QCM : I - CHAP 1 — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quelle période l’écriture et l’agriculture apparaissent-elles en Mésopotamie, dans le Croissant fertile ?

Dès le IVe millénaire avant notre ère
Vers la fin du IIe millénaire avant notre ère
Après la naissance des cités grecques
Au début du Ier millénaire avant notre ère

Dès le IVe millénaire avant notre ère

Explication

L’écriture et l’agriculture apparaissent en Mésopotamie dès le IVe millénaire avant notre ère. La fin du IIe millénaire correspond notamment à la rédaction du Code d’Hammurabi, et non aux débuts de ces deux phénomènes.

2. Quel rôle l’écriture cunéiforme joue-t-elle dans la connaissance des sociétés mésopotamiennes dès le IIIe millénaire avant notre ère ?

Elle établit les frontières entre les cités rivales
Elle sert principalement à transmettre des récits militaires
Elle remplace les coutumes par un droit identique partout
Elle permet de connaître leurs règles morales et juridiques

Elle permet de connaître leurs règles morales et juridiques

Explication

L’écriture cunéiforme conserve des informations sur les règles morales et juridiques des sociétés mésopotamiennes. Elle ne supprime pas la diversité des coutumes et n’a pas pour fonction principale de fixer les frontières politiques.

3. Quelle caractéristique définit une cité-État mésopotamienne ?

Une province administrée par un gouvernement central unique
Une communauté religieuse sans territoire ni autorité politique
Une alliance temporaire de villages dirigée par des marchands
Une ville indépendante avec son territoire, son prince et son dieu protecteur

Une ville indépendante avec son territoire, son prince et son dieu protecteur

Explication

Une cité-État est une ville organisée comme un petit État indépendant, dotée de son territoire, de son prince et de son dieu protecteur. La confondre avec une province d’un État unifié constitue l’erreur principale à éviter.

4. Pourquoi les échanges commerciaux entre les cités mésopotamiennes favorisent-ils l’harmonisation des règles juridiques ?

Ils transforment les échanges en pratiques réservées aux prêtres
Ils imposent la disparition des coutumes propres à chaque cité
Ils placent toutes les cités sous l’autorité directe d’un même roi
Ils rendent nécessaires des règles communes pour faciliter les accords

Ils rendent nécessaires des règles communes pour faciliter les accords

Explication

La fréquence des échanges crée un besoin d’harmoniser les règles afin de rendre les accords plus faciles entre des populations différentes. Elle ne supprime pas les coutumes locales et ne signifie pas que toutes les cités dépendent d’un roi unique.

5. Comment la Mésopotamie est-elle principalement organisée durant cette période ?

Comme deux royaumes entièrement séparés par des frontières fixes
Comme un empire unifié dirigé depuis une capitale politique unique
Comme un réseau de villages sans institutions juridiques communes
Comme un ensemble de cités-États du Nord et du Sud

Comme un ensemble de cités-États du Nord et du Sud

Explication

La Mésopotamie est d’abord composée de cités-États réparties entre le Nord et le Sud, avec des systèmes juridiques et des coutumes légèrement différents. Elle ne forme donc pas encore un État unifié comparable à un royaume centralisé.

6. Quelle est la nature juridique du Code d’Hammurabi ?

Un recueil officiel de prescriptions générales et impersonnelles fondées sur des coutumes écrites
Un code civil moderne appliqué de manière uniforme à chaque habitant du royaume
Une collection de décisions personnelles rendues par les juges de Babylone
Un traité diplomatique réglant les relations entre cités indépendantes

Un recueil officiel de prescriptions générales et impersonnelles fondées sur des coutumes écrites

Explication

Le Code rassemble officiellement des prescriptions juridiques générales et impersonnelles qui fixent par écrit des règles coutumières. Il ne constitue pas un code civil moderne imposé uniformément à toute la population.

7. Que signifie la représentation du roi recevant les lois du dieu-soleil Shamash sur la stèle du Code d’Hammurabi ?

Elle montre que le texte est une prière sans portée juridique
Elle légitime le pouvoir politique en donnant au droit une origine divine
Elle affirme que les règles sont produites par les marchands du royaume
Elle présente le roi comme un simple archiviste des coutumes locales

Elle légitime le pouvoir politique en donnant au droit une origine divine

Explication

La scène associe le roi à Shamash et donne au droit une origine divine, ce qui renforce la légitimité du pouvoir politique. Elle ne réduit pas la stèle à une prière ni ne présente les marchands comme les auteurs des règles.

8. Comment le principe de subsidiarité organise-t-il l’utilisation du Code d’Hammurabi dans un litige ?

Le Code intervient après une décision royale pour confirmer la peine choisie
Le Code s’applique aux échanges commerciaux mais pas aux conflits privés
Le Code remplace toute coutume locale dès qu’un conflit est porté devant un juge
Le Code sert de référence lorsqu’aucune coutume locale applicable ne résout le litige

Le Code sert de référence lorsqu’aucune coutume locale applicable ne résout le litige

Explication

Selon la subsidiarité, le Code fournit un modèle de référence lorsque les coutumes locales pertinentes ne permettent pas de résoudre le litige. Il ne remplace donc pas automatiquement ces coutumes dès qu’un procès survient.

9. Dans le jugement de Salomon, quel comportement permet d’identifier la véritable mère de l’enfant ?

Elle préfère renoncer à l’enfant pour préserver sa vie
Elle accepte le partage de l’enfant entre les deux femmes
Elle demande que le roi reporte sa décision publique
Elle affirme que les témoignages suffisent à établir son droit

Elle préfère renoncer à l’enfant pour préserver sa vie

Explication

La véritable mère accepte de perdre son droit apparent afin que l’enfant soit épargné. L’autre femme accepte le partage, qui entraînerait pourtant la mort de l’enfant.

10. Quelle différence distingue le juge-arbitre du juge actif dans le jugement de Salomon ?

Le juge-arbitre favorise la conciliation, tandis que le juge actif délègue l’affaire à la communauté
Le juge-arbitre recherche la vérité morale, tandis que le juge actif applique les faits sans interprétation
Le juge-arbitre décide selon les coutumes, tandis que le juge actif applique une sanction pénale
Le juge-arbitre s’en tient aux faits disponibles, tandis que le juge actif recherche les preuves et adapte sa décision à l’équité

Le juge-arbitre s’en tient aux faits disponibles, tandis que le juge actif recherche les preuves et adapte sa décision à l’équité

Explication

Le juge-arbitre tranche à partir des faits établis, alors que le juge actif cherche à faire émerger la vérité humaine et morale. Cette seconde démarche correspond à la manière dont Salomon met les prétentions à l’épreuve.

11. Lorsque des témoignages contradictoires ne permettent pas d’établir directement les faits, sur quels éléments un juge peut-il s’appuyer ?

Sur l’application mécanique d’une règle générale malgré les circonstances particulières
Sur le choix d’un témoin supplémentaire désigné par la partie qui réclame l’enfant
Sur la décision de la partie qui parle avec le plus d’assurance devant le tribunal
Sur le bon sens, la psychologie et l’équité pour déterminer ce qui est dû à chacun

Sur le bon sens, la psychologie et l’équité pour déterminer ce qui est dû à chacun

Explication

En l’absence de preuves directes, le juge peut mobiliser le bon sens, la psychologie et l’équité pour rendre à chacun ce qui lui est dû. Une décision fondée sur l’assurance d’une partie ne constitue pas une méthode fiable d’établissement de la vérité.

12. Quelle période de la Grèce antique voit apparaître les cités-États et les premières réformes politiques entre 800 et 500 avant Jésus-Christ ?

L’époque hellénistique
La période des héros
L’époque archaïque
L’époque classique

L’époque archaïque

Explication

L’époque archaïque s’étend de 800 à 500 avant Jésus-Christ et se caractérise notamment par l’apparition des poleis et des premières réformes politiques. L’époque classique commence ensuite, en 500 avant Jésus-Christ.

13. Quelle date marque à la fois la fin de l’époque classique et le début de l’époque hellénistique ?

800 avant Jésus-Christ
323 avant Jésus-Christ
31 avant Jésus-Christ
500 avant Jésus-Christ

323 avant Jésus-Christ

Explication

L’époque classique s’achève en 323 avant Jésus-Christ, date à laquelle commence l’époque hellénistique. L’année 31 avant Jésus-Christ correspond à la fin de cette dernière période.

14. Quelle évolution caractérise principalement l’époque hellénistique, de 323 à 31 avant Jésus-Christ ?

L’apogée de la démocratie athénienne et le développement de la philosophie juridique
L’entremêlement des récits héroïques et des événements historiques des premiers royaumes
La diffusion de la culture grecque en Orient après l’éclatement de l’empire d’Alexandre
La formation initiale des cités-États et l’apparition des premières réformes politiques

La diffusion de la culture grecque en Orient après l’éclatement de l’empire d’Alexandre

Explication

L’époque hellénistique correspond à l’éclatement de l’empire d’Alexandre, à la diffusion de la culture grecque en Orient et à la conquête romaine progressive. Les autres propositions décrivent principalement les périodes archaïque, classique ou héroïque.

15. Quelle distinction oppose correctement Thémis et Dikê dans la pensée grecque ?

Thémis désigne la décision rendue dans un procès, tandis que Dikê représente l’ordre universel qui gouverne le monde
Thémis représente les lois écrites des citoyens, tandis que Dikê désigne les coutumes religieuses transmises par les dieux
Thémis représente l’ordre juridique et divin, tandis que Dikê concerne la justice humaine et les litiges concrets
Thémis exprime la liberté civique, tandis que Dikê désigne la participation collective à l’élaboration des lois

Thémis représente l’ordre juridique et divin, tandis que Dikê concerne la justice humaine et les litiges concrets

Explication

Thémis renvoie à l’ordre universel, juridique et divin, tandis que Dikê concerne la justice humaine et le règlement concret des litiges. Les lois écrites et la participation civique relèvent plutôt du Nomos et de la liberté civique.

16. Quelle caractéristique définit le Nomos dans la société grecque ?

C’est une loi humaine, écrite et séculière, élaborée par la volonté populaire et affichée publiquement
C’est un ordre divin et universel qui structure la justice avant toute décision humaine
C’est une règle morale non écrite transmise par les récits des héros et les traditions religieuses
C’est une décision judiciaire destinée à régler un litige selon les circonstances particulières

C’est une loi humaine, écrite et séculière, élaborée par la volonté populaire et affichée publiquement

Explication

Le Nomos est une loi humaine, écrite, séculière et connue des citoyens, élaborée par la volonté populaire et affichée dans l’espace public. L’ordre divin et universel correspond à Thémis, tandis que la décision judiciaire concrète relève de Dikê.

17. En quoi consiste la liberté civique pour un citoyen grec ?

Défendre ses intérêts privés devant le tribunal sans participer aux décisions politiques
Participer au vote des lois et obéir aux règles que la communauté s’est elle-même données
Recevoir des lois élaborées par les magistrats sans prendre part à leur adoption collective
Pouvoir s’affranchir des lois communes lorsqu’une décision personnelle paraît plus équitable

Participer au vote des lois et obéir aux règles que la communauté s’est elle-même données

Explication

La liberté civique associe la participation au vote des lois et l’obéissance aux lois adoptées par la communauté. Elle ne signifie donc pas se soustraire aux règles communes lorsque leur application déplaît à un citoyen.

18. Dans quelle situation l’épikéia permet-elle d’intervenir dans l’application d’une loi ?

Lorsque le juge veut écarter toute règle publique au profit de son opinion personnelle
Lorsque la communauté souhaite remplacer une loi écrite par une coutume religieuse ancienne
Lorsque les citoyens refusent de participer au vote et délèguent leur liberté aux magistrats
Lorsque la loi est silencieuse, trop générale ou injuste au regard des circonstances particulières

Lorsque la loi est silencieuse, trop générale ou injuste au regard des circonstances particulières

Explication

L’épikéia permet de compléter ou de corriger la loi lorsque sa formulation ne prévoit pas une situation, reste trop générale ou produit une injustice concrète. Elle vise donc une application équitable de la loi, et non son abandon arbitraire.

19. Pourquoi Antigone enterre-t-elle Polynice malgré l’édit de Créon ?

Parce qu’elle estime que toute décision royale doit être approuvée par les citoyens
Parce qu’elle considère les lois divines et non écrites comme supérieures à l’ordre royal
Parce qu’elle veut démontrer que les rites funéraires relèvent du pouvoir politique
Parce qu’elle pense que l’édit de Créon ne concerne pas les membres de sa famille

Parce qu’elle considère les lois divines et non écrites comme supérieures à l’ordre royal

Explication

Antigone agit au nom de lois divines et non écrites qu’elle juge supérieures au Nomos royal. L’idée d’une approbation citoyenne ne constitue pas le motif de son opposition à Créon.

20. Quelle distinction oppose correctement la Thémis au Nomos ?

La Thémis concerne les textes votés, tandis que le Nomos désigne les obligations religieuses anciennes
La Thémis désigne les décisions politiques, tandis que le Nomos exprime les valeurs morales divines
La Thémis renvoie aux principes supérieurs, tandis que le Nomos désigne le droit positif humain
La Thémis correspond aux coutumes humaines, tandis que le Nomos représente les normes naturelles universelles

La Thémis renvoie aux principes supérieurs, tandis que le Nomos désigne le droit positif humain

Explication

La Thémis désigne les principes moraux et divins supérieurs, alors que le Nomos correspond aux lois humaines élaborées par la communauté. Inverser ces notions conduit précisément à la confusion classique entre norme supérieure et droit positif.

21. Lorsqu’un juge distingue la justice poursuivie par une règle de ses termes exacts, quelle notion cicéronienne privilégie-t-il ?

La lettre de la loi, réduite aux mots exacts du texte
Le pouvoir de la loi, défini par l’autorité politique qui l’a adoptée
L’esprit de la loi, fondé sur la raison et les valeurs morales
La coutume de la loi, déterminée par les usages de la communauté

L’esprit de la loi, fondé sur la raison et les valeurs morales

Explication

Pour Cicéron, l’esprit de la loi renvoie à sa finalité de justice, à la raison et aux valeurs morales. La lettre de la loi se limite au contenu littéral du texte et ne recouvre donc pas cette recherche de sens.

22. Comment Cicéron recommande-t-il d’agir lorsqu’une application littérale d’une règle produirait une injustice totale ?

Rechercher une décision conforme aux grands principes de la justice et de la loi naturelle
Remplacer la règle contestée par une décision fondée sur l’opinion majoritaire du moment
Maintenir la formulation de la règle afin de préserver l’autorité du texte juridique
Écarter toute règle écrite pour laisser chaque juge décider selon ses préférences personnelles

Rechercher une décision conforme aux grands principes de la justice et de la loi naturelle

Explication

Cicéron estime qu’une règle ne doit pas être appliquée littéralement lorsque cette application mène à une injustice totale ; il faut alors rechercher une solution conforme à la justice et à la loi naturelle. Préserver mécaniquement le texte confond la lettre de la loi avec son esprit.

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Quand apparaissent l’écriture et l’agriculture en Mésopotamie ?

Dès le IVe millénaire avant notre ère.

À quoi sert l’écriture cunéiforme dès le IIIe millénaire av. J.-C. ?

À connaître les règles morales et juridiques des sociétés mésopotamiennes.

Que représentent les tablettes d’argile mésopotamiennes ?

Des témoignages de la vie sociale, morale et juridique des populations.

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