Fiche de révision : Les Fondements et Fonctionnement de la Constitution Française

Plan du Cours

  1. Pourquoi des constitutions
  2. Traits communs des constitutions contemporaines
  3. Séparation des pouvoirs et régimes politiques
  4. Naissance de la Ve République
  5. Référendum constituant et révision constitutionnelle
  6. Président de la République
  7. Gouvernement sous la Ve République
  8. Parlement bicaméral et procédure législative
  9. Responsabilité gouvernementale et parlementarisme rationalisé
  10. Outils du gouvernement et contrôle constitutionnel

1. Pourquoi des constitutions

Notions clés & Définitions

  • Constitution : La constitution est la norme suprême qui organise le pouvoir et impose à toutes les autres règles juridiques de respecter ses prescriptions.
  • Légitimité populaire : La légitimité populaire correspond au fait que le peuple fonde ou cautionne la constitution, ce qui justifie son autorité politique.
  • Légitimité par référendum : La légitimité par référendum vient du vote du peuple, qui approuve directement l’adoption de la constitution.
  • Patriotisme constitutionnel : Le patriotisme constitutionnel désigne l’attachement d’un peuple à sa constitution comme symbole de son identité politique.

Points essentiels

  • Toutes les normes inférieures (lois, décrets, arrêtés municipaux) doivent respecter la constitution, qui est la norme suprême.
  • La constitution vise à refléter les aspirations d’un peuple et à mettre en place un nouvel ordre juridico-politique.
  • L’adoption de la constitution par référendum apporte une double légitimité fondée sur le peuple et sur l’approbation référendaire.
  • Le pouvoir constituant peut être originaire (créer une constitution à partir de rien) ou dérivé (modifier une constitution existante).
  • La France a connu 15 constitutions depuis 1791, et la constitution actuelle date du 4 octobre 1958.

Astuce mémo

Constitution = Sommet + Aspirations : la pyramide oblige tout le reste à monter au sommet (la constitution) par le référendum.

2. Traits communs des constitutions contemporaines

Notions clés & Définitions

  • Contenu constitutionnel : Le contenu d’une constitution regroupe à la fois l’organisation du pouvoir et les mécanismes de limitation du pouvoir.
  • Pouvoir constituant : Le pouvoir constituant est la faculté créée par le peuple pour fonder une constitution nouvelle ou modifier une constitution existante.
  • Norme suprême : La constitution est considérée comme la norme la plus élevée, imposant le respect à toutes les autres normes juridiques.

Points essentiels

  • Les constitutions contemporaines combinent en général une “constitution politique” (organisation) et une “constitution juridique” (limitation du pouvoir).
  • Les constitutions contemporaines s’appuient sur un pouvoir constituant originaire ou dérivé : le peuple peut fonder ou réviser la constitution.
  • La constitution cherche aussi une double légitimité : celle du peuple et celle apportée par l’adoption, souvent via référendum.
  • La constitution est la loi fondamentale de l’État et doit être respectée par tous les actes juridiques inférieurs, comme les lois, décrets et arrêtés.

3. Séparation des pouvoirs et régimes politiques

Notions clés & Définitions

  • Séparation des pouvoirs : La séparation des pouvoirs est l’organisation du pouvoir en fonctions distinctes et/ou en organes différents pour éviter la concentration et donc l’arbitraire.
  • Approche négative : L’approche négative traite la séparation comme un remède au risque de tyrannie lié à la concentration du pouvoir entre les mêmes mains.
  • Approche positive : L’approche positive cherche un équilibre institutionnel en répartissant les pouvoirs pour combiner liberté politique et bon gouvernement.
  • Séparation stricte des pouvoirs : La séparation stricte cantonne chaque organe à son rôle et limite les interférences directes entre pouvoirs.
  • Séparation souple des pouvoirs : La séparation souple admet des influences réciproques entre organes, de sorte que les pouvoirs se contrôlent mutuellement dans les faits.

Points essentiels

  • L’article 16 de la DDHC affirme que, sans garantie des droits et sans séparation des pouvoirs, il n’y a pas de constitution.
  • Madison (Federalist n°47) définit la tyrannie comme l’accumulation du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire dans les mêmes mains.
  • La fonction législative adopte les lois, la fonction exécutive les applique, et la fonction judiciaire tranche les litiges entre particuliers et autorités publiques.
  • En régime présidentiel, l’irrévocabilité mutuelle rend en principe impossible la destitution du président par le parlement et la dissolution du parlement par le président.
  • En régime parlementaire, la responsabilité politique du gouvernement envers le parlement s’exprime par la motion de censure, avec en contrepartie la menace de dissolution contre le renversement.
  • Même avec une séparation renforcée, des checks and balances existent en régime présidentiel : veto présidentiel, blocages du Sénat (nominations) et impeachment pour motifs pénaux.

Astuce mémo

Madison + Montesquieu : tyrannie = mêmes mains, liberté = pouvoir qui arrête pouvoir.

4. Naissance de la Ve République

Notions clés & Définitions

  • Instabilité gouvernementale IVe République : L’instabilité gouvernementale désigne l’impossibilité pour les gouvernements de durer, avec de fréquents remaniements sous la IVe République.
  • Homme providentiel : L’homme providentiel est l’idée d’un leader salvateur, présentée ici comme la justification politique de l’arrivée de de Gaulle en 1958.
  • Comité d’experts Michel Debré : Le comité d’experts, présidé par Michel Debré, est l’organe chargé de rédiger la Constitution de 1958.
  • Cinq bases du 3 juin 1958 : Les cinq bases sont des principes directeurs fixés par la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 pour orienter la rédaction de la Constitution.
  • Référendum du 28 septembre 1958 : Le référendum du 28 septembre 1958 est le vote du peuple qui approuve le projet constitutionnel de la Ve République.

Points essentiels

  • La IVe République (1946-1958) est marquée par l’instabilité : 22 cabinets en 12 ans, soit environ 6 mois par gouvernement.
  • Le 13 mai 1958 correspond au premier putsch d’Alger, dans un contexte de décolonisation et de guerre d’Algérie.
  • Le 29 mai 1958, Charles de Gaulle est appelé président du Conseil, puis le 4 juin 1958 a lieu la formule « Je vous ai compris ».
  • La Constitution de 1958 est préparée par un comité d’experts présidé par Michel Debré, appliquant les « cinq bases » fixées par la loi constitutionnelle du 3 juin 1958.
  • Le peuple vote le 28 septembre 1958 par référendum (82,6 % de « Oui »), puis la Constitution est promulguée le 4 octobre 1958.
  • Le discours de Bayeux du 16 juin 1946 est présenté comme la « Constitution en germe » liée à la vision gaullienne des institutions.

Astuce mémo

1958 = 3 étapes : 29/5 de Gaulle, 28/9 Oui (82,6 %), 4/10 promulgation.

5. Référendum constituant et révision constitutionnelle

Notions clés & Définitions

  • Référendum constituant : Le référendum constituant est la voie de ratification par le peuple qui rend définitive une révision de la Constitution (article 89).
  • Article 89 : L’article 89 fixe la procédure de révision constitutionnelle, avec une initiative partagée et une adoption finalisée par ratification.
  • Congrès du Parlement : Le Congrès du Parlement est l’assemblage du Parlement à Versailles utilisé comme mode de ratification de certaines révisions constitutionnelles.
  • Pouvoir de révision limité : Le pouvoir de révision est encadré par des clauses constitutionnelles qui empêchent d’engager ou poursuivre une révision dans certains cas.

Points essentiels

  • L’initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment au Président sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement.
  • En principe, la révision est définitive après approbation par référendum (article 89).
  • Exception : le Président peut décider de soumettre le projet au Parlement réuni en Congrès, avec adoption à la majorité des 3/5 des suffrages exprimés.
  • La ratification de la révision (après vote en termes identiques par les deux assemblées) se fait soit par référendum, soit par le Parlement réuni en Congrès.
  • Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie en cas d’atteinte à l’intégrité du territoire (article 89, alinéa 4).
  • La forme républicaine du Gouvernement ne peut pas être modifiée par révision (article 89, alinéa 5).

Astuce mémo

89 = Référendum (règle) ; Congrès seulement si choisi par le Président avec seuil 3/5, et jamais toucher l’intégrité du territoire ni la forme républicaine.

6. Président de la République

Notions clés & Définitions

  • Arbitre national : Fonction présidentielle consistant à organiser le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et à assurer la continuité de l’État en tranchant les tensions politiques.
  • Contreseing ministériel : Procédure où un ministre signe un acte présidentiel pour en assumer la responsabilité politique et juridique, ce qui transfère la responsabilité du président.
  • Pouvoirs propres du président : Prérogatives présidentielles pour lesquelles aucun contreseing ministériel n’est requis, de sorte que la responsabilité politique du président est directement engagée.
  • Régime semi-présidentiel : Régime où le président dispose de prérogatives propres tout en coexistence avec une logique parlementaire, ce qui peut se modifier en période de cohabitation.

Points essentiels

  • Le président veille au respect de la Constitution, assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et garantit l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et le respect des traités.
  • Principe de l’article 19 : les actes présidentiels autres que ceux des articles 8 (1er alinéa), 11, 12, 16, 18, 54, 56 et 61 sont contresignés par le Premier ministre et éventuellement par les ministres responsables.
  • Exemples d’actes sans contreseing (responsabilité présidentielle directe) : nomination du Premier ministre (art. 8, al. 1), initiative du référendum législatif (art. 11) et dissolution de l’Assemblée nationale (art. 12).
  • La dissolution ne peut pas être renouvelée dans l’année qui suit des élections, ce qui encadre l’usage de l’article 12.
  • En cas de crise grave et immédiate, le président peut activer l’article 16 après consultations (Premier ministre, présidents des assemblées, Conseil constitutionnel), dans un cadre conçu comme temporaire.
  • Pendant l’article 16, l’Assemblée nationale ne peut pas être dissoute, et le Conseil constitutionnel est saisissable après 30 jours puis recontrôlable à l’issue de 60 jours.

Astuce mémo

Art. 19 = “hors exceptions” : tout acte présidentiel est contresigné, sauf ceux des articles 8(1), 11, 12, 16, 18, 54, 56 et 61.

7. Gouvernement sous la Ve République

Notions clés & Définitions

  • Premier ministre fusible : Le Premier ministre est celui dont la responsabilité politique sert de point de chute, car il peut être remplacé quand l’exécutif perd le soutien du président ou du Parlement.
  • Cohabitation : La cohabitation est la période où le président ne dispose pas d’une majorité à l’Assemblée nationale, ce qui place le gouvernement sous l’orientation du camp parlementaire du Premier ministre.
  • Parlementarisme moniste : Le parlementarisme moniste désigne le fait que, en cohabitation, la responsabilité politique du gouvernement ne dépend que de l’Assemblée nationale.
  • Solidarité gouvernementale : La solidarité gouvernementale impose aux ministres d’adopter la ligne politique fixée par le Premier ministre, surtout en période où le président ne contrôle pas le gouvernement.
  • Domaine réservé : Le domaine réservé est l’espace politique du chef de l’État, centré sur les affaires étrangères et la défense, où ses choix ne s’alignent pas automatiquement sur ceux du Premier ministre.

Points essentiels

  • En période dite normale, le Gouvernement tire sa puissance de la confiance du président et de celle du Parlement, avec une responsabilité politique devant le Parlement et le risque de remaniement.
  • En cohabitation, le gouvernement devient responsable devant le seul Parlement et le Premier ministre dirige l’exécutif sans pouvoir s’appuyer sur une majorité présidentielle à l’Assemblée nationale.
  • Les cohabitations mentionnées sont 1986–1988, 1993–1995 et 1997–2002, avec respectivement François Mitterrand/Jacques Chirac/PS-RPR puis Chirac/Jospin/PS-RPR.
  • Le principe de solidarité gouvernementale signifie que les ministres suivent la ligne politique du Premier ministre, ce qui organise la cohérence de l’action gouvernementale.
  • Le domaine réservé du chef de l’État concerne les affaires étrangères et les relations internationales ainsi que la défense, même s’il n’est pas présenté comme un véritable droit de blocage.
  • Les ordonnances de l’article 38 doivent être signées par le président pour entrer en vigueur, ce qui donne au chef de l’État un rôle au moment de la mise en œuvre.

Astuce mémo

Matignon = fusible : si ça déraille, on change Matignon ; en cohabitation, Matignon commande et l’Assemblée renverse.

8. Parlement bicaméral et procédure législative

Notions clés & Définitions

  • Bicaméralisme : Le bicaméralisme est l’organisation du Parlement en deux chambres qui participent au vote des textes.
  • Navette parlementaire : La navette parlementaire est l’enchaînement des lectures successives du texte entre l’Assemblée nationale et le Sénat en cas de désaccord.
  • Commission mixte paritaire : La commission mixte paritaire est une instance réunissant députés et sénateurs chargée de rapprocher les positions après désaccord entre les deux chambres.
  • Loi organique : Une loi organique est une loi prévue par la Constitution qui organise le fonctionnement d’institutions et doit être soumise au contrôle obligatoire du Conseil constitutionnel.

Points essentiels

  • L’Assemblée nationale compte 577 députés élus pour 5 ans, et le Sénat compte 348 sénateurs élus pour 6 ans avec renouvellement par moitié tous les 3 ans.
  • Le Parlement vote la loi et distingue les lois constitutionnelles, les lois organiques et les lois ordinaires.
  • Les lois organiques doivent être adoptées dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat, et elles sont obligatoirement soumises au contrôle du Conseil constitutionnel.
  • Pour les lois ordinaires, le désaccord après les premières lectures conduit à une commission mixte paritaire, puis à de nouvelles lectures avant une dernière lecture à l’Assemblée nationale si le Gouvernement le souhaite.
  • Les lois constitutionnelles doivent être votées dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat, et les lois organiques peuvent suivre un bicaméralisme parfait si le Gouvernement le souhaite.
  • En pratique, 2/3 des lois sont adoptées dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat.

Astuce mémo

AN = Allez-retours : Navette → CMP → Dernière lecture à l’Assemblée si le Gouvernement veut.

9. Responsabilité gouvernementale et parlementarisme rationalisé

Notions clés & Définitions

  • Question de confiance : Mécanisme où le Premier ministre engage la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur son programme ou une déclaration de politique générale.
  • Motion de censure spontanée : Procédure où des députés peuvent demander la chute du Gouvernement, après dépôt encadré par des conditions de recevabilité et de délai.
  • Motion de censure provoquée : Mécanisme par lequel le Gouvernement organise un vote à l’Assemblée nationale pour faire dépendre sa survie d’un vote politique.
  • Parlementarisme rationalisé : Régime parlementaire où la Constitution encadre les rapports Parlement–Gouvernement par des règles procédurales pour faciliter l’action gouvernementale.

Points essentiels

  • La responsabilité du Gouvernement sous la Ve République ne se met en jeu que devant l’Assemblée nationale, pas devant le Sénat, via les mécanismes des articles 49 et 50.
  • La question de confiance (art. 49 al. 1) est engagée par le Premier ministre après délibération en conseil des ministres et vise le programme ou une déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.
  • La motion de censure spontanée (art. 49 al. 2) n’est recevable que si elle est signée par au moins 1/10 des membres de l’Assemblée nationale et votée 48 heures après dépôt.
  • Pour être adoptée, la motion de censure spontanée doit recueillir la majorité des membres composant l’Assemblée nationale, ce qui impose 289 députés en pratique.
  • Lorsqu’une motion de censure est adoptée ou que l’Assemblée désapprouve le programme ou une déclaration, le Premier ministre doit remettre la démission du Gouvernement au Président (art. 50).
  • Le parlementarisme rationalisé limite l’obstruction et vise à rendre la mise en œuvre des choix gouvernementaux plus aisée qu’à la IVe République.

Astuce mémo

Motion de censure = 1/10 de députés + 48h d’attente + 289 voix pour tomber le Gouvernement.

10. Outils du gouvernement et contrôle constitutionnel

Notions clés & Définitions

  • Conseil constitutionnel : Le Conseil constitutionnel est l’institution chargée de vérifier la conformité constitutionnelle de certaines normes et procédures prévues par la Constitution.
  • Lois organiques : Les lois organiques sont des lois qui organisent le fonctionnement des institutions prévues par la Constitution et relèvent d’un contrôle constitutionnel obligatoire.
  • Découpage des circonscriptions : Le découpage des circonscriptions est une opération électorale encadrée constitutionnellement pour respecter l’égalité devant le suffrage.

Points essentiels

  • Les lois organiques prévues par l’article 46 sont soumises obligatoirement au contrôle du Conseil constitutionnel avant leur mise en application.
  • À la différence des lois organiques, les lois ordinaires ne sont pas automatiquement soumises à un contrôle constitutionnel obligatoire dans les mêmes conditions.
  • Le Conseil constitutionnel contrôle la conformité du redécoupage des circonscriptions à l’exigence d’égalité devant le suffrage prévue à l’article 3.
  • Les circonscriptions doivent être redessinées uniquement sur une base démographique pour limiter toute instrumentalisation politique du découpage.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1791La France a connu 15 constitutions depuis 1791
1787Premiers États-Unis : premières constitution adoptée (encore en vigueur)
4 octobre 1958Promulgation de la Constitution de 1958
3 juin 1958Loi constitutionnelle fixant les « cinq bases »
28 septembre 1958Référendum approuvant la Constitution de la Ve République
13 mai 1958Premier putsch d’Alger
29 mai 1958Charles de Gaulle est appelé président du Conseil
16 juin 1946Discours de Bayeux : la « Constitution en germe »
23 juillet 2008Révision constitutionnelle encadrant notamment les pouvoirs exceptionnels et créant le référendum d’initiative partagée

Tableaux de synthèse

Approche négative vs approche positive de la séparation des pouvoirs

ApprocheIdée cléBut
Approche négativeRefus de la concentration du pouvoirÉviter la tyrannie (garantie contre l’arbitraire)
Approche positiveRépartition des pouvoirs pour combiner liberté et bon gouvernementCréer un équilibre institutionnel

Révision constitutionnelle : référendum vs Congrès

Voie finaleQuid ?Majorité
RéférendumApprobation par le peuple (principe)Aucune majorité chiffrée donnée dans le cours
Congrès (Versailles)Le Président peut choisir de ne pas recourir au référendumMajorité des 3/5 des suffrages exprimés

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre constitution et lois ordinaires : la constitution est la norme suprême que toutes les autres normes doivent respecter.
  2. Croire que la légitimité par référendum remplace la légitimité populaire : le cours insiste sur la double légitimité (peuple + approbation référendaire).
  3. Mélanger séparation stricte et séparation souple : la stricte cantonne les organes, la souple admet des influences réciproques (checks and balances).
  4. Se tromper sur le sens d’« irrévocabilité mutuelle » en présidentiel : elle empêche en principe la destitution et la dissolution réciproques sur le plan politique.
  5. Inverser la règle de révision de l’art. 89 : en principe le référendum est la règle, le Congrès est une exception choisie par le Président.
  6. Oublier les limites de l’art. 89 : pas de révision en cas d’atteinte à l’intégrité du territoire, et la forme républicaine est intouchable.
  7. Confondre contreseing et pouvoirs propres : les actes contresignés engagent la responsabilité du Gouvernement, ceux sans contreseing engagent directement le président.

Checklist Examen

  1. Définir la constitution (norme suprême) et expliquer pourquoi toutes les normes inférieures doivent respecter ses prescriptions.
  2. Présenter les critères communs : contenu (organisation + limitation), auteur (pouvoir constituant originaire/dérivé), valeur juridique et patriotisme constitutionnel.
  3. Expliquer l’enjeu de la séparation des pouvoirs (anti-tyrannie) et distinguer approche négative et approche positive, puis les modalités stricte/souple.
  4. Retracer la séquence 1958 : 13 mai (contexte putsch), 29 mai (de Gaulle président du Conseil), 28 septembre (référendum), 4 octobre (promulgation).
  5. Expliquer la distinction référendum constituant vs révision (art. 89), l’initiative partagée, et les modalités de ratification (référendum vs Congrès).
  6. Citer les limites de la révision constitutionnelle (art. 89 al. 4 et al. 5) : intégrité du territoire et forme républicaine du Gouvernement.
  7. Décrire la fonction présidentielle d’arbitre national et le principe de l’art. 19 (contreseing) avec la liste des exceptions (8(1), 11, 12, 16, 18, 54, 56, 61).
  8. Expliquer les principaux mécanismes de l’art. 16 : consultations, nature temporaire, impossibilité de dissolution pendant l’exercice, saisine du Conseil constitutionnel après 30 puis 60 jours.
  9. En période normale et en cohabitation : indiquer devant qui le Gouvernement est politiquement responsable et caractériser le rôle du Premier ministre (fusible vs leader).
  10. Expliquer la procédure législative en bicaméralisme : distinction lois constitutionnelles/organique/ordinaires et enchaînement lectures + commission mixte paritaire.
  11. Exposer la logique du parlementarisme rationalisé : question de confiance, motion de censure spontanée (1/10 + 48h + majorité) et conséquence art. 50 (démission du Gouvernement).
  12. Présenter les contrôles du Conseil constitutionnel sur les lois organiques (art. 46) et le contrôle constitutionnel du redécoupage des circonscriptions (égalité devant le suffrage, base démographique).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les Fondements et Fonctionnement de la Constitution Française avec 20 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est le rôle principal d’une constitution dans un ordre juridique ?

2. Que signifie la légitimité par référendum dans l’adoption d’une constitution ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Les Fondements et Fonctionnement de la Constitution Française avec 20 flashcards interactives.

Constitution — définition ?

Norme suprême organisant le pouvoir.

Légitimité populaire — rôle ?

Fonde l’autorité de la constitution.

Légitimité référendaire — origine ?

Vote direct du peuple.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches