ou une autre personne concernée déclare volontairement la filiation, sans passer par une procédure judiciaire, pour établir ou reconnaître le lien de filiation avec un enfant.
Effets de la reconnaissance : Conséquences juridiques de la reconnaissance de filiation, notamment la création d’un lien de filiation entre le reconnu et le déclarant, ainsi que ses effets en matière de droits et obligations familiales, notamment la filiation, l’autorité parentale, et la filiation en droit civil.
La filiation par possession d’état est une reconnaissance sociale et factuelle du lien de filiation, fondée sur des comportements et apparences acceptés par la société, et peut servir de preuve en cas de contestation, sans recourir systématiquement à une procédure judiciaire ou à un acte officiel.
Filiation judiciaire : Procédure permettant de déterminer la filiation d’un enfant lorsque celle-ci n’est pas établie ou contestée, par une décision de justice. Elle intervient notamment en cas de doute ou de contestation sur la filiation d’un enfant, et vise à établir un lien de filiation par voie judiciaire.
Expertise en filiation : Opération technique et scientifique réalisée par un expert (souvent un généticien ou un médecin spécialiste) afin de fournir des éléments de preuve sur la filiation. Elle consiste généralement en des analyses génétiques (tests ADN) pour établir ou infirmer un lien de filiation entre un enfant et un ou ses prétendus parents.
Procédure judiciaire : Ensemble des démarches et des formalités légales suivies devant une juridiction pour faire reconnaître ou établir la filiation. Elle comprend notamment la saisine du tribunal, la présentation des preuves, et éventuellement la réalisation d’expertises en filiation pour trancher la contestation.
La filiation judiciaire, renforcée par l’expertise en filiation, constitue un mécanisme essentiel pour établir ou contester la filiation d’un enfant, en recourant à une procédure judiciaire et à des analyses scientifiques pour garantir la vérité biologique et juridique.
La filiation en droit de la famille est un lien juridique essentiel qui établit la reconnaissance des droits et devoirs entre un enfant et ses parents, selon des règles précises d’établissement et de preuve.
| Critère | Personne Physique | Personne Morale | Auteur / Source |
|---|---|---|---|
| Définition | Être humain doté de la personnalité juridique | Entité abstraite reconnue comme sujet de droit | Mention dans le développement sur la personne comme sujet de droit |
| Commencement de la personnalité | Naissance vivante et viable | Création par la loi ou acte juridique | Définition de la personnalité juridique |
| Fin de la personnalité | Mort | Dissolution ou extinction légale | Fin de la personnalité juridique |
| Capacité juridique | Aptitude à détenir et exercer des droits | Capacité limitée ou spécifique selon la nature | Définition de la capacité juridique |
| Notions clés | Personne physique | Personne morale | Auteur / Source |
|---|---|---|---|
| Capacité de jouissance | Pleine, sauf incapacités spécifiques | Pleine, sauf restrictions légales | Définition de la capacité de jouissance |
| Capacité d’exercice | Peut être limitée ou restreinte | Peut disposer d’une capacité d’exercice selon statut | Définition de la capacité d’exercice |
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1. Comment une personne peut-elle établir juridiquement la filiation de son enfant sans recourir à une procédure judiciaire ?
2. Selon le droit civil, à partir de quel moment un enfant acquiert-il la personnalité juridique ?
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Personne comme sujet de droit — définition ?
Entité dotée de la personnalité juridique, capable de détenir des droits et obligations.
Capacité juridique — distinction ?
Capacité de jouissance et capacité d’exercice.
Incapacité juridique — concerne qui ?
Mineurs, majeurs protégés, ou personnes sous restrictions.
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