QCM : Principes et preuves de la conciliation extrajudiciaire — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément doit figurer de manière explicite dans l’encargo professionnel confié au conciliateur privé ?

L’objet du désaccord et l’identité des autres parties
La décision finale sur le fond du litige
Le numéro de page du dossier et la date de validation
La renonciation anticipée à tout droit substantiel

L’objet du désaccord et l’identité des autres parties

Explication

L’encargo doit décrire brièvement mais clairement le différend, ainsi que l’identité et les circonstances utiles des autres parties. Il ne s’agit pas de trancher le litige ni d’imposer une renonciation préalable.

2. Quelle qualité est exigée de la personne conciliatrice dans la conciliation privée ?

Être obligatoirement l’avocat de l’une des parties
Être impartiale et tenue au secret professionnel
Être désignée par l’administration judiciaire
Être spécialiste exclusif du droit commercial

Être impartiale et tenue au secret professionnel

Explication

La personne conciliatrice doit être impartiale et respecter la confidentialité ainsi que le secret professionnel. Le texte n’exige pas qu’elle soit l’avocat d’une partie ou qu’elle soit désignée par un tribunal.

3. Quel moyen de communication est qualifié de fehaciente lorsqu’il permet de prouver réception, date, contenu et mise à disposition ?

Un appel téléphonique oral
Un simple message non traçable
Le burofax ou un courrier certifié
Une conversation informelle en personne

Le burofax ou un courrier certifié

Explication

Les moyens fehacientes sont ceux qui offrent une preuve vérifiable de la réception et de son contenu, comme le burofax ou le courrier certifié. Un message non traçable ne remplit pas cette fonction probatoire.

4. Dans quels cas un courriel peut-il satisfaire les exigences de preuve de communication ?

Dès qu’il contient une offre, sans autre élément
Uniquement s’il est envoyé par un notaire
S’il permet d’identifier l’expéditeur, la réception et la date
Seulement s’il est imprimé et signé à la main

S’il permet d’identifier l’expéditeur, la réception et la date

Explication

Le courriel peut servir de preuve s’il laisse une trace de l’identité de l’expéditeur, de la réception effective et de la date, avec un contenu identifiable. La simple présence d’une offre ne suffit pas à elle seule.

5. Que retient la jurisprudence lorsqu’un burofax n’est pas retiré ou est refusé sans motif justifié ?

Une volonté réticente du destinataire
Une preuve que l’expéditeur s’est trompé d’adresse
Une nullité automatique de l’envoi
Une absence totale de communication

Une volonté réticente du destinataire

Explication

Le refus ou le non-retrait peut manifester la volonté du destinataire d’éviter la réception, sans prouver son ignorance. La jurisprudence y voit souvent une réticence du destinataire plutôt qu’un échec imputable à l’expéditeur.

6. Quel principe explique qu’une notification peut produire effet lorsque son échec dépend du destinataire ?

Le principe d’auto-responsabilité
Le principe de confidentialité absolue
Le principe de spécialité notariale
Le principe de gratuité procédurale

Le principe d’auto-responsabilité

Explication

Le principe d’auto-responsabilité implique que le destinataire ne doit pas entraver la réception de l’acte de communication. Si l’échec lui est imputable, la notification peut être réputée efficace.

7. Dans une communication habituelle entre parties, quelle condition renforce la validité de l’envoi par courriel ?

L’utilisation exclusive d’une adresse postale physique
Le fait qu’il s’agisse du moyen pacté ou d’un moyen habituel de communication
La présence du juge dans l’échange électronique
L’existence d’une signature manuscrite sur papier

Le fait qu’il s’agisse du moyen pacté ou d’un moyen habituel de communication

Explication

La jurisprudence admet plus facilement le courriel lorsqu’il correspond à un moyen convenu ou habituel entre les parties. L’efficacité dépend aussi du fait que l’adresse électronique corresponde réellement à la contrepartie.

8. Quel ensemble d’éléments résume la preuve attendue d’un courriel selon l’usage probatoire admis ?

Identité, réception, date et contenu
Montant litigieux, juridiction et compétence
Lieu de rédaction, langue utilisée et format
Signature notariale, sceau public et témoins

Identité, réception, date et contenu

Explication

La preuve par courriel doit permettre d’établir qui en est l’expéditeur, que le message a été reçu, à quelle date, et quel en était le contenu. C’est ce faisceau d’indices qui rend la preuve crédible.

9. Quel moyen est admis pour prouver la formulation et la réception d’une demande de négociation préalable ?

Un simple brouillon interne non envoyé
Une conversation privée non enregistrée
Une note manuscrite non communiquée
Le courrier avec accusé de réception ou le burofax

Le courrier avec accusé de réception ou le burofax

Explication

Le texte admet notamment le courrier postal avec accusé de réception, le burofax et, selon les cas, le courriel ou le bureaumail. Il faut un moyen permettant d’établir l’envoi et la réception.

10. Quel est l’effet d’une demande de négociation préalable sur la prescription ou la caducité ?

Elle efface définitivement toute obligation
Elle peut interrompre ou suspendre les délais jusqu’à la fin du processus
Elle n’a aucun effet temporel
Elle remplace automatiquement l’accord des parties

Elle peut interrompre ou suspendre les délais jusqu’à la fin du processus

Explication

La demande de négociation peut interrompre la prescription ou suspendre la caducité à partir de sa réception, et l’effet dure jusqu’à l’accord ou la fin du processus sans accord. Elle ne remplace pas l’accord lui-même.

11. Quel effet la demande de négociation préalable produit-elle sur la prescription ou la caducité ?

Elle ne vaut que si un notaire la confirme par écrit
Elle ne produit d’effet qu’après une décision judiciaire
Elle supprime définitivement le délai sans condition de réponse
Elle interrompt ou suspend le délai jusqu’à la signature de l’accord ou la fin du processus sans accord

Elle interrompt ou suspend le délai jusqu’à la signature de l’accord ou la fin du processus sans accord

Explication

La demande de négociation préalable interrompt ou suspend le délai à partir du moment où sa réception est établie. L’effet se prolonge jusqu’à la signature de l’accord ou à la fin du processus sans accord.

12. Quel élément est indispensable pour interrompre la prescription par une réclamation extrajudiciaire ?

La présence d’un tiers neutre lors de l’envoi
La seule existence matérielle du droit invoqué
Une demande expresse au débiteur d’exécuter l’obligation
Une publication de la réclamation au registre

Une demande expresse au débiteur d’exécuter l’obligation

Explication

Pour interrompre la prescription au sens de l’article 1973 du Code civil, la réclamation doit demander expressément au débiteur d’exécuter l’obligation. La simple existence du droit ne suffit pas.

13. Quelle autorité est compétente pour une conciliation judiciaire quand la demande est inférieure à 6 000 euros et ne relève pas d’une matière commerciale ?

Le tribunal constitutionnel
Le notaire du domicile du demandeur
Le registrateur foncier
Le juge de paix

Le juge de paix

Explication

Dans ce cas, la compétence revient au juge de paix selon les règles citées de la loi sur la juridiction volontaire. Les autres autorités mentionnées ne sont pas celles prévues pour cette conciliation.

14. Dans quelle situation la compétence peut-elle être rattachée au domicile du demandeur lors d’une conciliation judiciaire ?

Lorsque le demandeur préfère ce lieu pour des raisons pratiques
Lorsque le défendeur est absent sans autre vérification
Lorsque la somme en litige dépasse 10 000 euros
Lorsque le défendeur personne morale y possède une délégation, une succursale, un établissement ou un représentant autorisé

Lorsque le défendeur personne morale y possède une délégation, une succursale, un établissement ou un représentant autorisé

Explication

Si le requis est une personne morale, l’autorité compétente peut être celle du domicile du demandeur à condition qu’une présence d’entreprise ou un représentant autorisé y soit établi. Cette circonstance doit en outre être prouvée.

15. Que permet la partie requérante si la partie requise ne répond pas à la demande d’élévation à escritura pública ?

Annuler automatiquement l’accord
Procéder unilatéralement à l’élévation
Saisir obligatoirement le juge de paix
Transformer l’accord en médiation

Procéder unilatéralement à l’élévation

Explication

L’art. 12-3 LO 1/2025 prévoit que l’absence de réponse de la partie requise permet à la partie requérante d’accorder l’élévation unilatéralement. Il ne s’agit pas d’une annulation de l’accord.

16. Lequel des énoncés suivants est exact au sujet du notaire qui élève l’accord à public ?

Il doit être le même pour toute procédure d’élévation
Il n’est pas nécessairement celui qui a participé à la conciliation
Il doit obligatoirement avoir dirigé la conciliation initiale
Il ne peut agir qu’en présence du tiers neutre

Il n’est pas nécessairement celui qui a participé à la conciliation

Explication

Le texte précise qu’aucune règle n’impose l’identité entre le notaire de la conciliation et celui de l’élévation à public. La présence du tiers neutre n’est pas exigée lors de l’acte d’octroi.

17. Quel est l’instrument principal pour formaliser une conciliation notariale ?

Le certificat d’avenance du registrateur
Le jugement d’homologation
La plainte introductive d’instance
L’acte notarié

L’acte notarié

Explication

En conciliation notariale, l’acte notarié est l’instrument principal pour formaliser la procédure. Le jugement et le certificat d’avenance concernent d’autres mécanismes.

18. Quelle affirmation décrit correctement la conciliation registrale ?

Elle peut conduire à un certificat d’avenance doté d’efficacité exécutoire
Elle est exclue pour les controverses immobilières
Elle est réservée aux conflits pénaux
Elle exige toujours une décision judiciaire préalable

Elle peut conduire à un certificat d’avenance doté d’efficacité exécutoire

Explication

La conciliation registrale peut aboutir à un certificat d’avenance ou d’absence d’avenance avec efficacité exécutoire. Elle vise précisément certaines controverses immobilières, urbanistiques, mercantiles ou portant sur des faits inscriptibles.

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Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Principes et preuves de la conciliation extrajudiciaire.

Conciliation privée — définition ?

Négociation extrajudiciaire visant un accord.

Personne conciliatrice — rôle ?

Conduit la négociation en respectant impartialité et confidentialité.

Encargo professionnel — contenu ?

Objet, parties, circonstances, responsabilités du conciliateur.

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