QCM : Analyse financière et valorisation (11 questions)
Questions et réponses du QCM
1. Quelles décisions centrales de finance d’entreprise l’analyse financière contribue-t-elle à éclairer ?
Le recrutement, la formation et l’organisation des équipes
L’investissement, le financement et la distribution aux actionnaires
La production, la gestion des stocks et la fixation des prix
La communication, la publicité et la sélection des marchés
L’investissement, le financement et la distribution aux actionnaires
Explication
L’analyse financière fonde les décisions relatives à l’investissement, au financement et à la distribution aux actionnaires. Les choix de production et de gestion des équipes relèvent d’autres dimensions de l’entreprise.
2. Lehman Brothers annonce un bénéfice net positif, mais ses opérations Repo 105 retirent une dette importante du bilan publié. Quelle conclusion financière est la plus prudente ?
La dette retirée du bilan réduit nécessairement le levier économique réel
Le bénéfice positif démontre que les dettes ont été remboursées
Le bénéfice positif ne suffit pas à établir que l’entreprise est peu endettée
Le bénéfice positif confirme que les états financiers reflètent toute la dette
Le bénéfice positif ne suffit pas à établir que l’entreprise est peu endettée
Explication
Un bénéfice net positif ne renseigne pas, à lui seul, sur le niveau réel d’endettement, que les opérations Repo 105 ont contribué à masquer. Le retrait comptable de dette du bilan publié ne prouve pas son remboursement.
3. Une analyste doit organiser son examen d’une entreprise autour des questions fondamentales de son métier. Quel ensemble couvre les dimensions clés qu’elle doit pouvoir évaluer ?
Ses produits, ses campagnes publicitaires, ses effectifs, ses fournisseurs, ses locaux, ses brevets, ses marques et son histoire
Ses ventes, ses coûts, ses impôts, ses dividendes, ses actionnaires, ses dirigeants, ses clients et ses échéances bancaires
Son secteur, ses concurrents, ses usines, ses stocks, ses recrutements, ses salaires, ses marchés et ses méthodes de vente
Son modèle économique, sa croissance, sa rentabilité, sa trésorerie, son bilan, sa direction, ses risques et sa valeur
Son modèle économique, sa croissance, sa rentabilité, sa trésorerie, son bilan, sa direction, ses risques et sa valeur
Explication
Les questions clés portent sur le modèle économique et la concurrence, la croissance du chiffre d’affaires, la rentabilité, la trésorerie, la sécurité du bilan, la direction et l’allocation du capital, les risques et la valeur. Les produits ou les campagnes publicitaires ne remplacent pas cette évaluation financière d’ensemble.
4. Un investisseur en dette veut apprécier la capacité d’une entreprise à honorer ses obligations. Quel horizon correspond à l’approche des investisseurs crédit ?
De trois à cinq ans, selon la création de valeur à long terme
De douze à dix-huit mois de l’action
À travers le cycle économique, selon la notation visée
Jusqu’à l’échéance de la dette
Jusqu’à l’échéance de la dette
Explication
Les banques et les investisseurs crédit évaluent généralement le risque jusqu’à l’échéance de la dette. L’horizon de trois à cinq ans correspond notamment aux investisseurs buy-side, et non à cet horizon lié au remboursement.
5. Que désigne la valeur fondamentale d’une entreprise ?
La somme de ses actifs comptabilisés à leur coût historique
Le montant que le marché accepte de payer pour ses actions aujourd’hui
Le bénéfice net qu’elle a déclaré au cours du dernier exercice
Ce qu’elle vaut au regard de ses flux futurs, de sa croissance et de ses risques
Ce qu’elle vaut au regard de ses flux futurs, de sa croissance et de ses risques
Explication
La valeur fondamentale reflète les perspectives économiques de l’entreprise, notamment ses flux futurs, sa croissance et ses risques. Le prix de marché correspond plutôt au montant payé aujourd’hui et peut s’écarter de cette valeur.
6. Dans le cadre des trois états financiers, lequel décrit les actifs et les obligations de l’entreprise à un instant donné ?
Le tableau des flux, qui détaille la trésorerie générée sur une période
Le compte de résultat, qui mesure le bénéfice dégagé sur une période
Le bilan, qui présente les stocks de ce que l’entreprise possède et doit
Le tableau des flux, qui présente les actifs et les dettes à la clôture
Le bilan, qui présente les stocks de ce que l’entreprise possède et doit
Explication
Le bilan donne une photographie à une date précise des actifs et des obligations de l’entreprise. Le compte de résultat mesure plutôt le bénéfice réalisé au cours d’une période.
7. Quel rôle joue le bénéfice net dans l’articulation des états financiers ?
Il remplace la variation de trésorerie pour actualiser le solde de trésorerie au bilan.
Il alimente le tableau des flux et les bénéfices non distribués des capitaux propres.
Il détermine directement les investissements et les amortissements de la période.
Il fixe le montant des dividendes et le remboursement de la dette à échéance.
Il alimente le tableau des flux et les bénéfices non distribués des capitaux propres.
Explication
Le bénéfice net est repris dans le tableau des flux et contribue aux bénéfices non distribués des capitaux propres. La variation de trésorerie, plutôt que le bénéfice net, met à jour le solde de trésorerie au bilan.
8. Dans le cadre Good / Safe / Cheap, quelle dimension évalue le prix d’une entreprise par rapport à sa valeur intrinsèque ?
Good, à l’aide notamment de la croissance et du flux de trésorerie disponible
Safe, à l’aide notamment de la liquidité et de la dette nette
Good, à l’aide notamment du ROCE et des marges
Cheap, à l’aide notamment du P/E et du DCF comparé au prix
Cheap, à l’aide notamment du P/E et du DCF comparé au prix
Explication
La dimension Cheap examine si le prix de marché est attractif par rapport à la valeur intrinsèque, notamment au moyen du P/E, de l’EV/EBITDA et du DCF comparé au prix. Safe porte plutôt sur la solidité du bilan, et non sur la valorisation relative.
9. En quoi les éléments non récurrents, comme une restructuration, diffèrent-ils des passifs de location liés à IFRS 16 dans l’analyse des données comptables ?
Les éléments non récurrents désignent des engagements hors bilan, tandis que les passifs IFRS 16 représentent des charges ponctuelles sans obligation future.
Les éléments non récurrents sont des passifs éventuels, tandis que les passifs IFRS 16 reflètent des cessions d’actifs réalisées durant la période.
Les éléments non récurrents découlent de la rémunération en actions, tandis que les passifs IFRS 16 correspondent à des dépenses de recherche capitalisées.
Les éléments non récurrents concernent des événements ponctuels, tandis que les passifs IFRS 16 correspondent à des obligations de location inscrites au bilan.
Les éléments non récurrents concernent des événements ponctuels, tandis que les passifs IFRS 16 correspondent à des obligations de location inscrites au bilan.
Explication
Une restructuration est un événement potentiellement ponctuel dont l’effet peut fausser la lecture de la performance récurrente, alors qu’IFRS 16 fait apparaître au bilan des obligations issues des contrats de location. Les engagements hors bilan relèvent d’une autre limite comptable et ne caractérisent pas les passifs de location IFRS 16.
10. Pourquoi faut-il intégrer les prévisions d’investissements et la dynamique du bilan avant de construire un modèle DCF ?
Parce qu’elles déterminent directement le chiffre d’affaires historique utilisé comme point de départ du modèle.
Parce qu’elles servent à comparer le prix de marché aux multiples de sociétés concurrentes.
Parce qu’elles permettent d’estimer les flux de trésorerie disponibles qui seront ensuite actualisés au coût du capital.
Parce qu’elles remplacent la prévision de la performance opérationnelle dans l’estimation de la valeur.
Parce qu’elles permettent d’estimer les flux de trésorerie disponibles qui seront ensuite actualisés au coût du capital.
Explication
Les investissements et les évolutions du bilan contribuent à la modélisation des flux de trésorerie disponibles, lesquels sont actualisés au coût du capital dans un DCF. Les données historiques peuvent servir de base aux prévisions, mais elles ne sont pas déterminées par les hypothèses d’investissement futures.
11. Une entreprise dégage des bénéfices, mais doit choisir entre moderniser ses équipements, emprunter pour financer sa croissance ou verser des dividendes. Comment l’analyse financière aide-t-elle à traiter ces choix ?
En déterminant le bénéfice comptable à déclarer avant d’examiner les besoins de l’entreprise
En comparant les cours de l’action sans étudier l’utilisation des ressources de l’entreprise
En mesurant la trésorerie disponible afin de fixer directement le montant des dividendes
En évaluant les éléments utiles aux décisions d’investissement, de financement et de distribution aux actionnaires
En évaluant les éléments utiles aux décisions d’investissement, de financement et de distribution aux actionnaires
Explication
L’analyse financière éclaire les trois décisions centrales de finance d’entreprise : investir, financer les activités et distribuer des ressources aux actionnaires. Mesurer la trésorerie peut contribuer à une décision de distribution, mais ne couvre pas les choix d’investissement et de financement.
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L’investissement, le financement et la distribution aux actionnaires.
Quelles dimensions couvrent les huit questions auxquelles l’analyste doit répondre ?
Le modèle économique et la concurrence, la croissance du chiffre d’affaires, la rentabilité, la trésorerie, le bilan, la direction et le capital, les risques et la valeur de l’entreprise.
Quel bénéfice net Lehman Brothers a-t-elle déclaré au premier trimestre 2008 ?