QCM : Sources du droit — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le droit objectif et les droits subjectifs ?

Le droit objectif regroupe les règles normatives, tandis que les droits subjectifs sont les prérogatives individuelles qui en découlent.
Le droit objectif exprime la conscience morale, tandis que les droits subjectifs correspondent aux obligations générales applicables à tous.
Le droit objectif concerne les sanctions judiciaires, tandis que les droits subjectifs désignent les usages sociaux reconnus par les individus.
Le droit objectif regroupe les prérogatives individuelles, tandis que les droits subjectifs forment les règles imposées par l’autorité publique.

Le droit objectif regroupe les règles normatives, tandis que les droits subjectifs sont les prérogatives individuelles qui en découlent.

Explication

Le droit objectif désigne l’ensemble des règles dotées d’une valeur normative, alors que les droits subjectifs sont les prérogatives reconnues aux individus par ces règles. La confusion inverse ces deux notions en attribuant les règles aux droits subjectifs.

2. Que peut-on déduire de l’aptitude de toute personne à être titulaire de droits et d’obligations ?

Une personne acquiert des droits subjectifs lorsqu’une autorité publique constate leur exercice effectif.
L’existence de droits subjectifs dépend de la capacité d’une personne à faire appliquer une décision judiciaire.
Seules les personnes exerçant concrètement leurs droits peuvent être titulaires de droits subjectifs.
Toute personne possède des droits subjectifs, même si elle n’exerce pas effectivement chacun d’eux.

Toute personne possède des droits subjectifs, même si elle n’exerce pas effectivement chacun d’eux.

Explication

L’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations implique que toute personne possède des droits subjectifs. Cette aptitude ne doit pas être confondue avec l’exercice concret ou effectif de ces droits.

3. Quelle caractéristique correspond à la loi en tant que règle juridique ?

Elle constitue une recommandation individuelle, temporaire et concrète formulée par des usages sociaux.
Elle constitue une décision ponctuelle et négociable adoptée par les parties à un contrat.
Elle constitue une règle morale variable, facultative et personnelle issue de la conscience individuelle.
Elle constitue une norme générale, permanente, obligatoire et abstraite émanant de l’autorité publique.

Elle constitue une norme générale, permanente, obligatoire et abstraite émanant de l’autorité publique.

Explication

La loi est une norme générale, permanente, obligatoire et abstraite qui provient de l’autorité publique. Une règle issue d’usages, de la conscience individuelle ou d’un accord privé ne présente pas nécessairement ces caractères.

4. Dans quelle situation une loi supplétive se distingue-t-elle d’une loi impérative ?

L’autorité publique suspend une loi supplétive, tandis que les parties appliquent directement une loi impérative.
Les parties écartent une loi impérative par une volonté contraire, tandis qu’elles doivent respecter une loi supplétive.
Les parties écartent une loi supplétive par une volonté contraire, tandis qu’elles ne peuvent pas déroger à une loi impérative.
Le juge écarte une loi supplétive selon son appréciation, tandis que les parties modifient librement une loi impérative.

Les parties écartent une loi supplétive par une volonté contraire, tandis qu’elles ne peuvent pas déroger à une loi impérative.

Explication

Une loi supplétive intervient lorsque les parties n’ont pas exprimé de volonté contraire, alors qu’une loi impérative s’impose à elles. La confusion consiste à attribuer la possibilité de dérogation à la loi impérative.

5. Quelle conséquence juridique résulte du non-respect d’une règle de droit ?

La personne concernée éprouve une culpabilité intérieure, indépendamment de toute procédure engagée par l’État.
La collectivité exprime sa désapprobation, sans que les institutions publiques puissent intervenir dans le différend.
Les parties concernées négocient une réparation privée, sans intervention possible d’une autorité juridictionnelle.
L’autorité publique peut lui appliquer une sanction, notamment par l’intervention du pouvoir judiciaire.

L’autorité publique peut lui appliquer une sanction, notamment par l’intervention du pouvoir judiciaire.

Explication

La violation d’une règle de droit peut être sanctionnée par l’autorité publique, en particulier au moyen du pouvoir judiciaire. La simple réprobation collective caractérise plutôt certaines règles de bienséance et ne constitue pas une sanction étatique.

6. Comment les sanctions des règles morales ou religieuses se distinguent-elles de celles des règles de droit ?

Les premières sont prononcées par les tribunaux, tandis que les secondes dépendent principalement du jugement de conscience.
Les premières résultent de l’autorité publique, tandis que les secondes prennent la forme d’un sentiment intérieur personnel.
Les premières relèvent principalement de la conscience individuelle, tandis que les secondes reposent sur une contrainte étatique.
Les premières reposent sur la réprobation collective, tandis que les secondes sont déterminées par des usages protocolaires.

Les premières relèvent principalement de la conscience individuelle, tandis que les secondes reposent sur une contrainte étatique.

Explication

Les règles morales ou religieuses entraînent principalement une sanction intérieure liée à la conscience, tandis que la règle de droit est assortie d’une contrainte étatique. La sanction judiciaire ne constitue donc pas le mode caractéristique de la morale ou de la religion.

7. Quelle sanction correspond principalement à la violation d’une règle de bienséance ou d’une règle protocolaire ?

Un sentiment de culpabilité personnelle résultant d’une exigence de conscience individuelle.
Une mesure administrative imposée par une institution chargée de faire respecter la loi.
La réprobation collective fondée sur les usages sociaux, sans intervention de l’autorité publique.
Une peine judiciaire prononcée par un tribunal au nom de l’autorité publique.

La réprobation collective fondée sur les usages sociaux, sans intervention de l’autorité publique.

Explication

Les règles de bienséance et les règles protocolaires reposent sur des usages sociaux et sont principalement sanctionnées par la réprobation collective. Elles se distinguent ainsi des règles juridiques, dont la violation peut entraîner une sanction étatique.

8. Quelle distinction oppose le jusnaturalisme au positivisme juridique ?

Le jusnaturalisme dépend des décisions locales, tandis que le positivisme recherche une norme idéale
Le jusnaturalisme invoque un droit naturel supérieur, tandis que le positivisme étudie le droit en vigueur
Le jusnaturalisme étudie les tribunaux, tandis que le positivisme invoque une justice indépendante
Le jusnaturalisme analyse les textes historiques, tandis que le positivisme défend une morale universelle

Le jusnaturalisme invoque un droit naturel supérieur, tandis que le positivisme étudie le droit en vigueur

Explication

Le jusnaturalisme fonde le droit positif sur un droit naturel universel et supérieur, alors que le positivisme se concentre sur les règles en vigueur dans un territoire et à une époque donnés. Confondre le positivisme avec une morale universelle revient à lui attribuer une démarche propre au droit naturel.

9. Dans la théorie pure du droit de Kelsen, comment une norme juridique tire-t-elle son autorité ?

Elle la tire de son ancienneté et de son acceptation par la population
Elle la tire de son adoption par une autorité située au même niveau
Elle la tire de sa conformité à une norme supérieure dans une hiérarchie
Elle la tire de sa conformité aux principes moraux reconnus par les juges

Elle la tire de sa conformité à une norme supérieure dans une hiérarchie

Explication

Pour Kelsen, chaque norme reçoit sa validité de sa conformité à une norme supérieure, ce qui organise le droit selon une structure hiérarchique. L’ancienneté ou l’accord populaire ne constituent pas, dans cette théorie, le fondement général de l’autorité normative.

10. Lorsqu’un texte juridique est incomplet, quelle démarche distingue Gény de l’école de l’exégèse ?

Gény remplace la règle écrite par une décision fondée sur la coutume locale
Gény applique la volonté présumée du législateur à partir des travaux préparatoires
Gény recherche librement une solution juridique adaptée au-delà du texte
Gény écarte toute interprétation pour préserver la lettre exacte du texte

Gény recherche librement une solution juridique adaptée au-delà du texte

Explication

Gény admet une recherche libre de la solution lorsque le texte est incomplet ou insuffisant. L’école de l’exégèse, au contraire, cherche la volonté du législateur à partir du texte, des travaux préparatoires et de l’histoire.

11. Un juge étend une règle à une situation non prévue parce que la raison de l’appliquer y est encore plus forte : quel raisonnement utilise-t-il ?

Le raisonnement a contrario
Le raisonnement a pari
Le syllogisme judiciaire
Le raisonnement a fortiori

Le raisonnement a fortiori

Explication

Le raisonnement a fortiori étend la règle à un cas non visé lorsque la justification de son application est encore plus convaincante. Le raisonnement a pari repose plutôt sur la similitude entre deux situations.

12. Comment le raisonnement a contrario permet-il de résoudre un cas non expressément prévu ?

Il combine les faits constatés avec une règle générale pour former un jugement
Il renverse la règle applicable au cas qui est expressément prévu
Il étend la règle en raison d’une similitude entre les deux situations
Il applique la règle parce que sa justification est plus forte dans le nouveau cas

Il renverse la règle applicable au cas qui est expressément prévu

Explication

Le raisonnement a contrario déduit la solution du cas non prévu en inversant la règle applicable au cas prévu. L’appui sur une similitude correspond au raisonnement a pari, et non au raisonnement a contrario.

13. Dans un syllogisme judiciaire, que représentent respectivement la majeure et la mineure ?

La majeure est la décision rendue et la mineure correspond à la règle de droit
La majeure est la preuve produite et la mineure correspond au texte applicable
La majeure est la règle de droit et la mineure correspond aux faits constatés
La majeure est l’interprétation du juge et la mineure correspond à la conclusion

La majeure est la règle de droit et la mineure correspond aux faits constatés

Explication

Le syllogisme judiciaire articule une règle de droit, qui forme la majeure, avec les faits constatés, qui forment la mineure, afin d’aboutir à une décision. La décision constitue donc la conclusion du raisonnement et non sa majeure.

14. À quelle date le Code civil a-t-il été achevé sous le nom de Code civil des Français ?

Le 21 mars 1804, correspondant au 30 ventôse an XII
Le 14 juillet 1804, correspondant au 25 messidor an XII
Le Napoléon 2 décembre 1804, correspondant au 11 frimaire an XIII
Le 18 brumaire an VIII, correspondant au 9 novembre 1799

Le 21 mars 1804, correspondant au 30 ventôse an XII

Explication

Le Code civil a été achevé le 30 ventôse an XII, soit le 21 mars 1804, sous le nom de Code civil des Français. Les autres dates renvoient à des événements distincts de la période napoléonienne et ne correspondent pas à l’achèvement du Code.

15. Quels juristes composaient la commission nommée par Bonaparte pour préparer le projet de Code civil ?

Cambacérès, Sieyès, Mirabeau et Talleyrand
Portalis, Bigot de Préameneu, Maleville et Tronchet
Pothier, Domat, Montesquieu et Beccaria
Robespierre, Danton, Marat et Desmoulins

Portalis, Bigot de Préameneu, Maleville et Tronchet

Explication

Bonaparte a confié la préparation du projet à une commission réunissant Portalis, Bigot de Préameneu, Maleville et Tronchet. Les autres groupes associent des figures politiques ou doctrinales qui ne formaient pas cette commission de codification.

16. Quelle orientation caractérise le Code civil lors de sa mise en place ?

Il consacre plusieurs libertés et l’égalité, tout en privilégiant d’abord la propriété
Il subordonne la propriété individuelle à une gestion collective des biens privés
Il établit une hiérarchie des citoyens fondée sur les privilèges de naissance
Il fonde l’organisation civile sur une autorité religieuse supérieure à l’État

Il consacre plusieurs libertés et l’égalité, tout en privilégiant d’abord la propriété

Explication

Le Code civil consacre l’égalité, la laïcité de l’État, la liberté individuelle et la propriété, avec une priorité initiale accordée au droit de propriété et à l’individualisme libéral. Il ne rétablit donc ni les privilèges de naissance ni une organisation civile dominée par une autorité religieuse.

17. Quelle autorité les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés acquièrent-ils dès leur publication, sous réserve de réciprocité ?

Une autorité supérieure à celle des lois
Une autorité limitée aux décisions administratives
Une autorité inférieure à celle des règlements
Une autorité équivalente à celle des lois

Une autorité supérieure à celle des lois

Explication

L’article 55 de la Constitution accorde à ces traités une autorité supérieure à celle des lois dès leur publication, sous réserve de réciprocité. Leur ratification ou approbation régulière est toutefois nécessaire pour produire cet effet.

18. Quelle institution le Traité de Rome du 25 mars 1957 a-t-il instituée ?

La Cour européenne des droits de l’homme
L’Union européenne
La Communauté économique européenne
Le Conseil de l’Europe

La Communauté économique européenne

Explication

Le Traité de Rome a institué la Communauté économique européenne. L’appellation d’Union européenne est associée au Traité de Maastricht du 7 février 1992, ce qui rend cette attribution différente inexacte.

19. Quelle distinction décrit correctement les règlements et les directives de l’Union européenne ?

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive impose un résultat à mettre en œuvre nationalement
Le règlement concerne les particuliers, tandis que la directive concerne les institutions européennes
Le règlement doit être transposé, tandis que la directive produit immédiatement ses effets internes
Le règlement fixe un objectif national, tandis que la directive s’applique directement dans chaque État

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive impose un résultat à mettre en œuvre nationalement

Explication

Un règlement de l’Union européenne s’applique directement dans les États membres, alors qu’une directive leur impose un résultat en leur laissant le choix des moyens. La directive nécessite donc une mise en œuvre par les autorités nationales.

20. À quelle date la Constitution actuelle de la Ve République a-t-elle été adoptée ?

Le 27 octobre 1946
Le 23 juillet 2008
Le 7 février 1992
Le 4 octobre 1958

Le 4 octobre 1958

Explication

La Constitution actuelle de la Ve République date du 4 octobre 1958. Elle renvoie notamment à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, au Préambule de 1946 et à la Charte de l’environnement de 2004.

21. Comment les neuf membres du Conseil constitutionnel sont-ils nommés ?

Trois par le Gouvernement, trois par la Cour de cassation et trois par le Conseil d’État
Trois par le Président de la République, trois par le Président de l’Assemblée nationale et trois par le Président du Sénat
Neuf par le Président de la République après avis du Parlement réuni en Congrès
Trois par chaque assemblée parlementaire et aucun par le Président de la République

Trois par le Président de la République, trois par le Président de l’Assemblée nationale et trois par le Président du Sénat

Explication

Le Conseil constitutionnel compte neuf membres répartis entre trois autorités de nomination : le Président de la République, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat. Cette composition le distingue des juridictions judiciaires et administratives.

22. Dans quelle situation la saisine du Conseil constitutionnel est-elle obligatoire avant la promulgation d’une loi ?

Lorsqu’il s’agit d’un décret présidentiel
Lorsqu’il s’agit d’une loi adoptée par une seule assemblée
Lorsqu’il s’agit d’un arrêté pris par un ministre
Lorsqu’il s’agit d’une loi organique

Lorsqu’il s’agit d’une loi organique

Explication

Les lois organiques doivent être soumises au Conseil constitutionnel avant leur promulgation afin qu’il contrôle leur conformité à la Constitution. La question prioritaire de constitutionnalité, en revanche, intervient à l’occasion d’un procès après l’adoption de la loi.

23. Quelle innovation la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 a-t-elle introduite pour les citoyens ?

La possibilité de saisir le Conseil constitutionnel avant tout vote parlementaire
La possibilité de contester une loi pendant un procès par une question prioritaire de constitutionnalité
La possibilité de demander l’annulation d’un règlement devant le Parlement
La possibilité de modifier directement la Constitution par référendum d’initiative individuelle

La possibilité de contester une loi pendant un procès par une question prioritaire de constitutionnalité

Explication

La révision de 2008 a instauré la question prioritaire de constitutionnalité, qui permet de contester la conformité d’une loi à la Constitution à l’occasion d’un procès. Elle ne correspond donc pas à un contrôle exercé avant la promulgation de la loi.

24. À quelle condition le Gouvernement peut-il prendre des ordonnances dans des matières relevant normalement de la loi ?

Après avoir obtenu une autorisation du Parlement conformément à l’article 38
Après avoir reçu une habilitation du Conseil constitutionnel conformément à l’article 37
Après avoir obtenu l’accord des juridictions administratives conformément à l’article 55
Après avoir consulté les collectivités territoriales conformément à l’article 34

Après avoir obtenu une autorisation du Parlement conformément à l’article 38

Explication

L’article 38 permet au Gouvernement de demander au Parlement l’autorisation de prendre des ordonnances dans des matières relevant du domaine de la loi. Le Conseil constitutionnel ne délivre pas cette habilitation au pouvoir exécutif.

25. Quelle règle s’applique aux matières qui ne relèvent pas du domaine de la loi ?

Elles appartiennent au domaine international et nécessitent un traité
Elles doivent être réglées par une ordonnance adoptée par le Parlement
Elles ont un caractère réglementaire selon l’article 37 de la Constitution
Elles relèvent automatiquement du domaine constitutionnel selon l’article 34

Elles ont un caractère réglementaire selon l’article 37 de la Constitution

Explication

L’article 37 attribue un caractère réglementaire aux matières qui ne sont pas réservées au domaine de la loi. Le domaine réglementaire relève ainsi du pouvoir exécutif, tandis que le domaine de la loi relève du Parlement.

26. Quel élément distingue principalement la coutume de la loi quant à son caractère obligatoire ?

La coutume devient obligatoire par une décision administrative
La coutume devient obligatoire par une pratique sociale durable
La coutume devient obligatoire après une codification officielle
La coutume devient obligatoire après un vote parlementaire

La coutume devient obligatoire par une pratique sociale durable

Explication

La coutume acquiert sa force obligatoire progressivement grâce à une pratique sociale suivie et reconnue comme contraignante. La loi, en revanche, procède d’une intervention du législateur, ce qui écarte l’idée d’un vote parlementaire pour caractériser la coutume.

27. Pour qu’une pratique sociale soit reconnue comme une coutume juridique, quelles conditions doivent être réunies ?

Une pratique récente et l’approbation d’un tribunal
Une pratique habituelle et la conviction de son caractère obligatoire
Une règle écrite et la validation d’une administration
Une décision judiciaire et l’accord des parties concernées

Une pratique habituelle et la conviction de son caractère obligatoire

Explication

La coutume suppose un élément matériel, constitué par une pratique habituellement suivie, et un élément psychologique, correspondant à la conviction de son caractère obligatoire. L’existence d’une décision judiciaire n’est pas une condition générale de reconnaissance de la coutume.

28. Quelle situation illustre une coutume praeter legem ?

Une pratique limitée à une profession dans une région donnée
Une pratique contraire à une règle légale déjà applicable
Une pratique qui se développe dans un domaine non réglementé par la loi
Une pratique expressément prévue et reconnue par la loi

Une pratique qui se développe dans un domaine non réglementé par la loi

Explication

La coutume praeter legem apparaît dans un domaine que la loi ne régit pas. Une pratique reconnue par la loi relève de la coutume secundum legem, tandis qu’une pratique contraire à la loi relève de la coutume contra legem.

29. Comment peut-on définir la jurisprudence dans l’ordre juridique ?

Un ensemble d’opinions formulées par les professeurs de droit
Un ensemble de pratiques professionnelles reconnues par les entreprises
Un ensemble de solutions dégagées par les juridictions
Un ensemble de règles générales adoptées par les tribunaux

Un ensemble de solutions dégagées par les juridictions

Explication

La jurisprudence regroupe les solutions apportées par les juridictions, notamment par la Cour de cassation, et constitue une source indirecte et controversée du droit. Elle ne correspond pas aux opinions doctrinales ni à l’édiction de règles générales par les juges.

30. Quelle combinaison décrit correctement les effets des articles 4 et 5 du Code civil à l’égard du juge ?

L’article 4 interdit de légiférer, tandis que l’article 5 impose de juger
L’article 4 réserve le jugement aux parties, tandis que l’article 5 impose la motivation
L’article 4 impose de juger, tandis que l’article 5 interdit les règles générales
L’article 4 autorise les règles générales, tandis que l’article 5 permet de refuser de juger

L’article 4 impose de juger, tandis que l’article 5 interdit les règles générales

Explication

L’article 4 oblige le juge à statuer même lorsque la loi est obscure, insuffisante ou absente, tandis que l’article 5 lui interdit de statuer par voie générale et réglementaire. Le juge doit donc trancher le litige sans exercer une fonction générale de législateur.

31. Quelle est la portée de principe d’une décision de justice à l’égard des personnes qui n’étaient pas parties au litige ?

Elle leur impose une règle générale applicable à toutes les situations
Elle ne leur impose pas un précédent obligatoire dans les autres litiges
Elle leur confère un droit automatique à la même décision judiciaire
Elle leur interdit de contester la solution devant une autre juridiction

Elle ne leur impose pas un précédent obligatoire dans les autres litiges

Explication

Une décision de justice possède en principe une autorité relative : elle s’impose aux parties et concerne le litige tranché. Elle ne crée pas, pour les autres juridictions, un précédent obligatoire applicable à des affaires distinctes.

32. Quelle distinction décrit correctement les principales sources des obligations ?

Les obligations proviennent des actes juridiques, des faits juridiques et des quasi-contrats
Les obligations proviennent des contrats collectifs, des jugements et des coutumes régionales
Les obligations proviennent des lois pénales, des décisions administratives et des usages professionnels
Les obligations proviennent des actes matériels, des opinions doctrinales et des règlements judiciaires

Les obligations proviennent des actes juridiques, des faits juridiques et des quasi-contrats

Explication

Les obligations peuvent trouver leur source dans les actes juridiques, les faits juridiques et les quasi-contrats. Un acte juridique repose sur une volonté destinée à produire des effets de droit, tandis qu’un fait juridique produit ces effets indépendamment de cette volonté.

33. Quelle définition correspond au contrat au sens de l’article 1101 du Code civil ?

Une décision juridictionnelle destinée à créer une règle générale
Une pratique sociale destinée à compléter une règle législative
Une déclaration individuelle destinée à organiser la succession de son auteur
Un accord de volontés destiné à produire des effets sur des obligations

Un accord de volontés destiné à produire des effets sur des obligations

Explication

Le contrat est un accord de volontés entre au moins deux personnes destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. Une déclaration d’une seule personne correspond plutôt à un acte juridique unilatéral.

34. Une partie refuse d’exécuter une obligation clairement prévue dans un contrat valide : quel principe permet à l’autre partie d’en demander l’exécution devant le juge ?

Le contrat tient lieu de loi entre les parties qui l’ont conclu
Le contrat autorise chaque partie à modifier librement ses engagements
Le contrat constitue une simple indication dépourvue de force obligatoire
Le contrat produit des effets uniquement après une nouvelle décision judiciaire

Le contrat tient lieu de loi entre les parties qui l’ont conclu

Explication

L’article 1103 du Code civil confère au contrat une force obligatoire entre les parties, de sorte que son exécution peut être exigée devant le juge. Le contrat n’est donc pas une simple indication que chaque partie pourrait modifier unilatéralement.

35. Que signifie le principe du consensualisme en droit des contrats ?

La formation des obligations repose d’abord sur une pratique professionnelle
La validité d’un contrat dépend principalement de l’intervention d’un juge
La conclusion d’un contrat exige dans chaque cas un écrit authentifié
La volonté des parties domine la formation des obligations et doit être respectée

La volonté des parties domine la formation des obligations et doit être respectée

Explication

Le consensualisme signifie que la volonté des parties joue un rôle central dans la création des obligations et doit être respectée. L’exigence générale d’un écrit authentifié ne correspond pas à ce principe, même si certains contrats peuvent obéir à des formalités particulières.

36. Quelle clause un juge peut-il qualifier d’abusive en droit de la consommation ?

Une clause qui crée un déséquilibre significatif au détriment du consommateur
Une clause qui impose une formalité destinée à sécuriser le contrat
Une clause qui précise les modalités d’exécution d’un service
Une clause qui prévoit une obligation réciproque entre les parties

Une clause qui crée un déséquilibre significatif au détriment du consommateur

Explication

Est abusive la clause qui déséquilibre de manière significative les droits et obligations au détriment du consommateur. Une clause précisant l’exécution du service n’est pas abusive pour cette seule raison.

37. Quelle limite l’article 6 du Code civil impose-t-il à la liberté contractuelle ?

Les parties ne peuvent pas modifier les obligations prévues par une loi ordinaire
Les parties doivent obtenir l’autorisation d’un juge avant de conclure un contrat
Les parties doivent faire authentifier tout contrat par un officier public
Les parties ne peuvent pas écarter les lois relevant de l’ordre public et des bonnes mœurs

Les parties ne peuvent pas écarter les lois relevant de l’ordre public et des bonnes mœurs

Explication

L’article 6 interdit aux contractants de déroger aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs. Cette règle ne signifie pas que tout contrat doit être authentifié ou soumis à l’autorisation préalable d’un juge.

38. Que doit rechercher le juge lorsque les clauses d’un contrat sont obscures ou contradictoires ?

La règle générale applicable aux contrats de même nature
La signification donnée par la partie qui a rédigé la clause
La commune intention des parties au moment de la conclusion du contrat
La solution qui favorise systématiquement le créancier dans le litige

La commune intention des parties au moment de la conclusion du contrat

Explication

Face à des clauses obscures ou contradictoires, le juge interprète le contrat en recherchant la commune intention des parties. Il ne tranche donc pas automatiquement en faveur du créancier ni selon une catégorie abstraite de contrats.

39. Dans quelle situation le juge peut-il modérer ou augmenter une clause pénale selon l’article 1231-5 du Code civil ?

Lorsque le contrat contient une clause claire et précisément rédigée
Lorsque le créancier préfère obtenir une indemnisation différente
Lorsque l’une des parties conteste toute obligation prévue au contrat
Lorsque la peine convenue est manifestement excessive ou dérisoire

Lorsque la peine convenue est manifestement excessive ou dérisoire

Explication

Le juge peut modifier la peine convenue lorsqu’elle présente un caractère manifestement excessif ou dérisoire. Une simple contestation du contrat ou la préférence du créancier pour une autre indemnisation ne suffit pas.

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Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles de droit dotées d'une valeur normative.

Que sont les droits subjectifs ?

Les prérogatives individuelles découlant des règles de droit.

Qui peut être titulaire de droits subjectifs ?

Toute personne est apte à être titulaire de droits subjectifs.

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