QCM : Comptabilité nationale et équilibres (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel critère permet de reconnaître une unité institutionnelle lorsque son autonomie de décision et sa comptabilité complète ne coïncident pas ?

La résidence sur le territoire prévaut sur l’autonomie et sur la tenue d’une comptabilité complète.
Son autonomie dans sa fonction principale prévaut sur la tenue d’une comptabilité complète.
La production marchande prévaut sur l’autonomie et sur la tenue d’une comptabilité complète.
La tenue d’une comptabilité complète prévaut sur son autonomie dans sa fonction principale.

Son autonomie dans sa fonction principale prévaut sur la tenue d’une comptabilité complète.

Explication

L’unité institutionnelle est un centre de décision économique autonome disposant d’une comptabilité complète, mais l’autonomie de décision est le critère prioritaire. La comptabilité complète ne suffit donc pas à trancher si l’autonomie fait défaut.

2. Selon quels critères les unités institutionnelles résidentes sont-elles regroupées en secteurs ?

Selon leur statut juridique, leur effectif salarié et la région où elles sont établies.
Selon la nature de leurs dépenses, leur ancienneté et leur degré d’ouverture internationale.
Selon leur taille, leur niveau d’endettement et la composition de leur patrimoine.
Selon leur comportement économique analogue, leur fonction principale et leurs ressources principales.

Selon leur comportement économique analogue, leur fonction principale et leurs ressources principales.

Explication

Le regroupement sectoriel des unités résidentes s’appuie sur la similitude de leur comportement économique, leur fonction principale et leurs ressources principales. Le statut juridique ou la taille ne constituent pas les critères indiqués ici.

3. Comment les relations des unités non résidentes avec les unités résidentes sont-elles prises en compte ?

En les intégrant au secteur des sociétés financières dès qu’elles réalisent des opérations monétaires.
En les répartissant entre les cinq secteurs institutionnels résidents selon leur fonction.
En les regroupant dans l’agent fictif appelé « reste du monde ».
En les classant dans les administrations publiques selon le pays de leur siège.

En les regroupant dans l’agent fictif appelé « reste du monde ».

Explication

Les unités non résidentes sont regroupées dans l’agent fictif « reste du monde », qui retrace leurs relations avec les unités résidentes. Elles ne sont donc pas intégrées aux cinq secteurs résidents du fait de leurs seules opérations.

4. Une entreprise publique vend sa production à un prix couvrant moins de la moitié de ses coûts : à quel secteur relève-t-elle ?

Aux sociétés non financières, car son contrôle public suffit à déterminer son secteur.
Aux administrations publiques, car ses ventes couvrent moins de 50 % de ses coûts.
Aux sociétés financières, car elle reçoit des ressources liées à son activité économique.
Aux ménages, car une partie de sa production est achetée par des consommateurs.

Aux administrations publiques, car ses ventes couvrent moins de 50 % de ses coûts.

Explication

Une entreprise publique dont les ventes couvrent moins de 50 % des coûts relève des administrations publiques, et non des sociétés non financières. Le contrôle public, à lui seul, ne la classe pas dans les sociétés non financières.

5. Quelle définition du secteur des ménages tient compte à la fois de la consommation et de l’activité de production ?

Il rassemble les entreprises privées dont l’activité principale consiste à vendre des services aux particuliers.
Il rassemble les unités publiques qui produisent des services non marchands pour les particuliers.
Il regroupe des personnes physiques autonomes comme consommateurs ou producteurs, notamment les entrepreneurs individuels.
Il regroupe les personnes physiques uniquement lorsqu’elles consomment des biens et des services.

Il regroupe des personnes physiques autonomes comme consommateurs ou producteurs, notamment les entrepreneurs individuels.

Explication

Le secteur des ménages comprend des personnes physiques autonomes qui peuvent agir comme consommateurs ou producteurs, notamment les entrepreneurs individuels. Le limiter aux seuls consommateurs écarterait à tort les entrepreneurs individuels.

6. Une institution collecte des disponibilités financières, mutualise des risques et fournit des services financiers : à quel secteur appartient-elle ?

Aux administrations publiques, chargées notamment de produire des services non marchands.
Aux sociétés non financières, chargées principalement de vendre des biens non financiers.
Aux institutions sans but lucratif au service des ménages, qui fournissent des services non marchands.
Aux sociétés financières, dont les activités comprennent ces trois fonctions.

Aux sociétés financières, dont les activités comprennent ces trois fonctions.

Explication

Collecter et répartir les disponibilités financières, mutualiser les risques et fournir des services financiers caractérisent les sociétés financières. Les sociétés non financières se distinguent plutôt par la production marchande de biens et services non financiers.

7. Comment une société financière peut-elle contribuer au financement de l’économie en transformant les financements ?

Elle met en relation les agents à capacité et à besoin de financement et transforme généralement des financements à court terme en moyens à moyen ou long terme.
Elle collecte les prélèvements obligatoires et transforme les revenus privés en services publics destinés aux ménages.
Elle met en relation les producteurs et les consommateurs et transforme des services non marchands en biens vendus sur un marché.
Elle répartit les revenus du travail et transforme les biens non financiers en moyens de paiement à long terme.

Elle met en relation les agents à capacité et à besoin de financement et transforme généralement des financements à court terme en moyens à moyen ou long terme.

Explication

Les sociétés financières relient les agents ayant une capacité de financement à ceux qui ont un besoin et transforment généralement des financements courts en moyens à moyen ou long terme. La collecte de prélèvements obligatoires relève plutôt du rôle des administrations publiques.

8. Quel rôle distingue les administrations publiques dans l’organisation économique ?

Elles offrent aux ménages des services non marchands en tant qu’unités privées dotées de la personnalité juridique.
Elles collectent et répartissent les disponibilités financières et mutualisent les risques des agents économiques.
Elles produisent principalement des biens et services marchands non financiers dont les ventes financent l’activité.
Elles produisent des services non marchands destinés à la consommation individuelle ou collective et redistribuent revenu et richesse.

Elles produisent des services non marchands destinés à la consommation individuelle ou collective et redistribuent revenu et richesse.

Explication

Les administrations publiques produisent des services non marchands pour une consommation individuelle ou collective et redistribuent le revenu et la richesse nationale, notamment par les prélèvements obligatoires. Les services financiers et la mutualisation des risques relèvent plutôt des sociétés financières.

9. Une activité socialement organisée par une unité résidente crée un service habituellement échangé sur un marché : comment cette activité est-elle qualifiée ?

Comme une redistribution, puisqu’elle met un service à la disposition d’autres unités.
Comme une production, puisqu’elle crée un service habituellement échangé sur un marché.
Comme une mutualisation, puisqu’elle répartit les risques entre des agents économiques.
Comme une consommation, puisqu’elle aboutit à un service destiné à satisfaire un besoin.

Comme une production, puisqu’elle crée un service habituellement échangé sur un marché.

Explication

La production est une activité socialement organisée d’unités résidentes qui crée des biens ou services habituellement échangés sur un marché, ou obtenus à partir de facteurs de production marchands. La redistribution concerne plutôt la répartition du revenu et de la richesse.

10. Une association fournit des services gratuitement ou à un prix inférieur à la moitié de leurs coûts de production. Comment cette production est-elle qualifiée ?

Une production non marchande, fournie gratuitement ou quasi gratuitement
Une production marchande, vendue à un prix économiquement significatif
Une production pour usage final propre, réalisée par son bénéficiaire
Une production de capital fixe, destinée à un usage durable

Une production non marchande, fournie gratuitement ou quasi gratuitement

Explication

Une production gratuite ou proposée à un prix inférieur à la moitié des coûts de production est non marchande. Une production marchande, à l’inverse, est vendue à un prix économiquement significatif.

11. Comment calcule-t-on la valeur ajoutée brute d’une unité de production ?

En retranchant la valeur de la production de celle des consommations intermédiaires
En retranchant la valeur des consommations intermédiaires de celle de la production
En ajoutant la valeur des consommations intermédiaires à celle de la production
En divisant la valeur de la production par celle des consommations intermédiaires

En retranchant la valeur des consommations intermédiaires de celle de la production

Explication

La valeur ajoutée brute mesure la production après déduction de la valeur des biens et services intermédiaires utilisés. L’ajout des consommations intermédiaires à la production ne correspond pas à ce calcul.

12. Une entreprise réalise une production de 500 000 € et utilise 180 000 € de consommations intermédiaires. Quelle est sa valeur ajoutée brute ?

2,78 €
320 000 €
680 000 €
180 000 €

320 000 €

Explication

La valeur ajoutée brute se calcule en soustrayant les consommations intermédiaires de la production : 500 000−180 000=320 000500\,000 - 180\,000 = 320\,000 €. Additionner les deux montants donnerait la production augmentée des consommations intermédiaires, et non la valeur ajoutée.

13. Une boulangerie utilise de la farine et de l’électricité pour fabriquer du pain. Comment désigne-t-on la valeur de ces biens et services consommés pendant la production ?

La consommation finale
La variation des stocks
La formation brute de capital fixe
La consommation intermédiaire

La consommation intermédiaire

Explication

La farine et l’électricité sont consommées ou transformées au cours du processus de production : elles relèvent donc de la consommation intermédiaire. La consommation finale correspond plutôt à des biens et services qui satisfont directement les besoins des utilisateurs.

14. Une usine acquiert une machine qu’elle utilisera pendant cinq ans. Pourquoi cette acquisition relève-t-elle de la formation brute de capital fixe ?

Parce que la machine est un bien durable utilisé au moins un an dans la production, sans déduction de l’amortissement
Parce que la machine est un bien durable utilisé au moins un an, après déduction de l’amortissement
Parce que la machine est détenue en stock et ne participe pas au processus productif
Parce que la machine est un bien consommé en moins d’un an, sans déduction de l’amortissement

Parce que la machine est un bien durable utilisé au moins un an dans la production, sans déduction de l’amortissement

Explication

La formation brute de capital fixe comprend les biens durables utilisés au moins un an dans le processus productif, et elle est dite brute car l’amortissement n’est pas déduit. Un bien utilisé moins d’un an relève plutôt des stocks que de la FBCF.

15. Une société française vend un service à une entreprise étrangère non résidente. Comment cette transaction est-elle classée du point de vue de la France ?

Comme une importation de service, fournie par un non-résident à un résident
Comme une importation de bien, entrant définitivement sur le territoire
Comme une exportation de bien, sortant définitivement du territoire
Comme une exportation de service, fournie par un résident à un non-résident

Comme une exportation de service, fournie par un résident à un non-résident

Explication

Un service fourni par un résident à un non-résident constitue une exportation de service. Une importation de service correspond au cas inverse, où un non-résident fournit un service à un résident.

16. Quel est le rôle des opérations de répartition dans la comptabilité économique ?

Retracer les échanges avec l’étranger, notamment par les importations, les exportations et les services échangés
Retracer la consommation des ménages, notamment par les achats de biens durables et les dépenses courantes
Retracer la production et l’utilisation des biens, notamment par les consommations intermédiaires, les stocks et le capital fixe
Retracer la formation et la circulation des revenus, notamment par les rémunérations, les impôts et les transferts

Retracer la formation et la circulation des revenus, notamment par les rémunérations, les impôts et les transferts

Explication

Les opérations de répartition décrivent la formation et la circulation des revenus et regroupent neuf catégories, dont les rémunérations, les impôts et les transferts. Les consommations intermédiaires et le capital fixe relèvent plutôt de l’analyse de la production.

17. Une entreprise doit acquitter un impôt lié à la production même si elle ne réalise aucun bénéfice. Quelle caractéristique de cet impôt cela illustre-t-il ?

Il dépend du bénéfice d’exploitation déclaré
Il correspond à un transfert social vers les ménages
Il constitue une cotisation sociale liée aux salaires
Il est dû indépendamment des bénéfices réalisés

Il est dû indépendamment des bénéfices réalisés

Explication

Les impôts liés à la production et à l’importation sont dus indépendamment des bénéfices réalisés. Un impôt conditionné par le bénéfice d’exploitation, contrairement à celui-ci, dépendrait des résultats de l’entreprise.

18. Sur quels éléments portent les opérations financières ?

Sur des biens et services produits, échangés ou consommés par les unités économiques
Sur des actifs physiques, comme les bâtiments et les machines détenus par les entreprises
Sur des actifs financiers, qui sont des créances, ou des passifs issus d’engagements et de dettes
Sur des revenus primaires reçus par les ménages et versés par les entreprises

Sur des actifs financiers, qui sont des créances, ou des passifs issus d’engagements et de dettes

Explication

Les opérations financières concernent des créances ou des passifs financiers résultant d’engagements et de dettes. Les biens et services relèvent des opérations non financières, et non de la définition des opérations financières.

19. Quelle contrepartie accompagne toute opération financière ?

Un transfert de revenu entre deux unités résidentes
Une autre opération, qui peut être financière ou non financière
Une opération financière de même montant et de même catégorie
Une acquisition de bien ou de service par l’unité créancière

Une autre opération, qui peut être financière ou non financière

Explication

Toute opération financière a pour contrepartie une autre opération, financière ou non financière. La contrepartie n’a donc pas à appartenir à la même catégorie d’opérations.

20. Une entreprise émet un titre qui confère à son détenteur un droit de propriété sur elle : de quel type de titre s’agit-il ?

D’un titre de créance portant sur l’entreprise
D’un produit financier dérivé lié à l’entreprise
D’une action ou d’une autre participation
D’un crédit accordé à l’entreprise émettrice

D’une action ou d’une autre participation

Explication

Les actions et autres participations confèrent un droit de propriété sur l’entité émettrice. Un titre de créance peut représenter une créance sur cette entité, mais ne donne pas de droit de propriété.

21. À quoi sert un agrégat économique ?

À caractériser globalement un système productif et à suivre une économie ou comparer des pays
À décrire la situation financière d’un ménage et à comparer ses dépenses annuelles
À mesurer le prix d’un produit particulier et à comparer les entreprises d’un secteur
À évaluer les échanges d’une seule entreprise et à mesurer sa part de marché

À caractériser globalement un système productif et à suivre une économie ou comparer des pays

Explication

Un agrégat est une grandeur globale qui caractérise un système productif et peut servir au suivi d’une économie ou à la comparaison de pays. Le prix d’un produit particulier est une mesure beaucoup plus restreinte qu’un agrégat.

22. Pour calculer le PIB dans l’optique du produit, quels ajustements applique-t-on à la somme des valeurs ajoutées brutes ?

On ajoute les subventions sur les produits, puis on retranche la TVA et les droits de douane
On ajoute les importations et les stocks, puis on retranche les exportations
On ajoute la consommation finale et la FBCF, puis on retranche les revenus distribués
On ajoute la TVA et les droits de douane, puis on retranche les subventions sur les produits

On ajoute la TVA et les droits de douane, puis on retranche les subventions sur les produits

Explication

Dans l’optique du produit, le PIB correspond à la somme des VAB, augmentée de la TVA et des droits de douane, puis diminuée des subventions sur les produits. Ajouter les subventions au lieu de les retrancher inverserait le sens de l’ajustement.

23. Une entreprise résidente produit sur le territoire, tandis qu’une entreprise non résidente y produit également : quel principe distingue le PIB du PNB ?

Le PIB suit les facteurs fournis par les résidents, tandis que le PNB suit la production réalisée sur le territoire
Le PIB inclut la production des résidents à l’étranger, tandis que le PNB exclut celle des non-résidents sur le territoire
Le PIB mesure les revenus des ménages résidents, tandis que le PNB mesure les dépenses de consommation territoriales
Le PIB suit la production réalisée sur le territoire, tandis que le PNB suit les facteurs fournis par les résidents

Le PIB suit la production réalisée sur le territoire, tandis que le PNB suit les facteurs fournis par les résidents

Explication

Le PIB est fondé sur la production des unités résidentes sur le territoire, tandis que le PNB se rapporte aux facteurs fournis par les résidents, où qu’ils soient présents. Attribuer au PIB le critère des facteurs des résidents et au PNB le critère territorial inverse les deux notions.

24. Si la consommation de capital fixe augmente tandis que le PIB reste inchangé, que devient le PIN ?

Il diminue, car il est égal au PIB diminué de la consommation de capital fixe
Il devient égal à la consommation de capital fixe, qui remplace le PIB dans son calcul
Il augmente, car la consommation de capital fixe s’ajoute au PIB pour former le PIN
Il reste inchangé, car le PIN dépend du revenu disponible plutôt que du PIB

Il diminue, car il est égal au PIB diminué de la consommation de capital fixe

Explication

Le PIN est obtenu en retranchant la consommation de capital fixe au PIB ; à PIB constant, une hausse de cette consommation réduit donc le PIN. L’ajouter au PIB correspondrait à inverser la formule.

25. Dans la répartition du revenu entre consommation et épargne, que représente l’épargne ?

La totalité du revenu disponible avant le paiement des impôts, selon Y=S+TY = S + T
La partie de la consommation financée par l’investissement, selon Y=C+IY = C + I
La partie du revenu qui n’est pas consacrée à la consommation, selon Y=C+SY = C + S
La différence entre l’investissement et la consommation, selon Y=I−CY = I - C

La partie du revenu qui n’est pas consacrée à la consommation, selon $$Y = C + S$$

Explication

La relation Y=C+SY = C + S répartit le revenu entre consommation et épargne ; l’épargne est donc la part non consommée. L’investissement ne remplace pas la consommation dans cette identité de répartition du revenu.

26. La consommation augmente de 12 unités lorsque le revenu augmente de 20 unités : quelle est la propension marginale à consommer ?

1212, soit la variation de consommation indépendamment de celle du revenu
0,40{,}4, soit la part de la variation de revenu qui n’est pas consommée
1,671{,}67, soit le rapport entre la variation de revenu et celle de consommation
0,60{,}6, soit le rapport entre la variation de consommation et celle du revenu

$$0{,}6$$, soit le rapport entre la variation de consommation et celle du revenu

Explication

La propension marginale à consommer est le rapport entre la variation de consommation et celle du revenu, soit 12/20=0,612/20 = 0{,}6. Le rapport inverse mesure la variation du revenu par unité de consommation supplémentaire, et non la propension marginale à consommer.

27. Dans le circuit économique simplifié, quelle condition caractérise l’équilibre entre fuite et injection ?

Le revenu compense l’épargne, de sorte que Y=SY = S
La consommation compense l’investissement, de sorte que C=IC = I
L’investissement compense l’épargne, de sorte que I=SI = S
L’épargne compense l’investissement, de sorte que S=0S = 0

L’investissement compense l’épargne, de sorte que $$I = S$$

Explication

Dans le circuit simplifié, l’équilibre exige que l’investissement égale l’épargne, soit I=SI = S. L’épargne est une fuite et l’investissement une injection ; l’équilibre ne signifie pas que l’épargne soit nulle.

28. Dans une économie ouverte avec État, quelle égalité exprime l’équilibre entre injections et fuites ?

I+G+M=S+T+XI + G + M = S + T + X
S+G+M=I+T+XS + G + M = I + T + X
I+G+X=S+T+MI + G + X = S + T + M
I+S+X=G+T+MI + S + X = G + T + M

$$I + G + X = S + T + M$$

Explication

L’équilibre exige que les injections — investissement, dépenses publiques et exportations — égalent les fuites — épargne, impôts et importations. Placer les importations du côté des injections confond leur rôle dans le circuit.

29. Quelle définition décrit l’inflation ?

Une baisse générale et durable du niveau général des prix
Un ralentissement de la hausse des prix sans baisse de leur niveau
Une hausse générale et auto-entretenue du niveau général des prix
Une hausse ponctuelle du prix de quelques biens et services

Une hausse générale et auto-entretenue du niveau général des prix

Explication

L’inflation désigne une hausse générale des prix qui tend à s’entretenir. Un ralentissement de la hausse correspond à la désinflation, et non à l’inflation elle-même.

30. Depuis 1980-81, comment distinguer la désinflation de la déflation ?

La désinflation et la déflation désignent toutes deux une hausse plus rapide des prix
La désinflation ralentit la hausse des prix, tandis que la déflation fait baisser leur niveau général
La désinflation fait baisser le niveau général des prix, tandis que la déflation ralentit leur hausse
La désinflation concerne les coûts de production, tandis que la déflation concerne la quantité de monnaie

La désinflation ralentit la hausse des prix, tandis que la déflation fait baisser leur niveau général

Explication

La désinflation correspond à une baisse du taux d’inflation, donc à une hausse des prix qui ralentit, tandis que la déflation est une baisse du niveau général des prix. Inverser ces définitions confond le ralentissement d’une hausse avec une baisse des prix.

31. Une hausse des coûts de production, associée à des déséquilibres entre l’offre et la demande, peut contribuer à quel phénomène ?

À la déflation, car ces facteurs entraînent nécessairement une baisse du niveau des prix
À la stabilité des prix, car les oligopoles empêchent les coûts de se répercuter
À l’inflation, parmi d’autres causes possibles comme l’excès de monnaie et les conflits de répartition
À la désinflation, car ces facteurs réduisent les tensions entre l’offre et la demande

À l’inflation, parmi d’autres causes possibles comme l’excès de monnaie et les conflits de répartition

Explication

Les coûts de production et les déséquilibres entre l’offre et la demande figurent parmi les causes évoquées de l’inflation, avec l’excès de monnaie et certains facteurs structurels. La déflation désigne une baisse du niveau général des prix et ne découle pas nécessairement de ces facteurs.

32. Lorsqu’une inflation persistante survient, quels groupes tendent à en bénéficier et lesquels tendent à être pénalisés ?

Les créanciers et les titulaires de revenus fixes en bénéficient, tandis que les emprunteurs et les titulaires de revenus flexibles sont pénalisés
Les épargnants et les emprunteurs en bénéficient, tandis que les créanciers et les titulaires de revenus flexibles sont pénalisés
Les emprunteurs et les titulaires de revenus flexibles en bénéficient, tandis que les créanciers, les épargnants et les titulaires de revenus fixes sont pénalisés
Les titulaires de revenus fixes et flexibles en bénéficient, tandis que les emprunteurs et les épargnants sont pénalisés

Les emprunteurs et les titulaires de revenus flexibles en bénéficient, tandis que les créanciers, les épargnants et les titulaires de revenus fixes sont pénalisés

Explication

Une inflation persistante favorise les emprunteurs et les titulaires de revenus flexibles, mais pénalise les créanciers, les épargnants et les personnes aux revenus fixes. Dire que les créanciers en bénéficient inverse l’effet de l’inflation sur la valeur réelle des sommes qui leur sont dues.

33. Comment une inflation persistante peut-elle affecter les décisions économiques et la croissance ?

Elle complique les prévisions, mais réduit l’incertitude et soutient nécessairement la croissance
Elle rend les prévisions plus stables, accroît l’incertitude et n’a pas d’effet sur la croissance
Elle améliore la précision des prévisions, réduit l’incertitude et peut accélérer la croissance
Elle complique les prévisions, accroît l’incertitude et peut contribuer à ralentir la croissance

Elle complique les prévisions, accroît l’incertitude et peut contribuer à ralentir la croissance

Explication

L’inflation peut rendre les prévisions économiques plus difficiles, accroître l’incertitude et contribuer à ralentir la croissance. Elle ne réduit donc pas l’incertitude, même si son effet sur la croissance est formulé comme une possibilité plutôt qu’une certitude.

Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce qu’une unité institutionnelle ?

Un centre élémentaire de décision économique autonome dans sa fonction principale et doté d’une comptabilité complète.

Quel critère prime pour définir une unité institutionnelle ?

L’autonomie de décision.

Selon quels critères les unités institutionnelles résidentes sont-elles regroupées en secteurs ?

Selon leur comportement économique analogue, leur fonction principale et leurs ressources principales.

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