QCM : relations international — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon Serge Sur, quelles capacités composent la puissance d’un État ?

Commander, négocier, coopérer et administrer
Produire, exporter, investir et consommer
Faire, faire faire, empêcher de faire et refuser de faire
Convaincre, séduire, protéger et sanctionner

Faire, faire faire, empêcher de faire et refuser de faire

Explication

Serge Sur définit la puissance comme une somme de quatre capacités : agir, faire agir une autre entité, empêcher une action et refuser d’agir. Les autres réponses regroupent des fonctions ou des instruments qui ne constituent pas cette définition.

2. Quelle situation illustre la capacité de faire faire d’un État ?

Un État mandate une autre entité pour agir dans son intérêt
Un État bloque une décision grâce à son droit de veto
Un État refuse de participer à une opération internationale
Un État applique directement ses compétences sur son territoire

Un État mandate une autre entité pour agir dans son intérêt

Explication

La capacité de faire faire consiste à utiliser une autre entité afin qu’elle agisse au profit de l’État qui exerce sa puissance. L’action directe relève de la capacité de faire, tandis que le veto et le refus correspondent à d’autres capacités.

3. Comment un État peut-il exercer sa capacité d’empêcher de faire ?

En dissuadant autrui d’agir selon sa propre volonté
En renforçant l’attractivité de sa culture nationale
En développant ses compétences administratives internes
En déléguant une mission à une organisation partenaire

En dissuadant autrui d’agir selon sa propre volonté

Explication

Empêcher de faire signifie dissuader réellement un autre acteur d’agir comme il le souhaite, notamment au moyen du droit de veto ou de l’arme nucléaire. La délégation, l’attractivité culturelle et l’organisation interne renvoient à d’autres ressources ou capacités.

4. Quelle distinction caractérise le hard power et le soft power ?

Le hard power repose sur la culture, tandis que le soft power mobilise la contrainte militaire
Le hard power recourt à la coercition, tandis que le soft power repose sur l’attraction
Le hard power dépend de la diplomatie, tandis que le soft power administre des territoires conquis
Le hard power cherche l’adhésion, tandis que le soft power impose des sanctions matérielles

Le hard power recourt à la coercition, tandis que le soft power repose sur l’attraction

Explication

Le hard power s’appuie sur des moyens matériels et coercitifs, alors que le soft power attire par des ressources politiques, culturelles et technologiques. Les autres réponses inversent ces notions ou les associent à des mécanismes qui ne les définissent pas.

5. Quand la puissance devient-elle un pouvoir dans l’ordre interne ?

Lorsqu’elle permet d’agir sans aucune contrainte juridique
Lorsqu’elle s’exerce par une influence culturelle attractive
Lorsqu’elle augmente grâce à des moyens militaires supérieurs
Lorsqu’elle est canalisée et légitimée par le droit

Lorsqu’elle est canalisée et légitimée par le droit

Explication

La puissance devient un pouvoir lorsqu’elle est juridiquement légitimée et encadrée, notamment par la Constitution dans l’ordre interne. Les moyens militaires et l’influence culturelle peuvent accroître une puissance, mais ne lui confèrent pas en eux-mêmes cette légitimité juridique.

6. Quelle distinction oppose correctement la force et la puissance ?

La force est une capacité juridique, tandis que la puissance désigne les forces armées d’un État
La force regroupe des moyens coercitifs concrets, tandis que la puissance est une capacité plus large
La force repose sur l’attraction culturelle, tandis que la puissance désigne la contrainte matérielle
La force correspond à une domination légitimée, tandis que la puissance est dépourvue de tout moyen

La force regroupe des moyens coercitifs concrets, tandis que la puissance est une capacité plus large

Explication

La force désigne les moyens humains et matériels de coercition, comme la police ou l’armée, et constitue un instrument de la puissance. La puissance est plus vaste : elle peut permettre de s’imposer sans employer directement ces moyens.

7. Quel effet un usage disproportionné de la force peut-il produire sur la puissance d’un État ?

Il peut légitimer automatiquement le pouvoir de l’État par son efficacité
Il peut discréditer la puissance de l’État en prenant la forme de la violence
Il peut remplacer la coercition par une adhésion volontaire des opposants
Il peut transformer une capacité matérielle en attraction culturelle

Il peut discréditer la puissance de l’État en prenant la forme de la violence

Explication

La violence est un usage disproportionné de la force et peut réduire la crédibilité de la puissance étatique. L’efficacité d’une action coercitive ne suffit pas à la rendre légitime ni à produire une adhésion volontaire.

8. Qu’est-ce qui distingue l’impérialisme de l’hégémonie ?

L’impérialisme recherche l’adhésion des acteurs en prenant leurs intérêts en compte
L’impérialisme conquiert et administre un territoire depuis un centre unique
L’impérialisme récompense les acteurs qui respectent l’ordre établi
L’impérialisme menace d’employer la force sans administrer le territoire visé

L’impérialisme conquiert et administre un territoire depuis un centre unique

Explication

L’impérialisme repose sur la conquête puis l’administration de territoires périphériques par un centre unique. La menace sans conquête caractérise l’hégémonie, tandis que l’adhésion et la récompense relèvent d’autres modalités de domination.

9. Quelle situation correspond à une domination hégémonique ?

Un État rallie des partenaires en intégrant leurs intérêts dans ses décisions
Un État persuade un acteur puis le récompense pour son soutien
Un État conquiert un territoire étranger et le gère depuis son propre centre politique
Un État obtient la soumission d’un autre par la menace d’employer la force sans l’administrer

Un État obtient la soumission d’un autre par la menace d’employer la force sans l’administrer

Explication

L’hégémonie repose sur la menace d’utiliser la force, sans conquérir ni administrer le territoire d’autrui. La conquête administrative relève de l’impérialisme, tandis que l’adhésion et la récompense renvoient à d’autres formes d’influence.

10. Comment le leadership exerce-t-il une domination ?

En menaçant d’employer la force sans rechercher l’accord des partenaires
En punissant les acteurs qui transgressent l’ordre défendu par le dirigeant
En conquérant des territoires afin d’imposer une administration centralisée
En prenant en considération les intérêts d’autrui pour obtenir son adhésion

En prenant en considération les intérêts d’autrui pour obtenir son adhésion

Explication

Le leadership cherche à rallier les autres acteurs en tenant compte de leurs intérêts et en privilégiant l’adhésion à la coercition. La conquête, la menace et la punition correspondent respectivement à d’autres modes ou modalités de domination.

11. Quelles formes peuvent prendre les sanctions internationales ?

Diplomatiques, économiques, culturelles ou judiciaires, contre des États ou des individus
Politiques, humanitaires, éducatives ou financières, contre des populations ou des organisations
Militaires, territoriales, administratives ou constitutionnelles, contre des empires ou des alliances
Commerciales, technologiques, électorales ou médiatiques, contre des gouvernements ou des entreprises

Diplomatiques, économiques, culturelles ou judiciaires, contre des États ou des individus

Explication

Les sanctions internationales peuvent être diplomatiques, économiques, culturelles ou judiciaires et viser des États comme des individus. Les autres propositions mélangent des instruments ou des catégories qui ne correspondent pas à la typologie établie.

12. Quelle capacité caractérise une grande puissance dans les relations internationales ?

Elle concentre son action sur les échanges commerciaux sans intervention politique ou militaire.
Elle dispose d’une influence limitée aux États voisins et aux problèmes de sa région.
Elle dépend d’alliances extérieures pour répondre aux principales crises internationales.
Elle peut assurer sa sécurité, orienter les relations internationales et intervenir dans les crises.

Elle peut assurer sa sécurité, orienter les relations internationales et intervenir dans les crises.

Explication

Une grande puissance possède des capacités suffisantes pour assurer sa sécurité, influencer les relations internationales et intervenir dans les crises sur plusieurs plans. Une puissance régionale, en revanche, exerce principalement son influence dans une zone de proximité.

13. Quel rôle définit le mieux une puissance régionale ?

Elle exerce une influence dans une zone proche et contribue aux solutions des problèmes régionaux.
Elle limite son influence aux affaires intérieures sans participer aux problèmes de son environnement.
Elle assure sa sécurité contre toute puissance et dirige les principales relations internationales.
Elle intervient dans les crises mondiales grâce à une capacité d’action présente sur tous les continents.

Elle exerce une influence dans une zone proche et contribue aux solutions des problèmes régionaux.

Explication

Une puissance régionale dispose d’une sphère d’influence dans une zone de proximité et participe à la résolution des problèmes qui s’y posent. La capacité à orienter les relations internationales à l’échelle mondiale correspond davantage à une grande puissance.

14. Quels éléments doivent être réunis pour qu’une collectivité soit considérée comme un État ?

Une population fixée sur un territoire et soumise à un pouvoir politique organisé.
Une population mobile administrée par plusieurs autorités sans territoire déterminé.
Un pouvoir politique organisé exerçant son influence sur des populations sans territoire propre.
Un territoire délimité géré par des institutions privées et des communautés locales.

Une population fixée sur un territoire et soumise à un pouvoir politique organisé.

Explication

L’État repose sur la réunion d’une population, d’un territoire et d’un pouvoir politique organisé qui exerce son autorité. Une simple collectivité ne possède pas nécessairement ces trois éléments réunis.

15. Quel effet la reconnaissance de la souveraineté étatique produit-elle dans les relations internationales ?

Elle impose aux États d’adopter une organisation politique interne identique à celle de leurs voisins.
Elle réserve les droits internationaux aux États disposant d’une forte population et d’une grande économie.
Elle permet en principe aux États de bénéficier des mêmes droits dans les relations internationales.
Elle confie à une organisation internationale la direction des politiques intérieures de chaque État.

Elle permet en principe aux États de bénéficier des mêmes droits dans les relations internationales.

Explication

La reconnaissance de la souveraineté établit en principe l’égalité des droits des États dans les relations internationales. Elle concerne donc leur statut international, et non l’uniformité de leur organisation politique interne.

16. Comment définir le territoire étatique ?

C’est une zone d’influence économique contrôlée par plusieurs États voisins.
C’est l’espace dans lequel le pouvoir politique exerce son autorité.
C’est un espace situé en dehors de toute juridiction et de toute administration.
C’est une région habitée par une population mais dépourvue de pouvoir politique.

C’est l’espace dans lequel le pouvoir politique exerce son autorité.

Explication

Le territoire étatique correspond à l’espace soumis à l’autorité du pouvoir politique d’un État. Un espace placé sous une juridiction étatique ou une administration collective ne constitue donc pas un territoire sans maître.

17. Quelle fonction les frontières remplissent-elles principalement pour un État ?

Elles correspondent généralement à des limites établies sans lien avec l’histoire des États.
Elles garantissent une séparation naturelle entre des populations toujours homogènes.
Elles empêchent les transformations territoriales issues des conflits et des changements politiques.
Elles délimitent son territoire et résultent souvent de constructions historiques.

Elles délimitent son territoire et résultent souvent de constructions historiques.

Explication

Les frontières délimitent le territoire étatique et sont fréquemment le produit de constructions historiques, notamment liées à la colonisation ou à la fin de la guerre froide. Elles ne sont donc pas nécessairement naturelles ni indépendantes des évolutions politiques.

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Qu'est-ce que la puissance selon Serge Sur ?

Une somme de capacités : faire, faire faire, empêcher de faire, refuser de faire.

Que permet la capacité de faire à un État ?

D'exercer ses compétences internes et agir de manière autonome.

En quoi consiste la capacité de faire faire ?

Utiliser une autre entité pour agir au profit de l'État.

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