QCM : Théories des relations internationales — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désignent les relations internationales ?

Les décisions prises par les tribunaux nationaux
Les échanges économiques entre entreprises privées
Les règles régissant les interactions entre les États
Les relations entre les nations et les États

Les relations entre les nations et les États

Explication

Les relations internationales correspondent à l’ensemble des relations entre les nations et les États. Le droit international constitue plutôt l’ensemble des règles qui encadrent certaines interactions étatiques.

2. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre relations internationales et droit international ?

Les relations internationales sont plus larges que le droit international
Les deux notions désignent strictement le même ensemble de règles
Les relations internationales sont une branche spécialisée du droit international
Le droit international concerne les sociétés privées, tandis que les relations internationales concernent les États

Les relations internationales sont plus larges que le droit international

Explication

Les relations internationales désignent l’ensemble plus large des relations entre nations et États, tandis que le droit international regroupe les règles qui régissent leurs interactions. Réduire les relations internationales à une branche juridique inverse donc leur rapport.

3. Pourquoi le système international est-il qualifié d’ordre décentralisé et non hiérarchisé ?

Parce qu’il ne possède ni gouvernement central ni mécanisme universel de sanction supérieur aux États
Parce que les États disposent de tribunaux internes chargés de régler les différends internationaux
Parce que chaque État applique les décisions d’un gouvernement mondial doté d’une autorité générale
Parce que les organisations internationales remplacent les États dans la création de toutes les règles

Parce qu’il ne possède ni gouvernement central ni mécanisme universel de sanction supérieur aux États

Explication

Le système international est décentralisé puisqu’aucun gouvernement central ni mécanisme universel de sanction ne se trouve au-dessus de tous les États. L’existence de tribunaux internes relève de l’ordre interne et ne crée pas une autorité mondiale.

4. Comment les États se situent-ils par rapport au droit international ?

Ils en sont à la fois les auteurs et les destinataires
Ils en sont les auteurs, mais les particuliers en sont les destinataires principaux
Ils en sont les destinataires, mais les organisations internationales en sont les auteurs
Ils en sont les arbitres, sans participer à la création des règles

Ils en sont à la fois les auteurs et les destinataires

Explication

Les États participent à la création des règles internationales et sont également tenus de les respecter. Les organisations internationales peuvent contribuer à l’élaboration de normes, mais elles ne remplacent pas cette double position des États.

5. Quelle affirmation explique pourquoi la sanction ne suffit pas à définir une règle juridique ?

Les règles non juridiques ne peuvent faire l’objet d’aucune conséquence en cas de violation
Une règle devient juridique dès qu’un État annonce une sanction contre sa violation
Certaines règles non juridiques sont sanctionnées et certaines règles juridiques n’ont pas de répression automatique
Toute règle juridique prévoit une peine appliquée par un tribunal international

Certaines règles non juridiques sont sanctionnées et certaines règles juridiques n’ont pas de répression automatique

Explication

La présence d’une sanction n’est pas un critère suffisant, car des règles non juridiques peuvent être assorties de sanctions et des règles juridiques peuvent ne pas disposer d’un mécanisme répressif automatique. La juridicité ne se réduit donc pas à l’existence d’une peine.

6. Quelle combinaison présente des bases juridiques qu’un État peut invoquer ?

Une résolution du Conseil de sécurité considérée comme un traité ou une simple préférence diplomatique
Un traité, une résolution du Conseil de sécurité prise en application d’un traité ou une coutume
Une coutume, une décision d’entreprise ou une résolution nationale dépourvue de fondement international
Un traité, une déclaration médiatique ou une pratique privée entre particuliers

Un traité, une résolution du Conseil de sécurité prise en application d’un traité ou une coutume

Explication

Les bases juridiques mentionnées comprennent les traités, certaines mesures prises en application d’un traité comme une résolution du Conseil de sécurité, et la coutume. Une résolution du Conseil de sécurité n’est pas elle-même un traité, ce qui distingue la première formulation de la dernière.

7. Quelle distinction Thucydide établit-il dans l’analyse d’une guerre ?

Il distingue les décisions des dirigeants des réactions des populations sans étudier les rapports de puissance
Il distingue les prétextes officiels des causes réelles liées à la puissance et aux intérêts
Il distingue les traités de paix des coutumes internationales qui organisent les relations entre États
Il distingue les guerres civiles des guerres menées par des empires coloniaux

Il distingue les prétextes officiels des causes réelles liées à la puissance et aux intérêts

Explication

Thucydide sépare le prétexte invoqué pour justifier une guerre de ses causes réelles, qui peuvent résider dans l’évolution de la puissance et des intérêts des acteurs. Cette analyse s’applique notamment au conflit entre Athènes et Sparte.

8. Selon l’analyse de Thucydide, pourquoi Sparte craint-elle Athènes ?

La montée en puissance d’Athènes menace la sécurité de Sparte
La disparition des institutions athéniennes prive Sparte de partenaires diplomatiques stables
La défaite militaire de Sparte a déjà placé son territoire sous administration athénienne
L’alliance entre Athènes et les cités neutres empêche Sparte d’exercer son commerce maritime

La montée en puissance d’Athènes menace la sécurité de Sparte

Explication

Thucydide relie la peur de Sparte à la montée en puissance d’Athènes, perçue comme une menace pour sa sécurité. L’explication porte donc sur l’évolution du rapport de puissance plutôt que sur une occupation déjà réalisée ou sur le commerce.

9. Quelle distinction le réalisme établit-il entre expliquer et approuver le comportement d’un État ?

Analyser un comportement ne revient pas à le juger juste
Décrire un comportement revient à le considérer légitime
Comprendre un comportement suppose d’en partager les objectifs
Évaluer un comportement consiste à rechercher ses intentions morales

Analyser un comportement ne revient pas à le juger juste

Explication

Le réalisme cherche à expliquer les comportements internationaux tels qu’ils se produisent, sans confondre cette démarche avec leur approbation. L’idée qu’une analyse implique de reconnaître la légitimité d’un comportement constitue précisément la confusion à éviter.

10. Lequel des ensembles correspond aux quatre piliers de la doctrine réaliste ?

Souveraineté, coopération, interdépendance et sécurité collective
Égalité, désarmement, gouvernement mondial et coopération
Groupisme, égoïsme, anarchie et politique de la puissance
Groupisme, idéalisme, hiérarchie et droit international

Groupisme, égoïsme, anarchie et politique de la puissance

Explication

Les quatre piliers du réalisme sont le groupisme, l’égoïsme, l’anarchie et la politique de la puissance. Les autres ensembles mélangent des notions réalistes avec des principes idéalistes ou des concepts qui ne font pas partie de cette liste.

11. Dans la conception réaliste des relations internationales, que désigne le groupisme ?

La primauté des États comme principaux groupes et acteurs internationaux
La formation d’alliances chargées d’administrer un gouvernement mondial
La division des sociétés en classes déterminant les politiques extérieures
La coopération d’organisations internationales pour résoudre les conflits

La primauté des États comme principaux groupes et acteurs internationaux

Explication

Le groupisme désigne l’idée que les États constituent les principaux groupes et acteurs des relations internationales. Les alliances, les classes sociales ou les organisations internationales peuvent jouer un rôle, mais elles ne définissent pas ce concept réaliste.

12. Comment faut-il comprendre le rapport entre l’égalité juridique et la puissance réelle des États ?

L’égalité juridique produit généralement des niveaux de puissance comparables
Les États sont juridiquement égaux, mais leur puissance réelle reste inégale
Les États puissants disposent d’une égalité juridique supérieure aux autres
Les États juridiquement égaux poursuivent nécessairement des objectifs identiques

Les États sont juridiquement égaux, mais leur puissance réelle reste inégale

Explication

Le réalisme distingue l’égalité juridique formelle des États et l’inégalité concrète de leurs ressources et capacités. L’égalité de statut ne rend donc pas les États équivalents dans leur aptitude à atteindre leurs objectifs.

13. Quel mécanisme décrit le mieux le dilemme de sécurité dans un système international anarchique ?

L’augmentation de la puissance d’un État garantit aux autres une confiance durable dans ses intentions
La réduction des armements d’un État convainc les autres de renoncer à toute préparation militaire
Le renforcement défensif d’un État inquiète les autres, qui accroissent à leur tour leur puissance
La recherche de sécurité conduit les États à transférer leurs capacités à une autorité centrale

Le renforcement défensif d’un État inquiète les autres, qui accroissent à leur tour leur puissance

Explication

Un État peut chercher davantage de sécurité en augmentant sa puissance, mais cette évolution peut être perçue comme menaçante par les autres. Ceux-ci renforcent alors à leur tour leurs capacités, ce qui entretient une dynamique de méfiance.

14. Dans un système international anarchique, quelle fonction remplit l’équilibre des puissances ?

Il établit une autorité mondiale chargée de diriger les États
Il garantit que les États disposent de ressources militaires équivalentes
Il remplace les relations entre grandes puissances par des règles centralisées
Il limite le risque qu’une grande puissance impose une domination complète

Il limite le risque qu’une grande puissance impose une domination complète

Explication

L’équilibre des puissances vise à empêcher qu’un État ou un groupe ne domine entièrement le système international. Il ne crée pas une hiérarchie mondiale centralisée et ne rend pas les capacités nationales équivalentes.

15. Quelle différence fondamentale oppose le réalisme classique au néoréalisme dans l’explication des conflits ?

Le réalisme classique privilégie le droit, tandis que le néoréalisme privilégie les organisations internationales
Le réalisme classique invoque la nature humaine, tandis que le néoréalisme insiste sur l’anarchie du système
Le réalisme classique invoque l’anarchie, tandis que le néoréalisme insiste sur la nature humaine
Le réalisme classique explique la coopération, tandis que le néoréalisme explique les échanges économiques

Le réalisme classique invoque la nature humaine, tandis que le néoréalisme insiste sur l’anarchie du système

Explication

Le réalisme classique, notamment dans l’approche associée à la nature humaine, explique la permanence des conflits par l’égoïsme humain. Le néoréalisme, associé à Kenneth Waltz, met principalement en cause la structure anarchique du système international.

16. Pourquoi le droit international présente-t-il une utilité dans l’analyse réaliste ?

Il fournit une stabilité minimale et aide les États à anticiper leurs relations
Il transforme les engagements juridiques en obligations indépendantes des intérêts étatiques
Il rend les rapports de puissance secondaires dans les décisions internationales
Il supprime les rivalités en plaçant les États sous une autorité supérieure

Il fournit une stabilité minimale et aide les États à anticiper leurs relations

Explication

Les réalistes considèrent que le droit international apporte un minimum de stabilité et permet aux États de prévoir davantage leurs relations à moyen et long terme. Ils ne supposent pas pour autant que le droit élimine les rivalités ou dépasse les rapports de puissance.

17. Quelles sont les deux forces créatrices du droit international identifiées par l’analyse réaliste ?

La nécessité de vivre ensemble et le consentement mutuel fondé sur des intérêts convergents
La solidarité morale et l’adhésion à des valeurs universelles communes
La hiérarchie mondiale et l’obéissance à une autorité juridique supérieure
La compétition militaire et l’imposition de règles par les États dominants

La nécessité de vivre ensemble et le consentement mutuel fondé sur des intérêts convergents

Explication

L’analyse réaliste identifie la nécessité de vivre ensemble et le consentement mutuel fondé sur des intérêts convergents comme deux forces créatrices du droit international. La nécessité conduit à établir certaines règles minimales, tandis que le consentement repose sur un accord volontaire entre États.

18. Quel ensemble de principes caractérise le mieux la doctrine libérale en relations internationales ?

La primauté de l’intérêt national, de la dissuasion et de l’équilibre territorial
La primauté de la tradition, de l’autarcie économique et de la hiérarchie politique
La primauté de la raison, du droit, de la liberté individuelle, du commerce et de l’universalisme
La primauté de la puissance militaire, de la souveraineté et de la compétition entre États

La primauté de la raison, du droit, de la liberté individuelle, du commerce et de l’universalisme

Explication

La doctrine libérale valorise la raison, le droit, la liberté individuelle, le commerce et l’universalisme. La puissance militaire et l’équilibre entre États renvoient davantage aux préoccupations réalistes.

19. Pourquoi la théorie de la paix démocratique estime-t-elle que les démocraties peuvent être moins enclines à entrer en guerre ?

Les États démocratiques partagent nécessairement les mêmes intérêts dans chaque crise
Les démocraties renoncent par principe à toute intervention militaire extérieure
La démocratie et les contre-pouvoirs peuvent rendre la décision d’entrer en guerre plus difficile
Les régimes démocratiques disposent d’une supériorité militaire qui décourage les conflits

La démocratie et les contre-pouvoirs peuvent rendre la décision d’entrer en guerre plus difficile

Explication

La démocratie et l’existence de contre-pouvoirs compliquent le processus de décision menant à la guerre. Cette théorie ne soutient pas que les États démocratiques sont incapables de mener une guerre.

20. Par quel mécanisme les institutions internationales peuvent-elles contribuer à la pacification des relations entre États ?

Elles accroissent la confiance et la transparence et facilitent le règlement juridique des différends
Elles suppriment les désaccords politiques en harmonisant les intérêts de tous les États
Elles imposent une alliance militaire permanente aux États participant à leurs procédures
Elles remplacent les gouvernements nationaux dans toutes les décisions relatives à la sécurité

Elles accroissent la confiance et la transparence et facilitent le règlement juridique des différends

Explication

Les institutions internationales peuvent renforcer la confiance et la transparence, tout en offrant un recours à un juge ou à une commission de conciliation. Elles ne suppriment pas les désaccords et ne se substituent pas généralement aux gouvernements nationaux.

21. Pourquoi le libre-échange peut-il favoriser la paix entre des États interdépendants ?

La concurrence commerciale élimine les divergences politiques entre les gouvernements concernés
Les relations commerciales empêchent les États de développer des capacités militaires nationales
Une guerre risque d’interrompre leurs échanges commerciaux et de réduire leur prospérité
L’interdépendance économique garantit que les États partagent les mêmes objectifs stratégiques

Une guerre risque d’interrompre leurs échanges commerciaux et de réduire leur prospérité

Explication

Le libre-échange rend les relations économiques précieuses, de sorte qu’une guerre pourrait interrompre les échanges et diminuer la prospérité. L’interdépendance ne supprime toutefois ni les divergences politiques ni les intérêts stratégiques distincts.

22. Que désigne l’expression « pax juridica » ?

Une paix maintenue par la menace permanente de représailles entre États
Une paix fondée sur la supériorité militaire d’une puissance dominante
Une paix obtenue par le droit et l’institutionnalisation des relations internationales
Une paix résultant de la fermeture des frontières et de la réduction des échanges

Une paix obtenue par le droit et l’institutionnalisation des relations internationales

Explication

La pax juridica désigne une conception de la paix fondée sur le droit et l’institutionnalisation des relations internationales. La dissuasion militaire et la domination d’une puissance relèvent d’autres mécanismes de pacification.

23. Comment définir un régime international ?

Un ensemble de principes, de règles et de procédures qui normalise un domaine des relations internationales
Une coalition temporaire formée pour répondre à une crise diplomatique particulière
Un traité commercial destiné à supprimer les frontières économiques entre ses signataires
Une organisation militaire chargée de diriger les forces armées de plusieurs États

Un ensemble de principes, de règles et de procédures qui normalise un domaine des relations internationales

Explication

Un régime international rassemble des principes, des règles et des procédures qui encadrent et normalisent un domaine des relations internationales, avec une institutionnalisation fréquente. Il ne se confond ni avec une organisation militaire ni avec une coalition de crise.

24. Quelle caractéristique distingue une règle de droit impératif en droit international ?

Elle peut être écartée dès que deux États concluent un traité incompatible
Elle concerne principalement les échanges économiques conclus entre États partenaires
Les États ne peuvent pas y déroger par un accord contraire
Elle s’applique après une autorisation particulière accordée par une organisation internationale

Les États ne peuvent pas y déroger par un accord contraire

Explication

Une règle impérative s’impose aux États et ne peut être écartée par un traité contraire, comme pour l’interdiction du génocide ou de l’esclavage. La possibilité de déroger par accord caractérise au contraire une règle non impérative.

25. Quelles limites freinent principalement l’institutionnalisation des relations internationales ?

Le consentement nécessaire des États et la persistance de l’influence des rapports de puissance
L’absence de règles communes et la disparition progressive des rivalités entre puissances
La supériorité des institutions internationales et l’autonomie croissante des juridictions
La généralisation du libre-échange et la réduction des interdépendances économiques

Le consentement nécessaire des États et la persistance de l’influence des rapports de puissance

Explication

L’institutionnalisation reste limitée parce qu’elle dépend du consentement des États et demeure influencée par les rapports de puissance. Les institutions internationales ne disposent donc pas d’une autonomie complète face aux États et aux rivalités.

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Que désignent les relations internationales ?

Les relations entre les nations et les États.

Qu'est-ce que le droit international ?

L'ensemble des règles régissant les interactions entre les États.

Pourquoi le système international est-il décentralisé et non hiérarchisé ?

Parce qu'il n'existe ni gouvernement central ni mécanisme universel de sanction au-dessus des États.

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