QCM : Action de l’État sur l’économie — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation illustre la fonction d’allocation de l’État ?

L’État organise la production de services publics comme l’Éducation nationale.
L’État augmente les prestations pour réduire les inégalités de revenus.
L’État soutient l’emploi afin de réduire le chômage.
L’État verse des pensions de retraite grâce aux cotisations sociales.

L’État organise la production de services publics comme l’Éducation nationale.

Explication

La fonction d’allocation répond aux défaillances du marché en produisant ou en organisant des biens et services publics. Le versement de pensions relève plutôt de la redistribution, qui transfère des revenus entre agents.

2. Quel mécanisme caractérise principalement la fonction de redistribution de l’État ?

Maintenir la stabilité des prix en influençant l’activité économique.
Agir sur la demande globale pour limiter les fluctuations économiques.
Produire des biens publics et encadrer les situations de monopole.
Prélever des revenus puis financer des prestations sociales.

Prélever des revenus puis financer des prestations sociales.

Explication

La redistribution repose sur des prélèvements, comme les impôts et les cotisations sociales, suivis du versement de prestations. La lutte contre les fluctuations, l’inflation ou le chômage appartient plutôt à la fonction de stabilisation.

3. Quels objectifs relèvent de la fonction de stabilisation ou de régulation ?

Favoriser le plein emploi et préserver la stabilité des prix.
Prélever des cotisations et verser des prestations sociales.
Modifier la répartition des revenus entre les ménages.
Organiser l’offre de services publics et lutter contre les monopoles.

Favoriser le plein emploi et préserver la stabilité des prix.

Explication

La stabilisation utilise la politique économique pour lutter contre le chômage et l’inflation, afin de se rapprocher du plein emploi et de la stabilité des prix. Les autres réponses décrivent principalement l’allocation ou la redistribution.

4. Qu’est-ce qui définit une politique économique ?

Une action individuelle destinée à améliorer la situation financière d’un ménage.
Une décision d’entreprise visant à modifier sa production ou son implantation.
Une évolution spontanée de l’économie résultant des choix des consommateurs.
Un ensemble de décisions publiques visant des objectifs économiques à l’aide d’instruments.

Un ensemble de décisions publiques visant des objectifs économiques à l’aide d’instruments.

Explication

Une politique économique regroupe les décisions prises par les pouvoirs publics pour atteindre des objectifs économiques et modifier l’évolution spontanée de l’économie. Une délocalisation décidée par une entreprise constitue une décision privée, et non une politique économique.

5. Quelle condition permet de qualifier une décision de politique économique ?

Elle concerne une organisation interne sans objectif lié à la situation économique.
Elle est prise par les pouvoirs publics et poursuit un objectif concernant l’économie.
Elle est décidée par une entreprise pour réduire ses coûts de production.
Elle résulte des comportements spontanés des ménages sur les marchés.

Elle est prise par les pouvoirs publics et poursuit un objectif concernant l’économie.

Explication

La politique économique suppose une décision des pouvoirs publics orientée vers des objectifs économiques. Une décision d’entreprise, même si elle influence l’économie, ne correspond pas à cette définition institutionnelle.

6. Quelle distinction entre politiques conjoncturelles et structurelles est correcte ?

Les premières transforment les structures, tandis que les secondes corrigent les fluctuations de court terme.
Les premières concernent l’environnement, tandis que les secondes ciblent l’emploi et les prix.
Les premières visent le court terme, tandis que les secondes transforment l’économie à moyen ou long terme.
Les premières sont décidées par les entreprises, tandis que les secondes relèvent des pouvoirs publics.

Les premières visent le court terme, tandis que les secondes transforment l’économie à moyen ou long terme.

Explication

Les politiques conjoncturelles cherchent des effets rapides sur l’activité, notamment face au chômage ou à l’inflation, tandis que les politiques structurelles modifient durablement les structures économiques. La distinction ne repose ni sur les acteurs ni sur un domaine particulier.

7. Une baisse des impôts destinée à favoriser l’investissement peut-elle produire deux types d’effets économiques ?

Non, une mesure fiscale appartient à la conjoncture et ne modifie pas les structures économiques.
Oui, elle peut réduire immédiatement l’inflation puis financer directement les prestations sociales.
Non, une mesure favorable à l’investissement concerne les entreprises et ne relève pas des politiques publiques.
Oui, elle peut soutenir rapidement la production et l’emploi puis modifier durablement les structures productives.

Oui, elle peut soutenir rapidement la production et l’emploi puis modifier durablement les structures productives.

Explication

Une baisse d’impôts en faveur de l’investissement peut stimuler à court terme la production et l’emploi, tout en ayant à long terme un effet sur les structures productives. Elle peut donc combiner une dimension conjoncturelle et une dimension structurelle.

8. Quels sont les quatre objectifs du carré magique de la politique économique ?

La croissance, la stabilité financière, la réduction des impôts et l’équilibre extérieur
La croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur
Le plein emploi, la hausse des salaires, la stabilité des prix et la baisse des importations
La croissance, l’équilibre budgétaire, la baisse des prix et l’augmentation des exportations

La croissance, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur

Explication

Le carré magique associe la croissance économique, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur. Le taux de chômage mesure le plein emploi, tandis que le taux de croissance du PIB mesure la croissance.

9. Quelle mesure relève de la politique budgétaire ?

Contrôler les importations pour améliorer l’équilibre des échanges extérieurs
Fixer le niveau des salaires afin d’influencer les revenus des ménages
Agir sur la quantité de monnaie en circulation par les taux directeurs
Modifier le niveau des dépenses publiques et la structure des recettes de l’État

Modifier le niveau des dépenses publiques et la structure des recettes de l’État

Explication

La politique budgétaire agit sur l’activité économique par les recettes et les dépenses publiques. La quantité de monnaie relève de la politique monétaire, et non de la politique budgétaire.

10. Quel est l’objectif principal de la politique monétaire ?

Contrôler la masse monétaire afin d’influencer indirectement l’inflation
Créer des emplois publics afin de réduire le chômage
Agir sur les revenus pour stimuler la consommation des ménages
Modifier les dépenses publiques afin de soutenir l’activité économique

Contrôler la masse monétaire afin d’influencer indirectement l’inflation

Explication

La politique monétaire cherche à contrôler le niveau de la masse monétaire et, indirectement, celui de l’inflation. Les dépenses publiques relèvent de la politique budgétaire, tandis que les revenus et l’emploi correspondent à d’autres instruments.

11. Dans quel but une hausse du SMIC peut-elle être utilisée comme instrument de politique des revenus ?

Réduire la masse monétaire afin de limiter la hausse générale des prix
Agir sur les importations afin d’améliorer le solde extérieur
Diminuer les dépenses publiques afin de contenir le déficit budgétaire
Accroître certains revenus pour soutenir la consommation et la production

Accroître certains revenus pour soutenir la consommation et la production

Explication

La politique des revenus agit sur le niveau et la structure des revenus ; une hausse du SMIC peut accroître la consommation et la production. La masse monétaire, les dépenses publiques et les échanges extérieurs relèvent d’autres instruments.

12. Quel enchaînement décrit correctement l’effet possible de grands travaux dans une politique de relance ?

Des revenus distribués stimulent la consommation et la production, puis réduisent le chômage
Une hausse des prélèvements diminue la demande et la production, puis réduit l’inflation
Une baisse des revenus réduit la consommation et la production, puis augmente les embauches
Une contraction de la monnaie stimule l’investissement et la production, puis accroît les emplois

Des revenus distribués stimulent la consommation et la production, puis réduisent le chômage

Explication

Les grands travaux distribuent des revenus, ce qui peut accroître la consommation et la production et faire diminuer le chômage. La réduction de la demande correspond plutôt à une politique de rigueur qu’à une relance.

13. Pourquoi une politique de relance peut-elle favoriser la création d’emplois ?

Elle freine la demande globale afin de limiter les tensions inflationnistes
Elle stimule la consommation, la demande, la production et l’investissement des entreprises
Elle réduit la consommation, la demande, la production et l’investissement des entreprises
Elle diminue les revenus distribués afin de ralentir les embauches et les investissements

Elle stimule la consommation, la demande, la production et l’investissement des entreprises

Explication

La relance augmente la consommation et la demande, ce qui stimule la production et peut encourager l’investissement des entreprises ainsi que les créations d’emplois. Le freinage de la demande caractérise plutôt une politique de rigueur destinée à lutter contre l’inflation.

14. Quelle limite au déficit budgétaire a été fixée par le traité de Maastricht de 1992 ?

Le déficit ne doit pas dépasser 3 % du PIB
Le déficit ne doit pas dépasser 1 % du PIB
Le déficit doit rester inférieur à 10 % du PIB
Le déficit ne doit pas dépasser 5 % du PIB

Le déficit ne doit pas dépasser 3 % du PIB

Explication

Le traité de Maastricht de 1992 fixe une limite de 3 % du PIB au déficit budgétaire. Les autres seuils proposés ne correspondent pas à cette contrainte européenne.

15. Quelle distinction oppose correctement le traitement social et le traitement économique du chômage ?

Le traitement social en atténue les conséquences, tandis que le traitement économique cherche à créer des emplois
Le traitement social crée des emplois, tandis que le traitement économique indemnise les chômeurs
Le traitement social réduit l’inflation, tandis que le traitement économique augmente les dépenses publiques
Le traitement social accroît le nombre d’actifs, tandis que le traitement économique diminue les revenus

Le traitement social en atténue les conséquences, tandis que le traitement économique cherche à créer des emplois

Explication

La politique passive aide les chômeurs et peut réduire le nombre d’actifs afin d’atténuer les conséquences du chômage. La politique active agit sur l’emploi en cherchant à créer de nouveaux postes.

16. Comment l’abaissement de l’âge de la retraite peut-il réduire le nombre d’actifs tout en posant une difficulté financière ?

Il prolonge l’activité professionnelle, tandis que les retraites allègent les prélèvements supportés par les actifs
Il augmente la population active, tandis que les pensions diminuent les charges financées par les travailleurs
Il crée des emplois supplémentaires, tandis que les cotisations réduisent les dépenses liées aux retraités
Il retire des personnes de la population active, tandis que leurs pensions accroissent les charges financées par les actifs

Il retire des personnes de la population active, tandis que leurs pensions accroissent les charges financées par les actifs

Explication

L’abaissement de l’âge de la retraite diminue le nombre d’actifs, mais il est coûteux car les retraites sont financées par les actifs et la hausse du nombre d’inactifs accroît les charges. Il ne prolonge donc pas l’activité professionnelle et ne réduit pas ces charges.

17. Quel mécanisme explique que la réduction du temps de travail puisse contribuer à créer des emplois ?

Elle conduit à embaucher davantage de salariés pour maintenir le même niveau de production.
Elle augmente la durée quotidienne travaillée par chaque salarié déjà en poste.
Elle diminue la production afin de réduire les besoins de main-d’œuvre des entreprises.
Elle remplace les salariés par des équipements destinés à accroître la productivité.

Elle conduit à embaucher davantage de salariés pour maintenir le même niveau de production.

Explication

Lorsque chaque salarié travaille moins, l’entreprise peut devoir recruter d’autres salariés pour conserver le même volume de production. La baisse de la production réduirait au contraire les besoins de main-d’œuvre, ce qui ne correspond pas au mécanisme décrit.

18. Quelle distinction caractérise le calendrier d’application des lois Aubry sur la durée légale du travail ?

La durée légale a été fixée à 35 heures à partir de 1998, tandis que les grandes entreprises y sont passées en 2002.
La durée légale a été fixée à 35 heures à partir de 2000, tandis que les entreprises de moins de vingt salariés y sont passées en 2002.
La durée légale a été fixée à 39 heures à partir de 2000, tandis que les petites entreprises y sont passées en 1998.
La durée légale a été fixée à 35 heures à partir de 2002, tandis que les grandes entreprises y sont passées en 2000.

La durée légale a été fixée à 35 heures à partir de 2000, tandis que les entreprises de moins de vingt salariés y sont passées en 2002.

Explication

Les lois Aubry ont établi la durée légale à 35 heures à partir de 2000, avec une entrée en vigueur différée au 1er janvier 2002 pour les entreprises de moins de vingt salariés. La confusion consiste à attribuer cette date de 2002 à la fixation générale de la durée légale.

19. Une économie compte 2 millions de chômeurs et 25 millions d’actifs. Quel est son taux de chômage ?

7,4 %
27 %
12,5 %
8 %

8 %

Explication

Le taux de chômage rapporte le nombre de chômeurs à la population active, puis multiplie le résultat par 100 : 225×100=8 %\frac{2}{25} \times 100 = 8\,\%. Le nombre de chômeurs, exprimé en millions, est une valeur absolue et ne constitue pas directement un taux.

20. Depuis 1993, quelle institution exerce la responsabilité des politiques monétaires en Europe ?

Les administrations fiscales nationales coordonnées par la Commission européenne.
Les gouvernements nationaux réunis au sein du Conseil européen.
Les banques centrales nationales réunies au sein de la Banque centrale européenne.
Les ministères de l’Économie regroupés au sein du Parlement européen.

Les banques centrales nationales réunies au sein de la Banque centrale européenne.

Explication

Depuis 1993, les politiques monétaires relèvent des banques centrales nationales réunies au sein de la BCE. Elles ne sont donc plus conduites directement par les États, même si les gouvernements conservent d’autres compétences économiques.

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Qu'impose la fonction d'allocation de l'État en cas de défaillance du marché ?

L'État intervient pour corriger les défaillances du marché.

Quels biens publics l'État produit-il selon la fonction d'allocation ?

La Défense et l'Éducation nationale.

Que lutte contre la fonction d'allocation de l'État ?

Les monopoles.

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