QCM : Droit fiscal des entreprises — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la fiscalité d’entreprise ?

L’analyse des normes comptables régissant les comptes annuels des sociétés
L’étude des mécanismes économiques déterminant les prix pratiqués par les entreprises
L’examen des règles sociales encadrant les cotisations dues par les salariés
L’étude des règles fiscales encadrant les impôts dus par les entreprises

L’étude des règles fiscales encadrant les impôts dus par les entreprises

Explication

La fiscalité d’entreprise porte sur les règles fiscales qui encadrent les impôts dus par les entreprises. Les autres réponses concernent respectivement la comptabilité, le droit social ou la formation des prix.

2. Quelle chronologie associe correctement les principaux impôts à leur date d’apparition ?

Impôt sur les sociétés en 1914, TVA en 1948 et impôt sur le revenu en 1954
Impôt sur le revenu en 1948, impôt sur les sociétés en 1954 et TVA en 1914
Impôt sur le revenu en 1914, impôt sur les sociétés en 1948 et TVA en 1954
TVA en 1914, impôt sur le revenu en 1948 et impôt sur les sociétés en 1954

Impôt sur le revenu en 1914, impôt sur les sociétés en 1948 et TVA en 1954

Explication

L’impôt sur le revenu des personnes physiques date de 1914, l’impôt sur les sociétés de 1948 et la TVA de 1954. L’impôt sur le revenu de 1914 ne doit donc pas être confondu avec l’impôt sur les sociétés de 1948.

3. Pour quelle raison principale la taxation des entreprises peut-elle être rattachée à une logique de justice sociale ?

Parce qu’elles supportent les coûts administratifs liés à la production des biens
Parce qu’elles financent directement les juridictions et fixent elles-mêmes leurs contributions
Parce qu’elles remplacent les particuliers dans le financement des dépenses collectives
Parce qu’elles bénéficient des services publics et sont réputées plus riches que les particuliers

Parce qu’elles bénéficient des services publics et sont réputées plus riches que les particuliers

Explication

La taxation est notamment justifiée par les services publics dont bénéficient les entreprises et par leur capacité contributive supposée plus élevée. L’effet possible de l’impôt sur l’investissement constitue plutôt une critique de la taxation.

4. Que signifie le principe de légalité fiscale ?

L’impôt doit être consenti et déterminé par la loi, notamment dans son assiette et son recouvrement
L’impôt doit être réparti entre les contribuables selon leurs facultés économiques respectives
L’impôt doit être négocié par chaque contribuable avant toute procédure de recouvrement
L’impôt doit être fixé par l’administration afin d’assurer une application uniforme des textes

L’impôt doit être consenti et déterminé par la loi, notamment dans son assiette et son recouvrement

Explication

La légalité fiscale exige que la loi détermine notamment la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt. La répartition selon les facultés relève plutôt du principe d’égalité fiscale, tandis que l’administration applique la loi sans la remplacer.

5. Quel élément relève de l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

Le plafonnement du montant d’impôt payé par un foyer fiscal à une fraction de son revenu
L’interdiction des discriminations fiscales entre les États membres de l’Union européenne
Le principe de répartition de la contribution commune selon les facultés de chaque citoyen
Le droit de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt

Le droit de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt

Explication

L’article 14 reconnaît notamment le droit de consentir à la contribution publique et d’en déterminer les principaux éléments. La répartition selon les facultés renvoie notamment à l’article 13, tandis que les deux autres réponses concernent d’autres mécanismes.

6. Comment le principe d’égalité fiscale organise-t-il la contribution commune ?

Il réserve la contribution commune aux entreprises dont les revenus dépassent un seuil déterminé
Il interdit toute différence de traitement entre contribuables soumis à une même législation fiscale
Il impose une contribution identique à tous les citoyens quelles que soient leurs facultés respectives
Il la répartit selon les facultés des citoyens tout en admettant des différences entre situations différentes

Il la répartit selon les facultés des citoyens tout en admettant des différences entre situations différentes

Explication

L’égalité fiscale impose une contribution répartie selon les facultés, mais elle n’interdit pas de traiter différemment des contribuables placés dans des situations différentes. Une contribution identique ou une interdiction générale des distinctions ne correspond donc pas à ce principe.

7. Quelle conséquence l’arrêt Ravon du 21 février 2008 a-t-il eue pour le contribuable confronté à une perquisition fiscale ?

Il a remplacé la procédure d’appel par une autorisation préalable de l’administration fiscale
Il a confié au juge administratif l’ensemble des contestations liées aux impôts indirects
Il a supprimé tout contrôle juridictionnel des opérations de perquisition fiscale
Il a renforcé son recours en exigeant une procédure d’appel avant la cassation

Il a renforcé son recours en exigeant une procédure d’appel avant la cassation

Explication

L’arrêt Ravon a renforcé la protection procédurale du contribuable en exigeant une voie d’appel avant le recours en cassation. Il n’a ni supprimé le contrôle juridictionnel ni modifié la répartition générale des compétences entre les juridictions.

8. Quel est le rôle principal de la doctrine administrative en matière fiscale ?

Elle juge les contestations fiscales en précisant la compétence des tribunaux administratifs
Elle explique la législation fiscale afin d’en assurer une application uniforme par l’administration
Elle remplace les conventions internationales lorsqu’une double imposition apparaît entre deux États
Elle adopte les règles fiscales nouvelles à la place du législateur lors de chaque réforme

Elle explique la législation fiscale afin d’en assurer une application uniforme par l’administration

Explication

La doctrine administrative rassemble les explications permettant à l’administration d’appliquer uniformément la législation fiscale. Elle interprète et explicite la loi, mais ne se confond ni avec la loi votée ni avec une décision juridictionnelle.

9. Dans quelle situation l’article L. 80 du Livre des procédures fiscales peut-il protéger un contribuable ?

Lorsqu’il établit que le juge judiciaire a validé le montant déclaré par l’administration
Lorsqu’il démontre que la loi fiscale n’a pas été publiée dans une convention internationale
Lorsqu’il prouve que l’impôt contesté a été calculé par une entreprise concurrente
Lorsqu’il prouve avoir suivi la doctrine administrative applicable au jour de l’imposition

Lorsqu’il prouve avoir suivi la doctrine administrative applicable au jour de l’imposition

Explication

L’article L. 80 peut faire obstacle à un redressement si le contribuable démontre qu’il s’est conformé à la doctrine administrative applicable au moment de l’imposition. Les autres situations ne constituent pas la condition prévue par cette garantie.

10. Quelle réforme a donné naissance à la Direction générale des finances publiques en 2008 ?

La fusion de la Direction générale des impôts et de la Direction générale de la comptabilité publique
La séparation des missions fiscales entre la Direction générale des impôts et le ministère du Budget
La transformation de la Direction générale des finances publiques en juridiction fiscale nationale
La fusion de l’URSSAF avec la Direction générale des impôts et les services douaniers

La fusion de la Direction générale des impôts et de la Direction générale de la comptabilité publique

Explication

La Direction générale des finances publiques résulte en 2008 de la fusion de la Direction générale des impôts et de la Direction générale de la comptabilité publique. L’URSSAF n’a pas été supprimée, car elle relève du domaine social.

11. Quelle juridiction est compétente en principe pour un litige portant sur un impôt indirect ?

La Cour européenne des droits de l’homme, tandis que le juge judiciaire connaît des impôts directs
Le juge administratif, tandis que le juge judiciaire connaît des impôts directs
Le juge judiciaire, tandis que le juge administratif connaît des impôts directs
Le Conseil constitutionnel, tandis que le juge administratif connaît des impôts directs

Le juge judiciaire, tandis que le juge administratif connaît des impôts directs

Explication

Le contentieux fiscal relève en principe du juge judiciaire pour les impôts indirects et du juge administratif pour les impôts directs. Les autres répartitions inversent cette distinction ou attribuent à des juridictions internationales une compétence générale qu’elles n’ont pas.

12. Comment est rémunéré un apport à titre pur et simple lors de la constitution d’une société ?

Par la remise de droits sociaux exposés à un risque partagé
Par l’attribution de titres à revenu fixe exigibles
Par le versement d’un prix fixe garanti par la société
Par le remboursement immédiat d’une créance certaine

Par la remise de droits sociaux exposés à un risque partagé

Explication

L’apport pur et simple est rémunéré par des droits sociaux, dont la valeur dépend du risque social partagé avec les associés. L’apport à titre onéreux, en revanche, repose sur un équivalent ferme.

13. Quelle est la conséquence de l’article 810 bis du Code général des impôts pour un apport à titre pur et simple ?

Il est soumis à un taux d’enregistrement de 2,6 %
Il supporte un droit proportionnel de 2,2 %
Il bénéficie d’une exonération de droits d’enregistrement
Il relève d’un droit fixe prévu pour les mutations

Il bénéficie d’une exonération de droits d’enregistrement

Explication

L’article 810 bis exonère de droits d’enregistrement les apports à titre pur et simple, y compris ceux effectués pendant la vie de la société. Le taux de 2,2 % concerne certains apports d’immeubles ou de fonds de commerce dans un autre contexte.

14. Une personne soumise à l’impôt sur le revenu apporte un immeuble à une société soumise à l’impôt sur les sociétés et s’engage à conserver ses titres pendant trois ans : quel droit d’enregistrement s’applique à l’apport ?

Un droit fixe applicable aux apports onéreux
Aucun droit d’enregistrement au titre de cet apport
Un droit proportionnel fixé à 2,6 %
Un droit proportionnel fixé à 2,2 %

Aucun droit d’enregistrement au titre de cet apport

Explication

L’engagement de conserver les titres pendant trois ans permet d’écarter le droit de 2,2 % applicable à certains apports d’immeubles ou de fonds de commerce. Sans cet engagement, l’apport serait soumis à ce taux.

15. Quelle caractéristique distingue principalement l’apport à titre onéreux de l’apport à titre pur et simple ?

Il est rémunéré par un équivalent ferme et constitue une transmission taxable
Il correspond à une augmentation de capital sans contrepartie déterminée
Il est rémunéré par des droits sociaux soumis au risque des associés
Il bénéficie d’une exonération liée à la durée de conservation des titres

Il est rémunéré par un équivalent ferme et constitue une transmission taxable

Explication

L’apport à titre onéreux est rémunéré par un équivalent ferme, comme des titres à revenu fixe, et constitue une transmission soumise aux droits de mutation. Les droits sociaux exposés à l’aléa social caractérisent plutôt l’apport pur et simple.

16. Quel régime fiscal s’applique en principe aux sociétés de personnes et à leurs associés ?

La société est fiscalement transparente et les associés sont imposés à l’impôt sur le revenu
La société choisit l’impôt sur le revenu et les associés sont imposés sur le chiffre d’affaires
La société acquitte l’impôt sur les sociétés et les associés reçoivent un revenu exonéré
La société et ses associés acquittent séparément l’impôt sur les sociétés

La société est fiscalement transparente et les associés sont imposés à l’impôt sur le revenu

Explication

Les sociétés de personnes sont en principe fiscalement transparentes : leur bénéfice est imposé à l’impôt sur le revenu entre les mains des associés. L’impôt sur les sociétés constitue le régime de principe des sociétés de capitaux.

17. Quelles formes sociales l’article 206 du Code général des impôts soumet-il en principe à l’impôt sur les sociétés ?

Les sociétés anonymes, les SARL et les SAS
Les sociétés de personnes, les groupements agricoles et les fiducies
Les exploitations individuelles, les professions libérales et les associations
Les sociétés civiles, les SNC et les sociétés en participation

Les sociétés anonymes, les SARL et les SAS

Explication

L’article 206 vise notamment les sociétés anonymes, les SARL et les SAS, qui relèvent en principe de l’impôt sur les sociétés. L’article 8 concerne en principe l’imposition à l’impôt sur le revenu des sociétés de personnes.

18. Selon l’article 8 du Code général des impôts, comment le bénéfice d’une société de personnes est-il imposé en principe ?

Par un prélèvement libératoire acquitté par la société
Par une imposition distincte limitée aux distributions versées
Entre les mains des associés à l’impôt sur le revenu
Au niveau de la société à l’impôt sur les sociétés

Entre les mains des associés à l’impôt sur le revenu

Explication

L’article 8 prévoit en principe que le bénéfice des sociétés de personnes est imposé à l’impôt sur le revenu entre les mains des associés. La société n’est donc pas, dans ce régime, le redevable principal de l’impôt sur les bénéfices.

19. Quels revenus relèvent en principe de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ?

Les revenus d’une activité commerciale, industrielle ou artisanale fondée sur des actes de commerce
Les revenus d’une profession libérale exercée sans qualité de commerçant
Les revenus tirés de cultures et d’élevages conduits sur des biens ruraux
Les revenus d’une activité artistique exercée à titre indépendant

Les revenus d’une activité commerciale, industrielle ou artisanale fondée sur des actes de commerce

Explication

Les BIC comprennent les revenus des personnes physiques provenant d’activités commerciales, industrielles ou artisanales exercées à partir d’actes de commerce. Les professions libérales et les activités artistiques relèvent en principe des BNC, tandis que les cultures et l’élevage relèvent des bénéfices agricoles.

20. Quel exemple correspond à la catégorie des bénéfices agricoles ?

Les recettes issues d’une activité de vente accomplie par un commerçant
Les revenus provenant du toilettage et de la pension d’animaux domestiques
Les revenus provenant de cultures et d’élevage exploités sur des biens ruraux
Les honoraires perçus par un professionnel exerçant une activité libérale

Les revenus provenant de cultures et d’élevage exploités sur des biens ruraux

Explication

Les bénéfices agricoles proviennent notamment de l’exploitation de biens ruraux par les cultures et l’élevage. Le toilettage et la pension d’animaux relèvent en principe des BIC, tandis que les honoraires libéraux relèvent des BNC.

21. Quelle activité relève en principe des bénéfices non commerciaux ?

L’exercice d’une profession libérale par une personne sans qualité de commerçant
La fabrication industrielle de biens vendus à des clients
L’exploitation d’un élevage destiné à produire des revenus agricoles
La tenue d’un commerce de détail fondé sur des actes de commerce

L’exercice d’une profession libérale par une personne sans qualité de commerçant

Explication

Les BNC comprennent notamment les bénéfices des professions libérales, des charges et offices sans qualité de commerçant, ainsi que les revenus d’artistes. Les activités industrielles, commerciales et agricoles relèvent d’autres catégories.

22. Une entreprise commerciale individuelle réalise une opération qui relèverait normalement des bénéfices non commerciaux : dans quel cas son résultat peut-il être intégré aux BIC ?

Lorsqu’elle produit des recettes provenant d’une profession libérale autonome
Lorsqu’elle est exercée par une personne disposant d’un patrimoine rural
Lorsqu’elle est accomplie par une société soumise de plein droit à l’impôt sur les sociétés
Lorsque l’opération constitue l’accessoire de l’activité commerciale de l’entreprise

Lorsque l’opération constitue l’accessoire de l’activité commerciale de l’entreprise

Explication

La théorie de l’accessoire permet d’intégrer aux BIC certains résultats normalement rattachés aux BNC ou aux bénéfices agricoles lorsqu’ils sont réalisés par une entreprise commerciale individuelle. Elle dépend donc du lien avec l’activité commerciale, et non de la seule nature abstraite de l’opération.

23. Comment obtient-on le résultat imposable à partir du résultat brut comptable ?

En soustrayant les charges déductibles du résultat brut comptable
En remplaçant le résultat brut comptable par les produits encaissés
En divisant le résultat brut comptable par les charges engagées
En ajoutant les charges déductibles au résultat brut comptable

En soustrayant les charges déductibles du résultat brut comptable

Explication

Le résultat imposable est calculé après soustraction des charges fiscalement déductibles du résultat brut comptable. Le résultat brut comptable constitue donc une base de calcul, et non le résultat imposable définitif.

24. À quel moment le produit d’une vente de marchandises est-il enregistré en comptabilité ?

Lors de l’encaissement du prix par l’entreprise
Lors de la signature du contrat commercial
Lors de la livraison des marchandises au client
Lors de l’achèvement de l’exercice comptable

Lors de la livraison des marchandises au client

Explication

Pour une vente de marchandises, le produit est rattaché à la livraison. L’encaissement peut intervenir à une date différente et ne détermine donc pas le moment de l’enregistrement du produit.

25. Dans quelle situation des frais généraux, dépenses de personnel ou loyers sont-ils déductibles ?

Lorsqu’ils sont payés avant la clôture et apparaissent dans les relevés bancaires
Lorsqu’ils sont engagés par le dirigeant et correspondent à une décision commerciale
Lorsqu’ils concernent une activité professionnelle, même sans travail effectif
Lorsqu’ils sont engagés dans l’intérêt de l’entreprise et reposent sur une contrepartie suffisante

Lorsqu’ils sont engagés dans l’intérêt de l’entreprise et reposent sur une contrepartie suffisante

Explication

Ces dépenses sont déductibles lorsqu’elles servent l’intérêt de l’entreprise et correspondent à un travail effectif ou à une contrepartie suffisante. Le paiement ou le caractère professionnel apparent ne suffit pas à établir cette condition.

26. Pourquoi la rémunération de l’exploitant individuel n’est-elle pas déductible du bénéfice ?

Parce qu’elle est assimilée à une sanction fiscale
Parce qu’elle constitue un emploi du bénéfice de l’entreprise
Parce qu’elle rémunère une prestation fournie par un tiers
Parce qu’elle correspond à une dépense personnelle sans justificatif

Parce qu’elle constitue un emploi du bénéfice de l’entreprise

Explication

La rémunération de l’exploitant individuel est considérée comme une affectation du bénéfice, et non comme une charge déductible. Elle ne doit donc pas être traitée comme le salaire d’un employé distinct de l’entreprise.

27. Dans quelle situation l’administration peut-elle écarter un acte sur le fondement de l’abus de droit fiscal ?

Lorsqu’un acte fictif vise à réduire la charge fiscale contrairement aux objectifs du texte
Lorsqu’un acte réel produit une économie d’impôt conforme à l’objectif du texte
Lorsqu’une dépense professionnelle est comptabilisée après son paiement
Lorsqu’une entreprise choisit le régime fiscal prévu pour son activité

Lorsqu’un acte fictif vise à réduire la charge fiscale contrairement aux objectifs du texte

Explication

L’abus de droit concerne notamment les actes fictifs ou les montages recherchant une application littérale des textes contre leur objectif, dans le but d’éluder ou d’atténuer l’impôt. Une économie conforme à l’esprit du texte ne caractérise pas cette situation.

28. Quel est l’effet d’un avis favorable au contribuable rendu par le Comité de l’abus de droit fiscal ?

L’amende est remplacée par un simple intérêt de retard
La procédure fiscale est automatiquement annulée par le Comité
La charge de la preuve reste entièrement supportée par le contribuable
La charge de la preuve incombe à l’administration devant le juge

La charge de la preuve incombe à l’administration devant le juge

Explication

Lorsque le Comité rend un avis favorable au contribuable, l’administration supporte la charge de la preuve devant le juge. Le Comité émet un avis, mais il ne prononce pas lui-même l’annulation automatique de la procédure.

29. Quelle distinction caractérise l’intérêt de retard et l’amende en cas d’abus de droit ?

L’intérêt de retard remplace l’impôt, tandis que l’amende corrige une erreur comptable
L’intérêt de retard compense le préjudice du Trésor, tandis que l’amende sanctionne le contribuable
L’intérêt de retard sanctionne le contribuable, tandis que l’amende compense le préjudice du Trésor
L’intérêt de retard concerne les contrats, tandis que l’amende concerne les amortissements

L’intérêt de retard compense le préjudice du Trésor, tandis que l’amende sanctionne le contribuable

Explication

L’intérêt de retard a une fonction compensatoire envers le Trésor, alors que l’amende de 80 %, éventuellement réduite à 40 %, constitue une sanction. Ces deux conséquences de l’abus de droit répondent donc à des finalités différentes.

30. Laquelle de ces dépenses peut être déduite malgré les exclusions prévues pour certaines dépenses de loisir ?

Une charge de résidence de plaisance présentant un caractère social
Une dépense de plaisance destinée aux activités personnelles de l’exploitant
Une dépense de pêche non professionnelle liée aux loisirs du dirigeant
Une dépense de chasse privée engagée pour recevoir des clients

Une charge de résidence de plaisance présentant un caractère social

Explication

Les dépenses liées à la chasse, à la pêche non professionnelle et aux résidences de plaisance sont en principe exclues, sauf lorsqu’elles revêtent un caractère social. Les autres situations décrites relèvent de dépenses de loisir sans cette exception.

31. Que décrit la notion d’amortissement d’un actif ?

La conservation de sa valeur d’origine sans prise en compte de son usage
La comptabilisation des frais généraux au moment de leur règlement
La répartition systématique de son montant amortissable selon sa durée et son utilisation
La déduction immédiate de toutes les dépenses engagées pour son acquisition

La répartition systématique de son montant amortissable selon sa durée et son utilisation

Explication

L’amortissement répartit systématiquement le montant amortissable d’un actif selon un plan tenant compte de sa durée et de son mode d’utilisation. Cette répartition distingue l’amortissement de la déduction immédiate des frais généraux.

32. Quelle condition permet de déduire fiscalement l’amortissement d’un bien ?

Le bien est détenu en stock, même s’il n’est pas utilisé pour l’exploitation
Le bien est personnel, mais son acquisition a été financée par l’entreprise
Le bien est absent de la comptabilité, mais sa valeur est estimée par le dirigeant
Le bien est réel, comptabilisé, utilisé pour l’exploitation et amorti selon les usages professionnels

Le bien est réel, comptabilisé, utilisé pour l’exploitation et amorti selon les usages professionnels

Explication

La déduction suppose notamment un bien réel, inscrit en comptabilité, utilisé pour l’exploitation et amorti selon les usages de la profession. Un bien en stock n’est pas une immobilisation utilisée pour l’exploitation et ne répond donc pas à cette logique d’amortissement.

33. Comment distinguer une dépense d’entretien d’une dépense modifiant une immobilisation ?

L’entretien maintient le bien en état et est déduit immédiatement, tandis que la modification est amortie
L’entretien augmente la valeur du bien et est amorti, tandis que la modification est déduite immédiatement
L’entretien concerne les stocks, tandis que la modification concerne les créances de l’entreprise
L’entretien est exclu des charges, tandis que la modification est toujours déduite comme frais général

L’entretien maintient le bien en état et est déduit immédiatement, tandis que la modification est amortie

Explication

Les dépenses d’entretien et de réparation qui maintiennent l’immobilisation en bon état sont des frais généraux immédiatement déductibles. Les travaux qui modifient sa consistance, comme une rénovation ou un aménagement, doivent être immobilisés puis amortis.

34. Quelle différence distingue l’amortissement linéaire de l’amortissement dégressif ?

Le linéaire prévoit des annuités croissantes, tandis que le dégressif déduit une somme constante chaque année
Le linéaire concerne les dépenses d’entretien, tandis que le dégressif concerne les sanctions fiscales
Le linéaire s’applique aux stocks, tandis que le dégressif s’applique aux créances clients
Le linéaire déduit une annuité constante, tandis que le dégressif prévoit des annuités plus fortes au début

Le linéaire déduit une annuité constante, tandis que le dégressif prévoit des annuités plus fortes au début

Explication

L’amortissement linéaire répartit la déduction en montants annuels égaux, alors que le dégressif concentre davantage les annuités au début de la période. Le dégressif s’applique notamment à certains équipements dans le cadre prévu par l’article 39 A du CGI.

35. Quelle définition caractérise une provision fiscalement prise en compte ?

Une somme déduite pour anticiper une perte ou une charge probable, comptabilisée avant sa réalisation
Une diminution automatique du résultat correspondant à toute baisse future du chiffre d’affaires
Un montant affecté à une distribution future lorsque le bénéfice annuel est insuffisant
Une somme réservée pour financer une dépense certaine déjà réglée par l’entreprise

Une somme déduite pour anticiper une perte ou une charge probable, comptabilisée avant sa réalisation

Explication

Une provision anticipe une perte ou une charge encore non effective, mais rendue probable par des événements en cours, et doit être constatée en comptabilité. Une dépense certaine déjà réglée relève d’une charge réalisée, et non d’une provision.

36. Une entreprise peut-elle déduire une provision constituée pour un risque simplement éventuel et sans lien précis avec une opération engagée ?

Non, car toute provision doit correspondre à une dette déjà exigible et intégralement chiffrée
Non, car la perte doit être probable, précisément déterminée et rattachée à une opération ou à un engagement
Oui, dès lors que le risque pourrait entraîner une dépense importante dans les exercices suivants
Oui, si la direction estime que le risque correspond à l’évolution habituelle du secteur

Non, car la perte doit être probable, précisément déterminée et rattachée à une opération ou à un engagement

Explication

La déductibilité exige une charge ou une perte probable, précisément déterminée, liée à l’objet social et rattachée à une opération effectuée ou à un engagement pris. Un risque éventuel ne suffit pas, même s’il pourrait devenir coûteux.

37. Quelle distinction permet de différencier une provision pour dépréciation d’une provision pour risques et charges ?

La première concerne les dépenses de personnel, tandis que la seconde s’applique aux immobilisations devenues moins rentables
La première anticipe une charge fiscale, tandis que la seconde enregistre une perte définitive sur une créance
La première vise la baisse probable d’un actif, tandis que la seconde couvre notamment des litiges ou créances douteuses
La première couvre les litiges probables, tandis que la seconde constate la baisse probable de valeur d’un actif

La première vise la baisse probable d’un actif, tandis que la seconde couvre notamment des litiges ou créances douteuses

Explication

La provision pour dépréciation constate une baisse probable de la valeur d’un élément d’actif. Les provisions pour risques et charges couvrent notamment des créances douteuses, des dépenses de personnel ou des litiges probables.

38. Comment une moins-value professionnelle réalisée depuis plus de deux ans est-elle normalement traitée ?

Elle s’impute sur le résultat courant selon les règles générales de déduction
Elle est reportée sur les seules moins-values réalisées au cours de l’exercice suivant
Elle est transformée en provision déductible dès que sa réalisation devient probable
Elle se déduit des plus-values pendant une période de dix ans

Elle se déduit des plus-values pendant une période de dix ans

Explication

Les moins-values professionnelles à plus de deux ans se déduisent des plus-values pendant dix ans. Les moins-values à court terme suivent, quant à elles, les conditions du droit commun.

39. Pourquoi le revenu imposable est-il qualifié de global pour un foyer fiscal ?

Une déclaration regroupe la somme algébrique des revenus de toutes les personnes du foyer
Une déclaration retient les revenus les plus élevés du foyer et écarte les autres catégories
Chaque personne du foyer dépose une déclaration séparée, puis l’administration additionne les résultats
Le revenu global correspond uniquement aux traitements et salaires du contribuable principal

Une déclaration regroupe la somme algébrique des revenus de toutes les personnes du foyer

Explication

Le revenu imposable est global parce qu’une seule déclaration rassemble la somme algébrique des revenus des membres du foyer fiscal. Il ne se limite donc ni au revenu du contribuable principal ni à une seule catégorie.

40. Dans quelle mesure un déficit provenant d’une catégorie de revenus peut-il réduire l’imposition du foyer ?

Il peut être reporté pendant six ans, mais il ne peut pas diminuer le revenu global de l’année
Il peut s’imputer sur les autres catégories sans limitation de durée lorsque le déficit est professionnel
Il peut réduire le revenu global, mais son report est limité à l’exercice immédiatement suivant
Il peut diminuer le revenu global et être reporté sur les autres catégories pendant six ans

Il peut diminuer le revenu global et être reporté sur les autres catégories pendant six ans

Explication

Un déficit catégoriel peut diminuer le revenu global et être reporté sur les autres catégories durant six ans. La règle ne prévoit donc ni un report limité à une seule année ni une durée illimitée.

41. Que prend en compte le quotient familial dans le calcul de l’impôt sur le revenu ?

Le taux marginal applicable à une tranche déterminée, sans tenir compte de la composition du foyer
La seule présence de personnes à charge, avec un taux unique appliqué à l’ensemble du revenu
Le montant des dépenses professionnelles, avec une réduction identique pour chaque membre du foyer
Les capacités contributives du foyer, avec un taux différent appliqué à chaque part selon les tranches

Les capacités contributives du foyer, avec un taux différent appliqué à chaque part selon les tranches

Explication

Le quotient familial tient compte des capacités contributives du foyer et applique un taux différent à chaque part, dans des tranches allant de 0 % à 45 %. La présence de personnes à charge intervient dans la détermination des parts, mais ne définit pas à elle seule le taux marginal.

42. Quelles sociétés sont notamment soumises de plein droit à l’impôt sur les sociétés en application de l’article 206 du CGI ?

Les entreprises individuelles, les sociétés en nom collectif et les organismes publics sans activité lucrative
Les sociétés de personnes, les associations non lucratives et les entreprises individuelles sans activité commerciale
Les sociétés anonymes, les sociétés en commandite par actions et les SARL sans option pour l’impôt sur le revenu
Les sociétés civiles, les associations exonérées et les SARL ayant opté pour l’impôt sur le revenu

Les sociétés anonymes, les sociétés en commandite par actions et les SARL sans option pour l’impôt sur le revenu

Explication

L’article 206 vise notamment les sociétés anonymes, les sociétés en commandite par actions et les SARL qui n’ont pas opté pour l’impôt sur le revenu. Les sociétés de personnes relèvent en principe de l’impôt sur le revenu, sauf option pour l’IS dans les conditions prévues.

43. À quelles conditions une société de personnes peut-elle opter pour l’impôt sur les sociétés ?

Elle peut exercer l’option après la clôture, à condition que l’administration accepte le changement de régime
Elle doit notifier son option avant la fin du troisième mois de l’exercice et obtenir l’accord de tous les associés
Elle doit obtenir l’accord de tous les créanciers avant le début de l’exercice concerné
Elle doit notifier son option avant la clôture de l’exercice et obtenir l’accord de la majorité des associés

Elle doit notifier son option avant la fin du troisième mois de l’exercice et obtenir l’accord de tous les associés

Explication

La société de personnes doit notifier l’option avant la fin du troisième mois de l’exercice concerné et recueillir l’accord de tous les associés. L’option est irrévocable, ce qui la distingue du régime normal d’imposition des associés à l’IR.

44. Dans quelle situation une association ou une entité publique devient-elle imposable à l’impôt sur les sociétés ?

Lorsqu’elle poursuit un but non lucratif et finance ses activités par des cotisations de ses membres
Lorsqu’elle réalise une activité désintéressée sans concurrence avec des entreprises commerciales
Lorsqu’elle reçoit des subventions publiques destinées à soutenir son fonctionnement courant
Lorsqu’elle exerce une activité commerciale ou concurrence le secteur commercial malgré sa forme non lucrative

Lorsqu’elle exerce une activité commerciale ou concurrence le secteur commercial malgré sa forme non lucrative

Explication

Une entité publique ou une association à but non lucratif est exonérée lorsque son activité n’est pas lucrative, mais elle devient imposable si elle exerce une activité commerciale ou concurrence le secteur commercial. Le financement par cotisations ou subventions ne suffit pas, à lui seul, à rendre l’activité imposable.

45. Quel principe territorial détermine les bénéfices soumis à l’impôt sur les sociétés selon l’article 209 du CGI ?

L’IS s’applique aux bénéfices transférés en France, même lorsqu’aucune exploitation ni convention ne les rattache au pays
L’IS porte sur tous les bénéfices mondiaux des entreprises françaises, y compris ceux sans rattachement à la France
L’IS concerne les bénéfices réalisés en France uniquement par des entreprises dont le siège social est français
L’IS porte sur les bénéfices des entreprises exploitées en France ou attribués à la France par convention, quelle que soit leur nationalité

L’IS porte sur les bénéfices des entreprises exploitées en France ou attribués à la France par convention, quelle que soit leur nationalité

Explication

L’article 209 rattache l’IS aux bénéfices réalisés par des entreprises exploitées en France ou attribués à la France par une convention internationale, indépendamment de la nationalité de l’entreprise. La nationalité du siège ne constitue donc pas le critère territorial déterminant.

46. Quel résultat sert de base à l’impôt sur les sociétés pour une année d’imposition donnée ?

Les bénéfices réalisés pendant l’exercice comptable clos au cours de cette année
Les bénéfices prévisionnels établis avant l’ouverture de l’exercice comptable
Les encaissements reçus pendant l’année civile, quelle que soit la date de clôture
Les résultats distribués aux associés pendant l’année d’imposition

Les bénéfices réalisés pendant l’exercice comptable clos au cours de cette année

Explication

L’IS porte sur les bénéfices réalisés pendant l’exercice comptable clos au cours de l’année d’imposition, conformément aux articles 36 et 37 du CGI. Les encaissements, prévisions ou distributions ne constituent pas, par eux-mêmes, le résultat imposable de référence.

47. Une société réalise 500 000 € de produits imposables et supporte 320 000 € de charges déductibles au cours du même exercice. Quel est son bénéfice imposable annuel ?

820 000 €820\ 000\ €
180 000 €180\ 000\ €
500 000 €500\ 000\ €
320 000 €320\ 000\ €

$$180\ 000\ €$$

Explication

Le bénéfice imposable se calcule en soustrayant les charges déductibles des produits imposables, soit 500 000320 000=180 000 €500\ 000 - 320\ 000 = 180\ 000\ €. Le montant de 500 000 €500\ 000\ € correspond aux produits avant déduction des charges et ne représente donc pas le bénéfice imposable.

48. Quel traitement fiscal s’applique aux titres de participation selon les règles indiquées ?

Ils sont taxés au taux de 15 % sur la totalité des produits.
Ils sont intégrés au résultat sans mécanisme d’exonération particulier.
Ils sont exonérés, sous réserve d’une quote-part de 12 %.
Ils sont taxés au taux de 19 % comme les sociétés immobilières.

Ils sont exonérés, sous réserve d’une quote-part de 12 %.

Explication

Les titres de participation bénéficient d’une exonération, mais une quote-part de 12 % demeure prise en compte. Le taux de 15 % concerne les produits de la propriété industrielle, tandis que le taux de 19 % vise les sociétés à prépondérance immobilière.

49. Dans quel délai une société doit-elle en principe souscrire sa déclaration d’impôt sur les sociétés après la clôture de son exercice ?

Dans les six mois suivant la clôture, sans document complémentaire
Dans le mois précédant la clôture, avec les comptes prévisionnels
À la fin de l’année civile, même si l’exercice est déjà clôturé
Dans les trois mois suivant la clôture, avec les annexes requises

Dans les trois mois suivant la clôture, avec les annexes requises

Explication

La déclaration d’IS doit en principe être déposée dans les trois mois suivant la clôture de l’exercice et accompagnée des annexes requises. Un dépôt avant la clôture ou un dépôt tardif sans annexes ne correspond pas à la règle indiquée.

50. Quel est le taux normal de l’impôt sur les sociétés, et dans quel cas un taux réduit peut-il s’appliquer ?

15 %, avec un taux de 5 % pour les sociétés dont le capital est détenu en France
25 %, avec un taux de 15 % pour certaines PME remplissant les conditions prévues
30 %, avec un taux de 20 % pour les entreprises nouvellement créées
19 %, avec un taux de 10 % pour les sociétés à activité immobilière

25 %, avec un taux de 15 % pour certaines PME remplissant les conditions prévues

Explication

Le taux normal de l’IS est de 25 %, tandis que certaines PME peuvent bénéficier d’un taux réduit de 15 % si elles remplissent les conditions de chiffre d’affaires et de détention du capital. Les autres couples de taux ne correspondent pas au régime décrit.

51. Quelle distinction décrit correctement la contribution économique territoriale et l’impôt sur les sociétés ?

La CET porte sur les bénéfices, tandis que l’IS frappe l’activité économique.
La CET concerne les dividendes, tandis que l’IS concerne les apports en capital.
La CET taxe les revenus des ménages, tandis que l’IS taxe les ventes immobilières.
La CET frappe l’activité économique, tandis que l’IS porte sur les bénéfices.

La CET frappe l’activité économique, tandis que l’IS porte sur les bénéfices.

Explication

La CET est un impôt qui frappe l’activité économique des entreprises, alors que l’IS s’applique à leurs bénéfices imposables. La confusion entre activité économique et bénéfice constitue précisément la distinction à retenir.

52. Quelles sont les deux modalités principales d’imposition pouvant s’appliquer aux dividendes ?

Le taux normal de l’IS de 25 % ou la contribution économique territoriale
La retenue de 15 % sur la propriété industrielle ou l’imposition des plus-values professionnelles
La taxation à 19 % des sociétés immobilières ou l’exonération des titres de participation
Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu

Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % ou le barème progressif de l’impôt sur le revenu

Explication

Les dividendes peuvent relever du prélèvement forfaitaire unique de 30 % ou, sur option, du barème progressif de l’impôt sur le revenu. Les autres réponses concernent des régimes fiscaux distincts, qui ne constituent pas les deux modalités d’imposition des dividendes.

53. Lorsqu’un contribuable soumet ses dividendes au barème progressif, comment s’articulent l’abattement et la CSG déductible ?

L’abattement de 6,8 % réduit la base imposable et la CSG de 40 % est ensuite déduite.
L’abattement de 40 % réduit la base imposable et la CSG déductible peut atteindre 6,8 %.
Les deux taux de 40 % et 6,8 % s’appliquent ensemble pour déterminer un prélèvement forfaitaire unique.
La CSG de 40 % réduit la base imposable, tandis que l’abattement de 6,8 % concerne les prélèvements sociaux.

L’abattement de 40 % réduit la base imposable et la CSG déductible peut atteindre 6,8 %.

Explication

Sous le barème progressif, l’abattement de 40 % diminue la base imposable des dividendes et la CSG déductible peut être déduite à hauteur de 6,8 %. Ces mécanismes sont distincts : la CSG n’est pas l’abattement et le taux de 6,8 % ne remplace pas celui de 40 %.

54. Sur quelle base la cotisation foncière des entreprises est-elle principalement établie ?

La valeur globale des stocks détenus par l’entreprise
Le montant de la valeur ajoutée produite par l’entreprise
La valeur locative des biens fonciers utilisés pour l’activité
Le bénéfice imposable réalisé pendant l’exercice

La valeur locative des biens fonciers utilisés pour l’activité

Explication

La CFE repose sur la valeur locative des biens fonciers utilisés pour l’activité professionnelle. La valeur ajoutée constituait plutôt une référence associée à la CVAE.

55. Quelle entreprise était concernée par la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises avant sa suppression décidée en 2023 ?

Une entreprise exonérée de CFE dont le chiffre d’affaires dépassait 100 000 euros
Une entreprise individuelle dont les biens professionnels dépassaient 1,3 million d’euros
Une entreprise imposable à la taxe foncière dont le bénéfice dépassait 500 000 euros
Une entreprise imposable à la CFE dont le chiffre d’affaires dépassait 500 000 euros

Une entreprise imposable à la CFE dont le chiffre d’affaires dépassait 500 000 euros

Explication

La CVAE concernait les entreprises imposables à la CFE dont le chiffre d’affaires excédait 500 000 euros, avec un barème progressif. Le seuil de 1,3 million d’euros concerne l’IFI, pas la CVAE.

56. Qui est redevable de la taxe foncière sur les propriétés bâties au 1er janvier ?

La commune dans laquelle le bien est situé
Le locataire commercial inscrit au registre compétent
Le propriétaire du bien bâti
L’occupant du bien, quelle que soit sa qualité

Le propriétaire du bien bâti

Explication

La taxe foncière sur les propriétés bâties est due par le propriétaire au 1er janvier et calculée à partir de la moitié de la valeur locative. L’occupant ou le locataire n’est pas, pour cette raison, le redevable désigné.

57. Quel patrimoine est pris en compte par l’impôt sur la fortune immobilière ?

La valeur brute de l’ensemble des actifs financiers et immobiliers
La valeur nette du patrimoine immobilier des personnes physiques
La valeur nette des seuls biens professionnels détenus par une société
Les revenus annuels tirés de la location de biens immobiliers

La valeur nette du patrimoine immobilier des personnes physiques

Explication

L’IFI, créé en 2018 en remplacement de l’ISF, porte sur la valeur nette du patrimoine immobilier des personnes physiques. Il ne vise donc pas l’ensemble du patrimoine comme le faisait plus largement l’ISF.

58. Dans quelle situation des biens professionnels peuvent-ils être exonérés d’IFI ?

Lorsqu’ils sont détenus par une société, même sans activité professionnelle réelle
Lorsqu’ils sont affectés à une activité exercée occasionnellement par leur propriétaire
Lorsqu’ils sont nécessaires à une activité habituelle, principale et effectivement exercée
Lorsqu’ils procurent des revenus locatifs dépassant un seuil fixé par la loi

Lorsqu’ils sont nécessaires à une activité habituelle, principale et effectivement exercée

Explication

L’exonération suppose notamment une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale effectivement exercée à titre habituel et principal, ainsi que la nécessité des biens. Une activité occasionnelle ne satisfait pas cette condition.

59. Comment s’articulent le seuil d’assujettissement et le barème de l’IFI ?

Les deux seuils sont fixés à 800 000 euros
Les deux seuils sont fixés à 1,3 million d’euros
L’assujettissement commence à 1,3 million d’euros et le barème à 800 000 euros
L’assujettissement commence à 800 000 euros et le barème à 1,3 million d’euros

L’assujettissement commence à 1,3 million d’euros et le barème à 800 000 euros

Explication

Le seuil d’assujettissement à l’IFI est de 1,3 million d’euros, tandis que le barème s’applique à partir de 800 000 euros. Ces montants correspondent donc à deux fonctions distinctes dans le calcul de l’impôt.

60. Dans quelle situation les droits de mutation à titre onéreux sont-ils dus ?

Lors de l’apport gratuit d’un bien personnel à une association
Lors de la transmission gratuite d’un bien par donation ou succession
Lors de la cessation d’une activité sans transfert de propriété
Lors de la cession payante d’un bien immobilier ou d’un fonds de commerce

Lors de la cession payante d’un bien immobilier ou d’un fonds de commerce

Explication

Les droits de mutation à titre onéreux concernent une cession comportant une contrepartie, notamment celle d’un immeuble ou d’un fonds de commerce. Les donations et successions relèvent des transmissions à titre gratuit.

61. Quelles obligations s’appliquent à un contribuable soumis à l’impôt sur le revenu lors de la cessation de son entreprise ?

Informer l’administration 30 jours avant la dissolution et déposer la déclaration dans les 90 jours
Informer l’administration au moment de la dissolution et déposer la déclaration dans les 30 jours
Informer l’administration 45 jours avant la dissolution et déposer la déclaration dans les 60 jours
Informer l’administration 60 jours avant la dissolution et déposer la déclaration dans les 45 jours

Informer l’administration 45 jours avant la dissolution et déposer la déclaration dans les 60 jours

Explication

Lors d’une cessation, l’impôt sur les bénéfices et celui sur les plus-values deviennent immédiatement exigibles, avec une information 45 jours avant la dissolution et une déclaration dans les 60 jours. Les autres délais inversent ou modifient ces échéances.

62. Laquelle de ces opérations entre dans le champ de la TVA ?

Un transfert de patrimoine sans livraison ni prestation
Une donation privée sans contrepartie
Une activité personnelle dépourvue de caractère économique
Une prestation de services effectuée à titre onéreux

Une prestation de services effectuée à titre onéreux

Explication

Les prestations de services effectuées à titre onéreux font partie des opérations soumises à la TVA, au même titre que certaines livraisons, acquisitions intracommunautaires et importations. Une donation privée sans contrepartie ne correspond pas à cette catégorie.

63. Quelle personne est assujettie à la TVA ?

Toute personne exerçant indépendamment une activité économique
Toute société commerciale, y compris lorsqu’elle n’exerce aucune activité
Toute personne percevant un revenu, même sans activité économique
Tout salarié qui réalise une opération privée occasionnelle

Toute personne exerçant indépendamment une activité économique

Explication

Est assujettie à la TVA toute personne exerçant de manière indépendante une activité économique, quelle que soit sa forme juridique. Le statut de salarié ou la seule perception d’un revenu ne suffit pas à caractériser cet assujettissement.

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Qu'étudie la fiscalité d’entreprise ?

Les règles fiscales encadrant les impôts dus par les entreprises.

En quelle année la capitation a-t-elle été créée ?

En 1695.

Pourquoi la capitation a-t-elle été créée en 1695 ?

Pour financer les guerres de la royauté.

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