QCM : Comptabilité nationale et agrégats — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit le mieux la comptabilité nationale ?

Elle décrit les décisions budgétaires publiques en distinguant les recettes fiscales des dépenses administratives.
Elle représente de façon globale et chiffrée les opérations économiques d’un pays selon une approche macroéconomique des flux.
Elle mesure les échanges commerciaux extérieurs à partir des déclarations douanières des entreprises.
Elle recense principalement les patrimoines individuels des ménages selon une approche juridique des actifs.

Elle représente de façon globale et chiffrée les opérations économiques d’un pays selon une approche macroéconomique des flux.

Explication

La comptabilité nationale offre une représentation globale, détaillée et chiffrée de l’économie nationale dans un cadre comptable fondé sur les flux. L’inventaire des patrimoines individuels ne correspond pas à son objet central, qui retrace les opérations économiques du pays.

2. Selon quel critère une unité possède-t-elle un centre d’intérêt économique sur le territoire national ?

Elle y effectue une opération commerciale au cours de l’année.
Elle y ouvre un compte bancaire utilisé pour ses paiements courants.
Elle y réalise des opérations économiques depuis au moins un an.
Elle y possède la nationalité juridique depuis au moins un an.

Elle y réalise des opérations économiques depuis au moins un an.

Explication

Le centre d’intérêt économique repose sur une présence accompagnée d’opérations économiques pendant au moins un an. La nationalité ne constitue pas le critère retenu, et une opération isolée ne suffit pas à établir cette résidence.

3. Qui a élaboré le premier système de comptabilité nationale en 1941 ?

L’Organisation des Nations unies en 1953.
L’INSEE lors de l’adoption de la base 2010.
F. Quesnay dans la France du XVIIIe siècle.
Richard Stone en Grande-Bretagne.

Richard Stone en Grande-Bretagne.

Explication

Richard Stone a élaboré en Grande-Bretagne le premier système de comptabilité nationale en 1941. F. Quesnay est associé à l’analyse antérieure du circuit économique, tandis que l’ONU a publié son propre système en 1953.

4. Quel événement caractérise l’année 1953 dans l’histoire des comptes nationaux ?

La Grande-Bretagne a élaboré le premier système sous la direction de Richard Stone.
L’ONU a publié la première version de son Système de comptabilité nationale.
La France a adopté une base comptable intégrant la recherche et développement comme investissement.
La base comptable française a réévalué le PIB de 61,8 milliards d’euros.

L’ONU a publié la première version de son Système de comptabilité nationale.

Explication

En 1953, l’ONU a publié la première version de son Système de comptabilité nationale afin de fournir un modèle commun aux pays concernés. L’élaboration britannique remonte à 1941 et la base française mentionnée appartient à 2010.

5. Dans la base comptable adoptée par la France en 2010, comment les dépenses de recherche et développement sont-elles principalement enregistrées ?

Comme des transferts courants versés par les administrations publiques.
Comme des exportations de services produites par les entreprises françaises.
Comme des consommations intermédiaires plutôt que comme des investissements.
Comme des investissements plutôt que comme des consommations intermédiaires.

Comme des investissements plutôt que comme des consommations intermédiaires.

Explication

La base 2010 classe notamment les dépenses de recherche et développement parmi les investissements, ce qui modifie leur traitement comptable. Les assimiler à des consommations intermédiaires reprend précisément la classification antérieure écartée par cette base.

6. Quel organisme coordonne la comptabilité nationale française et élabore notamment les comptes des entreprises et des ménages ?

La Direction générale du Trésor.
La Banque de France.
La Direction générale des Finances publiques.
L’INSEE.

L’INSEE.

Explication

L’INSEE coordonne la comptabilité nationale et produit notamment les comptes des entreprises, des ménages et les tableaux de synthèse. Les autres organismes cités prennent en charge des domaines spécialisés comme le reste du monde, les administrations publiques ou les comptes financiers.

7. Quel organisme établit les comptes financiers, les comptes des institutions financières et le tableau des opérations financières ?

L’INSEE.
La Banque de France.
La Direction générale des Finances publiques.
La Direction générale du Trésor.

La Banque de France.

Explication

La Banque de France établit les comptes financiers, ceux des institutions financières ainsi que le tableau des opérations financières. La Direction générale du Trésor s’occupe notamment des comptes du reste du monde, tandis que l’INSEE coordonne l’ensemble de la comptabilité nationale.

8. Quelle caractéristique distingue une unité institutionnelle d’un simple acteur économique ?

Elle produit des biens ou services destinés à la consommation finale.
Elle exerce une activité marchande et emploie plusieurs salariés permanents.
Elle appartient à un secteur public et reçoit des contributions obligatoires.
Elle dispose d’une autonomie de décision et d’une comptabilité complète ou pertinente.

Elle dispose d’une autonomie de décision et d’une comptabilité complète ou pertinente.

Explication

Une unité institutionnelle doit constituer un centre autonome de décision et disposer d’une comptabilité complète ou économiquement et juridiquement pertinente. Une activité marchande ou la présence de salariés ne suffit pas à satisfaire ces critères.

9. Quelle entité relève du secteur des ménages dans la comptabilité nationale ?

Une société produisant des équipements industriels pour le marché.
Une banque proposant des crédits aux entreprises et aux particuliers.
Une administration locale fournissant des services publics non marchands.
Un entrepreneur individuel produisant des services marchands.

Un entrepreneur individuel produisant des services marchands.

Explication

Le secteur des ménages comprend les individus et groupes de consommateurs ainsi que les entrepreneurs individuels qui produisent des biens ou services marchands. Une société, une banque ou une administration appartient à un autre secteur institutionnel.

10. Quelle activité correspond principalement à une société non financière ?

Redistribuer des revenus grâce à des contributions obligatoires des agents.
Produire des biens marchands dont les opérations sont séparées de celles des propriétaires.
Consommer des biens et services tout en proposant du travail aux entreprises.
Fournir des services d’intermédiation financière et gérer des contrats d’assurance.

Produire des biens marchands dont les opérations sont séparées de celles des propriétaires.

Explication

Les sociétés non financières produisent principalement des biens et services non financiers marchands, avec des opérations distinctes de celles de leurs propriétaires. L’intermédiation financière et l’assurance caractérisent plutôt les sociétés financières.

11. Quelle caractéristique décrit principalement les administrations publiques ?

Elles produisent surtout des services non marchands et vivent largement de contributions obligatoires.
Elles financent leurs activités par des primes d’assurance et des intérêts sur les crédits.
Elles produisent des biens marchands et tirent leurs revenus des ventes aux consommateurs.
Elles regroupent des consommateurs et des entrepreneurs individuels opérant sur les marchés.

Elles produisent surtout des services non marchands et vivent largement de contributions obligatoires.

Explication

Les administrations publiques produisent principalement des services non marchands ou effectuent des opérations de redistribution, avec des ressources provenant surtout de contributions obligatoires. Les ventes marchandes, l’assurance et les ménages renvoient à d’autres secteurs.

12. Que désigne la production dans les opérations sur les biens et services ?

La destruction progressive de la valeur d’un actif fixe au cours de son utilisation productive.
La mise en réserve de biens produits afin de les vendre lors d’une période ultérieure.
Une activité qui crée des biens ou services grâce à des facteurs de production pour satisfaire des besoins.
L’utilisation d’un bien ou service afin de satisfaire directement un besoin individuel ou collectif.

Une activité qui crée des biens ou services grâce à des facteurs de production pour satisfaire des besoins.

Explication

La production consiste à créer des biens et services au moyen de facteurs de production afin de répondre à des besoins économiques. L’utilisation d’un bien relève de la consommation, tandis que l’usure d’un actif et le stockage décrivent d’autres opérations.

13. Une entreprise vend un produit dont le prix couvre 60 % de ses coûts de production. Comment ce produit est-il classé et à quelle valeur sa production est-elle comptabilisée ?

Il est marchand et sa production est évaluée au prix final payé par le consommateur.
Il est non marchand et sa production est évaluée après ajout des marges des distributeurs.
Il est non marchand et sa production est évaluée au coût de revient supporté par le producteur.
Il est marchand et sa production est évaluée au prix de base facturé par le producteur.

Il est marchand et sa production est évaluée au prix de base facturé par le producteur.

Explication

Un produit est marchand lorsque son prix couvre plus de 50 % des coûts de production, et sa production est comptabilisée au prix de base du producteur. Ce prix exclut les marges commerciales des distributeurs et les taxes sur les produits.

14. Comment évalue-t-on une production non marchande réalisée avec des facteurs de production marchands ?

Au prix de base correspondant au montant facturé par un producteur marchand.
À la dépense de consommation finale engagée par les administrations publiques.
Au coût de revient des facteurs mobilisés pour réaliser cette production.
À la valeur des biens intermédiaires transformés pendant le processus productif.

Au coût de revient des facteurs mobilisés pour réaliser cette production.

Explication

La production non marchande réalisée avec des facteurs de production marchands est évaluée à son coût de revient. Le prix de base concerne la production marchande, tandis que les deux autres valeurs correspondent à d’autres opérations économiques.

15. Quelle opération relève de la consommation intermédiaire d’une entreprise ?

L’achat d’un logement destiné à être occupé par un ménage propriétaire.
L’achat d’un objet de valeur conservé comme réserve de patrimoine.
L’acquisition d’une machine durable conservée et utilisée pendant plusieurs années.
L’utilisation de matières premières entièrement transformées pendant la production.

L’utilisation de matières premières entièrement transformées pendant la production.

Explication

La consommation intermédiaire comprend les biens et services transformés ou entièrement consommés au cours de la production, sans inclure l’usure des actifs fixes. Une machine durable, un logement et un objet de valeur relèvent de la formation de capital ou du patrimoine.

16. Quelle relation comptable décrit la formation brute de capital ?

FBC=FBCF+ΔStocks+objets de valeurFBC = FBCF + \Delta Stocks + objets\ de\ valeur
FBC=eˊpargne+revenus de la proprieˊteˊtransfertsFBC = épargne + revenus\ de\ la\ propriété - transferts
FBC=consommation intermeˊdiaire+salaires+impo^tsFBC = consommation\ intermédiaire + salaires + impôts
FBC=exportationsimportations+consommation finaleFBC = exportations - importations + consommation\ finale

$$FBC = FBCF + \Delta Stocks + objets\ de\ valeur$$

Explication

La formation brute de capital regroupe la formation brute de capital fixe, la variation des stocks et les acquisitions d’objets de valeur. L’épargne ou les autres agrégats peuvent contribuer au financement, mais ils ne constituent pas les composantes de la FBC.

17. Quel achat est inclus dans la formation brute de capital fixe ?

Le paiement d’un service comptable consommé pendant la période de production.
L’achat de matières premières qui seront intégralement transformées au cours du mois.
L’acquisition d’un équipement durable destiné à être utilisé pendant au moins un an dans la production.
L’achat de produits finis destinés à la consommation courante des salariés.

L’acquisition d’un équipement durable destiné à être utilisé pendant au moins un an dans la production.

Explication

La FBCF comprend les biens durables acquis pour être utilisés au moins un an dans le processus de production, ainsi que certains logements et investissements publics. Les matières premières et services consommés pendant la production relèvent de la consommation intermédiaire.

18. Quelle dépense est comptabilisée en formation brute de capital fixe depuis le SEC 2010 ?

L’achat de fournitures courantes rapidement consommées dans un service administratif.
L’acquisition de matières premières transformées en produits finis durant la période.
Le paiement d’une facture d’énergie utilisée pendant le mois de production.
L’achat d’une base de données destinée à être utilisée durablement par une unité de production.

L’achat d’une base de données destinée à être utilisée durablement par une unité de production.

Explication

Depuis le SEC 2010, les achats de bases de données font partie de la FBCF, comme certaines dépenses de recherche et développement et certains équipements militaires. Les fournitures, l’énergie et les matières premières consommées relèvent de la consommation intermédiaire.

19. Comment calcule-t-on la variation des stocks d’une entreprise sur une période ?

En retranchant les entrées de stocks des sorties sans prendre en compte les pertes.
En retranchant les sorties de stocks et les pertes courantes des entrées en stocks.
En additionnant les entrées et les sorties de stocks avec les pertes courantes.
En comparant la valeur des stocks finaux aux achats d’actifs fixes de la période.

En retranchant les sorties de stocks et les pertes courantes des entrées en stocks.

Explication

La variation des stocks correspond aux entrées diminuées des sorties et des pertes courantes sur stocks. Une valeur positive constitue un investissement, tandis qu’une valeur négative correspond à un désinvestissement.

20. Quels éléments peuvent être inclus dans les coûts de stockage d’une entreprise ?

Les dépenses d’entreposage et le rendement abandonné sur les fonds immobilisés
Les frais de transport et les taxes acquittées lors de la vente
Les coûts de production et les dividendes distribués aux actionnaires
Les salaires versés aux commerciaux et les intérêts reçus des clients

Les dépenses d’entreposage et le rendement abandonné sur les fonds immobilisés

Explication

Les coûts de stockage associent des coûts directs d’entreposage et d’entretien à un coût d’opportunité correspondant au rendement abandonné sur les capitaux immobilisés. Les frais de transport et les taxes de vente ne constituent pas nécessairement les deux composantes définies ici.

21. Comment les échanges extérieurs de biens et services sont-ils définis ?

Par le franchissement des frontières nationales par des biens ou services importés ou exportés
Par les ventes réalisées par une entreprise nationale auprès de clients résidents
Par les transactions réalisées entre deux entreprises situées dans une même région
Par les mouvements de capitaux effectués entre les banques de deux pays

Par le franchissement des frontières nationales par des biens ou services importés ou exportés

Explication

Les échanges extérieurs correspondent au franchissement des frontières du territoire national par des biens et services importés ou exportés. Un simple échange entre entreprises du même territoire ne relève pas de cette définition.

22. Selon le SEC 2010, quel critère décrit principalement les échanges extérieurs ?

Le lieu de production initial des biens échangés
Le transfert de propriété entre résidents et non-résidents
La nationalité juridique des entreprises participant à l’échange
Le passage physique des marchandises à un poste frontière

Le transfert de propriété entre résidents et non-résidents

Explication

Le SEC 2010 décrit les échanges extérieurs à partir du transfert de propriété, plutôt qu’en se fondant sur les seuls flux physiques aux frontières. Une marchandise peut donc franchir une frontière sans que ce franchissement suffise à caractériser l’échange retenu par le système.

23. Quelle distinction caractérise la répartition primaire et la répartition secondaire des revenus ?

La première distribue les revenus de la production, la seconde les redistribue par prélèvements et transferts
La première concerne les échanges extérieurs, la seconde concerne les investissements des entreprises
La première finance les administrations, la seconde rémunère les facteurs de production
La première mesure les stocks de richesse, la seconde mesure les flux de production

La première distribue les revenus de la production, la seconde les redistribue par prélèvements et transferts

Explication

La répartition primaire distribue les revenus issus de la production, tandis que la répartition secondaire les redistribue après prélèvements et transferts. Les stocks, les échanges extérieurs et les investissements relèvent d’autres catégories d’opérations.

24. Quel est l’effet des opérations de répartition sur le revenu national total ?

Elles diminuent le revenu national lorsque les administrations perçoivent des prélèvements
Elles transforment le revenu national en patrimoine financier détenu par les entreprises
Elles en modifient la répartition entre unités institutionnelles sans en changer le montant total
Elles augmentent le revenu national lorsque les transferts sont versés aux ménages

Elles en modifient la répartition entre unités institutionnelles sans en changer le montant total

Explication

Les opérations de répartition déplacent les revenus entre unités institutionnelles, mais ne modifient pas le revenu national total. Les prélèvements et les transferts changent donc les bénéficiaires ou les contributeurs, et non le montant global considéré.

25. Que comprend la rémunération des salariés dans les comptes nationaux ?

Les bénéfices distribués et les intérêts reçus par les ménages salariés
Le salaire net perçu et les impôts personnels acquittés par les salariés
Les salaires et traitements bruts, les avantages en nature et les cotisations patronales
Les honoraires indépendants et les cotisations versées par les clients

Les salaires et traitements bruts, les avantages en nature et les cotisations patronales

Explication

La rémunération des salariés inclut les salaires et traitements bruts en espèces ou en nature ainsi que les cotisations sociales à la charge des employeurs. Elle ne se limite donc pas au salaire net effectivement reçu par le salarié.

26. Que rémunèrent les revenus de la propriété ?

Le transfert d’un revenu entre ménages après perception des impôts
La fourniture gratuite d’un service public par une administration
La mise à disposition d’un actif incorporel, financier ou corporel par son propriétaire
La participation d’un salarié à la production de biens et services marchands

La mise à disposition d’un actif incorporel, financier ou corporel par son propriétaire

Explication

Les revenus de la propriété sont reçus par le propriétaire d’un actif en contrepartie de sa mise à disposition. La rémunération d’un salarié correspond à une opération différente, liée à sa contribution au processus de production.

27. Quelle différence distingue un stock d’un flux en comptabilité nationale ?

Un stock est mesuré sur une période, tandis qu’un flux est mesuré à une date donnée
Un stock est mesuré à une date donnée, tandis qu’un flux est mesuré sur une période
Un stock décrit une dépense, tandis qu’un flux décrit une valeur patrimoniale
Un stock concerne les revenus, tandis qu’un flux concerne les actifs financiers

Un stock est mesuré à une date donnée, tandis qu’un flux est mesuré sur une période

Explication

Un stock représente un ensemble d’éléments évalué à un moment donné, alors qu’un flux mesure un mouvement pendant une période. Inverser ces deux repères temporels conduit à confondre niveau patrimonial et variation.

28. Un secteur possède un stock de 500 au début de l’année et enregistre un flux net de 80. Quel stock obtient-il en fin d’année ?

500
580
80
420

580

Explication

La relation Stockn1+Flux netn=StocknStock_{n-1}+Flux\ net_n=Stock_n donne ici 500+80=580500+80=580. Le flux net augmente le stock initial, tandis que le stock de départ ne constitue pas le résultat final.

29. Dans la présentation des comptes des secteurs institutionnels, où sont inscrits les emplois et les ressources ?

Les emplois figurent en haut et les ressources en bas
Les emplois figurent à gauche et les ressources à droite
Les ressources figurent à gauche et les emplois à droite
Les emplois et les ressources figurent dans deux comptes séparés

Les emplois figurent à gauche et les ressources à droite

Explication

Les comptes des secteurs institutionnels recensent les opérations de chaque secteur en présentant les emplois à gauche et les ressources à droite. La disposition inverse attribuerait aux deux colonnes une fonction contraire à la convention comptable indiquée.

30. Une entreprise réalise une production de 900 et utilise 350 de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée ?

900
550
1 250
350

550

Explication

La valeur ajoutée se calcule par VA=ProductionConsommations intermeˊdiairesVA=Production-Consommations\ intermédiaires, soit 900350=550900-350=550. Additionner les deux montants ou retenir directement la production ne respecte pas cette relation.

31. Quelle caractéristique distingue principalement le tableau économique d’ensemble du tableau entrées-sorties ?

Le TEE décrit les échanges extérieurs, tandis que le TES décrit les finances publiques
Le TEE recense les revenus, tandis que le TES recense les dépenses des ménages
Le TEE est organisé par produits, tandis que le TES l’est par secteurs institutionnels
Le TEE est organisé par secteurs institutionnels, tandis que le TES l’est par produits et branches

Le TEE est organisé par secteurs institutionnels, tandis que le TES l’est par produits et branches

Explication

Le TEE juxtapose les tableaux emplois-ressources et répartit les opérations entre secteurs institutionnels et colonnes de synthèse. Le TES adopte, quant à lui, une présentation par produits et branches d’activité, et non par secteurs institutionnels.

32. Que recense le tableau entrées-sorties ?

Les ressources et les emplois de l’économie par produit et par branche d’activité
Les dépenses de consommation des ménages selon leur fonction
Les revenus et les dépenses des agents par secteur institutionnel
Les flux monétaires entre résidents et non-résidents par période

Les ressources et les emplois de l’économie par produit et par branche d’activité

Explication

Le TES décrit les ressources et les emplois en distinguant les produits et les branches d’activité. La présentation par secteurs institutionnels caractérise plutôt le TEE.

33. Une entreprise utilise 3 kilogrammes d’une matière première pour fabriquer une unité de produit. Que mesure le coefficient technique dans cette situation ?

La valeur ajoutée créée par chaque salarié pendant une période donnée
Le montant des revenus primaires versés aux agents économiques
La quantité de produit final vendue à chaque catégorie de consommateur
La quantité de consommation intermédiaire nécessaire pour produire une unité de bien

La quantité de consommation intermédiaire nécessaire pour produire une unité de bien

Explication

Le coefficient technique indique la quantité de consommation intermédiaire requise pour fabriquer une unité de bien. Il ne mesure donc ni la valeur ajoutée, ni les ventes finales, ni les revenus distribués.

34. Quelle institution élabore la balance des paiements en France ?

La Direction générale du Trésor
L’Institut national de la statistique et des études économiques
La Banque de France
La Banque centrale européenne

La Banque de France

Explication

La Banque de France élabore la balance des paiements, qui recense les flux entre résidents et non-résidents sur une période donnée. L’Insee produit de nombreuses statistiques nationales, mais n’est pas l’institution désignée ici.

35. Que représente le produit intérieur brut ?

Le revenu total reçu par les facteurs de production appartenant aux résidents
La valeur des biens consommés par les ménages au cours d’une période
Le solde des échanges de biens et services avec les pays étrangers
Le résultat final de la production des unités productrices résidentes

Le résultat final de la production des unités productrices résidentes

Explication

Le PIB mesure le résultat final de l’activité de production réalisée par les unités productrices résidentes. Le revenu des facteurs résidents relève plutôt du revenu national brut, tandis que la consommation et le commerce extérieur sont des composantes particulières.

36. Quelle affirmation distingue correctement l’équilibre comptable de l’équilibre économique ?

L’équilibre comptable concerne les échanges extérieurs, tandis que l’équilibre économique concerne les administrations publiques
L’équilibre comptable mesure les prix courants, tandis que l’équilibre économique mesure les prix constants
L’équilibre comptable est construit par égalité, tandis que l’équilibre économique entre offre et demande peut ne pas être réalisé
L’équilibre comptable dépend des ajustements du marché, tandis que l’équilibre économique résulte des conventions statistiques

L’équilibre comptable est construit par égalité, tandis que l’équilibre économique entre offre et demande peut ne pas être réalisé

Explication

L’identité entre ressources et emplois est équilibrée par construction dans les comptes nationaux. Cette égalité comptable ne prouve toutefois pas que l’offre et la demande soient effectivement en équilibre sur le marché.

37. Dans l’équilibre ressources-emplois, quelle expression décrit correctement les ressources et leurs emplois ?

P+M+Δ+S=CF+CI+I+X+ΔSP+M+\Delta^+S=CF+CI+I+X+\Delta^-S
P+M+ΔS=CF+CI+I+X+Δ+SP+M+\Delta^-S=CF+CI+I+X+\Delta^+S
P+X+ΔS=CF+CI+I+M+Δ+SP+X+\Delta^-S=CF+CI+I+M+\Delta^+S
P+X+Δ+S=CF+CI+I+M+ΔSP+X+\Delta^+S=CF+CI+I+M+\Delta^-S

$$P+M+\Delta^-S=CF+CI+I+X+\Delta^+S$$

Explication

L’équilibre ressources-emplois additionne la production, les importations et la diminution des stocks du côté des ressources, puis la consommation finale, la consommation intermédiaire, l’investissement, les exportations et l’augmentation des stocks du côté des emplois. Les autres expressions inversent notamment le rôle des échanges extérieurs ou des variations de stocks.

38. Une économie présente une somme des valeurs ajoutées de 800 milliards, des impôts sur les produits de 120 milliards et des subventions sur les produits de 20 milliards. Quel PIB obtient-on selon l’optique production ?

920 milliards
780 milliards
900 milliards
940 milliards

900 milliards

Explication

L’optique production applique PIB=VA+Impo^tsSubventionsPIB=\sum VA+Impôts-Subventions, soit 800+12020=900800+120-20=900 milliards. Ajouter les subventions au lieu de les soustraire conduirait à un résultat incorrect.

39. Une hausse générale des prix augmente la valeur de la production sans modifier les quantités produites. Quel indicateur neutralise cet effet pour mesurer la croissance réelle ?

Le PIB en valeur
Le revenu national brut
Le revenu national disponible brut
Le PIB en volume

Le PIB en volume

Explication

Le PIB en volume neutralise l’effet des variations de prix afin d’isoler l’évolution réelle des quantités produites. Le PIB en valeur, au contraire, est calculé aux prix courants et reflète à la fois les prix et les quantités.

40. Si le PIB en valeur est de 1 050 milliards et le déflateur du PIB vaut 1,05, quel est le PIB en volume ?

1 000 milliards
1 050 milliards
1 102,5 milliards
50 milliards

1 000 milliards

Explication

La formule est PIB en volume=PIB en valeurDeˊflateur du PIBPIB\ en\ volume=\frac{PIB\ en\ valeur}{Déflateur\ du\ PIB}, donc 1050/1,05=10001\,050/1,05=1\,000 milliards. Multiplier par le déflateur au lieu de diviser surestime la production en volume.

41. Comment le revenu national brut se déduit-il du PIB ?

En retranchant du PIB les impôts sur la production versés aux administrations
En divisant le PIB par le déflateur correspondant aux prix intérieurs
En ajoutant au PIB les dépenses de consommation finale des ménages
En ajoutant au PIB le solde des revenus primaires nets reçus du reste du monde

En ajoutant au PIB le solde des revenus primaires nets reçus du reste du monde

Explication

Le RNB est obtenu en ajoutant au PIB le solde des revenus primaires nets reçus du reste du monde. Il ne se calcule donc ni par les impôts, ni par la consommation, ni par une déflation du PIB.

42. Quelle expression correspond au revenu national disponible brut ?

RNDB=PIBRNRDMTrNRDMRNDB=PIB-RNRDM-TrNRDM
RNDB=PIB+RNRDMTrNRDMRNDB=PIB+RNRDM-TrNRDM
RNDB=PIBRNRDM+TrNRDMRNDB=PIB-RNRDM+TrNRDM
RNDB=PIB+RNRDM+TrNRDMRNDB=PIB+RNRDM+TrNRDM

$$RNDB=PIB+RNRDM+TrNRDM$$

Explication

Le revenu national disponible brut vérifie RNDB=PIB+RNRDM+TrNRDMRNDB=PIB+RNRDM+TrNRDM, en intégrant le solde des revenus primaires et celui des transferts courants avec le reste du monde. Soustraire l’un de ces soldes modifierait la définition comptable du RNDB.

43. Quelle distinction fondamentale oppose le PIB au RNB ?

Le PIB mesure la production sur le territoire, tandis que le RNB mesure les revenus reçus par les résidents après prise en compte des échanges avec l’étranger.
Le PIB mesure les revenus reçus par les résidents, tandis que le RNB mesure la production réalisée sur le territoire national.
Le PIB évalue la production des entreprises nationales, tandis que le RNB évalue les exportations réalisées par les entreprises implantées localement.
Le PIB additionne les transferts courants, tandis que le RNB comptabilise les dépenses de consommation des ménages résidents.

Le PIB mesure la production sur le territoire, tandis que le RNB mesure les revenus reçus par les résidents après prise en compte des échanges avec l’étranger.

Explication

Le PIB repose sur le lieu de production, alors que le RNB tient compte des revenus primaires revenant aux résidents, y compris après les flux avec l’étranger. La confusion fréquente consiste à attribuer au PIB une logique de résidence et au RNB une logique territoriale.

44. Pourquoi le RNB du Luxembourg était-il nettement inférieur à son PIB en 2016 ?

Les administrations luxembourgeoises versaient des prestations sociales supérieures aux revenus primaires reçus par les résidents.
Les ménages luxembourgeois transféraient une grande partie de leur épargne vers des entreprises situées dans les pays voisins.
Les entreprises luxembourgeoises produisaient principalement à l’étranger, ce qui réduisait la production enregistrée sur le territoire national.
Les travailleurs frontaliers et les propriétaires étrangers recevaient une partie des revenus issus de la production réalisée au Luxembourg.

Les travailleurs frontaliers et les propriétaires étrangers recevaient une partie des revenus issus de la production réalisée au Luxembourg.

Explication

Le PIB luxembourgeois incluait la production des travailleurs frontaliers et les revenus générés par des capitaux étrangers, tandis qu’une partie de ces revenus était versée à des non-résidents. Cette sortie de revenus explique que le RNB ait représenté 68 % du PIB en 2016.

45. Quel agrégat convient le mieux pour comparer le niveau de vie entre plusieurs pays ?

Le RNB, car il exclut les transferts courants et neutralise les différences de production entre les territoires comparés.
Le RNDB, car il combine les revenus des résidents et les transferts courants avec la production territoriale.
Le PIB, car il mesure directement l’ensemble des revenus effectivement disponibles pour les ménages résidents.
La production industrielle, car elle reflète plus précisément les ressources courantes dont disposent les administrations publiques.

Le RNDB, car il combine les revenus des résidents et les transferts courants avec la production territoriale.

Explication

Le RNDB est préféré au PIB pour les comparaisons de niveau de vie, puisqu’il intègre les revenus des résidents et les transferts courants en plus de la production territoriale. Le PIB ne renseigne pas directement sur les ressources effectivement disponibles après ces flux.

46. Quelle identité comptable découle des écritures Y=C+IY=C+I et Y=C+SY=C+S en économie fermée ?

I=C+SI=C+S
S=Y+IS=Y+I
I=SI=S
Y=ISY=I-S

$$I=S$$

Explication

Les deux expressions du revenu ont le même membre gauche et la consommation se retrouve dans chacune, ce qui conduit à I=SI=S. Cette égalité comptable ne prouve pas que les anticipations des entrepreneurs soient équilibrées.

47. Que peut provoquer un excès d’épargne en économie fermée malgré l’identité comptable entre épargne et investissement ?

Un équilibre économique souhaitable, puisque l’égalité entre épargne et investissement garantit l’adéquation des anticipations.
Une diminution comptable des stocks, enregistrée comme une réduction de l’investissement malgré une demande insuffisante.
Une consommation insuffisante et une accumulation involontaire des stocks, comptabilisée comme une hausse de l’investissement.
Une baisse automatique de l’épargne qui rétablit immédiatement la demande globale au niveau de la production prévue.

Une consommation insuffisante et une accumulation involontaire des stocks, comptabilisée comme une hausse de l’investissement.

Explication

Une épargne excessive peut réduire la consommation et laisser des stocks invendus, lesquels sont comptabilisés comme un investissement involontaire. L’identité comptable est respectée, mais elle ne garantit pas un équilibre économique satisfaisant.

48. Quelle relation décrit l’identité comptable avec les administrations publiques en économie fermée ?

Sp=Ip+(GT)S_p=I_p+(G-T)
Ip=Sp+(TG)I_p=S_p+(T-G)
GT=Sp+IpG-T=S_p+I_p
Sp=Ip(GT)S_p=I_p-(G-T)

$$S_p=I_p+(G-T)$$

Explication

L’épargne privée finance l’investissement privé ainsi que le déficit public, ce qui s’écrit Sp=Ip+(GT)S_p=I_p+(G-T). Soustraire le déficit de l’épargne privée inverserait le rôle du besoin de financement des administrations.

49. Comment un déficit public plus élevé peut-il évincer les dépenses privées en économie fermée ?

Il transforme automatiquement l’investissement privé en dépenses publiques sans modifier la capacité de financement du secteur privé.
Il réduit le besoin de financement privé et permet aux ménages de diminuer leur épargne sans modifier leurs investissements.
Il oblige le secteur privé à épargner davantage ou à investir moins pour accroître sa capacité de financement.
Il conduit le secteur privé à consommer davantage tout en augmentant simultanément son investissement productif.

Il oblige le secteur privé à épargner davantage ou à investir moins pour accroître sa capacité de financement.

Explication

Un déficit public accru mobilise une plus grande part des ressources financières disponibles, de sorte que le secteur privé doit épargner davantage ou réduire son investissement. Cette contraction des dépenses privées correspond à un effet d’éviction.

50. Pourquoi les comparaisons internationales utilisent-elles des parités de pouvoir d’achat plutôt que les seuls taux de change ?

Les PPA corrigent les inégalités de revenus, tandis que les taux de change intègrent les différences d’accès aux infrastructures publiques.
Les PPA convertissent les monnaies selon les marchés financiers, tandis que les taux de change mesurent les différences de préférences nationales.
Les PPA comparent le pouvoir d’achat sur un panier de biens, tandis que les taux de change peuvent fluctuer sans refléter les prix relatifs.
Les PPA évaluent la production territoriale, tandis que les taux de change mesurent les revenus primaires reçus par les résidents.

Les PPA comparent le pouvoir d’achat sur un panier de biens, tandis que les taux de change peuvent fluctuer sans refléter les prix relatifs.

Explication

Les PPA comparent le pouvoir d’achat des monnaies à partir des prix d’un panier de biens, alors que les taux de change peuvent varier fortement. Les taux de change servent à convertir les monnaies, mais ne rendent pas nécessairement compte des différences de prix internes.

51. Comment une perte d’efficience administrative peut-elle affecter la production non marchande mesurée dans les comptes nationaux ?

Elle peut réduire la production comptabilisée, car les comptes nationaux déduisent directement toute baisse de productivité publique.
Elle peut accroître la production comptabilisée, car les comptes nationaux valorisent les services publics selon les bénéfices privés obtenus.
Elle ne modifie pas la production comptabilisée, car les services publics sont évalués selon leur utilité sociale auprès des usagers.
Elle peut augmenter la production comptabilisée, car celle-ci est évaluée à partir du coût de production des administrations.

Elle peut augmenter la production comptabilisée, car celle-ci est évaluée à partir du coût de production des administrations.

Explication

La production non marchande des administrations est évaluée à son coût de production, et non directement selon son efficacité ou son utilité. Une hausse des coûts liée à une perte d’efficience peut donc faire augmenter la valeur comptabilisée.

52. Quelle limite caractérise le PIB comme indicateur de la situation d’une population ?

Il mesure l’accès aux infrastructures et à l’éducation, mais ne renseigne pas sur la production de biens et services marchands.
Il mesure la qualité de vie moyenne, mais ne prend pas en compte la production marchande réalisée par les entreprises nationales.
Il mesure directement le bien-être collectif, mais ignore la valeur monétaire des biens et services produits sur le territoire.
Il mesure une production monétaire, sans mesurer directement le bien-être, la qualité de vie ou l’accès aux services essentiels.

Il mesure une production monétaire, sans mesurer directement le bien-être, la qualité de vie ou l’accès aux services essentiels.

Explication

Le PIB est un indicateur monétaire de production et ne constitue pas une mesure directe du bien-être ou de la qualité de vie. Assimiler sa progression à une amélioration automatique des conditions de vie confond production et situation sociale.

53. Pourquoi le PIB par habitant peut-il masquer de fortes inégalités de revenus ?

Il additionne les revenus des ménages sans les rapporter à la taille de la population, ce qui amplifie les écarts observés.
Il s’agit d’un indicateur de dispersion qui révèle précisément les écarts de revenus entre les ménages les plus riches et les plus pauvres.
Il mesure la part du revenu détenue par chaque groupe social, mais ne tient pas compte des variations du nombre d’habitants.
Il s’agit d’une moyenne qui ne décrit pas la dispersion des revenus entre les différents groupes de la population.

Il s’agit d’une moyenne qui ne décrit pas la dispersion des revenus entre les différents groupes de la population.

Explication

Le PIB par habitant divise la production par le nombre d’habitants et fournit donc une moyenne. Une moyenne peut rester élevée alors qu’une part importante des revenus est concentrée entre les mains d’un groupe restreint.

54. Quelle définition décrit le mieux l’économie informelle ?

Elle regroupe des activités déclarées dont les revenus sont intégralement contrôlés par l’administration fiscale.
Elle regroupe des activités interdites dont la production est poursuivie par les autorités publiques.
Elle regroupe des activités et revenus non soumis à la régulation publique, à la fiscalité ou à l’observation.
Elle regroupe des échanges internationaux dont les prix échappent aux mécanismes du marché.

Elle regroupe des activités et revenus non soumis à la régulation publique, à la fiscalité ou à l’observation.

Explication

L’économie informelle comprend des activités et revenus qui échappent aux dispositifs publics de régulation, d’imposition ou d’observation. Elle ne se confond pas avec l’économie illégale, qui concerne des activités interdites.

55. Quelle décision l’Insee a-t-il prise en 2018 concernant le calcul du PIB français ?

Il a exclu le narcotrafic et la prostitution, car les deux activités ne pouvaient pas être observées statistiquement.
Il a intégré les revenus de la prostitution, mais exclu le narcotrafic parce qu’il échappait aux déclarations fiscales.
Il a intégré le narcotrafic et la prostitution, conformément aux règles européennes sur les activités marchandes.
Il a intégré le poids économique du narcotrafic, mais exclu la prostitution en raison de doutes sur le consentement.

Il a intégré le poids économique du narcotrafic, mais exclu la prostitution en raison de doutes sur le consentement.

Explication

En 2018, l’Insee a intégré le narcotrafic dans les comptes nationaux à la demande d’Eurostat. La prostitution a été exclue en raison d’incertitudes concernant le consentement.

56. Comment le travail domestique non marchand influence-t-il le PIB lorsqu’il est réalisé par les ménages ?

Il est exclu dans les deux cas, car les services domestiques ne constituent pas une production économique.
Il n’est pas comptabilisé, alors que son externalisation auprès d’un prestataire marchand peut accroître le PIB.
Il est comptabilisé comme une production marchande, alors que son externalisation réduit la valeur du PIB.
Il est comptabilisé selon le temps consacré, même lorsqu’aucune rémunération ou transaction n’existe.

Il n’est pas comptabilisé, alors que son externalisation auprès d’un prestataire marchand peut accroître le PIB.

Explication

Le ménage, le bricolage et la garde d’enfants réalisés sans transaction marchande ne sont pas inclus dans le PIB. Lorsqu’ils sont confiés à un prestataire rémunéré, ils deviennent une activité marchande susceptible d’augmenter le PIB.

57. Quelle recommandation centrale figure dans le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi publié en 2009 ?

Évaluer la croissance à partir du volume des exportations et de la compétitivité des entreprises.
Remplacer les comptes nationaux par un indice fondé sur la seule satisfaction déclarée des ménages.
Compléter les indicateurs de croissance par des mesures du bien-être et de la soutenabilité.
Limiter la mesure du développement à la production marchande et aux revenus fiscaux collectés.

Compléter les indicateurs de croissance par des mesures du bien-être et de la soutenabilité.

Explication

Le rapport de 2009 recommande d’enrichir la mesure de la croissance par des indicateurs du bien-être et de la soutenabilité. Il ne propose donc pas de s’en tenir à la production mesurée par le PIB.

58. Quelle caractéristique distingue principalement l’IDH du PIB ?

L’IDH recense les inégalités de patrimoine, tandis que le PIB mesure principalement la durée moyenne de scolarisation.
L’IDH agrège plusieurs dimensions du développement humain, tandis que le PIB mesure principalement la production monétaire.
L’IDH mesure la production monétaire nationale, tandis que le PIB agrège la santé, l’éducation et le niveau de vie.
L’IDH évalue les dommages climatiques, tandis que le PIB mesure les ressources naturelles consommées par les ménages.

L’IDH agrège plusieurs dimensions du développement humain, tandis que le PIB mesure principalement la production monétaire.

Explication

Créé par le PNUD avec Mahbub ul Haq et Amartya Sen, l’IDH combine plusieurs dimensions du développement humain. Le PIB renseigne principalement sur la valeur de la production monétaire.

59. Quelle distinction décrit correctement le bien-être et la soutenabilité de la croissance ?

Le bien-être concerne les conditions de vie présentes, tandis que la soutenabilité porte sur les effets à long terme et les générations futures.
Le bien-être mesure les émissions de carbone, tandis que la soutenabilité évalue la satisfaction immédiate des ménages.
Le bien-être concerne les ressources futures, tandis que la soutenabilité décrit principalement les conditions sanitaires observées aujourd’hui.
Le bien-être et la soutenabilité désignent deux mesures équivalentes des conditions économiques observées pendant une période.

Le bien-être concerne les conditions de vie présentes, tandis que la soutenabilité porte sur les effets à long terme et les générations futures.

Explication

Le bien-être porte sur la situation et les conditions de vie présentes. La soutenabilité examine la capacité de la croissance à se maintenir face au réchauffement climatique et à l’épuisement des ressources, notamment pour les générations futures.

60. Qu’est-ce qu’une ressource naturelle ?

Un bien, une substance ou un objet présent dans la nature et exploité pour répondre aux besoins d’une société humaine.
Un produit fabriqué par une entreprise puis distribué aux ménages en fonction de leur pouvoir d’achat.
Un service public fourni par les administrations afin d’améliorer les conditions de vie de la population.
Un capital financier constitué par l’épargne des ménages et investi dans des activités productives.

Un bien, une substance ou un objet présent dans la nature et exploité pour répondre aux besoins d’une société humaine.

Explication

Une ressource naturelle est présente dans la nature et devient une ressource lorsqu’elle est exploitée pour satisfaire des besoins humains. Un produit manufacturé ou un capital financier relève d’une autre catégorie économique.

61. Quelle classification des ressources naturelles est correcte ?

Le charbon et la biomasse sont renouvelables, tandis que le bois, le pétrole et le gaz naturel sont non renouvelables.
Le bois et la biomasse sont renouvelables, tandis que le pétrole, le charbon et le gaz naturel sont non renouvelables.
Le pétrole et le bois sont renouvelables, tandis que la biomasse, le charbon et le gaz naturel sont non renouvelables.
Le gaz naturel et le pétrole sont renouvelables, tandis que le bois, le charbon et la biomasse sont non renouvelables.

Le bois et la biomasse sont renouvelables, tandis que le pétrole, le charbon et le gaz naturel sont non renouvelables.

Explication

Le bois et la biomasse sont classés parmi les ressources renouvelables. Le pétrole, le charbon et le gaz naturel sont non renouvelables, car leurs stocks se reconstituent très lentement.

62. Pourquoi la tragédie des biens communs peut-elle conduire à la disparition d’une ressource ?

La rareté d’une ressource contrôlée par une autorité publique encourage chaque utilisateur à préserver son stock, malgré des gains partagés.
L’accès libre à une ressource limitée incite chaque utilisateur à accroître rationnellement son usage, tandis que les coûts sont partagés.
La réglementation collective d’une ressource abondante conduit chaque utilisateur à limiter sa production, malgré des coûts individualisés.
La propriété privée d’une ressource limitée pousse chaque utilisateur à réduire son usage, tandis que les bénéfices sont mutualisés.

L’accès libre à une ressource limitée incite chaque utilisateur à accroître rationnellement son usage, tandis que les coûts sont partagés.

Explication

Dans la tragédie des biens communs, chaque utilisateur retire un bénéfice individuel de l’exploitation alors que les coûts de dégradation sont répartis entre tous. Cette logique peut provoquer une surexploitation et l’épuisement de la ressource, comme l’a analysé Garrett Hardin.

63. Quelles solutions sont proposées pour éviter la surexploitation des biens communs ?

Réserver la ressource aux ménages, interdire les échanges ou transférer sa gestion aux marchés financiers.
Augmenter les prélèvements, répartir les pertes entre usagers ou laisser chaque utilisateur décider seul.
Nationaliser la ressource, la privatiser ou la confier à la gestion de communautés locales.
Subventionner la consommation, supprimer les règles d’accès ou accroître la concurrence entre exploitants.

Nationaliser la ressource, la privatiser ou la confier à la gestion de communautés locales.

Explication

Trois voies sont proposées pour prévenir la surexploitation : le contrôle public par nationalisation, la propriété privée et la gestion communautaire locale. Elles cherchent toutes à modifier les règles d’accès et la responsabilité des utilisateurs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Comptabilité nationale et agrégats.

Qu'est-ce que la comptabilité nationale ?

Une représentation globale, détaillée et chiffrée de l’économie nationale.

Quelle condition définit une unité ayant un centre d’intérêt national ?

Elle effectue des opérations économiques sur le territoire depuis au moins un an.

Que comprend le territoire économique français ?

Le territoire métropolitain hors enclaves extraterritoriales, l’espace aérien, eaux territoriales et enclaves françaises à l’étranger.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Comptabilité nationale et agrégats.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM