QCM : Commerce international et protectionnisme (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le libre-échange comme théorie et comme réalité ?

La théorie décrit des échanges peu entravés, tandis que la réalité défend l’ouverture comme principe économique.
La théorie vise à réduire les importations, tandis que la réalité organise des échanges soumis à des quotas.
La théorie protège les producteurs nationaux, tandis que la réalité supprime les restrictions aux échanges.
La théorie défend l’ouverture des échanges, tandis que la réalité désigne des échanges effectivement peu entravés.

La théorie défend l’ouverture des échanges, tandis que la réalité désigne des échanges effectivement peu entravés.

Explication

Comme théorie, le libre-échange soutient l’ouverture ; comme réalité, il décrit des échanges qui circulent avec peu d’entraves. La confusion consiste à attribuer à la théorie la description concrète qui caractérise la réalité.

2. Quelle proposition décrit le protectionnisme à la fois comme doctrine, politique et réalité ?

Une doctrine visant à uniformiser les normes, une politique supprimant les droits de douane et une réalité de concurrence sans entraves entre pays.
Une doctrine centrée sur l’équilibre monétaire, une politique favorisant les exportations et une réalité de libre circulation des capitaux étrangers.
Une doctrine défendant la libre circulation, une politique supprimant les contrôles et une réalité d’échanges sans discrimination envers les intérêts étrangers.
Une doctrine défendant notamment la souveraineté ou le développement, une politique encadrant les échanges et une réalité de restrictions envers les intérêts étrangers.

Une doctrine défendant notamment la souveraineté ou le développement, une politique encadrant les échanges et une réalité de restrictions envers les intérêts étrangers.

Explication

Le protectionnisme peut renvoyer à une doctrine poursuivant divers objectifs, à une politique qui réduit ou encadre les échanges, ou à une réalité de restrictions et de discriminations envers les intérêts étrangers. La libre circulation sans discrimination décrit plutôt une situation de faible entrave aux échanges.

3. Un gouvernement impose des quotas, accorde des subventions aux producteurs nationaux et réserve certains marchés publics aux entreprises locales. Comment qualifier ces mesures ?

Ce sont des mesures de libre-échange qui facilitent l’accès des producteurs étrangers au marché.
Ce sont des règles de coopération qui harmonisent les habitudes de consommation entre pays.
Ce sont des instruments protectionnistes qui réduisent ou orientent la concurrence étrangère.
Ce sont des politiques de change destinées à rendre les monnaies nationales plus comparables.

Ce sont des instruments protectionnistes qui réduisent ou orientent la concurrence étrangère.

Explication

Les quotas, les subventions et les préférences dans les marchés publics figurent parmi les instruments protectionnistes. L’harmonisation des habitudes de consommation relève plutôt des interactions commerciales, et non de ces mesures de restriction ou de soutien.

4. Quelle idée Montesquieu formule-t-il dans De l’esprit des lois au sujet du commerce et de la paix ?

Les échanges favorisent la paix en uniformisant les politiques fiscales des nations partenaires.
Les échanges rendent les nations indépendantes, ce qui supprime les raisons de maintenir la paix.
Les échanges conduisent à la paix lorsque les nations cessent d’être en concurrence économique.
Les échanges créent une dépendance réciproque entre les nations, ce qui porte naturellement à la paix.

Les échanges créent une dépendance réciproque entre les nations, ce qui porte naturellement à la paix.

Explication

Montesquieu relie le commerce à la paix par la dépendance réciproque qu’il crée entre les nations qui échangent. L’uniformisation des politiques fiscales n’est pas le mécanisme avancé dans cette idée.

5. Comment les échanges commerciaux peuvent-ils contribuer à réduire l’attrait de la guerre ?

Ils remplacent les relations entre nations par des accords militaires et réduisent ainsi les tensions commerciales.
Ils rendent les normes plus éloignées et les modes de vie moins familiers, ce qui renforce les relations diplomatiques.
Ils augmentent le coût d’opportunité d’un conflit et rapprochent normes, habitudes et modes de vie par les interactions.
Ils diminuent le coût d’opportunité d’un conflit et rapprochent les nations en supprimant leurs échanges économiques.

Ils augmentent le coût d’opportunité d’un conflit et rapprochent normes, habitudes et modes de vie par les interactions.

Explication

Le commerce peut rendre la guerre plus coûteuse en augmentant ce à quoi les pays renonceraient, tout en rapprochant les sociétés par les interactions. La suppression des échanges n’est pas le mécanisme de rapprochement décrit ici.

6. Dans l’estimation de Martin, Mayer et Thoenig, quel résultat distingue l’ouverture bilatérale de l’ouverture multilatérale concernant la probabilité de conflit ?

À ouverture multilatérale constante, une hausse bilatérale la réduit ; à ouverture bilatérale constante, une hausse multilatérale l’augmente.
Une hausse bilatérale comme une hausse multilatérale l’augmente, dès lors que l’autre forme d’ouverture reste constante.
Une hausse bilatérale comme une hausse multilatérale la réduit, dès lors que l’autre forme d’ouverture reste constante.
À ouverture multilatérale constante, une hausse bilatérale l’augmente ; à ouverture bilatérale constante, une hausse multilatérale la réduit.

À ouverture multilatérale constante, une hausse bilatérale la réduit ; à ouverture bilatérale constante, une hausse multilatérale l’augmente.

Explication

Leur estimation associe une hausse de l’ouverture bilatérale à une baisse significative du risque de conflit, mais une hausse de l’ouverture multilatérale à une hausse de ce risque, toutes choses égales par ailleurs dans la comparaison. Inverser les deux effets constitue la confusion la plus directe.

7. Quels mécanismes expliquent la prospérité attribuée au libre-échange ?

Une productivité stable, une qualité inchangée et une diversité plus grande des biens et services disponibles.
Une productivité réduite, une qualité améliorée et une diversité plus grande des biens et services disponibles.
Une productivité accrue, une qualité améliorée et une diversité plus grande des biens et services disponibles.
Une productivité accrue, une qualité diminuée et une diversité plus faible des biens et services disponibles.

Une productivité accrue, une qualité améliorée et une diversité plus grande des biens et services disponibles.

Explication

La prospérité associée au libre-échange repose sur la hausse de productivité, l’amélioration de la qualité et l’accroissement de la diversité. Une qualité diminuée contredit directement l’un de ces mécanismes.

8. Selon Adam Smith, quel lien existe entre la division du travail et l’étendue du marché ?

La division du travail accroît la productivité, et son approfondissement dépend du niveau des droits de douane.
La division du travail réduit la productivité, et son approfondissement dépend de la rareté du marché accessible.
La division du travail accroît la productivité, et son approfondissement dépend de la taille du marché accessible.
La division du travail reste indépendante de la productivité, tandis que son approfondissement dépend des salaires.

La division du travail accroît la productivité, et son approfondissement dépend de la taille du marché accessible.

Explication

Smith soutient que la division du travail augmente la productivité et que son approfondissement est limité ou favorisé par l’étendue du marché. Le niveau des droits de douane n’est pas le facteur déterminant indiqué dans cette relation.

9. Pourquoi est-il difficile d’isoler empiriquement les gains strictement ricardiens du commerce ?

Parce que les données commerciales ne permettent pas de mesurer les prix avant et après l’ouverture.
Parce que les gains liés aux échanges apparaissent seulement lorsque les technologies sont identiques entre pays.
Parce que l’ouverture modifie simultanément la spécialisation, les intrants, les techniques et la concurrence.
Parce que les gains ricardiens dépendent uniquement des variations de change et des politiques budgétaires.

Parce que l’ouverture modifie simultanément la spécialisation, les intrants, les techniques et la concurrence.

Explication

L’ouverture commerciale agit à la fois sur plusieurs dimensions, ce qui empêche d’attribuer facilement les résultats à la seule réallocation fondée sur l’avantage comparatif. Les variations de change et les politiques budgétaires ne sont pas le problème d’identification décrit ici.

10. Quelle ouverture commerciale a été étudiée par Bernhofen et Brown comme une expérience naturelle ?

L’ouverture du Japon au commerce au début de l’ère Meiji, en 1868.
L’ouverture du Japon au commerce en 1859.
L’ouverture de la Corée du Sud au commerce en 1992.
L’ouverture des États-Unis au commerce en 1947.

L’ouverture du Japon au commerce en 1859.

Explication

Bernhofen et Brown analysent l’ouverture japonaise de 1859 comme une expérience naturelle pour étudier les gains de l’échange. L’année 1947 correspond à l’étude de Léontief sur les États-Unis, et non à cette analyse du Japon.

11. Quelle hausse du revenu réel japonais Bernhofen et Brown attribuent-ils aux gains de réallocation après l’ouverture ?

Environ 3 à 4 % en quinze ans par rapport à l’autarcie.
Environ 8 à 9 % en quinze ans par rapport à l’autarcie.
Environ 8 à 9 % en cinq ans par rapport à l’autarcie.
Environ 8 à 9 % en quinze ans, en incluant les effets dynamiques.

Environ 8 à 9 % en quinze ans par rapport à l’autarcie.

Explication

Leur estimation situe la hausse du revenu réel à environ 8 à 9 % sur quinze ans par rapport à l’autarcie, en comptant les gains de réallocation liés à l’avantage comparatif. L’estimation ne comprend pas les effets dynamiques, contrairement à la dernière possibilité.

12. Quelle distinction sépare l’explication de l’avantage comparatif chez Ricardo de celle du modèle HOS ?

Ricardo met l’accent sur les coûts environnementaux, tandis que HOS met l’accent sur les différences de salaires.
Ricardo met l’accent sur les différences de productivité du travail, tandis que HOS met l’accent sur les dotations relatives en facteurs.
Ricardo met l’accent sur les différences de technologie, tandis que HOS met l’accent sur les préférences des consommateurs.
Ricardo met l’accent sur les dotations relatives en facteurs, tandis que HOS met l’accent sur les différences de productivité du travail.

Ricardo met l’accent sur les différences de productivité du travail, tandis que HOS met l’accent sur les dotations relatives en facteurs.

Explication

La théorie ricardienne explique l’avantage comparatif par les différences de productivité du travail, alors que HOS l’explique par les dotations factorielles relatives. La deuxième possibilité inverse précisément les explications des deux modèles.

13. Selon le modèle HOS, comment un pays détermine-t-il les biens dans lesquels il se spécialise ?

Il produit les biens dont la demande intérieure est la plus forte, en supposant des dotations factorielles identiques.
Il produit les biens qui utilisent intensément le facteur dont il est relativement abondant, avec des technologies identiques entre pays.
Il produit les biens pour lesquels sa technologie est la plus avancée, même si les dotations factorielles sont semblables.
Il produit les biens qui utilisent intensément le facteur dont il est relativement rare, avec des technologies identiques entre pays.

Il produit les biens qui utilisent intensément le facteur dont il est relativement abondant, avec des technologies identiques entre pays.

Explication

HOS relie la spécialisation à l’abondance relative des facteurs et suppose que les technologies sont identiques d’un pays à l’autre. La deuxième possibilité reprend l’idée des dotations factorielles, mais inverse le facteur utilisé intensivement.

14. Quel résultat Léontief a-t-il obtenu en testant le modèle HOS sur les États-Unis de 1947 ?

Les exportations étaient plus intensives en capital que les importations potentielles, avec un rapport capital-travail environ 30 % supérieur.
Les exportations et les importations potentielles avaient une intensité en travail comparable, avec un rapport capital-travail presque identique.
Les exportations étaient plus intensives en travail que les importations potentielles, avec un rapport capital-travail environ 30 % inférieur.
Les exportations étaient plus intensives en travail que les importations potentielles, avec un rapport capital-travail environ 30 % supérieur.

Les exportations étaient plus intensives en travail que les importations potentielles, avec un rapport capital-travail environ 30 % inférieur.

Explication

Léontief a constaté que les exportations américaines étaient plus intensives en travail que les importations potentielles et que leur rapport capital-travail était environ 30 % inférieur. La troisième possibilité conserve l’intensité en travail, mais inverse le sens de l’écart de capital-travail.

15. Quelle explication du paradoxe de Léontief tient compte du niveau de qualification des travailleurs ?

Attribuer les différences de qualification aux écarts de technologie peut faire apparaître les exportations américaines comme intensives en travail non qualifié.
Distinguer travail qualifié et non qualifié peut faire apparaître les importations potentielles américaines comme intensives en travail qualifié.
Regrouper les travailleurs qualifiés et non qualifiés peut faire apparaître les exportations américaines comme intensives en capital.
Distinguer travail qualifié et non qualifié peut faire apparaître les exportations américaines comme intensives en travail qualifié.

Distinguer travail qualifié et non qualifié peut faire apparaître les exportations américaines comme intensives en travail qualifié.

Explication

La distinction entre travail qualifié et non qualifié permet de considérer les exportations américaines comme intensives en travail qualifié. La deuxième possibilité attribue cette intensité aux importations potentielles plutôt qu’aux exportations.

16. Une entreprise augmente sa productivité en important des intrants plus performants, sans changer son procédé de fabrication : de quel mécanisme s’agit-il ?

De l’incorporation de technologie dans les biens importés, qui améliore les intrants sans modifier les méthodes de production.
De la diffusion informationnelle, qui remplace les intrants importés par des équipements fabriqués localement.
De la diffusion matérielle, qui transforme les méthodes de production par la circulation d’idées et de standards.
De l’adoption de méthodes étrangères, qui améliore les intrants sans modifier les méthodes de production.

De l’incorporation de technologie dans les biens importés, qui améliore les intrants sans modifier les méthodes de production.

Explication

La technologie incorporée aux biens importés accroît la productivité en fournissant de meilleurs intrants, sans changer les méthodes de production. L’adoption de méthodes étrangères, contrairement à ce mécanisme, transforme la manière de produire.

17. Comment le canal informationnel favorise-t-il la diffusion de méthodes de production étrangères ?

Par le remplacement des échanges commerciaux par des règles communes de production.
Par les biens importés, qui transmettent matériellement le savoir-faire de production.
Par l’importation d’équipements, qui accroît la qualité des intrants sans transmettre de pratiques.
Par la circulation d’idées et de standards, qui favorise l’imitation des méthodes.

Par la circulation d’idées et de standards, qui favorise l’imitation des méthodes.

Explication

Le canal informationnel transmet des méthodes par les échanges d’idées et de standards, ce qui favorise l’imitation. Le passage du savoir-faire par les biens importés correspond plutôt au canal matériel.

18. Quel effet du libre-échange Adam Smith met-il en avant dans La richesse des nations face aux monopoles locaux ?

Il limite leur pouvoir et leurs rentes grâce à la concurrence étrangère, au bénéfice des consommateurs.
Il renforce leur pouvoir en protégeant les producteurs nationaux de la concurrence étrangère.
Il remplace les monopoles locaux par des monopoles étrangers qui contrôlent les prix.
Il accroît les rentes locales en réservant le marché aux entreprises déjà établies.

Il limite leur pouvoir et leurs rentes grâce à la concurrence étrangère, au bénéfice des consommateurs.

Explication

Smith présente la concurrence étrangère comme un moyen de limiter le pouvoir des monopoles locaux et leurs rentes, tout en protégeant les consommateurs. L’idée d’une protection accrue des producteurs inverse le mécanisme attribué au libre-échange.

19. Dans son étude des entreprises manufacturières ivoiriennes autour de la réforme commerciale de 1985, quelle évolution Ann E. Harrison observe-t-elle ?

La productivité globale a doublé après la réforme et a progressé deux fois plus vite dans les secteurs les plus protégés.
La productivité globale a triplé après la réforme et a progressé quatre fois plus vite dans les secteurs les moins protégés.
La productivité globale est restée stable après la réforme, malgré une hausse dans les secteurs les moins protégés.
La productivité globale a triplé avant la réforme et a progressé quatre fois plus vite dans les secteurs les plus protégés.

La productivité globale a triplé après la réforme et a progressé quatre fois plus vite dans les secteurs les moins protégés.

Explication

Harrison observe un triplement de la productivité globale après la réforme et une progression quatre fois plus rapide dans les secteurs les moins protégés. L’affirmation qui situe la croissance la plus rapide dans les secteurs les plus protégés inverse le résultat sectoriel.

20. Après une libéralisation commerciale, une entreprise protégée voit ses marges se réduire ; quelle réaction explique la hausse de productivité attendue ?

La baisse des marges augmente directement la productivité, sans modifier les incitations de l’entreprise.
La protection accrue du marché réduit les marges et pousse l’entreprise à améliorer son organisation.
La concurrence comprime son pouvoir de marché et l’incite à améliorer son organisation et son efficacité pour survivre.
La concurrence élargit son pouvoir de marché et l’incite à accroître ses marges en réduisant sa production.

La concurrence comprime son pouvoir de marché et l’incite à améliorer son organisation et son efficacité pour survivre.

Explication

La libéralisation réduit le pouvoir de marché et les marges des firmes protégées, ce qui les incite à gagner en efficacité pour survivre. La baisse des marges ne produit pas mécaniquement la hausse de productivité : celle-ci vient de l’incitation à mieux s’organiser.

21. Selon Adam Smith, quel effet l’élargissement du marché peut-il avoir sur la division du travail et la gamme des produits ?

Il rend la spécialisation indépendante de la taille du marché et stabilise la variété des produits.
Il permet une spécialisation plus poussée et favorise une plus grande variété de produits.
Il réduit la spécialisation et concentre la production sur une gamme plus restreinte de produits.
Il déplace la spécialisation vers les seuls secteurs protégés et réduit la variété des produits.

Il permet une spécialisation plus poussée et favorise une plus grande variété de produits.

Explication

Smith soutient que la division du travail est limitée par l’étendue du marché : un marché plus vaste permet une spécialisation accrue et une plus grande variété. L’idée que l’élargissement du marché réduit la spécialisation contredit cette relation.

22. Entre 1972 et 2001, comment a évolué le nombre de variétés importées par les États-Unis ?

Il a été multiplié par cinq.
Il a été multiplié par deux.
Il a été multiplié par trois.
Il a été multiplié par quatre.

Il a été multiplié par quatre.

Explication

Le nombre de variétés importées par les États-Unis a été multiplié par quatre entre 1972 et 2001. Une multiplication par deux sous-estime l’ampleur de l’augmentation rapportée par Broda et Weinstein.

23. Une entreprise accroît simultanément tous ses facteurs de production d’un facteur λ>1\lambda>1 ; quelle condition caractérise alors des rendements d’échelle croissants ?

La production obtenue augmente moins que λ\lambda fois la production initiale.
La production obtenue dépasse λ\lambda fois la production initiale.
La production obtenue égale λ\lambda fois la production initiale.
La production obtenue reste inchangée malgré l’augmentation des facteurs.

La production obtenue dépasse $$\lambda$$ fois la production initiale.

Explication

Les rendements sont croissants lorsque F(λK,λL)>λF(K,L)F(\lambda K,\lambda L)>\lambda F(K,L) : la production augmente plus que proportionnellement aux facteurs. Une hausse exactement proportionnelle correspond à des rendements constants, et non croissants.

24. Pourquoi Krugman et Helpman font-ils des rendements d’échelle croissants un argument en faveur du libre-échange ?

L’ouverture permet aux firmes d’élargir leur échelle de production et de bénéficier de rendements croissants.
L’ouverture protège les marchés nationaux et permet aux firmes de réduire leur échelle de production.
L’ouverture empêche les firmes de se spécialiser et limite les gains liés à une production plus vaste.
L’ouverture répartit la production entre davantage de petites firmes et supprime les gains d’échelle.

L’ouverture permet aux firmes d’élargir leur échelle de production et de bénéficier de rendements croissants.

Explication

Pour Krugman et Helpman, l’ouverture commerciale permet aux entreprises de produire à plus grande échelle, ce qui soutient l’argument en faveur du libre-échange. La protection des marchés nationaux ne décrit pas le mécanisme associé à cette justification.

25. Une entreprise augmente tous ses facteurs de production dans la même proportion ; dans quel cas ses rendements d’échelle sont-ils croissants ?

Sa production diminue alors que l’ensemble des facteurs augmente dans la même proportion.
Sa production augmente davantage après l’ajout d’une unité d’un seul facteur, les autres étant inchangés.
Sa production augmente davantage que proportionnellement à l’augmentation de l’ensemble des facteurs.
Sa production augmente dans la même proportion que l’augmentation de l’ensemble des facteurs.

Sa production augmente davantage que proportionnellement à l’augmentation de l’ensemble des facteurs.

Explication

Les rendements d’échelle croissants concernent une hausse simultanée de tous les facteurs et impliquent une augmentation plus que proportionnelle de la production. L’ajout d’une unité d’un seul facteur relève des rendements factoriels, qui ne mesurent pas la même chose.

26. Une entreprise bénéficie d’une meilleure disponibilité de fournisseurs spécialisés parce que son secteur s’est développé dans la région ; quel type de rendements croissants cela illustre-t-il ?

Des rendements internes, liés à la taille propre de l’entreprise.
Des rendements factoriels, liés à l’ajout d’une unité de travail.
Des économies de gamme, liées à la production conjointe de plusieurs biens.
Des rendements externes, liés à l’environnement productif de l’entreprise.

Des rendements externes, liés à l’environnement productif de l’entreprise.

Explication

Les rendements externes proviennent de l’environnement productif de l’entreprise, notamment de fournisseurs proches ou d’un bassin de compétences. Les rendements internes dépendent plutôt de la taille de la firme elle-même.

27. Une entreprise répartit ses coûts fixes sur un volume accru d’un seul bien, tandis qu’une autre réduit ses coûts en produisant ensemble deux biens ; quelle distinction s’applique ?

Les deux cas relèvent des économies d’échelle, car chacun concerne une baisse de coût.
Les deux cas relèvent des économies de gamme, car chacun concerne plusieurs unités produites.
Le premier cas relève des économies de gamme et le second des économies d’échelle.
Le premier cas relève des économies d’échelle et le second des économies de gamme.

Le premier cas relève des économies d’échelle et le second des économies de gamme.

Explication

Les économies d’échelle réduisent le coût unitaire en répartissant les coûts fixes sur davantage d’unités, tandis que les économies de gamme rendent la production conjointe de plusieurs biens moins coûteuse. La production conjointe caractérise donc les économies de gamme, et non les économies d’échelle.

28. À partir de quel critère une entreprise est-elle considérée comme une firme multinationale ?

Elle exporte des biens vers au moins deux pays étrangers.
Elle emploie des salariés de plusieurs nationalités dans un seul pays.
Elle possède ou contrôle des unités de production dans au moins deux pays.
Elle détient des participations financières dans plusieurs entreprises étrangères.

Elle possède ou contrôle des unités de production dans au moins deux pays.

Explication

Le critère tient à la présence d’unités de production que l’entreprise possède ou contrôle dans au moins deux pays. L’exportation vers plusieurs pays ne suffit pas si la production reste implantée dans un seul pays.

29. Une entreprise étrangère acquiert 12 % des droits de vote d’une société locale. Comment cette participation est-elle qualifiée selon le critère du FMI et de l’OCDE ?

Un investissement direct à l’étranger, car le seuil de 10 % est atteint.
Une participation sans influence, car elle ne représente pas la majorité.
Un investissement de portefeuille, car la participation reste inférieure à 25 %.
Une filiale contrôlée, car l’investisseur détient des droits de vote.

Un investissement direct à l’étranger, car le seuil de 10 % est atteint.

Explication

Une participation d’au moins 10 % du capital ou des droits de vote est considérée comme un investissement direct à l’étranger, car elle est censée conférer une influence sur la gestion. Elle ne constitue pas pour autant une filiale contrôlée, ce qui suppose une participation supérieure à 50 %.

30. Un investisseur détient 35 % du capital d’une entreprise étrangère. Quelle qualification correspond à cette participation ?

Une entreprise associée, sur laquelle l’investisseur exerce une influence notable sans contrôle total.
Un investissement sans influence, puisque l’investisseur ne possède pas la majorité.
Une entreprise indépendante, puisque la participation ne dépasse pas 10 %.
Une filiale contrôlée, puisque l’investisseur détient une part importante du capital.

Une entreprise associée, sur laquelle l’investisseur exerce une influence notable sans contrôle total.

Explication

Une participation comprise entre 10 % et 50 % correspond à une entreprise associée et confère une influence notable sans contrôle total. Une filiale contrôlée correspond à une participation supérieure à 50 %.

31. Dans le paradigme OLI de John Dunning, quelles conditions expliquent l’investissement d’une entreprise à l’étranger ?

Des avantages de propriété, de localisation et d’internalisation.
Des avantages de propriété, de spécialisation et d’innovation.
Une forte part de marché, des droits de douane élevés et une monnaie stable.
Des économies d’échelle, une demande locale et une main-d’œuvre peu coûteuse.

Des avantages de propriété, de localisation et d’internalisation.

Explication

Le paradigme OLI associe les avantages de propriété, de localisation et d’internalisation pour expliquer l’investissement à l’étranger. Les économies d’échelle et les conditions de demande peuvent être pertinentes dans d’autres analyses, mais ne constituent pas les trois éléments du cadre OLI.

32. Une entreprise confie une tâche à un fournisseur indépendant par contrat plutôt que de l’intégrer à sa propre hiérarchie. De quel choix s’agit-il ?

D’une filiale étrangère, car la tâche est réalisée hors de l’entreprise.
D’une externalisation, car la tâche est confiée à un prestataire indépendant.
D’une intégration verticale, car le fournisseur participe à la chaîne de production.
D’une internalisation, car l’entreprise reste responsable du résultat final.

D’une externalisation, car la tâche est confiée à un prestataire indépendant.

Explication

Externaliser consiste à confier une tâche à un fournisseur indépendant par contrat, tandis que l’internaliser revient à l’intégrer dans la hiérarchie de la firme. Le fait que l’entreprise demeure responsable du résultat ne transforme pas le contrat en organisation interne.

33. Une marque conserve en interne le design et la relation client, mais confie l’essentiel de sa production à des prestataires. Quel type de chaîne décrit cette organisation ?

Une chaîne producer-driven, qui internalise l’essentiel de la production.
Une chaîne producer-driven, qui externalise l’essentiel de la relation client.
Une chaîne buyer-driven, qui internalise l’essentiel de la production.
Une chaîne buyer-driven, qui externalise l’essentiel de la production.

Une chaîne buyer-driven, qui externalise l’essentiel de la production.

Explication

Les chaînes buyer-driven gardent en interne le design, la marque et la relation client, tout en externalisant l’essentiel de la production. Les chaînes producer-driven se distinguent par l’internalisation d’une grande partie des opérations productives.

34. Pourquoi, selon Ronald Coase, une firme peut-elle préférer organiser certaines activités en interne plutôt que de recourir de façon répétée au marché ?

Parce que la concurrence entre fournisseurs rend les prix du marché plus élevés que les salaires.
Parce que l’organisation interne supprime les coûts de production et de coordination.
Parce que les contrats de marché empêchent les fournisseurs de réaliser des économies d’échelle.
Parce que la recherche de partenaires, la négociation et le contrôle des contrats entraînent des coûts de transaction.

Parce que la recherche de partenaires, la négociation et le contrôle des contrats entraînent des coûts de transaction.

Explication

Coase souligne que les échanges répétés sur le marché engendrent des coûts de transaction, notamment pour trouver des partenaires, négocier et contrôler les contrats. L’organisation interne ne supprime pas les coûts, mais peut éviter certains de ces coûts de recours au marché.

35. Une entreprise compare le coût du recours à un fournisseur avec celui de la gestion interne d’une activité. Quelle règle guide son choix ?

Elle choisit toujours le fournisseur, car les coûts du marché sont inférieurs aux coûts internes.
Elle internalise lorsque les deux coûts sont identiques et externalise dès qu’ils varient.
Elle internalise si le recours au marché coûte davantage et externalise si l’organisation interne devient plus coûteuse.
Elle internalise si la gestion interne coûte davantage et externalise si le recours au marché devient plus coûteux.

Elle internalise si le recours au marché coûte davantage et externalise si l’organisation interne devient plus coûteuse.

Explication

L’entreprise internalise lorsque les coûts du recours au marché dépassent ceux de l’organisation interne, et externalise lorsque l’organisation interne devient plus coûteuse. La règle ne privilégie donc pas systématiquement l’une des deux formes d’organisation.

36. Comment l’importation d’intrants peut-elle contribuer à la compétitivité et aux exportations d’une entreprise ?

Des intrants moins chers ou de meilleure qualité renforcent la compétitivité, et la hausse de taille aide à amortir les coûts fixes d’importation.
Des intrants importés réduisent la qualité des produits, mais la baisse des exportations amortit les coûts fixes.
Des intrants plus coûteux renforcent la compétitivité, car ils permettent de vendre les produits à un prix supérieur.
Des intrants importés augmentent les coûts fixes, que l’entreprise amortit en réduisant son volume de production.

Des intrants moins chers ou de meilleure qualité renforcent la compétitivité, et la hausse de taille aide à amortir les coûts fixes d’importation.

Explication

Des intrants importés moins chers ou de meilleure qualité peuvent renforcer la compétitivité et soutenir les exportations ; la croissance qui en résulte permet aussi d’amortir les coûts fixes liés à l’importation. Réduire le volume de production ne favorise pas cet amortissement.

37. Deux produits ont une qualité similaire, mais se distinguent par leur apparence et leurs caractéristiques. De quel type de différenciation s’agit-il ?

D’une différenciation verticale, car les produits présentent des caractéristiques distinctes à qualité similaire.
D’une différenciation horizontale, car les produits sont identiques en qualité et en caractéristiques.
D’une différenciation horizontale, car les produits sont de qualité similaire mais présentent des caractéristiques distinctes.
D’une différenciation verticale, car l’un des produits est nécessairement de meilleure qualité.

D’une différenciation horizontale, car les produits sont de qualité similaire mais présentent des caractéristiques distinctes.

Explication

La différenciation horizontale concerne des produits de qualité similaire qui se distinguent par leurs caractéristiques réelles ou perçues. La différenciation verticale, contrairement à la confusion fréquente, porte sur des produits de qualités différentes.

38. Deux pays échangent différentes variétés d’un même type de bien. Quel concept Paul Krugman mobilise-t-il pour expliquer ce phénomène ?

La différenciation verticale, fondée sur l’échange de biens de qualités différentes.
Le commerce interbranche, fondé sur l’échange de biens de branches différentes.
La spécialisation absolue, fondée sur la production d’un seul bien par pays.
Le commerce intrabranche, lié à la différenciation des produits.

Le commerce intrabranche, lié à la différenciation des produits.

Explication

Krugman explique le commerce intrabranche par la différenciation des produits : des pays peuvent échanger des variétés d’un même bien. Le commerce interbranche désigne plutôt l’échange de biens relevant de branches différentes.

39. Deux variétés d’un produit ont une qualité comparable, mais se distinguent par leur design et leurs caractéristiques perçues. De quel type de différenciation s’agit-il ?

D’une différenciation verticale, fondée sur des goûts différents pour des produits de même qualité
D’une différenciation horizontale, fondée sur des différences entre produits de qualité comparable
D’une différenciation verticale, fondée sur des écarts de qualité entre produits
D’une spécialisation sectorielle, fondée sur des écarts de productivité entre branches

D’une différenciation horizontale, fondée sur des différences entre produits de qualité comparable

Explication

La différenciation horizontale oppose des produits de qualité comparable qui se distinguent par des caractéristiques réelles ou perçues. La différenciation verticale, distracteur plausible, concerne au contraire des produits de qualités différentes.

40. Quel économiste a expliqué le commerce intrabranche par la concurrence monopolistique et la différenciation des produits dans un article publié en 1979 ?

Raymond Vernon, dans « International Investment and International Trade in the Product Cycle »
Herbert Grubel et Peter Lloyd, dans « The Empirical Measurement of Intra-Industry Trade »
Michael Posner, dans « International Trade and Technical Change »
Paul Krugman, dans « Increasing Returns, Monopolistic Competition, and International Trade »

Paul Krugman, dans « Increasing Returns, Monopolistic Competition, and International Trade »

Explication

Paul Krugman relie le commerce intrabranche à la concurrence monopolistique et à la différenciation des produits dans son article de 1979. Grubel et Lloyd, autre attribution plausible, sont associés à la mesure empirique de ce commerce.

41. Comment calcule-t-on l’indice de Grubel-Lloyd d’une branche à partir de ses exportations XiX_i et de ses importations MiM_i ?

IITi=∣Xi−Mi∣Xi+MiIIT_i = \frac{|X_i - M_i|}{X_i + M_i}
IITi=1−Xi+Mi∣Xi−Mi∣IIT_i = 1 - \frac{X_i + M_i}{|X_i - M_i|}
IITi=XiXi+Mi−MiXi+MiIIT_i = \frac{X_i}{X_i + M_i} - \frac{M_i}{X_i + M_i}
IITi=1−∣Xi−Mi∣Xi+MiIIT_i = 1 - \frac{|X_i - M_i|}{X_i + M_i}

$$IIT_i = 1 - \frac{|X_i - M_i|}{X_i + M_i}$$

Explication

L’indice soustrait de 1 le rapport entre l’écart absolu des exportations et des importations et leur somme. La formule qui utilise directement ce rapport sans le soustraire de 1 inverse le sens de l’indice.

42. Une branche exporte pour une valeur égale à celle de ses importations. Quelle valeur prend alors l’indice de Grubel-Lloyd ?

0,5, car chaque flux représente la moitié du commerce total
Une valeur négative, car les flux équilibrés s’annulent dans l’indice
1, car les exportations et les importations sont parfaitement équilibrées
0, car les échanges ne présentent aucun écart entre les deux flux

1, car les exportations et les importations sont parfaitement équilibrées

Explication

L’indice vaut 1 lorsque les exportations et les importations sont parfaitement équilibrées. La valeur 0 correspond plutôt à des échanges réalisés dans un seul sens.

43. Après l’apparition d’un nouveau bien dans un pays innovateur, un pays importateur commence à le fabriquer lorsque l’innovation s’y est diffusée. Quel mécanisme décrit cette succession ?

Le cycle de vie du produit, où la production étrangère commence après l’implantation de filiales par l’innovateur
La réallocation des firmes, où les entreprises les moins productives remplacent les plus efficaces sur leur marché
Le commerce d’écart technologique, où l’avance de l’innovateur précède la production dans le pays importateur
La baisse du coût de la vie, où l’importation du nouveau bien déclenche directement sa fabrication locale

Le commerce d’écart technologique, où l’avance de l’innovateur précède la production dans le pays importateur

Explication

Pour Posner, l’avance technologique de l’innovateur provoque d’abord l’exportation du bien nouveau, puis sa production par le pays importateur après diffusion de l’innovation. Le cycle de vie du produit, distracteur plausible, décrit une séquence plus large de phases et de localisation de la production.

44. Que désigne le cycle de vie d’un produit ?

La succession des lieux de production d’un bien, de son pays exportateur aux marchés étrangers
La période allant de son lancement à son abandon, organisée en phases de diffusion auprès des consommateurs
La durée pendant laquelle une firme reste productive avant de quitter un secteur concurrentiel
La période pendant laquelle un pays conserve une avance technologique avant l’imitation étrangère

La période allant de son lancement à son abandon, organisée en phases de diffusion auprès des consommateurs

Explication

Le cycle de vie du produit couvre la période qui va de son lancement à son abandon et se structure en phases de diffusion auprès des consommateurs. La durée d’une avance technologique, distracteur plausible, relève plutôt de l’explication du commerce d’écart technologique.

45. Quelles sont les quatre phases successives du cycle de vie d’un produit ?

Lancement, exportation, délocalisation et abandon
Introduction, croissance, maturité et sénescence
Recherche, innovation, imitation et diffusion
Introduction, maturité, croissance et sénescence

Introduction, croissance, maturité et sénescence

Explication

Le cycle comprend l’introduction, la croissance, la maturité et la sénescence, dans cet ordre. La séquence qui place la maturité avant la croissance inverse deux phases consécutives.

46. Dans le modèle de Vernon, un produit est arrivé à maturité et des concurrents étrangers apparaissent. Quelle évolution de la production est alors attendue ?

L’innovateur implante des filiales à l’étranger, puis la production décline dans son pays d’origine, qui finit par importer le produit
Les concurrents étrangers abandonnent la production, tandis que l’innovateur développe ses exportations depuis son pays d’origine
L’innovateur cesse ses exportations et maintient la production dans son pays d’origine avant de vendre le produit à l’étranger
Le pays d’origine accroît ses importations avant que l’innovateur ne commence à fabriquer le produit sur son territoire

L’innovateur implante des filiales à l’étranger, puis la production décline dans son pays d’origine, qui finit par importer le produit

Explication

À maturité, l’innovateur implante des filiales à l’étranger face à la concurrence, puis la production diminue dans le pays d’origine, qui devient importateur du produit. Le maintien de la production d’origine accompagné d’exportations croissantes ne correspond pas à cette séquence.

47. Comment Frankel et Romer cherchent-ils à isoler l’effet causal du commerce sur le revenu ?

En comparant les prix des biens importés avant et après une baisse des coûts de transport
En reliant les variations du revenu aux changements de la composition des exportations nationales
En utilisant des variables instrumentales géographiques liées à la distance, à l’accès à la mer, au territoire et aux frontières communes
En mesurant les écarts de productivité entre les firmes exportatrices et les firmes domestiques

En utilisant des variables instrumentales géographiques liées à la distance, à l’accès à la mer, au territoire et aux frontières communes

Explication

Frankel et Romer s’appuient sur des caractéristiques géographiques qui influencent les échanges pour construire une méthode de variables instrumentales. La comparaison des prix importés, distracteur plausible, ne décrit pas leur stratégie d’identification causale.

48. Selon l’estimation de Frankel et Romer, quel effet à long terme est associé à une hausse de 1 point de pourcentage du ratio commerce/PIB ?

Une hausse du revenu par habitant d’environ 1,5 à 2 %
Une hausse du revenu par habitant d’environ 0,1 à 0,2 %
Une baisse du revenu par habitant d’environ 1,5 à 2 %
Une hausse du revenu total d’environ 15 à 20 %

Une hausse du revenu par habitant d’environ 1,5 à 2 %

Explication

Frankel et Romer estiment qu’une hausse d’un point de pourcentage du ratio commerce/PIB entraîne à long terme une progression du revenu par habitant de l’ordre de 1,5 à 2 %. L’estimation concerne le revenu par habitant, et non une hausse de 15 à 20 % du revenu total.

49. Dans la courbe de l’éléphant décrivant l’évolution des revenus mondiaux entre 1988 et 2008, quel profil caractérise le huitième décile ?

Une quasi-stagnation des revenus, malgré de forts gains pour les troisième à sixième déciles
Une progression uniforme, semblable à celle observée dans tous les déciles intermédiaires
Une forte baisse des revenus, accompagnée de gains importants pour les premier déciles
Une hausse d’environ 70 %, comparable au gain observé autour du soixantième percentile

Une quasi-stagnation des revenus, malgré de forts gains pour les troisième à sixième déciles

Explication

La courbe de l’éléphant associe de forts gains aux troisième à sixième déciles et une quasi-stagnation autour du huitième décile. Le gain d’environ 70 % concerne le soixantième percentile, et non le huitième décile.

50. Quelle mesure Alexander Hamilton préconise-t-il pour éviter que la concurrence étrangère n’écrase les manufactures naissantes ?

Une protection industrielle transitoire pour leur permettre d’atteindre la maturité
Une protection permanente afin de préserver les manufactures de la concurrence
Une ouverture commerciale immédiate pour accélérer leur spécialisation
Une aide réservée aux secteurs agricoles jusqu’à leur entrée sur les marchés étrangers

Une protection industrielle transitoire pour leur permettre d’atteindre la maturité

Explication

Dans son rapport de 1791, Hamilton soutient qu’une protection temporaire peut donner aux manufactures le temps d’atteindre la maturité. Une protection permanente ne correspond pas à la mesure transitoire qu’il préconise.

51. Quand une industrie naissante a acquis une maturité suffisante pour affronter la concurrence étrangère, que prévoit le protectionnisme éducateur ?

La protection est prolongée jusqu’à ce que l’industrie cesse de produire pour l’exportation
La protection devient permanente, afin de préserver l’industrie de nouveaux concurrents
Les barrières sont remplacées par des subventions à toutes les importations
La protection prend fin, puisque l’industrie peut désormais affronter la concurrence

La protection prend fin, puisque l’industrie peut désormais affronter la concurrence

Explication

Le protectionnisme éducateur est temporaire et vise à accompagner l’industrie jusqu’à ce qu’elle puisse affronter la concurrence étrangère. Le maintenir comme mesure permanente confond cette approche avec une protection durable.

52. Dans quelle succession Friedrich List organise-t-il les stades du développement national ?

Manufactures, agriculture, puis commerce
Agriculture, manufactures, puis commerce
Agriculture, commerce, puis manufactures
Commerce, manufactures, puis agriculture

Agriculture, manufactures, puis commerce

Explication

Pour List, le développement national passe successivement par l’agriculture, les manufactures et le commerce. Placer le commerce avant les manufactures inverse les deux derniers stades.

53. Quel risque le commerce peut-il créer, selon l’analyse de Frank Graham ?

Spécialiser un pays dans un secteur à rendements décroissants et lui faire perdre une industrie à rendements croissants
Accroître les exportations manufacturières tout en réduisant les coûts de transport internationaux
Répartir la production entre secteurs sans modifier les avantages comparatifs du pays
Spécialiser un pays dans un secteur à rendements croissants et faire disparaître ses activités agricoles

Spécialiser un pays dans un secteur à rendements décroissants et lui faire perdre une industrie à rendements croissants

Explication

Graham souligne que le commerce peut enfermer un pays dans une spécialisation à rendements décroissants et lui faire perdre une industrie à rendements croissants. La spécialisation dans les rendements croissants n’est pas le risque qu’il décrit.

54. Avec des rendements d’échelle externes, à partir de quelle condition le pays B peut-il entrer sur le marché mondial face au pays A ?

Il doit produire moins que Q*, afin de conserver des coûts inférieurs à ceux du pays A
Il doit égaler le prix mondial, même si sa production reste inférieure à Q*
Il doit attendre que le coût du pays A augmente, quelle que soit sa propre production
Il doit produire au moins la quantité Q*, seuil à partir duquel son coût devient compétitif

Il doit produire au moins la quantité Q*, seuil à partir duquel son coût devient compétitif

Explication

En dessous de Q*, le coût de production de B reste supérieur à celui de A ; atteindre ce seuil permet son entrée sur le marché mondial. Produire moins que Q* ne résout donc pas son désavantage de coût.

55. En quoi l’analyse de Graham diffère-t-elle de celle de Ricardo sur les avantages comparatifs ?

Chez Graham, l’avantage comparatif est immuable, tandis que Ricardo le fait évoluer avec le volume produit
Chez Graham, le commerce ne modifie pas la compétitivité, tandis que Ricardo la fait dépendre de la production
Chez Graham, une production suffisante peut faire évoluer un avantage initialement défavorable, tandis que Ricardo le considère immuable
Chez Graham, l’avantage dépend des salaires, tandis que Ricardo le déduit des rendements d’échelle externes

Chez Graham, une production suffisante peut faire évoluer un avantage initialement défavorable, tandis que Ricardo le considère immuable

Explication

Graham estime qu’une production suffisante peut rendre compétitif un pays initialement désavantagé, contrairement à la conception immuable de Ricardo. L’option qui attribue cette immuabilité à Graham inverse leur distinction.

56. Quelle tendance le théorème de Prebisch–Singer associe-t-il aux prix des biens primaires sur longue période ?

Ils tendent à augmenter relativement aux prix des produits manufacturés, favorisant les pays qui les exportent
Ils tendent à suivre les prix des produits manufacturés, stabilisant les recettes des pays exportateurs
Ils tendent à baisser relativement aux prix des produits manufacturés, favorisant les pays qui les importent
Ils tendent à baisser relativement aux prix des produits manufacturés, pénalisant les pays qui les exportent

Ils tendent à baisser relativement aux prix des produits manufacturés, pénalisant les pays qui les exportent

Explication

Le théorème prévoit une baisse relative des prix des biens primaires, ce qui pénalise les pays qui en sont exportateurs. Une hausse relative de ces prix aurait l’effet opposé sur leurs recettes d’exportation.

57. Un pays veut réduire sa dépendance aux importations et développer sa production nationale : quelle stratégie préconisée par Prebisch correspond à cet objectif ?

Réduire les investissements industriels afin de concentrer les ressources sur les importations
Réserver la production nationale aux biens exportés sans remplacer les produits importés
Produire sur place les biens auparavant importés grâce à l’industrialisation par substitution aux importations
Accroître l’importation de biens manufacturés grâce à une spécialisation accrue dans les produits primaires

Produire sur place les biens auparavant importés grâce à l’industrialisation par substitution aux importations

Explication

La substitution aux importations vise à produire localement les biens auparavant importés pour réduire la dépendance et développer le tissu productif national. Accroître les importations de produits manufacturés ne répond pas à cet objectif.

58. Quelle caractéristique définit la semi-périphérie dans la hiérarchie du système-monde ?

Une position centrale caractérisée par des secteurs avancés et une domination économique
Une position périphérique caractérisée par des activités arriérées et une faible intégration
Une position intermédiaire associant des secteurs homogènes et un développement uniforme
Une position intermédiaire associant des secteurs avancés et des activités arriérées

Une position intermédiaire associant des secteurs avancés et des activités arriérées

Explication

La semi-périphérie occupe une position intermédiaire et combine des secteurs avancés avec des activités arriérées. La confondre avec la périphérie efface cette combinaison caractéristique.

59. Selon Arghiri Emmanuel, comment les différentiels de salaires entre le Nord et le Sud contribuent-ils à l’échange inégal ?

Ils créent de la plus-value par l’exploitation dans l’usine, indépendamment des échanges entre pays
À productivité donnée, ils entraînent par le commerce international un transfert de valeur du Nord vers le Sud
Ils modifient les prix des biens primaires sans entraîner de transfert de valeur entre régions
À productivité donnée, ils entraînent par le commerce international un transfert de valeur du Sud vers le Nord

À productivité donnée, ils entraînent par le commerce international un transfert de valeur du Sud vers le Nord

Explication

Emmanuel relie l’écart salarial, à productivité donnée, à un transfert de valeur du Sud vers le Nord par le commerce international. L’explication par l’exploitation dans l’usine correspond à une autre analyse et non au mécanisme qu’il attribue à l’échange inégal.

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Quelles formes peut prendre le libre-échange ?

Une théorie favorable à l’ouverture, une politique organisant les échanges ou une réalité d’échanges peu entravés.

Quels objectifs peuvent motiver le protectionnisme ?

La justice, la souveraineté, la protection de l’environnement ou le développement de nouveaux secteurs.

Quelles formes peut prendre le protectionnisme ?

Une doctrine, une politique réduisant ou encadrant les échanges, ou une réalité de restrictions et de discriminations envers les intérêts étrangers.

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