QCM : Régimes de protection juridique — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la capacité juridique d’une personne ?

La faculté de gérer uniquement les biens personnels
L’aptitude à accomplir tous les actes de la vie civile
L’obligation de faire valider chaque acte par un juge
La possibilité de déléguer ses décisions à un protecteur

L’aptitude à accomplir tous les actes de la vie civile

Explication

La capacité juridique correspond à l’aptitude générale à accomplir les actes de la vie civile. La possibilité de déléguer ses décisions relève d’une mesure de protection et ne définit pas cette capacité.

2. Quelle est la règle applicable à une personne ayant atteint l’âge de 18 ans en matière de capacité juridique ?

Elle doit obtenir une autorisation avant les actes importants
Elle dispose de la capacité juridique pour les actes de la vie civile
Elle est présumée incapable jusqu’à l’ouverture d’une mesure
Elle ne peut exercer que les droits portant sur ses biens

Elle dispose de la capacité juridique pour les actes de la vie civile

Explication

À partir de 18 ans, toute personne est pourvue de la capacité juridique pour accomplir les actes de la vie civile. L’incapacité constitue une exception et ne résulte pas automatiquement de la majorité.

3. Quel effet une mesure de protection produit-elle sur l’autonomie de la personne ?

Elle restreint l’exercice personnel de certains droits
Elle transforme chaque acte civil en décision du juge
Elle augmente la capacité de conclure des actes juridiques
Elle supprime toute possibilité de décision personnelle

Elle restreint l’exercice personnel de certains droits

Explication

Une mesure de protection limite la capacité de la personne à exercer elle-même certains droits, ce qui réduit son autonomie. Elle ne supprime toutefois pas toute possibilité de décision personnelle.

4. Dans quelle situation le principe de nécessité permet-il d’envisager une mesure de protection ?

Lorsqu’un proche estime que ses choix deviennent imprudents
Lorsqu’une altération médicalement constatée justifie effectivement une protection
Lorsqu’une personne paraît vulnérable sans constat médical établi
Lorsqu’une difficulté financière rend toute décision personnelle risquée

Lorsqu’une altération médicalement constatée justifie effectivement une protection

Explication

Le principe de nécessité exige une altération des facultés personnelles constatée par un médecin inscrit ainsi qu’une situation justifiant réellement une protection. La vulnérabilité apparente d’une personne ne suffit pas à elle seule.

5. Que signifie le principe de subsidiarité en matière de protection juridique ?

La mesure choisie doit correspondre au degré précis d’altération constaté
La mesure doit porter sur les biens avant de concerner la personne
La mesure intervient lorsqu’aucune alternative ne permet de préserver les intérêts de la personne
La mesure est décidée après consultation systématique de la famille

La mesure intervient lorsqu’aucune alternative ne permet de préserver les intérêts de la personne

Explication

La subsidiarité signifie qu’une mesure de protection n’est nécessaire qu’en l’absence d’une autre solution permettant de préserver les intérêts de la personne. L’adaptation au degré d’altération relève du principe de proportionnalité.

6. Comment le principe de proportionnalité guide-t-il le choix d’une mesure de protection ?

La mesure est adaptée à l’altération et individualisée selon la situation
La mesure est prononcée dès qu’une vulnérabilité est signalée
La mesure est déterminée par la nature des biens détenus
La mesure est écartée dès qu’un proche peut intervenir ponctuellement

La mesure est adaptée à l’altération et individualisée selon la situation

Explication

La proportionnalité impose de choisir une mesure adaptée au degré d’altération des facultés et à la situation particulière de l’intéressé. La simple existence d’une vulnérabilité ne détermine donc pas à elle seule la mesure.

7. Quelle différence distingue la représentation de l’assistance dans l’intervention du protecteur ?

La représentation remplace la signature, tandis que l’assistance l’accompagne
La représentation exige une autorisation judiciaire, tandis que l’assistance est informelle
La représentation accompagne la signature, tandis que l’assistance la remplace
La représentation concerne les biens, tandis que l’assistance concerne la personne

La représentation remplace la signature, tandis que l’assistance l’accompagne

Explication

En représentation, le protecteur agit et signe au nom de la personne. En assistance, la personne signe avec le protecteur, dont l’intervention ne remplace pas sa signature.

8. Quels domaines une mesure de protection peut-elle couvrir ?

La gestion financière, à l’exclusion des décisions concernant la personne
Les décisions personnelles, à l’exclusion des biens et des revenus
La sphère patrimoniale, la sphère personnelle, ou ces deux sphères
Les actes administratifs, sans incidence sur les autres domaines

La sphère patrimoniale, la sphère personnelle, ou ces deux sphères

Explication

Une mesure peut concerner les biens, qui relèvent de la sphère patrimoniale, la protection de la personne, qui relève de la sphère personnelle, ou les deux. Elle n’est donc pas limitée par nature à un seul domaine.

9. Quelles modalités sont envisageables pour un acte particulier selon la mesure applicable ?

La personne doit choisir entre une assistance familiale et une représentation judiciaire
Le protecteur doit intervenir par écrit avant toute décision de la personne
La personne peut agir seule, être assistée ou être représentée
La personne conserve sa signature, tandis que le protecteur valide chaque acte

La personne peut agir seule, être assistée ou être représentée

Explication

Pour un acte donné, la personne peut agir seule, signer avec l’assistance de son MJPM ou être représentée par celui-ci. Le mode d’intervention dépend de l’acte et de la mesure applicable, plutôt que d’une validation systématique.

10. Quels sont les trois types d’actes de gestion patrimoniale applicables au patrimoine d’une personne protégée ?

Les actes conservatoires, d’administration et de disposition
Les actes civils, pénaux et administratifs
Les actes personnels, médicaux et judiciaires
Les actes urgents, familiaux et successoraux

Les actes conservatoires, d’administration et de disposition

Explication

La gestion patrimoniale distingue les actes conservatoires, les actes d’administration et les actes de disposition. Les actes strictement personnels relèvent d’une autre distinction et ne constituent pas une catégorie de gestion patrimoniale.

11. Quelle distinction caractérise la protection de la personne par rapport à la gestion patrimoniale ?

Elle distingue les actes strictement personnels, sans typologie détaillée équivalente
Elle classe les actes selon leur risque financier et leur valeur économique
Elle répartit les actes entre conservation, administration et disposition
Elle définit chaque acte personnel par un décret réglementaire spécifique

Elle distingue les actes strictement personnels, sans typologie détaillée équivalente

Explication

En matière de protection de la personne, le code civil permet d’identifier les actes strictement personnels, qui excluent toute intervention du MJPM, sans établir une typologie comparable à celle de la gestion patrimoniale. La classification en conservation, administration et disposition concerne le patrimoine.

12. Quel objectif définit le mieux un acte conservatoire ?

Engager le patrimoine dans une opération présentant un risque financier élevé
Exploiter le patrimoine en évitant toute opération de valorisation importante
Modifier durablement la composition du patrimoine par une opération majeure
Sauvegarder le patrimoine ou soustraire un bien à un péril imminent

Sauvegarder le patrimoine ou soustraire un bien à un péril imminent

Explication

Un acte conservatoire protège le patrimoine ou un bien menacé, sans compromettre les prérogatives du propriétaire. La modification importante du patrimoine correspond plutôt à un acte de disposition.

13. Dans quelle situation un acte d’administration peut-il être qualifié de conservatoire ?

Lorsqu’une urgence impose son accomplissement pour préserver un droit
Lorsqu’il entraîne une modification importante de la composition du patrimoine
Lorsqu’il crée un engagement financier présentant un risque anormal
Lorsqu’il concerne une décision relevant d’un acte strictement personnel

Lorsqu’une urgence impose son accomplissement pour préserver un droit

Explication

La qualification dépend du contexte : un acte d’administration devient conservatoire lorsqu’une urgence le rend nécessaire à la préservation d’un droit. Aucun acte n’est conservatoire par essence, car sa qualification peut varier selon la situation.

14. Quelle caractéristique distingue les actes d’administration des actes de disposition ?

Ils préservent un bien menacé par un péril imminent ou une dépréciation
Ils modifient fortement la composition du patrimoine par un engagement majeur
Ils excluent toute intervention du professionnel chargé de la protection
Ils exploitent ou valorisent le patrimoine sans risque anormal

Ils exploitent ou valorisent le patrimoine sans risque anormal

Explication

Les actes d’administration concernent l’exploitation ou la mise en valeur du patrimoine et ne comportent pas de risque anormal. Les actes de disposition, au contraire, engagent fortement le patrimoine.

15. Qui peut accomplir seul les actes d’administration dans le cadre d’une curatelle ou d’une tutelle ?

Le curateur en curatelle et le tuteur en tutelle
Le tuteur en curatelle et le curateur en tutelle
Le majeur protégé en curatelle et le juge en tutelle
Le professionnel désigné par le juge dans les deux mesures

Le curateur en curatelle et le tuteur en tutelle

Explication

Le curateur accomplit seul les actes d’administration en curatelle, tandis que le tuteur les accomplit seul en tutelle. Le régime applicable aux actes de disposition obéit à des règles différentes.

16. Quelle caractéristique distingue principalement un acte de disposition d’un acte d’administration ?

Il concerne une démarche personnelle sans effet patrimonial
Il modifie fortement ou durablement le patrimoine du titulaire
Il règle une formalité administrative dépourvue d’incidence économique
Il organise couramment la gestion sans risque anormal

Il modifie fortement ou durablement le patrimoine du titulaire

Explication

Un acte de disposition engage le patrimoine par une modification importante, une dépréciation significative ou une altération durable des prérogatives de son titulaire. L’acte d’administration correspond plutôt à une gestion courante qui ne présente pas de risque anormal.

17. Qui doit signer un acte de disposition lorsqu’une personne est placée sous curatelle ou sous tutelle ?

Dans les deux régimes, le majeur protégé et le curateur
Dans les deux régimes, le juge et le MJPM
En curatelle, le majeur et le curateur ; en tutelle, le juge et le MJPM
En curatelle, le juge et le MJPM ; en tutelle, le majeur et le curateur

En curatelle, le majeur et le curateur ; en tutelle, le juge et le MJPM

Explication

La curatelle exige la signature conjointe du majeur et du curateur, tandis que la tutelle exige celle du juge et du MJPM. La signature du majeur et du curateur ne correspond donc pas au régime de tutelle.

18. Quelle est la principale caractéristique de la sauvegarde de justice ?

C’est une mesure qui remplace durablement la tutelle
C’est une mesure patrimoniale conçue pour durer plusieurs années
C’est une mesure réservée à la gestion des biens immobiliers
C’est une mesure de protection de courte durée

C’est une mesure de protection de courte durée

Explication

La sauvegarde de justice est définie comme une mesure de protection de courte durée. Elle ne doit donc pas être assimilée à une mesure durable comparable à une tutelle prolongée.

19. Dans quelle situation la sauvegarde de justice se distingue-t-elle d’une mesure de protection durable ?

Elle établit un régime durable de contrôle de tous les actes
Elle impose une gestion patrimoniale étendue sur plusieurs années
Elle répond à un besoin temporaire de protection de la personne
Elle organise une représentation permanente de la personne protégée

Elle répond à un besoin temporaire de protection de la personne

Explication

La sauvegarde de justice vise une protection temporaire, ce qui explique sa durée limitée. Une représentation permanente ou un contrôle étendu sur plusieurs années caractérise plutôt des dispositifs durables et ne correspond pas à cette mesure.

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À quel âge un individu obtient-il la capacité juridique complète ?

À 18 ans.

Qu'est-ce que la capacité juridique ?

L'aptitude à accomplir tous les actes de la vie civile.

Qu'impose une mesure de protection sur la capacité d'exercice des droits ?

Elle restreint la capacité d'exercice des droits par la personne.

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