QCM : Capitalisme, économie et management — 66 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment les économistes définissent-ils principalement l’entreprise dans la théorie standard ?

Comme une administration coordonnant les services collectifs et les dépenses publiques
Comme un marché interne organisant les échanges entre consommateurs et producteurs
Comme une institution juridique répartissant les droits entre plusieurs associés
Comme une fonction de production transformant des inputs en outputs et visant le profit

Comme une fonction de production transformant des inputs en outputs et visant le profit

Explication

Dans la théorie standard, l’entreprise est analysée comme une firme qui transforme des inputs en outputs et cherche à maximiser son profit. La définition juridique s’intéresse plutôt aux statuts et aux formes de sociétés.

2. Quelle distinction correspond à l’analyse juridique et à l’analyse économique de l’entreprise ?

Le juriste mesure les profits, tandis que l’économiste classe les sociétés selon leur responsabilité
Le juriste distingue les formes d’entreprises, tandis que l’économiste étudie surtout la firme comme fonction de production
Le juriste analyse les outputs, tandis que l’économiste sépare les sociétés de personnes et de capitaux
Le juriste assimile toute entreprise à une société, tandis que l’économiste étudie principalement ses contrats

Le juriste distingue les formes d’entreprises, tandis que l’économiste étudie surtout la firme comme fonction de production

Explication

Le juriste distingue notamment l’entrepreneur individuel, les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux, alors que l’économiste privilégie l’analyse de la firme comme fonction de production. Un entrepreneur individuel n’est donc pas juridiquement une société.

3. Quel périmètre correspond à l’étude du management des firmes visée ici ?

Les associations sans but lucratif organisant des activités collectives dans une économie mixte
Les firmes privées à but lucratif opérant dans une économie de marché du point de vue du dirigeant
Les entreprises publiques poursuivant des objectifs sociaux sous la responsabilité de l’État
Les administrations publiques chargées de fournir des services collectifs dans une économie administrée

Les firmes privées à but lucratif opérant dans une économie de marché du point de vue du dirigeant

Explication

Le périmètre retenu concerne les firmes privées à but lucratif, étudiées dans une économie de marché et du point de vue du dirigeant. Les entreprises publiques et les administrations appartiennent à un autre cadre d’analyse.

4. Comment l’économie est-elle caractérisée comme discipline scientifique ?

Comme une science naturelle expliquant la production des ressources par des lois physiques
Comme une science sociale étudiant les comportements liés à la création et à la distribution des richesses
Comme une discipline juridique définissant les droits de propriété et les obligations contractuelles
Comme une technique de gestion évaluant la rentabilité des entreprises à partir de leurs comptes

Comme une science sociale étudiant les comportements liés à la création et à la distribution des richesses

Explication

L’économie est une branche des sciences sociales qui étudie les comportements humains liés à la création et à la distribution des richesses au moyen d’hypothèses et de théories réfutables. La gestion et le droit poursuivent des objets d’étude différents.

5. Quelle caractéristique définit l’homo œconomicus ?

Un modèle théorique d’agent rationnel classant ses préférences et maximisant sa satisfaction sous contrainte
Un décideur public qui répartit les ressources selon des règles imposées par une administration
Un individu réel dont les décisions sont systématiquement exemptes d’erreurs et d’influences psychologiques
Un agent collectif qui choisit ses objectifs sans hiérarchiser ses préférences ni comparer ses résultats

Un modèle théorique d’agent rationnel classant ses préférences et maximisant sa satisfaction sous contrainte

Explication

L’homo œconomicus est un être théorique supposé rationnel, capable de classer ses préférences et de maximiser sa satisfaction ou son profit sous contrainte. Cette construction ne décrit pas parfaitement les comportements réels, souvent marqués par des erreurs.

6. Une entreprise doit choisir ses facteurs pour atteindre une production donnée au moindre coût : quelle règle néoclassique applique-t-elle ?

Elle classe ses préférences afin de choisir le panier consommé
Elle maximise l’utilité des consommateurs sous leur contrainte budgétaire
Elle minimise ses coûts pour une production donnée
Elle maximise ses coûts afin d’accroître la quantité produite

Elle minimise ses coûts pour une production donnée

Explication

Dans la théorie néoclassique, le producteur peut minimiser ses coûts pour une production donnée. La maximisation de l’utilité sous contrainte budgétaire correspond au comportement du consommateur.

7. Laquelle de ces propositions fait partie des postulats de l’économie néoclassique ?

Les agents prennent leurs décisions avec une information partielle et des interactions permanentes
Les entreprises privilégient une solution satisfaisante lorsque l’optimum est difficile à calculer
Les individus forment leurs préférences à partir de filtres mentaux qui déforment l’information
Les agents agissent indépendamment avec une information complète et sans coût

Les agents agissent indépendamment avec une information complète et sans coût

Explication

Les postulats néoclassiques incluent l’action indépendante des agents ainsi qu’une information complète et sans coût. La recherche d’une solution satisfaisante renvoie plutôt à la rationalité limitée étudiée par l’économie comportementale.

8. Quelle situation illustre la rationalité limitée décrite par Herbert Simon ?

Un agent choisit une solution satisfaisante plutôt que de rechercher la solution optimale
Un agent dispose d’une information complète et compare sans coût toutes les possibilités disponibles
Un agent classe toutes ses préférences et calcule sans erreur l’option qui maximise son résultat
Un agent applique les axiomes de rationalité afin de rendre ses choix parfaitement cohérents

Un agent choisit une solution satisfaisante plutôt que de rechercher la solution optimale

Explication

La rationalité limitée désigne le fait que les humains ne respectent pas en permanence les axiomes de la rationalité et recherchent souvent une solution satisfaisante. Le calcul parfaitement optimal correspond davantage à l’homo œconomicus néoclassique.

9. Quels coûts relèvent des coûts de transaction ?

Les dépenses liées à la comparaison des prix, à la négociation et au contrôle de la qualité
Les dépenses liées au recrutement, à la formation et à la rémunération des salariés
Les dépenses liées à la conception technique, au stockage et au transport des produits finis
Les dépenses liées à l’achat des matières premières, à la fabrication et à l’entretien des machines

Les dépenses liées à la comparaison des prix, à la négociation et au contrôle de la qualité

Explication

Les coûts de transaction concernent l’organisation des échanges marchands, notamment la comparaison des prix, la négociation et le contrôle de la qualité. Les dépenses de fabrication et d’entretien relèvent plutôt des coûts de production.

10. Selon Ronald Coase, dans quelle situation une firme a-t-elle intérêt à internaliser une transaction ?

Lorsque les entreprises cherchent à remplacer la coordination économique par une concurrence accrue entre vendeurs
Lorsque les coûts de transaction du marché deviennent assez élevés pour rendre l’organisation interne plus efficace
Lorsque la production interne entraîne des coûts supérieurs à ceux d’un échange organisé par le marché
Lorsque les coûts de transaction du marché diminuent et rendent les échanges externes plus avantageux

Lorsque les coûts de transaction du marché deviennent assez élevés pour rendre l’organisation interne plus efficace

Explication

Pour Coase, la firme apparaît lorsque les coûts de recours au marché deviennent suffisamment élevés pour que l’internalisation soit plus efficace. Lorsque le marché présente des coûts plus faibles, l’échange externe reste préférable.

11. Quelle distinction décrit correctement la sélection adverse et l’aléa moral ?

La sélection adverse concerne la qualité contrôlée après l’échange, tandis que l’aléa moral concerne les prix comparés avant l’échange
La sélection adverse suit le contrat avec un comportement modifié, tandis que l’aléa moral précède le contrat avec une information cachée
La sélection adverse précède le contrat avec une information cachée, tandis que l’aléa moral suit le contrat et modifie le comportement
La sélection adverse décrit un signal envoyé après le contrat, tandis que l’aléa moral décrit un signal envoyé avant la négociation

La sélection adverse précède le contrat avec une information cachée, tandis que l’aléa moral suit le contrat et modifie le comportement

Explication

La sélection adverse survient avant la signature en raison d’une information cachée, alors que l’aléa moral apparaît après la signature lorsqu’un agent modifie son comportement. Les deux problèmes se distinguent donc par leur moment d’apparition et leur mécanisme.

12. Quel exemple correspond à la théorie du signal dans un contexte d’asymétrie d’information ?

Un acheteur compare les prix affichés par plusieurs vendeurs avant de choisir une voiture d’occasion
Une entreprise en difficulté maintient ses dividendes afin d’influencer la perception des investisseurs
Un producteur réduit ses coûts de fabrication pour augmenter sa marge sur un bien vendu
Un salarié change son comportement après la signature de son contrat parce qu’il est moins surveillé

Une entreprise en difficulté maintient ses dividendes afin d’influencer la perception des investisseurs

Explication

La théorie du signal analyse les actions destinées à influencer la perception d’autrui en situation d’incertitude, comme le maintien des dividendes par une entreprise en difficulté. La comparaison des prix relève plutôt des coûts de transaction.

13. Quelle relation comptable permet de calculer le produit intérieur brut à partir des valeurs ajoutées ?

PIB=(productioninvestissement)PIB = \sum (production - investissement)
PIB=(VA+consommation)PIB = \sum (VA + consommation)
PIB=(salaires+importations)PIB = \sum (salaires + importations)
PIB=VAPIB = \sum VA

$$PIB = \sum VA$$

Explication

Le PIB correspond à la somme des valeurs ajoutées produites par les unités économiques. La consommation en provenance de tiers intervient dans le calcul de chaque valeur ajoutée, mais elle n’est pas ajoutée une seconde fois au PIB.

14. Un PIB passe de 105 à 110 entre deux années : quel est le taux de croissance correspondant ?

0,95 %
4,76 %
5,00 %
10,50 %

4,76 %

Explication

Le taux de croissance se calcule par 110105105×100\frac{110-105}{105} \times 100, soit environ 4,76 %. Le passage de 105 à 110 indique une variation du PIB, et non un niveau de richesse mesuré à une date donnée.

15. Quel exemple illustre le mieux une externalité négative ?

Une famille achète un logement dont la valeur augmente avec le temps
Une entreprise vend un produit innovant à ses clients à un prix librement fixé
Un salarié reçoit une rémunération correspondant à sa contribution productive
Une usine pollue l’air des habitants voisins sans leur verser de compensation

Une usine pollue l’air des habitants voisins sans leur verser de compensation

Explication

Une externalité négative est un effet défavorable subi par des tiers sans être nécessairement intégré au prix du marché, comme la pollution imposée aux riverains. Une vente ou une rémunération relève plutôt d’un échange directement pris en compte dans le marché.

16. Quel instrument Arthur Cecil Pigou propose-t-il pour réduire une externalité négative ?

Une subvention qui récompense les activités les plus polluantes
Une taxe qui intègre le coût social de l’activité
Une baisse générale des salaires dans les secteurs concernés
Une interdiction des échanges entre producteurs et consommateurs

Une taxe qui intègre le coût social de l’activité

Explication

La taxe pigouvienne fait supporter à l’émetteur le coût social de l’externalité, afin de rapprocher le coût privé du coût collectif. Une subvention aux activités polluantes renforcerait au contraire l’incitation à produire cette nuisance.

17. Quelle différence caractérise les institutions inclusives par rapport aux institutions extractives ?

Elles remplacent les marchés par une planification administrative complète
Elles favorisent une large participation économique et l’innovation
Elles limitent la prise de risque pour préserver les équilibres existants
Elles concentrent les ressources au profit de groupes restreints

Elles favorisent une large participation économique et l’innovation

Explication

Les institutions inclusives permettent à un grand nombre d’acteurs de participer à l’économie, d’investir et d’innover. Les institutions extractives organisent plutôt l’appropriation des ressources au bénéfice de groupes restreints.

18. Quel ensemble de conditions institutionnelles soutient le plus directement l’investissement et la croissance ?

Une corruption tolérée et une réglementation appliquée de façon imprévisible
Une presse contrôlée et un accès réservé aux marchés
Des droits de propriété garantis et une justice indépendante
Une insécurité juridique associée à une faible protection des investisseurs

Des droits de propriété garantis et une justice indépendante

Explication

La protection des droits de propriété et l’indépendance de la justice sécurisent les décisions d’investissement et favorisent l’activité économique. La corruption et l’insécurité juridique découragent l’investissement en augmentant l’incertitude et les coûts.

19. Que désigne la vibrance dans l’analyse de la prospérité économique ?

Une situation où les entreprises évitent toute expérimentation pour limiter les pertes
Une organisation économique fondée sur la stabilité des techniques existantes
Un état d’esprit favorable à l’entreprise, au risque et à l’innovation
Une politique publique centrée sur la réduction des dépenses des entreprises

Un état d’esprit favorable à l’entreprise, au risque et à l’innovation

Explication

La vibrance désigne une disposition favorable à l’entreprise, à la prise de risque, à l’innovation et à l’expérimentation. Elle ne correspond donc pas à une attitude de prudence qui éviterait les changements techniques ou organisationnels.

20. Selon la théorie du déversement d’Alfred Sauvy, comment des gains de productivité peuvent-ils contribuer à l’emploi ?

Ils augmentent les prix, ce qui réduit la demande et élargit l’emploi
Ils remplacent la demande par une accumulation de capital sans débouchés
Ils réduisent les prix, stimulent la demande et peuvent créer de nouveaux emplois
Ils diminuent la production et empêchent toute création d’emplois nouveaux

Ils réduisent les prix, stimulent la demande et peuvent créer de nouveaux emplois

Explication

Les gains de productivité peuvent accroître les volumes produits et réduire les prix, ce qui stimule la demande et favorise la création de nouveaux emplois. Leur effet ne se limite donc pas à une diminution directe des besoins de travail dans les activités existantes.

21. Une économie connaît une croissance de la production de 5 %, une hausse du travail de 2 % et une hausse du capital de 1 % : quelle est la productivité globale des facteurs selon la règle donnée ?

6 %
2 %
3 %
8 %

2 %

Explication

La productivité globale des facteurs se calcule par différence entre la croissance de la production et l’augmentation des facteurs : 5(2+1)=2%5 - (2 + 1) = 2\%. Elle mesure l’efficacité de la combinaison du travail et du capital, et non la quantité de ces facteurs.

22. Quelle distinction entre invention et innovation est correcte ?

L’invention concerne la vente, tandis que l’innovation concerne la quantité de capital utilisée
L’invention est une découverte, tandis que l’innovation en est l’application économique ou organisationnelle
L’invention est une application commerciale, tandis que l’innovation est une découverte scientifique
L’invention désigne une organisation productive, tandis que l’innovation désigne une ressource naturelle

L’invention est une découverte, tandis que l’innovation en est l’application économique ou organisationnelle

Explication

L’invention correspond à la découverte scientifique, alors que l’innovation traduit son application dans l’économie ou l’organisation. Une découverte ne devient donc pas automatiquement une innovation sans mise en application.

23. Dans le modèle de Solow, quel élément explique la plus grande part de la croissance tout en restant exogène ?

Le progrès technique, qui explique environ 80 % de la croissance
La consommation, qui explique environ 80 % de la croissance
Le travail, qui explique environ 80 % de la croissance
Le capital, qui explique environ 80 % de la croissance

Le progrès technique, qui explique environ 80 % de la croissance

Explication

Le modèle de Solow attribue au progrès technique une contribution majeure, évaluée à environ 80 % de la croissance, tout en le traitant comme un résidu exogène. Le capital et le travail sont bien des facteurs de croissance, mais ils ne correspondent pas à cet élément résiduel.

24. Quel ensemble de caractéristiques définit le mieux le capitalisme ?

La propriété privée, le marché et la recherche du profit
L’autosuffisance locale, le troc et la stabilité des prix
La propriété collective, le rationnement et l’égalité des revenus
La propriété publique, la planification et la redistribution

La propriété privée, le marché et la recherche du profit

Explication

Le capitalisme repose sur la propriété privée des moyens de production, la coordination par le marché et la recherche du profit. La planification et la propriété publique renvoient plutôt à un système économique administré.

25. Pourquoi les révolutions industrielles se distinguent-elles de la croissance préindustrielle ?

Elles combinent progrès technologiques, nouvelles énergies et transformations sociales
Elles reposent principalement sur l’extension des échanges agricoles et artisanaux
Elles dépendent d’une réduction de la consommation énergétique dans les ateliers
Elles résultent surtout d’une accumulation monétaire sans changement des techniques

Elles combinent progrès technologiques, nouvelles énergies et transformations sociales

Explication

Les révolutions industrielles associent des innovations technologiques et de nouvelles sources d’énergie à des transformations sociétales et politiques. La croissance préindustrielle était davantage limitée par l’absence de progrès technique important.

26. Comment Spinoza distingue-t-il le désir de la passion ?

Le désir cherche le profit matériel, tandis que la passion refuse toute orientation
Le désir dépend des institutions, tandis que la passion résulte des échanges marchands
Le désir exprime l’essence humaine, tandis que la passion repose sur une idée inadéquate
Le désir provient d’une idée inadéquate, tandis que la passion guide lucidement l’action

Le désir exprime l’essence humaine, tandis que la passion repose sur une idée inadéquate

Explication

Pour Spinoza, le désir constitue l’essence de l’homme et peut être orienté, alors que la passion est un désir lié à une idée inadéquate. La confusion consiste à attribuer au désir lui-même le caractère mal orienté de la passion.

27. Quelle organisation est présentée comme nécessaire pour éviter l’autodestruction d’un capitalisme totalement libre ?

Un marché sans intervention publique et des décisions individuelles spontanées
Un État régulateur, des institutions stables et des règles sociales acceptées
Une administration centrale fixant les prix et supprimant la propriété privée
Une économie fermée privilégiant la production nationale et les échanges limités

Un État régulateur, des institutions stables et des règles sociales acceptées

Explication

Selon Noam Chomski, le capitalisme doit être encadré par un État, des institutions stables et des règles sociales reconnues. Un marché totalement libre ne fournit pas, dans cette analyse, les mécanismes suffisants pour assurer sa durabilité.

28. Quelle thèse Karl Polanyi défend-il dans La Grande transformation, publiée en 1944 ?

Le marché constitue la seule forme durable de coordination économique
Les États ont cessé d’intervenir dans l’économie pendant les guerres mondiales
La croissance économique dépend principalement de la disparition des institutions sociales
Une économie durable exige un mécanisme efficace de régulation

Une économie durable exige un mécanisme efficace de régulation

Explication

Polanyi montre qu’un système économique ne peut fonctionner durablement sans régulation efficace. La régulation peut prendre plusieurs formes, car les États ont notamment remplacé certains mécanismes de marché pendant les deux guerres mondiales.

29. Comment Michel Beaud caractérise-t-il l’évolution historique du capitalisme ?

Il s’est adapté aux changements technologiques, sociaux et sociétaux sans s’effondrer totalement
Il s’est développé sans transformation institutionnelle grâce à la stabilité des techniques
Il a disparu après les premières crises en laissant place à une économie entièrement planifiée
Il a conservé les mêmes institutions malgré les révolutions industrielles et les crises

Il s’est adapté aux changements technologiques, sociaux et sociétaux sans s’effondrer totalement

Explication

Michel Beaud décrit un capitalisme capable de transformer ses institutions face aux révolutions industrielles et aux crises, sans disparaître complètement. L’idée d’une continuité institutionnelle intacte contredit cette capacité d’adaptation.

30. Quel rôle le calvinisme et le luthéranisme ont-ils joué dans le développement économique de l’Europe du Nord ?

Ils ont favorisé une culture de l’effort propice au développement économique
Ils ont remplacé les échanges marchands par une organisation économique communautaire
Ils ont imposé une recherche individuelle du profit comme principe religieux central
Ils ont défendu une limitation du travail afin de préserver les hiérarchies sociales

Ils ont favorisé une culture de l’effort propice au développement économique

Explication

Le calvinisme et le luthéranisme ont contribué à diffuser une culture de l’effort favorable au développement économique, notamment en Europe du Nord. Cette notion ne se confond pas avec la simple recherche individuelle du profit.

31. Quelle mesure illustre l’intervention de Colbert dans la modernisation économique de la France ?

La création d’une économie fermée reposant sur la disparition du commerce international
La création de plus de 400 manufactures royales pour soutenir l’industrialisation
La délégation de la politique industrielle aux corporations sans intervention de l’État
La suppression des manufactures publiques au profit d’entreprises entièrement privées

La création de plus de 400 manufactures royales pour soutenir l’industrialisation

Explication

Colbert a contribué à moderniser la France en créant plus de 400 manufactures royales, ce qui soutenait son industrialisation. Ces manufactures témoignent d’une intervention directe de l’État, et non d’une industrialisation fondée sur le secteur privé seul.

32. Que signifie la « vibrance » chez Edmund Phelps dans La prospérité de masse ?

Une organisation industrielle qui remplace l’initiative individuelle par la planification
Une disposition religieuse qui valorise l’effort sans encourager l’innovation
Un état d’esprit qui pousse à entreprendre et à accepter des risques
Une politique publique qui garantit les revenus des entrepreneurs débutants

Un état d’esprit qui pousse à entreprendre et à accepter des risques

Explication

Pour Phelps, la vibrance désigne un état d’esprit favorable à l’entreprise, dans lequel les individus acceptent de prendre des risques et d’entreprendre. Elle renvoie donc à une attitude individuelle dynamique plutôt qu’à une garantie publique des revenus.

33. Quelles libertés et garanties économiques la Déclaration des droits de l’homme de 1789 affirme-t-elle ?

La liberté du commerce extérieur, l’abolition des impôts et la propriété publique des terres
La primauté de la propriété collective, la fixation des prix et l’égalité des patrimoines
La souveraineté des corporations, la hiérarchie juridique et la limitation de l’initiative économique
L’égalité des citoyens, la protection de la propriété privée et la liberté d’entreprendre

L’égalité des citoyens, la protection de la propriété privée et la liberté d’entreprendre

Explication

La Déclaration affirme l’égalité des citoyens, l’inviolabilité de la propriété privée dans l’article 17 et la liberté d’entreprendre reconnue par l’article 4. Elle ne remplace donc pas la propriété privée par une propriété collective ni par un contrôle général des prix.

34. Quelle représentation François Quesnay publie-t-il en 1758 pour décrire la circulation des richesses dans l’économie ?

La loi des débouchés
Le Tableau économique
Le calcul de l’utilité marginale
La richesse des nations

Le Tableau économique

Explication

Le Tableau économique de François Quesnay représente la circulation des richesses entre les secteurs de l’économie. La richesse des nations d’Adam Smith traite notamment de la division du travail, et non de cette représentation.

35. Selon les économistes classiques, quel facteur explique principalement la valeur d’un bien ?

La quantité de travail incorporée
La quantité de monnaie en circulation
L’intensité de l’utilité marginale
Le niveau de la demande anticipée

La quantité de travail incorporée

Explication

Pour les classiques, la valeur d’un bien dépend de la quantité de travail incorporée dans ce bien. L’utilité marginale appartient plutôt à l’approche néoclassique, tandis que les deux autres éléments ne constituent pas leur principe central de valeur.

36. Quel mécanisme Adam Smith met-il en évidence avec l’exemple de la fabrique d’épingles dans La richesse des nations, publiée en 1776 ?

La concurrence supprime la spécialisation des tâches
La demande détermine directement la quantité de travail
La monnaie transforme les rendements décroissants en rendements croissants
La division du travail accroît la productivité

La division du travail accroît la productivité

Explication

Adam Smith montre que la division et la spécialisation des tâches permettent d’augmenter la productivité dans la fabrique d’épingles. La demande, la monnaie et la concurrence ne constituent pas le mécanisme illustré par cet exemple précis.

37. Que soutient la loi des débouchés formulée par Jean-Baptiste Say ?

Le coût marginal fixe le prix indépendamment de l’offre
La demande détermine la valeur par l’utilité marginale
L’offre crée sa propre demande
La production accrue entraîne une crise générale des débouchés

L’offre crée sa propre demande

Explication

La loi des débouchés affirme qu’une production crée les revenus permettant d’acheter cette production, de sorte qu’il n’existe pas de problème général de débouchés. L’utilité marginale et le coût marginal relèvent d’autres raisonnements économiques.

38. Quelle transformation énergétique caractérise le fonctionnement d’un moteur à vapeur ?

La chaleur de la vapeur devient une énergie mécanique
Le combustible solide devient directement une énergie lumineuse
L’électricité accumulée devient une énergie chimique
La pression de l’air devient une énergie nucléaire

La chaleur de la vapeur devient une énergie mécanique

Explication

Le moteur à vapeur convertit l’énergie thermique de la vapeur produite par une chaudière en énergie mécanique capable d’actionner des pistons ou des roues. La transformation décrite ne correspond ni à un moteur électrique ni à un procédé chimique ou nucléaire.

39. Une entreprise augmente sa production et constate que son coût par unité diminue : quel phénomène cela illustre-t-il ?

Une utilité marginale décroissante
Des rendements décroissants
Une baisse de la demande globale
Des rendements croissants

Des rendements croissants

Explication

Les rendements croissants correspondent à une baisse des coûts unitaires lorsque la production augmente. Les rendements décroissants désignent au contraire une hausse de production de plus en plus faible obtenue grâce à un facteur supplémentaire au-delà d’un certain seuil.

40. Quel ensemble de technologies et de secteurs est associé à la seconde révolution industrielle ?

L’imprimerie, la boussole, la poudre et les moulins à eau
L’électricité, le téléphone, la chimie et le moteur à combustion
La vapeur, les corporations, l’agriculture vivrière et le troc
La traction animale, le textile artisanal, la voile et la métallurgie ancienne

L’électricité, le téléphone, la chimie et le moteur à combustion

Explication

La seconde révolution industrielle repose notamment sur l’électricité, le téléphone, la pharmacie, l’industrie chimique et le moteur à combustion. Les autres ensembles renvoient à des techniques plus anciennes ou omettent les innovations caractéristiques de cette période.

41. Quelle hypothèse décrit le comportement d’un agent selon l’approche néoclassique ?

Il agit principalement selon les traditions de son groupe
Il est rationnel et cherche à maximiser son utilité
Il prend ses décisions avec une information nécessairement limitée
Il privilégie la coopération informelle à son intérêt individuel

Il est rationnel et cherche à maximiser son utilité

Explication

Les néoclassiques supposent que les agents sont rationnels, disposent d’une information complète et cherchent à maximiser leur utilité. La coopération informelle, les traditions et l’information limitée appartiennent à d’autres analyses du comportement organisationnel ou économique.

42. Quels éléments caractérisent l’organisation scientifique du travail de Frederick Winslow Taylor ?

La planification, la spécialisation et la rémunération au mérite
La coopération informelle, les valeurs communes et les relations interpersonnelles
La tradition, le charisme et les règles de succession
La gestion financière, la sécurité et les opérations commerciales

La planification, la spécialisation et la rémunération au mérite

Explication

Taylor fonde l’organisation scientifique du travail sur la planification, la division et la spécialisation des tâches, ainsi que sur une rémunération au mérite. La coopération informelle renvoie plutôt à Barnard, tandis que les autres propositions regroupent des notions étrangères à son dispositif central.

43. Quelles sont les six opérations de l’administration distinguées par Henri Fayol ?

Technique, commerciale, financière, administrative, sécurité et comptabilité
Production, consommation, échange, distribution, publicité et recherche
Planification, motivation, recrutement, innovation, vente et transport
Juridique, politique, culturelle, sociale, militaire et diplomatique

Technique, commerciale, financière, administrative, sécurité et comptabilité

Explication

Fayol distingue les opérations technique, commerciale, financière, administrative, de sécurité et de comptabilité. Cette classification concerne les fonctions de l’administration et ne se confond pas avec les étapes générales de la production ou de la vente.

44. Quelle distinction oppose correctement les approches de Taylor et de Fayol ?

Taylor organise l’atelier, tandis que Fayol organise la direction
Taylor analyse les règles légales, tandis que Fayol étudie le charisme
Taylor défend les relations informelles, tandis que Fayol rejette la planification
Taylor étudie la direction, tandis que Fayol mesure les gestes ouvriers

Taylor organise l’atelier, tandis que Fayol organise la direction

Explication

Taylor se concentre sur l’organisation de la production au niveau de l’atelier, alors que Fayol analyse la direction par la planification, l’administration et le contrôle. Les relations informelles sont associées à Barnard, et les règles légales ou le charisme à la typologie de Weber.

45. Selon Chester Barnard, quelle condition favorise une efficience durable dans l’organisation ?

La volonté de coopérer et une organisation informelle fondée sur des relations communes
La standardisation des gestes et une rémunération calculée selon le rendement
La concentration des décisions et l’application de règles administratives détaillées
La succession traditionnelle et l’obéissance aux qualités personnelles du dirigeant

La volonté de coopérer et une organisation informelle fondée sur des relations communes

Explication

Pour Barnard, l’efficience durable dépend de la coopération volontaire des salariés et d’une organisation informelle reposant sur des relations interpersonnelles et des valeurs communes. La standardisation appartient à Taylor, tandis que les deux autres propositions renvoient à des formes d’autorité ou de direction différentes.

46. Selon Ferdinand Lassalle, vers quoi les salaires tendent-ils mécaniquement ?

Vers le minimum vital
Vers une rémunération identique entre métiers
Vers un revenu fixé par l’État
Vers le niveau maximal de productivité

Vers le minimum vital

Explication

La loi d’airain des salaires décrit une tendance mécanique des rémunérations vers le minimum vital. Elle ne signifie pas que les gains de productivité empêchent toute hausse des salaires.

47. Quelle initiative caractérise la conception pragmatique du socialisme développée par Robert Owen ?

Réduire les salaires pour accélérer l’accumulation industrielle
Améliorer les conditions ouvrières par l’éducation et la coopération
Remplacer les ateliers par une administration étatique centralisée
Organiser la production autour de la concurrence entre travailleurs

Améliorer les conditions ouvrières par l’éducation et la coopération

Explication

Robert Owen cherche à améliorer concrètement la vie ouvrière, notamment par l’éducation et le mouvement coopératif. Son approche ne repose pas sur une réduction des salaires ni sur la concurrence entre travailleurs.

48. Quel dispositif correspond à la définition du familistère associé à Jean-Baptiste Godin ?

Une caisse de crédit réservée aux entrepreneurs de l’industrie
Un habitat communautaire doté d’équipements collectifs pour les familles ouvrières
Une association politique destinée à coordonner les syndicats ouvriers
Une usine organisée autour d’un contrôle strict des temps de production

Un habitat communautaire doté d’équipements collectifs pour les familles ouvrières

Explication

Le familistère réunit plusieurs familles ouvrières dans un établissement communautaire comprenant des équipements comme un théâtre, des cours du soir et une piscine. Il ne désigne ni une caisse de crédit ni une organisation syndicale.

49. Que met en évidence l’effet Hawthorne dans l’organisation du travail ?

La hausse des salaires constitue la principale source de toute motivation
La surveillance hiérarchique suffit à obtenir l’engagement des salariés
La dégradation matérielle entraîne mécaniquement une baisse de productivité
L’attention portée aux salariés peut accroître motivation et productivité

L’attention portée aux salariés peut accroître motivation et productivité

Explication

L’effet Hawthorne montre que l’attention accordée aux salariés peut renforcer leur motivation et leur productivité, même lorsque les conditions matérielles se dégradent. Cette interprétation se distingue d’une motivation expliquée principalement par le salaire.

50. Quelles formes de leadership Kurt Lewin distingue-t-il ?

Paternaliste, contractuel et charismatique
Autoritaire, démocratique et laisser-faire
Directif, participatif et bureaucratique
Centralisé, décentralisé et collégial

Autoritaire, démocratique et laisser-faire

Explication

Kurt Lewin distingue les leaderships autoritaire, démocratique et laisser-faire. Les autres séries mélangent des modes de direction ou des formes d’organisation qui ne correspondent pas à cette classification.

51. Dans l’expérience menée par Coch et French à Harwood, quel effet produit l’implication totale des salariés dans les décisions de changement ?

Elle ralentit la production tout en renforçant le contrôle hiérarchique
Elle accroît les départs malgré une participation plus importante
Elle maintient la productivité en supprimant les discussions collectives
Elle améliore la productivité sans provoquer de départs

Elle améliore la productivité sans provoquer de départs

Explication

À Harwood, l’implication totale des salariés dans les décisions de changement améliore la productivité et n’entraîne aucun départ. Le résultat ne correspond donc ni à une hausse des départs ni à une suppression des échanges collectifs.

52. Quelle opposition caractérise les théories X et Y de Douglas McGregor ?

La théorie X suppose l’évitement du travail, tandis que la théorie Y reconnaît responsabilité et créativité
La théorie X décrit la créativité, tandis que la théorie Y considère le travail comme répulsif
La théorie X valorise l’autocontrôle, tandis que la théorie Y impose une surveillance étroite
La théorie X privilégie la négociation, tandis que la théorie Y repose sur la compétition individuelle

La théorie X suppose l’évitement du travail, tandis que la théorie Y reconnaît responsabilité et créativité

Explication

La théorie X suppose que les salariés évitent le travail et doivent être contrôlés, alors que la théorie Y leur attribue des capacités de responsabilité, de créativité et d’autocontrôle. La surveillance étroite correspond donc à la logique de X, et non à celle de Y.

53. Dans l’analyse de Michel Crozier, pourquoi une zone d’incertitude procure-t-elle du pouvoir à un individu ou à un groupe ?

Parce qu’il détient automatiquement l’autorité liée à son titre hiérarchique
Parce qu’il dispose d’un budget supérieur à celui des autres services
Parce qu’il applique une règle stable connue de tous les membres
Parce qu’il contrôle une situation imprévisible dont les autres dépendent

Parce qu’il contrôle une situation imprévisible dont les autres dépendent

Explication

Une zone d’incertitude donne du pouvoir lorsqu’un acteur contrôle une situation imprévisible qui affecte les autres membres de l’organisation. Le pouvoir ne découle donc pas nécessairement du titre hiérarchique ou du montant du budget.

54. Comment Cyert et March conçoivent-ils l’entreprise ?

Comme un mécanisme qui transforme les ressources sans conflits internes
Comme une coalition négociant entre des objectifs parfois divergents
Comme une structure où tous les acteurs partagent spontanément le même objectif
Comme une boîte noire maximisant automatiquement le profit

Comme une coalition négociant entre des objectifs parfois divergents

Explication

Cyert et March présentent l’entreprise comme une coalition d’individus et une arène de négociation entre objectifs parfois divergents. La représentation d’une boîte noire maximisant automatiquement le profit relève plutôt de la théorie classique.

55. Une entreprise dispose de ressources suffisantes, mais ses procédures internes les utilisent mal et réduisent son efficacité. Quel concept décrit cette situation ?

La planification stratégique
La zone d’incertitude
La double boucle d’apprentissage
L’inefficience-X

L’inefficience-X

Explication

L’inefficience-X désigne le déficit d’efficacité provenant d’une organisation inadaptée des ressources et des processus de travail. La double boucle concerne la modification des règles de décision, tandis que la zone d’incertitude renvoie à une source de pouvoir.

56. Une entreprise corrige une erreur en appliquant les procédures existantes, puis modifie ces procédures après avoir interrogé leur pertinence. Quelle distinction d’Argyris et Schön cette situation illustre-t-elle ?

Le premier geste relève de la simple boucle et le second de la double boucle
Les deux gestes relèvent de la simple boucle car ils répondent au même problème
Le premier geste relève de la double boucle et le second de la simple boucle
Les deux gestes relèvent de la double boucle car ils modifient nécessairement l’organisation

Le premier geste relève de la simple boucle et le second de la double boucle

Explication

L’apprentissage en simple boucle résout un problème sans remettre en cause les règles, tandis que l’apprentissage en double boucle examine et modifie ces règles. La seconde action constitue donc le passage à la double boucle.

57. Quelle caractéristique distingue une firme capitaliste d’une firme managériale ?

La firme capitaliste appartient à l’État, tandis que la firme managériale appartient à plusieurs familles
La firme capitaliste associe propriété du capital et direction, tandis que la firme managériale les sépare
La firme capitaliste sépare propriété du capital et direction, tandis que la firme managériale les associe
La firme capitaliste confie la direction aux salariés, tandis que la firme managériale la confie aux créanciers

La firme capitaliste associe propriété du capital et direction, tandis que la firme managériale les sépare

Explication

Dans une firme capitaliste, une même famille peut posséder le capital et diriger l’entreprise. La firme managériale distingue au contraire les actionnaires propriétaires des managers dirigeants.

58. Quelle relation entre innovation et emploi correspond au mécanisme décrit par Joseph Schumpeter ?

Les gains de productivité peuvent accroître les salaires, stimuler la consommation et soutenir l’emploi à long terme
Les gains de productivité augmentent les profits sans modifier les salaires, la consommation ou l’emploi
Les gains de productivité réduisent les salaires, contractent la consommation et diminuent l’emploi à long terme
Les gains de productivité interrompent la consommation et orientent l’emploi vers le seul secteur industriel

Les gains de productivité peuvent accroître les salaires, stimuler la consommation et soutenir l’emploi à long terme

Explication

L’innovation peut produire des gains de productivité qui augmentent les salaires et la consommation dans d’autres secteurs, ce qui favorise l’emploi à long terme. La réduction immédiate de certains besoins de travail ne résume donc pas l’ensemble du mécanisme.

59. Quelle évolution caractérise les Trente Glorieuses selon Jean Fourastié ?

De 1950 à 1973, la croissance économique annuelle moyenne dépend principalement des exportations
De 1946 à 1973, la croissance économique annuelle moyenne dépasse 5 %
De 1973 à 1985, la croissance économique annuelle moyenne dépasse 5 %
De 1946 à 1969, la croissance économique annuelle moyenne reste inférieure à 3 %

De 1946 à 1973, la croissance économique annuelle moyenne dépasse 5 %

Explication

Jean Fourastié associe les Trente Glorieuses à une période allant de 1946 à 1973, marquée par une croissance annuelle moyenne supérieure à 5 %. L’année 1973 correspond à la fin de cette dynamique, notamment avec les chocs pétroliers.

60. Que montrent Berle et Means dans leur ouvrage publié en 1932 sur les grandes sociétés cotées ?

La dispersion du capital peut séparer la propriété de l’entreprise de son contrôle effectif
La dispersion du capital peut transférer le contrôle de l’entreprise aux consommateurs
La concentration du capital peut réunir la propriété de l’entreprise et son contrôle familial
La concentration du capital peut remplacer les managers par des représentants de l’État

La dispersion du capital peut séparer la propriété de l’entreprise de son contrôle effectif

Explication

Berle et Means montrent que lorsque le capital est dispersé entre de nombreux actionnaires, le contrôle de l’entreprise peut se dissocier de sa propriété. Cette situation correspond à la firme managériale, et non à une entreprise familiale intégrée.

61. Dans quelle situation une entreprise correspond-elle à la définition d’une firme managériale ?

Les actionnaires détiennent le capital et des managers professionnels exercent le pouvoir de gestion
Les salariés détiennent le capital et délèguent la production à des fournisseurs indépendants
Les créanciers détiennent le capital et confient la gestion aux représentants de l’État
Une famille détient le capital et assure directement la direction quotidienne de l’entreprise

Les actionnaires détiennent le capital et des managers professionnels exercent le pouvoir de gestion

Explication

La firme managériale repose sur une séparation entre la propriété, détenue par les actionnaires, et la gestion, exercée par des managers professionnels. Une famille qui cumule propriété et direction correspond plutôt à une firme capitaliste.

62. Quel changement de pouvoir peut résulter d’un capital dispersé entre des milliers d’actionnaires ?

Les salariés prennent le contrôle du conseil d’administration et imposent une baisse générale de la production
Les actionnaires renforcent leur direction quotidienne et abandonnent progressivement leurs droits de propriété
Les créanciers remplacent les managers et orientent la stratégie vers le remboursement immédiat des dettes
Les managers obtiennent un pouvoir effectif et peuvent privilégier la croissance ou leur image au profit maximal

Les managers obtiennent un pouvoir effectif et peuvent privilégier la croissance ou leur image au profit maximal

Explication

La dispersion du capital rend le contrôle direct des actionnaires plus difficile et accroît le pouvoir effectif des managers. Ceux-ci peuvent alors rechercher la croissance, leur influence ou leur image plutôt que la maximisation du profit des actionnaires.

63. Quelle distinction entre firme capitaliste et firme managériale est correcte ?

Dans la firme capitaliste, les managers possèdent le capital ; dans la firme managériale, une famille dirige les actionnaires
Dans la firme capitaliste, l’État contrôle les dirigeants ; dans la firme managériale, les créanciers possèdent l’entreprise
Dans la firme capitaliste, une personne ou famille cumule propriété et direction ; dans la firme managériale, elles sont séparées
Dans la firme capitaliste, les actionnaires délèguent la propriété ; dans la firme managériale, les salariés détiennent le capital

Dans la firme capitaliste, une personne ou famille cumule propriété et direction ; dans la firme managériale, elles sont séparées

Explication

La firme capitaliste réunit généralement la propriété du capital et la direction chez une même personne ou famille. Dans la firme managériale, les actionnaires possèdent le capital tandis que des managers professionnels dirigent l’entreprise.

64. Comment John Kenneth Galbraith résume-t-il la montée du pouvoir managérial ?

La main visible de l’État se substitue progressivement à la main invisible des actionnaires
La main visible du manager se substitue progressivement à la main invisible du marché
La main invisible du marché se substitue progressivement à la main visible du manager
La main invisible des salariés se substitue progressivement à la main visible des créanciers

La main visible du manager se substitue progressivement à la main invisible du marché

Explication

Pour Galbraith, les grandes organisations sont de plus en plus coordonnées par les managers, ce qui correspond à la montée de la main visible. La main invisible désigne au contraire la coordination par le marché.

65. Quelle transformation intervient dans le capitalisme depuis le milieu des années 1970 ?

Le capitalisme managérial cède progressivement la place au capitalisme financier, qui redonne du pouvoir aux actionnaires
Le capitalisme industriel cède progressivement la place au capitalisme familial, qui concentre les décisions dans les salariés
Le capitalisme financier cède progressivement la place au capitalisme managérial, qui renforce le pouvoir des dirigeants
Le capitalisme financier cède progressivement la place au capitalisme public, qui confie les décisions aux administrations

Le capitalisme managérial cède progressivement la place au capitalisme financier, qui redonne du pouvoir aux actionnaires

Explication

Depuis le milieu des années 1970, les actionnaires reprennent progressivement de l’influence et imposent davantage la création de valeur actionnariale. Cette évolution marque le passage du capitalisme managérial au capitalisme financier.

66. Quelle pratique correspond au fonctionnement du capitalisme financier ?

Orienter la gestion vers la production par la diversification des activités, l’embauche publique et la limitation des investissements
Orienter la gestion vers l’autonomie des managers par l’augmentation des coûts, l’intégration et l’accumulation des stocks
Orienter la gestion vers le rendement des actionnaires par la réduction des coûts, l’externalisation et les rachats d’actions
Orienter la gestion vers l’emploi par la nationalisation des filiales, la hausse des salaires et la baisse des dividendes

Orienter la gestion vers le rendement des actionnaires par la réduction des coûts, l’externalisation et les rachats d’actions

Explication

Le capitalisme financier vise la maximisation du rendement des actionnaires, notamment grâce à la réduction des coûts, à l’externalisation et aux rachats d’actions. Ces pratiques diffèrent d’une stratégie centrée prioritairement sur l’autonomie managériale ou l’emploi.

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Comment les économistes définissent-ils l’entreprise ?

Une firme transformant des inputs en outputs pour maximiser le profit.

Quelle distinction le juriste fait-il concernant les formes d’entreprise ?

Entrepreneur individuel, sociétés de personnes et sociétés de capitaux.

Quel est le principal objet d’analyse de l’économiste concernant l’entreprise ?

La firme comme fonction de production.

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