QCM : Amortissements comptables (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue l’amortissement de la dépréciation d’un actif ?

L’amortissement enregistre une sortie de trésorerie différée
L’amortissement constate une perte de valeur temporaire
L’amortissement mesure une hausse de valeur durable
L’amortissement constate une perte de valeur irréversible

L’amortissement constate une perte de valeur irréversible

Explication

L’amortissement constate un amoindrissement irréversible de la valeur lié notamment à l’usage ou au temps. La dépréciation se distingue par son caractère réversible lorsque la valeur de l’actif se redresse.

2. Pourquoi une dotation aux amortissements est-elle considérée comme une charge non décaissable ?

Le paiement du bien intervient à la clôture de chaque exercice
Le bien ne donne lieu à aucune opération financière d’achat
Le bien est financé par une recette comptabilisée ultérieurement
Le paiement du bien a eu lieu lors de son acquisition

Le paiement du bien a eu lieu lors de son acquisition

Explication

La dotation traduit une consommation comptable de la valeur du bien, tandis que le décaissement a déjà eu lieu lors de l’acquisition. Elle diminue donc le résultat sans provoquer une nouvelle sortie de trésorerie.

3. Pourquoi les terrains ne sont-ils généralement pas amortissables ?

Ils sont toujours revendus avant la fin de l’exercice
Ils produisent des avantages économiques sans coût d’acquisition
Ils n’ont pas, a priori, une durée d’utilisation limitée
Ils sont comptabilisés comme des immobilisations financières

Ils n’ont pas, a priori, une durée d’utilisation limitée

Explication

Les terrains sont généralement exclus de l’amortissement parce qu’ils n’ont pas, a priori, une durée d’utilisation limitée dans le temps. Leur classement comptable n’est pas celui des immobilisations financières.

4. Que traduit un plan d’amortissement ?

La comparaison annuelle entre la valeur brute et le marché
La fixation du prix de vente futur de l’immobilisation
Le calendrier des paiements liés au financement du bien
La répartition de la valeur amortissable selon la consommation prévue

La répartition de la valeur amortissable selon la consommation prévue

Explication

Le plan d’amortissement répartit la valeur amortissable selon le rythme attendu de consommation des avantages économiques. Il ne constitue donc ni un échéancier de financement ni une prévision de prix de vente.

5. Quelle définition correspond à la valeur brute d’une immobilisation ?

Sa valeur estimée lors de la revente en fin d’utilisation
Sa valeur d’entrée diminuée de la valeur résiduelle
Sa valeur d’entrée, généralement égale à son coût d’acquisition
Sa valeur après déduction des amortissements et dépréciations

Sa valeur d’entrée, généralement égale à son coût d’acquisition

Explication

La valeur brute, aussi appelée valeur d’origine, correspond à la valeur d’entrée du bien dans le patrimoine, généralement son coût d’acquisition ou de production. La valeur nette comptable intègre, elle, les amortissements cumulés et les dépréciations.

6. Comment obtient-on la base amortissable d’un bien ?

En diminuant sa valeur brute de sa valeur résiduelle
En divisant son coût d’acquisition par sa durée d’utilisation
En additionnant sa valeur brute et sa valeur résiduelle
En diminuant sa valeur brute des amortissements cumulés

En diminuant sa valeur brute de sa valeur résiduelle

Explication

La base amortissable correspond à la valeur brute diminuée de la valeur résiduelle attendue du bien. Les amortissements cumulés interviennent dans le calcul de la valeur nette comptable, pas dans la détermination initiale de la base amortissable.

7. Quelle relation permet de déterminer la valeur nette comptable d’une immobilisation ?

Valeur résiduelle moins valeur brute et dépréciations cumulées
Valeur brute plus amortissements cumulés et dépréciations
Valeur brute moins amortissements cumulés et dépréciations
Base amortissable moins valeur résiduelle et amortissements futurs

Valeur brute moins amortissements cumulés et dépréciations

Explication

La valeur nette comptable est obtenue en retranchant de la valeur brute les amortissements cumulés et les dépréciations. La base amortissable sert à répartir la perte de valeur, mais elle ne remplace pas cette relation.

8. Quelle caractéristique distingue l’amortissement linéaire de l’amortissement dégressif ?

Le linéaire applique une charge annuelle croissante
Le linéaire répartit une charge annuelle identique
Le linéaire répartit une charge annuelle décroissante
Le linéaire adapte chaque charge à la valeur de marché

Le linéaire répartit une charge annuelle identique

Explication

L’amortissement linéaire répartit la valeur amortissable de manière identique sur chaque année de la durée normale d’utilisation. Les annuités décroissantes caractérisent plutôt l’amortissement dégressif.

9. Une immobilisation possède une valeur amortissable de 24 000 euros et une durée d’utilisation de 5 ans. Quel est son taux linéaire et son annuité complète ?

Taux de 20 % et annuité de 4 800 euros
Taux de 25 % et annuité de 6 000 euros
Taux de 5 % et annuité de 1 200 euros
Taux de 10 % et annuité de 2 400 euros

Taux de 20 % et annuité de 4 800 euros

Explication

Le taux linéaire est calculé par t=15×100=20 %t=\frac{1}{5}\times 100=20\,\%, puis l’annuité vaut 24 000×20 %=4 80024\,000\times 20\,\%=4\,800 euros. Le taux dépend de la durée d’utilisation, tandis que l’annuité dépend de la valeur amortissable.

10. Comment traite-t-on la première et la dernière annuité d’un amortissement linéaire ?

Elles sont fixées à la valeur résiduelle du bien
Elles sont calculées au prorata temporis de l’utilisation
Elles sont comptabilisées après une année complète d’utilisation
Elles sont calculées avec une majoration liée à l’achat

Elles sont calculées au prorata temporis de l’utilisation

Explication

La première annuité est calculée à partir du premier jour de mise en service et la dernière jusqu’au dernier jour de la durée d’utilisation, selon le temps effectivement écoulé. Elles ne correspondent donc pas nécessairement à une année complète.

11. Quel est l’effet principal de l’amortissement dégressif sur les premières années d’utilisation d’un bien ?

Il supprime les dotations des premiers exercices, ce qui accroît le bénéfice comptable initial.
Il comptabilise des dotations plus élevées au début, ce qui réduit le bénéfice et l’impôt initial.
Il répartit des annuités identiques sur toute la durée, ce qui stabilise le bénéfice annuel.
Il reporte les charges d’amortissement vers les dernières années, ce qui augmente l’impôt initial.

Il comptabilise des dotations plus élevées au début, ce qui réduit le bénéfice et l’impôt initial.

Explication

L’amortissement dégressif concentre des charges plus importantes au début, ce qui diminue le bénéfice et l’impôt sur les bénéfices durant les premières années. L’amortissement linéaire, contrairement au dégressif, répartit les annuités de manière identique.

12. Lequel de ces biens peut relever de l’amortissement dégressif selon sa catégorie ?

Une camionnette dont le poids dépasse 2 tonnes.
Un mobilier de bureau installé dans une salle de réunion.
Un véhicule de tourisme destiné aux déplacements des dirigeants.
Un immeuble administratif utilisé par le service comptable.

Une camionnette dont le poids dépasse 2 tonnes.

Explication

Les camionnettes de plus de 2 tonnes font partie des biens pouvant relever de l’amortissement dégressif. Les véhicules de tourisme sont exclus de ce dispositif, même lorsqu’ils sont utilisés dans l’entreprise.

13. Quelles conditions doivent être réunies pour qu’un bien puisse bénéficier de l’amortissement dégressif ?

Il doit être acheté neuf et avoir une durée d’utilisation supérieure à trois ans.
Il doit être financé par emprunt et être utilisé pendant au moins dix ans.
Il doit être acheté d’occasion et avoir une durée d’utilisation inférieure à trois ans.
Il doit être immobilisé depuis trois ans et avoir une valeur résiduelle positive.

Il doit être acheté neuf et avoir une durée d’utilisation supérieure à trois ans.

Explication

Le dispositif exige que le bien soit acquis neuf et que sa durée d’utilisation dépasse trois ans. L’ancienneté de l’immobilisation, son mode de financement et sa valeur résiduelle ne constituent pas les conditions indiquées.

14. Une immobilisation a un taux linéaire de 20 % et une durée correspondant à cinq ou six ans : quel est son taux dégressif ?

25 %, obtenu avec le coefficient dégressif de 1,25.
35 %, obtenu avec le coefficient dégressif de 1,75.
45 %, obtenu avec le coefficient dégressif de 2,25.
40 %, obtenu avec le coefficient dégressif de 2,00.

35 %, obtenu avec le coefficient dégressif de 1,75.

Explication

Pour une durée de cinq ou six ans, le coefficient dégressif est de 1,75 ; le calcul donne donc 20%×1,75=35%20\%\times1,75=35\%. Le coefficient de 1,25 concerne les durées de trois ou quatre ans, tandis que celui de 2,25 s’applique au-delà de six ans.

15. Quelle écriture constate une dotation aux amortissements lors d’un inventaire ?

Débiter un compte 28 d’amortissements et créditer le compte 6811.
Débiter le compte d’immobilisation et créditer le compte 6811.
Débiter le compte 6811 et créditer directement le compte bancaire.
Débiter le compte 6811 et créditer un compte 28 d’amortissements.

Débiter le compte 6811 et créditer un compte 28 d’amortissements.

Explication

La dotation est enregistrée en débitant le compte 6811, qui constate une charge, et en créditant un compte 28, qui cumule les amortissements. Le compte 28 ne constitue donc pas la charge : il diminue la valeur nette de l’actif par son solde créditeur.

16. Comment les amortissements sont-ils présentés respectivement au bilan et dans le compte de résultat ?

Le bilan présente l’annuité, tandis que le compte de résultat présente le cumul des amortissements.
Les deux états présentent l’annuité de l’exercice sans reprendre les exercices précédents.
Les deux états présentent le cumul complet depuis la mise en service du bien.
Le bilan présente le cumul, tandis que le compte de résultat présente l’annuité de l’exercice.

Le bilan présente le cumul, tandis que le compte de résultat présente l’annuité de l’exercice.

Explication

Au bilan, les amortissements s’accumulent d’un exercice à l’autre et diminuent la valeur brute de l’actif. Le compte de résultat enregistre pour sa part la dotation correspondant à l’exercice considéré, et non le cumul historique.

17. Un véhicule utilitaire de 20 000 € HT est mis en service le 20 juin N et amorti linéairement sur cinq ans : quelle combinaison décrit correctement les annuités ?

2 111,10 € en N sur 365 jours, puis 4 000 € pour les exercices pleins.
2 111,10 € en N sur 190 jours, puis 4 000 € pour les exercices pleins.
4 000 € en N sur 190 jours, puis 2 111,10 € pour les exercices pleins.
3 645,83 € en N sur 190 jours, puis 5 451,39 € pour les exercices pleins.

2 111,10 € en N sur 190 jours, puis 4 000 € pour les exercices pleins.

Explication

La première annuité est proratisée selon les 190 jours d’utilisation en N et s’élève à 2 111,10 €, tandis que les annuités des exercices pleins atteignent 4 000 €. Le montant de 3 645,83 € appartient au plan dégressif, et non au calcul linéaire.

18. Pour ce véhicule utilisé pendant cinq ans, quels sont le taux linéaire et le taux dégressif calculé avec le coefficient applicable à quatre ans ?

20 % pour le taux linéaire et 25 % pour le taux dégressif.
16,67 % pour le taux linéaire et 20,83 % pour le taux dégressif.
20 % pour le taux linéaire et 31,25 % pour le taux dégressif.
25 % pour le taux linéaire et 31,25 % pour le taux dégressif.

20 % pour le taux linéaire et 31,25 % pour le taux dégressif.

Explication

La durée comptable de cinq ans donne un taux linéaire de 15×100=20%\frac{1}{5}\times100=20\%, puis le coefficient de 1,25 appliqué au taux fiscal de 25 % donne 25%×1,25=31,25%25\%\times1,25=31,25\%. Le taux de 25 % correspond à la durée fiscale de quatre ans et non à la durée comptable de cinq ans.

19. Quelle succession d’annuités correspond au plan dégressif du véhicule utilitaire ?

3 645,83 € en N, 5 451,39 € en N+1 et N+2, puis 5 451,39 € en N+3.
2 111,10 € en N, 4 000 € en N+1 et N+2, puis 4 000 € en N+3.
3 645,83 € en N, 4 000 € en N+1 et N+2, puis 2 111,10 € en N+3.
5 451,39 € en N, 3 645,83 € en N+1 et N+2, puis 4 000 € en N+3.

3 645,83 € en N, 5 451,39 € en N+1 et N+2, puis 5 451,39 € en N+3.

Explication

Le plan dégressif prévoit une première annuité de 3 645,83 €, suivie d’annuités de 5 451,39 € en N+1, N+2 et N+3. Les montants de 2 111,10 € et 4 000 € correspondent au plan linéaire du véhicule, et non à son plan dégressif.

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Qu'est-ce que l'amortissement selon le PCG ?

La constatation d'un amoindrissement irréversible de la valeur d'un élément d'actif.

Pourquoi l'amortissement n'est-il pas un décaissement ?

Parce que le paiement a été effectué lors de l'acquisition de l'immobilisation.

Quelle est la nature de l'amortissement pour l'entreprise ?

Une charge liée à son activité.

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Consultez la fiche de révision complète sur Amortissements comptables.

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