QCM : Ordres et notions du droit — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le rapport entre le droit et la vie en société :

Le droit résulte de la vie en société et organise les relations entre individus.
Le droit concerne principalement les comportements sans dimension relationnelle.
Le droit apparaît avec l’individu isolé avant toute relation sociale.
Le droit constitue un ensemble de règles structurant la vie collective.
L’apparition du droit accompagne le besoin d’organiser les relations sociales.

Le droit résulte de la vie en société et organise les relations entre individus. · Le droit constitue un ensemble de règles structurant la vie collective. · L’apparition du droit accompagne le besoin d’organiser les relations sociales.

Explication

Le droit naît de la vie en société et sert à organiser les relations entre individus. L’individu isolé n’a pas le même besoin d’organisation juridique ; le droit concerne donc la vie relationnelle et collective.

2. À propos des prérogatives, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une prérogative se distingue d’une interdiction qui limite un comportement.
Une prérogative correspond à un pouvoir reconnu à une personne par le droit.
Une prérogative peut conférer le bénéfice d’un droit à un individu.
Une prérogative constitue une restriction juridique imposée à un comportement.
Une prérogative peut permettre à son titulaire d’agir juridiquement.

Une prérogative se distingue d’une interdiction qui limite un comportement. · Une prérogative correspond à un pouvoir reconnu à une personne par le droit. · Une prérogative peut conférer le bénéfice d’un droit à un individu. · Une prérogative peut permettre à son titulaire d’agir juridiquement.

Explication

Les prérogatives sont des pouvoirs ou des droits reconnus aux individus, leur permettant d’agir ou de bénéficier d’un droit. Une restriction imposée à un comportement relève plutôt de l’interdiction.

3. Selon Jean Carbonnier, quelles fonctions le droit peut-il remplir dans la société ?

Le droit vise principalement à supprimer toute initiative individuelle.
Le droit peut lutter contre les menaces pesant sur la société.
Le droit peut protéger les personnes et les intérêts sociaux.
Le droit peut organiser les relations entre les membres de la société.
Le droit peut permettre la réalisation de certaines activités sociales.

Le droit peut lutter contre les menaces pesant sur la société. · Le droit peut protéger les personnes et les intérêts sociaux. · Le droit peut organiser les relations entre les membres de la société. · Le droit peut permettre la réalisation de certaines activités sociales.

Explication

Jean Carbonnier associe le droit à plusieurs fonctions : lutter contre les menaces, permettre, organiser et protéger. La suppression de l’initiative individuelle ne correspond pas à cette présentation.

4. Un litige n’est soumis à aucun tribunal et aucune sanction n’est prononcée. Quelle conclusion concernant le droit est exacte ?

Le droit organise les relations entre individus isolés.
Le droit peut produire ses effets même en l’absence de litige ou de tribunal.
Selon Jean Carbonnier, le droit lutte contre les menaces pesant sur l’individu.
Le droit se confond avec l’activité juridictionnelle exercée par le juge.
Le droit suppose la saisine préalable d’un tribunal pour s’appliquer.

Le droit peut produire ses effets même en l’absence de litige ou de tribunal.

Explication

Le droit peut produire ses effets même en l’absence de litige ou de tribunal. Il organise les relations entre les individus en société, et non celles d’individus isolés. Selon Jean Carbonnier, il contribue notamment à lutter contre les menaces qui pèsent sur la société, tout en permettant, organisant et protégeant. Il ne se confond donc pas avec l’activité du juge et son application ne dépend pas de la saisine d’un tribunal.

5. Concernant le panjurisme :

Le panjurisme envisage la société comme largement organisée par le droit.
Le panjurisme se distingue du non-droit, qui concerne des rapports sociaux non nécessairement juridiques.
Le panjurisme désigne des rapports sociaux échappant à toute organisation juridique.
Le panjurisme renvoie à une organisation juridique très étendue de la société.
Le panjurisme peut considérer que le droit structure une grande partie des relations sociales.

Le panjurisme envisage la société comme largement organisée par le droit. · Le panjurisme se distingue du non-droit, qui concerne des rapports sociaux non nécessairement juridiques. · Le panjurisme renvoie à une organisation juridique très étendue de la société. · Le panjurisme peut considérer que le droit structure une grande partie des relations sociales.

Explication

Le panjurisme conçoit la société comme largement, voire entièrement, organisée par le droit. Les rapports sociaux non nécessairement régis par le droit relèvent plutôt de la notion de non-droit.

6. Parmi les propositions suivantes concernant les systèmes normatifs, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les usages sociaux sont des règles juridiques adoptées par l’État.
La religion peut organiser certains comportements de la vie sociale.
Tout système normatif organisant la vie sociale appartient à l’ordre juridique.
La morale constitue un système normatif distinct du droit juridique.
La courtoisie peut encadrer les relations entre les individus.

La religion peut organiser certains comportements de la vie sociale. · La morale constitue un système normatif distinct du droit juridique. · La courtoisie peut encadrer les relations entre les individus.

Explication

La religion peut organiser certains comportements de la vie sociale sans relever du droit. La morale constitue un système normatif distinct du droit juridique. La courtoisie peut encadrer les relations entre les individus. Les usages sociaux peuvent également organiser la vie sociale sans être des règles juridiques adoptées par l’État, et l’existence d’un système normatif ne suffit pas à l’intégrer à l’ordre juridique.

7. Concernant la distinction entre droit objectif et droits subjectifs, quelles propositions sont justes ?

Le droit objectif et les droits subjectifs désignent deux ensembles identiques.
Le droit objectif désigne les pouvoirs individuels accordés par une règle juridique.
Les droits subjectifs correspondent aux prérogatives reconnues aux personnes.
Les droits subjectifs forment l’ensemble des règles applicables dans un ordre juridique.
Le droit objectif regroupe les règles juridiques applicables dans un ordre juridique.

Les droits subjectifs correspondent aux prérogatives reconnues aux personnes. · Le droit objectif regroupe les règles juridiques applicables dans un ordre juridique.

Explication

Le droit objectif est l’ensemble des règles juridiques applicables dans un ordre juridique. Les droits subjectifs sont les prérogatives reconnues aux personnes par ces règles ; les deux notions ne sont donc pas identiques.

8. Les caractéristiques du droit en tant qu’ordre comprennent :

Le droit constitue un ensemble organisé de règles de conduite.
Le droit présente une hiérarchie entre ses différentes règles.
Le droit rassemble des comportements individuels dépourvus d’organisation.
Le droit comprend des règles socialement édictées et sanctionnées.
Le droit correspond à des recommandations sociales sans mécanisme de sanction.

Le droit constitue un ensemble organisé de règles de conduite. · Le droit présente une hiérarchie entre ses différentes règles. · Le droit comprend des règles socialement édictées et sanctionnées.

Explication

Le droit est un ordre composé de règles de conduite organisées et hiérarchisées, socialement édictées et sanctionnées. Il ne se réduit ni à des comportements désorganisés ni à de simples recommandations dépourvues de sanction.

9. Concernant le syllogisme juridique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La mineure formule la règle générale applicable à la situation.
La conclusion décrit les faits sans appliquer la règle de droit.
La mineure présente les faits après leur qualification juridique.
La majeure expose les faits concrets soumis au juriste.
La majeure énonce la règle de droit applicable au raisonnement.

La mineure présente les faits après leur qualification juridique. · La majeure énonce la règle de droit applicable au raisonnement.

Explication

Dans le syllogisme juridique, la majeure contient la règle applicable et la mineure présente les faits juridiquement qualifiés. La conclusion applique ensuite la règle aux faits ; les autres propositions inversent ces fonctions.

10. Un juriste transforme une situation factuelle en catégorie juridique afin d’appliquer une règle. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La qualification juridique rattache les faits à une catégorie juridique.
La qualification juridique permet de dépasser la description brute des faits.
La qualification juridique remplace l’analyse des faits par une appréciation morale.
La qualification juridique traduit des faits concrets dans le langage du droit.
La qualification juridique consiste à rédiger directement la sanction applicable.

La qualification juridique rattache les faits à une catégorie juridique. · La qualification juridique permet de dépasser la description brute des faits. · La qualification juridique traduit des faits concrets dans le langage du droit.

Explication

La qualification juridique consiste à traduire les faits concrets et bruts dans le langage du droit en les rattachant à une catégorie juridique. Elle ne se confond ni avec la rédaction de la sanction ni avec une appréciation morale.

11. Quelles sont les réponses exactes au sujet du métier du juriste ?

Le juriste se limite à appliquer les règles existantes sans contribuer à leur évolution.
Le juriste doit interpréter les règles juridiques lorsqu’elles le nécessitent.
Le juriste intervient dans la construction du droit sans avoir à le connaître.
Le juriste doit connaître les règles de droit applicables à son activité.
Le juriste participe par son activité à la construction de la règle de droit.

Le juriste doit interpréter les règles juridiques lorsqu’elles le nécessitent. · Le juriste doit connaître les règles de droit applicables à son activité. · Le juriste participe par son activité à la construction de la règle de droit.

Explication

Le juriste doit connaître et interpréter le droit. Son activité participe également à la construction et à l’évolution de la règle de droit ; il ne se limite donc pas à une application mécanique et ne peut ignorer les règles existantes.

12. Concernant la distinction entre morale et droit, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le for externe concerne principalement les convictions intimes et la conscience.
La morale régit principalement le for interne et la conscience personnelle.
Le droit s’intéresse aux conduites extérieures au moyen d’une contrainte organisée.
La morale organise les comportements extérieurs par une contrainte institutionnelle.
Le droit relève traditionnellement du for externe et encadre les comportements.

La morale régit principalement le for interne et la conscience personnelle. · Le droit s’intéresse aux conduites extérieures au moyen d’une contrainte organisée. · Le droit relève traditionnellement du for externe et encadre les comportements.

Explication

La morale concerne principalement le for interne, tandis que le droit relève du for externe. Le droit encadre les comportements extérieurs par une contrainte organisée ; les convictions intimes relèvent plutôt du for interne.

13. Parmi les propositions suivantes concernant le positivisme juridique et le jusnaturalisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le positivisme juridique étudie le droit tel qu’il est en vigueur.
Le jusnaturalisme reconnaît des principes supérieurs de droit naturel.
Le jusnaturalisme peut critiquer un droit positif jugé injuste.
Le jusnaturalisme se limite à décrire les règles juridiquement applicables.
Le positivisme juridique évalue le droit positif selon des principes naturels supérieurs.

Le positivisme juridique étudie le droit tel qu’il est en vigueur. · Le jusnaturalisme reconnaît des principes supérieurs de droit naturel. · Le jusnaturalisme peut critiquer un droit positif jugé injuste.

Explication

Le positivisme décrit le droit tel qu’il existe, tandis que le jusnaturalisme le confronte à des principes supérieurs. Le jusnaturalisme peut donc critiquer un droit positif injuste ; les deux formulations inversées confondent leurs approches.

14. La loi du 9 décembre 1905 relative aux Églises et à l’État :

Elle garantit l’exercice des cultes sans considération de l’ordre public.
Elle garantit la liberté de conscience.
Elle organise la séparation des Églises et de l’État.
Elle supprime la liberté de conscience dans l’ordre juridique français.
Elle protège le libre exercice des cultes sous réserve de l’ordre public.

Elle garantit la liberté de conscience. · Elle organise la séparation des Églises et de l’État. · Elle protège le libre exercice des cultes sous réserve de l’ordre public.

Explication

La loi du 9 décembre 1905 organise la séparation des Églises et de l’État et garantit la liberté de conscience. Elle protège aussi le libre exercice des cultes, sous réserve du respect de l’ordre public.

15. Concernant la définition de la règle de droit, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La règle de droit est une norme orientant les conduites sociales.
Elle fixe un modèle de comportement applicable aux relations sociales.
Une règle de droit constitue une catégorie particulière de norme.
La règle de droit contribue à organiser les relations entre les personnes.
Toute norme morale constitue une règle de droit.

La règle de droit est une norme orientant les conduites sociales. · Elle fixe un modèle de comportement applicable aux relations sociales. · Une règle de droit constitue une catégorie particulière de norme. · La règle de droit contribue à organiser les relations entre les personnes.

Explication

La règle de droit est une norme qui fixe un modèle de comportement et organise les relations sociales. Elle constitue toutefois une catégorie particulière de normes : une norme morale ne relève pas, par sa seule nature, de la règle de droit.

16. Les caractéristiques générales de la règle de droit comprennent :

Elle s’adresse principalement à une personne expressément nommée.
Elle règle une situation individuelle sans portée catégorielle.
Elle vise des catégories de personnes ou de situations.
Elle impose une loi différente selon qu’elle protège ou qu’elle punisse.
Elle présente un caractère général et abstrait.

Elle vise des catégories de personnes ou de situations. · Elle présente un caractère général et abstrait.

Explication

La règle de droit est générale et abstraite : elle vise des catégories de personnes ou de situations plutôt que des individus nommément désignés. L’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirme en outre que la loi doit être la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle punisse.

17. Concernant les règles impératives et supplétives, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les règles supplétives s’imposent même lorsqu’un accord différent existe.
Une règle impérative dépend d’une stipulation contraire des parties.
Une règle supplétive écarte tout accord différent entre les parties.
Une règle supplétive s’applique lorsque les parties n’ont rien prévu.
Une règle impérative s’impose sans possibilité d’y déroger.

Une règle supplétive s’applique lorsque les parties n’ont rien prévu. · Une règle impérative s’impose sans possibilité d’y déroger.

Explication

Les règles impératives s’imposent sans dérogation possible. Les règles supplétives interviennent lorsque les parties n’ont pas prévu de règle différente ; elles peuvent donc être écartées par leur accord.

18. Concernant les formes de sanction juridique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La nullité peut produire l’effacement d’un acte juridique.
La punition pénale a pour objet principal l’exécution forcée.
La contrainte vise à obtenir l’exécution d’une obligation.
La réparation du dommage constitue une punition pénale.
La sanction juridique peut réparer un dommage subi.

La nullité peut produire l’effacement d’un acte juridique. · La contrainte vise à obtenir l’exécution d’une obligation. · La sanction juridique peut réparer un dommage subi.

Explication

La contrainte tend à obtenir l’exécution, tandis que la nullité efface l’acte et que la réparation indemnise le dommage. La punition pénale sanctionne une infraction ; elle ne se confond donc ni avec la réparation ni avec l’exécution forcée.

19. Parmi les propositions suivantes concernant l’amende pénale et les dommages et intérêts civils, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les dommages et intérêts civils ont pour fonction de réparer un dommage.
Les dommages et intérêts civils constituent une peine destinée à punir l’infraction.
Les deux sanctions poursuivent des fonctions juridiquement distinctes.
L’amende pénale et les dommages et intérêts peuvent se cumuler.
L’amende pénale sanctionne la commission d’une infraction.

Les dommages et intérêts civils ont pour fonction de réparer un dommage. · Les deux sanctions poursuivent des fonctions juridiquement distinctes. · L’amende pénale et les dommages et intérêts peuvent se cumuler. · L’amende pénale sanctionne la commission d’une infraction.

Explication

L’amende pénale sanctionne une infraction, tandis que les dommages et intérêts civils réparent un dommage. Ces sanctions ont des fonctions distinctes mais peuvent se cumuler dans une même affaire.

20. La contrainte étatique permet-elle, à elle seule, de définir toute juridicité ?

Les obligations naturelles sont dépourvues de tout effet juridique sans sanction immédiate.
La contrainte étatique constitue un critère important mais non exclusif de la juridicité.
La soft law produit des effets juridiques lorsqu’une sanction étatique l’accompagne.
La contrainte étatique suffit à exclure le droit international du champ juridique.
Toute norme juridique doit être assortie d’une sanction immédiate de l’État.

La contrainte étatique constitue un critère important mais non exclusif de la juridicité.

Explication

La contrainte étatique constitue un critère important de la juridicité, mais elle n’est pas exclusive. Le droit international, les obligations naturelles et la soft law peuvent produire des effets juridiques sans sanction immédiate ; la soft law ne dépend donc pas de l’accompagnement d’une sanction étatique.

21. Concernant le continuum de normativité juridique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les règles impératives figurent parmi les formes les plus fortement normatives.
La soft law est dépourvue de tout effet notable dans ce continuum.
Les recommandations peuvent figurer à l’extrémité faiblement normative du continuum.
Les chartes se situent parmi les formes les plus fortement normatives.
Les règles supplétives se situent entre les recommandations et les règles impératives.

Les règles impératives figurent parmi les formes les plus fortement normatives. · Les recommandations peuvent figurer à l’extrémité faiblement normative du continuum. · Les règles supplétives se situent entre les recommandations et les règles impératives.

Explication

Le continuum va des recommandations, chartes, avis et lignes directrices aux règles impératives. Les recommandations figurent ainsi parmi les formes faiblement normatives, tandis que les règles impératives occupent l’extrémité la plus fortement normative. La soft law peut produire des effets notables et les règles supplétives se situent entre les recommandations et les règles impératives ; les chartes appartiennent aux formes situées vers le faible degré de normativité.

22. Concernant la pyramide de Kelsen :

Chaque norme y tire sa validité d’une norme supérieure.
Elle décrit prioritairement les organisations sociales productrices de droit.
Cette conception porte principalement sur les normes et leur validité.
Elle présente le système juridique comme une hiérarchie de normes.
Hans Kelsen est associé à cette représentation hiérarchique du droit.

Chaque norme y tire sa validité d’une norme supérieure. · Cette conception porte principalement sur les normes et leur validité. · Elle présente le système juridique comme une hiérarchie de normes. · Hans Kelsen est associé à cette représentation hiérarchique du droit.

Explication

La pyramide de Kelsen représente le droit comme une hiérarchie dans laquelle chaque norme reçoit sa validité d’une norme supérieure. Hans Kelsen met l’accent sur les normes et leur validité, tandis que l’étude des organisations productrices de droit relève plutôt de Santi Romano.

23. Parmi les propositions suivantes concernant la hiérarchie simplifiée des normes en droit français, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les règlements précèdent les lois dans cette hiérarchie simplifiée.
Les actes administratifs sont placés avant les règlements.
Les lois y sont présentées avant les traités internationaux.
Les traités internationaux y sont placés au-dessus de la Constitution.
La Constitution se situe au sommet de cette présentation simplifiée.

La Constitution se situe au sommet de cette présentation simplifiée.

Explication

La présentation simplifiée suit l’ordre Constitution, traités internationaux, lois, règlements et actes administratifs. Les autres propositions inversent ou déplacent des niveaux de cette hiérarchie.

24. À propos du normativisme et de l’institutionnalisme :

Le normativisme décrit prioritairement les structures sociales instituées.
Kelsen attribue aux institutions sociales le rôle central de validité.
Kelsen concentre son analyse sur les normes et leur validité.
L’institutionnalisme s’intéresse aux organisations productrices de droit.
Santi Romano étudie principalement la hiérarchie abstraite des normes.

Kelsen concentre son analyse sur les normes et leur validité. · L’institutionnalisme s’intéresse aux organisations productrices de droit.

Explication

Kelsen privilégie l’analyse des normes et de leur validité. Santi Romano et l’institutionnalisme mettent plutôt l’accent sur les institutions et les organisations sociales qui produisent du droit.

25. Une affaire est successivement examinée par plusieurs juridictions. Quelles sont les réponses exactes concernant leurs fonctions ?

La cour d’appel intervient après un contrôle de cassation.
La Cour de cassation rejugera entièrement les faits de l’affaire.
La cour d’appel peut réexaminer les faits et le droit.
La juridiction de première instance contrôle principalement l’application du droit.
La juridiction de première instance juge initialement l’affaire.

La cour d’appel peut réexaminer les faits et le droit. · La juridiction de première instance juge initialement l’affaire.

Explication

La juridiction de première instance juge initialement l’affaire, tandis que la cour d’appel peut la rejuger en fait et en droit. La Cour de cassation intervient au stade du contrôle de l’application du droit, sans rejuger entièrement les faits. La cour d’appel précède donc ce contrôle, et la première instance ne se limite pas à l’application du droit.

26. Concernant le bandeau associé à la justice :

Il traduit la liberté du juge de connaître l’identité des parties.
Il représente la préférence accordée aux parties les plus vulnérables.
Il signifie que la justice doit ignorer les parties au procès.
Il symbolise la neutralité de la justice.
Il exprime l’impartialité à l’égard de l’identité des parties.

Il symbolise la neutralité de la justice. · Il exprime l’impartialité à l’égard de l’identité des parties.

Explication

Le bandeau symbolise la neutralité et l’impartialité de la justice face à l’identité des parties. Il ne signifie pas que la justice doit être ignorante des parties ni qu’elle doit privilégier certaines d’entre elles.

27. Concernant les notions de juridictio et d’imperium, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’imperium consiste principalement à interpréter les règles juridiques.
Les deux notions désignent le même pouvoir juridictionnel.
L’imperium correspond au pouvoir de commander et de faire exécuter.
La juridictio correspond au pouvoir de dire le droit.
La juridictio désigne principalement le pouvoir de faire exécuter.

L’imperium correspond au pouvoir de commander et de faire exécuter. · La juridictio correspond au pouvoir de dire le droit.

Explication

La juridictio est le pouvoir de dire le droit, tandis que l’imperium est le pouvoir de commander et de faire exécuter. Ces deux notions renvoient donc à des fonctions distinctes.

28. Une sentence arbitrale doit être exécutée contre une partie récalcitrante. Quelles sont les réponses exactes ?

L’exequatur étatique retire toute valeur juridique à la sentence arbitrale.
L’arbitre possède directement l’imperium de l’État pour contraindre.
L’arbitre dispose d’une juridictio dans le règlement du litige.
La sentence arbitrale devient exécutoire sans intervention du juge étatique.
L’exequatur transforme l’arbitre en juridiction étatique permanente.

L’arbitre dispose d’une juridictio dans le règlement du litige.

Explication

L’arbitre dispose du pouvoir de dire le droit, mais pas directement de l’imperium étatique. L’exequatur du juge étatique donne à la sentence arbitrale sa force exécutoire.

29. Les caractéristiques du Conseil d’État comprennent :

Il intervient à la fois comme juridiction et comme organe consultatif.
Il appartient à l’ordre administratif français.
Il constitue la juridiction suprême de l’ordre administratif.
Il constitue la juridiction suprême de l’ordre judiciaire.
Il exerce une fonction consultative auprès du Gouvernement.

Il intervient à la fois comme juridiction et comme organe consultatif. · Il appartient à l’ordre administratif français. · Il constitue la juridiction suprême de l’ordre administratif. · Il exerce une fonction consultative auprès du Gouvernement.

Explication

Le Conseil d’État est la juridiction suprême de l’ordre administratif. Il exerce également une fonction consultative auprès du Gouvernement, ce qui explique sa double dimension juridictionnelle et consultative.

30. À propos de la notion d’ordre juridique :

Il concerne uniquement les juridictions nationales d’un État.
Il constitue un ensemble organisé de règles et de normes.
Il repose sur des normes dépourvues de destinataires identifiables.
Il régit les comportements des personnes qui y sont soumises.
Il désigne une simple règle isolée dépourvue d’organisation.

Il constitue un ensemble organisé de règles et de normes. · Il régit les comportements des personnes qui y sont soumises.

Explication

Un ordre juridique est un ensemble organisé de règles et de normes qui régissent les comportements des personnes qui y sont soumises. Il ne se limite pas aux juridictions internationales ou nationales et ne repose pas sur des normes sans destinataires. Il ne désigne pas davantage une règle isolée dépourvue d’organisation.

31. Concernant l’ordre international, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il s’organise autour d’un seul État exerçant son autorité générale.
Il repose notamment sur des traités et conventions internationales.
Il comprend des juridictions comme la CIJ et la CPI.
Il relève principalement des règles internes propres à chaque État.
Il comprend des organisations comme l’ONU.

Il repose notamment sur des traités et conventions internationales. · Il comprend des juridictions comme la CIJ et la CPI. · Il comprend des organisations comme l’ONU.

Explication

L’ordre international s’appuie notamment sur les traités, les conventions, les organisations internationales comme l’ONU et des juridictions telles que la CIJ et la CPI. Il ne s’organise pas autour d’un seul État ni principalement autour du droit interne.

32. Un État a librement souscrit à un accord international. Que signifie alors l’adage pacta sunt servanda ?

L’adage concerne principalement les règles religieuses internes.
Une simple déclaration politique crée la même obligation juridique.
L’État doit respecter l’engagement international auquel il a souscrit.
L’engagement international ne lie l’État qu’après une décision de la CIJ.
L’État peut écarter l’accord dès qu’il change de gouvernement.

L’État doit respecter l’engagement international auquel il a souscrit.

Explication

Pacta sunt servanda signifie qu’un État doit respecter l’engagement international auquel il a librement souscrit. Une simple déclaration politique ne crée pas la même obligation juridique. Le respect de cet engagement ne dépend ni d’une décision de la CIJ ni d’un changement de gouvernement, et l’adage ne concerne pas principalement les règles religieuses internes.

33. Concernant l’ordre juridique de l’Union européenne :

Il constitue un ordre juridique autonome.
Il comprend des normes et des mécanismes de contrôle spécifiques.
Il possède ses propres institutions et organes.
Il se limite aux règles internationales dépourvues d’organes propres.
Il dépend entièrement des institutions juridiques d’un État membre.

Il constitue un ordre juridique autonome. · Il comprend des normes et des mécanismes de contrôle spécifiques. · Il possède ses propres institutions et organes.

Explication

L’ordre juridique de l’Union européenne est autonome et dispose de ses propres institutions, organes, normes et mécanismes de contrôle et d’application. Il ne dépend donc pas entièrement d’un État membre et ne se réduit pas au droit international général.

34. Concernant les origines historiques du droit civil :

Le Corpus juris civilis est promulgué lors de la codification française de 1804.
Le Corpus juris civilis est rédigé sous Portalis en 1801.
Le Corpus juris civilis correspond à la réforme française du droit des obligations de 2016.
Le Corpus juris civilis constitue une matrice du droit civil continental.
Le Corpus juris civilis est rassemblé sous Justinien au VIe siècle.

Le Corpus juris civilis constitue une matrice du droit civil continental. · Le Corpus juris civilis est rassemblé sous Justinien au VIe siècle.

Explication

Le Corpus juris civilis est rassemblé sous Justinien au VIe siècle et joue un rôle majeur dans la formation du droit civil continental. Il ne correspond ni au Code civil français de 1804, ni au projet de Portalis de 1801, ni à la réforme des obligations de 2016.

35. Parmi les propositions suivantes concernant les droits applicables en France avant 1789, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Sud de la France est principalement détaché de l’influence du droit romain.
Le Nord de la France repose principalement sur le droit coutumier.
Le Nord et le Sud de la France reposent sur une même tradition juridique dominante.
Le Sud de la France repose principalement sur le droit canonique.
Le Nord de la France est principalement marqué par le droit écrit romain.

Le Nord de la France repose principalement sur le droit coutumier.

Explication

Avant 1789, le Nord de la France relève principalement du droit coutumier, tandis que le Sud est davantage marqué par le droit écrit et le droit romain. Le Sud ne repose donc pas principalement sur le droit canonique, le Nord et le Sud ne relèvent pas d’une même tradition dominante, et le Nord n’est pas principalement marqué par le droit écrit romain.

36. À propos de la promulgation et du contenu du Code civil :

Le Code civil est promulgué en 2016 lors de la réforme du droit des obligations.
Le Code civil est promulgué le 21 mars 1804 et rassemble de nombreuses règles civiles.
Le Code civil rassemble de nombreuses règles de droit civil dans un texte commun.
Le Code civil est promulgué le 14 juillet 1804 et rassemble des règles pénales.
Le Code civil est promulgué le 21 mars 1801 et rassemble des règles constitutionnelles.

Le Code civil est promulgué le 21 mars 1804 et rassemble de nombreuses règles civiles. · Le Code civil rassemble de nombreuses règles de droit civil dans un texte commun.

Explication

Le Code civil est promulgué le 21 mars 1804 et rassemble de nombreuses règles de droit civil dans un même texte. L’année 1801 renvoie au projet de Portalis, tandis que 2016 correspond à la réforme du droit des obligations; les autres dates ou matières sont inexactes.

37. La codification juridique consiste à :

Remplacer toute règle de droit par une décision judiciaire particulière.
Limiter le droit civil aux seules coutumes régionales.
Rassembler des règles auparavant dispersées dans différents textes.
Organiser des règles juridiques dans un ensemble cohérent.
Traduire les règles nationales en formules latines brèves.

Rassembler des règles auparavant dispersées dans différents textes. · Organiser des règles juridiques dans un ensemble cohérent.

Explication

La codification rassemble et organise des règles auparavant dispersées dans plusieurs textes. Elle ne consiste ni à remplacer les règles par des décisions particulières, ni à limiter le droit aux coutumes, ni à produire des adages latins.

38. Concernant les raisonnements propres au droit civil et à la Common Law, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La Common Law applique principalement un raisonnement allant du principe abstrait au cas particulier.
Le droit civil et la Common Law suivent une démarche identique entre règle et cas.
Le droit civil construit principalement ses règles à partir des décisions particulières.
Le droit civil va généralement de la règle générale vers le cas concret.
La Common Law remonte davantage du cas concret vers le principe.

Le droit civil va généralement de la règle générale vers le cas concret. · La Common Law remonte davantage du cas concret vers le principe.

Explication

Le droit civil suit traditionnellement un raisonnement déductif allant de la règle générale au cas concret. La Common Law remonte davantage des cas concrets vers le principe; les trois autres propositions inversent ou effacent cette distinction.

39. Les principales familles de droit comprennent :

Le droit comparé constitue une famille juridique au même titre que le droit civil.
Les droits traditionnels constituent une famille de droit présentée.
Le droit civil fait partie des principales familles de droit présentées.
Le droit musulman figure parmi les principales familles de droit.
La Common Law ne relève pas des familles de droit étudiées.

Les droits traditionnels constituent une famille de droit présentée. · Le droit civil fait partie des principales familles de droit présentées. · Le droit musulman figure parmi les principales familles de droit.

Explication

Les familles présentées sont le droit civil, la Common Law, le droit musulman et les droits traditionnels. Le droit comparé est une méthode d’étude des systèmes juridiques, et la Common Law fait bien partie des familles citées.

40. Quelles sont les réponses exactes au sujet du droit comparé ?

Le droit comparé étudie différents systèmes juridiques.
Le droit comparé vise à remplacer les systèmes nationaux par un droit unique.
Il peut favoriser la circulation des modèles juridiques.
Le droit comparé se limite à l’étude historique du Code civil français.
Il permet d’identifier des différences et des points communs entre droits.

Le droit comparé étudie différents systèmes juridiques. · Il peut favoriser la circulation des modèles juridiques. · Il permet d’identifier des différences et des points communs entre droits.

Explication

Le droit comparé étudie et confronte différents systèmes afin d’en comprendre les différences et les points communs. Cette démarche peut favoriser la circulation des modèles; elle ne vise pas à imposer un droit unique et ne se limite pas au Code civil français.

41. Concernant la qualification juridique, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La qualification juridique aide à déterminer les règles de droit applicables.
La qualification juridique attribue à une situation une catégorie juridique.
La qualification juridique se limite à identifier les faits sans effet sur leur régime juridique.
La qualification juridique consiste à résumer les adages applicables à une affaire.
Elle consiste à décrire une situation avec des termes courants sans retenir de catégorie juridique.

La qualification juridique aide à déterminer les règles de droit applicables. · La qualification juridique attribue à une situation une catégorie juridique.

Explication

La qualification juridique consiste à rattacher une situation, un acte ou un fait à la catégorie juridique correspondante. Elle permet ainsi de déterminer les règles applicables, contrairement à une simple description courante ou à un résumé d’adages.

42. À propos de la notion d’acte en droit, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un acte juridique peut correspondre à une opération qui n’est pas écrite.
Le mot acte peut désigner un document constatant une opération juridique.
Un acte matériel désigne le document constatant une opération matérielle.
Le mot acte peut désigner une opération juridique comme une vente.
Un acte juridique suppose un support écrit pour produire ses effets.

Un acte juridique peut correspondre à une opération qui n’est pas écrite. · Le mot acte peut désigner un document constatant une opération juridique. · Le mot acte peut désigner une opération juridique comme une vente.

Explication

Le mot acte peut désigner une opération juridique, comme une vente, ou le document qui constate cette opération. Un acte juridique peut correspondre à une opération non écrite. Pour produire ses effets, il ne suppose pas un support écrit, et l’acte matériel peut désigner le document constatant l’opération juridique plutôt qu’une opération matérielle.

43. Un prêt impayé est traduit juridiquement par une succession d’identifications comprenant :

Une donation, une créance exigible, une mise en demeure puis une action en nullité.
Un contrat de prêt, une créance exigible, une mise en demeure et une action en paiement.
Un contrat de prêt, une créance éventuelle, une transaction puis une action pénale.
Une vente, une dette prescrite, une sommation puis une action en responsabilité.
Un contrat de travail, une créance exigible, une plainte puis une action en réparation.

Un contrat de prêt, une créance exigible, une mise en demeure et une action en paiement.

Explication

La traduction juridique d’un prêt impayé identifie successivement le contrat de prêt, la créance exigible, la mise en demeure et l’action en paiement. Les autres suites remplacent plusieurs qualifications ou procédures par des notions qui ne correspondent pas à cette situation.

44. Concernant les trois piliers du droit civil, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les biens sont des sujets de droit pouvant contracter des obligations.
Les personnes sont des sujets de droit dotés de la personnalité juridique.
Les obligations constituent des liens de droit entre créancier et débiteur.
Les personnes correspondent aux objets sur lesquels portent les droits.
Les obligations désignent des objets matériels susceptibles d’appropriation.

Les personnes sont des sujets de droit dotés de la personnalité juridique. · Les obligations constituent des liens de droit entre créancier et débiteur.

Explication

Les personnes sont des sujets de droit, tandis que les obligations relient un créancier et un débiteur. Les biens sont des objets de droits, et non des sujets, des obligations ou des personnes.

45. La personnalité juridique correspond à :

Une qualité réservée aux personnes physiques dans l’ordre juridique.
Une aptitude limitée à exercer personnellement chaque droit reconnu.
La capacité de transformer tout bien en sujet de droit.
L’aptitude à être titulaire de droits et soumis à des obligations.
Une qualité reconnue aux personnes physiques comme aux personnes morales.

L’aptitude à être titulaire de droits et soumis à des obligations. · Une qualité reconnue aux personnes physiques comme aux personnes morales.

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à avoir des droits et des obligations. Elle est reconnue aux personnes physiques et morales ; les biens restent des objets de droits, et la personnalité ne se confond pas avec l’exercice personnel de chaque droit.

46. Parmi les propositions suivantes concernant la classification des biens, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’article 516 du Code civil répartit tous les biens entre corporels et incorporels.
L’article 516 du Code civil répartit tous les biens entre fongibles et non fongibles.
L’article 516 du Code civil répartit tous les biens entre meubles et immeubles.
L’article 1240 du Code civil répartit tous les biens entre publics et privés.
L’article 516 du Code civil répartit tous les biens entre consomptibles et non consomptibles.

L’article 516 du Code civil répartit tous les biens entre meubles et immeubles.

Explication

L’article 516 du Code civil prévoit que tous les biens sont meubles ou immeubles. L’article 544 définit la propriété comme le droit de jouir et de disposer des choses, l’article 1101 définit le contrat et l’article 1240 fonde la responsabilité civile extracontractuelle : ces dispositions ne répartissent donc pas les biens selon les distinctions proposées.

47. À propos de la propriété définie par l’article 544 du Code civil :

Elle permet de disposer des choses de la manière la plus absolue.
Son contenu porte sur les choses susceptibles d’être appropriées.
Elle permet de jouir des choses de la manière la plus absolue.
Elle autorise le propriétaire à écarter toute limite réglementaire.
Son exercice demeure soumis aux limites prévues par les lois.

Elle permet de disposer des choses de la manière la plus absolue. · Son contenu porte sur les choses susceptibles d’être appropriées. · Elle permet de jouir des choses de la manière la plus absolue. · Son exercice demeure soumis aux limites prévues par les lois.

Explication

L’article 544 définit la propriété comme le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue. Cette formule reste encadrée par les limites posées par les lois et règlements ; elle n’écarte donc pas les restrictions réglementaires.

48. Concernant la numérisation du droit :

Elle se limite à la dématérialisation des contrats entre particuliers.
Elle exclut l’ouverture des données relatives aux décisions judiciaires.
Elle remplace l’intelligence artificielle juridique par des archives papier.
Elle comprend l’accès en ligne aux décisions de justice.
Elle inclut l’utilisation des données numériques dans le domaine juridique.

Elle comprend l’accès en ligne aux décisions de justice. · Elle inclut l’utilisation des données numériques dans le domaine juridique.

Explication

La numérisation du droit comprend notamment l’utilisation des données numériques et l’accès en ligne aux décisions de justice. Elle inclut aussi l’open data des décisions et l’intelligence artificielle juridique, contrairement aux autres formulations.

49. Parmi les propositions suivantes relatives à l’AI Act, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le règlement est identifié sous le numéro 2024/1689.
Son champ d’application se limite aux systèmes utilisés hors de l’Union européenne.
Il porte principalement sur la protection des données personnelles médicales.
Il établit des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle.
L’AI Act constitue une directive adoptée par le Conseil de l’Europe.

Le règlement est identifié sous le numéro 2024/1689. · Il établit des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle.

Explication

L’AI Act correspond au règlement (UE) 2024/1689 et établit des règles harmonisées sur l’intelligence artificielle dans l’Union européenne. Il ne s’agit ni d’une directive du Conseil de l’Europe, ni d’un texte limité aux systèmes extérieurs ou aux seules données médicales.

50. L’écologisation du droit désigne :

La suppression des règles économiques au profit de normes écologiques.
La limitation des préoccupations environnementales aux relations entre États.
L’évolution du droit vers une meilleure considération des exigences environnementales.
La prise en compte croissante de l’impératif environnemental dans le droit.
L’intégration exclusive des enjeux climatiques dans le droit pénal.

L’évolution du droit vers une meilleure considération des exigences environnementales. · La prise en compte croissante de l’impératif environnemental dans le droit.

Explication

L’écologisation du droit désigne la prise en compte croissante de l’impératif environnemental dans l’ensemble du droit. Elle ne se réduit ni au droit pénal, ni à la suppression des règles économiques, ni aux seules relations internationales.

51. Concernant la protection juridique de la vulnérabilité, quelles sont les réponses exactes ?

Elle concerne notamment les mineurs et les majeurs protégés.
Elle impose un traitement identique à toutes les personnes concernées.
Elle s’applique principalement aux personnes disposant d’un pouvoir contractuel supérieur.
Elle vise les personnes en situation de faiblesse particulière.
Elle protège particulièrement les consommateurs dans certaines relations juridiques.

Elle concerne notamment les mineurs et les majeurs protégés. · Elle vise les personnes en situation de faiblesse particulière. · Elle protège particulièrement les consommateurs dans certaines relations juridiques.

Explication

La protection de la vulnérabilité vise notamment les consommateurs, les mineurs, les majeurs protégés et les personnes en situation de faiblesse particulière. Elle cherche à rééquilibrer certaines relations ; le traitement identique et la position dominante ne correspondent pas à sa définition.

52. Concernant le droit objectif, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il comprend des règles abstraites organisant la vie en société.
Il s’applique aux seules relations contractuelles entre particuliers.
Il désigne les prérogatives individuelles exercées par une personne.
Il regroupe les règles générales en vigueur dans un ordre juridique.
Il correspond aux avantages particuliers accordés à chaque titulaire.

Il comprend des règles abstraites organisant la vie en société. · Il regroupe les règles générales en vigueur dans un ordre juridique.

Explication

Le droit objectif est l’ensemble des règles générales et abstraites en vigueur dans un ordre juridique. Les prérogatives individuelles relèvent des droits subjectifs, et le droit objectif ne se limite pas aux contrats privés.

53. À propos de l’article 1240 du Code civil, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Il exige qu’un dommage soit causé au responsable pour engager sa responsabilité.
Il fonde un droit subjectif appartenant à l’auteur du dommage.
Il pose une règle objective relative à la responsabilité pour faute.
Il concerne principalement la validité des accords de volontés.
Il prévoit la réparation d’un dommage causé à autrui par une faute.

Il pose une règle objective relative à la responsabilité pour faute. · Il prévoit la réparation d’un dommage causé à autrui par une faute.

Explication

L’article 1240 pose une règle objective selon laquelle une faute causant un dommage à autrui oblige son responsable à le réparer. Cette règle fonde le droit subjectif de la victime à réparation ; elle ne concerne ni un dommage subi par le responsable ni la formation des contrats.

54. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la distinction entre droit privé et droit public ?

Le droit public encadre notamment les rapports entre autorités publiques et particuliers.
Le droit public régit les relations entre particuliers dépourvues d’intervention publique.
Le droit privé régit principalement les rapports entre personnes privées.
Le droit privé organise principalement le fonctionnement des autorités publiques.
Le droit public organise principalement la puissance publique.

Le droit public encadre notamment les rapports entre autorités publiques et particuliers. · Le droit privé régit principalement les rapports entre personnes privées. · Le droit public organise principalement la puissance publique.

Explication

Le droit privé régit principalement les rapports entre personnes privées. Le droit public organise principalement la puissance publique et ses rapports avec les particuliers ; les deux dernières formulations inversent cette distinction.

55. Pour distinguer les branches du droit, les critères peuvent porter sur :

La recherche de l’intérêt général ou des intérêts particuliers.
La date d’adoption de la règle comme critère principal de distinction.
La finalité poursuivie par la règle juridique.
L’identité des acteurs intervenant dans la situation juridique.
La nature de l’activité concernée par la règle.

La recherche de l’intérêt général ou des intérêts particuliers. · La finalité poursuivie par la règle juridique. · L’identité des acteurs intervenant dans la situation juridique. · La nature de l’activité concernée par la règle.

Explication

Le critère organique examine qui intervient, le critère matériel la nature de l’activité et le critère finaliste l’intérêt poursuivi. La date d’adoption n’est pas présentée comme l’un de ces critères de distinction.

56. Concernant la distinction entre droits patrimoniaux et extrapatrimoniaux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les droits patrimoniaux se distinguent par leur valeur économique.
Les droits patrimoniaux peuvent en principe être évalués en argent.
Les droits extrapatrimoniaux présentent directement une valeur économique.
Les droits extrapatrimoniaux sont attachés à la personne.
Les droits patrimoniaux sont liés à la personne sans dimension économique.

Les droits patrimoniaux se distinguent par leur valeur économique. · Les droits patrimoniaux peuvent en principe être évalués en argent. · Les droits extrapatrimoniaux sont attachés à la personne.

Explication

Les droits patrimoniaux ont une valeur économique et peuvent être évalués en argent. Les droits extrapatrimoniaux sont attachés à la personne et n’ont pas, en principe, de valeur économique directe ; ils ne se définissent donc pas par une valeur économique ni par l’absence de dimension économique des droits patrimoniaux.

57. Parmi les propositions suivantes concernant les droits réels et les droits personnels, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le droit personnel permet au créancier d’exiger l’exécution d’une obligation.
Le droit réel donne au créancier une action contre un débiteur déterminé.
Le droit personnel porte directement sur une chose déterminée.
Le droit personnel est également appelé droit de créance.
Le droit réel porte directement sur une chose.

Le droit personnel permet au créancier d’exiger l’exécution d’une obligation. · Le droit personnel est également appelé droit de créance. · Le droit réel porte directement sur une chose.

Explication

Un droit réel porte directement sur une chose. Le droit personnel, ou droit de créance, permet au créancier d’exiger d’un débiteur l’exécution d’une obligation ; il ne porte donc pas directement sur une chose déterminée.

58. L’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge du 27 octobre 1995 a consacré :

Une reconnaissance de la dignité humaine dans le cadre de l’ordre public.
Une protection de la dignité humaine sans circonstance locale particulière.
Une solution rattachée à la classification des droits extrapatrimoniaux.
Le respect de la dignité humaine comme composante de l’ordre public.
Une décision rendue par l’Assemblée du Conseil d’État.

Une reconnaissance de la dignité humaine dans le cadre de l’ordre public. · Une protection de la dignité humaine sans circonstance locale particulière. · Une solution rattachée à la classification des droits extrapatrimoniaux. · Le respect de la dignité humaine comme composante de l’ordre public. · Une décision rendue par l’Assemblée du Conseil d’État.

Explication

L’arrêt Commune de Morsang-sur-Orge, rendu le 27 octobre 1995 par l’Assemblée du Conseil d’État, consacre la dignité de la personne humaine comme composante de l’ordre public. Cette protection ne dépend pas de circonstances locales particulières et relève des droits attachés à la personne.

59. Concernant les effets du respect dû à la personne humaine après le décès, quelles sont les réponses exactes ?

Le respect dû à la personne humaine cesse nécessairement avec la mort.
La décision appartient à l’Assemblée du Conseil d’État.
La première chambre civile a rendu une décision le 20 décembre 2000.
La protection concernée peut continuer à produire des effets après la mort.
La Cour de cassation a admis des effets postérieurs au décès.

La première chambre civile a rendu une décision le 20 décembre 2000. · La protection concernée peut continuer à produire des effets après la mort. · La Cour de cassation a admis des effets postérieurs au décès.

Explication

Dans un arrêt du 20 décembre 2000, la première chambre civile de la Cour de cassation a jugé que le respect dû à la personne humaine pouvait continuer à produire des effets après la mort. La décision ne provient donc pas de l’Assemblée du Conseil d’État, et la mort ne fait pas nécessairement cesser ces effets.

60. À propos du jusnaturalisme et du positivisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le jusnaturalisme fonde le droit sur des principes supérieurs.
Le positivisme juge la validité du droit à partir de la dignité humaine.
Le positivisme identifie le droit aux normes juridiquement posées.
Le jusnaturalisme reconnaît comme seule source les procédures étatiques.
Le positivisme s’intéresse aux normes reconnues selon des procédures déterminées.

Le jusnaturalisme fonde le droit sur des principes supérieurs. · Le positivisme identifie le droit aux normes juridiquement posées. · Le positivisme s’intéresse aux normes reconnues selon des procédures déterminées.

Explication

Le jusnaturalisme rattache l’autorité du droit à des principes supérieurs comme la nature, la raison ou la dignité humaine. Le positivisme identifie le droit aux normes posées et reconnues selon des procédures déterminées ; les propositions inversant ces approches sont donc erronées.

61. Concernant la Constitution du 4 octobre 1958, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle règle la répartition des pouvoirs et leurs rapports.
Elle organise les institutions de la République.
Elle constitue la norme fondamentale de l’État français.
Elle limite son objet aux relations entre les particuliers.
Elle réserve au Gouvernement l’organisation complète des institutions.

Elle règle la répartition des pouvoirs et leurs rapports. · Elle organise les institutions de la République. · Elle constitue la norme fondamentale de l’État français.

Explication

La Constitution du 4 octobre 1958 est la norme fondamentale de l’État français. Elle organise les institutions de la République ainsi que la répartition des pouvoirs et leurs rapports ; elle ne confie pas cette organisation complète au Gouvernement et ne concerne pas seulement les particuliers.

62. Parmi les propositions suivantes relatives à l’article 34 de la Constitution, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il définit les matières ayant un caractère réglementaire.
Le Parlement vote les lois relevant de ce domaine.
Il concerne la répartition entre domaine législatif et domaine réglementaire.
Il détermine le domaine de la loi.
Il attribue au Gouvernement le vote des lois ordinaires.

Le Parlement vote les lois relevant de ce domaine. · Il concerne la répartition entre domaine législatif et domaine réglementaire. · Il détermine le domaine de la loi.

Explication

L’article 34 détermine le domaine de la loi, laquelle est votée par le Parlement. La détermination des matières réglementaires relève de l’article 37 ; le Gouvernement ne vote donc pas les lois ordinaires.

63. Les matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi :

Peuvent être régies par des arrêtés.
Peuvent être régies par des décrets.
Relèvent du domaine législatif prévu par l’article 37.
Sont distinguées du domaine de la loi par la Constitution.
Ont un caractère réglementaire en vertu de l’article 37.

Peuvent être régies par des arrêtés. · Peuvent être régies par des décrets. · Sont distinguées du domaine de la loi par la Constitution. · Ont un caractère réglementaire en vertu de l’article 37.

Explication

L’article 37 prévoit que les matières autres que celles du domaine de la loi ont un caractère réglementaire. Elles peuvent notamment être régies par des décrets et des arrêtés ; elles ne relèvent donc pas du domaine législatif prévu par l’article 37, lequel concerne leur caractère réglementaire.

64. Concernant les ordonnances prises sur le fondement de l’article 38 de la Constitution, quelles sont les réponses exactes ?

Le Gouvernement doit recevoir une habilitation du Parlement.
Une ratification parlementaire doit intervenir ensuite.
L’habilitation est accordée pour une durée limitée.
Les mesures prises relèvent normalement du domaine de la loi.
Les ordonnances sont promulguées par le Président dans les quinze jours.

Le Gouvernement doit recevoir une habilitation du Parlement. · Une ratification parlementaire doit intervenir ensuite. · L’habilitation est accordée pour une durée limitée. · Les mesures prises relèvent normalement du domaine de la loi.

Explication

L’article 38 permet au Gouvernement, après habilitation du Parlement et pendant une durée limitée, de prendre des mesures relevant normalement du domaine de la loi. Ces mesures doivent ensuite être ratifiées par le Parlement ; les ordonnances ne sont pas promulguées par le Président dans les quinze jours comme les lois définitivement adoptées.

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Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Ordres et notions du droit.

Qu'est-ce que le droit selon sa relation à la vie en société ?

Le droit résulte de la vie en société.

Que permet le droit dans les relations entre individus ?

Il organise les relations entre les individus.

Que montre l'exemple de Robinson Crusoé avec l'arrivée de Vendredi ?

Il rend nécessaires droits, obligations, compétences et règles communes.

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