QCM : Annexe et normalisation comptable (140 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour une UE, un étudiant obtient 12/20 à l’examen semestriel et 16/20 de moyenne en contrôle continu. Quelle est sa note finale semestrielle ?

13,2/20
14,8/20
14/20
13/20

13,2/20

Explication

La note finale pondérée est 12×0,70+16×0,30=13,212 \times 0{,}70 + 16 \times 0{,}30 = 13{,}2. Une pondération inversée donne 14,8, tandis qu’une moyenne non pondérée donne 14.

2. Une étudiante obtient une moyenne générale de 10,5/20 au semestre, mais sa plus faible note est de 5,5/20. Le semestre est-il validé ?

Non, car la moyenne doit dépasser 12/20
Oui, car la moyenne générale dépasse 10/20
Non, car une note est inférieure à 6/20
Oui, car une note sous 10/20 est compensée

Non, car une note est inférieure à 6/20

Explication

La validation exige à la fois une moyenne générale d’au moins 10/20 et l’absence de note inférieure à 6/20. La moyenne suffisante ne compense donc pas la note de 5,5/20.

3. Quel ensemble de thèmes relève du cours 1 de l’UE 431 ?

Les devoirs maison et les questionnaires de contrôle continu
Les normes internationales et les travaux de l’IASB uniquement
Les modalités de calcul des notes et la validation des semestres
Le cadre comptable et l’évaluation des actifs, dont les immobilisations et les titres

Le cadre comptable et l’évaluation des actifs, dont les immobilisations et les titres

Explication

Le cours 1 porte sur le cadre comptable et l’évaluation des actifs, notamment les immobilisations corporelles et incorporelles ainsi que les titres. Les devoirs et les modalités d’évaluation concernent l’organisation pédagogique, tandis que l’IASB ne résume pas ce contenu.

4. Quelle réforme a donné naissance à l’ANC en réunissant les compétences du CNC et du CRC ?

La réforme de 2009 réunissant l’IASB et le FASB
L’ordonnance du 22 janvier 2009, complétée par le décret du 15 janvier 2010
Le décret du 29 avril 2007, complété par une ordonnance de 2010
L’ordonnance du 15 janvier 2010, complétée par un décret de 2009

L’ordonnance du 22 janvier 2009, complétée par le décret du 15 janvier 2010

Explication

L’ANC a été créée par l’ordonnance n° 2009-79 du 22 janvier 2009 et le décret d’application du 15 janvier 2010, en réunissant les compétences du CNC et du CRC. Le décret de 2007 concernait une modification antérieure du fonctionnement du CNC.

5. Une entreprise française cherche l’organisme national chargé de la normalisation comptable dans un système où l’État assure cette fonction. Vers quel organisme doit-elle se tourner ?

L’IASB
Le CNC
Le FASB
L’ANC

L’ANC

Explication

En France, la normalisation comptable est assurée par l’État et l’organisme national est l’ANC. Le FASB est l’organisme américain, l’IASB intervient au niveau international et le CNC est une ancienne instance.

6. Lors de la préparation d’une réforme comptable française, quelle action correspond aux missions de l’ANC ?

Certifier les états financiers et sanctionner les entreprises qui s’écartent des normes
Établir des prescriptions, rendre des avis et contribuer à une application homogène des normes
Élaborer les normes internationales et remplacer les instances européennes
Homologuer elle-même les règlements et contrôler les comptes de chaque entreprise

Établir des prescriptions, rendre des avis et contribuer à une application homogène des normes

Explication

L’ANC établit des prescriptions générales et sectorielles, rend des avis sur certains textes, participe aux travaux européens et internationaux et contribue à l’application homogène des normes. L’homologation ministérielle n’est pas une mission de contrôle des comptes ou de certification des entreprises.

7. En quelle année l’IASC, organisme de droit privé fondé à l’initiative d’organisations comptables professionnelles de dix pays, a-t-il été créé ?

2005
1983
2001
1973

1973

Explication

L’IASC a été fondé en 1973 par des organisations comptables professionnelles de dix pays. 2001 correspond à sa transformation en IASB, tandis que 2005 concerne l’application européenne des normes IAS.

8. À quelle date l’IASC est-il devenu l’IASB ?

En mars 2001
En janvier 2005
En 1973
En mars 2007

En mars 2001

Explication

L’IASC est devenu l’IASB en mars 2001. 1973 désigne la fondation de l’IASC et janvier 2005 le début de l’application obligatoire des normes dans l’UE pour les comptes consolidés des sociétés cotées.

9. Une entreprise prépare des états financiers destinés à des investisseurs de plusieurs pays, où les règles juridiques et fiscales diffèrent. Quelle approche correspond à la vision portée par les normes IAS/IFRS ?

Une vision économique orientée vers les investisseurs
Une vision juridique centrée sur le droit local
Une vision administrative axée sur l’impôt
Une vision fiscale adaptée aux règles nationales

Une vision économique orientée vers les investisseurs

Explication

Les normes IAS/IFRS privilégient une vision économique influencée par les conceptions anglo-saxonnes et le rôle des investisseurs, car les raisonnements juridiques et fiscaux dépendent du contexte national. Les réponses fiscales, juridiques et administratives déplacent l’accent vers les règles locales.

10. Pourquoi le cadre conceptuel de l’IASB considère-t-il que répondre aux besoins des investisseurs apporteurs de capitaux à risque couvre aussi une grande partie des besoins des autres utilisateurs des états financiers ?

Parce que les autres utilisateurs poursuivent des objectifs identiques
Parce qu’une grande partie de leurs besoins d’information est commune
Parce que les investisseurs représentent tous les utilisateurs
Parce que les états financiers satisfont chaque besoin particulier

Parce qu’une grande partie de leurs besoins d’information est commune

Explication

Le paragraphe 10 estime que les investisseurs et les autres utilisateurs partagent une grande partie de leurs besoins d’information, de sorte que répondre aux investisseurs répond également à la plupart des besoins des autres. Dire que tous les utilisateurs sont représentés par les investisseurs ou ont des objectifs identiques confond besoins communs et besoins entièrement identiques.

11. Une société cotée française établit ses comptes consolidés pour un exercice ouvert après le 1er janvier 2005. Quel référentiel doit-elle appliquer en vertu du règlement européen ?

Les normes IAS/IFRS pour ses comptes consolidés
Les normes françaises pour ses comptes consolidés
Les normes IAS/IFRS à partir de 2001 pour tous ses comptes
Les normes IAS/IFRS pour ses comptes sociaux

Les normes IAS/IFRS pour ses comptes consolidés

Explication

Depuis le 1er janvier 2005, le règlement européen impose les normes IAS/IFRS aux sociétés cotées européennes pour leurs comptes consolidés, obligation transposée en droit français. Étendre cette obligation aux comptes sociaux confond les deux catégories de comptes.

12. Une norme IAS/IFRS vient d’être publiée par l’IASB, organisme privé, mais n’a pas encore été adoptée par l’Union européenne. Quel est alors son statut juridique dans l’UE ?

Elle possède une validité juridique dès sa publication par l’IASB
Elle est déjà obligatoire pour les sociétés européennes concernées
Elle est transposée automatiquement en droit national
Elle n’a pas encore de caractère légal dans l’UE

Elle n’a pas encore de caractère légal dans l’UE

Explication

Les normes IAS/IFRS élaborées par un organisme privé doivent être adoptées par l’UE avant d’acquérir un caractère légal et de pouvoir être appliquées obligatoirement. La publication par l’IASB ne vaut donc pas adoption européenne.

13. Dans la procédure européenne d’adoption, l’EFRAG a terminé ses travaux techniques et le SARG a examiné l’objectivité de ses avis. Quelle est l’étape suivante ?

Le Parlement européen adopte ou rejette le projet
L’ARC homologue directement la norme
La Commission européenne prépare un projet provisoire
L’EFRAG mène une nouvelle analyse d’impartialité

La Commission européenne prépare un projet provisoire

Explication

Après les étapes techniques de l’EFRAG et l’examen du SARG à l’étape 4, la Commission européenne prépare le projet provisoire à l’étape 5. L’ARC intervient à l’étape 6, puis le Parlement aux étapes 7 et 8.

14. Le Parlement européen et la Commission européenne approuvent un texte IAS/IFRS. Quelle conséquence découle de cette approbation dans l’Union européenne ?

Le texte est traduit, publié et devient juridiquement obligatoire pour les sociétés concernées
Le texte est homologué par le SARG et reste facultatif
Le texte reste un avis de l’EFRAG sans portée obligatoire
Le texte entre en vigueur dès le vote du Parlement, sans publication

Le texte est traduit, publié et devient juridiquement obligatoire pour les sociétés concernées

Explication

Après l’approbation du Parlement et de la Commission, le texte est traduit dans les langues de l’UE et publié, ce qui lui confère une validité juridique européenne et le rend obligatoire pour les sociétés concernées. Un avis technique ou une approbation non suivie de publication ne correspond pas à cette conséquence.

15. Quel regroupement institutionnel a donné naissance à l’AMF en 2003 ?

La fusion de la COB, du CMF et du CDGF
La fusion de la COB, de l’ANC et du CDGF
La fusion du CMF, du CDGF et de l’ANC
La fusion de la COB et du CMF

La fusion de la COB, du CMF et du CDGF

Explication

L’AMF a été créée par la fusion de la COB, du CMF et du CDGF. L’ANC n’entre pas dans ce regroupement, et les réponses qui omettent un organisme ou le remplacent sont incorrectes.

16. Une épargnante investit dans des valeurs mobilières et cherche à comprendre le rôle de l’AMF. Quelle mission correspond à cet organisme ?

Protéger l’épargne, veiller à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés
Surveiller les banques, délivrer les crédits et assurer les dépôts des épargnants
Établir les comptes des sociétés, contrôler leur fiscalité et garantir leurs dividendes
Fixer les taux d’intérêt, gérer les placements et financer les entreprises cotées

Protéger l’épargne, veiller à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés

Explication

L’AMF protège l’épargne investie en valeurs mobilières ou dans des placements faisant appel public à l’épargne, veille à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés concernés. La tenue des comptes, la fixation des taux et la garantie des dépôts relèvent d’autres fonctions.

17. Quelles exigences l’article L. 123-14 du Code de commerce impose-t-il aux comptes annuels ?

Être réguliers, certifiés et présenter une image fidèle de la situation financière et des risques
Être prudents, comparables et donner une image fidèle du patrimoine et des flux de trésorerie
Être réguliers, sincères et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat
Être sincères, prudents et donner une image fidèle du résultat et des seules dettes

Être réguliers, sincères et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat

Explication

L’article L. 123-14 exige des comptes annuels réguliers et sincères, donnant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat. La prudence est un principe comptable, mais elle ne remplace pas ces trois exigences légales.

18. Pour rendre compte de la situation d’une entreprise, comment l’image fidèle doit-elle être présentée ?

Comme la meilleure traduction possible, fournie globalement par le bilan, le compte de résultat et l’annexe
Comme une synthèse des risques, présentée par l’annexe seule et les notes de gestion
Comme une représentation exhaustive, réunissant chaque opération dans un état financier unique
Comme une traduction détaillée, fournie par le bilan seul et complétée par les états internes

Comme la meilleure traduction possible, fournie globalement par le bilan, le compte de résultat et l’annexe

Explication

L’image fidèle est la meilleure traduction possible de la situation de l’entreprise et doit ressortir globalement du bilan, du compte de résultat et de l’annexe. La limiter à un seul état ou la confondre avec une représentation exhaustive méconnaît cette approche d’ensemble.

19. Une entreprise constate aujourd’hui une incertitude susceptible d’alourdir son patrimoine et son résultat au cours des périodes futures. Quelle démarche la règle de prudence impose-t-elle ?

Retenir des appréciations prudentes pour éviter de transférer cette incertitude aux périodes à venir
Compenser l’incertitude par un produit estimé au titre de la période en cours
Écarter l’incertitude des comptes jusqu’à la constatation d’une perte définitive
Attendre les périodes futures pour apprécier l’incertitude et ses effets sur le résultat

Retenir des appréciations prudentes pour éviter de transférer cette incertitude aux périodes à venir

Explication

Selon l’article 121-4 du PCG, les appréciations prudentes visent à éviter de reporter sur les périodes à venir des incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat. Attendre la réalisation ou ignorer l’incertitude revient à méconnaître cette règle.

20. À la clôture, une entreprise envisage une plus-value encore incertaine et une moins-value probable. Quel traitement illustre l’asymétrie imposée par la prudence ?

Différer les deux éléments jusqu’à leur réalisation certaine
Ne pas constater la plus-value incertaine et comptabiliser la moins-value probable
Constater la plus-value incertaine et différer la moins-value probable
Constater les deux éléments dès qu’ils sont probables

Ne pas constater la plus-value incertaine et comptabiliser la moins-value probable

Explication

La prudence est asymétrique : un produit ou une plus-value n’est constaté que s’il est certain, tandis qu’une charge ou une moins-value est comptabilisée dès qu’elle est probable. Constater la plus-value probable confond les seuils, et attendre la certitude pour la moins-value retarde sa comptabilisation.

21. Une entreprise constitue des provisions sans justification économique afin de réduire les variations de son résultat d’une année à l’autre. Quelle analyse respecte le principe de prudence ?

Ces provisions fantaisistes créent des réserves latentes et ne sont pas justifiées par la prudence
Ces provisions renforcent l’image fidèle même si elles ne reposent pas sur une réalité économique
Ces provisions sont obligatoires dès qu’une incertitude concerne l’activité future
Ces provisions sont justifiées dès lors qu’elles réduisent les variations du résultat

Ces provisions fantaisistes créent des réserves latentes et ne sont pas justifiées par la prudence

Explication

La prudence ne peut pas servir à lisser artificiellement le résultat par des provisions fantaisistes constituant des réserves latentes. Le lissage du résultat confond prudence et gestion des résultats, la provision obligatoire méconnaît l’absence de justification, et l’amélioration automatique de l’image fidèle est erronée.

22. Une entreprise applique une prudence excessive qui déforme la représentation de sa situation économique. Quel objectif comptable doit primer dans cette situation ?

La sincérité, car elle autorise à écarter l’image fidèle
La régularité, car la conformité formelle suffit à représenter la réalité
L’image fidèle, car un abus de prudence peut lui nuire
La prudence, car elle prévaut sur les autres objectifs comptables

L’image fidèle, car un abus de prudence peut lui nuire

Explication

L’image fidèle est l’objectif final de la comptabilité et prévaut sur le principe de prudence ; un abus de prudence lui nuit. Faire primer la prudence inverse cette hiérarchie, assimiler la régularité à une garantie suffisante néglige l’objectif final, et opposer sincérité et image fidèle est infondé.

23. Une comptabilité respecte les règles et procédures comptables applicables. Quelle notion décrit cette conformité ?

La prudence
La sincérité
La régularité
L’image fidèle

La régularité

Explication

La régularité désigne la conformité aux règles et procédures comptables en vigueur. La sincérité porte sur la traduction de la réalité connue des responsables, l’image fidèle est l’objectif final, et la prudence concerne l’appréciation des incertitudes.

24. Dans un cas exceptionnel, l’application d’une règle comptable empêcherait de donner une image fidèle. Que doit faire l’entreprise ?

Appliquer la règle, car sa conformité prévaut
Déroger à la règle comptable concernée
Choisir librement une autre méthode pour les exercices suivants
Renforcer les provisions sans modifier l’application de la règle

Déroger à la règle comptable concernée

Explication

Lorsque l’application d’une règle comptable est exceptionnellement impropre à donner une image fidèle, il faut y déroger. La conformité formelle ne prévaut pas sur l’image fidèle, l’exception ne donne pas un choix libre pour les périodes suivantes, et des provisions supplémentaires ne répondent pas à la règle de dérogation.

25. Une entreprise reçoit gratuitement un bien, achète une machine et fabrique un équipement. À leur entrée dans le patrimoine, quelles bases d’évaluation applique-t-elle respectivement ?

Valeur estimée, coût d’acquisition, coût de production
Coût de production, valeur estimée, coût d’acquisition
Valeur estimée, coût de production, coût d’acquisition
Coût d’acquisition, coût de production, valeur estimée

Valeur estimée, coût d’acquisition, coût de production

Explication

À l’entrée dans le patrimoine, un bien acquis gratuitement est enregistré à sa valeur estimée, un bien acheté à son coût d’acquisition et un bien produit à son coût de production. Les autres combinaisons intervertissent ces bases d’évaluation.

26. Quelles hypothèses le PCG retient-il pour l’établissement des documents de synthèse ?

La continuité de l’exploitation, la permanence des méthodes et l’indépendance des exercices
La continuité de l’exploitation, le coût historique et la prudence
La permanence des méthodes, la sincérité et l’image fidèle
L’indépendance des exercices, la régularité et le coût de production

La continuité de l’exploitation, la permanence des méthodes et l’indépendance des exercices

Explication

Les trois hypothèses retenues sont la continuité de l’exploitation, la permanence des méthodes et l’indépendance des exercices. Le coût historique et la prudence sont des notions comptables pertinentes, mais ne remplacent pas ces hypothèses ; sincérité, image fidèle et régularité ne constituent pas cette liste.

27. Une entreprise prévoit de poursuivre son activité dans un avenir proche et n’a ni l’intention ni l’obligation de se liquider ou de réduire sensiblement ses activités à court terme. Quelle hypothèse s’applique ?

La permanence des méthodes
La prudence d’évaluation
L’indépendance des exercices
La continuité de l’exploitation

La continuité de l’exploitation

Explication

La continuité de l’exploitation suppose que l’entreprise poursuive son activité dans un avenir proche, sans intention ni obligation de liquidation ou de réduction sensible à court terme. La permanence vise la cohérence des méthodes, l’indépendance concerne les exercices, et la continuité ne garantit pas la rentabilité.

28. Une entreprise modifie ses méthodes comptables d’un exercice à l’autre sans justification, ce qui rend ses résultats difficiles à comparer. Quel principe est mis en cause ?

Le coût historique
La permanence des méthodes
L’indépendance des exercices
La continuité de l’exploitation

La permanence des méthodes

Explication

La permanence des méthodes impose une application cohérente des règles et procédures au fil des périodes afin d’assurer la comparabilité des informations. La continuité porte sur la poursuite de l’activité, l’indépendance sur le rattachement aux exercices, et le coût historique concerne l’évaluation des éléments comptables.

29. Une entreprise livre une prestation en décembre, mais ne l’encaisse qu’en janvier. À quelle période doit-elle rattacher le produit correspondant ?

À l’exercice de janvier, où le règlement est effectué
À l’exercice de janvier, où le produit est encaissé
À l’exercice de facturation, quelle que soit la livraison
À l’exercice de décembre, où le produit est acquis

À l’exercice de décembre, où le produit est acquis

Explication

L’indépendance des exercices rattache les produits à la période où ils sont acquis, et les charges à celle où elles sont engagées. La période d’encaissement ou de règlement ne détermine donc pas le rattachement.

30. Pour ouvrir l’exercice N, une entreprise prépare son bilan d’ouverture. Quel document doit-elle reprendre comme base ?

Le bilan de clôture de N−1 après répartition
Le bilan de clôture de N−1 avant répartition
Le bilan de clôture de N avant répartition
Un bilan reconstitué à partir des encaissements de N−1

Le bilan de clôture de N−1 avant répartition

Explication

Le bilan d’ouverture d’un exercice correspond au bilan de clôture de l’exercice précédent avant répartition. La répartition des résultats modifierait la base requise, tandis que le bilan de N concerne la clôture de l’exercice à venir.

31. Une entreprise présente une créance de 8 000 € et une dette de 3 000 € envers le même partenaire. Comment doit-elle les présenter au bilan ?

Présenter séparément la créance et la dette
Présenter une créance nette de 5 000 €
Présenter la créance diminuée d’un produit de 3 000 €
Présenter une dette nette de 5 000 €

Présenter séparément la créance et la dette

Explication

Le principe de non-compensation impose d’évaluer séparément les éléments d’actif et de passif, sans neutraliser les postes du bilan. Le fait que la créance et la dette concernent le même partenaire ne permet pas de les présenter en solde net.

32. Une entreprise utilise juridiquement un équipement dans le cadre d’un contrat de location, mais les faits montrent que la transaction correspond à une acquisition. Comment doit-elle la comptabiliser selon la prééminence de la réalité sur l’apparence ?

Selon la réalité économique d’une acquisition
Selon le traitement d’une prestation de service
Après le transfert juridique de propriété
Selon l’apparence juridique d’une location

Selon la réalité économique d’une acquisition

Explication

La prééminence de la réalité sur l’apparence commande d’enregistrer et de présenter la transaction selon sa réalité plutôt que selon sa qualification juridique. S’en tenir à l’étiquette de location reviendrait à privilégier l’apparence.

33. Au dernier exercice clos, une entreprise moyenne affiche 24 millions d’euros de total du bilan, 52 millions d’euros de chiffre d’affaires net et 240 salariés en moyenne. Peut-elle adopter une présentation simplifiée de son compte de résultat ?

Non, car les trois seuils doivent être respectés
Oui, car elle ne dépasse pas deux des trois seuils
Oui, en appliquant les seuils des petites entreprises
Non, car dépasser un seuil écarte les deux autres critères

Oui, car elle ne dépasse pas deux des trois seuils

Explication

Une entreprise moyenne peut choisir cette présentation si elle ne dépasse pas au moins deux des trois seuils prévus. Ici, le bilan et l’effectif restent sous leurs seuils, même si le chiffre d’affaires dépasse le sien.

34. Une petite entreprise présente un bilan de 7,5 millions d’euros, un chiffre d’affaires de 15,2 millions et un effectif moyen de 50 salariés. Respecte-t-elle les conditions de seuils pour adopter une présentation simplifiée de ses comptes annuels ?

Non, car le bilan et l’effectif atteignent leurs limites
Oui, car le bilan et l’effectif respectent leurs seuils
Non, car les trois seuils doivent être respectés
Non, car seul le chiffre d’affaires respecte son seuil

Oui, car le bilan et l’effectif respectent leurs seuils

Explication

Une petite entreprise doit respecter au moins deux des trois seuils, les valeurs égales aux plafonds étant admises. Le bilan de 7,5 millions et l’effectif de 50 salariés satisfont donc deux critères, malgré le dépassement du seuil de chiffre d’affaires.

35. Quel est le rôle principal de l’annexe dans les comptes annuels ?

Récapituler les flux de trésorerie et les financements
Remplacer le bilan et présenter les dettes de l’entreprise
Calculer le résultat sans commenter les autres états
Compléter et commenter le bilan et le compte de résultat

Compléter et commenter le bilan et le compte de résultat

Explication

L’annexe complète et commente les informations du bilan et du compte de résultat pour contribuer à une image fidèle et à l’équivalence de l’information entre entreprises. Elle n’a pas vocation à remplacer ces états ni à se limiter à la trésorerie ou au calcul du résultat.

36. Une annexe contient, d’une part, une information chiffrée directement tirée des comptes et, d’autre part, une appréciation qualitative fondée sur un document extérieur vérifiable. Comment classer ces deux informations ?

Extracomptable, puis extracomptable
Extracomptable, puis comptable
Comptable, puis extracomptable
Comptable, puis comptable

Comptable, puis extracomptable

Explication

Une information directement issue des comptes est comptable, tandis qu’une information qualitative ou provenant d’un document extérieur vérifiable est extracomptable. L’origine dans les comptes et la nature de l’information permettent de distinguer les deux catégories.

37. Une entreprise prépare son annexe et veut présenter les principes qui encadrent l’application de ses méthodes comptables. Quel ensemble doit-elle retenir ?

Image fidèle, comparabilité et continuité d’activité, régularité et sincérité, prudence, permanence des méthodes
Comparabilité et continuité d’activité, régularité et sincérité, prudence, permanence des méthodes, exhaustivité
Image fidèle, comparabilité et continuité d’activité, prudence, coût historique, spécialisation des exercices
Image fidèle, régularité et sincérité, prudence, indépendance des exercices, prééminence de la fiscalité

Image fidèle, comparabilité et continuité d’activité, régularité et sincérité, prudence, permanence des méthodes

Explication

Les méthodes comptables sont appliquées selon les principes d’image fidèle, de comparabilité et continuité d’activité, de régularité et sincérité, de prudence et de permanence des méthodes. Le coût historique et la spécialisation des exercices sont d’autres notions, tandis que la prééminence de la fiscalité ne remplace pas la régularité et la sincérité.

38. Une entreprise adopte une nouvelle méthode comptable, mais ne peut pas déterminer objectivement son effet à l’ouverture. Comment doit-elle appliquer le changement ?

De manière prospective
Sans enregistrer le changement dans les comptes
De manière rétrospective, en reconstituant les exercices antérieurs
De manière rétrospective, en calculant l’effet avant impôt

De manière prospective

Explication

Quand l’effet du changement à l’ouverture ne peut être calculé objectivement, la méthode nouvelle est appliquée prospectivement. La reconstitution rétrospective suppose que l’effet puisse être calculé, et l’absence d’enregistrement ou le calcul avant impôt ne correspond pas à la règle.

39. Après la clôture, un événement important survient sans lien direct prépondérant avec une situation existant à la date de clôture. Quelle information l’annexe doit-elle fournir ?

La méthode comptable retenue pour les opérations de l’exercice
La seule variation des capitaux propres liée à l’événement
La correction des comptes comme si l’événement existait à la clôture
L’information sur cet événement postérieur

L’information sur cet événement postérieur

Explication

L’annexe signale les événements survenus entre la clôture et l’établissement des comptes qui n’ont pas de lien direct prépondérant avec une situation existant à la clôture. Les traiter comme une situation déjà présente confond ces événements avec ceux qui éclairent les conditions de clôture.

40. Lors de la préparation de l’annexe, une entreprise doit décrire le suivi de ses immobilisations. Quels éléments doit-elle détailler ?

Les mouvements des valeurs brutes, des amortissements et des dépréciations, ainsi que les durées ou taux et les modes d’amortissement
Les valeurs brutes de clôture, les dépréciations constatées et les méthodes de calcul des provisions
Les soldes nets d’ouverture et de clôture, ainsi que les seuls taux d’amortissement appliqués
Les mouvements de trésorerie, les durées d’utilisation et les méthodes d’évaluation des stocks

Les mouvements des valeurs brutes, des amortissements et des dépréciations, ainsi que les durées ou taux et les modes d’amortissement

Explication

Pour les immobilisations, l’annexe présente les mouvements des valeurs brutes, des amortissements et des dépréciations, et précise les durées ou taux ainsi que les modes d’amortissement. Se limiter aux soldes nets ou aux mouvements de trésorerie omet des informations requises.

41. Une société a réévalué une immobilisation corporelle et transféré une partie de son produit de cession à des réserves distribuables. Que doit-elle notamment préciser dans l’annexe au sujet de ce transfert ?

Le montant total des produits de cession transféré aux réserves, pour l’ensemble des immobilisations
La valeur comptable nette de l’immobilisation après le transfert aux réserves
Le montant des dividendes distribués à partir des réserves de réévaluation
La part des produits de cession transférée aux réserves distribuables, immobilisation par immobilisation

La part des produits de cession transférée aux réserves distribuables, immobilisation par immobilisation

Explication

En cas de réévaluation, l’annexe détaille la part des produits de cession transférée à un compte de réserves distribuables immobilisation par immobilisation. Une présentation globale ne respecte pas ce niveau de détail, et les dividendes ou la seule valeur nette ne décrivent pas le transfert demandé.

42. Le fonds commercial d’une entreprise est significatif et fait l’objet d’un test de dépréciation. Quelle information doit figurer dans l’annexe à propos de ce test ?

Le montant des stocks retenu pour les calculs de dépréciation
Les modalités de mise en œuvre du test de dépréciation
La durée d’utilisation du fonds commercial, sans détail du test
Le taux d’amortissement des immobilisations corporelles

Les modalités de mise en œuvre du test de dépréciation

Explication

Lorsque le fonds commercial est significatif, l’annexe indique notamment les modalités du test de dépréciation, en plus de son montant, de ses modalités d’amortissement et de sa durée d’utilisation. La seule durée ou une information sur les stocks ne remplace pas la description du test.

43. Une société prépare le tableau de ses filiales et participations. Lequel de ces ensembles réunit des informations que ce tableau présente notamment ?

Valeurs brutes des immobilisations, amortissements, dépréciations, durées d’utilisation et modes d’amortissement
Capitaux propres, quote-part détenue, valeur des titres, prêts et avances, engagements, chiffre d’affaires, résultat, dividendes et observations
Valeur globale des stocks, catégories de stocks, méthodes de calcul et dépréciations par catégorie
Quote-part détenue, valeur des titres, durée d’amortissement et taux de capitalisation des coûts d’emprunt

Capitaux propres, quote-part détenue, valeur des titres, prêts et avances, engagements, chiffre d’affaires, résultat, dividendes et observations

Explication

Le tableau des filiales et participations rassemble notamment des données sur les capitaux propres, la part de capital détenue, les titres, les prêts et avances, les engagements, l’activité, le résultat, les dividendes et les observations. Les mouvements d’immobilisations et les informations sur les stocks relèvent d’autres éléments de l’annexe.

44. Les stocks d’une entreprise sont significatifs et comprennent plusieurs catégories, dont certaines sont dépréciées. Quelles informations l’annexe doit-elle présenter ?

La valeur comptable globale, les seules méthodes de calcul et le montant total des dépréciations
La valeur des titres détenus, les méthodes d’évaluation des filiales et les dépréciations par titre
La valeur comptable globale et par catégorie, les méthodes de calcul et les dépréciations en montant global
La valeur comptable globale et par catégorie, les méthodes de calcul et les dépréciations par catégorie

La valeur comptable globale et par catégorie, les méthodes de calcul et les dépréciations par catégorie

Explication

Pour des stocks significatifs, l’annexe indique leur valeur comptable globale et par catégorie appropriée, les méthodes de calcul et les montants des dépréciations par catégorie. Une dépréciation globale omet la ventilation requise, tandis que les titres de filiales ne concernent pas les stocks.

45. Une entreprise comptabilise en résultat exceptionnel une charge liée à un événement majeur et inhabituel, une écriture purement fiscale, un changement de méthode imposé en résultat par des règles fiscales et une correction d’erreur portant sur une écriture directement imputée aux capitaux propres. Quelle information l’annexe doit-elle fournir sur ces éléments ?

Décrire l’événement et inclure toutes les corrections d’erreurs
Distinguer l’événement inhabituel, mais écarter les écritures fiscales
Présenter le montant global sans distinguer les catégories
Préciser leur nature en distinguant les catégories, sauf cette correction d’erreur

Préciser leur nature en distinguant les catégories, sauf cette correction d’erreur

Explication

L’annexe distingue les événements majeurs et inhabituels, les écritures purement fiscales, les changements de méthode comptabilisés en résultat pour des raisons fiscales et les corrections d’erreurs, sauf celles portant sur une écriture directement imputée aux capitaux propres. Inclure cette correction méconnaît l’exception; le montant global ou l’exclusion des catégories fiscales omet la distinction requise.

46. Une société par actions prépare ses informations annuelles pour ses actionnaires. Quel tableau doit-elle produire au titre des cinq derniers exercices ?

Un tableau des résultats limités au dernier exercice clos
Un tableau des résultats et autres éléments caractéristiques de la société
Un tableau des valeurs estimatives du portefeuille de titres immobilisés
Un tableau des seuls honoraires des commissaires aux comptes

Un tableau des résultats et autres éléments caractéristiques de la société

Explication

Les sociétés par actions produisent un tableau des résultats et autres éléments caractéristiques couvrant les cinq derniers exercices. Limiter le tableau au dernier exercice confond la période prévue; les honoraires et la valeur des titres relèvent d’autres informations de l’annexe.

47. Une entité détient un portefeuille de titres immobilisés relevant de son activité de portefeuille et veut compléter son annexe annuelle. Quelle donnée l’article 832-6 du PCG 2025 prévoit-il ?

La valeur estimative du portefeuille et sa variation au cours de l’exercice
La valeur d’acquisition du portefeuille et les acquisitions de l’exercice
La valeur comptable du portefeuille et les dividendes reçus pendant l’exercice
La valeur estimative des titres de placement et leurs cessions annuelles

La valeur estimative du portefeuille et sa variation au cours de l’exercice

Explication

L’annexe présente la valeur estimative du portefeuille de titres immobilisés de l’activité de portefeuille ainsi que la variation de cette valeur pendant l’exercice. La valeur d’acquisition, les cessions, les titres de placement et les dividendes ne remplacent pas ces deux informations.

48. Comment définir la normalisation comptable ?

La production des états financiers propres à chaque entreprise
L’homologation ministérielle des prescriptions comptables nationales
La définition de règles communes de comptabilité et d’audit par autorité ou consensus
Le contrôle des comptes réalisé par les commissaires aux comptes

La définition de règles communes de comptabilité et d’audit par autorité ou consensus

Explication

La normalisation comptable consiste à définir des règles communes de comptabilité et d’audit, établies par une autorité compétente ou par consensus. La tenue des comptes, leur contrôle et l’homologation sont des activités distinctes, et non la définition de la normalisation.

49. Deux entreprises adoptent un référentiel comptable unique pour publier leurs états financiers. Quel effet ce choix peut-il produire sur leurs relations avec les investisseurs internationaux ?

Réduire la comparabilité des comptes tout en renforçant la confiance des créanciers
Améliorer la transparence et la comparabilité, faciliter la cotation internationale et soutenir la confiance des investisseurs
Garantir des performances financières identiques et fixer les cours des actions
Remplacer l’analyse des investisseurs par une certification automatique des résultats

Améliorer la transparence et la comparabilité, faciliter la cotation internationale et soutenir la confiance des investisseurs

Explication

Un référentiel unique améliore la transparence et la comparabilité des états financiers, facilite la cotation internationale et maintient la confiance des investisseurs. Il ne garantit ni des performances identiques ni des cours boursiers déterminés; il ne remplace pas non plus l’analyse des investisseurs.

50. Une entreprise applique une définition du PCG qui n’est pas incompatible avec les règles d’assiette de l’impôt. Quelle règle doit-elle suivre selon l’article 38 quater du CGI ?

Écarter la définition du PCG dès qu’une règle d’assiette existe
Appliquer la définition du PCG, puisqu’elle n’est pas incompatible avec les règles fiscales
Écarter la définition du PCG au profit d’une autonomie comptable complète
Appliquer la définition fiscale même si elle contredit celle du PCG

Appliquer la définition du PCG, puisqu’elle n’est pas incompatible avec les règles fiscales

Explication

L’article 38 quater du CGI prévoit l’application des définitions du PCG, sous réserve de leur incompatibilité avec les règles d’assiette de l’impôt. L’autonomie complète vis-à-vis du droit fiscal inverse cette règle, tandis que les deux autres réponses écartent à tort le PCG sans incompatibilité.

51. L’ANC adopte un règlement fixant des prescriptions comptables. Quel parcours lui confère la forme officielle prévue avant sa publication ?

Publication au Journal officiel, puis homologation par arrêté ministériel
Homologation par arrêté ministériel, puis publication au Journal officiel
Publication comme avis professionnel, sans homologation ministérielle
Homologation par l’ANC, puis publication dans ses propres avis

Homologation par arrêté ministériel, puis publication au Journal officiel

Explication

Les prescriptions de l’ANC prennent la forme de règlements, homologués par arrêté ministériel puis publiés au Journal officiel de la République française. Publier avant l’homologation inverse les étapes; un avis ou une homologation par l’ANC ne correspond pas à cette procédure.

52. Un État membre doit intégrer une nouvelle directive comptable européenne dans son droit national, tandis qu’un règlement européen portant sur un autre sujet entre en vigueur. Quelle distinction s’applique à ces deux actes ?

La directive doit être transposée, tandis que le règlement est applicable de plein droit.
La directive est applicable de plein droit, tandis que le règlement doit être transposé.
Les deux actes doivent être transposés avant de s’appliquer en droit national.
Les deux actes sont applicables de plein droit sans intervention nationale.

La directive doit être transposée, tandis que le règlement est applicable de plein droit.

Explication

Une directive requiert une transposition en droit interne, alors qu’un règlement européen s’applique de plein droit. Confondre leurs modes d’application inverse leurs effets ; leur attribuer un traitement identique méconnaît cette distinction.

53. Une société européenne cotée prépare ses comptes consolidés. Quel traitement le règlement européen de 2002 impose-t-il concernant les normes IAS/IFRS ?

Elle peut choisir d’appliquer les normes IAS/IFRS à ses comptes consolidés.
Elle doit appliquer les normes IAS/IFRS à ses comptes individuels.
Elle doit appliquer les normes IAS/IFRS à tous ses comptes, consolidés ou individuels.
Elle doit appliquer les normes IAS/IFRS à ses comptes consolidés.

Elle doit appliquer les normes IAS/IFRS à ses comptes consolidés.

Explication

Le règlement (CE) n° 1606/2002 rend les IAS/IFRS obligatoires pour les comptes consolidés des sociétés cotées européennes. Limiter cette obligation aux comptes individuels confond les catégories de comptes, tandis que l’étendre à tous les comptes ou la rendre facultative déforme la règle.

54. Une société européenne non cotée envisage les IAS/IFRS pour ses comptes sur le marché libre, puis pour une cotation sur Alternext. Quel statut ces normes ont-elles sur ces deux marchés ?

Elles sont interdites sur le marché libre et obligatoires sur Alternext.
Elles sont obligatoires sur le marché libre et optionnelles sur Alternext.
Elles sont optionnelles sur le marché libre et interdites sur Alternext.
Elles sont interdites sur le marché libre et optionnelles sur Alternext.

Elles sont interdites sur le marché libre et optionnelles sur Alternext.

Explication

Pour les marchés concernés, les IAS/IFRS sont interdites sur le marché libre et optionnelles sur Alternext. Les rendre obligatoires ou inverser ces statuts confond les règles propres à chacun des deux marchés.

55. Quelle description réunit les caractéristiques essentielles d’un actif pour une entité ?

Un élément identifiable à valeur positive, contrôlé après des événements passés et porteur d’avantages futurs.
Un élément identifiable à valeur négative, contrôlé après des événements passés et porteur d’avantages futurs.
Un élément identifiable à valeur positive, détenu juridiquement et produisant une contrepartie équivalente.
Une obligation envers un tiers, issue d’événements passés et susceptible d’entraîner une sortie de ressources.

Un élément identifiable à valeur positive, contrôlé après des événements passés et porteur d’avantages futurs.

Explication

Un actif est un élément identifiable à valeur économique positive, générant une ressource contrôlée du fait d’événements passés et dont l’entité attend des avantages futurs. La valeur négative et l’obligation envers un tiers renvoient au passif ; la détention juridique ne remplace pas le contrôle économique.

56. Une entreprise contrôle un logiciel identifiable susceptible de générer des avantages futurs, mais son coût ne peut pas être évalué avec une fiabilité suffisante. Peut-elle l’inscrire à l’actif du bilan ?

Oui, car l’identification et les avantages futurs suffisent pour l’inscription.
Non, car les quatre conditions d’inscription doivent être réunies, dont l’évaluation fiable du coût.
Non, car un avantage futur doit être certain avant toute inscription.
Oui, si l’entreprise détient juridiquement le logiciel, même sans coût fiable.

Non, car les quatre conditions d’inscription doivent être réunies, dont l’évaluation fiable du coût.

Explication

L’inscription à l’actif exige simultanément l’identifiabilité, le contrôle, des avantages économiques futurs et une évaluation suffisamment fiable du coût. Les avantages futurs ne dispensent pas de cette dernière condition, et la règle ne requiert pas un rendement certain.

57. Quelle situation correspond à la définition d’un passif externe ?

Une ressource contrôlée par l’entité dont sont attendus des avantages économiques futurs.
Une dépense envisagée par l’entité sans obligation envers un tiers ni sortie de ressources attendue.
Une obligation envers un tiers entraînant une sortie de ressources accompagnée d’une contrepartie équivalente attendue.
Une obligation envers un tiers susceptible d’entraîner une sortie de ressources sans contrepartie équivalente attendue.

Une obligation envers un tiers susceptible d’entraîner une sortie de ressources sans contrepartie équivalente attendue.

Explication

Le passif externe correspond à une obligation envers un tiers dont il est probable ou certain qu’elle provoquera une sortie de ressources sans contrepartie au moins équivalente attendue. Une ressource contrôlée décrit un actif, tandis qu’une dépense sans obligation ou une contrepartie équivalente ne répond pas à la définition.

58. À la clôture, une entreprise a une obligation envers un tiers, une sortie de ressources est probable et aucune contrepartie n’est attendue, mais l’obligation est née après la clôture. Peut-elle comptabiliser un passif au bilan à cette date ?

Non, car une sortie probable ne permet pas de qualifier un élément de passif.
Oui, car l’absence de contrepartie suffit même si l’obligation est postérieure.
Non, car l’origine de l’obligation doit être antérieure à la clôture.
Oui, car l’obligation et la sortie probable suffisent à la clôture.

Non, car l’origine de l’obligation doit être antérieure à la clôture.

Explication

La comptabilisation au bilan exige que l’origine de l’obligation soit antérieure à la clôture, en plus de l’obligation envers un tiers, de la sortie probable ou certaine et de l’absence de contrepartie attendue. L’existence des autres critères ne compense pas une origine postérieure à la clôture.

59. Lorsqu’il recense les valeurs servant à évaluer les actifs, quelles sont les cinq valeurs reconnues par le PCG ?

Le coût historique, la valeur actuelle, la valeur vénale, le coût de production et la valeur de liquidation
Le coût historique, la valeur actuelle, la valeur vénale, la valeur d’usage et la valeur de cession
Le coût d’acquisition, la valeur actuelle, la valeur de marché, la valeur de liquidation et la valeur de production
Le coût historique, la valeur de marché, la valeur de liquidation, la valeur d’usage et la valeur de cession

Le coût historique, la valeur actuelle, la valeur vénale, la valeur d’usage et la valeur de cession

Explication

Le PCG reconnaît cinq valeurs d’évaluation des actifs : coût historique, valeur actuelle, valeur vénale, valeur d’usage et valeur de cession. La valeur de marché et la valeur de liquidation ne remplacent pas ces notions dans cette liste, et le coût de production n’est pas une valeur de cette liste.

60. Pour un actif, une entreprise estime la valeur vénale à 72 000 € et la valeur d’usage à 81 000 €. Quelle valeur actuelle doit-elle retenir ?

81 000 €
76 500 €
153 000 €
72 000 €

81 000 €

Explication

La valeur actuelle correspond à la plus élevée de la valeur vénale et de la valeur d’usage : elle est donc de 81 000 €. Retenir 72 000 € confond la valeur actuelle avec la valeur vénale, tandis que 76 500 € est une moyenne et 153 000 € une somme.

61. À la clôture, une entreprise estime qu’un actif pourrait être vendu dans des conditions normales de marché pour 50 000 €, avec 3 000 € de coûts de sortie. Quelle est sa valeur vénale ?

La valeur actualisée des flux de trésorerie futurs
47 000 €
50 000 €
44 000 €

47 000 €

Explication

La valeur vénale est le montant de vente estimé à la clôture dans des conditions normales de marché, net des coûts de sortie : 50 000 € − 3 000 € = 47 000 €. Retenir 50 000 € omet ces coûts, tandis que la valeur actualisée de flux futurs relève de l’estimation de la valeur d’usage.

62. Une entreprise reçoit gratuitement un équipement. À son entrée dans le patrimoine, quelle base d’évaluation doit-elle appliquer ?

Le coût de production
Le coût d’acquisition
La valeur d’usage
La valeur vénale

La valeur vénale

Explication

Un bien obtenu gratuitement est évalué à sa valeur vénale lors de son entrée dans le patrimoine. Le coût d’acquisition concerne les biens acquis et le coût de production ceux produits par l’entité.

63. Une entreprise achète un appareil destiné à fabriquer ses produits pendant plusieurs exercices. Quelle caractéristique permet de le qualifier d’immobilisation corporelle ?

Un actif physique prévu pour être utilisé au-delà de l’exercice en cours
Un actif physique destiné à être consommé pendant l’exercice en cours
Un bien destiné à être vendu dans le cadre normal de l’activité
Un droit incorporel dont l’utilisation dépasse l’exercice en cours

Un actif physique prévu pour être utilisé au-delà de l’exercice en cours

Explication

Une immobilisation corporelle est un actif physique détenu notamment pour produire, fournir des services, être loué ou assurer la gestion interne, avec une utilisation attendue au-delà de l’exercice en cours. Un stock est destiné à la vente, tandis qu’un droit incorporel n’est pas un actif physique.

64. Une machine est facturée 40 000 € hors taxes récupérables. Le fournisseur accorde une remise de 2 000 € et un escompte de règlement de 500 €. Quel montant de prix convenu entre dans le coût d’acquisition, avant les autres frais ?

37 500 €
42 500 €
38 000 €
39 500 €

37 500 €

Explication

Le prix convenu hors taxes récupérables est diminué des réductions obtenues : 40 000 € − 2 000 € − 500 € = 37 500 €. Le montant de 38 000 € omet l’escompte, et 39 500 € omet la remise.

65. Une entreprise acquiert une presse et engage des frais de transport, d’installation et d’essais nécessaires pour la mettre en état de fonctionner selon l’utilisation prévue. Comment ces frais sont-ils traités ?

Ils sont comptabilisés comme coûts de production de la presse
Ils sont inclus dans le coût d’acquisition uniquement s’ils sont payés au vendeur
Ils sont exclus du coût d’acquisition car ils sont facturés séparément
Ils sont inclus dans le coût d’acquisition s’ils sont directement engagés

Ils sont inclus dans le coût d’acquisition s’ils sont directement engagés

Explication

Les frais accessoires directement engagés pour mettre l’immobilisation en place et en état de fonctionner selon l’utilisation prévue entrent dans son coût d’acquisition. Leur facturation séparée ou leur paiement à un prestataire distinct ne les exclut pas du coût.

66. Une installation acquise nécessite une remise en état à la fin de son utilisation. Quel traitement comptable le règlement CRC 2004-06 prévoit-il pour le coût estimé de cette remise en état ?

Le comptabiliser en charge sans modifier le coût ni constituer de provision
L’ajouter au coût d’acquisition et constituer une provision au passif
Constituer une provision au passif sans l’ajouter au coût d’acquisition
L’ajouter au coût d’acquisition sans provision au passif

L’ajouter au coût d’acquisition et constituer une provision au passif

Explication

Le coût estimé de remise en état est intégré au coût d’acquisition de l’immobilisation, et une provision correspondante est constituée au passif. Le traitement ne consiste donc ni à omettre l’un de ces deux éléments ni à enregistrer le montant en charge seule.

67. Lors de l’achat d’un immeuble, une entreprise paie des droits de mutation, des honoraires, une commission d’intermédiaire et des frais d’actes. Quel traitement le règlement CRC n° 2004-06 autorise-t-il pour ces frais d’acquisition ?

Les comptabiliser en charges par nature plutôt que dans le coût d’acquisition
Les incorporer au coût de l’actif comme des coûts d’emprunt
Les incorporer au coût d’acquisition sans possibilité de les comptabiliser en charges
Les comptabiliser en TVA déductible sur immobilisations

Les comptabiliser en charges par nature plutôt que dans le coût d’acquisition

Explication

Les frais d’acquisition comprennent notamment les droits de mutation, les honoraires, les commissions et les frais d’actes, et le règlement autorise leur comptabilisation en charges par nature. La TVA déductible concerne la taxe, l’incorporation obligatoire écarte l’option prévue et les coûts d’emprunt relèvent d’un traitement distinct.

68. Une entreprise a choisi de comptabiliser ses coûts d’emprunt en charges. Elle engage des intérêts pour financer un actif qui remplit les conditions d’éligibilité à l’incorporation. Quel traitement peut-elle appliquer à ces intérêts ?

Choisir un traitement différent à chaque clôture selon le montant des intérêts
Les incorporer au coût de l’actif dès que les conditions sont réunies
Les comptabiliser en charges selon la méthode appliquée de façon permanente
Les comptabiliser en charges seulement si l’emprunt est sans lien avec l’actif

Les comptabiliser en charges selon la méthode appliquée de façon permanente

Explication

Les coûts d’emprunt peuvent être passés en charges lorsqu’ils sont encourus ou incorporés à un actif éligible, selon la méthode appliquée de façon permanente par l’entité. L’éligibilité ne rend pas l’incorporation obligatoire et ne permet pas de changer librement de méthode à chaque clôture.

69. Une société envisage d’incorporer des coûts d’emprunt au coût de plusieurs actifs préparés sur une longue période : un logiciel, une machine, des stocks en cours et des titres financiers. Quel actif est exclu de cette option ?

Les stocks en cours
Le logiciel
La machine
Les titres financiers

Les titres financiers

Explication

L’option d’incorporation peut concerner les immobilisations incorporelles et corporelles ainsi que les stocks nécessitant une longue période de préparation ou de construction, mais elle exclut les immobilisations financières. Le logiciel, la machine et les stocks décrits peuvent donc entrer dans le champ de l’option.

70. Une entreprise achète pour un prix global deux biens individualisables, mais leurs valeurs respectives ne peuvent pas être déterminées directement après l’achat. Aucun prix de marché n’est disponible. Comment doit-elle procéder ?

Répartir obligatoirement le prix global à parts égales
Évaluer chaque bien au prix de marché disponible
Attribuer le prix global au bien dont la valeur est la plus élevée
Évaluer forfaitairement un bien, puis déterminer l’autre par différence

Évaluer forfaitairement un bien, puis déterminer l’autre par différence

Explication

Quand les valeurs ne peuvent être individualisées après l’achat, un ou plusieurs biens sont évalués au prix de marché ou, en son absence, forfaitairement ; la valeur du bien restant est déterminée par différence. Une répartition égale n’est pas la règle, et l’hypothèse précise qu’aucun prix de marché n’est disponible.

71. Dans une machine, une pièce est remplacée à intervalles réguliers et procure des avantages économiques selon un rythme différent de celui de la machine entière. Comment qualifier cette pièce si elle a sa propre durée d’utilisation ?

Une charge d’entretien de l’immobilisation
Un élément sans durée d’utilisation propre
La structure complète de l’immobilisation
Un composant de l’immobilisation corporelle

Un composant de l’immobilisation corporelle

Explication

Un composant est un élément d’une immobilisation corporelle qui a sa propre durée d’utilisation et qui est remplacé périodiquement ou procure des avantages économiques selon un rythme différent. Une charge ponctuelle n’est pas un élément répondant à cette définition, et la structure désigne l’immobilisation principale.

72. Une entreprise examine une pièce remplaçable d’une machine. Sa durée d’utilisation diffère de celle de la structure, mais sa valeur ne satisfait pas les seuils applicables et elle n’est pas importante pour l’activité de l’entreprise. Peut-elle être distinguée comme composant selon les critères requis ?

Non, car un composant doit avoir la même durée que la structure
Oui, car une durée différente suffit à caractériser un composant
Oui, car le remplacement périodique dispense du critère de valeur
Non, car la durée différente doit s’accompagner d’un caractère significatif

Non, car la durée différente doit s’accompagner d’un caractère significatif

Explication

La distinction entre composant et structure suppose à la fois une durée ou un rythme d’utilisation différent et une valeur significative au regard des seuils applicables ou de l’activité. Une durée différente seule ne suffit pas ; le remplacement périodique ne supprime pas l’exigence de significativité.

73. Une pièce d’un bien meuble vaut 14 % de la valeur de l’ensemble, dépasse 500 € et joue un rôle important dans l’activité de l’entreprise. Quel constat peut-on faire sur son caractère significatif ?

Son caractère significatif n’est pas avéré car elle reste sous 15 % de l’ensemble
Son caractère significatif dépend du seuil de 1 % applicable aux biens immeubles
Son caractère significatif est avéré par sa valeur ou son importance pour l’activité
Son caractère significatif ne peut être établi que par sa durée d’utilisation

Son caractère significatif est avéré par sa valeur ou son importance pour l’activité

Explication

Le caractère significatif est avéré si la valeur atteint 500 €, si elle atteint le seuil proportionnel applicable, ou si l’élément est important au regard de l’activité. La règle ne demande pas que le seuil de 15 % soit atteint dans tous les cas ; le seuil de 1 % concerne les biens immeubles.

74. À la clôture, une immobilisation comprend une structure et un composant dont les durées d’utilisation sont distinctes et qui peuvent être amortis séparément. Quel plan d’amortissement faut-il établir ?

Un plan unique pour la structure et le composant
Un plan commun fondé sur la durée la plus courte
Un plan propre à la structure et un plan propre au composant
Un plan pour le composant et aucun plan pour la structure

Un plan propre à la structure et un plan propre au composant

Explication

À la clôture, chaque composant est amorti selon son propre mode et sa propre durée d’utilisation, ce qui implique un plan pour la structure et un plan pour le composant identifié. Le plan unique s’impose lorsque la structure et les composants sont indissociables.

75. Une entreprise reçoit gratuitement une machine, sans contrepartie présente ou future. À quelle valeur l’inscrit-elle et comment comptabilise-t-elle la contrepartie ?

Au coût de remplacement, avec une contrepartie en dette
À la valeur vénale, avec une contrepartie en produit
À zéro, avec une contrepartie en produit
À la valeur vénale, avec une contrepartie en diminution d’une charge

À la valeur vénale, avec une contrepartie en produit

Explication

Un bien reçu sans aucune contrepartie est évalué à sa valeur vénale, et la contrepartie est enregistrée en produit. L’évaluation à zéro confond coût historique nul et valeur d’entrée ; la dette suppose une contrepartie ; la diminution d’une charge ne correspond pas au traitement prévu.

76. Une entreprise achète un ensemble immobilier composé d’un terrain et d’un bâtiment. Quelle partie du coût d’acquisition peut-elle amortir ?

La fraction attribuée au terrain, inscrite au compte 211
La fraction attribuée au terrain, inscrite au compte 213
La fraction attribuée à la construction, inscrite au compte 213
Le coût total de l’ensemble, sans ventilation entre les comptes

La fraction attribuée à la construction, inscrite au compte 213

Explication

Le coût de l’ensemble doit être ventilé entre le terrain au compte 211 et la construction au compte 213 ; seule la construction est amortissable. Amortir le terrain inverse la distinction, amortir le total ignore la ventilation, et le compte 213 correspond à la construction.

77. Pour un bien, une entreprise retient un coefficient d’assujettissement de 0,8, un coefficient de taxation de 0,75 et un coefficient d’admission de 0,9. Quel est son coefficient de déduction de TVA ?

0,540{,}54
0,720{,}72
2,452{,}45
0,600{,}60

$$0{,}54$$

Explication

Le coefficient de déduction est le produit des trois coefficients : 0,8×0,75×0,9=0,540{,}8 \times 0{,}75 \times 0{,}9 = 0{,}54. La somme donne 2,45 ; omettre l’admission donne 0,60 ; omettre la taxation donne 0,72.

78. Une entreprise clôture ses comptes le 30 septembre. Quel intervalle maximal peut-elle laisser entre deux inventaires, et quand l’effectue-t-elle souvent ?

Au plus douze mois, souvent à l’ouverture de l’exercice
Au plus six mois, souvent à la clôture de l’exercice
Au plus trois mois, souvent à la clôture de l’exercice
Au plus douze mois, souvent à la clôture de l’exercice

Au plus douze mois, souvent à la clôture de l’exercice

Explication

L’entreprise doit procéder à un inventaire au moins une fois tous les douze mois ; il est souvent réalisé à la clôture de l’exercice. Six ou trois mois raccourcissent la périodicité requise, tandis que l’ouverture n’est pas le moment habituel indiqué.

79. Que désigne l’amortissement d’un actif ?

La mise en réserve du montant amorti en vue de remplacer l’actif
La répartition systématique du montant amortissable selon l’utilisation de l’actif
La réévaluation périodique de la valeur brute de l’actif
La constatation ponctuelle d’une perte de valeur actuelle de l’actif

La répartition systématique du montant amortissable selon l’utilisation de l’actif

Explication

L’amortissement répartit systématiquement le montant amortissable en fonction de l’utilisation de l’actif. La perte de valeur actuelle relève de la dépréciation, la réévaluation modifie la valeur brute et la mise en réserve ne définit pas l’amortissement.

80. Une entreprise possède une marque dont la durée d’utilisation, initialement indéterminable, est désormais connue. Quel traitement applique-t-elle ?

Elle ne l’amortit pas puisque toute marque est exclue de l’amortissement
Elle constate une dépréciation au lieu de l’amortir
Elle amortit la marque puisque sa durée d’utilisation est connue
Elle la traite comme un fonds de commerce à durée indéterminable

Elle amortit la marque puisque sa durée d’utilisation est connue

Explication

Les marques font partie des exceptions lorsqu’elles n’ont pas de durée d’utilisation déterminable, mais elles doivent être amorties lorsque cette durée devient connue. L’exclusion n’est donc pas maintenue dans cette situation ; l’assimilation au fonds de commerce ignore le changement, et la dépréciation ne remplace pas l’amortissement.

81. La durée d’utilisation d’une immobilisation est évaluée à 8 ans selon un critère physique et à 5 ans selon un critère juridique. Quelle durée faut-il retenir pour déterminer si elle est amortissable ?

La durée de 5 ans, la plus courte des durées applicables
La durée de 8 ans, la plus longue des durées applicables
La durée de 8 ans, déterminée selon le critère physique
La durée moyenne de 6,5 ans entre les deux estimations

La durée de 5 ans, la plus courte des durées applicables

Explication

Lorsque plusieurs critères déterminent la durée d’utilisation, la durée la plus courte est retenue : ici, cinq ans. Huit ans privilégie la durée physique ou la durée la plus longue, et 6,5 ans résulte d’une moyenne non prévue par la règle.

82. Une entreprise amortit linéairement un actif dont la valeur à amortir est de 48 000 € et la durée probable d’utilisation de 6 ans. Quel montant annuel d’amortissement retient-elle ?

0,000125 € par an
288 000 € par an
1 333,33 € par an
8 000 € par an

8 000 € par an

Explication

En linéaire, la valeur à amortir est divisée par le nombre d’années d’utilisation : 48 000 € ÷ 6 = 8 000 € par an. Multiplier par la durée donne 288 000 € ; diviser par 36 donne 1 333,33 € ; inverser le rapport donne 0,000125.

83. Une entreprise comptabilise, en vertu d’un texte particulier, une fraction d’amortissement qui ne traduit pas une dépréciation normale de l’immobilisation. Comment qualifier cette fraction ?

Une réévaluation de l’immobilisation
Une provision pour dépréciation
Un amortissement économique
Un amortissement dérogatoire

Un amortissement dérogatoire

Explication

L’amortissement dérogatoire est un amortissement ou une fraction d’amortissement qui ne correspond pas à l’objet normal d’un amortissement pour dépréciation et qui découle de textes particuliers. L’amortissement économique traduit une diminution de valeur, la provision pour dépréciation répond à une perte de valeur, et la réévaluation augmente la valeur comptable.

84. Deux amortissements sont comptabilisés : le premier traduit la diminution de valeur d’un bien, tandis que le second vise un avantage fiscal légal sans couvrir une dépréciation véritable. Quelle distinction les caractérise ?

Le premier est économique, le second est dérogatoire
Les deux sont dérogatoires, mais répondent à des textes différents
Les deux sont économiques, mais reposent sur des durées différentes
Le premier est dérogatoire, le second est économique

Le premier est économique, le second est dérogatoire

Explication

L’amortissement économique correspond à une diminution de valeur justifiée économiquement, tandis que l’amortissement dérogatoire ne couvre pas une dépréciation véritable et vise généralement un avantage fiscal légal. La réponse qui inverse les deux notions confond leur justification, et les autres leur attribuent à tort la même nature.

85. Lors de l’établissement du bilan, une entreprise doit présenter un amortissement dérogatoire de 8 000 euros. Où doit-elle l’inscrire ?

À l’actif, au compte 145 parmi les immobilisations
À l’actif, en déduction de la valeur brute de l’immobilisation
Au passif, au compte 145 rattaché au compte 14
Au passif, au compte 681 parmi les charges d’exploitation

Au passif, au compte 145 rattaché au compte 14

Explication

L’amortissement dérogatoire est inscrit au passif dans le compte 145, rattaché au compte 14 des provisions réglementées, et ne vient pas réduire la valeur brute de l’immobilisation à l’actif. La déduction à l’actif concerne l’amortissement pour dépréciation, tandis que le compte 681 enregistre une charge d’exploitation.

86. Une entreprise enregistre une dotation annuelle de 6 000 euros au titre d’un amortissement dérogatoire. Quel compte et quelle catégorie de charges doit-elle utiliser ?

Le compte 681, parmi les charges d’exploitation
Le compte 14, parmi les capitaux propres
Le compte 145, parmi les provisions réglementées
Le compte 68725, parmi les charges exceptionnelles

Le compte 68725, parmi les charges exceptionnelles

Explication

La dotation annuelle à l’amortissement dérogatoire est comptabilisée au compte 68725 parmi les charges exceptionnelles. Le compte 681 concerne l’amortissement économique, tandis que les comptes 145 et 14 servent à la présentation au bilan.

87. Pour une immobilisation amortissable, qui établit le plan d’amortissement et que mesure-t-il ?

L’administration fiscale, pour mesurer les déductions autorisées dans le temps
La direction de l’entité, pour mesurer la consommation des avantages économiques dans le temps
Le commissaire aux comptes, pour mesurer les variations de valeur de marché
Le service de trésorerie, pour mesurer les sorties de fonds liées à l’actif

La direction de l’entité, pour mesurer la consommation des avantages économiques dans le temps

Explication

Le plan est établi pour chaque actif amortissable par la direction de l’entité et mesure dans le temps la consommation des avantages économiques procurés par l’immobilisation. L’administration fiscale ne remplace pas la direction dans l’établissement de ce plan, et celui-ci ne mesure ni la trésorerie ni les fluctuations de marché.

88. Une immobilisation présente une valeur comptable de 42 000 euros au début de l’exercice et une annuité d’amortissement de 7 500 euros. Quelle est sa valeur comptable en fin d’exercice ?

27 000 euros
34 500 euros
49 500 euros
7 500 euros

34 500 euros

Explication

La valeur comptable de fin d’exercice se calcule en retranchant l’annuité de la valeur comptable de début : 42 000 − 7 500 = 34 500 euros. Additionner l’annuité inverse le sens de la formule, et la soustraire deux fois applique une étape supplémentaire injustifiée.

89. Une entreprise prévoit d’utiliser une machine pendant une période plus courte que sa durée de vie probable et estime une valeur résiduelle significative et mesurable à la fin de cette utilisation. Quelle base et quelle durée faut-il retenir pour son plan ?

La durée d’utilisation dans l’entreprise et la valeur d’entrée diminuée de la valeur résiduelle nette
La durée probable de vie et la valeur d’entrée diminuée de la valeur résiduelle nette
La durée d’utilisation dans l’entreprise et la valeur résiduelle nette seule
La durée probable de vie et la valeur d’entrée entière

La durée d’utilisation dans l’entreprise et la valeur d’entrée diminuée de la valeur résiduelle nette

Explication

Lorsqu’une valeur résiduelle significative et mesurable est prévue après une période d’utilisation plus courte, le plan porte sur la durée d’utilisation dans l’entreprise et l’amortissement concerne la valeur d’entrée diminuée de cette valeur résiduelle nette. Retenir une valeur résiduelle nulle ou amortir la valeur résiduelle elle-même méconnaît cette règle.

90. Après une modification importante des conditions d’utilisation d’un équipement, la consommation d’avantages économiques prévue diffère sensiblement de celle qui avait servi à établir le plan initial. Quelle conséquence est justifiée ?

Réviser le plan d’amortissement
Réévaluer automatiquement la valeur de l’actif
Remplacer le plan par le calendrier fiscal
Maintenir le plan d’amortissement initial

Réviser le plan d’amortissement

Explication

Une modification significative de l’utilisation prévue peut justifier la révision du plan d’amortissement, tout comme une modification de la base amortissable. Maintenir le plan ignore le changement important, tandis qu’une réévaluation ou le remplacement par un calendrier fiscal ne découle pas de cette règle.

91. Au début de N+3, un actif amorti selon le procédé dégressif a encore deux annuités à comptabiliser. Le taux linéaire restant est de 50 %, contre 35 % au taux dégressif. Quelle méthode faut-il appliquer pour les annuités restantes ?

La reprise du linéaire initial
Le maintien du dégressif
Le retour au linéaire
La suspension de l’amortissement

Le retour au linéaire

Explication

Quand il reste deux annuités et que le taux linéaire restant dépasse le taux dégressif, l’amortissement revient au linéaire. Le maintien du dégressif ignore la comparaison des taux, la reprise du linéaire initial confond taux restant et taux initial, et la suspension ne permet pas d’achever l’amortissement.

92. Dans un tableau dégressif, quelles annuités sont indiquées de N à N+4, dans cet ordre, pour aboutir à une valeur comptable finale nulle ?

16 333 €, 43 283 €, 26 125 €, 28 134 € et 26 125 €
16 333 €, 43 283 €, 28 134 €, 26 125 € et 21 000 €
16 333 €, 43 283 €, 28 134 €, 26 125 € et 26 125 €
43 283 €, 16 333 €, 28 134 €, 26 125 € et 26 125 €

16 333 €, 43 283 €, 28 134 €, 26 125 € et 26 125 €

Explication

Les annuités de N à N+4 sont de 16 333 €, 43 283 €, 28 134 €, 26 125 € et 26 125 €, et conduisent à une valeur comptable finale nulle. L’ordre inversé des deux premières annuités confond N et N+1, 21 000 € correspond à une autre annuité de fin de période, et l’inversion des annuités de N+2 et N+3 altère la séquence.

93. La valeur actuelle d’une immobilisation devient inférieure à sa valeur nette comptable, sans que cette baisse résulte de la consommation des avantages économiques. Quel phénomène cette situation caractérise-t-elle ?

Un amortissement de l’actif
Une réévaluation de l’actif
Une sortie de l’actif
Une dépréciation de l’actif

Une dépréciation de l’actif

Explication

La dépréciation constate que la valeur actuelle est devenue inférieure à la valeur nette comptable et correspond à une perte indépendante de la consommation des avantages économiques. L’amortissement traduit cette consommation, la réévaluation à la hausse ne décrit pas une perte, et la sortie concerne le retrait de l’actif.

94. Lors d’un contrôle, une entreprise constate qu’un terrain non amortissable a perdu de la valeur. Au regard de la nature de l’actif, peut-elle envisager une dépréciation ?

Non, car la dépréciation concerne les actifs amortissables
Non, car un terrain ne peut faire l’objet que d’un amortissement
Oui, car un actif immobilisé non amortissable peut être déprécié
Oui, mais seulement si le terrain est vendu

Oui, car un actif immobilisé non amortissable peut être déprécié

Explication

Tous les actifs immobilisés, qu’ils soient amortissables ou non, peuvent faire l’objet d’une dépréciation. Réserver cette possibilité aux actifs amortissables confond dépréciation et amortissement, et la vente n’est pas une condition à la constatation d’une perte de valeur.

95. Après avoir comptabilisé une dépréciation, une entreprise révise ensuite le montant de cette dépréciation. Quelle conséquence faut-il tirer pour le traitement futur de l’immobilisation ?

Interrompre le plan d’amortissement jusqu’à la sortie de l’actif
Conserver le plan initial et ajuster seulement la valeur d’entrée
Recalculer rétroactivement les amortissements des exercices clos
Modifier prospectivement la base amortissable et le plan d’amortissement

Modifier prospectivement la base amortissable et le plan d’amortissement

Explication

La dépréciation modifie prospectivement la base amortissable et le plan d’amortissement ; une variation ultérieure de son montant entraîne une nouvelle modification de la base. Le maintien du plan initial ignore cet effet, tandis qu’un recalcul rétroactif ne respecte pas son caractère prospectif.

96. Une entreprise cède une immobilisation amortissable et doit comptabiliser toutes les étapes de la sortie. Quelle séquence respecte l’ordre prévu ?

Compléter l’amortissement, enregistrer le produit, constater la valeur nette, porter la subvention au résultat, puis reprendre les amortissements dérogatoires et dépréciations
Enregistrer le produit, compléter l’amortissement, reprendre les amortissements dérogatoires et dépréciations, constater la valeur nette, puis porter la subvention au résultat
Compléter l’amortissement, constater la valeur nette, enregistrer le produit, reprendre les amortissements dérogatoires et dépréciations, puis porter la subvention résiduelle au résultat
Constater la valeur nette, compléter l’amortissement, enregistrer le produit, porter la subvention au résultat, puis reprendre les amortissements dérogatoires et dépréciations

Compléter l’amortissement, constater la valeur nette, enregistrer le produit, reprendre les amortissements dérogatoires et dépréciations, puis porter la subvention résiduelle au résultat

Explication

La sortie suit cinq étapes ordonnées : l’amortissement est complété avant le calcul de la valeur comptable nette, puis le produit est enregistré, les amortissements dérogatoires et dépréciations sont repris et la subvention résiduelle est portée au résultat. Les autres séquences déplacent une ou plusieurs étapes.

97. Un actif non monétaire sans substance physique est détenu pour servir durablement l’activité d’une entreprise. De quel type d’actif s’agit-il ?

Une créance monétaire à long terme
Une immobilisation incorporelle
Un élément de stock destiné à la revente
Une immobilisation corporelle

Une immobilisation incorporelle

Explication

Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire dépourvu de substance physique et destiné à servir durablement l’activité. Une créance est monétaire, un stock est détenu en vue de la vente et une immobilisation corporelle possède une substance physique.

98. Une entreprise envisage d’inscrire à l’actif un procédé sans substance physique. Le procédé est identifiable, contrôlé par l’entreprise et son coût est évalué de façon fiable, mais aucun avantage économique futur n’est attendu. Quelle conclusion s’impose ?

L’inscription à l’actif n’est pas justifiée, car un critère manque
L’inscription à l’actif est justifiée, car le coût est évalué de façon fiable
L’inscription à l’actif est justifiée, car l’élément est contrôlé
L’inscription à l’actif est justifiée, car trois critères sont satisfaits

L’inscription à l’actif n’est pas justifiée, car un critère manque

Explication

Un élément incorporel doit satisfaire cumulativement aux critères d’identifiabilité, d’avantages économiques futurs, de contrôle et d’évaluation fiable du coût. Ici, l’absence d’avantages futurs empêche l’inscription à l’actif, même si les trois autres critères sont remplis.

99. Lors de l’acquisition d’un fonds de commerce, une entreprise identifie séparément un brevet et constate aussi une valeur résiduelle liée aux autres éléments incorporels non évalués individuellement. Comment classer ces éléments ?

Le brevet et la valeur résiduelle sont tous deux comptabilisés séparément
Le brevet est comptabilisé distinctement et la valeur résiduelle relève du fonds commercial
Le brevet et la valeur résiduelle sont tous deux comptabilisés dans le fonds commercial
Le brevet relève du fonds commercial et la valeur résiduelle est comptabilisée distinctement

Le brevet est comptabilisé distinctement et la valeur résiduelle relève du fonds commercial

Explication

Le fonds commercial regroupe les éléments incorporels résiduels qui ne sont pas évalués et comptabilisés séparément. Un brevet identifiable fait l’objet d’une comptabilisation distincte ; le confondre avec le résiduel inverse cette distinction.

100. Une équipe mène d’abord une recherche fondamentale, puis une recherche exploratoire dans le cadre d’un projet interne. À mesure que ces dépenses sont engagées, quel traitement comptable appliquer ?

Les comptabiliser en charges sans les incorporer ultérieurement à l’actif
Les comptabiliser en charges puis les incorporer à l’actif au début du développement
Les différer jusqu’à ce que les avantages économiques soient démontrés
Les inscrire à l’actif dès que le projet interne est identifié

Les comptabiliser en charges sans les incorporer ultérieurement à l’actif

Explication

Les dépenses de recherche fondamentale et celles de la phase de recherche d’un projet interne sont comptabilisées en charges lorsqu’elles sont engagées et ne peuvent pas être activées ultérieurement. Les incorporer au début du développement ou les différer méconnaît cette règle.

101. Une entreprise a choisi l’activation des frais de développement comme méthode de référence. Un projet nettement individualisé a de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale, et ses critères d’activation sont remplis. Quel traitement appliquer ?

Inscrire à l’actif les coûts de ce projet lorsque les critères sont remplis
Inscrire à l’actif les coûts de tout projet de développement, même sans critères remplis
Choisir à nouveau pour ce projet entre charges et activation
Comptabiliser les coûts de ce projet en charges selon un choix projet par projet

Inscrire à l’actif les coûts de ce projet lorsque les critères sont remplis

Explication

L’activation des frais de développement est une option globale. Une fois cette option retenue, les coûts des projets nettement individualisés ayant de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale doivent être inscrits à l’actif lorsque les critères sont satisfaits ; cela ne revient pas à activer tout projet sans condition.

102. Lorsqu’une entreprise évalue l’activation des frais de développement d’un projet, quel ensemble correspond aux six critères requis ?

Faisabilité technique, intention d’achever et d’utiliser, capacité d’utiliser ou de vendre, avantages futurs probables, ressources disponibles et évaluation fiable des dépenses attribuables
Faisabilité commerciale, intention de vendre, capacité à financer le projet, revenus déjà obtenus, ressources disponibles et évaluation globale du budget
Faisabilité technique, intention d’achever, capacité de production, avantages futurs probables, dépôt d’un brevet et estimation du coût total du projet
Faisabilité technique, intention d’achever et d’utiliser, capacité d’utiliser ou de vendre, avantages futurs probables, ressources disponibles et estimation forfaitaire des dépenses

Faisabilité technique, intention d’achever et d’utiliser, capacité d’utiliser ou de vendre, avantages futurs probables, ressources disponibles et évaluation fiable des dépenses attribuables

Explication

Les six critères couvrent la faisabilité, l’intention d’achever et d’utiliser l’actif, la capacité à l’utiliser ou à le vendre, les avantages économiques futurs probables, les ressources appropriées et l’évaluation fiable des dépenses attribuables. Une estimation forfaitaire ne remplace pas cette dernière exigence, et la disponibilité des ressources ne peut être omise.

103. Pour un projet de développement, l’entreprise estime une durée d’utilisation de quatre ans et peut justifier cette durée de manière fiable. Sur quelle durée doit-elle amortir les frais activés ?

Sur la durée prévue du développement, même si elle diffère de l’utilisation
Sur cinq ans, durée maximale applicable à tous les projets
Sur une durée indéfinie, puisque le projet est immobilisé
Sur quatre ans, durée d’utilisation estimée et justifiée

Sur quatre ans, durée d’utilisation estimée et justifiée

Explication

Les frais de développement sont amortis sur la durée d’utilisation estimée du projet, justifiée dans l’annexe. La limite maximale de cinq ans s’applique lorsque cette durée ne peut pas être déterminée de manière fiable, et non lorsqu’une durée fiable de quatre ans est disponible.

104. Qu’est-ce qu’une solution informatique au sens comptable ?

Un programme isolé conçu pour une seule opération informatique
Un ensemble organisé de fonctionnalités logicielles sans substance physique
Une prestation de conseil portant sur les systèmes d’information
Un équipement matériel permettant de traiter des données

Un ensemble organisé de fonctionnalités logicielles sans substance physique

Explication

Une solution informatique regroupe des fonctionnalités logicielles organisées et est dépourvue de substance physique. L’équipement matériel relève d’un actif corporel, le programme isolé ne rend pas compte de l’ensemble organisé, et le conseil est une prestation.

105. Une entreprise développe une solution informatique et satisfait les six critères d’activation dès le lancement du projet. À partir de quel moment comptabilise-t-elle la solution à l’actif et sur quelle base ?

À la date d’engagement du projet, au coût d’un logiciel équivalent
À la date de mise en service, à son coût de production
Dès la conception, au montant de toutes les dépenses engagées
À la date d’engagement du projet, à son coût de production

À la date d’engagement du projet, à son coût de production

Explication

Lorsque les six critères sont remplis, la solution produite par l’entité est comptabilisée à l’actif à son coût de production à compter de la date d’engagement du projet. Attendre la mise en service retarde ce point de départ, le coût d’un logiciel équivalent n’est pas la base indiquée, et les dépenses ne sont pas activées sans les critères.

106. Une solution peut fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction le 1er septembre. Jusqu’à quelle date les coûts directement attribuables et nécessaires à sa production peuvent-ils être activés ?

Jusqu’à la première vente, même si elle fonctionne déjà comme prévu
Jusqu’à la clôture de l’exercice, y compris pour les frais indirects
Jusqu’à la décision de lancer le projet, avant le début de sa production
Jusqu’au 1er septembre, date à laquelle elle peut fonctionner comme prévu

Jusqu’au 1er septembre, date à laquelle elle peut fonctionner comme prévu

Explication

Seuls les coûts directement attribuables et nécessaires sont compris dans le coût de production, et leur activation cesse lorsque la solution peut fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction. Attendre la première vente prolonge à tort l’activation, tandis que les frais indirects ou la date de lancement ne déterminent pas sa fin.

107. Une entreprise exploite un site de présentation et un site actif qui génère des avantages économiques futurs démontrables. Quel traitement distingue correctement ces deux sites, sous réserve du respect des conditions d’activation ?

Immobiliser le site actif et comptabiliser le site de présentation en charges
Immobiliser le site de présentation et comptabiliser le site actif en charges
Comptabiliser le site actif en charges et le site de présentation en charges
Immobiliser les deux sites dès lors qu’ils sont accessibles en ligne

Immobiliser le site actif et comptabiliser le site de présentation en charges

Explication

Un site actif générant des avantages économiques futurs démontrables peut être immobilisé si les conditions sont remplies, tandis qu’un site passif de présentation est comptabilisé en charges. L’accessibilité en ligne ne suffit pas à faire du site passif un actif, et un site actif n’est pas assimilé à un site publicitaire.

108. Une solution informatique créée est encore en développement à la clôture, puis achevée l’exercice suivant. Quel traitement décrit correctement son amortissement et ses coûts avant achèvement ?

Inscrire les coûts en immobilisations incorporelles en cours, puis amortir de façon dégressive à compter de l’achèvement
Comptabiliser les coûts en charges avant achèvement, puis amortir linéairement à compter de l’achèvement
Inscrire les coûts en immobilisations incorporelles en cours, puis amortir linéairement à compter de l’achèvement
Amortir les coûts dès l’engagement du projet, puis poursuivre après l’achèvement

Inscrire les coûts en immobilisations incorporelles en cours, puis amortir linéairement à compter de l’achèvement

Explication

Les coûts d’une solution informatique créée peuvent être inscrits en immobilisations incorporelles en cours avant l’achèvement ; l’amortissement est linéaire et débute à l’achèvement. Le commencement au lancement du projet anticipe l’amortissement, et le traitement en charges avant l’achèvement ne décrit pas le traitement comptable indiqué.

109. Des coûts de développement activés concernent une immobilisation qui devient capable de fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction le 1er avril. Quand et sur quelle durée faut-il l’amortir ?

À compter de l’engagement du projet, sur la durée réelle d’utilisation
À compter du 1er avril, sur une durée légale forfaitaire
À compter du 1er avril, sur la durée réelle d’utilisation
À compter de la première commercialisation, sur la durée réelle d’utilisation

À compter du 1er avril, sur la durée réelle d’utilisation

Explication

Les coûts de développement inscrits à l’actif sont amortis sur leur durée réelle d’utilisation à partir de la mise en service, lorsque l’immobilisation peut fonctionner comme prévu. Le lancement du projet ne fixe pas le départ de l’amortissement, et ni une durée légale forfaitaire ni la première commercialisation ne remplacent ces critères.

110. Une entreprise détient un fonds commercial dont la durée d’utilisation est présumée non limitée. Quel traitement comptable s’applique en l’absence d’une limite prévisible à son exploitation ?

L’amortir dès qu’une limite prévisible à l’exploitation est constatée
Ne pas l’amortir, sans justifier ni documenter la durée non limitée
L’amortir sur une durée estimée, même sans limite prévisible d’exploitation
Ne pas l’amortir après avoir documenté la durée non limitée

Ne pas l’amortir, sans justifier ni documenter la durée non limitée

Explication

Le fonds commercial est présumé avoir une durée d’utilisation non limitée et n’est donc pas amorti ; il n’est pas nécessaire de justifier ou de documenter cette durée. Une durée estimée ne correspond pas à cette présomption, la documentation n’est pas une condition, et une limite prévisible à l’exploitation correspond à la confusion avec le cas distinct du fonds à durée limitée.

111. À la clôture, une entreprise relève un indice externe de perte de valeur concernant une immobilisation incorporelle. Quelle démarche s’impose ?

Reporter le test à l’exercice suivant
Constater directement une dépréciation
Réaliser un test de dépréciation
Réaliser un test uniquement si l’actif est amorti

Réaliser un test de dépréciation

Explication

La présence d’un indice interne ou externe rend le test de dépréciation obligatoire. Attendre une baisse significative confond le test avec la constatation d’une dépréciation, limiter le test aux fonds non amortis confond deux règles distinctes, et reporter le test méconnaît son caractère obligatoire dès l’apparition d’un indice.

112. Une entreprise détient deux fonds commerciaux : l’un n’est pas amorti et l’autre est amorti. Aucun indice de perte de valeur n’est relevé à la clôture. Quel traitement des tests convient ?

Constater une dépréciation sur le fonds non amorti
Tester les deux fonds chaque année, sans indice de perte
Ne tester aucun des deux fonds sans indice de perte
Tester annuellement le fonds non amorti, mais pas le fonds amorti

Tester annuellement le fonds non amorti, mais pas le fonds amorti

Explication

Un fonds commercial non amorti doit être testé chaque année même sans indice, tandis qu’un fonds amorti n’est testé que si un indice existe. Tester aussi le fonds amorti transpose la règle du fonds non amorti ; ne tester aucun fonds inverse cette distinction ; le test annuel n’entraîne pas à lui seul la constatation d’une dépréciation.

113. À la clôture, la valeur actuelle d’une immobilisation incorporelle est devenue significativement inférieure à sa valeur nette comptable. Quelle conséquence comptable en découle ?

Maintenir la valeur nette comptable sans ajustement
Constater une dépréciation de l’immobilisation
Effectuer un test sans constater de dépréciation
Enregistrer la sortie de l’immobilisation

Constater une dépréciation de l’immobilisation

Explication

À la clôture, une dépréciation est constatée lorsque la valeur actuelle est devenue significativement inférieure à la valeur nette comptable. La sortie concerne la disparition de l’actif du patrimoine, l’indice déclenche un test mais ne remplace pas le critère de dépréciation, et une baisse non significative ne répond pas à la règle.

114. Une entreprise acquiert des titres pour réaliser un gain en capital à brève échéance, sans chercher à influencer la société émettrice. Quelle catégorie leur correspond ?

Valeurs mobilières de placement
Titres de participation
Titres immobilisés de l’activité de portefeuille
Autres titres immobilisés

Valeurs mobilières de placement

Explication

Les valeurs mobilières de placement sont acquises en vue d’un gain en capital à brève échéance. Les autres titres immobilisés visent une détention durable ou sont difficilement revendables à bref délai ; les TIAP recherchent une rentabilité sans intervention dans la gestion ; les titres de participation permettent une influence ou un contrôle.

115. Une société achète des titres et supporte des frais directement attribuables à cette acquisition. À quel montant les comptabilise-t-elle initialement ?

Au prix d’achat augmenté de tous les frais généraux
Au prix d’achat augmenté des coûts directement attribuables
Au seul prix d’achat des titres
À la valeur probable de négociation des titres

Au prix d’achat augmenté des coûts directement attribuables

Explication

Pour des titres acquis à titre onéreux, le coût d’acquisition comprend le prix d’achat et les coûts directement attribuables. Le prix seul omet ces coûts ; les frais généraux non directement liés ne sont pas inclus par cette règle ; la valeur probable de négociation concerne l’évaluation de titres non cotés à l’inventaire.

116. À l’inventaire, une entreprise doit estimer la valeur actuelle d’un titre non coté relevant des autres titres immobilisés ou des VMP. Quelle référence utilise-t-elle ?

La valeur probable de négociation
Le coût d’acquisition augmenté des frais
Les perspectives générales de l’entreprise émettrice
Le cours moyen du dernier mois de l’exercice

La valeur probable de négociation

Explication

Pour les autres titres immobilisés et les VMP, la valeur actuelle d’un titre non coté correspond à sa valeur probable de négociation. Le cours moyen du dernier mois est la référence des titres cotés ; le coût d’acquisition est une valeur d’entrée ; les perspectives générales de l’émetteur sont notamment prises en compte pour les TIAP.

117. Une entreprise cède une fraction de titres de même nature conférant les mêmes droits. Quelle méthode doit-elle privilégier pour déterminer leur coût de sortie ?

Le prix de cession, ou à défaut le coût d’acquisition initial
Le coût moyen pondéré d’achat, ou à défaut le premier entré, premier sorti
Le premier entré, premier sorti, ou à défaut le coût moyen pondéré
Le cours moyen du dernier mois, ou à défaut la valeur probable de négociation

Le coût moyen pondéré d’achat, ou à défaut le premier entré, premier sorti

Explication

La sortie d’une fraction de titres de même nature et conférant les mêmes droits est évaluée au coût moyen pondéré d’achat ; le premier entré, premier sorti ne s’applique qu’à défaut. Inverser cet ordre méconnaît la méthode privilégiée, les cours et valeurs probables relèvent de l’évaluation à l’inventaire, et le prix de cession ne détermine pas le coût de sortie.

118. Lors de la cession de valeurs mobilières de placement, quelle est la manière de comptabiliser l’opération et son résultat ?

Une écriture est passée et le résultat figure dans un seul compte.
Deux écritures sont passées et le résultat figure dans un seul compte.
Deux écritures sont passées et le résultat figure dans deux comptes.
Une écriture est passée et le résultat figure dans deux comptes.

Deux écritures sont passées et le résultat figure dans un seul compte.

Explication

La cession donne lieu à deux écritures comptables, tandis que son résultat est constaté dans un seul compte. Confondre écritures et comptes conduit à retenir deux comptes de résultat ; les autres erreurs portent sur le nombre d’écritures ou sur l’affectation du résultat.

119. Une entreprise cède des valeurs mobilières de placement pour un montant supérieur à leur coût d’acquisition. Dans quel compte comptabilise-t-elle le gain ?

Au crédit d’un compte de produits d’exploitation.
Au débit du compte 512, banques.
Au débit du compte 6673, charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement.
Au crédit du compte 7673, produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement.

Au crédit du compte 7673, produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement.

Explication

Un gain sur cession est comptabilisé au crédit du compte 7673. Le compte 6673 correspond aux pertes, le compte 512 enregistre la trésorerie et un produit d’exploitation ne désigne pas ce résultat de cession.

120. Une cession de valeurs mobilières de placement fait apparaître une perte : dans quel compte et de quel côté l’entreprise comptabilise-t-elle le résultat ?

Au crédit du compte 6673, charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement.
Au crédit du compte 7673, produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement.
Au débit du compte 6673, charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement.
Au débit du compte 512, banques.

Au débit du compte 6673, charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement.

Explication

Une perte sur cession est portée au débit du compte 6673, qui enregistre les charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement. Le compte 7673 concerne les gains ; inscrire 6673 au crédit inverse le sens comptable, tandis que 512 concerne la trésorerie.

121. Une entreprise prévoit une valeur résiduelle pour un matériel, et celle-ci est à la fois significative et mesurable. Quel traitement applique-t-elle pour établir la base amortissable ?

Elle conserve la base amortissable sans déduire la valeur résiduelle.
Elle déduit la valeur résiduelle de la base amortissable.
Elle déduit la valeur résiduelle uniquement si elle est mesurable.
Elle ajoute la valeur résiduelle à la base amortissable.

Elle déduit la valeur résiduelle de la base amortissable.

Explication

Selon le PCG, la valeur résiduelle est déduite de la base amortissable lorsqu’elle est à la fois significative et mesurable. La mesurer sans qu’elle soit significative ne suffit pas, et l’ajouter à la base inverse le traitement.

122. Quel est l’objectif d’un test de dépréciation appliqué à un actif ?

Comparer la valeur actuelle de l’actif à son coût d’acquisition pour calculer l’amortissement périodique.
Comparer le montant de l’amortissement à la valeur actuelle pour fixer le prix d’acquisition.
Comparer la valeur actuelle de l’actif à sa valeur comptable pour déterminer si une dépréciation doit être constatée.
Comparer la valeur résiduelle de l’actif à sa valeur comptable pour déterminer sa durée d’utilisation.

Comparer la valeur actuelle de l’actif à sa valeur comptable pour déterminer si une dépréciation doit être constatée.

Explication

Le test compare la valeur actuelle à la valeur comptable afin de déterminer si une dépréciation doit être constatée. Le calcul de l’amortissement, la durée d’utilisation et le prix d’acquisition ne constituent pas l’objectif de cette comparaison.

123. Après amortissement et avant dépréciation, un matériel a une valeur nette comptable de 70 000 €. Sa valeur d’usage est de 58 000 € et sa valeur vénale de 63 000 €. Quelle conclusion résulte du test de dépréciation ?

Ne pas constater de dépréciation, car la valeur actuelle est de 70 000 €, égale à la valeur nette comptable.
Constater une dépréciation, car la valeur actuelle est de 58 000 €, inférieure à la valeur nette comptable.
Ne pas constater de dépréciation, car la valeur actuelle est de 63 000 €, inférieure à la valeur nette comptable.
Constater une dépréciation, car la valeur actuelle est de 63 000 €, inférieure à la valeur nette comptable.

Constater une dépréciation, car la valeur actuelle est de 63 000 €, inférieure à la valeur nette comptable.

Explication

La valeur actuelle est le maximum entre la valeur d’usage et la valeur vénale, soit 63 000 €. Comme elle est inférieure à la valeur nette comptable de 70 000 €, une dépréciation est constatée ; retenir 58 000 € confond le maximum avec la valeur d’usage, tandis que la comparaison se fait après amortissement.

124. Après une reprise de dépréciation, la valeur nette comptable d’un matériel pourrait dépasser celle prévue par son plan d’amortissement initial. Quelle limite faut-il appliquer ?

La valeur nette comptable ne peut pas dépasser la valeur actuelle constatée lors de la reprise.
La valeur nette comptable ne peut pas dépasser son montant juste avant la reprise.
La valeur nette comptable peut dépasser celle qu’aurait donnée le plan d’amortissement initial.
La valeur nette comptable ne peut pas dépasser celle qu’aurait donnée le plan d’amortissement initial.

La valeur nette comptable ne peut pas dépasser celle qu’aurait donnée le plan d’amortissement initial.

Explication

Après une reprise, la valeur nette comptable est plafonnée à celle qui aurait résulté du plan d’amortissement initial. La valeur actuelle et le montant juste avant la reprise ne remplacent pas ce plafond.

125. Un importateur ne respecte pas le délai d’enregistrement d’une substance chimique. Quelle conséquence s’applique à ses activités dans l’Union européenne ?

Il peut commercialiser la substance, mais ne peut plus la produire.
Il ne peut plus produire, mettre sur le marché ni transformer la substance.
Il peut produire et commercialiser la substance, mais pas la transformer.
Il peut produire et transformer la substance, mais pas la commercialiser.

Il ne peut plus produire, mettre sur le marché ni transformer la substance.

Explication

L’absence d’enregistrement dans les délais empêche le producteur ou l’importateur de produire, de mettre sur le marché ou de transformer la substance dans l’Union européenne. L’erreur « formalité documentaire » minimise la conséquence, tandis que les réponses qui ne retiennent qu’une ou deux activités réduisent à tort la portée de l’interdiction.

126. Une entreprise acquiert auprès d’un tiers le droit d’exploiter une substance chimique. Quel traitement comptable convient à ce droit ?

Une immobilisation incorporelle dans une subdivision du compte 208.
Une immobilisation corporelle dans une subdivision du compte 21.
Une charge de l’exercice dans un compte de la classe 6.
Une immobilisation incorporelle dans une subdivision du compte 205.

Une immobilisation incorporelle dans une subdivision du compte 205.

Explication

Lorsqu’il est acquis auprès d’un tiers, le droit d’exploitation d’une substance constitue une immobilisation incorporelle à enregistrer dans une subdivision du compte 205. Le classement en compte 21 confond incorporel et corporel, le compte de charge traite à tort l’acquisition comme une dépense de période, et le compte 208 ne correspond pas à la subdivision indiquée.

127. Une entreprise obtient une autorisation d’exploitation valable six ans, mais prévoit d’utiliser le droit pendant quatre ans. Sur quelle durée doit-elle amortir ce droit ?

Six ans, la durée légale de l’autorisation.
La durée probable d’utilisation, sans la comparer à l’autorisation.
Cinq ans, la moyenne des deux durées.
Quatre ans, la plus courte des deux durées.

Quatre ans, la plus courte des deux durées.

Explication

Pour une autorisation à durée limitée, le droit s’amortit sur la plus courte de la durée légale et de la durée probable d’utilisation prévue ; ici, il s’agit de quatre ans. Retenir six ans ignore la comparaison, cinq ans applique une moyenne non prévue, et ne considérer que l’usage omet la limite légale.

128. Quels coûts peuvent faire partie des coûts activables de production d’une solution informatique ?

La programmation, les frais généraux, la commercialisation et les essais.
L’analyse organique, la programmation, les tests et la documentation interne seulement.
L’analyse organique, la programmation, les tests et la documentation technique.
L’analyse organique, la commercialisation, les tests et les frais d’administration.

L’analyse organique, la programmation, les tests et la documentation technique.

Explication

Les coûts activables comprennent l’analyse organique, la programmation, les tests et jeux d’essais ainsi que la documentation technique destinée à un usage interne ou externe. La commercialisation et les frais généraux ne remplacent pas ces coûts de production, et la documentation peut aussi être destinée à un usage externe.

129. Une entreprise construit un entrepôt et souhaite incorporer des coûts d’emprunt à son coût d’entrée. Dans quelle situation cette incorporation est-elle possible ?

Si les coûts sont évaluables de manière fiable, même s’ils se rapportent à une période après la construction.
Si l’entreprise choisit cette option, même si l’actif n’est pas éligible ou si les coûts sont incertains.
Si l’entrepôt est un actif éligible, que les coûts concernent la construction et qu’ils sont évaluables de manière fiable.
Si les coûts concernent l’administration générale de l’entrepôt et sont évaluables de manière fiable.

Si l’entrepôt est un actif éligible, que les coûts concernent la construction et qu’ils sont évaluables de manière fiable.

Explication

L’incorporation est une option, mais elle suppose un actif éligible, des coûts liés à la période de construction ou de production et une évaluation fiable. Le choix de l’option ne supprime pas ces conditions, les frais d’administration ne sont pas des coûts d’emprunt de construction et la période doit être pertinente.

130. Quel est le coût d’entrée de l’entrepôt achevé lorsque les coûts d’emprunt indiqués sont incorporés ?

268 000 €
140 000 €
269 000 €
267 000 €

268 000 €

Explication

Le coût d’entrée total est de 268 000 €, comprenant 140 000 € de coûts en N, 128 000 € en N+1 et 1 000 € de coûts d’emprunt. Le montant de 267 000 € omet ces derniers, 269 000 € les compte deux fois, et 140 000 € ne correspond qu’aux coûts de N.

131. Pour l’exercice N+1, l’amortissement dérogatoire calculé est de 50 000−1 116,6750\,000 - 1\,116{,}67 et le taux d’impôt est de 25 %. Quel montant d’économie d’impôt en résulte ?

36 662,50 €
279,17 €
12 500,00 €
12 220,83 €

12 220,83 €

Explication

L’amortissement dérogatoire vaut 50 000−1 116,67=48 883,33 €50\,000 - 1\,116{,}67 = 48\,883{,}33\ €. L’économie d’impôt est donc 48 883,33×25%=12 220,83 €48\,883{,}33 \times 25\% = 12\,220{,}83\ € ; 12 500 € applique le taux au montant avant déduction, et 279,17 € au seul amortissement de 1 116,67 €.

132. Une entreprise détient des titres cotés qui ne sont ni des titres de participation ni des TIAP. Quelle base doit-elle utiliser pour calculer leur dépréciation ?

La valeur tenant compte des perspectives à moyen terme.
La valeur d’utilité.
Le cours moyen du dernier mois.
La valeur probable de négociation.

Le cours moyen du dernier mois.

Explication

Pour les autres titres immobilisés et les valeurs mobilières de placement cotés, la dépréciation se calcule à partir du cours moyen du dernier mois. La valeur d’utilité concerne les titres de participation, l’approche fondée sur les perspectives à moyen terme les TIAP, et la valeur probable de négociation les titres non cotés.

133. Une entreprise détient des VMP cotées et des titres non cotés. Pour examiner une baisse anormale et momentanée, quelles valeurs doit-elle analyser ?

Les autres titres immobilisés et les titres non cotés, à partir du cours d’acquisition
Les autres titres immobilisés et les VMP cotées, à partir du cours moyen du dernier mois
Tous les titres immobilisés et les VMP, à partir du cours du jour de clôture
Les VMP cotées seules, à partir du cours moyen de l’exercice

Les autres titres immobilisés et les VMP cotées, à partir du cours moyen du dernier mois

Explication

La règle concerne les autres titres immobilisés et les VMP cotées, et s’apprécie selon l’évolution du cours moyen du dernier mois. L’extension à tous les titres élargit indûment son champ, le cours de clôture ou de l’exercice substitue une autre période, et les titres non cotés ne relèvent pas de cette règle.

134. Pour étudier une baisse sur le dernier mois, une entreprise dispose d’une série de cours quotidiens. Quelle méthode permet de calculer le cours moyen corrigé et de vérifier l’accès à l’exception ?

Conserver les six cours extrêmes, puis vérifier si l’écart dépasse 10 %
Écarter les trois cours les plus bas et les trois plus hauts, puis appliquer un seuil de 5 %
Écarter les trois cours les plus proches de la moyenne, puis vérifier si l’écart dépasse 10 %
Écarter les trois cours les plus bas et les trois plus hauts, puis vérifier si l’écart dépasse 10 %

Écarter les trois cours les plus bas et les trois plus hauts, puis vérifier si l’écart dépasse 10 %

Explication

Le cours corrigé s’obtient en écartant les trois valeurs les plus basses et les trois plus hautes; l’exception peut s’appliquer si l’écart dépasse 10 %. Écarter les cours proches ou conserver les extrêmes inverse la méthode, tandis qu’un seuil de 5 % ne respecte pas le seuil prévu.

135. Une entreprise veut compenser une moins-value liée à une baisse anormale par des plus-values latentes. Quelle méthode respecte les règles de compensation ?

Retenir les plus-values calculées au cours d’acquisition et compenser dans la même catégorie
Retenir les plus-values normales calculées avec le plus bas des deux cours moyens et compenser dans la même catégorie
Retenir les plus-values normales calculées avec le plus bas des deux cours moyens et compenser entre catégories
Retenir les plus-values normales calculées avec le plus haut des deux cours moyens et compenser dans la même catégorie

Retenir les plus-values normales calculées avec le plus bas des deux cours moyens et compenser dans la même catégorie

Explication

La plus-value normale se détermine à partir du plus bas du cours moyen normal et du cours corrigé, et la compensation est limitée aux titres de même catégorie. Le cours le plus haut surestime la plus-value, la compensation entre catégories est interdite, et le cours d’acquisition ne remplace pas la comparaison des deux cours moyens.

136. Pour les 220 titres A, le cours moyen normal est de 47 €, le cours corrigé de 46 € et la valeur d’entrée totale de 9 300 €. Quelle plus-value est utilisable pour compenser une moins-value ?

3,727 € pour les 220 titres
1 040 € pour les 220 titres
9 300 € pour les 220 titres
820 € pour les 220 titres

820 € pour les 220 titres

Explication

Le cours le plus bas est 46 € : la plus-value par titre vaut 46−9 300220=3,72746 - \frac{9\,300}{220} = 3{,}727 €, puis 3,727×220≈8203{,}727 \times 220 \approx 820 €. Retenir 47 € correspond au cours moyen normal plutôt qu’au cours corrigé; 3,727 € est le montant par titre, et 9 300 € est la valeur d’entrée.

137. Quel élément d’une immobilisation corporelle répond à la définition d’un composant ?

Un actif incorporel acquis séparément et exploité hors de l’immobilisation corporelle
Une partie de l’immobilisation ayant la même durée et le même rythme d’avantages que la structure
Une dépense d’entretien sans durée d’utilisation propre ni renouvellement prévu
Un élément ayant une durée propre et remplacé périodiquement ou procurant des avantages à un rythme différent

Un élément ayant une durée propre et remplacé périodiquement ou procurant des avantages à un rythme différent

Explication

Un composant est un élément d’une immobilisation corporelle ayant sa propre durée et qui est remplacé à intervalles réguliers ou procure des avantages selon un rythme différent. Une dépense d’entretien ordinaire n’est pas en soi un composant, un actif incorporel distinct relève d’une autre catégorie, et une partie au rythme identique à la structure ne répond pas à la distinction décrite.

138. Une machine comprend une pièce ayant une durée d’utilisation différente de celle de la structure. Sa valeur atteint 15 % du coût de la machine, qui est un bien meuble. Quel critère permet de la distinguer comme composant ?

Le caractère significatif est atteint au seuil de 1 % applicable aux biens immeubles
Le caractère significatif est atteint au seuil de 1 % applicable aux biens meubles
Le caractère significatif est atteint au seuil de 15 % applicable aux biens meubles
Le caractère significatif est atteint au seuil de 15 % applicable aux biens immeubles

Le caractère significatif est atteint au seuil de 15 % applicable aux biens meubles

Explication

Pour un bien meuble, le seuil de significativité relatif est de 15 %, et la pièce présente aussi une durée différente de celle de la structure. Le seuil de 1 % concerne les biens immeubles; l’absence de rythme différent ferait défaut à une condition distincte, tandis que la valeur absolue de 500 € n’est pas le critère mobilisé dans cette situation.

139. Une entreprise identifie une pièce destinée à être remplacée régulièrement et un programme pluriannuel de grande révision. Comment doit-elle distinguer leur traitement comptable ?

Comptabiliser séparément la pièce et la grande révision comme composants obligatoires
Comptabiliser séparément la pièce de première catégorie et choisir composant ou provision pour la grande révision
Traiter la pièce comme une provision et la grande révision comme un composant obligatoire
Choisir composant ou provision pour la pièce et comptabiliser séparément la grande révision

Comptabiliser séparément la pièce de première catégorie et choisir composant ou provision pour la grande révision

Explication

Les éléments de première catégorie, destinés à être remplacés régulièrement, doivent être comptabilisés séparément; les grosses révisions de seconde catégorie peuvent être comptabilisées comme composants ou faire l’objet d’une provision. Inverser les règles attribue à chaque catégorie le traitement de l’autre, et rendre facultative la séparation de la pièce méconnaît l’obligation prévue.

140. Un projet de développement satisfait plusieurs conditions, mais l’entreprise ne peut pas évaluer de façon fiable les dépenses qui lui sont attribuables. Peut-elle activer ces frais ?

Non, car les frais de développement sont traités comme des coûts de recherche
Oui, dès lors que les avantages économiques futurs sont probables
Non, l’évaluation fiable des dépenses attribuables est l’un des six critères requis
Oui, si les ressources nécessaires sont disponibles malgré l’absence d’évaluation fiable

Non, l’évaluation fiable des dépenses attribuables est l’un des six critères requis

Explication

L’activation des frais de développement exige le respect des six critères, dont l’évaluation fiable des dépenses attribuables; l’absence de ce critère empêche l’activation. Des avantages probables ou des ressources disponibles ne remplacent pas les autres conditions, et la règle de comptabilisation en charges concerne les coûts de recherche.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Annexe et normalisation comptable.

Par quel texte l’ANC a-t-elle été créée, et à quelle date ?

Par l’ordonnance n° 2009-79 du 22 janvier 2009.

Quel organisme national assure la normalisation comptable en France ?

L’ANC.

En quelle année l’IASC a-t-il été fondé ?

En 1973.

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Consultez la fiche de révision complète sur Annexe et normalisation comptable.

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