QCM : Responsabilité pénale en droit du travail — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’action publique ?

La réparation du préjudice subi par la victime
La constatation matérielle de l’infraction par un agent de police
La mise à l’écart automatique de toute responsabilité en cas de co-gérance
La répression de l’atteinte à l’ordre social par l’application d’une peine

La répression de l’atteinte à l’ordre social par l’application d’une peine

Explication

L’action publique est définie ici comme le moyen de réprimer une atteinte à l’ordre social par l’application d’une peine. Les autres propositions renvoient à d’autres mécanismes juridiques ou à une autre notion du document. À revoir : La mise en œuvre de la responsabilité pénale. Appui du cours : « L’action publique a pour objet la répression de l’atteinte à l’ordre social par l’application d’une peine. »

2. Quelle est la structure fondamentale sur laquelle repose l’infraction ?

Un fait matériel et un élément moral
Une intention coupable et un lien de causalité
Un lien direct et un lien indirect
Un dommage et une faute d’imprudence simple

Un fait matériel et un élément moral

Explication

L’infraction est définie ici comme reposant sur deux éléments indispensables : un fait matériel et un élément moral. Les autres propositions reprennent des notions du texte, mais elles ne constituent pas cette double exigence. À revoir : L’infraction : définition et éléments constitutifs. Appui du cours : « L’infraction repose sur une double exigence : un fait matériel et un élément moral. »

3. Quel lien est indiqué entre le chef d’entreprise et l’entreprise en pratique ?

Ils sont souvent condamnés conjointement.
Ils sont toujours condamnés séparément.
Seul le chef d’entreprise est condamné, jamais l’entreprise.
Seule l’entreprise est condamnée, jamais le chef d’entreprise.

Ils sont souvent condamnés conjointement.

Explication

Le passage précise qu’en pratique, le chef d’entreprise et l’entreprise sont souvent condamnés ensemble. Les autres propositions inversent ou excluent cette idée, ce que le source ne dit pas. À revoir : Les personnes responsables en droit pénal. Appui du cours : « Souvent en pratique, le chef d’entreprise et l’entreprise sont condamnés conjointement. »

4. Pourquoi la délégation de pouvoirs est-elle mise en place dans l’entreprise ?

Pour permettre au délégataire de déléguer librement tous les pouvoirs reçus
Pour répondre à un besoin d’efficacité et de meilleure application des règles dans l’entreprise
Pour remplacer automatiquement l’organisation hiérarchique de l’entreprise
Pour transférer l’ensemble des pouvoirs du chef d’entreprise à un subordonné

Pour répondre à un besoin d’efficacité et de meilleure application des règles dans l’entreprise

Explication

Le texte indique explicitement que la délégation de pouvoirs répond à un besoin d’efficacité et de meilleure application des règles dans l’entreprise. Les autres propositions contredisent ou déforment cette idée. À revoir : La délégation de pouvoirs en entreprise. Appui du cours : « Elle répond à un besoin d’efficacité et de meilleure application des règles dans l’entreprise »

5. Sur quoi repose la responsabilité pénale d’une personne morale ?

Sur un acte d’un organe ou d’un représentant commis pour son compte
Sur sa qualité d’auteur par nature
Sur une responsabilité automatique dès qu’une infraction est constatée
Sur une faute personnelle de tout salarié agissant en son nom

Sur un acte d’un organe ou d’un représentant commis pour son compte

Explication

Le texte précise que la personne morale n’est pas auteur par nature et que sa responsabilité pénale repose sur l’acte d’un organe ou d’un représentant commis pour son compte. À revoir : Infractions imputables aux personnes morales. Appui du cours : « La personne morale n’est pas auteur par nature : sa responsabilité pénale repose sur une imputation encadrée, fondée sur l’acte d’un organe ou d’un représentant commis pour son compte. »

6. Quel est le rôle de cette règle pour les personnes morales ?

Limiter l’amende au montant prévu pour les personnes physiques
Supprimer toute peine spécifique pour les personnes morales
Remplacer l’amende par une peine d’emprisonnement
Fixer une amende égale à celle des personnes physiques, multipliée par 5

Fixer une amende égale à celle des personnes physiques, multipliée par 5

Explication

La règle indiquée dans l’extrait est que l’amende des personnes morales correspond à celle des personnes physiques, mais multipliée par 5. Les autres propositions contredisent directement cette formulation. À revoir : Les peines encourues par les personnes physiques et morales. Appui du cours : « Il dispose que l’amende encourue pour les personnes morales est celle des personnes physiques, multipliée par 5. »

7. Dans une affaire de harcèlement sexuel au travail, quel type d’acte peut être retenu même s’il n’y a pas de relation sexuelle en tant que telle ?

Seulement des propos répétés sans aucun comportement
Uniquement des relations sexuelles complètes entre l’auteur et la victime
Des actes visant nécessairement l’avantage personnel de l’auteur
Tout acte possible, y compris des contacts physiques pour assouvir un fantasme

Tout acte possible, y compris des contacts physiques pour assouvir un fantasme

Explication

Le passage indique qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une relation sexuelle en tant que telle : tout acte peut suffire, y compris des contacts physiques pour assouvir un fantasme. Il précise aussi que l’acte peut profiter à un tiers. À revoir : Les poursuites en droit pénal du travail. Appui du cours : « L’acte selon la circulaire peut être très divers : • Pas d’exigence d’une relation sexuelle en tant que telle • Tout acte possible : contacts physiques pour assouvir un fantasme • L’acte peut être recherché au profit d’un tiers (pas nécessairement pour… »

8. Depuis quelle loi la responsabilité des personnes physiques dépend-elle de la nature du lien de causalité ?

La loi du 10 juillet 2000
La loi du 10 juillet 1999
La loi du 10 juillet 2002
La loi du 10 juillet 2001

La loi du 10 juillet 2000

Explication

La source indique clairement que ce régime s’applique « depuis la loi du 10 juillet 2000 ». Les autres dates sont proches mais ne figurent pas dans le texte. À revoir : La santé et la sécurité au travail : réglementation et infractions. Appui du cours : « Depuis la loi du 10 juillet 2000, la responsabilité des personnes physiques dépend de la nature du lien de causalité. »

9. Que désigne le dol général dans l’élément moral de l’infraction ?

L’absence de texte contraire à l’intention
La volonté et la conscience de commettre les faits infractionnels
La volonté de nuire à la victime
La création d’une situation ayant permis le dommage

La volonté et la conscience de commettre les faits infractionnels

Explication

Le dol général est défini ici comme le minimum requis : il suppose à la fois la volonté et la conscience de commettre les faits infractionnels. À revoir : L’élément moral de l’infraction. Appui du cours : « Le dol général est le minimum requis : il faut à la fois la volonté et la conscience de commettre les faits infractionnels. »

10. Par quelle loi le délit de harcèlement moral a-t-il été créé dans le cadre des relations de travail ?

La loi du 17 janvier 2002 dite de modernisation sociale
La loi de modernisation sociale de 2012
La loi du 17 janvier 2002 sur le harcèlement sexuel
La loi du 17 janvier 2014 relative au harcèlement moral

La loi du 17 janvier 2002 dite de modernisation sociale

Explication

Le passage source indique explicitement que, dans les relations de travail, ce délit a été créé par la loi du 17 janvier 2002 dite de modernisation sociale. À revoir : Le harcèlement au travail : délit et responsabilité. Appui du cours : « Dans le cadre des relations de travail, ce délit a été crée par une loi du 17 janvier 2002 dite de modernisation sociale. »

11. Que vise l’article 225-1-2 du Code pénal ?

La discrimination syndicale
La discrimination fondée sur le sexe, la grossesse ou la situation familiale
La discrimination en lien avec des faits de bizutage
La discrimination en lien avec le harcèlement sexuel

La discrimination en lien avec des faits de bizutage

Explication

L’article 225-1-2 du Code pénal est présenté comme visant la discrimination en lien avec des faits de bizutage. Les autres propositions renvoient à d’autres notions ou à d’autres articles de la source. À revoir : Les discriminations au travail : infractions et critères. Appui du cours : « L’article 225-1-2 CP vise la discrimination en lien avec des faits de bizutage. »

12. Que désigne le travail dissimulé ?

Une simple absence de déclaration fiscale sans lien avec l’emploi salarié
Une sanction pénale consistant en trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende
Une forme de travail illégal comprenant notamment la dissimulation d’activité et la dissimulation d’emploi salarié
Une infraction réservée aux personnes morales avec des peines de l’article 131-39 du code pénal

Une forme de travail illégal comprenant notamment la dissimulation d’activité et la dissimulation d’emploi salarié

Explication

Le travail dissimulé est défini ici comme une forme de travail illégal, incluant notamment la dissimulation d’activité et la dissimulation d’emploi salarié. À revoir : Le travail dissimulé : infractions et sanctions. Appui du cours : « Travail dissimulé : Forme de travail illégal visée par l’article L. 8211-1 du Code du travail, comprenant notamment la dissimulation d’activité et la dissimulation d’emploi salarié. »

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Responsabilité pénale — mise en œuvre ?

Responsabilité d'une personne pour une infraction commise.

Infraction — définition ?

Acte ou omission punie par la loi.

Éléments constitutifs — deux ?

Fait matériel et élément moral.

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